Bonsoiiiiiiir ! Comment ça va ? Bien j'espère ! Je n'ai mis que deux semaines avant de mettre cette suite, je suis fière de moi ! hihihihihi !
Vous êtes plusieurs à me poser la question… Hermione ne reviendra pas tout de suite. Elle ne peut pas voir Harry ou entrer en contact avec lui tant que Draco est dans le coin, or Draco ne le lâche pas d'une semelle ! Et un goûteur ne peut pas sortir du château pour parir se balader en forêt comme il le veut… Hermione va donc devoir attendre le bon moment, et ce n'est pas maintenant, désolée…
Sinon pour ce qui est de Ron… oulala il arrive vers la fin de la fic notre rouquin ! C'est un Gryffondor, comme je l'avais dis au début de la fic, alors pareil qu'Hermione, impossible pour lui de passer la frontière comme ça, sur un coup de tête ! Hermione est une Fondatrice en mission donc elle, elle peut, mais pas Ron. Pour le moment le mystère autour de lui reste entier mwhahaha xD
Oh ! Et, queenofkrass, je ne sais pas encore si Dumbledore apparaitra dans cette fic… mais ce qui est certain, c'est qu'il est vivant et quelque part et qu'on parlera de lui vers la fin, mais pas tout de suite, amigo, pas tout de suite :P (et non, il ne mourra pas don't worry ^^)
Comme d'habitude je vous remercie sincèrement de lire ma fic, d'attendre mes chapitres malgré une attente parfois longue et de me laisser des commentaires ! C'est grâce à vous que je me motive à prendre du temps pour écrire et mettre sur ce site, alors vraiment, merci !
Titre : Le Poison d'Irya.
Chapitre: Ice.
Couple : Draco et Harry ! Severus et Sirius, Hannah et Gregory… et les prochains couples qui arriveront en fonction du vote.
Rating: M pour la suite.
Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.
Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !
Warnings : AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K ! En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Vous ne connaissez pas ? Courrez vite le lire !
! En italique sont les pensées des personnages. !
-Et que faut-il faire pour avoir du fromage ? Demandai-je.
Je le SAVAIS ! C'était Mili qui donnait des informations sur moi, et à présent elle voulait me soudoyer à mon tour. Enfin, j'avais des preuves ! Une fois que je l'aurai choppé la main dans le sac, je raconterai tout à Draco et ma vengeance contre cette peau de vache sera complète !
-J'ai un contact qui paie des informations comptant. Une occasion rêvée pour un rat de ton espèce.
-Quel genre d'informations ?
-Tout ce que tu peux entendre quand tu rodes dans le bureau du Ministre ou l'appartement de Draco. La rémunération dépend de la qualité. Plus les tuyaux sont juteux, plus le fromage est gros.
-Explique.
Je réfléchis à toute vitesse. Pour l'instant, c'était la parole de cette morue contre la mienne. Pour convaincre Draco, il me fallait des preuves concrètes. Dénoncer à la fois Mili et sa source serait la meilleure vengeance qui soit.
-Tu m'apportes les renseignements, dit-elle, et je les transmets. Puis je te fais passer l'argent, en retenant quinze pour cent.
-Et je suis censé croire que tu ne prendras que quinze pour cent d'un total que j'ignore ? Tu me prends pour un demeuré ?
-C'est ça ou rien, dit-elle en haussant les épaules. J'aurais cru qu'un rat comme toi sauterait sur l'occasion.
-Et si nous nous rendions ensemble chez ton contact ? Proposai-je, le cerveau en ébullition. Tu toucheras quand même ta commission après tout.
Le doute passa sur son visage joufflu.
-Je vais voir si c'est possible.
Puis elle disparut au fond du couloir.
A cause de notre conversation, je n'avais plus le temps de me baigner. Je me rendis directement au bureau du Ministre. Colin, le grouillot de Greg, attendait devant la porte fermée. De violents éclats de voix en sortaient.
-Que se passe-t-il ? Demandai-je doucement.
-Ils se disputent, couina le garçon, l'air terrifié.
-Qui ?
-Le Ministre, Mr Sirius et Mr Malfoy. Enfin, c'est surtout Mr Sirius qui crit sur le Ministre.
Le pauvre gamin avait l'air à deux doigts de se pisser dessus.
Je pris le plateau, dont le contenu refroidissait à toute vitesse, des mains tremblantes du garçon.
-Pars vite, Greg doit avoir besoin de toi.
Colin me lança un sourire de gratitude avant de s'enfuir à toutes jambes. Je me collai alors contre la porte, guettant une pause dans la conversation. De cette nouvelle position, je distinguais mieux les voix de Sirius et de Draco.
-Par Salazar Severus, pourquoi diable as-tu changé de successeur ? Vociférai Sirius.
La réponse du Ministre ne fut qu'un murmure indéchiffrable.
-Là n'est pas le problème, retentit la voix calme et glacée de Draco. En quinze ans, je ne t'ai jamais vu revenir sur une décision, nous voulons juste savoir pourquoi tu as changé d'avis soudainement.
Quelques paroles étouffées, je me collai plus fortement contre la porte, mais je ne percevais pas ce que répondait le Ministre.
-Mais pourquoi maintenant, Sev ? Insista fortement Sirius. Tu es bizarre ces temps-ci, ce n'est peut-être pas le moment de prendre une décision aussi importante… Changer de successeur, sans m'en avoir consulté avant en plus ! Tu deviens fou ou quoi ?
Quelqu'un se gratta la gorge derrière moi et je m'écartai vivement de la porte, les joues en feu. Un vieux conseillé passa devant moi en me lançant un regard d'avertissement. Alors qu'il s'éloignait, je lui tirai la langue et me retournai vers la porte. Mais j'avais loupé un bon passage de leur dispute.
-Toujours, Severus, rétorqua Draco d'un ton cassant.
Il ouvrit brusquement la porte et je faillis m'étaler de tout mon long. Sirius me passa devant sans m'accorder la moindre attention, le regard furieux et les traits soucieux. Je ne pense pas qu'il m'ait vu, il avait l'air perdu dans ses pensées et s'éloignait en de longues enjambées mécaniques.
Draco arborait une expression glaciale. Seuls ses yeux trahissaient ses craintes et sa réflexion intense, trous de lave en fusion sous un masque de glace.
-Harry ! Où étais-tu passé ? Le Ministre attend son dîner depuis des lustres, m'engueula-t-il.
Il est gonflé.
Sans attendre de réponse, il sortit en trombe de l'ancienne salle du trône. Conseillers et officiers s'écartèrent prudemment de son passage.
Chacun savait que conformément aux pratiques paranoïaques qui caractérisait le règne de Snape, le nom de l'héritier était tenu secret. Chacun des généraux possédait une enveloppe contenant un morceau de la réponse. A la mort du Ministre, ils se réuniraient pour ouvrir les enveloppes et reconstituer un message codé. Seul Sirius détenait la clé permettant de déchiffrer le code. Le successeur désigné bénéficierait ensuite du soutien total de l'armée et des employés de l'ancien Ministre. Ce stratagème empêchait ainsi le successeur d'être assassiné à l'avance ou soudoyé.
Mais tout le monde se doutait que le successeur de Snape serait Draco. La décision du Ministre m'inquiéta, pourquoi avait-il retiré Draco de la succession ? A cause de son père ? Avait-il peur que le pouvoir ne l'aveugle et qu'il tombe lui aussi dans la folie ? Ça n'avait aucun sens, si c'était le cas, il ne l'aurait pas désigné en premier lieu.
Pourquoi changer maintenant ? Que s'était-il passé ?
La réaction de Sirius m'inquiétait aussi, il n'avait pas l'air au courant et encore moins d'accord de ce changements subite. Que se passait-il, bon sang ?
Je m'approchai du bureau du Ministre. Celui-ci lisait un rapport, apparemment indifférent à la rage de son mari et de son filleul. Je goûtai rapidement son dîner, il me remercia, puis m'ignora.
Reprenant le chemin des bains, je réfléchis à la conversation que je venais de surprendre. Pourrais-je en tirer un bon prix auprès de Mili ?
Je n'avais aucune envie de trahir le Ministre contre de l'argent. Je voulais simplement sortir vivant de ma situation actuelle. Et, connaissant Draco, je savais que mes transactions clandestines ne lui échapperaient pas. Ne serait-ce que pour cette raison, je devais absolument prouver que je n'étais pas un traître. A la simple pensée du regard perçant de Draco, des sueurs froides parcouraient mon corps.
Un long bain chaud me fit le plus grand bien. J'y pris la décision d'éviter Draco quelque temps, et de parler à Sirius si je tombai sur lui. Ne serait-ce que pour lui apporter mon soutien moral. Ce genre de dispute retombait forcément sur la vie de couple, et je ne voulais pas voir Sirius malheureux. Je voulais les voir se chamailler, s'insulter doucement et retrouver leur complicité comme avant, cette rage froide me faisait mal au cœur.
-Sirius !
Une silhouette noire se retourna. Je l'avais cherché et j'étais très fier de moi : je l'avais trouvé juste avant qu'il n'entre dans ses appartements. Après, ça aurait été trop tard, les gardes ne m'auraient pas laissé entrer dans leur aile privée.
-Ah, Harry.
Sirius se passa une main dans ses cheveux décoiffés, il avait l'air agité.
-Est-ce que ça va ? Demandai-je doucement.
Il soupira.
-Non, pas vraiment. Je ne comprends pas ce qu'il se passe dans la tête de cette chauve-souris, grinça-t-il.
Je me mordis la lèvre, que dire dans ce genre de situation ?
-Je suis sûr que tout va s'arranger, tenta-je maladroitement, Snape doit avoir de bonnes raisons pour…
-Justement ! Même s'il en avait, je ne le saurai pas puisqu'il ne m'a rien dit !
Sirius recommença à s'agiter et sa voix portait de plus en plus.
-Je n'étais au courant de rien et tout à l'heure, comme ça, il nous lâche qu'il a décidé de changer de successeur ! Il me parle toujours de ses décisions importantes et là, putain, c'est PLUS QU'IMPORTANT quand même! Mais non, rien, il n'a pas ouvert sa bouche ! Je suis son bras droit, okay, mais je suis aussi son mari ! Dans les deux cas on aurait dû en discuter, débattre, chercher la meilleure chose à faire…pourquoi a-t-il viré Draco de la succession sans m'en parler ? Il est devenu fou ou quoi ?
Sa voix se brisa et je le regardai, effaré, alors qu'il mettait sa tête entre ses mains.
-Sirius, il doit avoir de bonnes raison, répétais-je, complètement perdu en lui tapotant gentiment (et maladroitement) le bras. Essaye d'en parler calmement avec lui et tu verras bien. Il a confiance en toi ça se voit. Je l'ai vu dès mon premier jour à quel point vous vous aimiez et vous aviez confiance l'un dans l'autre. Parles-en calmement avec lui, sans l'agresser, et je suis sûr qu'il t'exposera les raisons de sa décision, balbutiai-je difficilement.
C'était la première fois que j'avais à remonter le moral de quelqu'un, et je sentais que ce n'était pas franchement fait pour moi…
-Oh je ne sais pas Harry, reprit plus doucement Sirius après un petit silence. Il est bizarre ces derniers temps, il a…il a comme des absences et il ne me regarde plus aussi intensément qu'avant, comme s'il perdait la flamme dans ses yeux.
Il s'arrêta de parler et fronça les sourcils, soucieux. Il avait l'air vraiment très inquiet.
-Je… je sais que c'est impossible, on est trop loin et il a l'esprit bien protégé, mais c'est comme si…parfois j'ai l'impression qu'il est…
Il soupira et se pinça les lèvres.
-Non, c'est impossible. Seul un très puissant y arriverait, marmonna-t-il comme pour lui-même, et il serait facilement détecté. C'est impossible.
-Sirius, de quoi est-ce que tu parles ? Demandai-je doucement, confus.
Il releva la tête vivement, comme s'il avait oublié que j'étais là. Il tenta de me sourire mais sa bouche se tordit plutôt en une grimace.
-Non, c'est rien Harry, je divague. (Il se rapprocha de moi et m'ébouriffa les cheveux). Merci d'être venu me voir, ça me touche, tu es un bon garçon.
Ses yeux me regardèrent avec affection et mon cœur se gonfla, j'aimais vraiment beaucoup cet homme, et le voir dans une telle détresse me faisait saigner le cœur.
-Si…si tu as un problème, ou que tu veux discuter, j-je suis là, bredouillai-je, rouge pivoine.
Il rit de son rire de chien si plaisant et déposa un baiser sur mon front.
-Merci Harry. J'y penserai.
Il me fit un sourire, un vrai cette fois, et rentra dans ses appartements.
Je me tordis les mains devant l'appartement de Draco. Je ne pouvais plus retarder l'échéance. Il était grand temps que je rentre et que j'affronte le dragon.
Lorsque j'ouvris la porte, je fus accueilli par des chocs violents. Draco marchait de long en large en donnant des coups de pied dans les piles de livres. Des éclats de pierre parsemaient le sol et s'accrochaient à des cratères dans les murs. Il serrait une pierre dans chaque poing.
Mes aïeux, je vais mourir.
Je renonçai aussitôt à lui parler de l'inquiétude de Sirius ou de mon hypothèse au sujet de Mili et décidai de me concentrer sur ma survie. Je tentai de me glisser discrètement dans ma chambre. Hélas, Draco m'avait aperçu.
-Qu'est-ce que tu veux ? Grogna-t-il.
-Rien du tout ! Dis-je en m'enfuyant vers ma chambre.
Pendant les trois jours suivants, je subis sa colère. Toutes les occasions étaient bonnes pour me faire sentir sa mauvaise humeur. Il me lançait presque ma dose d'antidote, me parlait sèchement lorsqu'il daignait m'adresser la parole, et me lançait des regards furieux dès que je m'approchais.
Finalement, las de l'éviter et de me terrer dans ma chambre, je décidai de l'affronter. Je le trouvai assis à son bureau, me tournant le dos. Sirius avait l'air de plus en plus inquiet et fatigué. Et la veille, alors qu'on discutait de choses et d'autres pour lui changer les idées, il m'avait parlé du « café ». Il m'a expliqué, le regard rêveur, que c'était une boisson du Sud, de Gryffondor, qu'il adorait plus que tout. Mais qu'il était très difficile d'en avoir maintenant que le Ministre avait fait fermer les frontières, et que les échanges avec les Gryffondors étaient interdits. J'en avais tout de suite parlé à Greg, qui m'avait informé qu'il y avait un particulier qui en possédait quelques graines à la frontière. Néanmoins, sans l'autorisation de Draco, je ne pourrais pas en commander. Et je voulais remonter le moral de Sirius, même si c'était avec des petits détails. Si une tasse de café le ferait sourire, alors j'étais décidé à lui en offrir une. C'était tout ce que je pouvais faire pour lui avec mes maigres pouvoirs actuels. Un goûteur n'a aucune autorité et rien qu'il ne puisse faire dans ce château sans un accord hiérarchique.
-Draco, j'aurais besoin d'une autorisation pour commander des graines de café à la frontière. Pour Sirius, dis-je.
Ce que je voulais dire, c'était « mais bordel qu'est-ce qu'il t'arrive en ce moment ? » mais je trouvais plus prudent d'entamer la conversation en douceur. Surtout que je lui demandai une faveur.
Il pivota sur sa chaise pour me faire face. Sa rage avait disparu, laissant place à une terrible froideur. Ses yeux avaient perdu leur éclat brûlant lorsqu'ils se posaient sur moi. Ma gorge me fit soudainement mal.
-Pardon ? Siffla-t-il d'une voix sourde.
Je reculai d'un pas. Son indifférence me coupa le souffle.
-Je…je discutais avec Sirius, qui ne va pas très bien en ce moment, et il m'a dit qu'il aimerait beaucoup en boire de nouveau. Du café. Mais c'est très rare. Et ensuite j-j'en ai parlé avec Greg, qui m'a dit que si j'arrivais à me procurer les graines d'un certain Ollivender, à la frontière, il pourrait lui en faire un peu.
Draco me fixait toujours, glacial et impassible.
-M-mais, j'ai besoin de votre accord pour écrire la lettre à votre nom. Pour qu'Ollivender ne puisse pas refuser…si vous êtes d'accord…
Je m'entendis parler comme un enfant quémandant un bonbon et je retins une grimace. Je ne reconnaissais plus l'homme que j'avais devant moi, alors je lui parlais comme à un étranger.
-Très bien, prends donc commande et va donner tes graines à Greg. C'est ton ami après tout… qui se ressemble s'assemble, n'est-ce pas ? Cracha-t-il.
-Q-quoi ? Bredouillai-je, stupéfait.
-Fais comme tu voudras. Ça m'est complètement égal.
Puis il me tourna le dos.
Je me réfugiai dans ma chambre et tirai le verrou, les mains tremblantes. Appuyé contre le mur, je repassai dans ma tête les événements récents, cherchant ce qui me valait l'hostilité de Draco. Depuis quelques jours, nous nous étions à peine adressé la parole, mais j'avais cru sa colère dirigée contre le Ministre. Pour lui avoir retiré sa place de successeur.
Mais maintenant que j'y réfléchissais, ça n'avait aucun sens. Draco ne cherchait pas le pouvoir, sinon il ne se serait pas rebellé contre son père pour monter une armée avec Snape à la tête, et aurait gardé son statut de Prince pour devenir Roi plus tard. Et puis il ne criait pas comme Sirius dans le bureau du Ministre, il avait plutôt l'air confus, mais résigné. Non, Draco n'était pas en colère contre Snape. Mais alors, contre qui, ou quoi ?
Mon cœur rata un battement.
Avait-il trouvé mon traité de magie ? Me soupçonnait-il de posséder des pouvoirs interdits ? Ma confusion laissa place à l'effroi.
Savait-il que j'étais le prince de Gryffondor ?
Cette nuit-là, je ne trouvai pas le sommeil. Etendu sur mon lit, je fixai la porte, attendant l'attaque de Draco. Je tentai de me calmer en me disant que s'il avait découvert quelque chose, il m'aurait dénoncé, et que je serais déjà en prison. Mais j'étais incapable de dompter ma peur. Toute la nuit, je revis les yeux de Draco se poser sur moi.
Il m'avait regardé comme si j'étais déjà mort.
L'aube arriva enfin, mais l'impression d'être un mort vivant ne me quitta pas. Je m'acquittai de mes tâches comme un somnambule. Draco m'ignora ostensiblement. Même lorsque je lui tendis la lettre pour Ollivender, il la signa sans un regard pour moi. Même Blaise et son invariable jovialité ne purent m'arracher un sourire lors des entraînements.
Quelques jours plus tard, les graines étaient arrivées et je les montrai immédiatement à Greg. Quand il me vit arriver il me fit un grand sourire et m'offrit l'une de ses fameuses roulades à la cannelle.
-Je n'ai pas très faim, m'excusai-je.
-Tu n'as rien mangé depuis des jours. Qu'est-ce qui t'arrive ?
J'éludai la question en lui montrant les graines de café. Il se mit tout de suite au travail.
-Voilà, dit-il après une longue préparation. T'auras plus qu'à attendre que ça soit assez chaud et tu pourras lui apporter un plateau.
-Heureusement que Draco m'a donné sa signature, Ollivender ne me les aurais jamais donné sinon, dis-je pensivement.
-Oui, remercions ce cher Draco, cracha Greg avec dédain.
Je le regardai, surpris.
-Pourquoi votre relation est-elle aussi mauvaise ? Lui non plus n'a pas l'air de te porter dans son cœur, lui demandai-je.
Greg empila quelques bols et aligna une rangée de cuillères. Son sourire avait brutalement disparu.
-Mes rapports avec le Ministre et Draco sont, au mieux, difficiles. A l'époque du coup d'état j'étais jeune et révolté. Je faisais tout pour saboter la cuisine du Ministre et de son époux. Je leur ai servi du lait tourné, du pain rassis, des fruits pourris, même de la viande crue. A ce moment-là, je voulais juste l'embêter lui et son Code de Conduite à la con.
Il prit une cuillère et la fit tourner entre ses doigts.
-C'était à qui se montrerait le plus têtu. Black était déterminé à m'avoir comme cuisinier, alors le Ministre faisait tout pour m'avoir, et moi, j'étais déterminé à me faire arrêter ou réaffecter.
La voix de Greg s'érailla.
-Puis Draco a nommé ma mère au poste de goûteur, avant que la règle faisant des prisonniers les premiers candidats n'existe. Evidemment, je ne pouvais pas lui faire goûter les horreurs que je leur avais servies jusque là, c'était bien pensé d'un côté, digne de ce renard sournois. Mais…
D'anciens chagrins déformèrent les traits du cuisinier. L'horreur s'insinua en moi tandis que je devinais le triste sort réservé à sa mère. Je ne trouvais rien à dire.
-Bref, ce qui devait arriver, est arrivé. Après sa mort, j'ai essayé de m'enfuir, mais ils m'ont rattrapé juste avant la frontière du Sud.
Greg grimaça.
-Ils m'ont torturé pendant trois jours, et ils ont promis de me casser les genoux si je recommençais. Et me voilà, toujours ici.
Il ricana amèrement et, d'un grand geste, balaya les cuillères alignées sur la table. Elles rebondirent sur les dalles de pierre dans un fracas métallique.
-Avant, je rêvais d'empoisonner cette ordure, de mettre un point final à notre bataille. Mais j'ai toujours eu la faiblesse de m'attacher aux goûteurs. Quand Crabb est mort, je me suis juré que c'était la dernière fois.
Greg sortit une bouteille de sous la table. Je l'écoutai, muet et figé. Incapable de faire le moindre mouvement.
-Mais une fois de plus, j'ai échoué.
Il partit vers sa chambre sans faire d'adieux.
Je me recroquevillai sur la table, regrettant amèrement d'avoir soulevé le sujet. Si Lavande me rendait responsable de cette saute d'humeur, elle n'aurait pas vraiment tord.
Du point de vue de Greg, les actions de Draco étaient cruelles, mais, du point de vue de Draco, elles étaient tout à fait logiques. Il avait pour mission de protéger la vie du Ministre et de Sirius.
L'horloge sur le mur fit un « gong » sourd. Le café était prêt. Je le servis dans une grande tasse, je piquai quelques biscuits et des gâteaux pour lui faire un petit en-cas et, avec un couvercle et un plateau fermé, je me mis à la recherche de Sirius, le cœur encore gros.
Sirius avait adoré. Il m'avait regardé comme si j'étais un ange descendu du ciel et il avait pris la tasse avec révérence en me disant que c'était la chose la plus gentille et attentionnée qu'on ai fait pour lui depuis des lustres. Il souriait d'une oreille à l'autre et je fus vraiment heureux de lui faire oublier ses problèmes pendant un moment.
Je lui avais déjà demandé la veille s'il avait pu parler avec son époux. Il avait secoué la tête tristement en me disant que « cette chauve-souris buté ne veux rien entendre. Il se comporte toujours aussi bizarrement et il est de plus en plus distant ». Il était chaque jour un peu plus inquiet et je voyais à sa pâleur et à ses cernes que ses nuits et sa santé en souffraient.
J'avais donc décidé de ne plus lui en reparler, ça ne faisait que le déprimer encore plus. Nous parlâmes donc de la pluie et du beau temps, nous nous moquâmes de Mili, du grincheux Draco, de nos plats préférés, nous nous racontâmes des blagues et il me fit goûter au café. Je faillis tout lui recracher à la figure et il avait explosé de son rire de chien caractériel devant ma tête dégoûté.
-C'est tellement amer !
-Je sais, avait-il rit, mais c'est comme ça que je l'aime. Draco le préfère sucré et Sev avec du lait mais…
Son visage était de nouveau assombrit et je m'étais dépêché de lui raconter la fois où je m'étais pris les pieds dans un tapis et que j'avais trébuché jusqu'à atterrir la tête la première dans les fesses d'un vieux Conseillé à l'air revêche qui avait pratiquement hurlé au viol avant de me chasser à coup de canne.
Nous nous quittâmes deux heures plus tard, puisqu'il avait une réunion, et je fus heureux de le voir partir en souriant gaiment.
Je passai les deux jours suivants dans le brouillard. Après avoir discuté avec Sirius, tout ce que Greg m'avait dit m'était revenu de plein fouet, ainsi que tous les événements que j'avais vécu depuis que j'avais accepté le poste de goûteur. Ils se confondaient les uns avec les autres, me rendant nauséeux et dépressif.
Je goûtais, je m'entraînais, je goûtais, je m'entraînais. Les insultes et les provocations de Blaise et de Théo furent impuissantes à me tirer de ma léthargie. Lorsqu'ils m'annoncèrent que je pouvais commencer à manier le couteau, j'accueillis la nouvelle sans enthousiasme. Mon corps me semblait aussi lointain et inerte que ma canne de bois.
Draco ne me parlait toujours pas et me regardait toujours comme un cadavre à retardement.
Le deuxième soir, après l'entraînement, Mili se matérialisa au détour d'un couloir. Elle m'informa qu'une rencontre avec son contact était prévue pour le lendemain soir. J'eus toutes les peines du monde à rassembler mes idées et à faire semblant d'être satisfait.
Maintenant, la partie la plus difficile arrivait: en parler à Draco. J'avais besoin d'un témoin, quelqu'un qui puisse attester de la trahison de Mili et de son « contact », car je savais que ma parole seule ne suffirait pas.
Je redoutais notre rencontre. Nous nous évitions depuis des jours. Tous les matins, il me tendait mon antidote dans un silence hostile et aucun regard pour moi.
Je voulais mon Draco, pas ce…ce tueur glacé.
Mon estomac faisait des pirouettes dans mon ventre. Le bureau de Draco était vide, je me dirigeai vers sa suite. Personne non plus dans le salon…mais des bruits estompés filtraient à l'étage.
L'étage… que de souvenirs. C'était là où nous avions… le rose me monta aux joues et je me secouai.
Je montai les escaliers. Un mince filet de lumière brillait sous la porte de son atelier de sculpture. J'entendis un grincement métallique qui me donna la chair de poule.
L'espace d'un instant, je faillis renoncer. C'était sans doute le pire moment pour le déranger. Mais je devais rencontrer le contact de Mili le lendemain, et il fallait mettre un plan en place. Pas de temps à perdre.
Rassemblant mon maigre courage, je frappai à la porte et entrai sans attendre de réponse.
Draco recula d'un pas, laissant la meule tourner dans le vide. La pierre blanche envoyait des reflets de lumière tournoyer au plafond. C'était très beau.
-Quoi ? demanda-t-il sèchement sans se retourner.
-On m'a fait une proposition, dis-je après avoir pris une inspiration. On veut m'acheter des informations sur vous, le Ministre et Sirius.
Draco fit volte-face. Dans la semi-pénombre, son visage était aussi dur et figé que la pierre qu'il tenait à la main. Sourie-moi, le suppliai-je intérieurement. Arrête de me traiter comme ça, sourie-moi comme avant.
-Pourquoi m'en parles-tu ?
-Pour me faire filer, évidemment, répliquai-je. Il s'agit sûrement de la personne qui vend des renseignements sur moi et ce qu'il se passe dans le château depuis le début.
Draco demeura inexpressif. J'aurais aimé avoir moi aussi une pierre dans la main pour la fracasser violement sur son crâne d'imbécile.
-L'espionnage est illégal, Draco. Vous pourriez arrêter les coupables, leur donner de fausses informations, je sais pas moi ! M'impatientai-je en faisant de grands mouvements avec mes bras. Vous savez, les trucs que font les services secrets ! (J'articulai ces derniers mots comme si je parlai à un enfant capricieux et un peu demeuré sur les bords.) A moins, bien sûr, que tout cela ne vous intéresse plus…
La colère, la frustration et la peine montaient en moi à toute vitesse. Je pris une profonde inspiration pour m'empêcher de m'effondrer en sanglots, mais, subitement, le visage de Draco s'adoucit. Son corps se métamorphosa. Ce fut comme si, au bout d'une semaine de contraction, ses muscles se détendaient enfin. Je sentais émaner de lui un intérêt et une affection renouvelée. Mon Draco était subitement de retour.
Du calme cœur, ce n'est pas le moment de faire une crise cardiaque.
-Qui ? demanda-t-il. Quand est-ce arrivé ?
Il me regardait dans les yeux, ses cheveux presque blancs entourant son visage d'ange déchu. Ses yeux gris avaient retrouvé leur âme. Par Salazar, ce type est bipolaire.
-Millicent est venu me trouver. Elle m'a parlé d'un contact à elle. Nous avons rendez-vous demain soir.
J'observai attentivement la réaction de Draco. Etait-il surpris de la trahison de Mili ? Déçu ? Blessé ? Son expression était impossible à déchiffrer sur ce point-là. Ecoutait-il seulement ce que je lui disais d'ailleurs ? Il me regardait comme s'il voulait me sauter dessus pour me dévorer… Allôôôôô ? Y'a quelqu'un ? Trahison ? Réseau d'informations illégales ? Pistage ? On se réveille!
-Très bien. Tu procèderas comme tu avais prévu, dit-il d'une voix lointaine mais pragmatique. Je te suivrai jusqu'au rendez-vous, pour voir à qui nous avons affaire. Nous allons d'abord lui fournir quelques tuyaux fiables, pour renforcer ta crédibilité…le changement du successeur de Severus fera l'affaire, je pense. C'est inoffensif puisque ça sera bientôt rendu publique. Ensuite nous improviserons.
-Justement, fais-je timidement, comment vous sentez-vous après avoir été…évincé ?
Il me regarda, un moment surpris, puis il se gratta le menton.
-Je m'en fiche complètement en fait. Mais c'est Sirius qui m'inquiète, il a l'air de dire que ce changement brutal d'opinion n'est pas normal…
Il fronça les sourcils et ses lèvres se pincèrent mais il secoua la tête comme pour chasser une mouche gênante.
-Je m'en occuperai en temps et en heure. En attendant, focalisons-nous sur toi…
Nous passâmes en revue les détails de l'opération. Bien que ma vie fût mise en danger par ce projet, j'étais ravi. J'avais retrouvé mon bon vieux Draco… mais pour combien de temps avant qu'il ne découvre qui j'étais ?
Lorsque nous fûmes convenus d'un plan, je me tournai pour partir, le cœur léger.
-Harry…
Je m'arrêtai sur le seuil de la porte et je lui jetai un coup d'œil interrogatif par-dessus mon épaule.
-Tu m'as dit un jour que je n'étais pas prêt à croire pourquoi tu avais tué Tom Jedusort, je suis prêt à te croire maintenant.
Il me regarda droit dans les yeux, attentif.
-Mais moi, je ne suis pas prêt à te le dire, soufflai-je avant de sortir de l'atmosphère soudain étouffante de la pièce.
Cette phrase seule me fit replonger en plein cauchemar. Maudit Draco.
Pfiouuu leur relation monte, descend, ça brûle, ça gèle… comment tout ça va finir ?
Et Severus…mais enfin que se passe-t-il dans ta tête de chauve-souris ? Hmmm ? Roh.
Au prochain chapitre, Harry va affronter un fantôme de son passé… littéralement. Va-t-il s'en sortir intact ?
Rdv au prochain chapitre pour le savoir ! ;D
Vous êtes invité à continuer de voter pour vos couples favoris si vous le souhaitez. :)
MENU 1) du BlaiseThéo et du RonHermione? (84 votes pour, Aïe je sais plus du coup ! Je fais du BlaiseThéo ou je mettrai Hermione avec Théo quand elle réapparaîtra ? )
MENU 2) du RonBlaise et du HermioneThéo?(94 votes pour)
MENU 3) du RonThéo et du HermioneBlaise?(36 votes pour, je sais pas pourquoi peu de personnes votent pour ces couples, Ron sera grand et musclé alors que Théo est de taille moyenne et de gabarits moyen aussi, sans être chétif, il est musclé, soldat oblige. Pour ces deux couples, leurs caractères seraient opposés et donc…complémentaires ! Pensez-y…)
Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)
Merci d'avance pour votre participation! xD
Ayase
P.S : Mortellement Vivant arrive bientôt pour ceux que ça intéresse ;) Je regarde juste *** ***** (je ne sais pas si on a le droit de mettre ce genre d'info sur donc bon...) en même temps alors il me faut le temps de jongler entre la tv et mes commentaires hahaha sorry sorry xD
