Bonjour à touuus ! (Ou bonsoir, ça dépend de l'heure de votre lecture) :D
Voici donc le 5e chapitre du Poison d'Irya !:) Harry a fait une semaine de jogging, il est crevé, terrorisé…il est temps d'y remédier ! (Ouhouhou ça riiiiime ! xD)
Merci encore pour vos reviews et vos encouragements (je vais y répondre dès que j'aurai mis ce chapitre en ligne) !
Puisque cette fic n'a pas l'air d'être très suivie chacun de vos commentaires me fait énormément plaisir et me réchauffe le cœur !:D C'est pour ceux qui me laissent des reviews que je continue cette fic alors, vraiment, merci à vous ! JE VOUS AIMEUUUUH! :D
Titre : Le Poison d'Irya.
Chapitre : Cours et cache-toi petit rat, tu seras sauvé par le chat.
Couple : Draco et Harry ! (Homophobes s'abstenir, merci.)
Rating: M pour la suite, dans quelques chapitres.
Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.
Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !
Warnings : AU et OOC! Je répète : COM-PLÈ-TE-MENT AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K ! En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Vous ne connaissez pas ? Courrez vite le lire !
!En italiques sont les pensées des personnages. !
Psykomouak m'a laissé une review que je trouve importante alors je vous donne ici ma réponse, elle va peut-être vous intéresser...:
Tu soulèves en effet une question intéressante...qui était l'ancien roi?
Je te donne un petit indice: non, ce n'est pas Dumby. Je sais que peu l'aime à cause de ce qu'il a fait à Harry dans le livre...mais je n'en fait parti^^Perso je l'aime plutôt bien, alors le mettre en roi mégalomane à tendance tyrannique qui appauvrissait son peuple et faisait des massacres à qui mieux mieux…c'est un peu exagéré à mon goût...^^ Mais alors, qui est-ce? :P
Et oui, Harry sait qu'il est homosexuel, les mariages homosexuels sont même autorisés! Regarde Sev et Siri ;)
Ce qu'il REFUSE par contre...c'est ressentir quelque chose pour le tueur qui a sa vie entre ses mains (Draco).
Et quant aux "abus sexuels" de Voldy...c'eeesst...compliqué^^ ce n'est pas vraiment ce que tu crois, je ne supporte pas le viol tu vois alors c'est...enfin tu verras!^^ Voldy voulait faire ressortir le bourdonnement étrange qu'émet Harry quand il est danger de mort, ce qu'il appelle son " instinct de survie". Pourquoi? Tu le découvriras plus tard, mais le sexe n'a rien avoir là-dedans.
Quant aux parents d'Harry...il a été élevé à l'orphelinat, il ne s'en souvient pas du tout...sont-ils morts? Prisonniers? Dans un cirque? Méchants? Ou quelque chose d'encore pire? ...Seul l'avenir te le dira! xD
Voilà, je trouvais ça éclairant^^
Chapitre 5 : Cours et cache-toi petit rat, tu seras sauvé par le chat.
Les couloirs que je traversais en courant étaient étrangement déserts. Je tentai vainement de me souvenir d'un lieu où je pourrais me cacher ou semer Avery et Dolohov. Peine perdue. J'étais incapable de savoir où je me trouvais à cet instant.
Et on dit que les hommes ont le sens de l'orientation, quelle connerie!
Ma course aboutie dans un passage mal éclairé, dont le sol était recouvert d'une épaisse couche de poussière. De toute évidence je me dirigeais vers une partie très isolée du château. Je me fustigeai intérieurement : espèce d'idiot, c'était un endroit idéal pour un meurtre !
Je virai brusquement à droite et m'engageai dans un corridor obscur. Echappant momentanément à la vue des gardes, je poussais la première porte à gauche. Je la refermais précipitamment derrière moi et la coinça avec une barrique qui traînait. Je tentais de repérer une issue qui pourrait me servir d'échappatoire. N'importe quoi ferait l'affaire à mon niveau.
Le cœur battant j'aperçu une fenêtre au fond de la pièce. Je m'y précipitais alors que les premiers coups étaient portés à la vieille porte chancelante.
Glacé par l'effroi je me rendis compte que je n'aurai pas le temps de m'échapper.
Je brisai la vitre d'un coup de coude, les éclats de verres s'éparpillèrent sur le sol. Mon bras était en sang et la douleur me donna la nausée. Je me précipitai vers la porte, me plaquant contre le mur et m'efforçai de maîtriser ma respiration haletante.
Après un ultime coup, la porte s'ouvrit et se coinça... juste devant mon nez! Merci à ma bonne étoile ou j'aurais pu dire adieu à mon nez et mes dents de devant.
Avery et Dolohov étaient entrés. S'ils me trouvaient, j'étais mort.
-Va voir à la fenêtre. Moi, je surveille la porte, haleta Dolohov d'une voix plus aiguë qu'à l'ordinaire.
De toute évidence il avait encore quelques séquelles de mon coup de genoux dans les parties. Tant mieux, c'était bien fait pour lui.
Je me rendis soudainement compte avec panique que mon plan n'allait pas fonctionner : cette armoire à glace surentraînée bloquait ma seule issue et la vitre brisée ne les distrairait que quelques instants.
-La fenêtre est trop petite, déclara Avery. L'a pas pu s'échapper par là.
-Alors, sourit Dolohov avec une lueur folle dans le regard, il est encore ici. Il est fait comme un rat.
Ma respiration se fit de plus en plus saccadée. Ma tête se vida et je fus pris de vertiges. Le piège s'était refermé sur le rat. J'allai souffrir…puis mourir.
Soudain, un bourdonnement incontrôlable s'échappa de ma gorge. Le bruit devint assourdissant. Chancelant et oppressé, je me dégageai de derrière la porte : les gardes étaient figés sur place, ne semblant même pas me voir, j'en profitai pour passer à côté de Dolohov et m'enfuir.
Pas le temps de réfléchir à cet étrange phénomène.
Je ne m'arrêtai pour reprendre mon souffle qu'une fois retourné dans un couloir peuplé. On me regarda bizarrement et je me rendis compte que de grosses gouttelettes écarlates dégoulinaient de mon coude.
D'un coup, une idée me traversa l'esprit. Je me retournai, la gorge sèche... une trainée de sang s'étendait derrière moi à perte de vue. Harry, quel crétin tu fais ! Je serrai mon coude contre mon corps, frémissant, espérant qu'ils ne m'aient pas suivi…
Trop tard.
J'avais laissé une trace sanguinolente derrière moi qu'Avery et Dolohov avaient pistée comme des animaux.
Ils surgirent au bout du couloir, mais ne m'avaient pas encore repéré, leurs tête baissées sur le sol. Lentement et le plus naturellement possible, pour ne pas me faire repéré, je me joignis à un groupe de domestiques. Mon cœur battait furieusement et la douleur de mon coude me faisait voir des étoiles.
Arrivé au coin du couloir je me risquai à jeter un coup d'oeil derrière moi. Plantés où mes traces de sang s'arrêtaient, Avery et Dolohov se disputaient en gesticulant. Heureusement que ces gorilles partagent un cerveau pour deux, me dis-je.
J'allais m'en sortir, pour une fois dans ma vie, j'allais réussir à m'échapper !
Soulagé, un pale sourire étira mes lèvres alors que je tournai au coin ni vu ni connu… Et me retrouvai nez à nez avec Draco. Je grognai. 'Peut pas me laisser gagner pour une fois celui-là ? Ce n'était vraiment pas ma journée.
-Harry ? Tu…Mais qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? S'exclama-t-il en m'attrapant le bras.
Me voyant tressaillir de douleur il me relâcha aussitôt.
-Je…
Il fallait que je trouve quelque chose, et vite. Je ne voulais pas qu'il sache ce qui m'était arrivé et qu'il prenne le côté des gardes pour me tuer.
-Je suis tombé...sur du verre.
Pas brillant Harry, franchement. Draco haussa un sourcil dubitatif et je déglutis.
-J'allais justement me débarbouiller un peu, dis-je d'un ton que je souhaitais calme mais ferme.
Je tentai de passer devant le blond mais il m'attrapa par l'épaule et me fit pivoter vers lui.
-Tu as surtout besoin de voir un médecin, espèce de crétin.
Décidant de ne pas relever la pique pour m'échapper plus vite, j'acquiesçai.
-Oui, vous avez raison, j'y vais de ce pas.
J'essayai une fois encore de m'échapper.
-L'infirmerie, ce n'est pas par là, dit-il d'un ton autoritaire.
La main fermement accrochée à mon épaule, Draco me força à le suivre… nous dirigeant droit vers le couloir où Avery et Dolohov se trouvaient encore.
Je sentis les larmes me brouiller la vue. J'avais réussi à m'en sortir mais voilà que je marchais droit vers ma mort aux côtés d'un assassin professionnel. Je priai pour que lui, au moins, ait une sorte d'éthique et les empêche de me violer avant de me trancher la gorge.
Alors qu'on passait devant les deux colosses, ils s'écartèrent, puis nous emboitèrent le pas.
Je lançai un regard en coin à Draco, son visage était inexpressif. Comme d'habitude quoi… Si seulement j'arrivais à savoir ce que cet iceberg pensait…
Nous arrivâmes dans la même partie isolée que tout à l'heure. Draco lâcha mon épaule et se retourna vers les gardes d'un air colérique. Pris d'un espoir irréel, je me blottissais derrière lui, à l'abri des regards avides des gardes.
-Vous êtes perdus peut-être ? Demanda-t-il d'un ton tranchant.
-Non, Conseiller, répondit Dolohov.
-On veut juste not'prisonnier, ajouta Avery.
Il tenta de contourner Draco pour m'attraper. Je me collai au dos de Draco, transis par la peur. Sa chaleur m'apaisa étrangement. Je le vis sèchement bloquer la main d'Avery et mon cœur se gonfla.
-Votre prisonnier ? Répéta Draco d'une voix sèche.
Les gardes échangèrent un regard en coin. Je devinai leurs pensées : ils me voulaient pour s'amuser, mais plus important : on leur avait donné l'ordre de me tuer. Je ne doutai pas que s'ils ne ramenaient pas ma tête, ça serait la leur qui prendrait ma place en haut d'un piquet. De plus, ils connaissaient la réputation de tueur de Draco, mais ce dernier n'étaient pas armé…eux si. Deux contre un, c'était un défi à la hauteur de leur courage.
-Le prisonnier de Mme Black-Jedusort, pour être exact, Conseiller. Maintenant si vous voulez bien vous pousser…
-Vous pouvez dire à cette chère Bella que Draco n'apprécie pas qu'on importune le goûteur du Ministre. Et que la prochaine fois sera synonyme de sanction.
Dolohov fronça les sourcils et Avery me lança un regard affamé, n'en ayant de toute évidence rien à secouer de ce que Draco disait sur un ton si menaçant. Ils se regardèrent du coin de l'oeil avant d'hocher la tête. Ils écartèrent les jambes et sortirent leurs armes.
-Pas de message Mr Malfoy, on veut notre prisonnier.
-Les ordres, nous, vous savez…
Je gémis, me préparant au pire, alors que Draco me poussait doucement vers l'arrière, à l'écart des trois hommes.
Le poignet droit de Draco pivota comme s'il faisait un petit salut militaire. L'instant d'après il se glissait entre Avery et Dolohov, les collant de si près que leurs épées ne leur étaient plus d'aucune utilité sans s'embrocher mutuellement. Puis, il s'accroupit, posa les mains sur le sol et tournoya comme une toupie. Ses longues jambes fauchèrent les deux hommes sous mes yeux ébahis. J'entendis un fracas métallique, un halètement, deux jurons, puis les deux brutes s'écrasèrent sur le sol, inertes.
Abasourdi, je regardai Draco se redresser nonchalamment et récupérer de fines lames plantées dans le cou des deux gardes.
-Je n'aime pas le travail bâclé, soupira-t-il, je les aurais fait souffrir mais nous sommes en retard pour le déjeuner.
Cet homme venait de tuer deux soldats surentrainés en dix secondes et parlait comme s'il venait de tricoter des gants…
Mais dans quel univers je suis tombé ?
Enjambant les soldats, Draco prit mon bras blessé et l'examina.
-Va à l'infirmerie, je m'occuperai seul du déjeuner du Ministre.
Bien que me faire soigner était une perspective alléchante, la peur et l'adrénaline couraient encore dans mes veines. Et après ce sauvetage imprévu, je me sentais coupablement en sécurité auprès de Draco. Je secouai la tête et lui fit un sourire confiant. L'adrénaline calmait la douleur, elle m'était maintenant bien plus supportable.
-Ce n'est pas la peine. Je préfère aller d'abord chez le Ministre, j'irai à l'infirmerie ensuite.
-Parce que tu sais où elle est ?
-Euh…, je fronçais les sourcils avec perplexité.
Je n'en avais aucune idée.
Draco soupira et se passa une main dans les cheveux. Il m'observa en coin en silence pendant quelques instants puis hocha la tête.
-Bien. Passons chez le Ministre, je te conduirai à l'infirmerie juste après.
A ma grande surprise Draco ne me conduisit pas au bureau du Ministre mais dans le salon militaire. Mon souffle se coupa et mes yeux s'écarquillèrent quand je vis qui étaient avec Snape.
Au bout de la longue table, le Ministre présidait, Sirius à sa droite. Ce dernier était penché vers lui, lui parlant tout bas avec un grand sourire espiègle. Les sourcils froncés du Ministre, presque au point de se rejoindre, et ses lèvres rétrécies en un fin rictus, témoignaient d'une exaspération extrême.
Devant eux se trouvait un plateau chargé de victuailles. Presque vide pour Sirius, intacte pour celui du Ministre. Je devinai aisément la cause de son agacement en plus des railleries de son mari.
Autour du reste de la table déjeunaient trois hommes…et une femme.
La main de cette dernière se figea en plein geste. Avec réticence, je levai les yeux vers le visage de Bellatrix Black-Jedusort, ex épouse du Général Voldemort.
Bellatrix posa sa fourchette d'un geste sec. Son visage était crispé, ses yeux lançaient des éclairs.
La cible de sa rage ? C'était moi, vivant et pétrifié.
-Draco tu es… , commença le Ministre alors que Sirius lança un regard curieux et inquiet à mon coude blessé.
-En retard. Je sais. Il y a eu une petite altercation, dit-il en me tirant plus près de lui.
La lumière se fit dans le regard de Sirius, qui me fit un sourire goguenard. Je rougis et détournais le regard, fixant mes pieds.
Intrigués, les trois hommes levèrent le visage de leurs assiettes. Je les reconnus grâce à leurs uniformes comme étant des Généraux.
A l'orphelinat de Voldemort on m'avait donné une bonne éducation de la Nouvelle Loi et des nouveaux codes de conduite. J'étais un assez bon élève jusqu'à mes seize ans. Moment où Voldemort avait commencé à s'intéresser à moi de près. Au début, j'avais été flatté par les attentions de mon généreux bienfaiteur. Affirmant que j'étais le plus « dégourdi de ses enfants adoptifs », il m'avait demandé de l'assister dans ses expériences. Heureux, j'avais tout de suite été d'accord.
Le simple fait d'y penser me donnait la nausée. Il y avait trois ans que tout avait commencé. A l'époque j'étais naïf et reconnaissant, aussi fidèle qu'un jeune chiot.
J'avais souffert deux longues années.
Je secouai la tête, refusant d'affronter mes souvenirs.
Planté au milieu du salon militaire, j'affrontai Bellatrix du regard. Ses belles lèvres étaient pincées et sa mâchoire tremblait, tant elle peinait à contenir sa haine.
Quant à moi, la tête me tournait de fatigue et de peur.
-Une altercation ?
Le Ministre poussa un soupire alors que Sirius envoyait un regard d'avertissement à Bellatrix. Cet homme est vif, m'impressionnai-je.
-Combien de morts ?
-Deux.
Draco n'avait même pas l'air de s'en vouloir.
-Motif ?
-Depuis quand il lui en faut un ? Ricana Sirius.
Draco l'ignora.
-Ils étaient chargés de suivre et d'assassiner…après quelques amusements sans doute, notre nouveau goûteur. Mais ils n'étaient pas très malins, Harry était sur le point de les semer quand je l'ai rencontré. Un heureux hasard, sans quoi je n'aurais peut-être jamais été informé de l'incident.
Il me foudroya du regard et je me ratinais sur place. J'avais en effet eu l'intention de tout lui cacher, n'étant pas certain de quel parti il prendrait. J'étais encore sous le choc qu'il ait tué ceux qui s'en prenaient à ma vie et qu'il m'ait protégé, moi, un assassin.
Sirius siffla alors que le Ministre m'étudiait.
Tous trois ayant compris la même chose, ils se tournèrent d'un seul mouvement vers Bellatrix.
Celle-ci, incapable de se contenir davantage, se redressa d'un bond et se mit à hurler :
-Il devrait être mort ! Je veux qu'il meure ! Il a tué mon mari !
Elle était quand même un peu gonflée, sachant que ça faisait des années qu'elle entretenait une liaison avec le Général Lupin. D'après ce qu'on disait elle ne restait avec Jedusort que pour sa notoriété et ses territoires avantageux…et lui se fichait royalement de cette femme héritée d'un mariage organisé. Je me demande si c'est la vérité..., m'interrogeai-je intérieurement.
-Mais, reprit Draco, la Nouvelle Loi…
-Au diable ces lois ! Il a tué un GÉNÉRAL ! Il a ruiné MA vie ! Et voilà que ce gredin est promu goûteur !
Ses doigts tressaillirent, comme si cela la démangeait de m'étrangler sur-le-champ. Quelle adorable et douce épouse aimante.
-Qu'il soit encore en vie est un affront à ma personne ! Un déshonneur ! Donnez le poste au condamné suivant, je veux sa mort !
D'instinct, je me réfugiai derrière Draco. Les Généraux hochaient la tête d'un air grave. Je n'osai même pas regarder le Ministre.
-Bella n'a pas tort, dit-il.
Sirius eut un hoquet indigné et foudroya son époux du regard. Je vis le dos de Draco se tendre.
-Tu n'as jamais dévié à la Nouvelle Loi, protesta Draco. Le faire aujourd'hui serait un dangereux précédent. Et puis il serait dommage d'exécuter le goûteur le plus intelligent que nous n'ayons jamais eu.
Sirius haussa un sourcil et me lança un regard brillant.
Draco posa sa dernière carte :
-D'autant que sa formation est presque achevée. Tu n'en as pas assez de manger froid tous les jours ?
Je glissai la tête sur le coté, toujours derrière Draco, pour observer la réaction de Snape. Il plissa les lèvres, pensif, puis jeta un regard à son époux. Ce dernier lui fit les gros yeux et fit un léger coup de tête discret en direction de Draco, puis de moi. Je retins ma respiration. Sirius avait l'air de vouloir me laisser vivre mais je n'étais pas sûr de l'opinion du Ministre, qui semblait pourtant fléchir sous le regard de son amant.
Sentant le vent tourner, Bellatrix s'avança vers le Ministre, qui changea imperceptiblement de place pour se poster devant Sirius dans une discrète attitude protectrice qui me surprit énormément. Ce genre de geste ne semblait pourtant pas coller avec le personnage…
-S'il est intelligent, continua-t-elle de vociférer, c'est uniquement grâce à l'éducation que mon époux lui a donnée ! Vous n'allez pas vous ranger à l'avis de ce…ce brigand…ce voleur sournois…
Bellatrix s'interrompit brusquement. Elle savait qu'elle était allée trop loin : elle avait insulté Draco. Chacun savait que son époux et Draco, qu'il aimait comme un fils, étaient les seuls à avoir l'affection particulière du Ministre.
-Bella, trancha le Ministre alors que Sirius brûlait de colère retenue, laisse mon goûteur en paix.
Je recommençai à respirer pendant que les muscles dorsaux de Draco se détendaient. Sirius hocha la tête gravement et se pencha vers son époux pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille, auquel le Ministre répondit haussement de sourcil et d'un bref hochement de tête.
Bellatrix fit mine de contester, mais, d'un geste, le Ministre la fit taire.
-C'est un ordre, Bella.
-Et puis je ne suis pas certain que ton nouveau mari apprécie ton attache pour ton ancien époux, lui dit Sirius d'un ton onctueux en lui décrochant un sourire entendu. Après tout… ton permis de remariage va bientôt t'être accordé, ma chère cousine.
Severus l'observa un instant sans rien dire avant laisser traîner son regard perçant entre son époux, moi et Draco. Je me détournai, ne voulant pas savoir quel genre de déduction traverserait ses iris.
Bellatrix se calma aussitôt, me décrochant un dernier regard venimeux. Elle remercia le Ministre et son Conseiller et quitta la pièce sans ajouter un mot. Surpris, je vis son pas devenir léger et un petit sourire franc se dessiner sur son visage.
Une nouvelle vie l'attendait avec un amour à la clé… et je me surpris à l'envier.
Draco s'approcha et goûta lentement chaque plat du Ministre avant de pousser l'assiette vers ce dernier sous le regard vigilent de Sirius.
Le Ministre se tourna vers Draco mais son regard était posé sur moi.
-Ce nouveau goûteur devra se montrer à la hauteur de tes promesses. Au premier faux pas de sa part tu seras réaffecté, Draco. Vous pouvez disposer.
Sirius leva les yeux au ciel, ne semblant pas croire un seul mot de ce que son grincheux mari disait. Mais devant les Généraux je supposai qu'ils devaient faire bonne figure.
Alors qu'on sortait, j'entendis Sirius s'exclamer à l'adresse de Draco :
-Oui, veille bien sur lui, après tout ce mal quand même…
Draco grogna mais ne se retourna pas.
Il me prit doucement le bras et me conduisit plus loin. Arrivés dans un coin tranquille sans personne pour nous entendre ou nous voir, il se tourna vers moi. Son visage était inexpressif.
-Harry…
-Ne dites rien. Menaces, intimidations, j'ai eu ma dose pour la journée. Je ferai de mon mieux pour être un goûteur irréprochable, parce que mine de rien je commence à apprécier l'idée de vivre. Cela vous suffit-il ?
Lasse de guetter les changements d'expression et d'intonation de Draco, de chercher perpétuellement des indices de son humeur, je m'éloignai.
Il me suivit sans rien dire bien que je crû entendre un petit rire. Lorsque nous arrivâmes à un embranchement il me prit par la taille et me guida vers la gauche, marmonnant les mots «petit impertinent » et « médecin ». Sans lever les yeux vers lui, mais en combattant un sourire, je me laissai conduire jusqu'à l'infirmerie. Sa main chaude mais ferme sur ma hanche ne me quitta pas un instant.
Vilààà ! Et deux affreux jojos en moins, deux ! ;D
Et un petit rapprochement entre Draco et Ryry, un ! xD
Entre eux ça va doucement, mais sûrement. Ils sont supposés ne pas être très amis tout de même, alors ils ne peuvent pas se lécher la pomme tout de suite bande de pervers ! Roh.
…Oui, je suis frustrée aussi hohoho xD
Bon comme je le disais plus haut merci de votre soutien, chaque petit message met du baume à mon petit cœur d'écrivain amateur ! * lance des cookies et fait pleins de bisous à ses lecteurs adorés *
Alors, vraiment, tous ceux qui lisent et qui laissent des reviews aux auteurs amateurs de fanfictions sont des Rois et des Reines !
Vote, vote!
MENU 1)du BlaiseThéo et du RonHermione?(3 vote pour) (j'avoue que c'était ces couples-là que je voulais mettre au début…et surprise, surprise ce sont ceux qui plaisent le moins ! O_o j'ai bien fait de faire ce vote alors^^)
MENU 2)du RonBlaise et du HermioneThéo?(16 votes pour) (le favoris pour le moment ! )
MENU 3)du RonThéo et du HermioneBlaise?(8 votes pour)
Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)
Merci d'avance pour votre coopération, et à la semaine prochaine, comme d'habitude! xD
Ayase
P.s : Je vais mettre la suite de Désir lundi, pour ceux que l'info intéresse ^^
