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Leçon huit : Horreur glaciale et douceur hivernale.

La première fois, il l'a détruite.

o.O.o

Les toilettes sont froides contre sa peau. Le cœur au bord des lèvres, Minerva se redresse, la respiration sifflante. Les larmes sont beaucoup trop nombreuses. Calme toi. Minerva, il ne peut plus t'atteindre. Tu es dans ton dortoir. Ça ira, tu verras. Il ne fera plus jamais... Ça. Le flot de bile la cueille en plein dans l'estomac et elle a juste le temps de se pencher avant de tout rendre. L'odeur est épouvantable. Tremblante, la jeune fille s'écarte de la cuvette, se traîne dans la douche. Vite. Se laver, s'arracher l'épiderme, éradiquer tout souvenir sur sa peau. Non. Mais la douleur est sourde, elle pulse en elle. Elle n'est rien. Si seulement, elle ne se sentait pas marquée, souillée... Ses jambes cèdent et elle se retrouve à genoux sous le jet brûlant qui lui tambourine les tempes, la force à se rouler en boule. Les goutes brûlantes dévalent ses joues, noient sa bouche, se mêlent à ses larmes. Assez. S'il vous plaît. Tuez-la s'il le faut mais arrêtez tout ça.

C'est Iris qui la trouve ici, bien après que l'eau ne soit devenue glaciale. Elle aussi est restée pour les vacances. Et même si ça lui donne envie de vomir, Minerva a besoin d'elle. Besoin d'une personne pour couper l'eau, la relever et surtout, ne poser aucune question. C'est sans surprise que la brune sent une serviette se plaquer contre sa peau et des bras la serrer contre un corps chaud. Un quart de seconde. Une éternité. Quelques minutes de plus et les larmes se tarissent enfin, les sanglots qui lui déchirent la poitrine se font moins douloureux, plus secs. Puis, on la force à quitter la salle de bain, on la force à se coucher et Iris disparaît. Sans poser une seule question. Et ça, Minerva lui en est horriblement reconnaissante.

...

Deux jours sont passés, les cours vont reprendre et Minerva est restée terrée au fond du lit, niant à son corps le droit d'exister. Iris s'est plantée devant elle, le regard froid.

"Tu vas continuer longtemps cette comédie ?"

La question la choque presque. Une comédie ?

"Je te demande pardon ?"

Elle bafouille, sonnée.

"Je te demande d'arrêter de te morfondre dans ton lit."

C'est avec un soupir que Minerva rabat la couette sur sa tête.

"Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé...

- Et alors ? !"

Son interlocutrice ouvre un œil et glapit quand ses draps lui sont arrachés.

"Quoiqu'il est pu se passer, tu lui as déjà consacré assez de temps comme ça ! Minerva, tu as changé... Avant, tu te relèverais, tu prendrais ta douche et tu irais prendre ton balais. Maintenant, tu préfères t'enfoncer dans ton lit avec un pot de glace et des mouchoirs ? Ça ne te ressemble pas.

- Mais...

- Non ! Tu es en vie, bordel ! Arrête de stopper ta vie pour UN évènement. Tu es en vie. Tu n'es pas morte et pourtant tu fais comme si !

- Je...

- Rien à faire ! Alors maintenant, tu sautes dans ta douche et tu te bouges un peu.

- Mais il...

- Ah, donc c'est un idiot qui a fait ça. Bien. Oui, tu vas le croiser. Non, mieux. Tu vas aller te planter devant lui et lui cracher aux pieds, lui prouver qu'il faut plus que ça pour t'abattre. Quoi qu'il t'ai fait, il faut que tu lui prouves que tu vaux mieux que lui, mille fois mieux que lui.

- Je...

- Et ça, c'est pas négociable !"

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Elle lui est revenue. A sept heures tapantes, il a ouvert la porte et elle est là. Pâle à faire peur. Brûlante de fièvre. Malade. Et surtout, fêlée. Enfin.

"Bonjour..."

Il ronronne, sûr de lui. Le stress de son élève le fait sourire. Il ne peut s'empêcher de jouer encore un peu avec elle. Après tout, il a mit tellement de temps à l'avoir, la casser trop vite serait du gâchis.

"Je ne vais pas vous manger, miss."

Son jouet a sursauté au surnom presque affectueux et lui la lancé un regard de pure haine. Quand il a osé un pas vers elle, elle s'est redressée encore tremblante mais a craché à ses pieds.

"Ne m'approchez pas, ordure."

L'insulte fuse, tape comme un coup en pleine poitrine. Les yeux qu'elle pose sur lui sont ceux d'une personne qui n'a plus rien à perdre.

"Dumbledore...

- Ne saura rien !"

Il crache. Elle n'allait pas lui échapper, pas maintenant !

"Je vous ferais taire s'il le faut.

- Vous allez faire quoi ? Me tuer ?

- C'est une possibilité."

La phrase est mortelle. Sérieuse à faire peur. Elle fait hoqueter quand on se rend compte que l'autre le pense vraiment. Minerva tente un pas en arrière mais une main s'abat sur son épaule, la tire en avant avec une telle force qu'elle percute le mur.

"Je vais hurler !"

Il la surplombe dans une colère sourde. Le coup la prend au dépourvu et la fait tomber. Sa joue pulse et c'est à ce moment là qu'elle se rend bien compte qu'il pourrait réellement la supprimer.

"Hurler ?" Il siffle. "Mais hurlez ma tendre Minerva, hurlez à vous en casser la voix s'il le faut ! Et quand bien même quelqu'un vous entendrait, il ne viendra pas ! Et vous savez pourquoi ?" Il enchaîne, un horrible sourire s'étalant sur le visage. "Parce que personne ne voudra savoir pourquoi vous hurlez ainsi. Et croyez moi Minerva, je suis capable de faire hurler de bien des façons !"

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"Vous savez le meilleur ? Le fait d'avoir des relations sexuelles avec vous n'est même pas illégal."

Elle est dans son lit, violée, marquée, salie et elle réussit pourtant à redresser la tête et à lui lancer un regard haineux. Ça ne lui plait pas. Pas du tout, même. Alors, la baffe lui coupe le souffle un court instant.

"Pas ce genre de chose avec moi, Minerva !

- Vous n'obtiendrez rien de moi ainsi."

Elle n'est pas brisée. Il s'en rend compte maintenant. Sous ses coups, elle s'est reconstruite et la voilà maintenant, les crocs au clair.

"Vous pouvez me tuer. Ça ne changera rien au fait que vous n'êtes qu'un pitoyable chien."

C'est à elle de taper maintenant et ça fait mal.

"Je n'ai aucune affection pour vous. Aucune pitié. Vous n'obtiendrez RIEN.

- Sauf votre première fois.

- Même pas."

Deux mots. Deux petits mots, deux minuscules mots et voilà son monde à lui qui s'effondre. Son cœur qui s'emballe et le sang qui se rue dans ses veines, noient son cerveau sous une vague de fureur. Son poing se contracte et le regard rougit, la mâchoire se durcit.

"Marchese..."

Elle était à lui ! A lui seul ! Comment peut-on ainsi salir la perfection ? Cet élève est un homme mort. Il va le tuer. Minerva est à lui, il ne partagera pas. Jamais ! Il va le supprimer ! Et les conséquences...

Cette simple pensée l'arrête. Les conséquences ? La dernière fois qu'il a tué -de pitoyables sangs de bourbe...-, il y a eut enquête et il a fallut trouver un coupable. Mais il mettrait sa main à couper que Dumbledore sait que cette tuerie était de son initiative. Peut il reprendre un tel risque ? Maintenant ? Il a presque toutes les informations maintenant. Un tel danger...

Et puis la porte d'entrée claque et Minerva est partie. Retrouver Luc sans aucun doute. Et une telle pensée chasse tout le reste. Le gamin mourra. Un jour ou l'autre, il crèvera.


Fin du chapitre !

C'EST GLAUQUE, BORDEL !

Minerva ne s'est pas laissée abattre, elle est bien cette petite. Iris la fait bouger, z'avez vu ? Et Tom va devoir rejouer pour l'atteindre. La baiser si elle s'en fout n'a aucun intérêt pour lui. Luc... Hm... On va voir ce qui va lui arriver à ce petit. En attendant, la suite peut être... Surprenante ! Je crois bien qu'on est plus qu'à la moitié de cette fiction !

Rom', je tenais à te faire la surprise !

Lana : Cette histoire de viol... Arf, c'est compliqué. Disons que Minerva aurait pu aller voir Dumby au début du chapitre. Maintenant, c'est hors de question. Ahah.

Guest : Toi, t'es intelligente, tu sais ? Tu penses à tout. Si, si, la chambre des secrets a été ouverte. Je touche pas à ce qu'il va se passer avant et après. C'est une fiction qui aurait très bien pu se passer dans les livres. Alors relis les bien, il y a des informations sur la fiction dedans :D Mine n'est pas Occlumens... Oui, ça a été l'un des plus grandes failles de cette fiction. Mais au final, ça va apporter quelque chose. Dumby va finir par se ramener. Tom se fiche des répercussions, il se pense invulnérable. Quand aux horcruxes... Arf, je peux rien dire. Tu verras ! -J'ai presque répondu à ta question...-

Az', cette idée de fic est géniale. Le concept me fait rire à chaque fois.

Merci de lire. Merci d'avoir lu. Merci des reviews.

Bouy'