Voici la suite ! Chose promise, chose due ! ;)
Merci infiniment encore une fois pour votre soutien et vos reviews (auxquelles je vais de ce pas répondre haha) ainsi que pour votre participation au vote ! :D
Voici la suite, avec la découverte de nouveaux personnages ! Des gentils…comme de très mauvais. *bruit de tonnerre dramatique* xD
Titre : Le Poison d'Irya.
Chapitre : Rencontres surprenantes.
Couple : Draco et Harry ! (Yaoi, donc homophobes s'abstenir…de toute manière qu'est ce que vous foutez là bordel?)
Rating: M pour la suite, je ne sais pas quand.
Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ?
Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir.
Warnings : AU et OOC! Je répète : COM-PLÈ-TE-MENT AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K, en fait cette fic m'a été inspirée du bouquin de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Courrez vite le lire !
Chapitre 4 : Rencontres surprenantes.
Quand je revins à moi, une odeur d'urine et d'excréments me prit à la gorge. La panique m'envahis instantanément. Où étais-je ? Pourquoi ? Comment ? Je me redressai et fus aussitôt pris d'un violent haut-le-cœur. Tentant lentement de me calmer je soufflais régulièrement par la bouche. Le monde cessa de tourner et mon estomac s'apaisa. Rassemblant mes dernières forces je me levai, trouvai ma lanterne, et l'allumai. Ma peau était couverte de vomi séché ma chemise et mon pantalon, trempés et puants. Des flaques nauséabondes s'étalaient sur le sol.
-Argh Milicent, tu as bien pris soin de moi sale sorcière…
Au moins elle avait eu l'esprit pratique : en me jetant par terre elle n'avait pas tacher mon lit, qui serait foutu à présent.
Je remerciai la bonne étoile qui m'avait permis de survivre à ce cauchemar empoisonné, et, incapable de supporter plus longtemps le contact de mon uniforme mouillé, je me précipitai vers les bains.
A mon retour, juste avant de m'engager dans le petit couloir encore baigné par l'obscurité de la nuit menant à ma chambre, j'entendis des voix. Je me figeai sur place et tendis les oreilles, me rapprochant du coin du mur en faisant bien attention à ne pas me faire remarquer. Le cœur battant je tentais un coup d'œil, mon sang se glaça sur place et la panique m'envahit.
Devant ma porte deux hommes bavardaient, la lumière de leur lanterne éclairait leur trait familier : c'étaient Avery et Dolohov.
Des soldats de Voldemort.
-On va voir s'il est mort ? Proposa Avery.
-Non. La gouvernante y rentre tous les matins pour lui donner une potion. Quand il claquera on sera les premiers avertis. En plus, ça sent vachement mauvais là-dedans, répondit Dolohov d'un ton cassant.
-C'est clair. Un vrai tue-l'amour, geignit Avery.
Ce dernier se grata le menton en réfléchissant, puis caressa les menottes qui pendaient à sa ceinture.
-Ou alors…on pourrait l'amener aux bains, le passer au jet et nous amuser un peu tant qu'il est encore vivant.
-Trop risqué. Malfoy le surveille de près. Mais s'il survit on aura tout le temps de se débarrasser de ses vêtements. Imagine-toi ce qu'on fera de lui après…
-Ah arrête, tu vas m'faire bander.
Dolohov rit grassement et Avery s'approcha doucement de ma porte pour la caresser comme un amant impatient.
-Fais de beaux rêves Harry, on va vite revenir te border mon petit…
Riant tous les deux ils me tournèrent le dos et s'éloignèrent à l'autre bout du couloir. Je m'appuyai contre le mur, chancelant, la peur et le dégoût liquéfiant mes membres.
Je me demandai si c'était une nouvelle hallucination, de l'ordre de celles que j'avais vécues les jours précédents, ou si je pouvais me fier à mes yeux et à mes oreilles.
Je priai pour que ce soit une hallucination.
Un long moment s'écoula avant que je n'ose regagner ma chambre. Je vérifiai dans tous les coins mais aucun violeur ne se cachait sous les meubles. Rassuré, je décidai de nettoyer ma chambre. Je craignais que l'absence d'odeur nauséabonde ne fasse plus fuir Avery et Dolohov mais je savais que jamais je n'arriverai à dormir dans une telle puanteur. Retroussant mes manches et prenant mon maigre courage à deux mains, je me mis à la tâche.
Au bout d'une heure ma chambre fut à peu près propre.
Epuisé, je m'écroulai sur mon lit et m'endormit, le corps et le cœur douloureux.
Je me réveillai quelques heures après, le ventre gargouillant. Après avoir vomi tripes et boyaux pendant une durée indéterminée, je me rendis compte que je mourais de faim.
J'espérai trouver la cuisine déserte mais ce ne fut pas le cas. Un homme de grande taille, vêtu d'un uniforme blanc orné de deux ouroboros noirs y circulait en marmonnant à mi-voix. J'essayai de m'éclipser discrètement comme un ninja, mais n'en eus pas le temps.
-Tu cherches quelqu'un ? demanda-t-il.
Au moins j'étais fixé : je n'avais aucun talent d'espion. Draco pourra faire de moi qu'une seule bouchée. Frissonnant à cette image déstabilisante, je me reconcentrai sur l'homme.
-Non je…j'ai un peu faim.
S'appuyant sur le comptoir il m'examina. Et je fis de même. Y'a pas d'raison.
Grand, corpulent, il était taillé comme un soldat ayant bu juste un peu trop de bière. Mais étrangement ses yeux et ses cheveux d'un brun doux lui donnaient un charme un peu enfantin. Il semblait…gentil. Mais je ne me fiais pas à mes impressions, elles m'avaient trompées bien trop de fois par le passé.
-Sers-toi, dit-il en m'indiquant deux pains juste sortis du four. Tu viens de me faire gagner deux semaines de salaire.
Je me taillais une tranche épaisse.
-De quoi tu parles ?
-Tu es bien le nouveau goûteur du Ministre ?
J'acquiesçai, la bouche pleine.
-Tout le monde sait que Malfoy t'a donné une dose d'Aïcha. J'ai parié une semaine de salaire que tu survivrais.
Je le dévisageai, bouche bée, ce qui le fit rire.
-Eh! Ne me regarde pas comme ça ! Je t'ai soutenu après tout ! La plupart ont misé sur ta mort, y compris Mili.
-Charmant. Ravi d'avoir pu t'être utile.
Ma remarque pincée le fit rire de plus belle et il me tendit du beurre.
-Tiens, pour fêter ça je vais faire des crêpes!
Attrapant des ingrédients apparemment au hasard, il prépara une pâte en quelques coups de fouet. Je salivai.
-Combien de goûteurs y a-t-il eu depuis le coup d'Etat ? Demandai-je entre deux bouchées.
De toute évidence cet homme n'aimait pas la solitude et était ravi de discuter avec quelqu'un. Ce qui me convenait car j'allais pouvoir en soutirer quelques informations…
-Cinq, répondit-il sans arrêter de s'agiter partout. Malfoy adore les poisons. C'est comme ça qu'il s'est débarrassé de la plupart des ennemis de son précieux Ministre. Et vu qu'il aime bien s'entraîner, comme tout bon soldat qui se respecte, il garde la main en testant les goûteurs, par exemple. Pour être sûr qu'ils ne relâchent pas leur attention.
Un frisson glacé parcourut ma colonne vertébrale. Je pris note de ne jamais me reposer sur mes lauriers et de toujours vérifier la nourriture que j'aurai entre les mains, d'où qu'elle provienne.
-Pauvre Crabb, continua le cuisinier. Crabb était l'ancien goûteur, m'expliqua-t-il. Malfoy ne l'a jamais aimé. Il le mettait constamment à l'épreuve et le pauvre craquait souvent. C'étai un ami à moi alors j'essayais de lui remonter le moral avec mes bons petits plats, mais Malfoy le brisait.
Sa voix se fit triste et tintée d'amertume.
-Selon la version officielle, Crabb s'est suicidé pour moi, c'est Malfoy qui l'a tué.
D'un geste souple il retourna une crêpe. Mais l'appétit m'avait déserté. Pourquoi me soucier d'Avery et de Dorlohov alors qu'il me suffisait de contrarier Draco pour que la faucheuse vienne me chercher. Je regardai par-dessus mon épaule, soudain soucieux de le voir roder pour m'espionner. Décidemment, la mort était toujours autour de moi, même pas moyen de prendre son petit déj' en paix…
A cet instant, le cuisiner me tendit une assiette pleine de crêpes dorées, puis se précipita pour sortir des pains du four. Je n'avais pas faim mais je ne voulais surtout pas le peiner, il avait été aussi sympathique avec moi qu'Hannah. C'est deux-là étaient pour le moment les deux seules personnes du château à m'avoir témoigné de la gentillesse et un minimum d'humanité.
Je goûtai alors les crêpes, qui étaient absolument délicieuses, et les englouties le plus rapidement possible de peur que Milicent ou Draco ne surgissent de sous la table pour me voler mon assiette et m'ordonner de retourner travailler.
-C'est bon ? Me demanda le cuisinier.
Je lui souris, la bouche encore pleine et leva mon pouce en l'air.
-Pire ! C'est succulent!
Il rit de bon cœur et me tendit la main.
-Je m'appelle Grégory Goyle. Tu peux m'appeler Greg.
-Et moi, Harry. Enchanté de faire ta connaissance.
Je me sentais bien mieux, alors il était temps de retrouver Draco. J'arrivai devant son bureau à l'instant ou il en sortait.
-Harry ! Tu as survécu ! s'exclama-t-il en souriant. Cela faisait quatre jours, je commençais à m'inquiéter.
J'étudiai son visage. Etrangement il paraissait sincèrement soulagé de me revoir, voire réjoui.
-Où est Mili ? demanda-t-il.
-Aucune idée. Répondais-je en grinçant les dents.
J'abhorrais cette peau de vache.
-Alors entre, que je te donne ton antidote. Ca serait bête de mourir pour ça alors que tu as survécu à Aïcha.
-Certes. Ironique, mais bête, marmonnai-je.
Il me lança un regard amusé et me tendit la fiole que je bus d'un trait en soupirant de soulagement.
-Suis-moi. Nous allons goûter le petit déjeuner du Ministre, il est grand temps que tu te familiarises avec le travail.
Il partit à toute vitesse, ses longues jambes volant pratiquement sur le sol, et ses cheveux se balançant avec sensualité sur ses omoplates, pendant que je peinais à garder le cap derrière lui.
Alors comme ça j'allais rencontrer le Ministre en personne. La nervosité s'installa en moi. D'après ce qu'on disait c'était un homme sévère, extrêmement intelligent, et d'un charisme magnétique absolument terrifiant.
Comme j'avais hâte d'être devant lui, moi, un meurtrier initialement condamné à la potence par la Nouvelle Loi qu'il avait fait mettre en place…
(Hrum-hrum).
Chacun connaissait le mépris du Ministre pour les excès, l'injustice, les assassinats et l'inégalité de l'ancien régime. Le passage de la monarchie au règne militaire s'était accompagné de changements radicaux. Je ne connaissais pas vraiment l'ancien Roi, on ne prononçait plus son nom, tabou, alors je ne savais même pas comment il se nommait. Je savais par contre que l'installation de la Nouvelle Loi avait reçu des réactions mitigées : certains avaient adopté avec enthousiasme les règles simples mais sévères du Ministre, d'autres s'étaient insurgés contre elles…et ont soit péris de la main de Draco, soit se sont exilés à Griffondor, le pays voisin, avant que les frontières ne soient définitivement fermées.
Sur le seuil de l'ancienne salle du trône je m'arrêtai, interdit. Il n'y avait plus de trône, plus de tapisseries, plus d'or ni de décorations, mais des bureaux avec des gens qui couraient partout comme dans une ruche en effervescence. Ayant perdu de vue Draco je paniquai un instant, puis je reconnus sa démarche souple au moment où il passait une porte au fond de la salle. Essoufflé par l'effort de zigzaguer entre les fonctionnaires, les documents et les bureaux, j'arrivai à la porte au moment où un homme se plaignit que ses crêpes étaient froides.
Je compatis sincèrement parce qu'elles étaient succulentes bien chaudes, j'en savais quelque chose.
Le Ministre Severus Snape était assis devant une table de bois. Austère, impersonnel, un seul objet échappait à ce néant : une petite statue en pierre noire représentant un serpent, plus précisément un Basilic, le serpent le plus redoutable qui existe. Les yeux du reptile étaient en argent et des éclats de ce métal parsemaient la surface de la pierre. Il était magnifique.
Le Ministre portait un uniforme noir immaculé, parfaitement coupé, presque identique à celui de Draco. Seule différence notable : les deux ouroboros en diamant cousus sur son col.
Les cheveux du Ministre étaient noirs et raides, descendant en cascade brillante jusqu'à ses épaules.
On m'avait appris à l'orphelinat que le Ministre limitait les apparitions publiques et refusait qu'on lui fasse le portrait de peur d'être reconnaissable et ainsi plus facile à tuer. Beaucoup se moquaient de cette attitude paranoïaque mais personnellement je la trouvais compréhensible pour quelqu'un qui avait accédé au pouvoir par l'intrigue et le meurtre.
Néanmoins, je m'étais toujours imaginé quelqu'un d'imposant avec une longue barbe et des médailles partout sur le torse…alors qu'il était mince, avec les traits d'une grande finesse et les joues parfaitement lisses. Il avait une sorte de charme magnétique fascinant, mais qui me faisait personnellement un peu peur.
- Tu ne pourrais pas arrêter de te plaindre deux secondes franchement ? Espèce de vieux ronchon.
Je sursautai et me retournai. Je me retrouvai alors nez à nez avec un homme de toute beauté. Grand, brun aux cheveux mi-longs ondulés, deux grands yeux gris remplis de chaleur et un sourire ravageur et communicatif.
-Sirius. Je ne sais pas où tu étais passé, mais s'il-te-plaît, retournes-y, je commençais à peine à savourer ma tranquillité.
L'intéressé se mit à rire et traversa la pièce en de longues enjambées gracieuses pour s'asseoir avec une nonchalance insolente sur le bureau du Ministre. L'homme avait le même uniforme que Snape mais avec un seul ouroboros en diamant au lieu de deux.
Le rose me monta aux joues quand je compris qu'il s'agissait de Sirius Black, Premier Conseillé et Grand Général des armés de Serpentard…et accessoirement époux du Ministre.
L'homosexualité était interdite et punie de mort dans l'Ancien Régime. L'ancien roi les considérait comme des monstres et les faisaient torturer puis assassiner en place publique comme « exemple ». Voilà un autre changement que le Ministre a apporté : le droit d'aimer librement. Le mariage homosexuel était aussi légal, ainsi que l'adoption des jeunes orphelins. Comme j'aurai préféré me retrouver dans un foyer comme celui-ci plutôt que dans l'orphelinat de Voldemort…
Bref, tout le monde était au courant de leur statut marital, bien qu'ils n'aient adopté aucun enfant jusqu'à pré je me doutais que Draco remplissait en réalité ce rôle: à la fois fils, bras droit, homme de confiance et même futur héritier à ce que l'on raconte.
Le couple était ensemble depuis l'adolescence d'après les bruits de couloir, et avec l'aide de Draco ils avaient monté une armé, pris les armes pour s'insurger contre le Régime et avaient fini par renverser l'ancien roi lors du coup d'Etat quinze années auparavant.
Honnêtement je ne m'attendais pas à ce qu'ils aient une telle relation : entre chamailleries, gamineries presque, complicité et confiance absolue. Je les observai avec surprise : ils étaient en train de se lancer des piques comme deux gamins. Je voyais plutôt un Ministre impérieux et un époux doux et effacé… eh bien je m'étais fortement trompé! Et je mettais au défi quiconque de trouver un idiot qui qualifierait Sirius Black d'époux passif et domestique...
Draco mit fin aux chamailleries du vieux couple d'un raclement de gorge insistant. Ils se turent mais continuèrent de se lancer des coups d'oeil revêches. Alors que Sirius commençait à faire la moue en croisant les bras sur sa poitrine, Draco me désigna d'une main.
-Severus, Sirius, je vous présente Harry, notre nouveau goûteur.
Les yeux noirs du Ministre, en forme d'amande, s'arrêtèrent sur moi. C'était un regard acéré, oppressant, qui me cloua sur place. Quand le Ministre tourna son regard vers Draco je poussai un discret soupir de soulagement. Sirius m'observa, l'étonnement peint sur son beau visage sans âge. Il décroisa ses bras et sa moue s'était remplacée par un "o" étonné.
-C'est lui le fameux Harry ? Après ce qu'avait dit Bella je m'attendais à ce qu'il crache des flammes ou que ses cheveux se changent en serpents... Mais il est tout petit et tout mignon ! s'exclama Sirius en me dévisageant avec incompréhension.
Le Ministre lui lança un regard exaspéré pendant que j'éprouvai des difficultés à respirer. Bellatrix Black-Jedusort était l'épouse de Voldemort. Je ne l'avais vu qu'en de rares occasions puisqu'elle ne s'occupait pas des orphelins et qu'elle n'était pas au courant des… exercices que me faisait subir son tendre mari. De plus, elle était bien trop occupée par son amant, le Général Lupin si j'en croyais les bruits de couloirs de l'orphelinat. Mais je lui avais pris son époux et sa fortune, et puisque le remariage n'était possible que par autorisation spéciale du Ministre ou de son Premier Conseillé (Sirius), elle risquait de se retrouver en situation précaire pendant un bon moment. Et par conséquent, d'avoir une grosse dent contre moi. Je me souvins d'Avery et de Dolohov et me demandai si c'était elle qui les avait envoyés par désir de vengeance.
-Bella est une idiote qui adore tout exagérer, honte à toi Sirius de l'avoir écoutée, le railla Draco en haussant un sourcil impérieux.
Je fus surpris de voir Sirius lui tirer la langue comme un enfant.
-Il suffit. Quand commence-t-il Draco ? Je suis fatigué de manger froid, les coupa le Ministre d'un air las.
-Dans quelques jours.
-Bien.
Snape tourna son regard vers moi.
-Soyez là au moment où mes repas arrivent. Ne vous faites pas attendre, compris ?
-Oui, Ministre.
-C'est vrai qu'avec tout ça tu as déjà perdu du poids mon vieux, ricana Sirius d'un air goguenard. En plus tu loupes de déééélicieuses crêpes chaudes avec le beurre qui fonds sous la langue, hmmm! Le thé onctueux dont la douce chaleur descend leeentement le long de la gorg…
-Mais qu'on lui mette une muselière c'est pas possible ! Grogna le Ministre en se pinçant l'arrête du nez.
Draco et Sirius retinrent difficilement leur hilarité (moi-même dû réprimer un sourire traitre). Je commençai à l'apprécier ce Sirius Black, il semblait avoir le don de faire tourner le froid et détaché Ministre en bourrique.
-Draco, Harry, vous pouvez disposer. Sirius, va donc te trouver quelque chose à faire pour changer.
Draco et moi quittâmes le bureau du Ministre sous les exclamations scandalisées de Sirius qui affirmait qu'il avait une tonne de travail à faire et qu'il était quelqu'un d'extrêmement important, et que lui, au moins, ne passait pas son temps à terroriser tout le monde et à lancer des regards polaires à tout quidam qui passe.
Je pouffais de rire durant tout le trajet du retour.
Lorsque nous regagnâmes le bureau de Draco, Milicent nous y attendait. Elle était occupée à dépoussiérer les papiers sur la table de conférence.
A vrai dire, j'eus plutôt l'impression qu'elle les lisait, cette vipère.
Devant le blond la gouvernante était tout sourires et amabilités, mais dès qu'il s'éloigna elle me jeta un regard féroce qui me fit grimacer.
Me rappelant qu'elle avait dû perdre une coquette somme en pariant sur ma mort, je lui lançai un sourire éblouissant que Draco intercepta avec un sourcil lever et un demi-sourire malicieux. J'étais certain que le sale bougre était au courant. Elle détourna les yeux et pinça ses lèvres en une fine ligne rageuse. Ma joie fut extrême !
-Harry, tu sembles épuisé, dit Draco en revenant vers nous. Le simple fait de te regarder me fatigue. Va te reposer, nous reprendrons la leçon lorsque tu seras capable de rester debout sans vaciller.
Je ne me sentais pas vraiment fatigué alors je fus surpris de son air soucieux. Si j'avais l'air « vacillant » c'était sûrement à cause de mon corps squelettique. L'empressement de Draco me fit malgré moi monter le feu aux joues et un étrange trouble s'empara de moi. Mais je le chassai bien vite. Bégayant un remerciement je me retournai et pris mes jambes à mon cou en direction de ma chambre. Une petite sieste ne pourrait de toute façon pas me faire de mal.
Tête baissée dans les couloirs, je ne vis pas les deux silhouettes imposantes d'Avery et de Dolohov cachées dans un enfoncement obscur.
-Pas si vite Harry…, susurra Dolohov en m'agrippant le poignet. Où crois-tu filer comme ça ?
Avery sortit de l'ombre et agrippa mon visage pour le lever vers le sien pendant que je tentais vainement de me débattre. Je n'avais que la peau sur les os et eux des années d'entraînements militaires. Mes chances de fuite étaient quasi-inexistantes. La peur commença à s'insinuer en moi.
-Bien jouer Do', depuis le temps que j'attends de faire un peu joujou avec lui…
-Chacun son tour, Avery, cracha Dolohov en me serrant si fort qu'un éclair de douleur parcourut mon épaule et mon cou.
La peur s'insinua rapidement en moi et les larmes me montèrent aux yeux, je ne voulais pas revivre cet enfer. Plus jamais… Je voulus appeler au secours mais me rappelai que personne ne viendrait m'aider : il n'y avait personne dans le couloir et je n'avais pas d'ami ni de prince charmant pour voler à mon secours.
Non, j'étais bel et bien seul et voué à une mort certaine... après que ces deux brutes aient suffisamment joué avec mon corps.
-On a intérêt à se dépêcher, continua-t-il, la patronne le veut écorché vif d'ici une heure.
J'en avais assez entendu. Si personne n'était de mon côté alors je devais me débrouiller seul. Je fis la seule chose qui me traversa l'esprit : j'enfonçai mes dents dans la main d'Avery jusqu'à goûter le sang. Il poussa un juron tonitruant et relâcha mon visage. Je me retournai, profitant de la surprise de Dolohov et lui décrochai un coup de pied dans les parties génitales pour qu'il me lâche.
-Mes couiiiiilles! Le sale enfoiré! Cracha Dolohov, plié en deux.
Sans plus attendre, je pris mes jambes à mon cou. Les deux soldats haineux se lancèrent à ma poursuite sous une pluie de menaces sordides.
Cours Harry, cours ! Le pauvre petit va faire son jogging pendant une semaine avec les deux affreux collés à ses jolis petites fesses… on l'applaudit ! xD Harry va avoir besoin d'encouragements… alors laissez-lui un pitit message pour le motiver ? :P (gosh, j'ai l'impression d'être un monstre de lui faire subir ça pendant une semaine… :S bouhouhou désolée Harryyyyy !)
P.s : dans ce chapitre j'ai introduit 3 nouveaux personnages, comment les trouvez-vous ? Perso j'adore mon Sirius xD (oui, j'aime me lancer des jardins, pourquoi se contenter de fleurs ? Il faut voir grand dans la vie que diable !^^)
Comme d'habitude, je vous invite à participer au vote:
MENU 1)du BlaiseThéo et du RonHermione?(2 vote pour) (j'avoue que c'était ces couples-là que je voulais mettre au début…et surprise, surprise ce sont ceux qui plaisent le moins ! O_o j'ai bien fait de faire ce vote alors^^)
MENU 2)du RonBlaise et du HermioneThéo?(9 votes pour) (le favoris pour le moment ! )
MENU 3)du RonThéo et du HermioneBlaise?(5 votes pour)
Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)
Merci d'avance pour votre coopération, et à la semaine prochaine! xD
Ayase
