Enfin les vacances ! Enfin…presque ^^ Je ne serai pas disponible pendant 1 semaine, je manquerai donc votre Noël (l'habituel une-fic-le-soir-de-Noël ^^) alors en contre partie : VOICI UN CHAP AVEC *roulement de tambours *…

…VOUS VERREZ BIEN ! Mwhahaha !

Joyeux Noël chers lecteurs ! Que les fêtes vous apportent bonheur et cadeaux (surtout cadeaux hohoho) ! xD

Merci de votre soutien et de votre fidélité et… à l'année prochaine ! xD

Bonne lecture !


Titre : Le Poison d'Irya.

Chapitre : Draco is back.

Couple : Draco et Harry ! Severus et Sirius… et les prochains couples qui arriveront en fonction du vote.

Rating: M pour la suite.

Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.

Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !

Warnings : AU et OOC! Je répète : COM-PLÈ-TE-MENT AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K ! En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Vous ne connaissez pas ? Courrez vite le lire !

! En italique sont les pensées des personnages. !


Chapitre 16 :

Oh la fausse bonne idée.

Voilà ce que je me disais, coincé entre ces deux énormes soldats, telle une souris entre deux gros matous. J'avais une tête de moins que Théo, et Blaise…oh celui-là on n'en parle même pas, je lui arrivais à peine au milieu du torse ! Ca m'apprendra à être ridiculement optimiste. Comment diable pourrais-je me défendre contre un homme (que dis-je, un géant !) de la carrure de Blaise ? Il pouvait m'attraper et me jeter par-dessus son épaule comme un vulgaire sac à patate !

-D'abord, quelques mouvements de base, dit Théo. Avant d'apprendre à manier une arme il faudra que ces gestes deviennent instinctifs. Il vaut mieux se battre à mains nues qu'avec une arme qu'on ne maîtrise pas.

-Pourquoi ? Demandais-je, surpris. Au moins avec une arme, j'ai une chance de blesser mon attaquant, alors qu'à mains nues…je peux toujours le mordre et le griffer mais pas sûr que ça me garde en vie…

Blaise leva les yeux au ciel.

-Mais qui m'a trouvé un idiot pareil ? Soupira-t-il avec théâtre. Un adversaire habile te désarmera aussitôt espèce de crétin ! Grogna-t-il en me tapotant le crane à chaque mot.

Je lui tirai la langue.

-En effet, approuva Théo en hochant la tête pendant que Blaise me faisait la grimace. Ce qui multipliera tes problèmes puisque tu devras contrer son arme et la tienne.

-Capiche, l'minus ? Railla Blaise.

-Oui, merci Théo, répliquai-je en insistant bien sur le prénom du brun en le regardant droit dans les yeux.

Du coin de l'œil je vis Blaise fulminer d'être ainsi ignoré. Hinhin !

-Quels sont tes atouts, Harry ? demanda Théo.

-Quoi ?

-Tes points forts, tes qualités.

-Euhh… je grimpe bien aux arbres ? Hésitais-je.

-Un singe, déclara Blaise avec un regard blanc. On va donner des cours de self-défense à un singe.

-Oh mais tais-toi ! Soupira Théo en lui donnant une tape derrière le crane. Et est-ce que tu cours vite ? C'est toujours utile.

-Hmm… oui ça peut aller. Mais c'est pas extraordinaire non plus.

-Mise à part tes talents de macaque, rien d'autre qui puisse être utile ? Insista Balise en se massant l'arrière du crâne après avoir lancer un regard noir à un Théo impassible.

-Ah ! Je suis souple ! Me rappelais-je. J'ai pas mal pratiqué l'acrobatie.

-Parfait ça ! La coordination et l'agilité sont d'excellentes qualités, dit Théo. Justement, Blaise s'il-te-plaît…

-Oh, mais avec grand plaisir !

Le métis sourit comme un renard, m'attrapa par la taille, et me lança en l'air.

Aaaaaahhhh ! Mes membres se déployèrent, s'agitèrent violemment, puis d'un coup mes réflexes reprirent le dessus. En plein vol (maudit Blaise !) je rentrai le menton, me roulai en boule, fis une culbute et atterris sur mes pieds, chancelant.

-Les acrobates ont un énorme avantage : ils savent retomber sur leurs pieds, expliqua Théo devant ma mine furibonde.

-Voilà, l'minus. De singe, tu passes à chat ! Tu progresses ! Pouffa Blaise en esquivant mon coup de pied rageur.


Blaise et Théo consacrèrent le reste de la leçon à m'apprendre à bloquer les coups de poing, puis les coups de pied. Bientôt une douleur lancinante me broya les muscles de mes avant-bras, les laissant engourdis.

-Aïeuh, gémis-je en boquant un énième coup de poings de Blaise.

-Oooh mon petit chou, on a mal aux bras-bras ? Susurra Blaise en mimant une moue compatissante.

Je lui lançais un coup de poing surprise dans les dents.

-Pas mal Harry, sourit Théo pendant que Blaise se passait la langue sur ses gencives avec une grimace.

-L'encourage pas, toi ! Grogna ce dernier.

-C'est toi qui l'a cherché… ricana Théo en me lançant un clin d'œil.

Soudain, son sourire disparu et il prit une attitude défensive. D'instinct, Blaise fit de même. C'est quelques secondes plus tard que Blaise et moi vîmes ce qui avait énervé Théo : Greyback, le garde de l'unité du capitaine Lockart, approchait. Ses cheveux gras et dégueulasses collaient mollement à son front. Des effluves de transpiration le précédaient. Hmm…un bonheur ce type.

-Qu'est-ce que vous fichez ? demanda-t-il d'un ton bourru.

Ouh mais c'est qu'il pue de la gueule aussi !

-Qu'est-ce que vous fichez, capitaines…, corrigea Blaise. Nous sommes tes supérieurs Greyback. D'ailleurs, tu serais gentil de te mettre au garde-à-vous.

Oui…et de t'éloigner aussi tant que tu y es, monstre poilu et puant !

Greyback fit une grimace méprisante.

-Vous n'allez pas rester capitaines longtemps, si votre chef apprend que vous entraînez un criminel. Lequel d'entre vous a eu la brillante idée d'en faire un tueur encore plus efficace ?

Blaise s'avança, furieux, mais Théo l'arrêta d'une main sur l'épaule. Puis, d'une voix doucement menaçante, il dit :

-Greyback, tout cela ne te regarde en rien. Si tu allais plutôt retrouver ton copain Lockart ? Je l'ai vu prendre le chemin des latrines, il va bientôt avoir besoin de quelqu'un pour lui torcher les fesses. Et s'il y a une chose pour laquelle tu es doué…

Greyback battit en retraite alors que je tentais de cacher mon fou-rire. Quelques mètres plus loin, il se retourna.

-Surveillez vos arrières ! Lança-t-il. Il a la vilaine habitude d'égorger ses bienfaiteurs dans leur sommeil.

Le connard. Je serrai les poings mais décidai qu'un crétin pareil ne méritait pas ma colère. Surtout que je n'étais pas de taille à l'affronter. Je me tournai vers Théo et Blaise pour voir leur réaction après cette dernière pique. Tous les deux suivaient le dos du soldat des yeux avec le regard le plus blanc que je n'ai jamais vu, ils auraient pu avoir un doigt dans le nez en regardant une fourmis se faire écraser par de l'herbe bleue que ça aurait été pareil.

Ils l'observèrent s'éloigner, puis disparaître. Et enfin ils se retournèrent.

-Bien. La leçon est terminée pour aujourd'hui, déclara Théo. C'était un bon début, continua-t-il en jetant un coup d'œil à la mâchoire de Blaise, qui lui tira la langue. On se retrouve demain à l'aube pour la suite.

-Et Greyback ? Demandai-je.

-Oh, t'inquiète pas pour lui, microbe ! Il ne peut rien contre nous.

Blaise haussa les épaules nonchalamment. Comme je lui enviais son assurance et sa force physique ! Personnellement Greyback m'inquiétait un peu, surtout que je ne savais pas pourquoi il me détestait à ce point.

-Le microbe t'emmerde. Et je ne pourrais pas être là à l'aube, je dois goûter le petit-déjeuner du Ministre…

-Juste après l'aube alors, répondit Théo.

-Okay, et on va faire quoi ?

-Courir. (Je fis une grimace sous le regard goguenard de Blaise) Les membres de la garde font des tours de château en courant, tous les matins, pour rester en forme, dit-il.

-Joins-toi à nous. Fais-en cinq au début, puis tu en rajoutes un par jour, jusqu'à ce que tu nous rattrapes.

-Okay. (J'inspirai), et vous en faites combien ?

-Cinquante ! S'exclama Blaise avant d'exploser de rire devant ma mine déconfite.

Oh mes aïeux…


Pendant que je rentrais au château, je me dis que ce petit caprice me coutera plus de temps et d'investissement que ce que j'avais imaginé. J'aurais ainsi moins de temps pour faire mes recherches sur les poisons et les antidotes. Oh et j'avais la magie aussi maintenant ! Il fallait que j'apprenne à la contrôler si je ne voulais pas exploser et ainsi tuer tous les magiciens vivants.

Quelle galère.

Je traînais les pieds, le cœur gros. Pourquoi tout était-il aussi compliqué ? Un mauvais choix, un faux-pas, et hop ! Je risquais la mort.

Après avoir goûté le dîner du Ministre (aujourd'hui Sirius n'était pas présent, à mon grand damne) je le laissais se plonger dans une pile de dossier et m'éclipsais en silence. En marchant je me dis que sans Sirius, le Ministre avait quand même l'air de s'ennuyer ferme. Peut importe combien il pouvait feindre de le trouver exaspérant, leur amour et leur attachement était clairement visible.

Je me demandais si un jour je vivrai une histoire comme celle-ci, tout en me rendant à la bibliothèque. L'image de Draco me vint à l'esprit mais je la chassais immédiatement, cet homme était un tueur qui allait me plonger un couteau dans le cœur dès qu'il découvrirait qui j'étais vraiment. M'attacher à lui était pure folie !

Mon cœur se serra et je m'enfoui dans un fauteuil jusqu'au coucher du soleil, feuilletant des traités de botanique, des livres sur l'art de la survie en forêt et d'autres bouquins qui auraient pu m'être utiles.

Quand je me rendis compte que je m'endormais en bavant, je sortis du fauteuil moelleux et embarqua un livre pour lire dans ma chambre.

Pendant que je marchais vers les appartements de Draco je me mis à réfléchir : devais-je me réinstaller dans mon ancienne chambre, dans l'aile des domestiques ? Depuis le départ de Bellatrix, ma présence chez Draco ne se justifiait plus.

Mais à l'idée de me retrouver seul dans cette chambre minuscule et froide, sans personne avec qui me chamailler et m'entretenir de la meilleure façon d'empoisonner ses ennemis, un grand vide envahit mon cœur. Le même vide que je ressentais, par intermittence, depuis quatre jours. Depuis que Draco était parti.

J'arrivais dans l'appartement : froid, vide, obscur, la solitude s'abattit sur moi aussi violemment que la déception. Draco n'était toujours pas rentré.

Et il me manquait ce salop, avec sa grande gueule et ses cheveux blonds presque blancs. Et ses yeux… ses yeux vifs qui voient tout, qui peuvent me regarder en riant, en se moquant, en me grondant,…avec douceur… RAAAAH !

Je secouai la tête, me morigénant. Draco ne devait pas me manquer ! Il fallait que j'arrête de penser ainsi !

Mieux valait voir les choses sous l'angle de la survie. Je voulais découvrir l'antidote du poison d'Irya : or, feuilleter des livres sur les contrepoisons sous le nez de Draco n'était pas exactement la chose la plus intelligente à faire. Donc. Il fallait que je parte. Et puis de toute manière Draco me jettera surement dehors quand il apprendra que Belllatrix n'est plus là. Comme ça il retrouvera son appartement pépère sans squatteur qui lui pourri son espace vital.

Un choc étouffé me sorti brutalement de mes réflexions. C'était le bruit d'un gros livre s'écrasant sur le sol à l'étage du dessus. Je balayai la pièce du regard puis levai les yeux vers le plafond. La panique commença doucement à s'installer en moi. J'avais cru détecter le bruit d'un livre qui tombe, mais était-il tombé tout seul ? Ou bien était-ce un rôdeur ? Quelqu'un qui se serait glissé dans les pièces du haut et qui attendrait que je m'endorme pour attaquer…peut-être était-ce un soldat de Bellatrix ? Même si elle était partie elle aurait très bien pu laisser un de ses agents derrière elle pour faire le sale boulot pendant qu'elle avait un alibis en béton, genre : « J'étais sur la route ! Très loin du château alors non, non, non, ce n'était pas moi qui ai égorgé ce pauvre, pauvre cher enfant… » Salazar, je pouvais même entendre sa voix nasillarde et faussement atterrée!

Incapable de rester dans le doute, je pris une lanterne et me précipitai vers ma chambre.

Mon sac à dos était posé sur mon bureau. Greg ne m'avait toujours pas réclamé son couteau alors il devait être…

-Aaah te voilà toi… chuchotai-je dans l'obscurité.

Les conseils de Blaise et Théo sur le mauvais usage des armes me revinrent à l'esprit, et même si je savais que c'était sûrement une mauvaise idée de prendre ce couteau, le contact de son manche contre ma paume me rendait plus confiant.

En haut de l'escalier, l'obscurité était profonde. A la lumière de la lanterne, je distinguais un bazar pas possible. Tout en contournant les obstacles, je continuais d'avancer. Certains objets jetaient des ombres inquiétantes sur les murs et plus d'une fois mon cœur s'emballa de frayeur. J'éclairais les coins sombres à la recherche d'une embuscade. Soudain, une étincelle de lumière m'arracha un petit cri (fort masculin, si, si, je vous assure).

Mais fausse alerte : c'était juste un miroir où ma lanterne s'était reflétée. Je soufflais, me traitant d'idiot et continuais ma petite visite. Il y avait un salon et trois chambres dans cette première partie de l'étage, et aucun intrus ne s'y tapissait.

Je continuais dans un autre couloir où des portes ses succédaient. Sur la droite, une belle porte attira mon attention. Elle était magnifiquement sculptée. Je baissais les yeux et vis une fiche couche de poudre blanche par terre. Ca doit être la chambre de Draco. J'avais lu dans un livre que la poudre était destinée à relever les traces de pas, au cas où l'on s'aviserait de pénétrer dans une pièce à l'insu du propriétaire. N'apercevant aucune empreinte, je me tranquillisai un peu. Quoique je me demande bien quel genre de crétin tenterait d'entrer dans la chambre de Draco Malfoy. A part un suicidaire.

Plongé dans mes pensées j'entrais dans la dernière pièce. Il me fallut quelques instants pour comprendre ce que j'avais devant les yeux. A premier abord, la pièce semblait vide. Mais en regardant bien, le sol était tapissé de figurines en pierres grises striées de blanc, les mêmes que celle dans le bureau de Severus et Sirius et qui parsemaient le salon et le bureau de Draco, sur lesquelles je trébuchais depuis un mois et demi. Elles étaient disposées par ordre de grandeur. Tu parles d'un maniaque.

Sur une table au fonds était posé le matériel pour les fabriquer. J'écarquillais les yeux, qui aurait imaginé que Draco soit un artiste sculpteur à ses heures perdues ?

Des éclats rouges attirèrent mon attention. Posant la lanterne sur la table, je ramassai un magnifique petit lion rugissant sur ses pates arrière dont les crocs et les griffes luisaient de petits éclats métalliques. Ce qui avaient attiré mon attention étaient ses yeux : des rubis rouge d'une beauté saisissante. La sculpture me paraissait terminé et les détails étaient si vraisemblables qu'on se serait attendu à ce que ce petit lion pousse un rugissement avant de bondir, toute griffe dehors.

Cette figurine transpirait la force et le charisme. Mais il y avait aussi de la douceur dans ses traits, comme si malgré son attitude féroce, le lion était aussi une adorable boule de poil sur laquelle on pouvait compter et qui adorait les câlins.

Un bruit de pas me fit sursauter. Avant que j'aie pu faire un geste, une grande forme noire se rua sur moi, m'arracha mon couteau et le plaqua contre ma gorge. La peur me suffoqua, et des images dansèrent devant mes yeux : celle des soldats qui m'avaient désarmé et arraché au cadavre de Voldemort, me ruant de coups et d'injures par la même occasion, celle du visage de Bellatrix, déformé par la haine et la rancune, celle de Théo et Blaise, qui me traitaient d'idiot et de borné, celle de Draco…

-Alors Harry, on fouille dans mes affaires ? Chuchota une voix familière et visiblement amusée à mon oreille.

Mes yeux s'écarquillèrent et mon cœur s'emballa pour des raisons totalement différentes de la peur.

-Draco… chuchotai-je en me forçant à me calmer.

Son bras glissa lentement le long de mon cou pour me relâcher, mais son corps était toujours collé à mon flanc. Je levai mon regard vers ses yeux brillants d'amusement et de chaleur.

Draco. C'est Draco.

Draco est enfin de retour.

Me secouant pour me sortir de ma torpeur, mais sans m'éloigner de son corps dont la chaleur traversait nos vêtements, je me forçai à respirer pour former une phrase correcte.

-J'ai entendu un bruit suspect. J'ai dû…

-Hum…, dit Draco en levant son habituel sourcil. Et tu inspectes cet objet pour voir s'il en est responsable, c'est bien ça ?

Du bout du couteau, il indiqua le lion serré dans ma main.

-Eh bien…il pouvait être suspect en effet, bougonnais-je en levant le menton d'un air revêche, refusant d'admettre que je…

-Tu fouines, déclara simplement Draco, un sourire étirant ses lèvres.

Argh ! M'inerve !

-Oui, avouai-je en faisant la moue.

Ses yeux s'assombrirent et sa main libre me saisi le menton, dégageant ma lèvre de mes dents.

-Ne fais pas ça Harry, sinon…

Le rouge me monta au joue en deux secondes et mon cœur rata un battement sous son regard si... si intense. L'atmosphère s'alourdit, comme si de l'électricité crépitait autour de nos deux corps, faisant monter la température.

-Sinon quoi ? Soufflai-je, alors que nos visages se rapprochaient.

-Tu es rentré sans permission dans ma chambre, après avoir fouillé dans mes affaires sans mon consentement …tu mérites une petite punition, non ? Chuchota-t-il d'une voix basse et chaude, son souffle caressant de plus en plus mon visage alors qu'il se rapprochait de moi, tenant toujours mon menton prisonnier de ses doigts fins.

-Je ne te laisserai pas m'embrasser, soufflai-je tout contre sa bouche.

-Ah non ?

-Non…

Ma voix n'était plus qu'un souffle, une caresse…et bientôt je sentis ses lèvres chaudes contre les miennes. Mon esprit se vida et la seule chose que je calculais était ces deux lèvres chaudes contre les miennes. C'était doux, si doux, mais aussi si sensuel, si…Draco-esque.

Je gémis doucement et Draco souffla brusquement par le nez, resserrant sa prise derrière ma tête, collant nos lèvres plus fermement l'une contre l'autre.

Et il commença à bouger. Je crus défaillir. Juste un petit mouvement au début, puis une poussée, une caresse, une prière silencieuse pour que j'ouvre la bouche et que je le laisse entrer en moi, clamer ma bouche, contrôler mon corps, mettre mon cœur au supplice.

Draco savait parfaitement l'effet qu'il avait sur moi. Il savait que je voulais qu'il force sa langue dans ma bouche, qu'il me déclare sien. Mais il savait aussi que je ne céderai pas. Que je n'ouvrirai pas la bouche de mon plein grès. Parce que je voulais qu'il m'écarte les lèvres. Histoire d'avoir une échappatoire plus tard quand j'aurais des comptes à rendre, je pourrais ainsi dire qu'il m'a forcé alors que j'étais figé par la stupeur…

Et moi je savais que ce manipulateur voulais que je m'offre à lui. Délibérément. Sans échappatoire. Sans excuses bidons. Cette fouine voulait que je m'enroule dans un papier cadeau et que je lui susurre de déballer sa surprise…

Alors ce petit baiser se transforma en combat de pourvoir, de contrôle, de celui qui gagnerait ce qu'il avait envie sur l'autre. Nos bouches se taquinaient, nos langues se caressaient érotiquement mais sans entrer dans nos bouches : il fallait d'abord désigner le vainqueur, qui cèderait en premier ?

Je gémis de nouveau, c'était tellement chaud, c'était tellement bon. Je n'avais jamais connu ça. Jamais. C'était du désir à l'état pur. Un combat de luxure, des promesses inassouvies. Je lui caressais la langue et la fit prisonnière entre mes dents, ouvrant mes yeux, je les plantaient dans ceux, dilatés et transpirant la luxure, de Draco. Je le défiai du regard, et je le vis en faire autant. 'Tu n'oseras pas' me criaient-ils.

C'est ce qu'on va voir beau blond.

Tout en serrant délicatement le muscle chaud et mouillé entre mes dents, je descendis doucement, lui caressant la langue de haut en bas, mimant une fellation…épicée. Son souffle s'accéléra et nos regards se battaient autant que nos bouches. Mais je le sentais faiblir, ses doigts se resserrèrent autour de ma tête et sa main lâcha le couteau pour se poser sur mes fesses et les serrer doucement. Je gémis autour de sa langue et j'entendis presque le fil tendu de son self-control se casser en deux.

Il poussa un grognement et me plaqua violemment contre la table, renversant les figurines inachevées qui étaient encore dessus. Sans attendre, il enfouit sa langue profondément dans ma bouche.

Je poussais un cri de victoire intérieur : j'avais gagné ! Il avait cédé en premier!

Sa langue dansa avec la mienne en même temps qu'elle s'appropriait tous les recoins de ma bouche. Je ne me rendis même pas compte que mes gémissements montaient en puissance. Tout ce que je savais c'est que c'était bon. Que c'était bon et que j'avais chaud. Que je brûlais.

Sa main quitta ma tête pour retrouver l'autre, toujours fermement accrochée à mon derrière et qui me le malaxait avec application. Inconsciemment, je poussais un miaulement et écartais les cuisses pour lui permettre de se glisser à l'intérieur. Il colla nos corps brulants ensemble sous mes halètements. Et là…

-Oh… geignis-je.

-Je sais, souffla chaudement Draco contre ma bouche, avant de replonger sa langue en moi.

J'avais sentis nos deux érections fièrement dressées l'une contre l'autre. Et je brûlais, et j'en avais envie

L'une de ses mains quitta mes fesses et se glissa lentement vers le devant de mon corps, caressant ma hanche au passage. J'eus un frisson qui se répercuta contre tout mon corps et je me cambrais contre le torse chaud et puissant de Draco, nos bouches se dévorant toujours.

Enfin, enfin, sa main arriva et palpa mon érection. Je renversais ma tête en arrière et poussais un gémissement si plaintif que je crus que j'allais éclater en sanglot.

Oh Salazar comme je voulais… comme je le voulais !

-Harry, haleta Draco d'une voix rauque, Harry si tu ne veux pas, repousse-moi, d'accord ?

Pour toute réponse je poussais un petit geignement et ramenai ma bouche contre la sienne. Elle était rouge, gonflée de nos baisers fiévreux et humide de ma langue. Hmmm c'était la chose la plus délicieuse que je n'avais jamais goûté. Mes genoux s'entrechoquèrent et si je n'étais pas fermement plaqué contre la table, je serais tombé à terre.

Le repousser ? Moi ? Comme si j'en étais capable.

Sa main glissa sur mon pantalon, il attrapa mon pantalon au niveau de ma cuisse et tira d'un coup sec. Le vêtement se retrouva négligemment à terre, autour de mes chevilles, alors que mon érection était enfin à l'air libre. Je ne sentais plus la main de Draco sur moi et je me rendis compte qu'il se séparait aussi de son pantalon pendant qu'il continuait de m'embrasser avec passion.

Et soudain sa main se retrouva autour de mon sexe.

Je me cambrai violement, j'ouvris la bouche en grand. Sans que je puisse me contenir et malgré la langue de Draco toujours enfoui en moi, je poussais un grognement retentissant. Salazar que c'était délicieux.

Ses deux mains entouraient nos sexes, qu'il avait collés ensembles, et sa bouche était si violemment pressée contre la mienne que j'étais obligé de basculer la tête en arrière tout en tentant de répondre à ses assauts enchanteurs.

Très vite, mes mains rejoignirent les siennes et en cœur nous nous caressâmes, faisant monter la chaleur, la moiteur, et cette petite boule dans l'aine qui grossi, grossi, grossi… et explose dans tout le corps.

Mon orgasme me laissa pratiquement aveugle alors que des taches blanches dansaient devant mes yeux et que je hurlais le prénom de celui qui m'avais faire perdre tout contrôle. Je sentis Draco se tendre contre moi et grogner :

-Putain, Harry…

De la voix la plus sensuelle que je n'ai jamais entendu, avant de soupirer d'un coup et de se détendre. Nos mains étaient souillées de nos essences emmêlées mais aucun de nous deux n'en avait cure.

Lui comme moi tentions laborieusement de reprendre notre souffle et un rythme cardiaque normal alors que nos corps moites se rafraichissaient à l'air humide de la pièce.

Je pouvais entendre le sang pulser dans mes oreilles après cet orgasme dévastateur et je me demandais si Draco ressentais la même chose.

Oh, comme je l'espérais…

Quelques minutes plus tard Draco se recula doucement et attrapa deux chiffons. Il m'en tendit un et nous nous essuyâmes…eh bien tout ce qui avait besoin de l'être, avant de nous baisser pour récupérer nos pantalons.


Nous ne parlions pas mais étrangement je ne sentais aucune lourdeur, aucune pression. Mais l'image d'Hermione et d'un trône s'imposèrent d'un coup à mon esprit, me faisant grimacer : ce que je, on venait de faire était mal. Dangereux. Interdit.

Cet homme allait peut-être me tuer plus tard, je ne pouvais pas le laisser contrôler mon corps et mon cœur de cette manière. Je respirais laborieusement, le poids du remords et de la douleur m'accablant soudainement. Je me détournais du corps si tentant de Draco. Un corps sculpté magnifiquement après des années et des années d'entraînement pour tuer. Pour tuer des gens comme moi. D'un côté je me sentais mal, comme si j'avais trahi Draco, comme si je l'avais manipulé, que je lui avais mentis.

-Je…ça ne se reproduira plus, dis-je d'une voix basse mais que j'espérais ferme.

Un silence accompagna mes paroles et je tournai la tête lentement vers son visage, vérifiant qu'il m'ait entendu. Mon souffle se coupa quand je vis que son visage était redevenu froid et que ses yeux avaient perdu toute chaleur.

-Comme tu voudras, répliqua-t-il sèchement.

Puis il se passa une main dans les cheveux, les recoiffant après que mon passage ne les ait désordonnés. Je me rappelai encore leur touché : doux, fin, lisse, soyeux…

Mon cœur se serra : plus jamais je ne les toucherai.

-Merci, répondis-je d'une petite voix.

Un lourd silence s'installa jusqu'à ce que Draco soupire et déclara nonchalamment :

-Je me demandais si tu attendrais encore longtemps avant d'entrer ici. Je savais que tu étais curieux… as-tu fait des découvertes intéressantes ?

Je faillis l'applaudir pour avoir réussit à faire comme si rien ne s'était passé et continuer notre conversation initiale.

-C'est magnifique, dis-je en désignant le lion qui avait miraculeusement survécu à nos ébats.

-La sculpture m'aide à me concentrer, répondit Draco d'une voix froide en haussant les épaules.

Je me pinçais les lèvres. Draco s'était visiblement refermé. En même temps lui avoir dit ça juste après ce qu'on avait fait…j'espérais simplement qu'il ne se soit pas complètement caché derrière son masque d'indifférence hautaine et qu'on continuera notre semblant de camaraderie comme avant…enfin, le temps qu'elle pourra durer avant qu'il ne m'assassine.

-Viens.

La voix de Draco claqua dans l'obscurité, me tirant de mes réflexions. Le cœur gros, j'attrapais la lanterne et suivais Draco hors de la pièce.

-J'ai vraiment entendu du bruit, me rappelai-je soudain.

Je jetais frénétiquement des regards autour de nous. Salazar, quelqu'un nous aurait-il entendu ? Enfin, surtout moi, parce que je n'ai pas exactement été discret.

C'est vrai que tu es un vocal, toi… me lança ma petite voix sarcastique intérieure. Je lui intimais de la fermer alors que Draco hochait la tête.

-Je sais. J'ai fait tomber un livre pour voir comment tu réagirais. Je dois dire que je ne m'attendais pas au couteau. Est-ce celui qui manque dans la cuisine, par hasard ?

-Greg m'a dénoncé ? Demandais-je avec surprise.

-Non, répliqua-t-il sèchement. Ton…ami t'est loyal. Je me tiens informé des disparitions de gros couteaux, voilà tout. C'est une question de bon sens.

Il se retourna d'un coup, me faisant sursauter. Son visage était toujours aussi lisse et vide de toute reconnaissance. Il me tendit le couteau.

-Tu ferais mieux de le rendre, commanda-t-il d'une voix impérieuse. Il ne te sera d'aucune utilité, vu le calibre de tes adversaires.

Nous descendîmes ensemble l'escalier et je jetais un dernier coup d'œil derrière moi, un dernier regard pour cet étage qui renfermait notre secret à jamais.

-As-tu trouvé la sorcière ? Demandai-je brusquement.

Salazar, Hermione ! Je l'avais oubliée avec tout ça ! Quel bon prince je fais…

-Non, siffla Draco avec irritation. Je l'ai perdu au bout de trois jours, il m'en a fallu un entier pour revenir.

Je soupirai discrètement de soulagement. Hermione était sauf, merci Merlin!

Mais Draco était de tout évidence…contrarié. Ses gestes étaient secs et ses sourcils étaient imperceptiblement froncés. Sa mâchoire était serrée aussi, si on regardait attentivement.

Et tout cela était de ma faute…enfin, avec l'aide d'Hermione aussi, bien sûr, mais certainement à moindre mesure.

-Je, hum…Bellatrix a quitté le château cet après-midi.

-J'ai croisé son cortège. Bon débarras.

Draco se dirigea vers son bureau avec humeur et se mit à trier des papiers. Je le regardai faire quelques instants, attendant qu'il dise quelque chose. Il resta silencieux. Finalement, n'y tenant plus, je rassemblais mon courage.

-Dois-je retourner dans mon ancienne chambre, maintenant que Bellatrix est partie ?

Draco se retourna vers moi. Je retins ma respiration.

-…Non, dit-il après qu'un éclair de je-ne-sais-quoi soit passé dans ses yeux. Tu es encore en danger. Nous n'avons pas encore réglé le compte de cette Fondatrice du Sud.

Il se retourna vers son bureau. Curieusement, j'éprouvais un immense soulagement. Pourtant, rester à ses côtés était dangereux, illogique et, à tous points de vue (d'autant plus après ce qu'il venait de se passer) c'était la pire solution pour moi.

Je me maudis en silence, furieux. Pourquoi ma connexion cerveau/paroles/gestes était aussi désastreuse ? Pourquoi était-ce uniquement cœur/paroles/gestes qui fonctionnait parfaitement à mes dépends ? Ce n'était vraiment pas juste.

Une question me trotta brusquement dans la tête.

-Comment procèdes-tu au juste, pour régler son compte à un sorcier ?

Si je connaissais ses méthodes, je pourrais peut-être mieux me préparer à les contrer.

Draco pivota sur sa chaise pour me regarder.

-Je te l'ai déjà dit.

-Mais leurs pouvoirs…

-N'ont aucun effet sur moi.

Je le sais bien, oui. Mais ça n'explique pas tout, si ?

-Comment est-ce possible ?

Il haussa les épaules et marmonna un vague « j'en sais rien et je m'en fou ».

-A quelle distance sens-tu leur …présence ? Leur pouvoir ?

Hermione m'a dit que j'avais déjà utilisé mes pouvoirs par deux fois depuis que j'étais arrivé au château. Et à chaque fois, Draco était près de moi. Soupçonnait-il quelque chose ? Bien que si ce fût le cas, je doutais qu'il aurait enfoncé sa langue dans ma bouche de cette manière…

Raaaah non Harry, n'y pense plus ! Oublie ! Ou-blie !

-Seulement si nous sommes dans la même pièce. Ou que le pouvoir utilisé est grand, comme lorsque cette sorcière a tenté de lancer un sort de longue distance.

Donc il ne savait pas. Pas encore, me chuchota mon irritante voix intérieure.

-Pourquoi n'as-tu pas tué la sorcière à la Fête ?

-Harry, je ne suis pas invincible. C'était épuisant de me battre avec ses quatre hommes de mains tandis qu'elle me jetait son pouvoir à la figure. A cause de sa magie l'air était tangible, épais… je dois à chaque fois faire un effort considérable pour me déplacer dans ces cas-là. D'habitude je gagne à tous les coups mais là il y avait un…détail, non négligeable qui m'empêchait de la poursuivre.

Je rosis en comprenant que le détail, c'était moi.

-D'autres question Mister Fouineur ? Railla-t-il.

Je réfléchis un instant.

-Résister à la magie, n'est-ce pas une forme de magie ?

-Non.

Son visage se figea et devint de nouveau dur. Et merde.

-Et ce couteau ?

Je tendis le doigt vers la lame ensanglantée qui m'avait fait flipper la première fois que j'étais venu dans ses appartements. Le sang était toujours au bout de la lame, il n'avait pas séché, même après les trois semaines que j'avais passées ici. Plus macabre, tu meurs.

-Salazar mais tu ne t'arrêtes jamais avec tes questions? Soupira Draco en levant les yeux au ciel.

Je rosis timidement et je vis avec plaisir que le visage de Draco s'adoucit quelque peu.

Il se tourna vers le couteau accroché au mur et son expression se fit lointaine avant qu'il ne se refocalise sur le présent.

-Il m'a servi à tuer le roi, répondit-il. Il était sorcier lui aussi, tu sais. Mais tous ses si « fabuleux » pouvoirs n'ont pas pu m'empêcher de plonger ce couteau dans son cœur. Il s'est senti tellement trahi que dans un dernier souffle il m'a jeté une malédiction : en plus d'être rongé par le remords d'avoir assassiné mon propre sang, je devais garder la trace de ma trahison sur mes mains. Mon immunité particulière à la magie a transféré la malédiction vers la lame.

Il sourit d'un air désabusé.

-Dans le genre mélodramatique on ne fait pas mieux. Mais bon, mon père a toujours aimé le grand spectacle. (Il haussa les épaules). Chez les Malfoy ont ne fait jamais les choses à moitié.


Voilà vous avez aimé ma surprise ? Que dis-je ? MES surprises, lorsqu'on voit cette dernière révélation ! (Bien que certains avaient déjà des doutes…et d'autres carrément deviné^^)

Pour ce qui est du lime, je peux vous assurer qu'il n'était absolument pas prémédité ! En fait je voulais vous faire languir encore quelques chapitres mais je ne sais pas pourquoi je ne pouvais plus m'empêcher d'écrire, mes doigts courraient sur le clavier pendant que mon imagination perverse s'emballait et...et voilà l'travail ! ^^

Bon…vous êtes contents ? ^^parce que là je me suis contrariée moi-même, il faut le faire quand même xD Je vous avais fait looongtemps attendre quand même et ils ne vont même pas jusqu'au bout hihihi


Eeeet…l'habituel relou petit "vote" pour les couples de personnages secondaires ^^ Vous êtes invité à continuer de voter pour vos couples favoris si vous le souhaitez.

MENU 1) du BlaiseThéo et du RonHermione? (57 votes pour) (remontée spectaculaire ! O_o)

MENU 2) du RonBlaise et du HermioneThéo?(79 votes pour)

MENU 3) du RonThéo et du HermioneBlaise?(34 votes pour)

Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)

Merci d'avance pour votre coopération! xD

Ayase


P.S : La suite de Mortellement Vivant (mon autre fic) arrive ! Merci de votre patience !

P.p.s : ENCORE JOYEUX NOEL (un peu en avance ^^) !