Okay, je ne sais plus où me mettre :S
Je vous avais dit « à dans deux semaines ! »…et je reviens 1mois après… sorryyyy !
Mais ça y est, l'attente est terminée, voici le chapitre sur l'exercice du fugitif!
J'espère que vous allez tous bien, que vous avez passé de bonnes vacances pour ceux qui ont en eu, et je vous dis WELCOME BACK à tous, mes très chers lecteurs ! :D
Titre : Le Poison d'Irya.
Chapitre : L'exercice du fugitif me dévoile des secrets.
Couple : Draco et Harry ! (Yaoi, donc homophobes s'abstenir…de toute manière qu'est-ce que vous fichez ici ?^^)
Rating: M pour la suite.
Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.
Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !
Warnings : AU et OOC! Je répète : COM-PLÈ-TE-MENT AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K ! En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Vous ne connaissez pas ? Courrez vite le lire !
! En italique sont les pensées des personnages. !
Le lendemain matin, je passai le portail sud à l'instant où le soleil se hissait au-dessus des montagnes. C'était le signe du départ. Je fus rempli d'excitation et de peur en un instant. Un drôle de mélange qui faisait battre mon cœur à toute allure et me poussait de l'avant. Je sentais à peine le poids de mon sac à dos.
Depuis la veille, ma détermination à échapper à mes poursuivants s'était renforcée. Ce n'était plus une question d'argent. Je voulais donner tord au Ministre (ohhh comme ça serait jouissant !)…et rendre Draco et Sirius fiers de leur confiance en moi. Je montrerai au Ministre ce dont j'étais capable, lui qui croyait que je n'irais pas très loin, que ma mort risquait de « compromettre » son « exercice »…
On ne m'avait accordé qu'une petite longueur d'avance sur mes poursuivants, ainsi Draco m'avait enjoint de quitter le château à l'aube et de m'éloigner le plus rapidement possible. Conseil que je suivais à la lettre cet instant même !
Dans une heure, les chiens seraient lâchés et les soldats s'élanceraient sur ma trace. Draco avait pris une de mes chemises (sales ! Je ne savais plus où me mettre pendant qu'il reniflait mes tenues pour trouver celle qui serait la plus appropriée pour l'odorat des toutous… L'un des instants les plus embarrassants de toute ma vie.) pour la faire sentir au chien.
De manière très prévisible, j'avais pris la direction du sud, vers Griffondor, là où tous les fugitifs veulent se rendre pour avoir une petite chance de rester en vie, et libre.
Mais en réalité je ne comptais pas maintenir longtemps ce cap. J'espérais donner l'impression aux soldats d'être parti tout droit vers la frontière, puisque le château était l'un des district les plus proches du territoire Griffondor… pour les tromper.
Draco serait fier de moi.
Je courais à petites foulées entre les arbres, prenant bien soin de laisser des traces visibles. De temps en temps, je m'arrêtais pour casser quelques brindilles, marcher d'un pas lourd dans la terre humide, puis je repartais vers le sud. Ainsi ceux qui seraient sur ma trace me prendraient peut-être pour un balourd et se reposeraient sur leurs lauriers pendant que je filerai à l'opposé. Je continuai ainsi jusqu'à atteindre un ruisseau.
Mon heure d'avance était presque écoulée. Je m'intimai l'ordre de ne pas paniquer, j'étais bien parti jusque là, ce n'était pas le moment de faire une crise d'angoisse ! J'avais un plan, il fallait que je le suive sans commettre d'erreurs.
Je m'agenouillai au bord de l'eau, plongeai mes mains dans la boue et laissai l'eau s'égoutter entre mes doigts.
Puis, je me barbouillai le visage et le cou de vase. Je m'attardai également sur mes oreilles et ma nuque, là où j'avais lu que les odeurs étaient aussi assez fortes.
C'était de cette manière que j'espérai tromper l'odorat des chiens.
A genoux au bord de la rivière pendant que je me faisais mon petit camouflage maison, j'espérais donner l'impression aux soldats de m'être agenouillé pour boire.
Je laissai des empreintes bien profondes sur la berge pour leur faire croire que j'avais continué ma route vers le sud en marchant dans l'eau.
… Puis je revins sur mes pas jusqu'à trouver un arbre convenable.
Je passai alors à l'étape suivante de mon plan, un sourire satisfait aux lèvres.
J'en vis un énorme acacia lisse et majestueux dont la première branche solide se situait à trois mètres du sol. Faisant de mon mieux pour ne pas brouiller mes pas j'enlevai mon sac à dos et sortis l'un des objets empruntés aux forgerons : un petit grappin. Je l'arrimai à l'extrémité d'une longue corde fine.
D'un coup, l'image des gardes et des chiens surgissant des remparts me traversa l'esprit. Je paniquai, rendant mes gestes imprécis alors que j'essayais de lancer le grappin, ce qui me fit échouer plusieurs fois. Puis l'image de Draco, froid, calculateur, d'un calme à tout épreuve dansa devant mes yeux, il me fit son habituel grimace hautaine. 'Pathétique' me siffla-t-il avec son air supérieur ' si c'était moi qui étais à ta recherche je t'aurais déjà attraper avec une maladresse pareille'. Cette image mentale me calma aussitôt.
Quel toupet quand même ce Draco : il vient me faire la morale avec son fichu sourcil levé même dans ma tête !
J'inspirai et soufflai lentement, détendant mes muscles crispés. Je réessayai.
Le grappin s'accrocha à la branche.
Non Harry, ne hurle pas de joie, tu serais repéré !
Je souris, puis, après m'être assuré qu'il était solidement arrimé, j'enroulai l'extrémité de la corde autour de ma taille et hissai mon sac sur mon dos. J'attrapai la corde à deux mains, me soulevai du sol, et enroulai mes pieds autour du mou.
Aïeuuuuh ! Mes muscles me rappelèrent avec entrain que je n'avais pas fait d'exercice depuis un bon moment. Arrivé en haut, haletant et appréhendant les courbatures qui m'accueilleraient le lendemain, je m'installai à califourchon sur la branche et rangeai corde et grappin dans mon sac.
Ensuite, je me dirigeai vers l'est, passant d'arbre en arbre. Au bout d'une demi-heure, mes traces au sol étaient loin derrière moi. Je fus vraiment heureux que pour une fois ma petite taille et mes talents d'acrobate me rendaient service !
Arrivant dans un arbre à grande feuille, je m'installais sur ne grosse branche et ôtai mon sac. Je tendis l'oreille, cherchant le bruit de mes poursuivants. Mais mis à part les bruits de la forêt je n'entendis rien.
Je ne voyais pas non plus la moindre trace de Draco. Toutefois, le connaissant, il n'était sûrement pas bien loin.
Avec un peu de chance il n'aurait pas vu mes lancés foireux de tout à l'heure, où alors j'en entendrai parler pendant longtemps…
La veille j'avais voulus lui faire part de mon plan, afin qu'il puisse me suivre plus aisément. Mais il avait levé les mains à hauteur de visage et avait secoué la tête de gauche à droite. « Non, non Harry, je ne veux rien savoir ! » m'avait-il dit avec un regard de prédateur, il s'était ensuite approché de moi et s'était penché en avant, mettant sa bouche à hauteur de mon oreille : « Je te traquerai Harry, et je te trouverai. C'est bien plus amusant ainsi, tu ne trouves pas ? » qu'il m'avait susurré ce fauve. Rouge pivoine, les oreilles en feu, j'avais bredouillé un « p-pervers, complètement dérangé… » avant de m'enfuir dans ma chambre sous son rire grave.
Je grognai au souvenir. Ce type prenait toujours un malin plaisir à me mettre exprès dans tous mes états. Il jouait avec moi, je le savais, mais ça me faisait quand même…quelque chose. Même si je ne savais pas trop quoi encore.
Je me secouai. Ce n'était pas le moment de rêvasser, je devais rester concentré !
Je détachai quelques poignées de feuilles des branches et sortis la colle de Sirius. C'était l'étape suivante de mon plan.
J'enlevai ma chemise et l'enduisis de colle et de feuilles jusqu'à la recouvrir tout à fait. Je procédai à la même opération sur mon pantalon. Rester demi-nu, uniquement en sous-vêtement me rendait extrêmement mal à l'aise, aussi travaillai-je rapidement.
Enfin, je fixais une grande feuille dans mes cheveux et deux autres, plus petites, sur le dessus de mes mains.
…Eh bien Harry, t'as l'air fin comme ça, rigolai-je intérieurement. Quel dégaine je devais avoir, camouflé de cette manière…
Trop nerveux pour rester au même endroit, j'utilisai mon grappin pour attirer des branches vers moi et sauter dessus. Je continuai vers l'est, restant dans les arbres pour ne pas laisser d'empreintes ou de trace odorantes au sol. Atrophiés par mon séjour en prison, mes muscles protestaient contre ce traitement de choc, mais je les ignorais.
…Enfin j'essayais. Mais ça faisait quand même un mal de chien ! Je me demandai soudainement si j'arriverai à tenir jusqu'au soir avec si peu d'énergie…
Parfois, après avoir négocié avec succès un passage particulièrement difficile, je m'entendais rire de satisfaction comme un demeuré.
Mais l'un dans l'autre, malgré la situation, la douleur et la pression, ce voyage dans les airs me procurait un sentiment de liberté absolue.
Malgré mes douleurs musculaires et mon corps couvert de sueur, un sourire franc et éblouissant flotta sur mes lèvres toute la matinée.
A un moment ou à un autre, je savais que je devrai repartir vers le Sud, seule destination plausible pour un fugitif : Griffondor accueillait volontiers les réfugiés de Serpentard à ce qu'on disait.
« Les ennemis de mes ennemis sont mes amis » après tout.
Lors de l'Ancien Régime, le roi entretenait des relations commerciales avec Griffondor, mais le Ministre mis fin à cet échange de bons procédés, affirmant qu'on ne pouvait pas faire confiance aux sorciers.
Bientôt, mon chemin dans les arbres croisa un sentier forestier à l'air assez fréquenté. Installé sur une branche solide, en vue du sentier, je m'adossai au tronc de l'arbre, me reposai et grignotai un morceau de pain tout en réfléchissant à la direction à prendre. Le murmure de la forêt m'apaisa. J'étais sur le point de m'endormir quand une voix masculine résonna tout près de moi.
-Tu vois quelque chose ?
Je frôlais la crise cardiaque et m'agrippai à la branche pour ne pas tomber, puis me figeai sur place.
-Non, j'vois rien du tout…
La seconde voix, également masculine, venait de plus loin et était teintée d'exaspération.
Aucun aboiement ne m'avait averti de leur approche, ce devait être la deuxième équipe. Je déglutis.
Merde Harry, ce que tu peux être con ! T'as été trop sûr de toi et voilà le résultat !
J'attendis qu'ils m'ordonnent de descendre de l'arbre. Je balayai les alentours du regard, mais ne parvins pas à les apercevoir. Peut-être qu'eux non plus ne m'avaient pas repéré…la voix n°2 avait bien dit « je ne vois rien », n'est-ce pas ?
Enfin, il y eut un bruissement de feuille et deux hommes surgirent des broussailles. Ils étaient également en tenue de camouflage, mais je vis avec jalousie que leurs tenues bien ajustées et leurs visages peints avaient bien meilleure allure que mes bricolages maison de feuilles et de boue... « C'pô juste » comme aurait grommeler Hannah si elle avait été là. Je souris fugacement à cette idée mais la panique me rattrapa bien assez vite.
-Une mauvaise idée d'aller vers l'est, dit le Soldat Exaspéré. Je parie qu'il est déjà à la frontière.
-Hey, c'est ce que les autres ont dit mais les chiens n'ont pas retrouvé sa trace ! Rétorqua l'autre.
Je souris, fanfaron. J'avais été plus malin que les chiens !
-Je ne vois pas la logique d'aller vers l'est, dit l'Exaspéré.
Son compagnon poussa un gros soupir.
-On ne te demande pas de voir la logique. Le capitaine nous a ordonné d'aller vers l'est, on lui obéit. Il a l'air de croire qu'il est parti vers le Mangemort. Là-bas, il sera en terrain connu.
-Et s'il ne revenait pas ? C'est une mauvaise idée aussi d'avoir utilisé ce mec ! Après tout, c'est un criminel.
-Ca ne nous regarde pas : c'est le problème de Malfoy. Je suis certain que s'il essaie de filer, il lui réglera son compte.
Je me demandai si Draco les écoutait. Nous savions tous deux qu'il n'aurait pas besoin de me suivre, mais seulement d'attendre que le poison fasse son effet. L'un dans l'autre, cette conversation se révéla très constructive pour moi. Par exemple, il n'était pas de notoriété publique que j'avais été empoisonné par Draco.
-Allons-y. On est censés retrouver le capitaine au bord du lac. Et s'il te plaît, essaie de faire moins de bruit. On dirait un orang-outang obèse.
-Ah ! Comme si tu pouvais m'entendre ! Tu fais un boucan monstrueux avec ta prétendue « démarche d'animal des sous-bois »…
Les deux hommes se mirent à rire. L'instant d'après, ils disparurent dans les broussailles. Je tendis l'oreille… peine perdue. Je ne les entendais absolument pas.
J'attendis un bon moment. Ma route était toute tracée : le lac se trouvait à l'est, je partis donc vers le sud.
Soudain, une terreur incontrôlable me poussa à avancer de plus en plus vite : je voyais les soldats, les chiens, Draco, tous à ma poursuite, arme au poing, prêts à me retrouver et à me découper en rondelles. Je ne faisais pas attention aux craquements de branches, ni au danger. Il fallait que j'avance, encore, encore. Plus vite ! Quand cela devint insoutenable, je me laissai tomber de l'arbre et m'enfuis à toutes jambes.
Surgissant, essoufflé, dans une petite clairière, je m'arrêtai un instant. Ma peur irrationnelle et accablante s'était dissipée, et j'avais un point de côté. Otant mon sac à dos, je me laissai tomber sur le sol, haletant, et me maudis d'avoir cédé à un moment de panique.
-Voilà une tenue bien originale, dit une voix familière.
La terreur, bien réelle cette fois, m'insuffla la force de me redresser.
Il n'y avait personne en vue. Pour l'instant. Je tirai mon couteau du sac. Je l'avais prévu pour cela : je savais que ça allait arriver.
Je pivotai lentement sur moi-même, fouillant la forêt du regard, cherchant d'où provenait cette voix qui annonçait ma mort.
Des éclats de rire résonnèrent à travers la clairière.
-Ce couteau ne te sera d'aucun secours. Je pourrais facilement te convaincre de le plonger dans ton propre cœur.
Charmant. Et le pire c'est que je la croyais sans aucune hésitation.
Je l'aperçus à l'autre bout de la clairière. Vêtue d'une tunique de camouflage (elle aussi ? eh bien décidément c'est la nouvelle tendance du moment…) sanglée à la taille et d'un pantalon assorti. La sorcière était adossée à un arbre, les bras croisés sur sa poitrine.
Je pivotai encore, cherchant ses hommes de main.
-Calme-toi, me dit-elle, nous sommes seuls.
Je m'immobilisai, mais ne baissai pas mon arme.
-Me calmer, mais bien sûr. Me prenez-vous pour un idiot ? Crachai-je à son encontre.
-Je ne te veux aucun mal Harry.
-Pourquoi vous ferais-je confiance ? Je ne suis pas un idiot, et encore moins sénile, je me rappelle très bien cette jolie sangle en cuir si pratique autour de mon cou…
Mais je savais qu'elle n'avait nullement besoin de bouger un doigt pour me tuer. Mentalement, je commençai à énumérer les noms des poisons.
La sorcière eut un rire amusé.
-Réciter tes leçons ne te servira à rien. La seule raison pour laquelle ça a marché l'autre jour, c'est à cause de la présence de Draco.
Draco ? Pourquoi Draco ?
Elle s'approcha d'un pas. Je brandis mon couteau.
-Tout doux Harry ! Je me suis insinuée dans tes pensées pour te guider jusqu'à moi. Si j'avais voulu te tuer je t'aurai fait tomber d'un arbre. Tu dois bien savoir qu'à Serpentard les accidents sont préférables aux meurtres…
Je ne relevai pas cette pique.
-Pourquoi ne pas en avoir provoqué un avant dans ce cas? Ca aurait été bien plus simple, et rapide, pour vous.
Harry, tais-toi. Tu creuses ta propre tombe là… La curiosité est vraiment un vilain défaut !
-Parce que cela m'aurait demandé trop d'énergie. De plus, autant de force magique attire l'attention. Particulièrement celle de Draco. Et il te suit partout, même quand tu ne t'en doutes pas. Et puisque ma magie ne fonctionne pas sur lui, alors je me serais moi-même mise en danger.
-La magie ne fonctionne pas sur Draco ? Demandai-je, abasourdi.
-Non. Il est insensible à ses effets. C'est ce qui fait de lui le tueur de sorciers le plus redouté.
Avant que j'aie pu lui en demander davantage, elle poursuivit.
-Mais nous n'avons pas le temps de bavarder. Draco va bientôt être là. Je dois être brève. Harry, je veux que tu me montres ton ventre, et ensuite, je t'offrirai un choix.
-Mon…ventre, dis-je d'un air blanc.
Ouiiii…d'accord, c'est original. Je ne m'y attendais pas en tout cas à celle-là.
-Vous êtes une perverse ?
-Bien sûr que non ! Siffla-t-elle alors que deux petites taches roses coloraient ses joues outrées.
Puis je me souvins : «A-attendez, cette marque sur son nombril… ». Je la regardai, perplexe. Est-ce que c'est ce qu'elle cherchait ?
-Euh…si tu cherches la marque de la dernière fois, j'ai vérifié et elle n'existe pas…
Au diable le vouvoiement, cette sorcière avait tenté de me tuer et elle voulait me déshabiller maintenant, alors on avait passé la barre de la relation familière!
La sorcière eut un mouvement soudain fébrile en avant. Comme si elle voulait elle-même m'arracher ma tunique pour m'examiner. Une perverse j'vous dis!
-Comment ça ? Tu as vérifié ? Elle n'est pas apparue quand tu as projeté ? M'urgea-t-elle.
-Euh…
-J'ai pourtant cru la voir la dernière fois, marmonna-t-elle presque pour elle-même, alors que tu tentais de t'échapper. Mais Draco est arrivé et je n'ai pas eu le temps de vérifier…
-Quand j'ai…projeté.
C'est quoi ça encore ? « Projeté », genre…faire des projets ? Je me vois bien dormir dans un lit, si c'est ce qu'elle veut dire...
-Oui Harry, me lança-t-elle d'un air exaspéré, quand tu as utilisé ta magie !
-Quelle magie ?
-Ne joue pas les idiots Harry! Tu as utilisé tes pouvoirs au moins deux fois depuis ton arrivé au château !
-Q-quoi ?
-C'est d'ailleurs le sujet du choix que je te propose.
-Quel choix ? J'ai tout ce dont je désire ici : un travail stable et sans danger, un bel uniforme, et un patron charmant, lui rétorquai-je, sarcastique.
-Je t'offre l'asile à Griffondor, me dit-elle, piquée au vif. Pour que tu puisses apprendre à maîtriser et à utiliser tes pouvoirs. Et bien plus, même, si tu as bien la Marque.
-Mais de quelle marque vous parlez à la fin ?! Je vous dis que je n'ai rien sur le ventre !
La tête me tournait. Moi, sorcier ? Avec des…des pouvoirs ? Elle devait parler de mon instinct de survie, de cet étrange bourdonnement qui surgissait de ma gorge.
Je restai cloué sur place, c'était comme si l'on venait de m'annoncer que j'avais une maladie foudroyante et que dans deux semaines je serai six pieds sous terre... J'aurai presque préféré d'ailleurs, ça m'aurait permis d'échapper à Draco. Car à la minute où il apprendra que je suis un sorcier, il… je frissonnai et fus atteint d'un haut le cœur.
-Justement, c'est ce que j'aimerai vérifier. Mais pour cela il faut que tu me laisses t'examiner.
Hagard, je hochai la tête. Je savais qu'elle ne me demandait que par gentillesse : elle n'aurait aucun mal à simplement m'immobiliser. Le regard fiévreux, elle s'approcha et tendit une main tremblante vers mon ventre. Le souffle court elle me demanda de soulever ma tunique, je m'exécutai.
-Vous voyez ? Lui dis-je d'un air triomphant et carrément soulagé, pas de marque !
-Pas encore, me rétorqua-t-elle. C'est une marque magique, elle n'apparaît que lorsque l'on utilise la sorcellerie sur le corps du porteur. En l'occurrence lorsque toi tu utilises la magie ou que tu lances un sort…ou si moi je te lance un sort de décèlement.
Elle posa sa paume droite sur mon ventre et ferma les yeux. Et se mit à psalmodier des paroles étranges. Je la regardai faire, fasciné. Une chaleur se déclara sur ma peau au niveau de mon nombril et je baissai les yeux.
Ce fut le choc.
Sous sa paume, autour de mon nombril, des arabesques noires apparaissaient. Elles encerclaient mon nombril, et s'étendaient sur le périmètre d'une main environ. J'entendis un hoquet choqué et la sorcière retira précipitamment sa main. La chaleur perdura un moment, de même que l'espèce de tatouage. Puis, tous les deux disparurent petit à petit, jusqu'à laisser mon ventre vierge comme je l'avais toujours connu.
La sorcière et moi avions le regard rivé à l'endroit où les traces avaient disparues. Moi, horrifié et elle… solennelle ?
Elle me fixa dans les yeux un instant et je vis avec surprise que les siens étaient remplis d'eau.
-Oh… mon prince, murmura-t-elle avec une voix cassée avant de laisser tomber son genou droit à terre devant moi et de porter son poing gauche au niveau du cœur, nous pensions que vous étiez mort…
Oh nooon, c'est quoi ce bordel encore ? Geignis-je intérieurement.
Voilà, là je m'éloigne complètement du bouquin ! Haha
Dooonc surprise surprise Harry serait de sang royal ? Hmmm… je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça va encore plus compliquer sa vie tout ça… et oh ! Je me demande comment Draco va le prendre? Enfin… s'il l'apprend un jour bien sûr * sourire angélique *
Je fais un petit "vote" pour les couples de personnages secondaires, j'hésite beaucoup entre la relation des personnages de Ron, Hermione, Théodore Nott et Blaise Zabini!
Et oui darkmoonlady, on peut voter autant de fois qu'on veut! C'est même conseillé si vous voulez que votre couple fétiche soit sélectionné xD
Donc svp choisissez entre ces trois "menus" de couples! Vous préférez (J'ai mis les résultats des votes entre parenthèse) :
MENU 1) du BlaiseThéo et du RonHermione? SOUTENEZ CES PAUVRES COUPLES NÉGLIGÉS ! ^^(28 votes pour) (j'avoue que c'était ces couples-là que je voulais mettre au début…et surprise, surprise ce sont ceux qui plaisent le moins ! O_o j'ai bien fait de faire ce vote alors^^)
MENU 2) du RonBlaise et du HermioneThéo?(63 votes pour) (le favoris pour le moment! )
MENU 3) du RonThéo et du HermioneBlaise?(25 votes pour) (Pas souvent exploité dans les fics d'après ce que j'ai compris…)
Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)
Merci d'avance pour votre coopération, et à la semaine prochaine, comme d'habitude! xD
Ayase
P.S : le nouveau chapitre de Mortellement Vivant arrive dans la soirée ou demain :)
