Hahaha « true blood » j'avoue que je me suis amusée avec ce titre ^^ Mais je trouvais ça approprié comme jeu de mot xD

Je tiens à m'excuser mais je ne pourrai pas répondre à vos reviews pour le chapitre d'avant, pardon pardon pardon ! :S

Je n'ai vraiment pas le temps, d'ailleurs je poste ce chapitre vite-fait et ensuite je dois partir, je n'ai même pas le temps de mettre le chapitre de Mortellement Vivant, que je mettrai…prochainement. *Se cache des jets de pierres* pardoooooon !


Titre : Le Poison d'Irya.

Chapitre : True Blood.

Couple : Draco et Harry ! (Yaoi, donc homophobes s'abstenir…de toute manière qu'est-ce que vous fichez ici ?^^)

Rating: M pour la suite.

Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.

Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !

Warnings : AU et OOC! Je répète : COM-PLÈ-TE-MENT AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K ! En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Vous ne connaissez pas ? Courrez vite le lire !

! En italique sont les pensées des personnages. !


Chapitre 14 :

Je la regardai, horrifié, perdu, confus, abasourdi, stupéfait… Ma tête était vide, pleine, tout se bousculait, mais je n'arrivais pas à saisir quoi que ce soit.

Prince ? Quel prince ? Pourquoi prince ? Mais non pas du tout ! Y'a rien ici, pas de prince, de sorcier, nada ! Juste moi, Harry, goûteur et assassin...Je suis…je suis juste Harry ! Mais qu'elle se relève celle-là, bordel !

-Vous n'êtes pas « juste Harry », mon prince. Souffla la sorcière en se redressant, comme si elle m'avait entendu.

-C'est le cas, affirma-t-elle pendant que je sursautai et la dévisageai.

-Tu entends mes pensées ?

-Je suis désolée mon prince, mais vous êtes tellement terrifiée que vous avez perdu le contrôle, vos pensées s'échappent pratiquement de votre tête.

-Arrête avec ces « mon prince » et « vous » ! M'écriai-je, prêt à m'enfuir de cet endroit de fou.

Elle me sourit avec indulgence.

-D'accord, de toute façon nous n'avons pas beaucoup de temps. Draco ne va pas tarder à sentir que quelque chose ne va pas et il rappliquera, arme à la main.

Je tressaillis. Draco n'aura pas une sorcière à tuer comme il le pensait…mais deux sorciers. Dont un prince. Ouille.

-Raconte-moi tout, lui soufflai-je.

Elle braqua son regard noisette intelligent sur moi.

-J'étais en mission aux abords du château quand, par hasard, j'ai senti ton champ de forces. Il était tellement fort qu'il m'a terrassé. Je t'ai immédiatement cherché…et je t'ai trouvé aux côtés de Draco, comme goûteur. J'ai compris qu'une opération de sauvetage était condamnée d'avance. Draco ne te laissera jamais partir, il ne te quitte même pas d'une semelle !

Elle leva les bras au ciel, exaspérée.

-Bref, je ne pouvais pas me permettre de te laisser vivant alors que tu étais aussi puissant et incontrôlable. Je devais t'éliminer.

-La fête de Poufsouffle, soufflai-je.

Elle hocha la tête, l'air grave.

-C'était la seule ouverture possible, je ne m'attendais pas à ce qu'il te file là-bas aussi.

Mais alors pourquoi avait-elle changé d'avis ? Pourquoi vouloir discuter maintenant et non me tuer ?

-A cause de la marque que j'avais cru apercevoir à la fête. Je devais être sûre… que je ne tuais pas notre prince disparu.

- Ce… truc, sur mon ventre, c'est ça ? Bredouillai-je, à la limite de la crise de panique névrosée.

Son regard brilla.

-Ce n'est pas un vulgaire « truc ». C'est la Marque des Souverains.

Oh non. Non, non, non je n'aime pas ça…

-Souverains comme dans…

-Comme dans Souverain. Roi. Prince. Dauphin. Royauté. Peuple. Couronne. Sceptr…

-Okay, j'ai saisi l'image, soufflai-je d'une voix chevrotante en me passant une main tremblante dans les cheveux.

Mais quel bordel, quelle GALÈRE !

Son ton se fit grave et remplit d'honneur.

-Tu te nommes Harry James Potter. Tu es le fils de feu le roi James Potter et feu son épouse Lily Evans-Potter, régents du territoire de Griffondor. Comme tous les Potter, tu as cette marque pour prouver ton héritage : le trône de Griffondor est à toi et le bien-être de tes sujets est désormais ton devoir. Enfin, rajouta-t-elle après un instant de réflexion, dès que tu seras couronné à Gryffondor.

Okay. Je vais faire une grosse crise d'hyperventilation, je le sens.

Elle me saisit immédiatement le bras et je senti la panique me quitter.

-Ca t'aidera à garder les idées claires, sans paniquer, m'informa-t-elle.

Je me calmai rapidement et la regardai, la gorge soudain serrée.

-Feu… ?

Sa voix se brisa et la tristesse s'abattit sur son visage.

-Ils sont morts assassinés il y a quatorze années de cela, quand tu as eu cinq ans environ. Nous ne savons pas qui les a tués, et nous pensions d'ailleurs qu'il ou elle t'avait réservé le même sort puisque ton corps avait disparu… nous pensions que c'était peut-être pour un rituel de nécromancie ou quelque chose de macabre… Nous t'avons cherché bien sûr, pendant des années et des années, certains continuent d'ailleurs à le faire, tes sujets te sont déjà loyaux et croient farouchement à ton retour mon princ…Harry.

Elle me regarda, soudain interrogatrice.

-Comment ce fait-il que tu sois toujours en vie d'ailleurs?

Oh la bonne question, je me la pose tous les jours celle-là.

-Je…je ne sais pas, répondis-je d'une voix basse, quand j'avais cinq ans j'ai été trouvé errant dans les rues et on m'a amené à l'orphelinat de Tom Jedusort.

-Jeu… du zort ? (Elle fronça les sourcils) Quel nom ridicule.

Je souris, mais le cœur n'y était pas.

-C'est un général du Ministre. Mais moi je devais l'appeler Lord Voldemort.

- Voldemort ? S'écria-t-elle horrifiée, en me faisant sursauter. Non, non, c'est impossible, Voldemort est, Voldemort est mort

-Il l'est, affirmai-je. Je l'ai tué l'année dernière.

-Non Harry, tu ne comprends pas. Il devrait être mort depuis plus longtemps! Ton père l'a tué il y a dix-sept ans de cela !

Nous nous dévisageâmes, perdus tous les deux. Soudain, elle releva la tête.

-Merde, nous avons perdu trop de temps : Draco arrive !

Elle inclina la tête d'un air absorbé, comme si on lui chuchotait à l'oreille.

-Il m'a senti, il te croit en danger. Il ne se cache plus... Il arrive vers nous à toute vitesse. Deux hommes le pistent, mais c'est toi qu'ils croient suivre.

Elle s'arrêta un instant et plissa les lèvres.

-Je peux retarder l'approche des soldats, mais pas celle de Draco.

Elle tourna vers moi son regard vif et grave.

-Il faut que tu viennes avec moi Harry. Il faut que tu apprennes à contrôler tes pouvoirs. Pour le moment c'est le Conseil qui s'occupe de gérer le territoire, évidemment nous ne te demanderons pas tout de suite de régner sur Gryffondor. Mais un jour, tu devras prendre ton héritage et accepter la couronne.

-Non. Articulai-je enfin.

-Pardon ?

Ma réponse l'avait prise au dépourvu.

-Mais Harry…tu as compris ce que je t'ai dit ?

-Parfaitement. Mais si je t'accompagne, je mourrai.

-Tu mourras si tu restes, oui ! Enfin Harry, réfléchis ! Tu imagines ce que Draco te fera quand il apprendra qui tu es ? Pas juste un sorcier surpuissant, non, mais aussi un futur Roi ennemi !

Je grimaçai. Je le savais parfaitement, merci bien.

Mais il y avait le poison d'Irya, qui m'enchainait auprès de Draco.

-Il existe des antidotes, dit-elle.

-Pourrais-tu, s'il te plaît, éviter d'écouter mes pensées ? Lui dis-je d'un air exaspéré.

-Pas le temps pour ça, dit-elle en agitant la main comme si elle chassait une mouche gênante.

-J'ai besoin d'un antidote d'ici demain, c'est possible ?

-Non, admit-elle. Il nous faudrait plus de temps. Nos guérisseurs devront découvrir où se cache le poison, son fonctionnement, et comment le bannir de ton organisme.

Elle pinça les lèvres, furieuse.

-Empoisonner notre prince…quel toupet… imprudent sale petit…
-Donc, je dois rester ici. La coupai-je, pas très à l'aise avec mon nouveau statut royal.

-Ecoute Harry, au moins tu dois savoir ça avant que je ne trouve un moyen pour reprendre contact avec toi : la source de pouvoir que vous appelez « magie » est un champ de force qui entoure le monde, comme une toile. Les esprits de ceux appelés « sorciers » puisent dans ce champ en tirant juste un mince fil de pouvoir. Mais toi, tu es dangereux parce que tu n'as pas le contrôle de tes capacités : chaque fois, sans le savoir, tu puises non pas un fil dans le champ de force, mais toute la toile ! Au fil des années tu vas accumuler tellement de pouvoir dans ton corps que tu risques d'exploser. Etant un Potter tu as pu survivre jusqu'ici parce que ton pouvoir princier est déjà colossal, mais là tu mets ta propre vie, et celle des autres sorciers, en danger.

-Comment ça ?

-Lorsque tu exploseras en mourant, tu vas déchirer la toile magique, et ainsi priver tout ceux dont l'esprit est relié à elle, de vie…Tu tueras tous les sorciers Harry, clarifia-t-elle d'un ton grave.

-Oh, Salazar…

Je vais vomir. Je vais vraiment beaucoup vomir.

-Abstiens-toi je te prie, soupira-t-elle. Il faut te former rapidement car bientôt tu seras trop âgé pour apprendre à te contrôler… et il faudra t'éliminer. Ce qui n'est même pas envisageable.

-Combien de temps me reste-t-il ? Lui demandai-je, la bouche sèche.

-Un an, peut-être plus, si tu réussis à te stabiliser. Passé ce délai, nous devrons venir te chercher par la force.

-Je croyais que vous alliez me tuer ?

Elle me regarda comme si j'étais fou... ou complètement crétin.

-Harry, tu es notre prince ! Le fils de nos souverains bien-aimés ! Plutôt partir en guerre contre Serpentard que de te voir mourir ! Et ce n'est pas que mon avis, lorsque je leur parlerai de toi, le pays tout entier sera en fête et se précipitera à tes côtés.

Je la regardai, dubitatif. D'après ce que je savais, les souverains étaient despotes, méchants, et faisaient la ruine et la souffrance des peuples.

-Pas les Potter ! S'horrifia-t-elle. Comment peux-tu comparer cet horrible roi de Serpentard à James et Lily ?

Sa voix se fit plus douce et elle me prit la main.

-Tes parents étaient adorés de tous, Harry. Ils étaient gentils, justes, et les protecteurs infaillibles du peuple. Avec eux il n'y avait pas de famine, pas d'injustice ou de douleur. Lorsqu'ils sont morts…(sa voix se brisa). Nous les pleurons encore, mon prince.

Ma vue se brouilla de larmes alors qu'un torrent d'émotions me serrait ma poitrine. Puis, tout disparut d'un coup. La sorcière me fit un sourire contrit en relâchant ma main.

-Désolée, c'est encore moi. Il faut que vou…tu restes concentré, Harry.

-Mais Draco…

-Oui. Il va poser problème celui-là, d'ailleurs il se rapproche de plus en plus.

Elle claqua de la langue avec exaspération.

-Laisse-moi un an. Un an pour trouver l'antidote et réussir à m'échapper de Serpentard.

-Je crois que c'est mieux en effet, dit-elle après trois secondes de réflexion. Je n'apprendrai ton existence qu'aux Fondateurs et au Conseil, pour éviter que les espions de Draco n'apprennent qui tu es. Mais en temps voulu, tu ne seras pas seul. Nous t'aiderons.

Je la regardais, elle me fixait, ses yeux brillant d'émotions et d'intelligence.

-Merci, lui dis-je doucement.

Elle me sourit, d'un sourire franc et sincère.

-Oh ! Et… elle se grata la nuque, soudain gênée, je suis désolée d'avoir…tu sais. Essayer de te tuer.

-Oh c'est rien. J'ai l'habitude, t'inquiète. En fait quand je n'ai pas de menaces mortelles qui pèsent sur moi je suis complètement paumé.

La sorcière laissa échapper un ricanement… et je me mis à pouffer. Nous ne tardâmes pas à rire aux éclats. Un sentiment de bien-être m'envahit. Etait-ce le mien…ou le sien ?

Cessant de rire subitement, la sorcière inclina la tête et tendit l'oreille.

-Draco est là. Je dois partir.

-Va vite avant qu'il ne te coupe la tête!

-Fais attention à toi, mon prince !

-C'est Harry, criai-je, excédé, alors qu'elle disparaissait dans la forêt en riant.

Je me figeai et me tapais le front. Quelle tête en l'air : je n'avais même pas pensé à lui demander son nom !

« Hermione », murmura une voix dans ma tête « Hermione Granger, à jamais à tes côtés. »

Puis cette voix disparut à son tour.


Avant d'affronter Draco et mes deux autres poursuivants, j'avais besoin de réfléchir. La magie d'Hermione était toujours en place : au lieu de paniquer et d'être submergé par toutes les nouvelles que je venais d'apprendre, j'étais calme et réfléchis.

Je ressortis ma corde, mon grappin et me mit en quête d'un gros arbre.

Lorsque j'aperçu un nouveau chemin forestier, je choisis un poste d'observation confortable et m'installai sur une branche pour réfléchir. Je pris la précaution de m'arrimer au tronc : je ne savais pas combien de temps sa magie allait m'empêcher de faire une crise.

Bien, résumons, me dis-je.

Hermione m'avait apprit que j'étais un sorcier. Ce que j'avais toujours appelé instinct de survie ou bourdonnement étaient donc ma magie. Trop puissante d'ailleurs, car je risquai de faire un génocide involontairement. Il fallait que je me surveille.

Il fallait que je m'efforce de maîtriser mon pouvoir, de le réprimer, de le dissimuler…sous peine de mort. Mais comment je m'y prends ?

...Le plus efficace serait d'éviter les situations dangereuses, me répondit une petite voix sarcastique dans ma tê ricanâmes de concert : pas la peine de se faire des illusions, j'attire les ennuis comme une merde, des mouches. Après avoir eu mes parents assassiné, être torturé par mon protecteur, empoisonné par mon patron, j'étais maintenant affligé de pouvoir magique et d'un trône ennemi à gouverner… De mieux en mieux tout ça! C'est quoi la prochaine étape ?

Je me ressaisis, le sarcasme ne m'aiderait en rien. Je devais me concentrer sur le présent : Draco n'allait pas tarder à arriver et à demander des explications sur ce qu'il s'était passé entre moi et Hermione.

Je lui préparai donc un mensonge plausible.


A peine deux minutes plus tard, un léger bruissement de feuilles au-dessus de ma branche me prévint de son arrivée. Je levai les yeux. Comme un serpent, il déroula ses membres et se laissa tomber sans un bruit sur ma branche.

Eh beh…les tenues de camouflages font fureur aujourd'hui !

Celle de Draco était une combinaison ajustée, avec une capuche qui couvrait ses cheveux blonds et sa nuque. Contrastant avec son visage barbouillé de peinture verte et brune, le gris de ses yeux était plus vif que jamais.

Je baissai les yeux vers ma propre tenue. Les feuilles étaient effilochées et mon uniforme, déchiré. Pour ma prochaine petite escapade je demanderai à Hanna de me faire une combinaison comme Draco. Y'a pas d'raison. C'est de l'abus d'pouvoir, ils sont tous classes, sauf moi. Draco retira sa capuche d'un geste négligeant de la main et j'eus le souffle coupé par sa beauté sauvage. Le grand air lui allait à merveille à ce fauve.

-Tu es incroyable, dit Dracon en secouant la tête, faisant danser ses cheveux blonds au soleil.

-C'est un compliment ou un reproche ? Lui demandai-je prudemment, les yeux rivés sur ses mèches presque blanches.

-Un compliment. J'étais certain que tu donnerais tu fil à retordre aux soldats…mais je ne m'attendais pas à tout ça.

Draco indiqua ma chemise recouverte de feuilles, puis, d'un grand geste, engloba la corde, le grappin, la forêt tout entière.

-Ouh, c'est trop d'honneur. Un compliment du roi des espions, je n'en demandais pas tant ! Le taquinai-je.

-N'est-ce pas ? Et ce n'est pas tout…

Il riva son regard d'acier sur moi.

-Pour couronner le tout, tu es tombé nez à nez avec la sorcière qui voulait te tuer… et tu as survécu. Incroyable, n'est-il pas ?

Ces derniers mots étaient lourdement teintés d'ironie. C'était sans doute sa façon bien à lui de me demander des explications.

Mais j'étais prêt.

-Je ne suis pas sûr de ce qui s'est passé, dis-je. D'un coup, je me suis mis à courir en direction d'une clairière. Elle m'y attendait. Elle a seulement dit qu'en tuant Jedusort, j'avais gâché ses plans. Ensuite, j'ai ressentis une douleur atroce dans tout mon corps.

Je me souvins de la panique qui m'avait envahie avant qu'Hermione ne me calme, et je fis une grimace sincère. Draco sembla convaincu.

Du moins je l'espérais : si jamais il apprenait ce qu'il s'était réellement passé et qui j'étais, il allait me tuer bien avant que mon année de rabais soit terminée. J'avais lancé le nom de Voldemort car je me souvenais que Draco avait envisagé un lien entre sa mort et la présence de la sorcière à Serpentard.

Je pris une profonde inspiration.

-J'ai commencé à réciter la liste des poisons en essayant de repousser la peur. D'un coup, la douleur s'est arrêtée, et la sorcière a dit que vous approchiez. Quand j'ai ouvert les yeux, elle avait disparu.

-Pourquoi ne m'as-tu pas attendu dans la clairière ?

-Parce que je ne savais pas où était la sorcière. Je ne me sentais en sécurité que dans les arbres… et j'étais certain que vous me retrouveriez.

Draco réfléchit à mon explication. Pour dissimuler ma nervosité, je rangeai mes affaires dans mon sac à dos.

Crois-moi par pitié, crois-moi !

Au bout d'un long moment, il sourit.

-Eh bien ! Nous avons donné tort au Ministre. Il était certain que tu te ferais capturer avant le déjeuner. Sirius doit être ravi, il va être intenable pendant un bon moment. Je plains Severus, il n'a pas fini de l'entendre se vanter ! Ri-t-il.

Ouf ! Il m'a cru ! Bravo Harry, tu viens de te découvrir un talent d'acteur ! Soulagé, je souris à mon tour, et décidai de profiter de sa bonne humeur pour l'interroger.

-Pourquoi le Ministre déteste-t-il autant les sorciers ?

Toute trace de gaieté disparut de son visage. Son regard se fit lointain.

-Pour de nombreuses raisons. C'étaient des alliés du roi, des aberrations de la nature qui utilisaient leur pouvoir à des fins purement égoïstes. Ils amassaient les richesses et refusaient de guérir les malades qui ne pouvaient pas payer leurs tarifs exorbitants. Ils s'amusaient à se glisser dans les pensées de chacun et à y semer le chaos. Le Ministre ne veut même plus en entendre parler, même Sirius...

Il se figea et je compris qu'il en avait dit plus que ce qu'il voulait.

-Sirius ?

Il garda la bouche résolument fermée.

-Que vient faire Sirius là-dedans ? Insistai-je.

Mes yeux s'exorbitèrent.

-Ne me dis pas que Sirius est…

-Non, me coupa-t-il, énervé de sa propre erreur. Sirius n'est pas un sorcier. Mais il vient de Gryffondor, comme je te l'ai dit.

Il se tu et je me retenais de lever les yeux au ciel. Il n'allait pas cracher le morceau hein ?

-Et ? Insistai-je.

Il pinça les lèvres et me foudroya du regard. Je lui tins tête.

-Draco, tu en as peut-être trop dit, mais sûrement pas assez pour moi.

Une fois de plus, je ne me rendis pas compte de l'utilisation du tutoiement. Draco soupira et se pinça l'arrête du nez.

-Sirius… Sirius affirme que les sorciers de Gryffondor sont différents.

Mon cœur fit une embardée. Une lueur d'espoir pointa le bout de son nez.

-V-vraiment ?

Il hocha la tête faiblement, sans me regarder.

-Sirius a été… très proche de puissants sorciers de Gryffondor quand il habitait encore là-bas. Et il affirme que c'étaient des gens bien qui aidaient toutes les personnes qu'ils pouvaient. Il dit que le Conseil qui règne sur Gryffondor aujourd'hui est sage et juste. Il a tenté d'expliquer à Severus que les sorciers de Gri-yffondor ont un Code de Conduite de bonne éthique qu'ils appliquent avec attention, mais Sev ne veut rien savoir. Il ne fait pas confiance aux sorciers.

J'avalai ces informations avec voracité. Ce que m'avait dit Hermione était donc la réalité. Un soulagement immense me rempli le cœur. Je n'étais pas un monstre ! Je pouvais utiliser ma magie à bon escient et mon peuple n'était pas rempli de gens mauvais et égoïstes!

-Tu dis que Sirius était proche d'eux, mais proche dans quel sens? Demandais-je, ma curiosité titillée.

-Proche, me dit-il simplement. Si tu veux plus d'explications, demande-lui. Je n'ai pas le droit de t'en parler sans son consentement, c'est de sa vie privée qu'il s'agit, répliqua-t-il d'un ton solennel.

-Je comprends, acquiesçai-je.

Il laissa divaguer son regard sur la forêt devant nous.

-Je suis plus ou moins d'accord avec Sirius d'ailleurs. Bien sûr éliminer les sorciers du roi était une sage décision. Mais il me semble que la nouvelle génération pourrait être recrutée pour servir notre réseau de renseignement. Malheureusement, malgré nos arguments, Severus…

Draco s'interrompit, hésitant visiblement à finir sa phrase.

-Que fait-il, Draco ? Lui demandai-je doucement.

-Il exige que tous ceux qui naissent avec des pouvoirs magiques, même inoffensifs, soient mis à mort.

J'étais au courant des exécutions des espions du Sud et des magiciens de l'époque du roi. Mais l'idée de bébés arrachés aux bras de leur mère me fit frissonner d'horreur. Je portai une main à mon ventre.

-Pauvres enfants, c'est monstrueux…

-Ce n'est pas aussi brutal que tu le crois.

Une expression de tristesse adoucit son regard.

-Leur capacité à puiser dans la source de pouvoir ne se déclare qu'après la puberté, vers l'âge de seize ans. En général, il faut un an de plus avant que quelqu'un d'extérieur à la famille ne s'en rende compte, et ne les dénonce. Ensuite, soit ils s'enfuient à Gryffondor, soit je m'en occupe.

Un poids immense s'abattit sur mes épaules. J'éprouvais des difficultés à respirer, malgré la magie d'Hermione qui m'apaisait encore.

J'avais seize ans quand Voldemort m'avait recruté pour ses expériences.

Peu de temps après, mon instinct de survie s'était manifesté, en réaction aux supplices qu'il m'imposait. Essayait-il de détecter de la magie chez moi ? Mais Hermione m'avait dit qu'étant un Potter, j'avais hérité d'un grand pouvoir, donc il devait déjà le savoir.

« Ton père l'a tué il y a dix-sept ans de cela ! »

La réplique épouvantée d'Hermione me revint en mémoire. Ma gorge se serra. Peut-être avait-il survécu d'une manière ou d'une autre et qu'il avait décidé de se venger. Il a tué mes parents, m'a kidnappé, torturé…

Mais pourquoi tout ce manège ? Pourquoi ne pas m'avoir tué en même temps que mes parents ?

Et puis d'ailleurs, pourquoi mon père avait-il voulu sa mort ?

Etant un Potter et un roi, son pouvoir devait être immense, comment Voldemort a-t-il pu lui échapper ?

Et pourquoi avait-il finit par rejoindre les rangs de Snape, à Serpentard?

Je mis mes bras autour de mon corps, comme pour me protéger.

Je ne comprenais rien. Il fallait que je parle encore à Hermione, elle semblait en savoir long sur cette histoire, vue ses traits déformés par l'horreur. Je me mis à trembler d'appréhension, ce pouvoir et ce…statut, que je venais de me découvrir constituaient une nouvelle menace pour ma vie. Si Draco ou qui que ce soit d'autre les découvraient, j'étais mort. Si quelqu'un se mettait en tête d'empoisonner le Ministre, j'étais mort. Si, une fois son mariage officialisé, Bellatrix se mettait en tête de venger son ex-époux, j'étais mort.

Et si j'échappais à tous ces dangers, il me faudrait encore trouver un moyen de fuir vers Gryffondor, sous peine de déclencher une guerre entre Serpentard et Gryffondor qui voudrait me récupérer pour que je monte sur le trône… Le tout sans me faire capturer, ou tuer par le poison d'Irya.

J'étais sur le point de céder aux larmes lorsque je sentis deux bras puissants me tirer contre un torse chaud.

Alors là, magie ou pas, j'étais à deux doigts de défaillir. Les yeux écarquillés et le cœur menaçant de s'échapper de ma cage thoracique tellement il battait fort, je respirais à grandes bouffées l'odeur suave et musqué des bras de Draco.

Oh, mes aïeux.

-Harry, tu trembles, chuchota-t-il doucement en me maintenant pressé contre lui.

Ah oui ? Harry. Oui Harry, c'est moi. Je crois. Je tremble? Fascinant. Oh Salazar qu'est-ce qu'il sent bon… Inconsciemment je passais mes bras autour de son corps ferme. Je tremblais toujours…mais de quoi ?

-Tu as dû avoir peur, c'est compréhensible.

Il me passa une main apaisante dans les cheveux pendant que l'autre me caressait doucement le dos en cercles.

Oh, .zar…je crois que je vais bientôt avoir un petit problème de pantalon…

-Je suis désolé de ne pas être arrivé plus tôt. Elle me jetait son pouvoir à la figure de partout, j'ai eu du mal à vous localiser. Et quand je suis arrivé, tu avais disparu. J'ai cru que…(Il inspira.)J'allai me lancer à la poursuite de cette sorcière pour la tuer et te chercher lorsque j'ai enfin aperçu tes traces. Dire que j'avais cru qu'elle t'avait… Je suis désolé Harry, soupira-t-il dans mes cheveux, son souffle me caressant la nuque et me donnant la chair de poule.

-Pas… pas 'rave.

Il colla sa joue contre la mienne, toujours en me malaxant le dos et le cuir chevelu…ce qui était très, très agréable soit dit en passant. Malgré nos corps couverts de peinture et de boue je voulais rester ainsi, dans cette position avec Draco toute ma vie. Au diable Gryffondor et son trône, au diable Hermione et cette magie en moi. Au diable le Ministre, Bellatrix, les haricots verts, Millicent et ma vie à chier.

J'étais enfin là où je voulais être. Là où j'appartenais.

-J'ai été si inquiet, quand j'ai senti que tu étais avec elle, puis quand je ne t'ai pas vu dans la clairière… je ne crois pas m'être déjà inquiété comme ça pour quelqu'un dans ma vie… Que m'as-tu fait Harry ?

La même chose que tu me fais Draco.

Je sentis qu'il grimaçait contre ma joue.

-Je n'ai pas aimé ça du tout, alors ne recommence pas, d'accord ?

Je souris faiblement.

-Je vais essayer. Mais tu sais comme j'attire les ennuis alors…

Il émit un grognement.

-Et puis…on s'ennuierait tous les deux sans menace de mort, pas vrai ?

Il rit. Je sentis tout son torse vibrer contre le mien. Wow.

-Une vie tranquille, sans danger, sans adrénaline…c'est vrai que c'est d'un ennui !

-N'est-ce pas ?

Doucement, il se détacha de moi et me regarda dans les yeux.

-Ca va mieux ? Me demanda-t-il en me scrutant de ses yeux perçants.

Non. Je veux encore un câlin!

-Oui, merci.

-Ce fut un plaisir, Harry, me susurra-t-il d'un ton aguicheur.

Le rose me monta aux joues et il sourit, taquin.

Soudain il se redressa et scruta la forêt.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? Lui demandai-je, tout de suite alerte.

-Je viens de la sentir. Elle a utilisé la magie pour communiquer avec quelqu'un.

Oh Hermione… elle avait dû tenter de rentrer en contact avec moi ou quelqu'un de Gryffondor. Mais si c'était moi, avec Draco à côté, elle n'arriverait pas à m'atteindre. Et si c'était Gryffondor Draco risquait de…

-Je l'ai localisé.

Bingo.

-Il faut que j'essaye de l'attraper… Harry ? dit-il en se tournant vers moi.

Je tentai de garder un masque prudent et impassible.

-Oui ?

-Je veux que tu retrouves les deux hommes que tu as vu cet après-midi et que tu te fasses raccompagner par eux jusqu'au château. Ils sont dignes de confiance.

Je le dévisageai. Comment a-t-il su ? Et avec autant de détail… Salazar, cet homme y était ! Il était avec nous trois et aucun de nous n'avait détecté sa présence !

-Je ne veux pas que tu restes seul, continua-t-il, professionnel. Ne parle à personne de ton voyage dans les arbres, ni de la sorcière. Sauf à Severus et Sirius, bien sûr. Tu leur feras un rapport complet.

-Et mon antidote ?

-Severus et Sirius en ont une réserve. Et ne t'inquiète pas pour ta prime. Quand je reviendrai, je veillerai à ce que tu la touches, même si Sirius va sûrement s'en occuper. Tu l'as largement méritée.

Il tourna vivement la tête vers la forêt.

-Elle essaie encore, murmura-t-il, qu'a-t-elle de si urgent à dire ?

-Attends Draco ! M'exclamais-je, agité.

Je tentais de donner un peu de temps à Hermione avant que Draco ne s'élance à sa poursuite, mais je n'avais pas d'idée. Il tourna son regard impatient vers moi et je me creusais les méninges à toute vitesse.

-Euh…je… co-comment vais-je retrouver les deux autres ?

Bon. Pas terrible vu qu'il va te prendre pour un gros crétin, mais c'est mieux que rien on va dire.

-Suis la route.

Ah. Bah c'était court ça. Merde…

-Mais je… il fait presque complètement nuit, je ne suis pas un professionnel comme toi…

Il indiqua la direction nord.

-Je les ai semés juste avant de te retrouver. Ils se dirigeaient vers le sud-ouest. Ils auront sans doute pris ce chemin. C'est ce qu'il y a de mieux à faire, tactiquement parlant.

Sur ce, Draco me tourna le dos, déploya ses muscles et disparu entre les cimes des arbres…sans que je n'ai eu le temps de trouver autre chose à dire.

Hermione je t'en pris, fais attention…

Mais je ne pouvais rien faire pour l'aider, juste prier pour ne pas qu'elle se fasse attraper.

Je descendis de l'arbre et me mit en route, faisant craquer les branches et crisser les cailloux du sentier, exprès. La pénombre estompait les couleurs des arbres : l'obscurité s'installait. Un malaise s'empara de moi. Le moindre bruissement me faisait sursauter et je me surpris à regarder par-dessus mon épaule nerveusement, regrettant les bras chauds et réconfortants de Draco…

Un cri déchira l'air. Avant que j'aie pu réagir, une grande silhouette sombre se rua sur moi et me plaqua à terre.


Pfiouuuu que de révélations …

Et je me demande qui vient d'attaquer Harry ?


Eeeet…l'habituel relou petit "vote" pour les couples de personnages secondaires ^^ Vous êtes invité à continuer de voter pour vos couples favoris si vous le souhaitez.

MENU 1) du BlaiseThéo et du RonHermione? (34 votes pour)

MENU 2) du RonBlaise et du HermioneThéo?(68 votes pour)

MENU 3) du RonThéo et du HermioneBlaise?(30 votes pour)

Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)

Merci d'avance pour votre coopération! xD

Ayase