Je vous met enfin la suite même si je n'en suis pas à 100% satisfaite ! Mais comme j'ai déjà était longue à l'écrire je ne vous fais pas attendre plus longtemps ^^


En ouvrant sa porte d'entrée sur la jeune femme, Daniel devina instantanément ce qui venait de se passer. Sam avait encore les yeux rougis par les larmes versées. Son visage était défait et ses bras enroulés contre son torse semblaient vouloir empêcher tout son corps de trembler.

Sam : Daniel je...

Elle n'eut pas besoin d'en dire plus que le jeune homme la faisait rentrer chez lui.

Sam : Faith, elle est dans la voiture...

Daniel : Je m'en occupe. Allez vous assoir et je reviens tout de suite.

La jeune femme lui obéit et d'un pas chancelant se dirigea vers le salon. L'atmosphère qui s'y dégageait la fit se sentir un peu mieux. Chez son ami elle se savait en sécurité et en confiance.

Comme il lui avait promis, Daniel revint quelques minutes plus tard, le bébé tout sourire, indifférente au conflit qui se tramait autour d'elle, dans les bras.

Daniel : Je peux aller la mettre dans une chambre si vous voulez.

Sam : Non merci ça ira. Pour le moment elle est calme.

Elle eu un sourire vers sa fille qui s'effaça presque aussitôt quand elle posa à nouveau son regard sur son ami et collègue.

Sam : Je sais que vous m'aviez mise en garde mais je ne suis pas sur de pouvoir encaisser d'autres reproches aujourd'hui...

Daniel : Je ne me permettrais jamais de vous en faire Sam, ni même de le penser. C'était votre choix et je sais que vous l'avez fait en votre âme et conscience. Je ne vous jugerais jamais la dessus.

Soulagée, la jeune femme lui accorda un timide sourire. Elle savait qu'elle avait eu raison de venir le voir. Lui seul pouvait encore la comprendre sans la blâmait d'avantage.

Daniel : Maintenant dites-moi ce qui s'est passé.

Sam raconta toute l'histoire. Depuis l'appel à son supérieur, la découverte de sa paternité, la réaction violente qui en avait découlé – mais comment aurait-il pu en être autrement ? – et comment elle avait quitté sa maison, désespérée, jusqu'à se retrouver devant sa porte à lui.

Daniel l'écouta sans broncher. Comme il s'y était engagé, il n'émis aucun jugement. La peine de son amie lui brisait le cœur et il se sentait aussi démuni qu'elle fasse à la complexité de la situation. Il aurait aimé pouvoir lui dire que ce n'était qu'une passade. Un nouvel exemple de l'impulsivité de Jack et que cela ne durerait pas. Mais lui-même n'y croyait pas vraiment. Il connaissait bien son ami. Savait quelles blessures profondes et secrètes cette révélation avait pu rouvrir en lui. Et bien qu'il ne jugeait pas et même comprenait les raisons qui avait poussé Sam à mentir, il n'avait aucun mal à visualiser la rage qui devait dévaster le militaire.

Mais pour le moment c'était de Sam qu'il devait se soucier. Et surtout la préserver. A l'heure actuelle, jack était plus ou moins semblable à un animal blessé. Sa douleur associée à sa rancœur était un danger pour la jeune femme. Daniel ne doutait pas un instant que le militaire reviendrait à la charge pour tenter de blesser d'avantage Sam. Il savait trop bien comment réagissait son ami et quels dégâts sa colère pouvait provoquer. Il avait beau considérer Jack comme son meilleur ami, il ne le laisserait pas atteindre Sam.

Pour le moment c'était la seule chose qu'il pouvait faire. Garder la jeune femme hors de portée du militaire. Attendre et surtout espérer que celui-ci se calme et revienne sur des desseins moins violents.

D'ici quelques jours il tenterait de le joindre. A ce moment là il verrait si une approche restait possible pour parlementer avec lui.

Il n'eu aucun mal à convaincre Sam de rester chez lui les jours à venir, sa maison étant toujours inaccessible d'un point de vue température.

Elle pu ainsi se remettre de ses émotions plus facilement que cela aurait été le cas si elle avait du se retrouver encore une fois seule face à ses choix.

La lumière aveugla ses longs cils, les faisant tressaillir. Les paupières closes s'entrouvrirent. Les pupilles se dilatèrent sous l'effet de la luminescence.

La clarté du soleil naissant fut violente. Il referma aussitôt les yeux, passant une main fatiguée sur son visage.

L'autre main qui gisait lamentablement dans le vide, heurta ce qui semblait être le cadavre d'une bouteille de whisky. Le contact froid lui remit aussitôt les idées en place et il grimaça. La bouteille faisait un litre et il ne lui avait pas fallu la soirée entière pour en venir à bout. Pas étonnant que son crâne lui faisait l'effet d'un terrain de rugby en plein match.

Carter.

Ce simple nom lui martelait la tête encore plus violemment que l'alcool ingurgitait la veille.

Cela faisait quoi ? Trois jours que la jeune femme avait quitté sa maison ? Où plutôt qu'il l'en avait chassé. Indirectement. Trois jours qu'il avait noyé sa colère dans les vieilles bouteilles d'alcool que renfermait le bahut du salon. Il n'était pas un alcoolique dans l'âme. Ne l'était pas tout court d'ailleurs. Mais, comme à l'époque où il avait perdu Charly, s'immerger dans les vapeurs grisantes de l'alcool lui permettait de mettre son cerveau au point mort. Ainsi libéré de toutes émotions, sentiments où autres sensations désagréables il restait dans un état semi-comateux dont rien ne semblait vouloir l'en faire sortir. Rien si ce n'est ce bruit entêtant qui revenait. Le même qui vraisemblablement l'avait tiré de son sommeil quelques secondes auparavant. Il grogna en cherchant à l'aveuglette, refusant d'ouvrir les yeux, le cellulaire qui se trouvait quelque part au pied du canapé. Le temps que sa main rentre en contact avec le mobile, le silence était à nouveau retombé dans la pièce. Il posa un regard vitreux sur le cadran lumineux. Le nom du contact qui y était affichait ne le surprit pas outre et mesure. En revanche ce qui l'étonna fut que l'archéologue n'ai pas cherché à le joindre plus tôt.

Connaissant l'obstination dont était capable de faire preuve le jeune homme il préféra coupa court à toute tentative de rappel en éteignant le téléphone.

Il n'avait pas envie d'être joignable. Ni par lui ni par personne d'autre.

Sans compter que si Daniel cherchait à le joindre il pouvait à peu près être sur que la jeune femme se trouvait chez lui, où du moins l'avait été à un moment donné. Et de par le fait, qu'il était au courant de ce qui s'était passé quelques jours plus tôt. Il ignorait par contre quel camp choisirait son ami, ni même si d'ailleurs il en choisirait un. Daniel avait toujours la fâcheuse habitude de vouloir rester neutre dans les conflits en règle générale. Préfèrent jouer de diplomatie et régler les mésententes le plus calmement possible. Mais dès l'instant où celui-ci concernait deux de ses plus proches amis, ne serait-il pas alors obliger de choisir malgré tout ? N'avait-il d'ailleurs pas déjà fait son choix de par son silence complice ? Jack ne pouvait certes pas lui en vouloir comme il en voulait à son second. Mais il ne pouvait pas nier non plus que son ami l'avait trahi. Il savait la vérité depuis le début, avait protégé le secret de Sam à ses dépends à lui. Finalement il décida que Daniel, même indirectement, était responsable de la situation au même titre que la jeune femme.

Réfléchir de la sorte lui avait donné soif. Il se leva non sans mal pour aller chercher une bière dans le frigo et revint s'affaler sur le canapé. Aujourd'hui était son dernier jour de repos. Demain il serait obligé de reprendre le chemin de la base et savait qu'il ne pourrait éviter la confrontation avec l'archéologue. Afin de s'y préparer, où alors pour éviter d'y penser, il passa la journée dans la même position léthargique, ne se levant que pour s'alimenter en bière.

Très loin du comportement apathique de son supérieur, Daniel n'en menait pas large pour autant. Si Jack n'avait pas jugé utile de répondre à ses appels, c'est qu'il n'était toujours pas, comme il l'avait à juste titre craint, revenu sur des notes plus affables. Leur congé se terminait et il appréhendait le retour à la base. Il se rassurait toutefois en se disant que Sam, elle ne reprendrait le travail que dans quelques semaines. Cela lui laisserait une marge de temps assez conséquente pour tenter de récupérer les dommages engendrés par la vérité révélée.

Sam, quant-à elle, resterait encore quelques jours chez son ami. Un chauffagiste avait enfin daigné lui fixer une date décente d'intervention. A la suite de son passage, elle pourrait regagner son foyer.

Depuis la discussion qu'elle avait eu avec Daniel le jour de son arrivée, elle n'avait pas reparlé de Jack. Respectant son silence, le jeune homme n'avait échangé avec elle que des sujets basiques, rattachés soit à leur travail soit à Faith. Et même là, seuls les faits purement matériels avaient été évoqués.

Le lendemain matin, l'équipe SG1 presque au complet regagnait la base secrète de Cheyenne mountain. Teal'c, rentré la veille de Chulack, était déjà sur place. Quant-à Daniel et Jack ils arrivèrent chacun de leur côté. Le colonel prenant une attention toute particulière à éviter toute rencontre inopportune avec son collègue. Pour se fait, il arriva juste à l'heure, sachant que le jeune homme avait toujours plusieurs minutes d'avances sur l'heure prévue. Puis il s'enferma dans ses quartiers au lieu d'aller rejoindre ses compagnons dans la salle commune. Il n'en sortit qu'au moment du briefing post congé. Le militaire savait que la meilleure façon de couper court à toutes interrogations, surtout de la part de l'archéologue, était de se comporter le plus naturellement possible. C'est pour ça qu'il salua d'un air enjoué ses collègues déjà assis autour de la grande table. Parmi eux, un seul pouvait deviner l'effort que lui demandait son expression avenante. Les autres lui répondirent sans saisir l'importance du malaise provoqué par la présence des deux hommes dans la même pièce. Mais aucun des deux ne fit la moindre allusion si bien que la réunion se déroula ni plus ni moins pareil qu'à l'ordinaire. Jack attendit le signal de fin donné par le général Hammond pour presque bondir de sa geste en prétextant une affaire urgente à régler. Daniel attendit quelques secondes afin de ne pas éveiller les soupçons en se levant juste à la suite de son supérieur. Puis il quitta à son tour la pièce après avoir lancé un :

Daniel : Bien, je vais vous laisser, j'ai des traductions qui m'attendent dans mon labo, on se retrouve au mess à midi.

Il s'élança aussitôt sur les pas du militaire. Celui-ci avait du prévoir le geste de Daniel car il avait une bonne longueur d'avance alors que seulement quelques minutes venait de s'écouler depuis qu'il avait quitté la pièce.

Quand il l'aperçut au détour d'un couloir il le héla aussitôt.

Daniel : Jack !

Jack : Pas maintenant Daniel.

Il continua son chemin sans ralentir ni même se retourner. Daniel ne se découragea pas pour autant. De toute façon il savait que la partie allait être difficile mais s'il parvenait déjà à l'engager ça serait un bon début. Il accéléra le pas pour se retrouver juste derrière son supérieur.

Daniel : Alors dîtes moi quand !

Jack : Je ne sais pas ! Mais pas maintenant.

Daniel : Vous ne pourrez pas fuir indéfiniment Jack !

La phrase fut suffisante pour arrêter Jack dans son élan. Il consentit enfin à se retourner vers le jeune homme.

Jack : Oh si je le peux. D'ailleurs, arrêtez moi si je me trompe mais c'est bien ce qu'avait l'intention de faire Sam non ?

« Touché » pensa Daniel. Ceci dit il avait quand même réussi à capter son attention. C'était le moment ou jamais d'évoquer le sujet « Sam ».

Daniel : Je sais que c'est pas facile pour vous en ce moment Jack mais vous devez essayer de comprendre les raisons qu'elle a eu de faire ça.

Jack leva un sourcil ironique.

Jack : Les comprendre ? Tout comme je suppose je suis censé comprendre celles qui vous on poussé à me mentir aussi.

Daniel : Je n'ai fait que protéger une amie. Elle m'a fait confiance et je lui devais de garder son secret si c'était ce qu'elle voulait.

Jack : Vous lui deviez ? Et moi je suis quoi ? On n'était pas censé être ami également ?

Daniel nota la tournure à l'imparfait mais choisit de ne pas le relever. Il y avait plus important à régler à l'heure actuelle.

Daniel : Notre amitié n'a rien à voir avec ça Jack. C'est... Mettez-vous deux secondes à sa place, qu'auriez-vous fais vous ?

Jack : Ce que j'aurais fait ? Certainement pas ce qu'elle a fait ELLE ! Je ne l'aurais jamais mise à l'égard de cette façon là ! Et je n'aurais encore moins était me confier à un autre qu'au principal intéressé !

Daniel : Vous ne comprenez pas Jack...

Jack : Oh si Daniel, détrompez-vous je comprends très bien au contraire ! Maintenant si vous tenez temps à jouer les intermédiaires, vous lui direz que ce qu'elle a fait je m'en contrefiche. Qu'elle garde sa fille et qu'elle la tienne loin de moi, je n'irai jamais lui réclamer quoi que se soit.

La rage déformée les traits du militaire. Même Daniel, habitué aux coups d'éclats de son supérieur, sentit son sang se glacer. S'il avait eu le même genre de comportement devant Sam, il ne pouvait que comprendre le désarroi de cette dernière.

Daniel : C'est aussi votre fille...

Jack : Non ! Non ce n'est pas ma fille. Elle m'a privé de ce droit dès le début. Maintenant foutez-moi la paix, Daniel. Et ne venez surtout pas me reparler d'elles, est-ce que c'est clair ?

Il ne laissa pas le temps au jeune homme de répondre. Pétrifié, celui-ci aurait de toute façon eu bien du mal à dire quoi que se soit. La colère de Jack était encore pire que ce à quoi il s'était attendu. Il se demandait comment il parviendrait à le raisonner, ni même s'il y parviendrait. L'idée d'aller chercher de l'aide auprès d'autres personnes de leur entourage lui effleura l'esprit. Mais il savait cette solution inenvisageable, d'une part parce qu'il était sur que Sam refuserait ne serait-ce que l'idée. Mais aussi car mettre leurs amis dans la confidence augmentait d'autant plus le risque que le secret s'évente jusqu'aux oreilles du général, voir même pire. Et Sam n'avait pas fait tous ses sacrifices pour finir devant un juge de la cour martial pour fautes dans l'exercice de ses fonctions.

Il ne lui restait que l'espoir que le temps estomperait la rancœur du militaire. Avant que cela ne soit trop tard pour tout le monde.

Quand l'archéologue rentra chez lui le soir même, Sam l'attendait. Elle se rongeait les sangs d'impatience et il se demanda s'il devait lui rapporter les propos exactes du colonel ou bien tenter d'enjoliver la vérité. Mais la jeune femme ne le laissa pas réfléchir plus avant.

Sam : Si vous lui avez parlez dîtes-moi ce qu'il a vous dit.

Daniel : Il...il est toujours en colère...

Sam : Mais que vous a-t-il dit ? Il a parlé de Faith ?

Le jeune homme se sentait mal à l'aise. Le rôle d'entremetteur avait ce défaut de le mettre dans des situations particulièrement incommodantes.

Daniel : Il n'arrive pas à comprendre pourquoi vous avez fait ça. En fait je crois qu'il ne cherche pas vraiment à comprendre.

Sam : Daniel, dites-moi EXACTEMENT ce qu'il vous a dit.

Il soupira en se passant la main dans les cheveux. Puis il parla mais en évitant soigneusement de croiser son regard.

Daniel : Il a dit qu'il ne voulait plus que je reparle de vous.

Sam : De moi ? Ou... de moi et de Faith ?

Du coin de l'œil il vit la jeune femme pâlir. Mais il savait que s'il ne lui disait pas tout avec exactitude elle le sentirait et le pousserait à parler.

Daniel : De vous et de Faith. Il...il a dit qu'il ne considérait pas Faith comme sa fille.

Même si elle s'y était attendue, elle frémit sous l'impact du choc. La dernière scène qu'elle avait eu avec son supérieur était encore à vif dans sa mémoire. Les mots qu'il avait prononcé à ce moment là gravés au fer rouge. Curieusement elle avait omis de les dire à Daniel.

Daniel : Sam ? Ca va aller ?

Sam : Le soir où il a découvert la vérité. La dernière phrase qu'il m'a dite... Il... Pour lui j'ai fait le mauvais choix en choisissant de garder Faith. Il aurait préféré qu'elle ne vienne jamais au monde.

L'aveu de Sam associé en plus à ce que Jack lui avait dit dans la journée ébranla profondément Daniel. Même s'il pouvait comprendre la colère de son ami, ses propos étaient inacceptables. Sans compter qu'ils visaient le seul être innocent de l'histoire. La petite Faith n'avait rien demandé elle. Ni à venir au monde, ni à subir une guerre entre adulte dont elle était le centre.