Pfiouuuu ! Ça y est j'ai du temps pour poster ce chapitre ! J'ai l'impression que ça fait un bail ! O_o

Je ne vous fait pas attendre plus longtemps, je poste ce chapitre et je réponds à vos reviews juste après !

Merci de votre soutien infaillible je vous aime tous à la fouulliiie ! ;D


Titre : Le Poison d'Irya.

Chapitre : Partenaires ?

Couple : Draco et Harry ! Severus et Sirius… et les prochains couples qui arriveront en fonction du vote.

Rating: M pour la suite.

Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.

Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !

Warnings : AU et OOC! Je répète : COM-PLÈ-TE-MENT AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K ! En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Vous ne connaissez pas ? Courrez vite le lire !

! En italique sont les pensées des personnages. !


Chapitre 15 :

-J'l'ai eu ! Fanfaronna l'homme tranquillement installé sur mon dos.

Vas-y mon gars, pette mes vertèbres, j'te dirai rien.

Le visage écrasé contre le sol, la bouche pleine de terre (oui, je suis le roi du confort, je sais), je reconnus la voix rugueuse. Elle appartenait à l'un des deux hommes que j'avais aperçus un peu plus tôt. Il ramena mes bras derrière mon dos. Je sentis la morsure du métal froid, puis entendis le cliquètement des menottes. Je me revis dans le donjon du Ministre, attaché dans la crasse et la terreur et je dus ravaler ma panique. Ce n'était qu'un exercice, ces hommes n'allaient pas m'emprisonner. Je pris une petite inspiration discrète pour me calmer les nerfs.

-Tu n'exagères pas un peu Blaise ? Demanda son compagnon.

-Perchonnellement chtrouve que chi Blaich… marmonnai-je la tête toujours enfouie dans la boue.

-On t'a pas sonné toi, grommela ledit Blaise d'un air grincheux.

Blaise se redressa et me traina debout. Dans la pénombre je vis un bel homme grand, avec de gros muscles qui tendaient sa tenue de camouflage…un métis. Ses cheveux noirs étaient tirés en arrière pour ne pas gêner son regard lumineux.

-Nous en avons trop bavé pour le retrouver, grommela-t-il à l'encontre de son compagnon. J'ai vraiment pas envie qu'il nous file entre les doigts…on aurait l'air fin tiens !

L'autre type était a peu près à la même taille, mais beaucoup plus mince. Il avait des cheveux foncés mi- longs et bouclés. Et à part le noir de son iris, ses yeux semblaient incolores.

Menotté au beau milieu de la forêt obscure, en compagnie de deux inconnus, je n'avais qu'un désir : fuir. J'avais beau me répéter qu'il s'agissait de soldats du Ministre et que Draco m'avait dit qu'ils étaient « dignes de confiance », je ne parvenais pas à calmer les battements afollés de mon cœur.

-Tu nous as mis dans un sacré pétrin, grommela de nouveau Blaise. On va tous être réaffectés à cause de toi…

Bien fait pour leur poire.

-Ça ne peut pas être si grave que ça, c'est juste un exercice, tentai-je de l'apaiser pour ne pas qu'il se mette à me tabasser en représailles.

Il me lança un regard catastrophé et chuchota :

-Que tu crois ! A cause de toi on va se retrouver à récurer les latrines…oh beurk.

Son beau visage se tordit dans une grimace grossière et je me surpris à pouffer tellement la remarque était inattendue.

-Ah…okay, là par contre je compatis.

-N'est-ce pas !

L'autre leva les yeux au ciel.

-Arrête d'exagérer Blaise. On ne risque pas de récurer les latrines, nous, puisqu'on l'a retrouvé.

Il s'approcha de moi et m'examina, stupéfait.

-Regarde un peu son camouflage maison! Personne ne s'attendait à ça.

Hin hin, fanfaronnai-je intérieurement.

-Ouais, pas étonnant qu'on ait eu du mal à le repérer, soupira Blaise.

-Le capitaine va être fou quand il le verra…marmonna l'autre.

-Votre capitaine est rentré au château ? Demandai-je.

J'espérais les engager dans cette même direction par un diabolique plan de manipulation genre je-leur-souffle-le-truc-mais-à-la-fin-ils-sont-per suadés-que-c'était-leur-idée.

Trop. Fort.

-Non. Il est sur une piste plus au sud-ouest. Nous devons le rejoindre pour faire notre rapport.

Ou pas.

Harry, mon pauvre, t'as vraiment aucun don pour l'espionnage ou les guerres psychologiques, en fait c'est toi qui devrais récurer les latrines …

Je soupirai. J'avais envie de rentrer aussi vite que possible, tous les événements de la journée me faisaient planer, comme si j'étais dans un monde parallèle, et je sentais mes forces me quitter de plus en plus.

-Et si tu envoyais ton copain Blaise faire le rapport, pendant que toi et moi rentrerions à la maison ? Tentais-je mine de rien.

Autant tout essayer.

-Hey ! Geignis le métis. Pourquoi moi ? J'ai l'air d'un hibou postal ?

-Ben maintenant que tu le dis…

-Quoi !

Haha la tronche !

-Désolé, mais nous n'avons pas le droit de nous séparer, l'ignora le mince. Interdit par le règlement.

Ah, les soldats

-Euh…, commença Blaise en me dévisageant.

-Harry, lui dis-je.

-Pourquoi es-tu si pressé de rentrer au château ?

-J'ai peur du noir.

Je sursautais alors que les deux soldats éclatèrent de rire brusquement. Je n'avais pas particulièrement essayé d'être drôle, mais bon.

-J'ai du mal à le croire. Blaise, voyons, enlève-lui les menottes. Il ne va pas s'enfuir, ce n'est pas le but de l'exercice.

-Ah ! Enfin quelqu'un de censé ! Soupirai-je.

Blaise semblait hésiter.

-Tu as ma parole Blaise. Si tu me détaches, je serai sage. Et je ne te ferais pas manger de la terre par vengeance pour tout à l'heure.

Le métis éclata de rire et me lança un regard pétillant.

-J'aimerais te voir essayer blanc-bec, chantonna-t-il, je t'enverrai au tapis en moins de deux !

-Je ne suis pas si facile à battre ! M'insurgeai-je.

…En fait si. Mais chut.

Il me fit le sourire de celui-à-qui-on-ne-le-fait-pas et m'enleva les menottes.

-Merci, soufflai-je en essuyant mon visage couvert de terre.

-De rien, c'était assez marrant en fait, rigola-t-il en me regardant faire.

-Pour les menottes, Blaise. Le plaquage, je m'en serais bien passé.

Blaise eut un faux air choqué.

-Mais alors, y'aurait plus rien d'drôle !

Je grognai et il ricana. L'autre nous regardait avec un air entre l'exaspération et l'amusement.

-Ne commence pas avec lui, me prévient-il, il va être intenable après. Pire qu'un gosse.

Blaise tendit le doigt vers son coéquipier.

-Alors Harry, le gros rabat-joie que tu vois là se nomme Théodore Nott. Et moi, c'est Blaise Zabini, mais tu peux m'appeler Votre Majesté, pas besoin de formalité entre nous.

-Tais-toi donc crétin, soupira le dénommé Théodore en lui claquant l'arrière de la tête.

Puis il plongea son regard transparent dans le mien.

-Tout le monde m'appelle Théo, Harry, me sourit-il.

Théo me tendit la main pendant que Blaise me souriait, une main sur l'épaule de son ami. Je fus honoré : ça signifiait qu'ils me respectaient. Je lui serrai la main puis nous nous dirigeâmes tous les trois vers le sud-ouest.


Le retour au château fut presque comique. En tout cas je me serrai marré comme une baleine si mes muscles raides et douloureux n'avaient pas protesté à chaque pas et que ma tête ne carburait pas à cent à l'heure avec tout ce que j'avais appris un peu plus tôt.

Lorsque nous rattrapâmes (enfin) le capitaine Lockhart, supérieur de Blaise et Théo, ce dernier se montra extrêmement mécontent. Je me souvins avoir entendu que c'était un narcissique qui s'aimait plus que tout et qui se prenait pour le meilleur soldat au monde. Je souris. Je lui avais bien rabattu son caquet.

-Tiens, tiens… regardez ce que nos deux amoureux ont ramenés, dit-il d'un ton acerbe.

De grosses gouttelettes de sueur perlaient de son brushing autrefois parfait… maintenant complètement foutu, et imprégnaient son col.

-Je suis censé avoir les meilleurs éclaireurs de la garde du Ministre ! S'écria-t-il à l'intention de Blaise et Théo. Peut-être pouvez vous m'éclairer quant à la procédure qui vous a permis de retrouver ce merdeux au bout de dix-sept heures…

Oulala quel mauvais caractère ! Je me demandai si c'était son attitude grincheuse – lisez haineuse - face à la défaite qui l'avait empêché de monter en grade…ou s'il était simplement mauvais.

(Je penchais sur le « mauvais », vu qu'il n'avait pas réussi à attraper un simple « merdeux » comme il dit…)

Le capitaine continua de s'époumoner. Même dans l'obscurité je voyais son visage de « tombeur» s'empourprer.

Faisant abstraction de ses vociférations ennuyeuses, j'étudiai les membres de son unité. Certains, clairement du côté du capitaine, arboraient des sourires mauvais. D'autres semblaient fatigués, ennuyés ou résignés. Je les soupçonnai d'être habitué à ce genre de crise, les pauvres. L'un deux, un espèce de monstre poilu à l'air bestial, me fixait avec une intensité gênante. Quand je croisai son regard il m'envoya un baiser (j'eus un haut le cœur), puis tourna ses yeux vers le capitaine.

-Greyback, passe les menottes à ce merdeux, dit Lockhart. Apparemment, nos deux héros se fichent des procédures réglementaires.

Le dégueu poilu, puisque c'était lui, décrocha une paire de menottes de sa ceinture et s'approcha. Je cherchai une échappatoire autour de moi. La promesse faite à Blaise ne tenait plus. Plutôt affronter la forêt en pleine nuit que de laisser ce Cro-Magnon me passer les menottes ! Théo dut lire dans mes pensées, car il posa une main apaisante sur mon épaule.

-Nous avons sa parole, capitaine, qu'il ne tentera pas de s'enfuir.

-Comme s'il avait une parole ! Cracha Lockhart.

Salazar que je n'aimais pas ce type.

-Il a promis, répéta Théo.

Un grognement menaçant, comme celui d'un chien énorme, s'était insinué dans sa voix.

Je fus surpris qu'un homme de sa carrure ait une présence aussi imposante.

-Nous nous portons garant de lui, capitaine, insista Blaise.

A contrecoeur, Lockhart accepta de passer outre la procédure habituelle, puis fit pleuvoir sa rage sur les autres soldats de son unité.

Bientôt, nous nous dirigions vers le château en formation serrée.

Tel un trophée de guerre, j'étais coincé entre Blaise et Théo. Théo m'expliqua le capitaine était à bout de nerf, après cette longue journée de recherches infructueuses. Je le trouvai bien clément.

-Il n'est pas ravi, non plus, que ce soit nous qui t'ayons retrouvé. Il ne nous avait pas recrutés, c'est Draco qui nous a affectés à son équipe.

-L'est intelligent c'mec-là, dit Blaise en me faisant un clin d'œil complice.

L'humeur de Lockhart se gâta encore lorsque l'équipe des chiens nous rattrapa. Le chaos s'installa, tandis qu'hommes et bêtes convergeaient dans tous les sens sous des aboiements assourdissant.

La tronche que tirait Lockhart était la partie la plus drôle.

En voyant la horde se ruer sur moi, je fus pris de panique, mais au lieu de m'attaquer, les chiens remuèrent frénétiquement la queue et me léchèrent, fous de joie. Je ne pus m'empêcher de sourire et leur caressais les oreilles jusqu'à ce que Lockhart imposât le retour à l'ordre par des hurlements.

Seamus siffla et les chiens se rassemblèrent immédiatement autour de lui, silencieux et disciplinés.

J'en fus impressionné. Et carrément envieux.


Il était plus de minuit lorsque nous arrivâmes au château. Et laissez-moi vous dire que j'étais sur les rotules, quelque chose de bien !

La porte du Ministre était ouverte et son bureau, éclairé. Les deux soldats de garde arboraient des sourires amusés mais ne dirent pas un mot. L'air résigné, Lockhart et la femme capitaine chargée de l'équipe avec les chiens entrèrent pour faire leur rapport. Quant à moi, je m'écroulai sur une chaise. Je n'arriverais peut-être pas à en ressortir mais c'était un risque à prendre.

On me secoua pour me faire savoir que c'était à moi d'entrer. Je regardai autour de moi, tout le monde était parti, j'étais le dernier à passer devant l'intimidant Ministre irrité. Je me demandais ce qu'il leur avait dit…

Je me tins devant son bureau. Sirius arborait un sourire de matou qui a attrapé une souris et le Ministre était aussi calme et impassible que d'habitude…sans compter le tic qui agitait son œil droit.

Aïe aïe aïe.

-Faites votre rapport, me dit-il.

Sirius, n'y tenant plus, laissa éclater sa joie.

-Hahaha je te l'avais dit ! Quelle heure il est Servillus ? Hein ? Quelle heure ? .MI-NUIT ! Chantonna-t-il alors que le Ministre soupirait et se massait les tempes. Il a tenu touuuute la journée ! Je le savais ! Je le savais ! Bravo Harry, qu'est-ce que je me suis marré aujourd'hui! Un peu plus à chaque heure qui passait ! Severus, tu as perdu ton pari, il lui fit un sourire de renard et tendit la main, raboule le fric vieux rabougri !

Snape grogna un « plus tard » alors que je souriais faiblement, trop fatigué pour réagir.

Voulant rentrer me coucher, je leur décrivis les événements de la journée, y compris ce qu'il s'était passé avec la sorcière. Je m'en tins évidemment à la version que j'avais élaborée pour Draco. Je terminai par la tentative de communication qui avait permis à Draco de la localiser et dis qu'il était parti à sa recherche en m'ordonnant de revenir au château.

-Donc, Blaise et Théo ne t'ont pas vraiment capturé ?

-Non.

Sirius, extatique, se tourna vers son époux, les yeux brillants.

-Ils ne l'ont pas capturé, Sev.

-J'ai entendu, soupira son mari.

-Dooonc s'il l'avait voulu, il aurait pu faire durer l'exercice encore plus longtemps !

-Je ne crois pas, l'interrompis-je, je suis vraiment à bout de force. Je me serais évanoui ou endormi, ou j'aurais baissé ma garde et on m'aurait rattrapé.

-Les chiens ou les soldats ? Me demanda le Ministre, intéressé.

-Blaise et Théo, sans aucun doute, dis-je en haussant les épaules. Ce sont les seuls à ne pas s'être complètement trompés. Ils sont passés juste en-dessous d'un arbre où j'étais caché et ils ont été assez habiles pour filer Draco pendant un certain temps.

Le Ministre et Sirius se turent un instant. Sirius avait les yeux brillants et semblaient planifier quelque chose alors que Snape avait son regard sombre perdu dans le vague. Il finit par se tourner vers moi.

-Je vous ai sous-estimé. Vous avez bien fait foirer l'exercice, mais non pas par votre mort, comme je l'imaginais, mais par votre agilité. Nous allons devoir nous plonger plus sérieusement sur ce genre de situation, il ne faudrait pas qu'un réel fugitif arrive à s'échapper. Et puis cette sorcière en liberté…

Sirius se pencha vers moi comme pour comploter et se couvrit la moitié de la bouche en chuchotant bien fort :

-C'est sa manière bien à lui de te féliciter.

Je souris et inclina la tête.

-J'en suis honoré.

Sirius haussa les sourcils.

-Tu es bien docile ce soir…

-Je suis exténué, je tiens à peine debout.

Le Ministre et Sirius baissèrent les yeux sur mes jambes tremblantes et me congédièrent immédiatement. Sirius me prit quand même dans ses bras et me félicita. Avant de partir je lui lançais un coup d'œil complice.

-Heureusement que j'ai trouvé cette colle par le plus grand des hasards, elle m'a été d'une aide précieuse...

Son sourire éclatant m'éblouissait encore quand j'arrivais aux bains.


Je me prélassais dans l'eau chaude, étirant mes muscles endoloris pour les détendre. Espérant dissoudre la colle qui imprégnait mes cheveux, je penchai la tête en arrière. Un doux bruit de clapotis me berçait.

De grosses mains agrippèrent mes épaules. Je me réveillai en sursaut, l'eau s'engouffra dans mes narines et ma bouche. Pris de panique, je repoussai mon agresseur. Il me lâcha un instant et je coulai. D'instinct, je m'agrippai aux bras tendus vers moi. Avant que j'aie pu maudire ma stupidité, je fus tiré hors du bain et brutalement déposé sur le sol froid.

Je me levai d'un bon, prêt à riposter…et me retrouvai face à Millicent, qui arborait un air de profond dégoût. Frissonnant, je repoussai mes cheveux mouillés de mes yeux.

-Non mais qu'est-ce que tu croyais faire sale mégère? Hurlai-je.

-Sauver ta misérable vie pauvre merde, grogna-t-elle.

-Quoi ?

-Ne crois pas que ça me fasse plaisir, loin de là…franchement j'aurais été ravie que tu te noies. Mais le Ministre m'a ordonné de retrouver et de me mettre à ta disposition.

Millicent prit une serviette et me la lança d'un air furieux.

-Draco, Sirius et le Ministre sont persuadés que tu es une lumière…mais faut franchement être con pour s'endormir dans un bassin d'eau profonde !

Me rappelant les conseils d'Hanna, j'essayai de trouver une réplique acerbe, mais en vain. Mon cerveau s'était mis en mode pause avec tout ce qu'il m'était arrivé et l'idée que Millicent venait de me sauver était tellement improbable que je n'arrivais pas à l'accepter.

La gouvernante eut un petit rire méchant.

-Je t'ai sauvé la vie, sal rat. A ma place, d'autres auraient pensé que ça ne relevait pas de leur fonction. N'oublie jamais ça.

Elle pivota sur ses talons pour repartir…ses jupes s'enroulèrent autour de ses jambes et elle manqua de se casser la figure.

Je ricanai.

-Tu as loupé ta sortie théâtrale, ô Sauveuse Merveilleuse.

Elle me fit un geste grossier du doigt et se retira… prudemment.

Je ne ressentais aucune gratitude envers elle : elle n'avait de cesse de martyriser, elle m'avait laissé croupir dans mon vomi, elle avait refusé de nettoyer ma chambre, elle avait inscrit un message menaçant dans la poussière…et surtout, elle vendait sûrement des informations sur moi à Bellatrix. De mon point de vue, elle me devait bien un petit sauvetage. Si sauvetage il y avait eu : elle aurait très bien pu m'enfoncer la tête sous l'eau pour me noyer, puis se raviser.

Ce qui était bien plus probable venant d'elle.


Au cours des jours suivants, je m'installai dans une nouvelle routine. Je goûtais les repas du ministre, me rendais à la bibliothèque pour faire des recherches sur des techniques d'évasion, des antidotes et tout ce qui pourrait m'être utile pour ma fuite vers Gryffondor, et enfin je faisais une promenade quotidienne autour du château pour réfléchir.

J'avais décidé de ne pas penser à mon statut royal. C'était une notion floue et complètement irréelle pour moi : j'avais toujours été « personne », un quidam torturé qui devait lutter pour sa survie. Je verrai quand je serai à Gryffondor, si j'y arrive un jour, pour appréhender l'étendu de ce que ça signifiait. Je serai probablement formé ou quelque chose du genre…je n'avais donc pas besoin d'y penser maintenant. Des problèmes plus urgents requerraient mon attention immédiate.

Par exemple : Draco n'était toujours pas revenu. Ça signifiait qu'il était toujours à la poursuite d'Hermione. J'espérais de tout cœur qu'il ne l'attraperait pas.

La veille, la cérémonie de clôture de la Fête de Poufsouffle avait mis fin à une semaine de réjouissances. Ce matin, Greg, qui souffrait visiblement d'une belle gueule de bois, m'avait informé que Bellatrix et sa suite étaient enfin sur le point de partir pour se rendre sur le lieu du mariage. Elle devait franchir le portail Est au milieu de l'après-midi. Je cherchai donc un poste d'observation, pour les voir s'éloigner de mes propres yeux.

Je finis par en trouver un : au milieu d'un groupe de spectateur entre le terrain d'entrainement des militaires et le portail.

Bientôt, je la vis partir, fière sur son cheval et entourée de ses hommes de confiance…minus Dolohov et Avery.

Une main frôla mon bras, je sursautai.

-Bon débarras, dit Théo avec un geste du menton en direction du portail.

C'était la première fois que je le voyais en plein jour. Ses yeux étaient si clairs qu'ils m'avaient semblé incolore dans la pénombre de la forêt.

Blaise et lui se tenaient de l'autre côté de la clôture. Tous deux portaient les chemises sans manches et pantalons courts que les soldats affectionnaient pour l'entrainement. Trempés de sueur, maculés de poussière, ils arboraient des coupures et contusions toutes fraîches.

Ah, la belle vie paisible des soldats…

-J'parie qu'ils ne vont pas te manquer, me dit Blaise.

Il reposa son épée d'entraînement sur la clôture et s'essuya le visage sur un pan de sa chemise, révélant une série impressionnante de tablette de chocolat.

-Ça non, c'est clair, lui répondis-je.

Nous restâmes tous les trois dans un silence amical, à regarder le cortège disparaître.

-Nous voulions te remercier Harry, dit Théo.

Je tournai un regard interrogateur vers eux.

-Pourquoi ?

-Sirius nous a promus capitaines. Et le Ministre a dit que tu avais fait un rapport tellement favorable sur nous qu'il nous gardait en tête pour de prochaines missions d'importance.

Surpris que les époux accordent un tel poids à mes déclarations, je gratifiai les deux soldats d'un sourire. Ils m'étaient de plus en plus sympathiques ces deux-là : visiblement dévoués l'un à l'autre, liés par une amitié et une confiance à toute épreuve. Tout ce dont je rêvais.

-Nous sommes maintenant éclaireurs dans le corps d'élite du Ministre, dit Blaise avec satisfaction.

-Nous te devons une fière chandelle, approuva Théo. Si un jour tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas.

Cette offre me donna une idée. Bellatrix était partie, mais même de loin elle restait extrêmement dangereuse. Je tournai deux yeux brillants vers Théo, qui me regarda en clignant des yeux.

-J'aurai justement besoin de votre aide, déclarai-je avec le même sourire de renard que Sirius.

La surprise s'afficha sur le visage des deux hommes. Théo, le premier, reprit contenance.

-Quel genre d'aide ? Demanda-t-il avec méfiance.

-J'ai besoin de pouvoir me défendre. Pouvez-vous…m'apprendre à me battre et à manier une arme ?

Je retins ma respiration. Etait-ce trop leur demander ? S'ils refusaient, tant pis. J'aurais au moins essayé.

Blaise et Théo échangèrent un regard. Leurs sourcils tressaillirent, leurs têtes s'inclinèrent, leurs lèvres se plissèrent. Fasciné, j'observai cette discussion silencieuse, ils étaient pratiquement comme Snape et Sirius !

-Quel genre d'arme ? demanda Théo.

De nouveau, sa voix était dubitative. Je réfléchis à toute vitesse. Il me fallait une arme peu encombrante, que je pourrais cacher dans mon uniforme.

-Un couteau.

Je savais qu'un jour ou l'autre, je devrais rapporter à Greg celui qu'il m'avait prêté.

Nouvel échange de rictus, mimiques et de haussements d'épaules. Oh le vieux couple…m'amusai-je intérieurement. D'après ce que j'arrivais à déchiffrer Théo semblait plus ou moins d'accord, mais Blaise était visiblement mal à l'aise.

Finalement, je n'y tiens plus.

-Ecoutez, les coupai-je. Je ne vous en voudrais pas si vous refusiez. Je n'ai pas du tout envie de vous créer des ennuis, et je connais les sentiments de Blaise à mon égard. Je crois que ses mots exacts ont été : « c'est un criminel ». Donc, si la réponse est non, ce n'est pas grave, je comprends parfaitement votre point de vue.

Ils me dévisagèrent, interdits.

-Comment sais-tu… , commença Blaise.

-Il nous a entendu dans la forêt, bougre d'imbécile ! interrompit Théo en lui décochant un coup de poing au bras. Ce qui veut dire que nous étions tout près de toi ?

-A cinq ou six mètres.

-Ah !

Je souris, amusé par leurs têtes de gamins qui ont réussit un mauvais coup.

Théo secoua la tête, faisant rebondir ses boucles châtaines.

-C'est plutôt Draco qui nous inquiète, reprit-il.

Comment ça Draco vous inquiète ? Mais vous n'avez pas échangé un mot ! Est-ce qu'il y a un haussement de sourcil avec un pincement de nez qui signifie « Draco » dans votre langage crypté ou quoi ?

-Nous sommes d'accord pour t'entraîner, à condition qu'il ne s'y oppose pas. Entendu ?

-Entendu.

Théo et moi nous serrâmes la main, puis je me tournai vers Blaise. Celui-ci paraissait plongé dans ses pensées.

-Un cran d'arrêt, déclara-t-il abruptement.

Ouiiii, okay mon gars… le rapport ?

-Pardon? Demandai-je poliment pendant qu'il me serrait la main.

-Un cran d'arrêt te serait plus utile qu'un couteau.

-Ah bon ?

-Yep. Tu le sangles à la cuise et tu fais un trou dans ta poche. Si on t'attaque, tu sors ton cran d'arrêt, tu appuies sur le bouton, et tu as une lame de trente centimètres à ta disposition.

Blaise fit une démonstration avec un cran d'arrêt imaginaire. Il poignarda Théo, qui s'étreignit le ventre d'un geste théâtral et s'écroula à terre.

Je ris et hochai la tête vivement.

-Cool ! Ca a l'air parfait Blaise ! Merci.

-Remercie-moi une fois que tu sauras t'en servir, rigola-t-il.

Excité par l'idée d'apprendre à me battre, je demandai, fébrile:

-Quand est-ce qu'on commence ?

Blaise se grata le menton.

-Eh bien…en attendant le retour de Draco, nous pourrions t'apprendre quelques bases d'autodéfense. J'crois pas qu'il trouvera quelque chose à y redire.

-Surtout qu'il pourrait très bien apprendre tout ça rien qu'en observant l'entraînement des soldats, approuva Théo.

Leur décision était prise.

-On commence tout de suite, annoncèrent-ils en coeur.


Au prochain chapitre, une petite surprise vous attend… ;P

(Une surprise trèèèèèès attendue ! mwhahaha)


Eeeet…l'habituel relou petit "vote" pour les couples de personnages secondaires ^^ Vous êtes invité à continuer de voter pour vos couples favoris si vous le souhaitez.

MENU 1) du BlaiseThéo et du RonHermione? (40 votes pour) (ça rattrape, ça rattrape ! ^^)

MENU 2) du RonBlaise et du HermioneThéo?(71 votes pour)

MENU 3) du RonThéo et du HermioneBlaise?(31 votes pour)

Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)

Merci d'avance pour votre coopération! xD

Ayase


P.S : Je vais essayer de mettre la suite de Mortellement Vivant, mon autre fic, le plus rapidement possible, merci de votre patience !