Vous avez été plusieurs à mal comprendre le chapitre précédent : Si Draco avait été aussi froid et avait regardé Harry « comme s'il était déjà mort » c'est parce qu'il croyait quelque chose... que je ne peux pas encore vous dire ! ^^

Mais si vous lisez bien, vous comprendrez xD (okay, ça n'a servi à rien, c'est pas grave, j'aime vous torturer l'esprit mwhahaha)

Je voulais juste vous dire merci de continuer de me suivre chapitre par chapitre, fic par fic !

Merci de votre lecture et de votre soutien !

Et merci, merci à ceux qui laissent des reviews ! Vous êtes les meilleurs ! *smouak*

BONNE LECTUUUUURE !


Titre : Le Poison d'Irya.

Chapitre: Back to Hell.

Couple : Draco et Harry ! Severus et Sirius, Hannah et Gregory… et les prochains couples qui arriveront en fonction du vote.

Rating: M pour la suite.

Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.

Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !

Warnings : AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K ! En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Vous ne connaissez pas ? Courrez vite le lire !

! En italique sont les pensées des personnages. !


ATTENTION ! UNE PARTIE DE CE CHAPITRE CONTIENT UN PASSAGE DE VIOL ! JE LE DÉLIMITE MAIS POUR CEUX QUI NE SUPPORTENT PAS LE ANGST MERCI DE PRENDRE EN COMPTE CET AVERTISSEMENT !


-Argh foutu Draco…, fulminai-je. Qu'il aille se faire voir ! Monseigneur m'ignore pendant des jours, et maintenant, il veut jouer les confidents ? Qu'il aille au diable!

J'avais avoué le meurtre de Voldemort, je revois encore son regard s'éteindre et le sang gicler de sa plaie. Je revoie son corps blanchir et durcir, aucun doute quant à ma culpabilité, alors qu'avait-il besoin d'en savoir plus ?

Je dévalai les marches dans l'obscurité et me dirigeai droit vers ma chambre. Mon père était supposé avoir tué Voldemort auparavant, mais il avait réapparu à Serpentard, Hermione et moi ne savions comment, pour monter un orphelinat et me faire subir des épreuves qui avaient fini par me pousser à le tuer. Mais cette fois-ci, il était mort, c'était définitif.

Il faudrait quand même que je reparle à Hermione de cette histoire parce que tout n'est pas très clair…

Il faut que je sorte d'ici, me dis-je avec une intensité nouvelle. Mon désir de prendre mes jambes à mon cou, d'envoyer Draco et son antidote au diable, n'avait jamais été aussi fort.

Enfuis-toi, enfuis-toi, enfuis-toi, scandait une petite voix en moi. Une mélodie familière, que j'entendais sans cesse, à l'époque de ma vie avec Voldemort.

D'un coup, les souvenirs que j'avais crus définitivement bannis refaisaient surface. Maudit Draco ! C'était de sa faute si je n'arrivais pas à les repousser.

Je fermai la porte de ma chambre et tirai le verrou. Lorsque je me retournai, le fantôme de Voldemort se prélassait sur mon lit. L'entaille à son cou était béante, sa chemise maculée de sang séché. Ses yeux pétillaient de malice et de cruauté.

-Dégage, lui dis-je. Tu es mort, va brûler dans l'Enfer où tu appartiens.

C'était, me répétai-je, un fantôme. Il n'existait pas, tout était dans ma tête, je n'avais plus rien à craindre de lui.

-C'est comme ça qu'on accueille son père adoré ? Siffla Voldemort de son habituelle voix sibylline.

Il prit le livre sur les poisons et le feuilleta distraitement.

-Tu n'es pas mon père, enfoiré, maintenant va-t'en !

Je le fixai du regard, profondément troublé. C'était une apparition, une manifestation de mon esprit perturbé. Oui, mais les pages du livre tournaient…

Peu importe, ça doit être une hallucination, il ne peut rien me faire. Voldemort éclata de rire. Un rire glacé et aussi claquant qu'un fouet.

-C'est vrai que me comparer à ton incapable de père serait une insulte à mon égard... Cet imbécile, même pas capable de tuer correctement quelqu'un.

-Comment as-tu fait pour survivre et venir à Serpentard ? Demandai-je rapidement.

Il ignora ma question.

-On fait du zèle pour plaire à Draco ? dit-il en agitant le livre des poisons. Un garçon à fort potentiel. Tuer son propre père, je l'aime déjà.

-Il n'est pas comme toi! Hurlai-je. Il a tué son père pour libérer un peuple souffrant ! C'est quelqu'un de bien, crachai-je, malade d'entendre Voldemort parler de Draco comme s'il lui ressemblait.

Ses yeux rouges se tournèrent vers moi, un sourire vicieux écarta les pans écarlates de sa bouche.

-Eh bien, en voilà un qui est amoureux, susurra-t-il.

Je pâlis.

-C'est faux, assurai-je.

Il secoua la tête avec une fausse affliction.

-Si seulement tu t'étais donné autant de mal avec moi, les choses n'auraient pas aussi mal tourné, petit Potter.

-La tournure des choses me convient parfaitement, dis-je en souriant d'un air féroce. Tu es mort, je suis vivant. Tout est parfait.

-Ah, oui ? Susurra-t-il. Empoisonné, traqué, à deux doigts d'exploser en annihilant toute une race, cohabitant avec un psychopathe ? Ce n'est pas exactement ce que j'appellerai la belle vie, ni une situation parfaite, ricana-t-il. Peux-tu même assurer que tu es « en vie » ? (Je pâlis.) Sais-tu seulement ce que c'est de vivre, Harry Potter ?

Il cracha le « P » de « Potter » comme un venin. Mon cœur s'alourdi pendant un bref instant, mais je me secouai, refusant de laisser ce monstre gagner.

-Tu préfères ta mort je présume ? Lançai-je, sarcastique, refusant de laisser ses paroles m'atteindre.

Il grimaça fugacement, puis son sourire revint.

-Ce n'est pas si mal finalement, j'ai au moins le plaisir d'assister à ta déchéance. Tu aurais dû choisir la potence, Harry. Cela t'aurait fait gagner du temps et éviter bien des souffrances. Car ne sois pas dupe. (Son sourire sadique s'élargit.) J'ai vu ce qui t'attend, et ce n'est pas très joli, jubila-t-il. Tu vas tomber amoureux de Draco, tu vas coucher avec lui, lui offrant ton corps, ton cœur et ton âme… et un beau jour il apprendra qui tu es, Severus lui ordonnera alors de te tuer, et en bon petit soldat fidèle jusqu'à la mort, il le fera. (J'inspirai brutalement, et mes mains se mirent à trembler alors qu'un sentiment de froid glacé coulait dans mes veines.) Gryffondor déclarera la guerre en représailles, continua-t-il avec jovialité, et au fur et à mesure des combats, tous ceux que tu aimes mourront dans l'agonie et la souffrance… Draco, Sirius, Hermione, Gregory, Hannah…tous mourront, et bien plus encore. Et tout ça, continua-t-il en sifflant comme un serpent, à cause de toi.

-Tu mens ! Tu ne sais rien du tout ! Sors d'ici ! Hurlai-je en essayant de dompter mon hystérie naissante.

Voldemort soupira.

-Ce que tu es têtu. Tu ne m'écoutes jamais. Malgré tous mes efforts pour te former, tu as échoué. Te souviens-tu du jour où j'ai finalement laissé tomber ?

Evidemment que je m'en souvenais. Ce souvenir était inscrit au fer rouge dans ma mémoire. C'était la semaine de la Fête de Poufsouffle. Bellatrix était rentré de son voyage du moment et Voldemort s'occupait d'elle. Il ne faisait plus attention à moi pendant ces moments-là. Depuis quelque temps, j'obéissais docilement au moindre de ses ordres dans l'espoir de gagner sa confiance. Avec sa fatuité naturelle, il croyait m'avoir enfin dompté, brisé. Résultat : depuis plus d'un mois, il ne prenait plus la peine de m'enfermer à clé dans la petite chambre près de sa suite.

Mais, une fois de plus, la tentation de participer à la fête avait été plus forte que ses ordres. Les sévices et les humiliations de l'année précédente ne m'en avaient pas dissuadé, au contraire. J'étais terrifié à l'idée de me faire prendre…et je savais, au fond, que ça arriverait. Mais j'avais quand même désobéi. Je voulais goûter à la liberté au moins une fois. Au moins une fois avant que Voldemort ne brise ce qui restait de mon esprit.

Cette motivation eut un effet bénéfique sur mes performances acrobatiques. J'étais intrépide, téméraire…imbattable. Je passais les cinq premiers tours haut la main : sauts périlleux vertigineux, atterrissages impeccables, énergie décuplée. La finale de la compétition était prévue pour le dernier soir de la fête. J'avais réussis à dénicher une tenue : un juste au corps avec des plumes de soies rouge, souligné par des paillettes argentées. Je rassemblais mes cheveux, mi-longs à l'époque, et je les piquais avec deux belles plumes rouges.

Quand la finale commença, la tente était bondée. Bientôt, je virevoltais au-dessus du sol, et les applaudissements de la foule n'étaient plus qu'un brouhaha lointain. Je me sentais chez moi, libre et heureux. Galvanisé, chargé d'énergie, je volais. A la fin de mon enchaînement, j'attrapai mes ailes à deux mains, les déployai, fis une dernière roulade et atterris sur mes pieds. La soie rouge vif ondula derrière moi comme un oriflamme. Le tonnerre d'applaudissement vibra dans ma poitrine.

Je remportai le concours. A l'annonce de ma victoire, mon cœur fut inondé d'une joie pure et simple. Pour la première fois depuis deux longues années, je souris. Je souris tellement qu'en montant sur le podium, j'avais mal aux mâchoires. On me mit autour du cou une amulette en forme de flamme, avec l'année et la discipline de ma victoire gravée dessus. Ce fut le meilleur moment de toute ma vie.

Aussitôt suivi du pire.

Celui où j'aperçu Voldemort et Bellatrix dans le public. Bellatrix avait l'air de s'ennuyer royalement et Voldemort… je sentis en croisant son regard impitoyable que cette soirée de bonheur serait ma dernière.

Je m'attardai jusqu'à ce que les vestiaires fussent déserts. Il y avait deux sorties possibles, mais Voldemort avait fait placer des gardes à chacune d'elle. Certain qu'il détruirait mon amulette, je fis un trou dans le sol et l'enterrai profondément.

Comme prévu, dès que je tentais de m'échapper, Voldemort s'empara de moi et me traîna jusqu'au manoir, Bellatrix étant repartie en mission dès la fin du festival. Pendant le trajet il m'expliqua avec un calme chirurgical qu'il désespérait que je ne réussisse jamais à m' « intégrer au groupe ». J'étais trop indépendant, trop entêté, trop capricieux. Il me dit qu'il n'y aurait plus d'expérience. Que j'avais échoué.

Voldemort réussis à se contrôler ainsi jusqu'à ce que nous soyons arrivés dans sa chambre. Mais, une fois la porte verrouillée, il laissa exploser sa colère à coups de poing et de pied.

-Je voulais te tuer, te punir de m'avoir désobéi, dit le fantôme de Tom Jedusort en planant à travers la pièce. J'avais prévu de faire durer le plaisir, comme un endoloris, mais tu m'as devancé. Dis-moi, depuis quand avais-tu planqué ce couteau sous mon lit ?

Je ne cherchais même pas à savoir ce qu'était un endoloris, trop plongé dans mes souvenirs. J'avais volé et caché le couteau entre le matelas et le sommier de Voldemort et Bellatrix un an auparavant, après qu'il m'eut attrapé en train de m'entraîner.

Au cas où.

Pourquoi sous le lit ? Je n'avais pas de plan précis, juste une voix dans ma tête qui m'avait chuchoté quoi faire. Une voix qui me disait que le jour où j'aurais besoin de ce couteau, je serais chez Voldemort, et non dans ma petite cellule insonorisée attenante.

Il est facile de rêver de meurtre, en commettre un était une autre histoire. Malgré tout ce que j'avais enduré, je n'avais jamais basculé dans la folie meurtrière. Jamais…jusqu'à ce soir-là.

-Quelque chose t'a provoqué, dit le fantôme. Depuis le temps que tu souhaitais me tuer… tu tergiverses trop Harry. Tu es faible, comme tes parents. Tu n'as été qu'une perte de temps. Une erreur.

Je savais qu'il me provoquait délibérément.

-Va-t'en, chuchotai-je.

Ramassant le livre sur les poisons, je m'étendis sur le lit, déterminé à ignorer le spectre. Il pâlissait légèrement lorsque je me concentrais sur ma lecture, et redevenait plus apparent dès que je levais les yeux.

-Pourquoi tu ne pars pas ?

Qu'il s'en aille, je n'en pouvais plus de sa présence, je ne voulais pas me rappeler, je ne pouvais pas…

-C'est toi qui m'a invoqué, je ne partirai que quand tu te libéreras de mon emprise, sourit-il. C'est à dire jamais. Je serais toujours là, « toujours en toi », je te l'ai déjà dit, non ?

Ses paroles ouvrirent le verrou de mes souvenirs les plus enfouis, ceux avec lesquels je ne pouvais pas vivre. Je me mis à trembler alors que je replongeais en enfer.

Quand j'avais repris connaissance, après la correction de Voldemort, j'étais nu, étendu sur son lit. Il s'était alors mis à me susurrer tout ce qu'il allait me faire, alors que je l'écoutais avec une horreur grandissante.

-Je ne pouvais pas faire tout ça tant que je n'avais pas terminé mon expérience, me dit le fantôme d'une voix d'où transperçait son plaisir sadique, je devais briser ton esprit, pas tuer ton âme comme le font les sévices sexuels, ou bien tu ne m'aurais été d'aucune utilité. Le viol était la seule chose que je ne m'autorisais jamais. Mais..., ses dents brillèrent et le rouge de ses iris flamboya, je n'avais plus cette limite.

J'entendais à peine le fantôme, je revivais la scène, je me souvenais…

La respiration coupée, j'avais songé à me tuer, mais le couteau se trouvait à l'autre bout du lit.

-Ce soir, dit Voldemort, nous commencerons en douceur…Tout d'abord…


(Attention à partir d'ici évocation de viol, les plus sensibles et les plus jeunes, veuillez continuer un peu plus bas svp, même si j'ai essayé de rester court. Merci.)


Ronronnant de plaisir, il se dirigea vers sa « malle à jouets » qui contenait ses chaînes, fouets, couteaux, et autres instruments de torture.

Les mains tremblantes, je l'écoutais m'expliquer qu'il allait me mettre à quatre pattes et me fouetter. A chaque coup de fouet, je devais lui dire : « Encore, mon Maître, s'il vous plaît continuez, Lord Voldemort. » et que pendant le viol qui suivrait, je continuerais de l'appeler Maître et le supplierais de prolonger ma punition.

Je m'étais jeté sur le lit, décidé à trouver le couteau, mais Voldemort, croyant que je cherchais à m'enfuir, se rua sur moi et m'immobilisa. Je me débattis vainement tandis qu'il me mettait à genoux. Il m'attacha avec les chaînes et finit par tenir sa promesse. L'appréhension fut plus effrayante que les faits eux-mêmes, au moins je savais ce qui m'attendait, pas d'attente angoissante. Cela mettait des limites à mon supplice. Je jouais mon rôle à la lettre, ne voulant pas l'énerver davantage pour qu'il décide de faire travailler son imagination de sadique dégénéré.

Quand l'horreur cessa enfin, mon dos, mon anus et l'intérieur de mes cuisses étaient maculés de sang.


(Fin évocation du viol) reprise de la fic :


Je me roulai en boule au bord du lit. Mon esprit était mort. Mon corps palpitait de douleur. Les doigts de Voldemort étaient revenus en moi, impitoyables.

-Je serai toujours en toi, à présent, me siffla-t-il à l'oreille.

Voldemort était étendu près de moi. Maintenant, le couteau se trouvait à ma portée. Des idées de suicide passèrent dans ma tête, je cherchai celle où j'aurais le plus de chance de ne pas me louper.

-Eh bien, dit Voldemort avec un soupire, il ne me reste plus qu'à commencer une nouvelle expérience…

Je ne répondis pas, mais mes yeux s'ouvrirent brusquement, j'avais peur de comprendre où il voulait en venir.

-Puisque tu as échoué, je vais devoir entraîner un autre enfant.

Il s'assit sur le lit et enfonça ses doigts plus profondément en moi.

-Mais avant, à quatre pattes, je te prendrai une fois pour toutes celles où tu m'as désobéi.

-NON ! M'écriai-je.

Je tâtonnai un instant sous le matelas, en sortis le couteau et tailladai sa gorge. J'eus le temps de voir sa stupéfaction, sa peur, puis sa fureur, avant de lui trancher le cou, faisant gicler le sang. Lorsque je ne fus plus capable de savoir à qui appartenait le sang sur ma peau, une douce satisfaction s'empara de moi.

-Qu'est-ce qui t'a fait passer à l'action ? La peur d'un nouveau viol ? demanda le fantôme.

-Non, répondis-je sincèrement. C'était l'idée que tu torturerais un autre orphelin.

-Ah, bien sûr ! s'exclama-t-il en pouffant. Tes petits camarades, cracha-t-il, méprisant.

-Ma famille, rectifiai-je. C'est pour eux que je t'ai tué, mais j'aurais dû le faire pour moi.

Je les avais perdu, ça faisait des années que je n'avais vu aucun des orphelins, mais nous avions grandis ensemble, je leur devais ça.

-Tu es un idiot, Harry Potter, siffla le spectre de Voldemort. Et j'aurais dû te tuer, comme j'ai tué tes parents.

Bouillonnant de colère, je me ruai sur le fantôme et l'accolai au mur. Je passais le reste de la nuit à frapper, frapper, frapper. Je savais que je ne pouvais pas l'atteindre, mais ma colère m'aveuglait. Il ne se départit pas de son sourire malsain. Je le criblais de coup jusqu'à ce que l'aube ne le fasse disparaitre. Seulement alors m'effondrai-je en sanglotant.

Quelques temps plus tard, quand je revins à la réalité, je m'aperçus que mes poings et le mur étaient couverts de sang. J'étais épuisé, vidé de toute émotion.

Et en retard pour le petit déjeuner du Ministre.

Et tout ça à cause de Draco. Foutu blond peroxydé.


-Tu ne suis pas, Harry ! S'écria Théo.

De son couteau de bois, il me porta un grand coup à l'abdomen.

-Tu es mort. C'est la quatrième fois aujourd'hui, qu'est-ce qu'il t'arrive bon sang ?

-J'ai mal dormi…désolé.

Pas du tout, en réalité.

Théo soupira et m'indiqua le banc contre le mur. Nous nous y installâmes et soufflâmes un peu. A l'autre bout de la pièce, Sissy et Blaise s'entraînaient. Pansy était plus souple, mais Blaise était anormalement rapide pour quelqu'un de sa carrure.

-La reine de la canneuh, elle est en panneuh ! Chantonna Blaise.

Ses paroles étaient calculées pour exaspérer Pansy, qui, avec son caractère de cochon, finissait toujours par perdre son calme. Blaise trouvait alors des ouvertures et gagnait, ce qui la mettait encore plus en rage, et ainsi de suite. Blaise s'amusait toujours comme un fou.

Mais, cette fois, Pansy garda son sang froid. Elle se propulsa en l'air, se retourna, atterrit derrière le métis et l'étrangla jusqu'à ce qu'il eût déclaré forfait.

A la fin du combat, elle se tourna vers moi et me fit un clin d'œil. Je lui souris, fier qu'elle ait utilisé un tour que je leur avais appris. Ma mauvaise humeur se dissipa un peu. L'expression indignée de Blaise valait le déplacement ! Tel un gamin capricieux, il tapa du pied en exigeant une revanche. Sissy rit et leva sa canne.

-Harry, il y a quelque chose qui ne va pas. Parle-moi, me demanda doucement Théo.

-Je…

Je m'interrompis, hésitant. Pouvais-je lui parler de la froideur de Draco ? De son brusque changement d'attitude ? De mes conversation nocturnes ensanglantées avec le fantôme de l'homme que j'avais tué ?

-Crois-tu que je perds mon temps à essayer d'apprendre à me battre ? Je ne serai jamais aussi fort que toi et Blaise, dis-je finalement, trop peureux qu'il me prenne pour un fou.

Lâche, me susurra une voix noire.

-Non. Sinon, je ne perdrai pas mon temps avec toi. Sissy et Blaise non plus.

Je décelai un accent de colère dans sa voix, ce qui me surprit.

-Tu as besoin d'apprendre à te défendre, ajouta-t-il.

-Pourquoi ? Soufflai-je d'un air las.

Avec les adversaires que j'avais, la force physique ne me servirait à rien. Ce n'est pas avec un poing que je vais empêcher Draco Malfoy de me tuer, ou la magie de m'atteindre. Ou même chasser un fantôme sadique, pensais-je en baissant les yeux sur mes poings bandés.

-Parce que tu ne fais que fuir Harry ! S'exclama Théo avec exaspération. Il t'a fallu une semaine entière pour parler à Pansy et sans moi elle t'appellerait encore le Balafré Gerbeur ! Il faut que tu apprennes à te battre pour ce que tu veux.

Je le dévisageai, bouche bée. Théo fit tourner son couteau dans sa paume nerveusement.

-Tu passes ton temps à raser les murs, prêt à détaler au moindre bruit trop fort. Mais quand tu seras capable de faire tomber Blaise à la renverse et de me désarmer, tu te sentiras plus puissant, plus libre.

Il s'arrêta quelques instants alors que ses paroles faisaient leur chemin en moi.

-Si tu as quelque chose à faire, fais-le en plus de ton entraînement. Et si tu as un problème que tu as vraiment peur d'affronter seul, (il tourna son regard vers moi) Blaise et moi sommes là pour t'aider.

Je fus stupéfait de ce petit discours. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me dise ça. Ma gorge se serra.

-Merci, dis-je d'une voix rauque. J'ai en effet quelque chose à faire, mais vous ne pouvez pas m'aider. Mais, je… (Je bégayais, les joues roses)…ce que tu m'as dit c'est…

-Oui, c'est bon, toussota Théo, l'air mal à l'aise. Si t'as compris, c'est bon.

Ce que je devais faire, c'est trouvé l'antidote au poison d'Irya, c'était la seule chose qui m'empêchait de résoudre mes problèmes. A cause d'Irya j'étais coincé ici, à portée de lame de Draco, sans aide magique pour apprendre à me contrôler, à la merci de Bellatrix… Il me fallait cet antidote.

Mais il y avait une chose… j'avais un problème de taille : Draco lui-même.

Draco me suivrait de l'autre côté de la frontière de Gryffondor, et bien au-delà. Même la magie d'Hermione serait impuissante contre son désir de vengeance. Il considérerait ma capture ou ma mort comme sa responsabilité personnelle.

« J'ai vu ce qui t'attend, et ce n'est pas très joli. Tu vas tomber amoureux de Draco, tu vas coucher avec lui, lui offrant ton corps, ton cœur et ton âme… et un beau jour il apprendra qui tu es, Severus lui ordonnera alors de te tuer, et en bon petit soldat fidèle jusqu'à la mort, il le fera. »

Les paroles de Voldemort me donnèrent envi de vomir. Les fantômes avaient-ils accès à l'avenir ? M'avait-il menti ou me disait-il la vérité ? Mon cœur se serra quand je me rendis compte que je le croyais sans peine…puisque c'était en effet l'avenir que je m'étais moi-même prédit.

Je me secouai, le ventre au bord des lèvres. Ce n'était pas le moment de faire une dépression, que diable ! Des vies dépendaient de moi bon sang ! Il fallait que je me secoue.

J'avais besoin d'une stratégie. Je devais trouver l'antidote, mais également le moyen de me débarrasser de Draco sans le tuer. Je doutais que Théo et Blaise puissent m'aider sur ce coup-là.

-Tu devrais essayer cette tactique sur Draco, dit Blaise en haletant. Pendant qu'il se tord de rire devant ta faiblesse, tu l'attaques, et paf !

Pansy ne répondit pas, mais redoubla d'énergie, comme pour lui dire « je vais t'apprendre qui est faible, moi ! ». Blaise dû battre en retraite.

Je les regardai distraitement alors que Théo pouffait à côté de moi. Dans ma tête, un petit plan avait éclos.

-Théo, dis-je, peux-tu m'apprendre à crocheter une serrure ?

Il réfléchit quelques instants, puis répondit finalement :

-Blaise pourrait le faire.

-Blaise ?

-Il a l'air stupide et gentil, dit Théo en souriant, mais c'était un voyou autrefois. Finalement, il s'est attiré de gros ennuis qui l'ont amené directement dans le bureau du Ministre en personne. Les généraux voulaient l'envoyer en prison, mais Black et le Ministre lui ont proposé une autre alternative: la possibilité de rentrer dans l'armée avec interdiction de continuer ses « conneries qui font chier », dixit Black. Maintenant, il est capitaine. (Ses yeux pétillèrent et je pus lire sur son visage toute l'affection qu'il lui témoignait.) Son gros atout, c'est que personne ne le prend au sérieux.

-J'essaierai de m'en souvenir, la prochaine fois qu'il me racontera des blagues tout en me brisant les côtes.

Je regardai Sissy remporter sa deuxième victoire. Blaise ne se découragea pas.

-C'est un tournoi en cinq tours, chère madame.

Pansy sourit comme un renard.

-Si votre fierté peut le supporter, cher monsieur…


Après l'entraînement, nous nous reposions tous les quatre sur les bancs lorsque Draco apparut. De nul part. Derrière moi !

-KYA ! Criai-je en faisant sursauter tout le monde.

Je vous passe l'hilarité de Draco et Blaise, les gredins. Pansy se leva d'un bond, comme si ça avait été un crime de s'asseoir et se reposer. Nous autres, personnes normales qui ne s'amusent pas à faire peur aux gens pour s'amuser, restâmes tranquillement à nos places. J'avais la main sur le cœur et je décochai un regard venimeux à Blaise qui commençait déjà à se moquer de mon « cri de fillette ».

J'étais fasciné par les petits changements qui se produisaient en Sissy dès que Draco était dans les parages. Sa rugosité s'estompait, elle souriait plus souvent, et elle essayait toujours de l'attirer dans une conversation ou un duel. En général, Draco discutait tactique ou bien s'entraînait quelque temps avec elle. Pansy se pavanait alors comme une chatte qui a séduit le plus beau matou du quartier.

Je trouvais ça mignon, mais quelque peu énervant.

Mais, aujourd'hui, c'était à moi que Draco voulait parler. « Seul à seul ». Les autres quittèrent la salle d'entraînement. En partant, Pansy me décocha un regard noir et je sus que j'allai le payer à l'entraînement du lendemain.

Draco se mit à marcher de long en large. J'eus la désagréable impression qu'il cherchait une pierre à lancer.

-Qu'est-ce qui ne va pas ? Demandai-je. C'est le rendez-vous de ce soir qui te met dans cet état-là ?

Au diable le vouvoiement. J'étais encore remonté contre lui alors j'avais décidé d'abandonner toute marque de respect langagière. Juste le strict minimum pour ne pas qu'il m'étrangle dans mon sommeil. Son pas s'altéra un instant et je sus qu'il avait entendu la familiarité. Mais il se remit à marcher comme si de rien n'était, à ma grande surprise.

-Pour ce soir tout est prêt, répondit-il. Non, ce qui me préoccupe, c'est Severus.

-Le Ministre ?

Je me souvins de ce que Sirius m'avait dit : « Il est bizarre ces derniers temps, il a…il a comme des absences et il ne me regarde plus aussi intensément qu'avant, comme s'il perdait la flamme dans ses yeux. »

-Non, le boucher ! S'exclama-t-il en levant les yeux au ciel.

-Tu n'as pas besoin d'être désagréable, m'offusquai-je.

Il se remit à marcher de plus belle, comme à son habitude lorsqu'il était agité.

-A-t-il eu des rendez-vous inhabituels cette semaine ?

-Inhabituels comment ? (Je réfléchis un instant.) Il est moins souvent avec Sirius maintenant que tu le dis. D'après ce que j'ai entendu, il l'envoie souvent en mission.

-Oui je sais, acquiesça-t-il, des missions longues et sans importances qui rendent Sirius fou. Mais a-t-il reçu quelqu'un que tu ne connaissais pas ? Un conseiller d'un autre District Militaire par exemple ?

-Pas que je sache, pourquoi ?

Draco marqua une longue pause. Je pouvais presque voir son cerveau fumer alors qu'il réfléchissait à la possibilité de me faire confiance.

-Sev a accepté de recevoir une délégation de Gryffondor.

-Et alors ?

-Il déteste les Gryffondors ! Depuis le coup d'Etat, les Gryffons demandent chaque année une audience, et tous les ans, malgré les supplications de Sirius, il refuse ! Depuis quinze ans il ne répond que par un seul mot : « non ». Et voilà qu'il a programmé une rencontre avec eux pour la semaine prochaine, sans en avoir consulté Sirius !

Il arpentait de plus en plus rapidement la salle. Je cherchai furtivement un caillou potentiellement dangereux des yeux mais n'en trouvais aucun. Je me détendis.

-Même Sirius le dit, depuis que tu as été nommé goûteur, Sev change peu à peu, et c'est de plus en plus flagrant. Sirius m'en parlait parfois alors j'ai commencé à faire attention, au début ce n'était qu'une impression mais avec les événements récents Sirius s'inquiète beaucoup, et moi aussi.

-Le changement de successeur et la rencontre des Gryffondors.

-Exactement. Et Sirius dit que Sev ne le « touche » plus, alors que c'étaient de vrais lapins ces deux-là. Quelque chose cloche, c'est certain.

Je ne trouvai rien à dire. Plus je fréquentais Snape et Sirius, plus le comportement du Ministre m'étonnait. C'était le contraire de ce qu'on eût attendu d'un dictateur. Il tenait compte des opinions d'autrui, il offrait des secondes chances, il se montrait ferme, résolu, et juste. Il menait la même vie spartiate qu'il exigeait des autres. Et c'était un bon mari : taquin, sarcastique, mais attentionné et dévoué, si j'en croyais les dires de Sirius, ou tout du moins avant que son comportement ne change.

Draco prit une profonde inspiration.

-Ouvre les yeux Harry, je veux que tu notes tout comportement suspect de Severus et que tu me les rapportes en détail dès que tu rentres dans nos appartements. C'est un ordre.

-Oui Draco, répondis-je machinalement.

Serpentard, avais-je bien entendu ? Avait-il dit « nos appartements » ? Alors ça ! Mon cœur se gonfla et je luttai pour cacher un sourire satisfait.

-Ne décommande pas le rendez-vous avec Mili, ce soir. J'y serai.

-Je leur parle de la délégation Gryffondor tu crois ? Demandai-je en levant les yeux vers lui.

-Non. Contente-toi du changement de successeur. La rumeur circule déjà, tu ne feras que la confirmer.

Draco m'observa pendant un instant. Son regard gris intense me mis mal à l'aise, mais je le soutins, interrogatif.

-Il y a autre chose ?

-Non, susurra-t-il lentement après un moment. Je me disais juste que tu étais sexy en sueur avec le haut de ta chemise ouverte.

Sur ce il tourna le dos et s'éloigna, pendant que je le fixai, estomaqué et écarlate.


Sur le chemin des bains, je réfléchissais au rendez-vous de ce soir, quand j'aperçus une porte ouverte. Curieux, d'habitude elle est fermée…

Du coin de l'œil, je vis un éclair de mouvement. Des mains m'agrippèrent et m'attirèrent vers l'intérieur. La porte se referma en claquant. L'obscurité m'enveloppa en même temps que la panique m'envahissait. Je fus violemment projeté tête la première contre un mur de pierre. Sous l'impact du choc, mes poumons se vidèrent. Je me retournai et, dos au mur, haletai pour reprendre mon souffle.

-Bouge pas, grogna une voix d'homme.

Elle me disait quelque chose, mais je n'arrivais pas à la situer. Je décochai un grand coup de pied en direction de la voix, mais ne rencontrai rien. Un rire résonna. Un rire méchant et cruel. Une bougie fut découverte. Sa faible lueur jaune se refléta sur une longue lame argentée. Terrifié, j'aperçu la main qui tenait le couteau, puis le visage de mon agresseur.

C'était celui de Greyback.


Haha bonjour le cliffhanger xD Je m'amuse, je m'amuse xD

Bon alors, vous en avez pensé quoi de ce chapitre ? Depuis le temps que vous vouliez savoir ce qu'il s'était passé exactement entre Voldy et Ryry…

Je n'ai pas le temps de faire le compte des votes (il faut que je parte vite, vite !), donc la semaine prochaine (ou celle d'après, mais pas dans trois plombes) je le ferai pour les deux chapitres ! Mais je vous invite à voter pour ce chapitre! Menu 1, 2 ou 3 ?


Et dernière chose... *roulement de tambours* Voici l'autopromotion de ma nouvelle fic : Pain In The Neck ! * applause*

Résumé : Si tu te trouves en face d'un vampire vulnérable, assoiffé et beau comme un dieu qui te demande de l'aide… enfuis-toi ! Si seulement Draco Malfoy avait écouté ce conseil…Draco voit sa petite vie tranquille bouleversée le jour où il se retrouve devant le sexy vampire Harry Potter, empoisonné à demi nu sur le sol de sa cuisine. Surtout que maintenant Potter lui demande asile le temps qu'il découvre celui qui le veut définitivement mort. Impérieux, moqueur et ensorceleur, ce Potter n'a pas l'air de comprendre la différence entre « hébergeur » et « serviteur ». Mais Draco a besoin d'argent, c'est ainsi qu'il se voit briser de plus en plus de règles…en particulier celles sur la nudité et l'horizontalité avec les dangereux vampires bruns sauvages aux yeux trop verts. UA, VampHarry, Draco POV, Humour/Romance et Lemon.

Ayase, maintenant dans les back… Et en retard ! HAAAAA !