Etant donné que le chapitre précédent était un peu plus long par rapport aux autres, j'en fais un plus court pour compenser ! En fait la fic avait été posté auparavant en 2 partie uniquement et le chapitre 4 correspondant à la fin de la première partie, il m'est difficile d'y intégrer immédiatement la suite de l'histoire.

Et merci pour vos rewieus ça me fais super plaisir :)


Dans un des nombreux couloirs de la base, quatre hommes attendaient. Ils avaient tous le visage tendu par une vive angoisse.

Jacob se tenait dans un coin, un peu à l'écart. Il ne se pardonnait pas ce qu'il venait d'arriver à sa fille. Jack, Daniel et Teal'c se trouvaient un peu plus loin, tous les trois plongés dans de sombres pensées. Dans chacun des esprits était gravée la vision de leur amie, gisant dans une mare de sang qui glissait inlassablement le long de ses jambes.

Enfin une porte s'ouvrit et Janet s'approcha d'eux. Son visage portait les marques de l'angoisse et d'une intense fatigue mais elle souriait.

Janet : Bonne nouvelle, Sam va bien, sa vie n'est plus en danger. Leur annonça-elle sans se départir de son sourire.

Les quatre hommes poussèrent un profond soupir de soulagement. Ils avaient tous craint le pire pour leur amie et leur fille.

Jacob (d'une voix cassée) : Et…et le bébé ?

Janet : Et bien, un des bébés à survécu.

Jack : Un des bébés ? Vous voulez-dire que…

Janet : Oui mon colonel, Sam attendait des jumeaux.

Sam émergea lentement du cocon duveteux dans lequel elle avait trouvé refuge contre la douleur. En même temps que ses sens refaisaient peu à peu surface, une douleur fulgurante lui transperça les entrailles et elle laissa échapper un faible gémissement. Aussitôt un visage inquiet se pencha au-dessus d'elle. Dans la confusion de son esprit, elle mit un certain avant de le reconnaître.

? : Sam ? Vous m'entendez ?

Sam : (d'une voix rauque) Janet ?

Janet : Comment vous sentez-vous?

Sam : Vide…

Janet : Vous avez besoin de repos. Ne vous inquiétez pas le plus dur est passé, tout rentrera bientôt dans l'ordre.

Sam : Mon bébé…il est…

Janet : Vous portiez des jumeaux Sam , un seul a survécu.

Sam ferma les yeux et des larmes glissèrent lentement le long de ses joues. Elle pleurait pour cet enfant qui avait survécu, blotti bien au chaud dans le creux de son ventre. Mais Janet savait qu'elle pleurait aussi pour celui qui ne verrait jamais le jour, qu'elle ne serrerait jamais contre elle et qui ne connaîtrait pas la douce chaleur du sein maternel.

Janet : Votre fausse-couche à été provoquée par une trop forte dose de stress et c'est un miracle que vous n'ayez perdu qu'un seul fœtus.

Janet se leva et alla chercher quelque chose sur une table près du lit de Sam. Elle revint vers son amie et lui tendit des radios.

Janet : Voici notre petit rescapé. Je vous ai fait une échographie pour voir s'il n'avait pas subi de dommage.

Sam leva un regard inquiet vers le docteur.

Janet : Il va bien Sam. Même très bien. Je crois que nous avons à faire à un bébé bien décidé à naître.

La jeune militaire sourit et des larmes vinrent à nouveau embuer ses yeux limpides. Mais cette fois il s'agissait uniquement de larmes de joies.

Janet : Regardez. Là c'est sa tête, on peut deviner ses oreilles et ses lèvres et là se sont ses yeux. Voici les bras et les jambes. Ils ne sont pas encore vraiment formés mais dans quelques semaines l'éventail des pieds et des mains va se ciseler en doigts et en orteils. Pour le moment il mesure environ trois centimètres et pèse une dizaine de gramme.

Sam semblait fasciner par l'image que lui renvoyait la radiographie. C'était la première fois qu'elle voyait son bébé, la première fois qu'elle pouvait deviner les minuscules contours de ce corps qui se formait peu à peu en elle.

Janet laissa son amie pour s'occuper d'autres patients. Sam ferma les yeux et s'endormit aussitôt. Quand elle se réveilla, quelqu'un se trouvait à côté d'elle mais ce n'était pas Janet. Elle tourna la tête et distingua le visage de son père. Ils se regardèrent un long moment en silence. Les mots étaient encore trop douloureux pour franchir la barrière des lèvres. Au bout de plusieurs minutes, Jacob prit la main de sa fille et murmura d'une voix éteinte :

Jacob : Je suis désolé Sam. Tout ça n'aurait jamais du arriver. Si seulement j'avais écouté mon cœur de père au lieu de suivre les conseils de la tokra's.

Sam : Papa…

Jacob : (ne semblant pas l'entendre) Je ne pourrais jamais me pardonner. Par ma faute j'ai perdu un de mes petits-enfants et j'ai failli te perdre toi aussi.

Sam : Papa, ce n'est pas de ta faute. Ca serait arrivé de toute façon. Je crois…je crois que c'est ce que l'on appelle le destin. C'est la vie.

Jacob : Mais tu ne m'en veux pas ma chérie ?

Sam : Je t'en voudrais si tu me demandais encore de renoncer à l'enfant qu'il me reste.

Jacob : Je ne ferai plus jamais la même erreur Sam, je te le promets.

Sam se redressa en grimaçant et son père la serra contre lui.

Sam : Et pour les tokra's ?

Jacob : On trouvera une solution. Mais je te jure que quoiqu'il arrive tu garderas ton enfant.

Les erreurs et les craintes du passé étaient oubliées. A présent Sam savait qu'elle pouvait marcher paisiblement vers cette nouvelle vie qui l'attendait. Ses amis et son père veilleraient sur elle et sur l'enfant.