Fiouuuu partiels terminéééés ! :D J'en profite pour vous offrir votre cadeau de Noël/ Nouvelle année…: DEUX CHAPITRES POUR LE PRIX D'UN ! Hihihi
Je vous fais tout le temps patienter des lustres, je m'en excuse ! Merci de revenir pour chaque nouveau chapitre et de laisser des reviews que vous ayez un compte ou non ! Je vous aime à la fouliiie !
Je vais éclairer quelques points qui sont souvent revenus dans vos reviews :
Dans ma fic Severus et Lucius ne se connaissent pas, Lucius n'avait donc pas désigné Sev comme parrain de son fils, Draco. Lucius était un roi sorcier fou qui faisait des massacres, plongeait son peuple dans la famine et la terreur (voilà une grosse partie de la raison pour laquelle les sorciers sont détestés à Serpentard d'ailleurs, ils utilisaient tous leurs pouvoirs à mauvais escient) et Severus a monté une armée pour faire un coup d'Etat afin de libérer le peuple de Serpentard… les détails arriveront plus tard, tout comme l'arrivé de Draco (le suspense durera jusque dans les derniers chapitres parce que je suis une grosse sadique mwhahaha) ;)
Sinon je ne pense pas faire un chapitre sur Sev/sirius, peut-être un one shot à la fin de cette fic mais pas sûr...
Autre remarque : Sirius est en effet parti de Gryffondor avant la naissance d'Harry, d'ailleurs même s'il sait que ses amis ont eu un enfant (un prince qui nait à Gryffondor ne passe pas inaperçu à Serpentard bien sûr) il pensait que Voldemort l'avait tué…c'est d'ailleurs ce que pensait tout le monde comme l'avait dit Hermione. Pour lui ce n'est même pas envisageable que le petit prince soit vivant et encore moins qu'il soit l'assassin condamné à mort qui a prit la place de goûteur à Serpentard! SURPRIIIIISE XD
Voilà, quelques points que je trouvais importants, sinon vous auriez été complètement perdus haha
Sans plus attendre : BONNE LECTURE À TOUS ET BONNE ANNÉE !
Titre : Le Poison d'Irya.
2 Chapitres ! : Entrainement & Intimidation.
Couple : Draco et Harry ! Severus et Sirius, Hannah et Gregory… et les prochains couples qui arriveront en fonction du vote.
Rating: M pour la suite.
Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.
Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !
Warnings : AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K ! En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Vous ne connaissez pas ? Courrez vite le lire !
! En italique sont les pensées des personnages. !
Chapitre 17 : Entrainement
Mes poumons étaient en feu. Les joues brûlantes, le corps trempé de sueur, je courais péniblement loin, très loin derrière le peloton dynamique de soldats. J'arrivais (à demi mort) à la fin de mon troisième tour du château. Plus qu'un tour, et j'aurais fini. Courage Harry !
Mais au moins ce sport excessif arrivait à me vider la tête. Depuis les révélations d'hier la pauvre était en vrac. Et elle avait de quoi avec ce qu'elle avait appris:
Draco est le fils de l'ancien roi. Ce qui fait de lui un prince. Le seul héritier légitime du trône de Serpentard d'ailleurs, puisque l'ancien roi Lucius Malfoy (je pouvais enfin mettre un nom au défunt) n'avait qu'un seul enfant. Je comprenais mieux pourquoi son nom était tabou et non enseigné aux enfants des nouvelles générations : puisque Draco avait gardé son nom de famille, il ne voulait certainement pas être associé à son père. Un père qu'il a tué. Comment pouvait-on assassiner un membre de sa propre famille ?
Je suppose que le fait que ledit père soit un tyran cruel pratiquant la magie à mauvais escient, détruisant tout bonheur et appauvrissant à son peuple devait aider à prendre sa décision… Mais quand même. Il devait y avoir quelque chose qui l'avait fait…tilter, non ? On ne décide pas du jour au lendemain d'abandonner son rôle de dauphin, de zigouiller son paternel, et d'instaurer un régime militaire à la place ! Quelque chose s'était forcément passée.
Etait-ce à ce moment-là que Draco avait fait la connaissance de Snape ?
Quand j'avais demandé des explications à Draco, balbutiant et la tête bourdonnante d'incompréhension et de stupeur, il avait simplement haussé les épaules en me disant qu'il m'expliquerait peut-être un jour mais que ce n'était « pas important ». Pas. Important !
-Pas important mes fesses, oui !Avais-je hurlé en le faisant sursauter.
Je mourrais carrément de curiosité mais impossible de lui faire cracher la moindre information. Alors que, rouge de colère, je lui hurlais pratiquement dessus pour avoir lâcher une telle bombe sans daigner s'expliquer un minimum, il s'était tourné vers moi, avait braqué son regard gris dans le mien et avait susurré, avec son habituel attitude hautaine et insupportable : « Paix, Harry. Pas besoin de t'égosiller, je ne te dirai rien. En tout cas pas temps que je n'en aurai pas décidé autrement. » Et alors que j'allais littéralement imploser de rage, son regard s'était assombrit et sa voix perdit quelque octave, se modulant en une caresse chaude et pleine de promesse : « Maintenant, je vais me coucher, ça fait quatre jours que je ne dors presque pas. Mais je ne serais pas contre de la compagnie, que je perde deux ou trois heures de sommeil en plus ne fera pas une grosse différence… Alors Harry, puisque tu n'as pas l'air de vouloir me lâcher, dois-je en conclure que tu désires partager mon lit ? ».
Honte à moi mais j'ai hésité pendant une bonne grosse minute. Alors que je venais à peine de prendre la décision radicalement irréversible de ne plus partager une intimité d'aucune sorte avec l'individu qui me tuera prochainement… j'en ai eu terriblement envie. Mais, luttant contre les images de débauches et de plaisirs qui me dansaient devant les yeux à côté de son demi-sourire canaille, je balbutiais un « non merci » à peine audible avant de m'enfuir vers ma chambre, rouge de honte à l'entente de son rire moqueur.
Argh. Que ma vie est dure. J'avais passé la nuit entre érection et prise de tête. Au matin, épuisé et aussi frais qu'une morue avariée, je m'étais péniblement trainé vers le bureau du Ministre. J'entendis à peine les questions inquiètes de Sirius quant à ma santé et j'avais marmonné mes excuses avant de me diriger vers le baraquement nord-ouest pour faire mes cinq tours abominables.
Les deux premiers tours eurent pour effet de me vider la tête, d'accélérer mon pouls et de m'essouffler. Au troisième tour, une douleur lancinante envahit mes pieds. Au cours du suivant, mes jambes prirent feu. A présent, tout était devenu flou autour de moi, je ne distinguais plus que la petite parcelle d'herbe devant moi. J'achevais mon cinquième tour en boitillant misérablement et, une fois franchi la ligne d'arrivée, me jetai dans le fossé pour y vomir le maigre petit-déjeuner que j'avais avalé à la va-vite en allant chez le Ministre.
Blaise me fit un signe d'encouragement en passant. Ce corniaud n'eut même pas la délicatesse de paraître essoufflé. Sa chemise était sèche et il se comportait comme s'il ramassait des pissenlits plutôt que comme quelqu'un qui faisait cinquante tours du château. Je le fusillais du regard et il rit à gorge déployée en s'en allant joyeusement.
Au moment où je m'essuyais la bouche et me redressais, Théo s'arrêta près de moi.
-Rendez-vous dans la cour d'entrainement à 14 heures, dit-il. A plus tard !
Et il repartit à toute vitesse.
-Mais…, protestais-je inutilement.
J'eus envie de crier « bande de tyrans ! » en tapant du pied comme un gamin capricieux mais je tenais à peine debout et je n'avais certainement pas assez de force pour hurler.
…Et je devais me prendre une raclée en plus à 14heures. Oh joie.
Lorsque j'arrivai dans la cour d'entrainement, Théo et Blaise, appuyés contre la clôture, regardaient attentivement deux hommes se battre à l'épée. Ils étaient extrêmement concentrés et ne manquaient pas un seul mouvement. D'ailleurs, toutes les personnes présentes avaient abandonné leurs activités pour observer le combat avec grand sérieux et une révérence évidente. A ma grande surprise, je m'aperçus que l'un des deux hommes n'était autre que Draco. Je ne l'avais pas vu depuis notre petite…discussion de la veille. Honnêtement, je pensais qu'il se reposait encore, mais j'avais de toute évidence tord.
Draco se déplaçait si rapidement qu'il semblait s'être liquéfié. En le contemplant, je fus frappé par sa grâce et sa beauté. Ses mouvements égalaient ceux d'un danseur professionnel. Par comparaison, son adversaire ressemblait à un poulain nouveau-né, titubant et tenant à peine sur ses jambes. Sans aucun effort apparent, Draco le désarma. Je me retins d'applaudir comme un demeuré.
Du bout de son épée, il fit signe à son adversaire de se ranger sur le côté. Il avait l'air fier et maître de son univers. Il était tellement sexy que j'en eus le souffle coupé. Une deuxième personne, qui attendait près de la clôture, s'avança pour l'affronter.
-Que se passe-t-il ? Demandais-je d'une voix cassée.
-Le défi de Draco, répondit Blaise avec révérence.
-Quoi ?
-Draco a lancé un défi à tous les citoyens de Serpentard. Celui qui le battra en duel, avec l'arme de son choix ou à mains nues, deviendra son adjoint.
Théo fit un geste vers Draco, qui se battait déjà contre un troisième adversaire. Je me souvins alors que Severus et Sirius cherchaient un adjoint pour Draco. Il devait donc être invaincu depuis un bon moment et ces deux-là devaient s'impatienter…
-C'est devenu une sorte de tradition. Lorsqu'ils ont fini leur entraînement de base, tous les soldats affrontent Draco au moins une fois. On peut tenter sa chance autant de fois qu'on veut. Les capitaines observent les duels et recrutent les éléments prometteurs. Et ceux qui arrivent à impressionner Draco se voient parfois proposer un poste dans son corps d'élite.
-Wow. Ça a l'air…euuh, important. Comment vous vous en êtes sortis tous les deux ?
-Pas trop mal, répondit Théo.
-Pas trop mal ? S'exclama Blaise. Théo a bien failli le battre ! Draco était ravi. Mais Théo préfère être éclaireur plutôt qu'espion.
Il secoua la tête d'incompréhension.
-Je veux tout ou rien, déclara Théo d'une voix impassible.
-C'est très impressionnant, dis-je à Théo en souriant, sincère.
Il me rendit mon sourire et je me tournais vers Blaise.
-Et toi alors ? Oh non attends, laisse-moi deviner ! Tu as trébuché sur tes propres pieds et tu t'es vautré dans la boue juste avant de le désarmer, c'est ça ? Le taquinai-je.
-Ha. Ha. Ton sens de l'humour bat des records Harry, j'ai presque failli m'endormir, dit-il en retour, les yeux brillants d'amusement.
-En fait Blaise a aussi été convié à joindre le corps d'élite, mais il n'a pas pu se détacher de moi, il m'aime trop pour ça, susurra Théo avec un sourire moqueur.
-J'aime trop te faire chier tu veux dire.
-C'est vrai que tu es doué pour ça…
-Ah ! Le sens de ma vie ! C'est un don mon ami, un don ! S'exclama-t-il en levant la main théâtralement. Et puis, avoue que tu t'ennuierais sans moi, ajouta le métis avec un air de conspirateur en lui donnant un coup de coude dans les côtes.
-Depuis quand les vacances sont-elles ennuyeuses ? Répliqua Théo en lui tirant les cheveux en arrière.
Je m'interposai en riant et ils cessèrent de se chamailler, leurs yeux lançant des « à charge de revanche ». Nous restâmes quelque temps à regarder le spectacle.
Blaise et Théo commentaient les aspects techniques des duels et pour ma part, je ne parvenais pas à ôter mes yeux de Draco. Sa lame volait, dardant des reflets de soleil. En quelques minutes, il écrasa deux nouveaux candidats. Il était puissant, flexible, expert, hautain, et si, si blond. Ses cheveux dansaient au soleil, rendant certaines de ses mèches blanches comme les reflets de la lune et les reflets dorés qui brillaient parfois me fascinaient. Draco Malfoy était un démon de la pire espèce. Dangereux et sans merci. Mais il était aussi le plus bel homme sur Terre.
A chaque fois, je le voyais tapoter doucement les candidats perdants du plat de son épée pour leur signifier sans les blesser qu'il avait percé leurs défenses. Et à chaque fois je voyais un éclat de triomphe briller dans ses yeux orageux alors qu'un sourire suffisant étirait légèrement un côté de ses lèvres vers le haut.
Tu m'étonnes qu'il soit si arrogant.
Le candidat suivant approcha, un couteau à la main.
-Ah, mauvais choix, grimaça Blaise.
Draco posa son épée et dégaina son couteau. Deux échanges plus tard, la rencontre était terminée. J'en fus estomaqué.
-Draco excelle dans les combats à couteau, commenta nonchalamment Théo.
Un flash de la veille me revint en mémoire. Draco m'avait désarmé de mon couteau et s'était collé à moi, et ensuite…la suite me fit monter le rouge aux joues. Je me retins de pousser une lamentation en me prenant la tête entre les mains. Y penser était affreusement embarrassant et en même temps excitant…aaargh j'allais devenir fou, il fallait que j'arrête d'y penser ! Il fallait que j'arrête de penser à Malfoy, tout simplement, parce que je sentais que je devenais doucement mais sûrement bipolaire.
Le dernier adversaire était une femme. Grande et agile, elle se battait avec une longue canne de bois. Elle tint tête à Draco et leur duel dura plus longtemps que les autres. Enfin, il y eut un grand craquement et sa canne se fendit en deux. Comme la foule se dispersait, je vis Draco discuter avec elle. Il semblait satisfait et la femme le regardait comme s'il était Salazar incarné. La jalousie me monta à la gorge et je me détournais vivement.
-Elle s'appelle Pansy Parkingson, dit Théo. Si elle ne disparaît pas dans le corps d'élite, tu pourrais lui demander de t'apprendre à manier une canne. Cela te donnerait un avantage contre des adversaires plus grands que toi.
-Ce qui signifie le reste de la planète, indiqua Blaise avec un sourire angélique.
Je donnais un coup de poing dans l'épaule musculeuse du métis puis regardai Pansy, songeur. Accepterait-elle de m'aider ? Probablement pas. Après tout, qu'avait-elle à y gagner ?
Comme s'il avait lu dans mes pensées, Théo me dit :
-Pansy est agressive et encourageante. Tente ta chance et demande-lui, tu as tout à gagner et rien à perdre.
-Mais elle n'a rien à y gagner. Pourquoi perdrait-elle son temps à m'aider ? Je peux mourir demain.
Des mains de Draco s'il apprend qui je suis.
-Oh, la, la…on est de mauvaise humeur aujourd'hui, dit Blaise. On a eu un peu trop d'exercice ce matin ?
-Pas du tout, répondis-je en maugréant.
Son sourire ne fit que s'élargir.
-Ca suffit tous les deux, soupira Théo. Commençons la leçon.
Le reste de l'après-midi, j'appris à donner des coups de poing sans me casser les doigts, et à maîtriser la technique des coups de pied. A force de frapper dans un sac de boxe, la peau de mes phalanges devint écarlate. Quant aux coups de pieds frontaux, c'était encore plus difficile, car les muscles de mes cuisses étaient raidis par ma course harassante autour du château de ce matin.
Quand Théo déclara enfin la leçon terminée, ce fut las et meurtri que je repris la direction du château.
-A demain matin ! Lança Blaise d'un air goguenard.
Je me retournai pour lui lancer une pique et me retrouvai nez à nez avec Draco.
Crise cardiaque.
Je cessai de respirer. Il avait certainement observé mon entraînement, j'en étais un peu gêné.
-Tes coups de poing sont trop lents, dit-il en plongeant son regard dans le mien.
Prenant l'une de mes mains, il examina mes doigts, qui se teintaient à présent de mauve. Il grimaça fugacement.
-Mais ta technique est bonne, c'est déjà ça. (Il releva son regard vers moi et ma gorge se serra). Je te conseille de t'entraîner avec des poids dans les mains. Ainsi, lorsque tu te battras sans poids, tes gestes seront plus rapides. Crois-en l'expert, ajouta-t-il avec son demi-sourire caractéristique.
-Alors…je peux continuer ? Demandai-je, incrédule.
Draco ne lâchait pas ma main, et je ne parvenais pas à trouver la volonté de le repousser. Même si j'aurais dû. Mais si je savais que je le devais. La chaleur de sa peau s'étendit à mon corps tout entier. L'espace d'un instant, ma douleur et ma fatigue disparurent.
Le souvenir de son étonnante démonstration de force était toujours gravé en moi, j'étudiai son visage aux traits si particuliers. Ses yeux gris étincelants et dangereux avaient toujours attiré mon attention, et j'avais appris, dans mon propre intérêt, à interpréter ses expressions. Mais je ne les connaissais pas encore toutes.
Malgré ce qu'il s'était passé entre nous hier, sa révélation m'avait prouvé une chose : que je ne connaissais pas cette homme. Cette certitude me fit mal.
Mes relations avec lui ressemblaient à un numéro d'équilibriste. J'étais confiant, apeuré, sûr de moi, déséquilibré, on se chamaillait, puis il redevenait froid d'un coup, on se parlait, on riait, il se fermait, on s'entendait bien, on couchait pratiquement ensemble, puis on se traitait comme des étrangers, on feignait l'ignorance…et puis on flirtait. Et hop, rebelote au début. Il n'y avait pas de logique, pas de suite, c'était juste des émotions qui se battaient sans arrêt en duel. Et c'était un camp ou l'autre qui gagnait. Je me rendis soudainement compte que si Draco avait ce genre d'attitude avec moi c'est que lui aussi était perdu face à ce que nous étions l'un pour l'autre. Comme moi, il ne savait pas ce qu'il voulait…et puis il prenait peur, se refermait, mais avait envie encore alors se rouvrait… Nous étions l'incarnation de l'Indécision.
(Et de la Frustration).
Quel bordel.
-Je trouve que c'est une excellente idée, dit-il. Comment as-tu persuadé les Invincibles de t'entraîner ?
-Les Invincibles ?
-Un surnom entre moi, Sirius et Severus. Pour Théodore et Blaise, expliqua-t-il. Ils allient force, agilité, vitesse et précision jusqu'à devenir imbattables quand ils sont ensembles. Malheureusement pour moi ils n'ont pas encore eu l'idée de me combattre à deux, me privant ainsi d'un combat fort amusant, j'en suis persuadé. Après tout, personne n'a dit que je ne pouvais avoir qu'un seul adjoint…(il sourit avec malice en me lançant un clin d'œil conspirateur). Mais tu ne vas pas trahir mon petit secret, n'est-ce pas Harry ? Si ce n'est pas eux qui en ont l'idée, le combat perdrait tout son charme.
-Je serais damné si je te privais d'un plaisir Draco, susurrai-je.
Okay, okay, je sais, je flirte. Mais c'était juste trop tentant aussi ! Et c'est lui qui a commencé. Mais je plaisante. Il sait que je plaisante.
Les pupilles de Draco se dilatèrent et l'atmosphère sembla se rétrécir autour de nous. Un rire gras au loin brisa notre étrange moment. Draco serra ma main dans la sienne avec un regard chaud comme la braise, puis la relâcha.
-Bien. Ce sont sans doute les meilleurs instructeurs que l'on puisse trouver. Comment les as-tu rencontrés ?
-Ils m'ont retrouvé dans la forêt, tu te souviens ? Le Ministre les a promus, et j'ai profité de leur gratitude.
-Opportuniste et sournois, dit Draco en riant. Tu me plais Harry.
Je lui fis la grimace en maugréant que ce n'était pas franchement des compliments. Il me raccompagna au château, d'excellente humeur, sans doute parce qu'il venait de battre sept hommes à plate couture. Pas que son égo démesuré ait besoin de ce coup de booste.
Juste avant de passer le portail, il s'arrêta.
-Il y a un seul problème, dit-il.
-Lequel ?
-Tu ne devrais pas t'entraîner à la vue de tous. Les rumeurs vont vite. Si Bella l'apprend, elle va protester, et Severus t'ordonnera d'arrêter. En plus, cela éveillera la méfiance des habitants du château.
Nous passâmes la porte et entrâmes dans les couloirs sombres et frais du château.
-Il y a de grandes réserves vides au sous-sol, continua Draco. Je te conseille de t'entraîner là-bas. Cela ne t'empêchera pas de courir, le matin, avec les autres.
-Oh joie, lançais-je, sarcastique. Pile ce que je voulais éviter.
Draco me gratifia d'un sourire moqueur avant de s'enfermer dans le silence.
Mais je savais qu'il avait raison. J'avais notamment senti le regard lourd de Greyback durant presque tout mon entraînement aujourd'hui et ça me mettait extrêmement mal à l'aise.
-Ah Draco, Harry ! Sourit Sirius en nous voyant entrer.
Je lui rendis son sourire avec bonheur alors que le Ministre transperçait Draco de son regard perçant.
-Draco, tu as fait de nouvelles promotions aujourd'hui ?
-Non. Néanmoins, Pansy est de plus en plus prometteuse. Malheureusement, elle ne veut pas rejoindre notre corps d'élite, ni même devenir mon adjoint. Elle veut simplement me battre.
Draco eut un grand sourire, ravi par le défi qui lui était lancé. Sans surprise, la jalousie me prit de nouveau à la gorge et je baissais les yeux subitement, voulant cacher mon malaise à leurs yeux perçants.
-Y parviendra-t-elle ?
-Avec le temps et un bon entraînement. Elle manie redoutablement bien sa canne, elle a juste besoin d'améliorer sa tactique.
-Que pouvons-nous faire d'elle ?
-Nommez-la général, et mettez un de ces vieux fossiles à la retraite. Un peu de sang frais dans les échelons supérieurs, cela ne ferait pas de mal.
-Draco, tu n'as jamais vraiment saisi le fonctionnement de la hiérarchie militaire.
-Eh bien, qu'elle soit promue premier lieutenant aujourd'hui, capitaine demain, chef d'escadron le lendemain, colonel le surlendemain, et…
-Je prends note de tes conseils Draco, le coupa Severus avec un regard exaspéré.
-Tu en parles comme si elle te plaisait, maugréa Sirius d'un ton accusateur alors qu'il avait gardé le silence durant tout l'échange.
Surpris, je relevai rapidement mes yeux. Draco regardait Sirius comme s'il lui poussait une troisième tête alors que ce dernier avait une moue boudeuse sur les lèvres, les sourcils froncés et les bras croisés. Le Ministre soupira et secoua la tête comme s'il se disait « et aller, c'est reparti pour une discussion stupide ! ».
-C'est un soldat prometteur, comme je viens de dire, articula lentement Draco, comme s'il parlait à un petit enfant pas très intelligent.
Oui bon ça va, pas besoin d'insister non plus, maugréai-je intérieurement. La moue rageuse de Sirius s'accentua et ses yeux se posèrent fugacement sur moi avant de revenir sur Draco. Le coup d'oeil avait été si rapide que je me demandais si je ne l'avais pas rêvé.
-Je ne savais pas que Parkingson était ton type de femme, marmonna Sirius dans sa barbe.
Draco se figea avant que son beau visage ne se torde dans une grimace.
-Pansy est un bon élément mais elle ressemble à un bulldog, je ne suis pas encore zoophile, merci bien. (Mon cœur se gonfla et je me retins de sourire. La boule de jalousie fondit comme neige au soleil).Néanmoins son physique n'enlève rien à son agilité, elle mérite le respect et une promotion, dit-il à l'intention du Ministre qu'il leva les yeux au ciel avec exaspération.
-Ton message était passé, Draco.
-Alors c'est juste professionnel ? Ah ! Tu m'as fait peur pendant un instant Dray, rit Sirius qui avait recouvré toute sa bonne humeur.
Il me lança un regard triomphant qui me fit rougir. Je détournais immédiatement les yeux et décidai de ne pas chercher à comprendre ce qu'il signifiait.
Chapitre 18: Intimidation
-C'est pas possible, il doit bien y avoir une trace quelque part ! M'exclamais-je, irrité et épuisé.
Je cherchai désespérément un antidote au poison d'Irya mais jusqu'à présent, ma lecture des encyclopédies de botanique n'avait rien donné. Et les livres sur les poisons, bien qu'intéressants, ne faisaient aucune mention d'Irya. C'était exaspérant.
Cependant, j'avais repéré des passages arrachés dans quatre volumes différents. Sans doute cet insupportable blond avait-il éliminé depuis longtemps toute information à ce sujet, se doutant que les goûteurs ne pourraient s'empêcher de faire des recherches.
Je grognai en m'imaginant lui envoyer l'encyclopédie dans sa tronche de fouine, puis soupirait en me tapant le front contre le bureau. J'étais foutu. Si je ne trouvais pas un antidote au poison d'Irya, je ne pourrais pas m'enfuir d'ici avec Hermione pour retourner à Gryffondor. Du coup je ne pourrais pas apprendre à maîtriser mes pouvoirs et j'allais mourir en implosant, anéantissant toute la race des sorciers avec moi.
Oui, je sais. L'optimisme et moi, c'était une grande histoire d'amour.
Sachant que Draco assistait à la réunion du Ministre et qu'il ne serait pas de retour avant un bon moment, je sortis de mon sac à dos le traité de magie. Les lettres imprimées sur sa tranche brillaient d'une lueur argentée. Mon estomac se noua.
J'ouvris le mince volume comme un secret qu'on chuchote et je commençai à lire. La première page décrivait la source des pouvoirs magiques. Les explications techniques me dépassaient largement, je compris cependant que cette source de magie entourait le monde comme une toile.
En fonction de leurs pouvoirs particuliers, les magiciens puisaient dans cette source de manières différentes et en variant son usage par rapport à leur puissance. Certains déplaçaient les objets (je me souvins que je parvenais à éviter les couteaux que Voldemort me lançaient), d'autres lisaient dans les pensées et les influençaient (Iris m'insufflant de la peur pour m'attirer à la clairière par exemple ?), d'autres encore avaient le don de guérir les malades (je me souvins que toutes mes blessures infligées par les tortures de Voldemort guérissaient à une vitesse surnaturelle, ce qui l'enchantait et l'encourageait à m'en faire d'autres, plus profondes, plus difficiles et longues à guérir), la dernière illustration montra un sorcier entrain de dompter du feu (un flash des torches que Voldemort utilisait pour m'enflammer la peau, jusqu'à ce que j'éteigne les flammes et me fasse miraculeusement repousser les cheveux calcinés, me revint en mémoire).
Je lus ensuite que les magiciens peu puissants n'étaient capables que de lire dans les pensées, tandis que les plus forts pouvaient communiquer par télépathie et même prendre le contrôle de l'esprit d'autrui. Je pensai de nouveau à Hermione, et frissonnai. Telle était donc la puissance d'un Fondateur.
Le livre mettaient aussi en garde les sorciers contre leur manière d'utiliser la magie. Puiser dans la toile à trop forte de dose, en perdant le contrôle, s'avèrerait catastrophique. Le livre parlait d'une époque, il y aurait presque mille ans, où un jeune sorcier qui n'avait pas le contrôle de ses pouvoirs avait puisé dans cette source jusqu'à attirer toute la toile vers lui et s'en entourer. Son pouvoir était devenu tel qu'il avait réussi à ne pas exploser. Mais en contre parti, tous les autres sorciers s'étaient trouvé dénués de pouvoirs et en proie à une faiblesse extrême, qui avait tué des milliers d'enfants et les vieillards les moins résistants. Les sorciers du monde s'étaient alors unis pour traquer le coupable. Ils avaient fini par le retrouver, et, profitant que le pouvoir de la toile magique lui ait fait perdre l'esprit, se lancèrent dans une bataille meurtrière. Ils finirent par l'éliminer. Petit à petit, la toile magique s'était lissée pour retrouver sa forme normale…quelques deux cents ans plus tard.
Je soufflais, estomaqué. Je comprenais maintenant pourquoi Hermione tenait absolument à me former ou à m'éliminer.
Caressant du bout des doigts les lettres en relief sur la tranche du livre, je m'enfonçai dans mon fauteuil, apeuré et aussi un peu déçu. J'avais espéré que le livre contiendrait des sortilèges, des leçons de magie, des réponses. Quelque chose du genre : « voici pourquoi vous possédez ce grand pouvoir », « voici d'où vous venez et pourquoi vous êtes soudainement de sang royal », « voici comment utiliser la magie correctement pour ne pas exploser et faire un génocide », et, au passage, « voici la recette de l'antidote du poison d'Irya, bon courage! ».
Mais non. Nada. Rien. Je soupirai et me pris la tête entre les mains. Une migraine pointa le bout de son nez. Je me mis à me masser les tempes doucement. Je restai ainsi prostré dans mon fauteuil jusqu'au crépuscule, m'apitoyant sur mon sort.
Sentant enfin des picotements dans mes jambes, je me levai et me secouai. Je ne devais pas abandonner maintenant, trop de choses, trop de vies étaient en jeu à présent. Si l'antidote ne se trouvait pas dans les livres, eh bien, je me débrouillerais pour le découvrir d'une autre manière !
Cela faisait quinze ans que les goûteurs se succédaient auprès du Ministre, il y avait forcément un indice, quelque chose, quelque part ! Et si personne ne pouvait m'aider à trouver l'antidote, je le volerai. Je n'étais pas encore très habile dans ce genre d'entreprise, mais j'étais déterminé à faire des progrès.
Après tout, n'avais-je pas le meilleur professeur qui soit à portée de main?
Le lendemain matin, ayant pris la précaution de sauter le petit déjeuner pour ne pas avoir à le vomir plus tard, je me joignis au groupe de soldats courant autour du château. Blaise et Théo me dépassèrent à toute allure, Blaise me gratifia d'un petit signe de la main et d'un sourire espiègle. Plus tard, lorsque j'entendis de lourds pas résonner derrière moi, je supposai que l'un des deux Invincibles me jouait un tour. Probablement Blaise, le connaissant.
Je me rangeai sur le côté pour le laisser passer, mais il resta collé à mes talons. Je me retournai, le sourire aux lèvres et un « Bah, mon pote, on se fait vieux ? On perd de la vitesse ? » au bout de la langue. Mais mon sourire se figea lorsque je reconnu le coureur qui me collait. Greyback, suant et le regard haineux, tandis ses bras poilus vers moi. L'instant d'après, j'étais par terre, la tête dans la terre humide. Greyback m'écrasa sa botte sur mon plexus solaire en « m'enjambant », me coupant la respiration.
La douleur explosa dans ma poitrine. Haletant, je me recroquevillai en position fœtale jusqu'à retrouver mon souffle, puis je parvins lentement à m'asseoir. Les soldats continuaient à défiler en courant, tout près de moi. Personne n'était intervenu. Après tout, qui voudrait aider un meurtrier ? Je n'avais que ce que je méritais, « bien joué Greyback ! »
Mais si Greyback voulait me décourager, il s'y prenait mal. Au contraire, il venait de renforcer ma détermination à mieux me défendre contre des brutes épaisses dans son genre. Je restai quelque temps à le guetter, mais il ne réapparut pas. Bientôt, je vis Théo s'approcher, il me reconnu et s'arrêta immédiatement près de moi, le visage soucieux.
-Que s'est-il passé Harry ? Tu vas bien ?
-Rien, tout va bien, merci.
Greyback, comme Mili, étaient mon problème personnel. Si je ne lui réglais pas son compte, il ne me laisserait jamais en paix. Mon estomac se noua quand je me rappelai que la dernière fois que j'avais pensé de cette manière, je m'étais retrouvé dans les geôles du Ministre, du sang sur les mains.
-Ton visage est couvert de sang, insista Théo en avançant sa main, recouverte de sa manche, pour m'essuyer le visage.
-Je suis tombé, rien de grave, dis-je en le laissant me débarbouiller avec un sourire amusé. Tu seras un bon papa poule Théo, rajoutais-je en riant.
Théo grogna mais finit par sourire.
-Tu dis la même chose que Blaise. Fais attention, sa stupidité détint sur toi, bientôt tu empileras tes affaires sales dans un coin en affirmant que c'est de l'art. Méfie-toi.
Je ris en secouant la tête, un peu dégoûté quand même.
Avant qu'il ait pu me questionner davantage sur ma « chute » (et qu'il ne me donne d'autres détails sur l'hygiène de Blaise) je changeai de sujet. Lorsque je lui exposai les conseils de Draco au sujet de notre entraînement, Théo concéda qu'il serait plus prudent de rester discret, et se proposa pour trouver un local approprié. Je hochai la tête et me relevai, près à finir mon tour, mais avant que je n'ai pu faire ne serait-ce qu'un pas, Théo m'avait agrippé l'épaule, le visage sévère.
-Où crois-tu aller comme ça ?
-Ben…courir ?
-Je ne crois pas, non, trancha-t-il. Direction l'Infirmerie, et que ça saute !
Je ris mais me décidais à suivre sa demande.
-Chef, à vos ordres, chef ! M'exclamais-je par-dessus mon épaule en m'éloignant.
Son rire exagérément suffisant m'accompagna pendant quelques secondes…jusqu'à ce qu'il s'étouffe et se mette à tousser.
Le boulet.
-Tu es Pansy, n'est-ce-pas ? Demandai-je en haletant.
Cela faisait une semaine que je me joignais aux coureurs et, ce matin-là, j'avais réglé mon pas sur celui de Pansy. Fort difficilement.
Elle me jeta un coup d'œil pénétrant. Ses cheveux blonds étaient tirés en queue de cheval. Ses larges épaules musclées contrastaient avec sa taille plus fine. Malgré son apparence rustre, elle courait à grandes enjambées souples et rapides, j'avais un mal de chien à me maintenir à sa hauteur.
-Et toi, tu es le Balafré Gerbeur, dit-elle.
Ce n'était pas une provocation gratuite, elle attendait ma réaction avec intérêt. Si elle n'avait pas voulu discuter, elle n'aurait eu qu'à presser un peu le pas. J'aurais été incapable de suivre le rythme, elle le savait.
-J'ai déjà eu pire, dis-je avec un sourire amusé.
Elle me fixa un moment.
-Qu'est-ce qui te pousse à faire ça ? demanda-t-elle.
-Ça, quoi ?
-A courir jusqu'à ce que tu vomisses. Tous les jours.
Et bim. Prends-toi ça dans les dents. Il était vrai que pour le moment, je n'avais toujours pas réussi à terminer mes tours sans rendre tout ce qui se trouvait dans mon estomac. En même temps je devais, sous ordre de Théo, ajouter un tour de plus tous les trois jours. Alors je n'avais pas le temps de laisser mon corps s'ajuster à ce sport excessif.
Je l'expliquai à Pansy et de nouveau, elle me jaugea du regard. J'étais à bout de souffle, je n'allais pas pouvoir entretenir la conversation très longtemps.
-Je t'ai vue te battre contre Draco, dis-je. On m'a dit que tu maniais la canne mieux que personne. J'aimerais apprendre à faire la même chose.
Pansy ralentit un peu.
-Qui t'a dit ça ?
-Blaise et Théo.
Elle eut un petit rire sec.
-Des amis à toi ?
-Oui, dis-je lentement, soudain sur la défensive.
-Ils t'ont trouvé dans la forêt. Selon la rumeur, ils ont commencé à t'entraîner au combat, puis ils ont abandonné. Et maintenant, ils essaient de me refiler leur élève, c'est ça ?
-Le problème avec les rumeurs, haletai-je, c'est qu'elles ne sont pas très fiables.
-Pourquoi accepterais-je de te consacrer du temps ?
J'avais prévu cette question.
-Contre des informations, répondis-je.
-Quelles informations ?
-Tu veux battre Draco, n'est-ce pas ?
Ses yeux me transpercèrent. Hors d'haleine, je débitais :
-Porte du château, 14heures. Je t'expliquerai tout.
Incapable de suivre plus longtemps son allure sans rendre l'âme, je ralentis, une main sur mon poing de côté. Elle continua sans se retourner et disparut bientôt dans la foule de soldats.
Lorsque 14heures sonnèrent, je me postai à la porte est et attendis en me mordillant la lèvre. Théo, Blaise et moi avions écouté les conseils de Draco et Blaise avait fait courir le bruit qu'ils avaient abandonné mon entraînement. Mais en suggérant le contraire à Pansy, j'avais pris un risque considérable.
Je soupirai de soulagement lorsque, bientôt, je vis la silhouette de Pansy apparaître au loin, deux grandes cannes à la main.
En arrivant à ma hauteur, Pansy eut un mouvement d'hésitation.
-Suis-moi, lui souris-je pour la tranquilliser.
Nous nous dirigeâmes en silence vers le couloir désert où les Invincibles nous attendaient.
-Je suppose qu'il ne faut pas se fier aux rumeurs, dit Pansy.
-Comme tu peux le voir, rétorqua Théo. Bien qu'il y ait certaines rumeurs que nous ne voulons pas démenties.
Une menace à peine déguisée perçait dans sa voix. Pansy l'ignora totalement et Blaise en eut l'air très amusé.
-Crache tes infos, le Balafré. Tu as trois secondes pour retenir mon attention, ensuite, je mets les voiles.
Le visage de Théo s'empourpra, et je le vis ravaler une réplique furieuse. Blaise, comme à son habitude, arborait un grand sourire innocent.
-Eh bien, commençai-je, nous pourrions trouver un arrangement. Théo, Blaise et moi voulons apprendre à manier la canne. Tu veux battre Draco. En travaillant ensemble, nous avons de meilleures chances d'atteindre nos objectifs.
-En quoi le fait de t'apprendre à manier la canne va me permettre de battre Draco ? demanda Pansy comme si elle s'adressait à un demeuré.
-Tu es douée, mais tu manques de tactique. Blaise et Théo peuvent t'aider sur ce point.
-Une semaine d'entraînement et le Balafré se prend déjà pour un expert, dit Pansy à Théo d'un air incrédule.
Théo se rembrunit, mais Blaise lui mit une main apaisante sur l'épaule alors il ne répondit rien.
-Je ne suis pas un expert, mais Draco en est un.
Pansy me lança un regard méfiant.
-Tu es en train de me dire que c'est lui qui t'a dit ça ? A mon propos ?
Je hochais la tête.
-Vous êtes… proches.
Sa phrase sonnait comme une question récalcitrante. Je rosis et haussais des épaules. Draco l'avait dit à Sirius et Snape mais je ne voulais pas lui apporter cette précision. Je sentais qu'elle commençait à céder, Draco était visiblement son point faible.
-Admettons. Je vous apprends à vous servir de la canne. Blaise et Théo nous donnent des cours de tactique. Quelle est ta contribution ?
J'hésitai un peu, puis me lançai. Je n'avais rien à perdre et tout à gagner, comme l'avait dit Théo.
-Je pourrai vous apprendre à faire des sauts périlleux, et vous donner l'avantage de la souplesse et de l'équilibre.
-Ah ! dit Blaise, impressionné. Il n'a pas tord Sysy. De toute façon, on s'entraîne mieux à quatre qu'à trois.
-N-ne m'appelle pas Sissy ! Postillonna-t-elle, visiblement outrée.
Blaise rit et lui fit un sourire angélique.
-Mais ça te va si bien, jolie Sissy…
Agacée, Siss…Pansy tourna son regard vers Théo, qui haussa les épaules comme pour lui dire « ne fais pas attention à lui, c'est un idiot ». Elle se tourna enfin vers moi, me jaugeant du regard. Je lui souris gentiment. Elle soupira, et je sus que j'avais gagné.
-Bon, dit-elle. D'accord pour essayer quelques jours. Mais cela ne m'engage à rien.
Alors que Théo ouvrait la bouche, elle ajouta :
-Et ne vous inquiétez pas, j'écoute peut-être les rueurs, mais je n'y participe pas.
La bouche de Théo se referma dans un « clac », puis nous nous serrâmes la main pour sceller notre pacte. Mes appréhensions se dissipèrent immédiatement.
Nous conduisîmes Pansy jusqu'à la salle où nous nous entraînions depuis une semaine.
-Très douillet, commenta-t-elle, ironique.
-Merci Sissy, c'est vrai qu'on s'y sent bien, répliqua Blaise, guilleret.
-Ne m'appelle pas Sissy !
Le reste de l'après-midi fut consacré aux rudiments du combat à la canne.
-Pas si mal pour un Gerbeur, dit Sissy à la fin de la leçon (la pauvre, le surnom était resté, à son plus grand damne). Tu as du potentiel.
Lorsqu'elle ramassa ses affaires pour partir, Théo posa une main sur son épaule.
-Il s'appelle Harry. Si tu ne veux pas l'appeler par son prénom, ce n'est pas la peine de revenir, dit-il d'une voix dure.
Le lendemain, elle était là (alors que franchement, je ne m'y attendais pas). Ainsi que tous les jours qui suivirent. Deux mois passèrent ainsi. C'était maintenant le début de la saison fraîche, et ensuite, ce serait la saison froide.
A l'occasion, Draco assistait à nos entraînements et nous prodiguait conseils et commentaires. Il faisait tout particulièrement à moi et même si j'en étais inconsciemment flatté, parfois je me serais bien passé de ses remarques acerbes ou de ses réflexions hautaines. Je crus que j'allais mourir un jour où, énervé par le fait que je n'arrivais pas à sauter au bon moment pour éviter un fauchage de canne, il avait saisit la canne de Sysy, s'était tourné vers moi, le regard acéré et le sourire sadique et s'était acharné à « m'apprendre le bon timing ». Une heure après, je ne tenais plus sur mes jambes mais j'avais le meilleur timing de nous quatre. Draco en avait eu l'air particulièrement satisfait et rafraichi.
Il avait alors déclaré l'entraînement terminé pour moi et m'avait traîné/porté (en me charriant, le gredin) jusqu'à notre chambre où il m'avait induit les jambes de crème. Voir et sentir ses mains blanches et expertes caresser mes jambes nues pour étaler la pommade avait été un supplice autant qu'un délice. S'en était suivit une petite…réaction, que Draco ne loupa pas. Lorsqu'il me lança un regard fier de lui, les yeux vissés sur mon entrejambe, je crus que j'allais mourir de honte. Quand il me demanda s'il devait aussi mettre de la crème plus haut pour « m'apaiser » avec un sourire prédateur et un sourcil levé, j'avais couru jusqu'à ma chambre pour ne pas me jeter sur lui.
Je luttais. Tous les jours.
Paix à mon âme.
Sinon, mes recherches sur l'antidote étaient au point mort, et je commençai lentement mais sûrement à désespérer. De plus, histoire de ne pas améliorer mon humeur, Greyback n'avait pas cessé de me harceler. Tous les matins il me poussait pour me marcher sur le dos, me crachait dessus, me lançait des cailloux, ou me faisait des croche-pieds. En fin de compte, j'avais dû changer de parcours pour l'éviter. D'un côté, c'était une bonne chose puisque cela ne faisait que renforcer l'impression que j'avais abandonné l'entraînement.
Je voulais rendre la monnaie de sa pièce à ce monstre poilu, mais mes capacités défensives ne me permettaient pas encore de l'affronter. Il était grand, costaud, et un excellent soldat surentraîné. Je n'avais aucune chance. Pour le moment.
A la fin de la saison fraîche, les journées devinrent plus courtes. Bientôt, il fit nuit lorsque nos sessions s'achevaient.
Un soir après l'entraînement, je me dirigeais vers les bains dans la pénombre du crépuscule. Je me déplaçais avec précaution pour épargner mes côtes meurtries. Théo, ce satané lièvre sauteur, avait percé mes défenses par une série de coups droits rapides et vicieux. Je comprenais un peu mieux chaque jour pourquoi tous les soldats le craignaient et le respectaient.
Soudain, une silhouette se détacha du mur. Alarmé, j'adoptai d'instinct une position défensive. La peur, l'excitation et le doute s'insinuèrent en moi. Allai-je devoir me battre ? En serai-je capable ? Ne ferais-je pas mieux de m'enfuir en courant ?
En reconnaissant la silhouette massive de Mili, je me détendis un peu.
-Qu'est-ce que tu fais là ? Demandai-je. Pourquoi n'es-tu pas en train de cirer les bottes de ton maître ?
-Quel manque de respect de la part d'un sale rat pris au piège.
Je la dépassai d'un air hautain (appris par Draco, empereur suprême de la technique). Cet échange habituel d'insultes était certes fort satisfaisant mais aussi une grosse perte de temps.
-Je parie que le rat aimerait un bout de fromage, grinça Mili à mi-voix.
Je me retournai vivement, le cœur battant.
-Quoi ?
-Du fromage. De l'argent. De l'or. Je paris que tu es le genre de rat qui ferait n'importe quoi pour en avoir. Même vendre des informations sur ses bienfaiteurs.
Mon souffle se coupa et un sourire intéressé fleurit sur mon visage.
-Et que faut-il faire pour avoir du fromage ? Demandai-je, ravi.
Haaannn mais que se passe-t-il ? ? Harry, pourquoi es-tu intéressé par l'idée de vendre des informations sur Draco/Sirius/Severus ? Je suis choquée ! !
… A moins que… ?
Rdv au chapitre suivaaant ! xD
Bon, l'habituel relou petit "vote" pour les couples de personnages secondaires ^^ Vous êtes invité à continuer de voter pour vos couples favoris si vous le souhaitez.
MENU 1) du BlaiseThéo et du RonHermione? (70 votes pour) (remontée spectaculaire ! O_o)
MENU 2) du RonBlaise et du HermioneThéo?(85 votes pour, oula il s'essouffle celui-là, c'est marrant les retournements de situations quand même hihi)
MENU 3) du RonThéo et du HermioneBlaise?(35 votes pour)
Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)
Merci d'avance pour votre participation! xD
Ayase
