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Leçon 11 : Âme toxique et interdictions brûlantes

La première fois qu'il a tué, il a adoré.

o.O.o

Non. Ca n'a pas fonctionné. Tom soupire et s'écarte un peu du cadavre à ses pieds. Ca n'a pas marché. Pourquoi ? Il a respecté les instructions à la lettre, pourtant. Le rituel a été réalisé soigneusement, rigoureusement, d'une façon presque obsessionnelle. Mais ça a échoué. Ce genre de magie ne lui est pas familière et son ignorance l'agace. Tom attrape le vénérable grimoire et se replonge dans sa lecture. L'objet est si vieux qu'il lui en donne presque mal à la tête. Et ça aussi, ça l'irrite. en plus de devoir déchiffrer une langue morte et oubliée depuis des décennies, il est condamné à supporter des tournures de phrases énigmatiques et imperméables. Ca l'énerve. Ca l'énerve même prodigieusement.

"Pour réveiller ce qui se tapit dessous,

Le sang n'est rien mais la vie est tout.

Vie noble, vie divine. Vie aimée ou vie distillée.

Mais les tours sont oubliés, détestés,

et le sang impur tâche et brûle, méprisé.

S'il reste une valeur, s'il reste un courage, il faut l'assassiner.

Et là, seulement là, le fléau apparaîtra.

Et le futur renaîtra."

Tom grogne, les sourcils froncés. Il jure tout bas dans les relents acides de la mort et de la peur qui tâchent encore l'endroit. Il n'y comprend pas grand chose... L'indication la plus évidente vient de la demande d'un meurtre. Pour le reste... Ca ressemble à une vaste blague mais obéit à des règles très strictes. L'homme soupire et se penche vers le corps ratatiné devant lui. Il semblerait que la vie d'un elfe de maison ne soit pas assez noble. Connerie !

Sans doute que la seule noblesse vient de l'humanité. Mais si le sang est impur, souillé, sans doute qu'il en faut un maculé par le sang d'un animal. Comme le poisson ou le cheval, au final. Il prendra ce qu'il lui faut, autant qu'il lui en faudra. Mais un problème doit encore être soulevé : La méthode de mise à mort. Sang comme magie sont interdits. Le poison ? Pas besoin d'y penser. Il faut un corps pur, il en mettrait sa main à couper. En réalité, il lui faut un corps en parfaite santé... Juste mort. Cette histoire le contrarie. Il a l'impression qu'on le prend pour un amateur... Il va devoir apprendre à casser des nuques.

...

Le professeur s'étire, ravalant un bâillement : La journée a été harassante, vraiment. Et infructueuse avec ça. Comme toutes les autres journées maintenant. La fatigue s'abat sur le sorcier et il envisage un instant de laisser la salle comme ça. Mais avec Dumbledore rodant dans les parages, l'idée est très mauvaise. Vraiment. Épuisé, Tom attrape la main de l'enfant-Cheval et le tire vers la cheminée. Sans doute que le corps va mettre longtemps à brûler.

Le spectacle est assez pitoyable. Le déchet est tellement ratatiné et desséché qu'il ne paraît guère plus grand qu'un elfe de maison. Les liens ont marqué la peau à vif : Il s'est vraiment débattu. La capture a été ardue... D'une part car un centaure, même enfant, reste réellement dangereux. D'autre part parce que le puissant sort de confusion que Tom a lancé sur toute la forêt l'a sonné. Et comme le sortilège de dissimulation a faillit l'achever, la bête a manqué de le tuer. Et tout ça pour rien...

Il pensait vraiment que ça allait marcher ce coup-ci, sinon il n'aurait jamais prit un tel risque. Dumbledore a déjà du apprendre la disparition de cette... Chose. Ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'il ne remonte jusqu'à lui. Et pourtant, Tom a besoin de quelques jours encore. Toujours, toujours un peu plus vorace.

Puisque l'espèce n'est pas la bonne, le sorcier n'a plus d'idées. Les elfes de maison, les animaux, demi-sang ou pas, rien ne marche. Rien n'est aussi noble qu'un humain, hein ? Le mage noir soupire. Il se doute bien de ce qu'il faut faire, il n'est pas stupide. Seulement, tuer des bêtes reste plus discret que de liquider des élèves. Mais puisqu'il faut un sang de bourbe, il va s'en trouver un. Sang impur, sang souillé, sang mêlé.

Et tant pis pour son poste de professeur...

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Minerva déglutit devant le regard sombre de Marx.

"Un souci ?"

"Pourquoi Luc fait-il la gueule ?"

Il a des hémorroïdes, peut-être ? Hum, elle va éviter de répondre. La jeune fille garde prudemment le silence, attendant la suite du discours. Marx a perdu la coupe, il a besoin -On parle bien d'un besoin mental, carrément physique même- de se défouler.

"T'sais, je lui ai posé la question. Apparemment, il s'est fait larguer."

La gryffondor ferme déjà les yeux, connaissant déjà ce qui allait tomber.

"Par toi."

Bingo. En quoi ça le regarde, sérieusement ? La voix est sèche quand elle prend la parole.

"Et ?"

Marx fronce les sourcils. Il n'aime pas ce genre de réponses. Il ouvre la bouche mais son amie le prend de vitesse.

"Ecoute Marx, malgré toute mon amitié pour toi, ce qu'il s'est passé avec Luc ne te regarde pas. Et ce n'est carrément pas le moment de parler de ça. Je suis fatiguée, blessée et stérile par dessus le marché. Alors je sais que tu ne t'étouffes pas à cause de ton intuition ni même de ton intelligence mais j'aimerais -S'il te plaît- que tu dégages. S'il te plaît."

Le silence s'abat, glacial. Elle se force à s'arrêter avant de développer le fond de sa pensée et de devenir vraiment méchante. Ou de tout déballer.

"Stérile ?"

"Ouais."

Oh. Marx se relève, sonné. Nom de Dieu de nom de dieu. D'un pas mécanique, il se dirige vers la porte. Nom de Dieu. Minerva le regarde quitter l'infirmerie, fatiguée. Non mais vraiment. A n'en plus vouloir se réveiller. L'infirmier se dirige vers elle, un sourire réconfortant aux lèvres.

"Tout va bien ?"

Génial. Je pète la forme, ça ne se voit pas ? Minerva ravale l'acidité de sa répartie et grimace un sourire. L'homme pose quelques potions sur la table de nuit et commence à expliquer :

"Bon, on ne peut rien faire pour vos... Organes génitaux. On a dût tout enlever et la magie ne permet pas encore de faire pousser des organes dont il ne reste aucune trace. Mais ces potions soigneront les contusions et ces pommades aideront à la cicatrisation de la plaie sans laisser de trop grosse cicatrice. Bien sûr, elle est encore suintante : Mais c'est tout à fait normal. Vous devrez prendre les potions trois fois par jour, juste avant les repas. La pommade vous sera étalée matin et soir. Normalement, dans trois jours, vous pourrez repartir. Besoin de quelque chose de particulier ?"

Minerva fait non de la tête. Trois jours... Trois jours où elle sera tranquille. Loin de lui. Enfin. L'homme lui tend une deuxième couverture et se saisit du baume.

"Bon. On va faire ça tout de suite."

Mal à l'aise Minerva remonte la veste sur son ventre et défait le pansement, dévoilant la grande lézarde qui la traverse. Les doigts frais de l'aide se posent sur la plaie à peine cicatrisée et elle ravale un frisson. Elle ne va quand même pas paniquer, pas pour ça. Elle regarde l'infirmier concentré et ses gestes précis, repoussant le souvenir de yeux rouges comme la mort et d'une voix sifflante : "Ils seront morts avant le matin !"

Enfin la main du sorcier s'éloigne de sa peau brûlante et serre le bandage une dernière fois. Elle soupire discrètement. L'homme va laver ses mains maculées et elle ravale un cri quand Tom défait son sort de désillusion.

"Bonjour Miss."

Elle ne répond rien, trop choquée.

"Je n'aime pas quand l'on touche à ma propriété, l'infirmier ne le sait-il pas ?"

"Il répare vos bêtises, laissez le en paix."

Jedusor sourit.

"Pourquoi tant de peur ?"

Parce que vous êtes un sacré connard. Mais elle n'a pas besoin de le dire, c'est comme s'il le lit dans ses prunelles.

"Minerva... Ma belle Minerva... Jusqu'au bout, tu me rendras fou."

"Vous êtes méprisable."

Le professeur a un sourire froid.

"Parce que je t'aime ?"

L'aveu tombe comme un couperet dans la salle. Minerva s'étouffe et hoquette, sérieusement choquée.

"C'est bête hein ? Je t'aime. Je t'aime !"

Elle le regarde s'animer, incapable de réagir.

"Ne comprends-tu donc pas ? Es-tu idiote au point de ne pas saisir ces deux petits mots ? Je t'aime ! Ce n'est pas normal !"

D'un coup, il fait les cent pas, grognant et jurant comme un fauve. Elle le suit des yeux, morne.

"Que m'as-tu fais Minerva ? Quel sort m'as-tu jeté ? Qu'est-ce-que tu as fait ?!"

Il s'approche d'elle, un éclat fou dans le regard. Elle cligne des yeux, essayant vainement de dire quelque chose, n'importe quoi. Et puis, l'infirmier entre. Il reste en arrêt quelques secondes devant Tom et finit par forcer un sourire :

"Professeur ?"

Que faites-vous ici ? La question est plus qu'implicite. Tom s'écarte de sa proie et d'un coup, c'est un maître froid et dur qui répond :

"Je me sentais responsable de ce qu'il s'est passé, je tenais à vérifier que tout allait bien."

Son interlocuteur semble accepter la réponse et lui indique juste qu'il faudrait veiller à ne pas trop fatiguer la gryffondor. Jedusor ravale le chapelet de mauvais sorts qu'il se sent prêt à lancer. Au point où il en est de toute façon, ça ne changera pas grand chose... Mais avant qu'il se saisisse de sa baguette, l'infirmier s'enfuit dans la réserve. Vif comme l'éclair, Tom dégaine un collaporta dès que la battant de bois se referme. Il se retourne vers Minerva, affamé.

"Minerva, qu'as-tu fait..."

Et c'est à ce moment précis que Minerva craque.

"NON MAIS VOUS FOUTEZ DE QUI ?! TOUT CELA, C'EST VOTRE FAUTE, PAS LA MIENNE ! VOUS ÊTES UN SACRÉ CONNARD D'ACCUSER QUELQU'UN D'AUTRE POUR VOS INCOMPÉTENCES !"

Le silencio qui la frappe l'empêche de continuer sa tirade et elle se résout donc à un regard brûlant de haine.

"Minerva, vous savez qu'il peut vous entendre ? Baissez d'un ton, vous voulez bien ?"

Et puis elle a les yeux flamboyants, la crinière emmêlée, la peau rougie et il retombe amoureux d'elle. Encore et encore. Elle n'est jamais aussi belle que sous l'emprise des émotions.

"Je t'aime. Cela explique bien pourquoi tu dois souffrir. Cela explique bien pourquoi tu dois avoir mal. Et cela explique bien pourquoi tu mourras de ma main. Je te le promets ma tendre et belle Minerva. Un jour je reviendrais pour toi et ce jour là, je te tuerais. Tu ne verras plus que mes yeux sur toi et tu n'entendras plus que ma bouche te susurrer le sort. Ce seront les tout derniers souvenirs que tu emporteras dans ta tombe."

Minerva sent son coeur s'affoler. Merde, elle va se mettre à pleurer !

"Mais un tel meurtre ne peut avoir lieu sans préparations... Sans doute as-tu un, deux ans à vivre encore. Profites-en ma jolie. Parce que le jour où je réapparaîtrais, ce sera pour toi. Et je peux te promettre que ce ne sera pas sans douleur."

La folie semble prendre le pas sur sa raison et il sourit, affreusement et horriblement. Et puis il se lève, dépose un baiser aérien sur ses lèvres et une caresse amoureuse sur sa joue. Il se dirige vers la porte et juste avant de la claquer derrière lui, lève le silencio. Et Minerva se met à hurler. Sans articuler et surtout, sans pouvoir s'arrêter.

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"Malefoy."

Le patriarche regarde un instant l'homme devant lui. Il est grand, aux cheveux noirs comme les cendres et aux yeux rouges comme la braise. Et la peau, pâle à faire peur. Oui, il a changé. Terriblement. Mais l'air continue à se tordre près de lui, il semble toujours exalter un froid malsain.

"Jedusor. Tu es recherché pour agression sur élève, c'est bien ça ?"

L'énonciation de ses chefs d'inculcation fait sourire son interlocuteur.

"C'est secondaire. Je suis sur le point de trouver ce que je cherchais. Mais il me manque encore quelques éléments..."

"Qui sont ?"

"Un endroit où me cacher." Le blond fait un signe de main, c'est déjà réglé. "Tes gallions." Ca aussi c'est réglé. "Et un sang de bourbe."

Le dernier élément fait s'écarquiller deux yeux et Malefoy ravale sa surprise.

"Hum... C'est déjà plus difficile. Je n'en connais pas vraiment mais on peut en trouver. Je demanderais à Lucius des noms, on en interceptera un et on te le livrera. C'est tout ce qu'on peut faire pour le moment."

"C'est déjà suffisant."

C'est ce qui peut le plus se rapprocher de remerciements de la part du brun... le blond l'accepte d'un gracieux signe de tête, se permettant de le congédier. Mais Tom n'a pas fini.

"Une dernière chose. Dans un an, je reviendrais ici, je te demanderais une dernière chose."

"Oui ?"

"Je veux Minerva. Minerva McGonnagal."

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Salut tout le monde !

Ouais, je sais. J'avais dit pas avant le bac. J'ai aucune volonté. Enfin BREF ! Bon, on est proche de la fin, là. On est même carrément proches. Non de dious ! Ma doué beniguet ! Bon une partie de la fin est déjà écrite, mais ça veut rien dire, si j'ai écrit aujourd'hui et hier soir, c'est que je suis pas encore en retard. Pas encore.

Bon sinon, tout se précise, on bascule vers la fin, là. Je serais pas mécontente de l'avoir finie elle... Je l'aime bien hein ! mais j'ai envie d'écrire autre chose, dans un tout autre registre. Si vous avez des défis à me lancer, je ferais en fonction de mon inspiration !

Bon cette fois ci, ma jolie Romy... REVIEW ! xD Non mais c'est affreux, je veux savoir ce que tu en penses !

Sinon je vous aime tous, faites l'amour pas la guerre, ce genre de conneries.

Je vous aime tous, blasphèmes et cornichons.

M'Adé.