Désolée encore une fois pour le délai, avec la période de Noël j'ai pas eu le temps de m'occuper de nouvelles publications. J'essayerai de mettre un chapitre suivant avant la fin de la semaine !


A peine le pied posé sur la passerelle, Janet demanda d'urgence une équipe médicale et Sam fut aussitôt prise en charge et conduite à l'infirmerie sous le regard ébahie du général Hammond.

Hammond : Sg1, je peux savoir ce que tout cela signifie ?

Jack : Comme vous pouvez le constater, on a eu un petit contretemps mon général.

Il s'approcha de son supérieur, la couverture qu'il tenait contre lui gigotant étrangement aux yeux du général.

Jack : En fait on s'est retrouvé sans le vouloir avec un petit passager clandestin.

Il découvrit légèrement la couverture pour dévoiler un minuscule visage

Jack : Je vous présente… Carter junior, mon général.

Le vieil homme resta d'abord sans voix. A la fois dépassé et attendrie par ce qu'il voyait.

Hammond : bien sg1, débriefing dans 2 heures. Je veux que vous passiez tous à l'infirmerie.

Jack : Mon général, avec votre permission, j'aimerai rester avec Carter jusqu'à son réveil.

Bien que surpris, le général ne chercha pas à en savoir plus.

Hammond : Accordé colonel, faites-moi prévenir dès qu'il y aura du nouveau.

Jack : A vos ordres mon général.

Hammond quitta la salle, encore abasourdi par les derniers évènements. Les personnes restantes se regroupèrent aussitôt autour de Jack.

Jacob : Alors ?

Jack : Vous avez une nouvelle petite fille Jacob.

Il leur présenta le nourrisson.

Jacob : Seigneur, elle est magnifique ! C'est tout le portrait de sa mère !

Daniel se pencha à son tour sur le paquet de langes dans les bras de Jack.

Daniel : Je trouve qu'elle ressemble beaucoup à son père aussi.

Sous le regard étrange des deux hommes, Daniel se rendit compte de sa gaffe.

Daniel : Euh...enfin...je voulais dire que je supposais car elle ne tient visiblement pas que de Sam.

Daniel retint son souffle un instant mais à son grand soulagement, sa réponse parut convenir à ses compagnons et il put reprendre une respiration normale. Se maudissant intérieurement de sa langue parfois bien trop pendue.

Janet : Si vous le permettez, colonel, je vais la prendre. Il faut que je vérifie si tout va bien et elle a besoin d'être changée et nourris.

Les quatre amis se séparèrent en même temps que Janet quittait la pièce avec l'enfant.

Après s'être douché et passé comme convenu à l'infirmerie, Jack se rendit dans la petite pièce ou Sam avait été installée.

Elle était à présent tirée d'affaire mais son visage gardait toutefois la pâleur inquiétante de ceux qui reviennent de loin.

Peu après, Janet entra discrètement dans la pièce, le nouveau-né dans les bras. Elle le tendit délicatement à Jack en murmurant :

Janet : Je vous la confie, Sam sera rassurée d'avoir sa fille auprès d'elle à son réveil et je vous fais entièrement confiance pour prendre soin d'elle jusque là.

Elle sortit de la chambre aussi rapidement qu'elle y était entrée.

Jack resta de longues heures ainsi, à contempler en silence et à tour de rôle la mère et l'enfant.

Lorsque que la jeune femme ouvrit les yeux, elle eut d'abord du mal à comprendre où elle se trouvait. Tout ce blanc qui l'entourait lui donnait une impression d'au-delà. Puis des bribes de souvenirs lui revinrent et la douleur qui se réveilla entre ses jambes lui rappela la longue journée qu'elle venait de traverser.

Dans un coin de la pièce, une ombre bougea. Sam tourna non sans difficulté la tête pour essayer de voir à qui elle appartenait.

Jack, qui avait perçu un léger mouvement du côté du lit, se leva de sa chaise et s'approcha de la jeune femme.

Jack : Carter ?

La jeune femme fronça aussitôt les sourcils, le visage inquiet.

Sam : Mon bébé...?

Jack : Elle va bien.

Il présenta le nourrisson toujours blotti contre lui à la jeune mère. Encore trop faible pour bouger, Sam resta de longues minutes sans rien dire, les yeux rivés sur le minuscule petit être endormi dans les bras de l'homme qui, sans même le savoir, était à l'origine de sa vie.

Sam : Elle ? C'est une fille...

Jack : Tout le portrait de sa mère.

Sam : Elle est tellement petite...

La jeune femme luttait pour garder une certaine contenance devant son supérieur. Mais l'humidité de ses yeux trahissait toute l'émotion qui l'habitait.

Jack : Ne vous en faites pas, ça grandit très vite à cet âge. Dans quelques temps vous regretterez qu'elle ne soit pas restée plus longtemps si petite.

Sam laissa échapper un léger rire voilé par un hoquet de sanglot. Mais aussitôt ses yeux se fermèrent et elle reposa la tête contre l'oreiller.

Jack : Sam ? Tout va bien ?

Elle hocha la tête, les paupières toujours closes.

Sam : C'est juste un vertige. Je me sens tellement fatiguée...

Jack : On va vous laissez vous reposer.

Il posa une main compréhensive sur la couverture, juste au niveau du bras de la jeune femme. Il resta quelques secondes ainsi, gardant la pression de ses doigts sur le corps étendu. La jeune femme ne bougeait plus et il supposa qu'elle s'était rendormie. Il allait quitter la pièce lorsqu'un murmure le fit se retourner.

Sam : C'est bien que se soit vous.

Jack : Moi quoi ?

Sam : Qui vous vous occupiez d'elle...

Jack : Vous savez que vous pourrez toujours compter sur moi.

Mais elle ne l'entendait déjà plus, enveloppée dans la torpeur d'un sommeil réparateur.

Lorsqu'elle se réveilla à nouveau, elle fut incapable de savoir combien de temps c'était écoulé depuis leur retour précipité à la base. Ni même si on était le jour ou la nuit. Mais ses souvenirs étaient beaucoup plus précis qu'à son dernier réveil et en dehors d'un léger engourdissement, elle se sentait déjà beaucoup mieux.

Comme si des radars l'avait prévenu, Janet rentra dans la chambre quelques instants plus tard.

Janet : Sam ! Je suis contente de vous voir réveillée. Comment vous sentez-vous ?

Sam : Mieux. Si on omet le fait que j'ai l'impression d'avoir été écrasé par un animal de plusieurs tonnes !

Janet sourit à la remarque de son amie. Si la jeune femme était capable de faire de l'humour elle n'avait plus vraiment de raison de s'inquiéter pour elle. Mais une ombre traversa brièvement son visage aux souvenirs de l'épreuve qu'ils venaient de vivre.

Janet : Vous avez eu beaucoup de chance de vous en sortir. Si nous n'avions pu vous ramener à temps à la base... Il s'en est fallu de peu pour que l'issu de cette mission soit beaucoup plus sombre...

Sam sourit à la jeune femme.

Sam : Mais je vais bien maintenant. Et ma fille aussi... N'est-ce pas ?

Janet reprit aussitôt un visage avenant, chassant la noirceur des souvenirs pour rassurer la jeune maman.

Janet : Elle se porte comme un charme. C'est une enfant très robuste malgré son mois d'avance.

Sam : Quand est-ce que je pourrais la voir ?

Janet : Et bien étant donné que vous me semblez aller beaucoup mieux je pense que vous pourrez la voir très rapidement. Le plus tôt possible sera le mieux de toute façon. Un nouveau-né a besoin de sa mère et il est préférable que vous ne restiez pas séparées trop longtemps l'une de l'autre.

La jeune femme se redressa subitement dans son lit, prise d'un doute.

Sam : Mais depuis combien de temps sommes nous rentrés à la base ?

Janet : Cela fait maintenant quatre jours que nous sommes revenus...

Sam : Quatre jours ! Je suis restée tout ce temps inconsciente ?

Janet : Vous étiez extrêmement affaiblie, Sam. Après votre réveil à la base, vous avez fait une chute de tension du à l'importante perte de sang lors de l'accouchement. On a pu rapidement stabiliser votre état mais il a fallu que votre corps récupère toute l'énergie que vous avez du fournir pour mettre votre fille au monde. Vous savez...une autre que vous n'aurez sans doute pas survécu à une telle épreuve.

Mais Sam n'écoutait pas les explications de son la jeune femme. La seule chose qui occupait son esprit était que son bébé à peine né avait été porté par d'autres bras que les siens. Que ce n'était pas elle qui avait bercé ses premiers pleurs. Posé le premier baiser sur son petit front duveteux. Si tôt sortit de son ventre, la mère et l'enfant avait été éloignées. Sam sentait les larmes lui brûler les yeux alors qu'elle imaginait sans aucune difficulté ce qu'avait du ressentir son bébé, séparée de la présence rassurante qui l'avait porté durant si longtemps. Elle-même, posant instinctivement une main sur son ventre à présent vide, ressentit l'absence dans sa chair avec une telle violence qu'elle en eu le souffle coupé. Comme lisant dans ses pensées, Janet fut aussitôt à son chevet. Posant une main rassurante sur son épaule. Sam leva vers elle un regard voilé, au bord de la panique. Elle ne se rappelait pas n'avoir jamais ressenti un tel sentiment d'oppression.

Sam : Il faut que je la vois Janet...J'ai besoin...j'ai besoin de la voir. Elle a besoin de moi...

Janet : Calmez-vous Sam. Tout va bien. Votre fille va bien. Je vais aller la chercher et vous l'amenez. Dans quelques minutes elle sera avec vous, d'accord ?

Sam hocha la tête, fermant les yeux pour en chasser les larmes menaçantes. Janet quitta la pièce et, comme elle lui avait promis, revient quelques instants plus tard. Elle poussait devant elle un berceau en plastique transparent qu'elle amena jusqu'au lit de Sam.

Hésitante, la jeune femme se pencha dessus. Elle souleva délicatement la couverture qui recouvrait son précieux contenu. Les petits poings repliés de chaque côté de sa tête, le nouveau-né dormait d'un sommeil paisible. Sam se rappelait vaguement avoir entraperçue sa fille dans les bras de son supérieur peu après son retour à la base. Mais les souvenirs étaient faussés par l'état comateux dans lequel elle se trouvait alors. A présent elle pouvait enfin observer le bébé à son aise. Elle pouvait difficile d'écrire ce qu'elle ressentait. La vision du nouveau-né la bouleversait comme jamais elle ne l'avait été de toute sa vie. De peur de la réveiller, Sam se contenta d'effleurer la peau incroyablement douce d'une joue veloutée. Mais sensible à cette simple caresse, le bébé cligna des paupières et aussitôt après, ouvrit de grands yeux d'un bleu profond. Janet profita de ce réveil inopiné pour prendre le nourrisson et le poser contre Sam. Celle-ci se sentit tout d'abord extrêmement maladroite devant ce minuscule et fragile poupon. Mais ce sentiment ne dura que quelques brèves secondes, le temps pour la petite fille de se blottir contre la chaleur du sein maternel et de plonger son regard limpide dans celui de sa mère. Le lien se fit instantanément et Sam comprit que dès lors, sa vie serait irrémédiablement rattachée à celle de ce petit être qui dépendait d'elle. Elle garda sa fille serrée contre elle des heures durant, comme souhaitant faire disparaître l'absence des jours de séparation.

Elles somnolaient toutes les deux, bercées par la présence rassurante de l'une et de l'autre lorsque quelques coups furtifs toquèrent contre la porte. Avant même que Sam n'ai pu ouvrir la bouche, elle s'entrouvrait pour laisser passer la tête curieuse du jeune archéologue.

Daniel : On dérange ?

Pour toute réponse, Sam sourit au jeune homme. Prenant cela pour un acquiescement, il entra dans la chambre suivit de près par deux autres visiteurs.

Sam : Bonjour Daniel. Teal'c. Mon colonel.

Après les politesses de base, les trois hommes se positionnèrent de chaque côté du lit de leur amie.

Jack : Et bien on dirait que SG1 est à nouveau réuni. Et maintenant on a même une mascotte !

Il avait désigné le bébé endormi contre sa mère en prononçant sa phrase et Sam, toujours sensible à l'humour de son supérieur, laissa échapper un léger rire.

Jack : Je vois que vous avez l'air d'aller beaucoup mieux Carter. Vous êtes...moins pâle.

A nouveau elle eu ce rire cristallin.

Sam : En effet mon colonel, je me sens beaucoup mieux. Peut-être pas encore pour reprendre les missions...mais ça va !

Daniel : Et puis maintenant vous allez avoir suffisamment de quoi vous occuper pour les prochaines semaines.

La jeune femme regarda avec attendrissement sa petite fille toujours blotti contre sa poitrine.

Sam : Oui effectivement, je ne suis pas sur que le travail me manque vraiment. Du moins pour le moment.

Les trois hommes hochèrent simultanément la tête.

Teal'c : Cela va être étrange de ne plus vous avoir à notre côté major Carter. Mais comme vous dites ici « c'est pour la bonne cause ».

Jack : Oui et puis j'espère bien que vous nous donnerez de temps en temps des nouvelles de vous et de la petite.

Daniel : D'ailleurs vous lui avez trouvé un prénom Sam ?

Sam : Faith. Elle s'appelle Faith.

Daniel : C'est un très beau prénom.

Jack : Alors maintenant que c'est officiel, bienvenue parmi nous Faith.

Les quatre amis restèrent encore un long moment à bavarder, profitant des dernières heures ensemble dans la base avant que la jeune mère ne les quittent pour un tout autre apprentissage.