Je voulais mettre la suite un peu plus tôt pour ne pas vous faire attendre sur cette partie de l'histoire mais j'ai finalement était rattrapée par le temps ! Donc je vous la met ce soir ^^ Alors grosso modo au trois quart de ce passage, on arrive à la fin de ce qui était précédemment ma deuxième partie, ce qui veut dire que ce qui suit après n'a jamais encore été publié. Au fil de l'avancée de l'histoire le style sera peut-être un peu modifié car à partir de là c'est ce que j'ai écrit plus récemment et suis encore en train d'écrire. Bonne lecture ;)
En rejoignant ses amis, Janet se sentit un instant émue devant le spectacle qui s'offrait à sa vue. Jack était assis tout près de Sam et lui tenait la main. De temps en temps, il passait un mouchoir imbibé d'eau à l'aide de sa main libre sur le visage de la jeune femme. Sam, quand une contraction ne venait pas lui crisper le visage, avait les yeux constamment rivés sur ceux de son supérieur comme si elle cherchait à puiser en lui la force qui l'aiderait à aller jusqu'au bout.
Janet se ressaisi rapidement et fit une rapide auscultation de la jeune femme.
Janet : La dilatation est à 5. Comment vous sentez-vous Sam ?
Sam : Comme quelqu'un qui n'a aucune envie de mettre au monde son bébé sur une planète à des années lumières de chez elle !
Jack et Janet se regardèrent, conscient que la suite des évènements n'allez pas être une mince affaire.
Janet : Je viens de parler avec votre père, Sam.
Sam : Il a trouvé le moyen de nous faire sortir d'ici ?
Janet : Malheureusement non, pas encore.
Sam : Alors que voulait-il ?
Janet : En fait c'est moi qui l'ai contacté.
Sam : Mais pourquoi ?
Janet : Parce que vous êtes en état de choc, Sam.
Sam : En état de choc ?
Janet : Oui, en tout cas vous en avez tous les symptômes. Ecoutez, vos parents ne vous en on peut-être jamais parlé mais votre naissance ne sait pas très bien déroulée.
Sam : (serrant les dents sous la douleur) Comment ça ?
Janet : Entre vous et votre frère, votre mère a eu un autre enfant qu'elle a perdu. Durant toute sa grossesse elle a vécu avec la crainte de vous perdre et l'accouchement a été particulièrement long et douloureux.
Sam : Je ne voie pas le rapport avec ce qui se passe en ce moment.
Janet : Le fœtus ressent très tôt les émotions de sa mère. La vôtre vous a passé toutes ses craintes et sa peur de l'accouchement. Ce qui pourrait expliquer votre état de choc.
Sam commençait à y voir plus clair à présent. Mais malgré cela, sa peur était encore bien trop présente et elle sentait tous ses membres trembler à chaque contraction.
Janet : Ecoutez Sam, je sais que les blessures psychologiques prénatales sont parfois très douloureuses et à effets irréversibles mais il faut qu'aujourd'hui vous passiez outre tout cela.
Sam : Et qu'est-ce que je dois faire pour ça ?
Janet : tout d'abord, détendez-vous, essayez de respirer calmement et concentrez-vous sur votre bébé. Vous le sentez bouger ?
Sam sourit faiblement et hocha la tête. D'un geste spontané, Jack vint poser sa main sur le doux renflement du ventre de son amie. Il sentait sous ses doigts la peau se durcir avant de se détendre et de redurcir à nouveau et cela lui faisait un drôle d'effet.
Janet : Maintenant essayez de vous imaginer avec votre bébé dans les bras et gardez cette image précieusement en vous. Dès que vous sentez la peur revenir concentrez-vous uniquement sur cette image. Vous m'avez bien comprise Sam ?
Sam : Je crois oui.
Plusieurs heures s'écoulèrent à nouveau. Sam luttait, soutenue par ses deux amis, contre les contractions mais surtout contre la peur qui ne s'avouait pas encore vaincu. Jacob prenait régulièrement des nouvelles mais l'état de Sam restait stationnaire et pour le moment il n'y avait pas lieu de s'affoler. De leur côté, Daniel, Jacob et Teal'c cherchaient désespérément le mécanisme d'ouverture qui libérerait enfin leurs compagnons.
Dans la salle principale, Jack et Janet se relayaient au chevet de leur amie. Chaque heure, l'un partait se reposer tandis que l'autre veillait la jeune femme, lui parlait, la rassurait. Sam, elle, n'avait pas de pause. Le temps entre les contractions lui permettait tout juste de fermer les yeux quelques minutes avant d'être à nouveau assaillit par cette douleur qui semblait ne jamais vouloir s'arrêter. Janet était de plus en plus inquiète. Les contractions étaient de plus en plus rapprochées mais la dilation tardait à s'achever. A force de lutter contre la douleur, Sam risquait d'épuiser ses ressources alors qu'elles lui serraient toutes nécessaires lors de l'expulsion.
Enfin, après ce qui leur paru à tous trois un temps interminable, Janet annonça que la dilatation était à 10, le travail allait pouvoir réellement commencer.
Janet : Dès que vous sentirez la prochaine contraction arriver, vous pousserait de toutes vos forces.
Sam acquiesça faiblement, sentant poindre sous sa chair les prémices d'une nouvelle contraction. Elle s'empara de la main de Jack et la serra de toutes ses forces en même temps qu'elle poussait. Désormais elle n'avait plus qu'une seule envie, donner le jour à cet enfant et pouvoir enfin le sentir contre sa peau. Les secondes devinrent des minutes, les minutes des heures. Mais l'enfant ne se montrait toujours pas.
Sam était épuisée et Janet commençait à craindre pour sa vie. Son visage était rouge et ruisselant et elle ne cessait d'haleter. Lorsqu'une contraction arrivait, elle se refusait à desserrer les dents pour ne pas crier mais ne pouvait retenir un gémissement de douleur. Bientôt la fièvre prit possession de son corps et vint brouiller son esprit. Elle avait à peine conscience de ce qui l'entourait et ne savait même plus pourquoi elle se battait. Dans ses rares instants de lucidité, elle se raccrochait à la présence de Jack, seule chose encore capable de la relier au monde des vivants. Plus le temps passait et plus Sam était convaincue qu'elle vivait ses derniers instants. La douleur était trop forte, quel être humain aurait été capable d'y survivre ? Au bout d'un certain temps, la jeune femme comprit qu'elle ne verrait jamais le visage de son enfant. Si elle en avait encore eu la force, elle aurait haï la vie de lui offrir un si merveilleux cadeau sans lui laisser le temps d'en profiter. Elle retomba quelques instants plus tard dans un sombre délire ou des visages se superposaient à des paysages qu'elle avait connu. Elle se força à refaire surface. Elle devait dire quelque chose d'important au colonel. Tournant son visage vers le père de cette enfant qu'elle ne connaîtrait jamais, elle ouvrit la bouche pour parler mais même les mots semblaient douloureux sur les lèvres. Jack, comprenant qu'elle voulait parler, se pencha vers elle.
Sam : Jack…mon bébé…j…je veux…que se soit…vous qui vous en…occupiez…
Jack : Il n'y en a aucune raison Sam, c'est vous qui prendrez soin de lui.
Sam : Non…plus la force…dîtes à Daniel…d…de vous dire…la vérité…au sujet…du bébé…
Jack : Quelle vérité ?
Sam : Daniel…sait…demandez lui…
Soudain son corps fut envahit par une douleur telle qu'elle n'en avait jamais connu. Elle poussa un cri qui raisonna jusque dans le cœur des deux personnes présentes. Elle eut la sensation qu'un poignard lui rentrait dans la chair et s'enfonçait au plus profond d'elle-même. Son esprit vacilla mais elle resta suffisamment consciente pour entendre la voix de Janet.
Janet : Je vois sa tête, Sam ! Encore un petit effort et tout sera fini.
« Tout sera fini «. Sam éprouva soudain le désir de mettre fin à la douleur. Ce ne serait pas difficile, il suffisait juste de fermer les yeux et de se laisser glisser en ne pensant plus à rien. Mais alors que ses paupières se fermaient, elle sentit une main serrer la sienne avec fermeté. Des mots parvinrent jusqu'à son oreille et s'insinuèrent dans son cerveau qui pu enfin leur donner un sens. Une voix d'homme la suppliait de continuer à se battre. Une autre voix, de femme cette fois, lui ordonnait de pousser. Les deux étaient chargées d'angoisse et implorantes. Elle ne sut jamais où est-ce qu'elle trouva l'énergie nécessaire pour ouvrir les yeux et continuer ce combat vers la vie. Dès lors elle se concentra sur chaque contraction et poussait de toutes ses forces dès que celles-ci s'emparaient de son corps. Jack lui murmurait des mots d'encouragements inlassablement et Sam s'accrochait à la puissance de cet homme qui sans le savoir la poussait vers la vie.
Tout à coup, elle sentit un changement dans son corps, comme si en l'espace d'une seconde elle venait d'être délivrée d'un imposant fardeau. Quelques secondes plus tard, un cri vigoureux résonna dans toute la pièce.
Janet : (en pleurant) C'est une petite fille, Sam ! Une magnifique petite fille !
La jeune femme avait du mal à réaliser ce qui se passait. Lorsqu'elle tourna la tête vers Jack, elle s'aperçut avec étonnement que des larmes brillaient également dans ses yeux. Ce n'est que quand Janet déposa sur son ventre le petit paquet emmitouflé qu'elle comprit qu'elle avait réussi. Elle venait de donner la vie et avait vaincu la mort. Ses yeux se remplirent à son tour de larmes et son cœur se gonfla d'un amour qu'elle n'avait encore jamais ressenti jusque là. Elle sut dès lors qu'elle ne pourrait plus jamais vivre sans ce petit être qui la fixait déjà de ses grands yeux bleu transparent.
L'instant magique ne dura pourtant pas.
Après avoir repris le bébé des bras de sa mère, Janet lui fit une rapide toilette avec les moyens du bord et le confia à un Jack particulièrement troublé. Puis elle retourna près de la jeune femme qui gémissait à nouveau sous l'afflux de nouvelles contractions destinées à évacuer le placenta. Ces contractions eurent raison des dernières forces de Sam et elle perdit conscience avant même que le placenta soit entièrement expulsé. Janet fit le nécessaire mais le peu de matériel médical qu'elle avait emmené avec elle ne lui permettait pas d'être d'un grand secours pour la jeune femme.
Janet : Il faut impérativement trouver le moyen de sortir d'ici où je ne réponds plus de la vie de Sam. Elle est beaucoup trop faible.
Jack : Si seulement je trouvais le moyen d'ouvrir cette fichue porte !
Daniel : Jack ?
Jack : Je vous écoute Daniel.
Daniel : Je crois que l'on ne va pas tarder à avoir un sérieux problème…
Jack : Vous pourriez être plus clair ?
Daniel : Un planeur goaul'd vient de passer au dessus du temple, à mon avis il s'agissait d'un éclaireur. Ce qui veut dire que le vaisseau mère ne devrait pas tarder à suivre.
Jack : Et merde c'est pas vrai ! Daniel, essayez de les maintenir à distance jusqu'à ce qu'on trouve un moyen de se sortir de ce guêpier !
Daniel : Bien reçu Jack, on va faire notre possible...comment va Sam ?
Jack : (après avoir jeté un regard vers la jeune femme) mal...
La communication fut interrompue.
Le militaire se retourna vers Janet.
Jack : Est-elle transportable ?
Janet : Je crois que nous n'avons guère le choix de toute façon.
Le cerveau du major Carter fut soudainement animé par un brusque sursaut d'énergie. Des images confuses, sans aucun sens se déchargèrent en un flot ininterrompu dans les synapses de l'inconscience où se trouvait plongeait le cerveau de la jeune femme.
Et puis, peu à peu comme l'on parvint à reconstituer les morceaux d'un rêve, les images s'assemblèrent pour former une suite logique.
Le brouillard se dissipa quelques secondes dans l'esprit de la jeune femme, juste le temps de lui faire retrouver suffisamment de lucidité. Elle ouvrit à demi ses paupières et essaya de tourner la tête vers un visage connu.
Janet : Sam ! Seigneur, vous m'entendez ?
Sam : Le… code…
Jack : Quel code ?
Sam : la…pierre à gauche…bas…de la porte…poussait…fort…
Jack se redressa précipitamment et retourna vers la porte. Ses yeux glissèrent le long des pierres qui encadraient la porte. Qu'avait-elle dit déjà ? Sous la précipitation il n'était pas sur d'avoir tout compris.
Ah oui, la pierre à gauche en bas de la porte. Ou la droite il ne savait plus très bien. Oh et puis qu'importait. Il se baissa d'un côté de la porte et appuya fermement sur la pierre la plus proche.
Il attendit quelques secondes en silence.
Ce que les secondes pouvaient paraître longues lorsque le temps était compté.
Finalement, un déclic se fit entendre et la pierre glissa sur elle-même, révélant un cadran sur lequel étaient disposés à différents endroits d'étranges symboles.
Avec difficulté et en puisant dans ces dernières forces, Sam lui indiqua au fur et à mesure les symboles sur lesquels il devait appuyer.
Le militaire s'exécuta sans la moindre hésitation et sans se poser de question
Jack : (entre ses dents) Et merde…pourquoi Daniel n'est jamais là lorsque l'on a besoin de lui ?
Une fois que tous les symboles furent enclenchés, il y eu à nouveau un silence, puis, lentement, comme venu des profondeurs de la terre, un bruit assourdissant.
Quelques instants plus tard, Janet et Jack regardaient d'un air ahuri l'espace libre qu'avait laissé la porte en coulissant sur elle-même.
Jack : Non mais je rêve, elle ne pouvait pas se rappeler de ça avant !
Janet : Désolée mon colonel mais si ça ne vous dérange pas, on répondra à votre question un peu plus tard, pour le moment je crois qu'il est préférable de rejoindre la porte au plus vite !
Jack : (s'emparant de son talkie-walkie) Daniel, on est sorti ! Retrouvez-nous au plus vite devant la salle !
Daniel : Euh…très bien, on arrive Jack.
L'archéologue arriva en courant quelques minutes plus tard, suivit de près par Jacob.
Jacob : Jack où est Sam ?
Jack fit un mouvement de la tête en direction de la jeune femme.
Le tokr'a s'approcha de la silhouette à nouveau inerte étendue sur le sol.
Jacob : Seigneur, est-ce qu'elle est…
Janet : Votre fille vie encore mais il faut rentrer à la base tout de suite, tant qu'elle n'aura pas reçu de soin spécifique, elle sera toujours en danger.
Daniel : Et l'enfant ?
Jack : Elle va bien.
Le militaire avait repris le nourrisson des bras de Janet à qui il l'avait confié quelques instants plus tôt.
Les trois hommes s'approchèrent du colonel, le visage tendu sous l'émotion. La découverte du bébé, cependant ne pu s'éterniser. Outre l'état préoccupant de Sam, la présence latente des chasseurs goaul'ds quelque part au dessus d'eux les mettaient un peu plus en danger à chaque seconde qui s'écoulait.
Janet : Nous n'avons que très peu de temps, il va falloir se servir de la civière de secours pour transporter Sam.
Jack : Teal'c et Daniel vous vous chargerez de Carter, moi je vous couvrirai avec Jacob
Jacob : Dans ce cas il ne reste plus qu'à lever le camp.
Le chemin du retour se fit beaucoup plus rapidement qu'à l'aller. Le poids de la grossesse de Sam ne les ralentissant plus, ils pouvaient marcher à une allure plus que respectable. Les jaffas à leur poursuite les poussèrent à accélérer le pas et en fin de journée ils atteignirent enfin l'anneau massif. Contrairement à ce qu'ils avaient craint, les jaffas n'y était pas. Ils en conclurent que leur présence sur la planète n'avait pas été encore détectée.
Ils franchirent la porte et regagnèrent la base.
