Hello ! Oui je sais : Loooooong time no see ! ^^
J'ai été très occupée ces derniers mois et je m'excuse d'avoir fait passer mes fics au second (troisième ?) plan. Mais je tiens à préciser une chose : je n'en abandonne AUCUNE.
Même si je suis longue, que les pauses entre les chapitres sont parfois vraiment abusées et que vous avez envie de me balancer vos claviers à la figure, je CONTINUERAI d'écrire et de poster jusqu'à LA FIN DE CHACUNE DE MES FICS. Parole de scout ! (Même si j'ai jamais été scout haha).
Sans plus attendre : bonne lecture et merci à vous tous de continuer à me suivre !
Titre : Le Poison d'Irya.
Chapitre: Alcool et rêve.
Couple : Draco et Harry ! Severus et Sirius, Hannah et Gregory… et les prochains couples qui arriveront en fonction du vote.
Rating: M pour la suite.
Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.
Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !
Warnings :
1) AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K. En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study.
2) Dans ce chapitre : Lupin OOC (Je m'excuse à l'avance pour tous les fans de Lupin ^^je l'ai toujours trouvé assez faiblard et débonnaire, alors je l'ai transformé)…
! En italique sont les pensées des personnages. !
Les cadeaux de Blaise au fond de mes poches, j'entrai dans les appartements de Draco. Il travaillait à son bureau, mais dès qu'il me vit rentrer, il se retourna. J'eus la nette impression qu'il m'attendait… et qu'il n'était pas ravi de l'avoir fait.
-Où étais-tu ? Demanda immédiatement Draco d'une voix abrupte.
-Avec Blaise, répondis-je avec méfiance.
D'habitude, tant que j'étais à l'heure, Draco ne posait jamais de questions sur mon emploi du temps.
… J'avais toujours espéré que c'était parce qu'il s'en fichait, et non pas parce qu'il me faisait suivre et qu'il le connaissait donc par cœur.
-Et vous faisiez quoi tous les deux ? Demanda-t-il en se le levant et en mettant les mains sur les hanches.
Wow, on dirait un mari jaloux, pensais-je en réprimant un sourire.
-On parlait tactique, mais là il est de garde alors il m'a raccompagné.
-Hm.
Draco se détendit visiblement. Il remua les bras d'un geste un peu gauche.
-Je vois, alors ça va. (Il soupira.)Mais à partir de maintenant, je dois savoir où tu es à chaque instant. Je te conseille aussi de rester à l'intérieur du château et de te faire discret. Ta tête est mise à prix par les gardes de Lupin, sûrement par loyauté envers Bella.
-Mise à prix ? Blaise m'a parlé de ce que les gardes de Bellatrix voulaient me faire mais je ne pensais pas que c'était officiel…
-Pas que ceux de Bellatrix, ceux du Général Lupin également, ils sont mariés maintenant, tu te souviens ? Si elle te veut mort, alors par amour, lui aussi souhaite ton cadavre. Ah, la romance…, soupira-t-il en levant les yeux au ciel.
Mon estomac fit un tour sur lui-même.
-Ce ne sont sûrement que des rumeurs, des fanfaronnades de soldats ivres. Néanmoins, jusqu'au départ de Bella et son époux, je veux que tu sois très prudent.
-Ça ira, je commence à avoir l'habitude de me faire attaquer, dis-je d'un air désabusé.
J'entendis Draco grogner et j'eus juste le temps d'apercevoir ses yeux se réduire en deux fentes meurtrières avant qu'il ne reprenne son visage impassible. Il s'inquiétait pour moi. Cette idée me fit gonfler le cœur et je combattis un sourire idiot.
-Je n'ai pas envie d'avoir à former un nouveau goûteur, rajouta-t-il d'un ton plus froid.
Mon bonheur se figea et j'eus l'impression de recevoir un seau d'eau glacée sur la tête.
-Tu as compris ? Me pressa Draco.
-Je serai vigilant, c'est promis, répondis-je d'une voix figée pour ne pas qu'il se rende compte que sa remarque m'avait blessé.
-C'est insuffisant. Je veux que tu sois paranoïaque. (Je relevais les yeux, surpris.) Dans les couloirs, tu te joindras à des groupes de domestiques, et le soir, tu te feras toujours accompagné par un garde. Compris ? Demanda-t-il avec autorité.
-Euh…oui.
-Bien. Demain soir les généraux ont prévu une dégustation de liqueurs. Ils ont tous apporté leur meilleure bouteille, et ils vont les goûter l'une après l'autre en discutant affaires jusqu'à pas d'heure. Tu devras être présent pour goûter les boissons du Ministre.
-Je n'ai jamais vraiment bu d'alcool, Draco, dis-je avec inquiétude.
-Je sais.
Je roulais des yeux. Bien sûr que Sieur Malfoy le savait.
Draco souleva un carton et le posa sur son bureau. A l'intérieur, des bouteilles s'entrechoquèrent dans un tintement mélodieux. Le carton contenait également un verre de dégustation qu'il me tendit.
-Je veux que tu goûtes chacune de ces bouteilles ce soir, et deux fois demain, pour te familiariser avec leur goût. Elles sont étiquetées selon le type d'alcool et le général qui l'a apportée.
Le premier verre me brûla la gorge et me chauffa la poitrine. Je sentis mes joues s'empourprer. Draco leva les yeux au ciel.
-Recrache après la dégustation Harry, ou sinon tu vas être complètement ivre.
Je ris avec embarras.
-Ah oui.
-Idiot, ricana Draco.
Je le fusillais du regard.
-Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est un compliment, rétorquai-je en levant le nez.
Draco se figea, ne s'attendant pas à ce que je lui réponde avec une telle impertinence, mais j'étais encore énervé par ces derniers jours et par sa remarque sur mon simple rôle de goûteur. Avait-il l'habitude de faire toutes ces choses avec les goûteurs qu'il formait ? Les embrassait-ils, les pelotait-ils tous contre les murs ? Et ensuite les ignorait-ils complètement comme une poussière dans un couloir abandonné ? Ce n'est pas parce qu'il est le Draco Malfoy qu'il peut se permettre de jouer avec les sentiments des gens de cette manière ! Je goûtais une seconde bouteille et recrachai son contenu sous le regard médusé de Draco.
-Je vois que tu es toujours en colère, soupira-t-il. Harry, ne sois pas gamin, je ne pouvais pas te parler de Greg avant, ça pouvait mettre en péril des mois d'espionnage.
Ce fut à mon tour de soupirer.
-Je sais.
-Alors pourquoi…
-Draco, l'interrompis-je, je dois me concentrer si je veux être prêt pour la dégustation.
Draco pinça les lèvres, furibond. Mais il hocha la tête et s'en alla sans un mot.
-Pourquoi lui ? Demandai-je tristement à la bouteille une fois qu'il fût loin.
Pourquoi dois-je aimer quelqu'un comme lui ?
Ma seule réponse fut un hoquet qui se transforma en rot. J'en méditais la signification en me servant un autre verre.
Le soir de la dégustation, j'attendis dans le salon que Draco fût prêt à partir. Lorsqu'il descendit enfin l'escalier, il était en tenu de cérémonie. Des galons ornaient les épaules de son uniforme et des rangées de médailles couvraient la partie gauche de son buste. Il incarnait la dignité et le prestige, la force et l'autorité, la beauté et le magnétisme. Je fus une masse baveuse et rougissante jusqu'à ce que je remarque son air grincheux et mal à l'aise. On aurait dit un enfant engoncé dans ses immondes habits du dimanche. Je mis la main sur la bouche, puis, n'y tenant plus, éclatai de rire.
-Assez, siffla-t-il en me jetant un regard noir. Je suis forcé de porter cet accoutrement une fois par an, et c'est une fois de trop.
Il tira sur son col.
-Pourtant en tant que prince, tu devais y avoir droit souvent quand tu étais jeune, remarquai-je.
-C'est exactement pour ça que je déteste m'habiller ainsi, grogna-t-il. Tu es prêt ?
-Tu n'aimais pas t'habiller en prince ? Demandai-je en l'ignorant.
Je voulais en apprendre plus sur lui, Draco ne se confiait jamais et malgré quelques bribes d'informations, son passé restait un mystère pour moi. Comme sa rencontre avec Severus par exemple. Mais je voulais savoir. Après tout j'étais un prince moi aussi, peut-être qu'à Gryffondor on me forcerait à m'habiller inconfortablement pour respecter une certaine étiquette. Autant savoir à quoi s'attendre. Une pierre deux coups comme on dit.
-J'adorai ça, dit-il avec un regard lointain. J'étais jeune et imbu de ma personne, je ne voulais porter que de la qualité.
-Alors pourquoi…
-Parce que je ne suis plus comme ça, j'ai changé. Je suis une nouvelle personne. (Il me lança un coup d'œil et sourit, mon cœur fit une embardée.) Et je me préfère comme je suis maintenant.
Je lui souris en retour, heureux pour une raison inconnue.
-Imbu de toi-même, hein ? Je ne vois de grand changement personnellement, le taquinai-je.
-Avant je t'aurai fait fouetter pour ton impertinence, tu vois. Mais maintenant je préfèrerai un autre type de punition, susurra-t-il en laissant son regard caresser mon corps.
Le rouge me monta immédiatement aux joues. Argh, j'adorais quand il flirtait avec moi. Et je me détestais pour adorer ça !
-On y va alors ? Demandai-je rapidement en me dirigeant vers la porte.
Il me rejoint en tirant sur son col, son air amusé remplacé par son ancienne grimace de mal-être. Mes yeux suivirent le contour de l'uniforme et je me rendis compte qu'il mettait vraiment en valeur son corps athlétique. Une voix roucoula dans mon esprit qu'il serait encore plus beau s'il l'enlevait.
-Ça te va très bien, dis-je sans réfléchir.
Mortifié, je rougis, tandis qu'une vague de chaleur s'étendait à travers mon corps. Comment avais-je pu dire ça à haute voix ? J'avais dû avaler plus d'eau-de-vie que je ne l'avais pensé.
-Tu trouves ?
Draco baissa les yeux vers son uniforme, puis redressa les épaules et cessa de tirer sur son col. Son expression irritée laissa place à un sourire fier. Il me regarda et me fit un clin d'œil.
Oooh direct au cœur.
-Tu parles comme si je n'étais pas tout le temps irrésistible.
-Irrésistiblement irritant, certes, dis-je en roulant des yeux, toujours rose de gêne.
Nous quittâmes ses quartiers sous le bruit de son rire.
Nous entrâmes dans le salon militaire à l'instant où les généraux s'y rassemblaient. Tous étaient en tenu d'apparat et je me mis immédiatement à scruter leurs visages, au cas où Draco m'interrogerait plus tard.
A l'autre bout de la pièce, Bellatrix m'aperçut et me décocha un regard noir. Près d'elle se tenait le Général Lupin. C'était un homme grand et pas très musclé, il avait l'air inoffensif mais son regard était prédateur et intelligent, comme celui d'un loup déguisé en agneaux. Il me jaugea d'un regard à la fois fourbe et satisfait. J'en eus des frissons dans le dos. Tous les généraux ont pour habitude d'être entouré d'une ribambelle de conseillers, mais le Général Lupin les avait tous remplacé pour sa femme uniquement, Bellatrix. J'eus une grimace. Ces deux-là avaient l'air d'être aussi redoutable que Voldemort. J'eus une pensée pour l'orphelinat, j'espérais qu'ils traitaient bien les enfants, pas comme Voldemort l'avait fait avec moi.
Le Ministre était déjà installé au bout de la table ovale, Sirius à sa gauche. Tous les deux étaient vêtus d'uniformes simples et élégants. Draco était placé à la droite de Snape et, entre eux, un peu en recul, on avait disposé un tabouret à mon intention. En allant m'asseoir je lançais un sourire à Sirius et il me fit un clin d'œil qui manquait de sa joie habituelle. Il avait les traits tirés et semblait dépressif et anxieux. Il jetait des petits coups d'œil fréquents à son mari, mais ce dernier avec un visage complètement impassible et ne semblait pas le remarquer. Ou s'en soucier. J'eus un pincement au cœur en me remémorant le couple cajoleur et taquin que j'avais connu à mon arrivée.
Je pris place et me rendis compte que j'avais le dos contre le mur. Sachant que la réunion pouvait durer toute la nuit, j'en étais reconnaissant. Et puis il y avait un autre avantage : à moitié caché derrière le Ministre, je n'étais pas dans la ligne de mire du regard calculateur de Lupin. Je ne pouvais, hélas, éviter les regards vicieux de sa conseillère, Bellatrix. Le Ministre se racla la gorge bruyamment et le silence se fit.
-Avant de passer à l'ordre du jour, dit-il, j'ai quelque chose d'important à vous annoncer. J'ai désigné un nouveau successeur.
Un murmure parcourut la salle et s'amplifia tandis que le Ministre se levait et distribuait aux généraux huit enveloppes scellées. A l'intérieur se trouvaient huit fragments qui, rassemblés et décryptés par Draco à la mort de Snape, révèlerait le nom du successeur.
L'air se chargea d'une tension oppressante. Des expressions de surprise, de colère, d'inquiétude et d'anticipation se succédaient sur les visages des généraux. L'un d'eux était si confus qu'il postillonnait sur son conseillé alors qu'ils se parlaient. Beaucoup lançaient de petits coups d'œil à Draco, comme pour jauger sa réaction. Je m'avançai sur mon siège et je vis Lupin et Bellatrix échanger un long regard, mais pas de paroles.
Je me tournais ensuite vers Draco, qui étudiait tout ce qui se passait avec son œil de faucon, et vers Sirius, qui avait les lèvres pincés et les sourcils froncés. Je me demandais s'il savait qui était le successeur ? Ou si le Ministre l'avait changé sans lui donner le nouveau nom ? Au vu de leur relation de ces temps-ci je dirais que Sirius avait été gardé dans l'ignorance.
Puis, l'air de rien, le Ministre déclara la réunion ouverte. Au lieu d'exploser, la tension bouillonna puis se dissipa. Les points du jour prévoyaient de faire le point sur tous les problèmes des districts dans l'ordre. Et à chaque nouveau district venait une nouvelle bouteille.
Mon intérêt pour les discussions fluctuait selon les sujets abordés. Les heures passant, j'eus de plus en plus chaud et me sentis de plus en plus ivre : le protocole m'interdisant de recracher après avoir goûté le verre du Ministre. Dommage, au bout d'un moment j'étais persuadé de pouvoir correctement viser Bellatrix.
Les points litigieux étaient soumis au vote, mais la décision finale revenait toujours au Ministre. En général, il tranchait en faveur de la majorité, mais lorsque ce n'était pas le cas, personne n'émettait de protestations. Je remarquai que Sirius et lui tranchaient toujours pour les même décisions, et si ce n'était pas le cas, ils chuchotaient entre eux jusqu'à se mettre d'accord et annoncer le verdict. Tout était très professionnel et malgré leur décision commune, je trouvais le tout trop mécanique pour un couple.
Draco m'avait dit que Sirius est originaire de Gryffondor et que lui et Snape s'étaient connu pendant que ce dernier faisait campagne contre l'ancien roi. Sirius m'avait raconté en largeur leur rencontre, mais je ne connaissais pas vraiment les détails.
Je savais ceci : le Ministre était originaire du Troisième territoire. Sa famille menait une existence misérable dans un petit village pauvre. Un jour, on avait découvert un vaste gisement de diamants juste en dessous du village. Cette précieuse ressource revint immédiatement au roi Lucius Malfoy, lequel avait « toléré » que les villageois continuent à vivre chez eux, à condition qu'ils travaillent dans la nouvelle mine de diamant. Toute la famille de Snape avait péri lors d'éboulements et d'accidents divers, on raconte que sa mère avait, elle, succombée à l'environnement humide et malsain de la mine.
Révolté, le jeune Snape avait parcouru Serpentard de long en large, prêchant la rébellion. On dit qu'il serait allé chercher alliance à Gryffondor, mais que les gens de Sud, cupides et pour le régime despotique du Roi Lucius, lui auraient refusé toute assistance.
… Tous, sauf le jeune Sirius Black.
Ils seraient partis ensemble de Gryffondor, et ne se seraient plus quittés depuis. Leur équipe, mélangeant intelligence, franchise et pouvoir de persuasion, leur avaient attiré une foule de partisans fidèles, Snape en tête de file.
Ma concentration se reporta sur la conversation quand vint le tour du général Lupin. Il annonça que la construction de sa nouvelle fabrique d'eau de vie était terminée. Tous les généraux parurent ravis de cette nouvelle, le Basilic étant la boisson la plus renommée de Serpentard. Il passa ensuite à des sujets plus ordinaires, comme la quantité de laine tondue cette année.
Peu à peu, je m'assoupis de nouveau. Des pensées nuageuses s'amassèrent dans mon esprit. Des petits rêves pleins d'alcool, de Draco et de lit… hum. Puis le paysage se précisa. Une silhouette se découpa en son milieu : celle d'un homme avec une cape noire, sa posture laissait entendre qu'il était terrifié, mais qu'il tentait de rester droit et fier.
Il avait la tête levée mais la brume de mon rêve ne me permettait pas de distinguer ses traits. Le jeune adulte était face à un homme de plus de soixante-dix ans, le visage tordu par la rage et ses longs cheveux blonds platine tourbillonnant autour de sa tête comme s'il était au milieu d'une tempête qui faisait rage. Il n'y avait pourtant pas de vent.
-Misérable moldu! Cracha le vieil homme. Comment oses-tu souiller ainsi mon fils ?
L'homme me disait vaguement quelque chose, mais j'étais pourtant certain de ne jamais l'avoir rencontré... Oh ! Rapidement, mon cerveau nota les ressemblances avec Draco. Les cheveux, les yeux gris, la prestance… sauf que cet homme-là avait l'air fou à lier et en pleine crise.
-Abraxas Malfoy, répliqua calmement la voix du jeune homme, mes actions contre le règne de votre fils sont justifiées, et je…
-SILENCE ! Hurla le vieil homme.
Il tendit la main vers l'autre, qui se figea.
-Je te maudis Severus Snape, siffla-t-il alors qu'une brume noire en forme de tête de mort glissa le long de son bras vers son vis-à-vis. Je te maudis à la faiblesse d'esprit, qu'elle te fasse courir à ta perte, qu'elle facilite la trahison et la perte du royaume que tu vas usurper ! Profite de ton piètre règne, moldu, car tu seras la cause de la mort de tous les êtres que tu aimeras et tu perdras ton âme !
Le crâne atteint le jeune Severus Snape, qui hurla et s'effondra. Juste avant qu'il ne touche le sol, la brume se dissipa. Ses traits étaient fins et délicats, ses cheveux noirs brillaient de la même manière qu'aujourd'hui. Il était beau. Ses yeux noirs, en amande, se posèrent sur moi et me transpercèrent. Je me réveillai brusquement, le cœur battant. Le regard brûlant de Bellatrix était fixé sur moi et elle arborait un sourire satisfait.
D'un coup, je compris pourquoi le Ministre haïssait les sorciers. Le père de l'ancien roi Lucius, à première vue magicien, lui avait lancé une malédiction quand il était jeune et qu'il commençait à mener sa rébellion.
« Je te maudis à la faiblesse d'esprit », qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? Et en quoi cela apporterait la perte de Serpentard et la mort des personnes qui lui sont chères… je lançais un coup d'œil à Sirius, et fut surpris de le voir balayer la pièce des yeux, un air perplexe et anxieux lui faisant froncer ses beaux sourcils. Il lança un coup d'œil intense à Draco et je remarquai enfin que ce dernier était rigide, en alerte, et qu'il parcourait la pièce des yeux, comme cherchant quelque chose. Un général bedonnant avait la parole.
Je vis Sirius se pencher vers Snape pour lui murmurer quelque chose mais ce dernier le chassa de la main comme une mouche dérangeante. Sirius paru scandalisé et blessé.
Après cela, la réunion se poursuivit sans incident. De temps à autre, je m'endormais sur mon tabouret, mais aucun rêve ne vint troubler mon sommeil. Je fus enfin réveillé par des coups de marteau.
-Une dernière chose, dit le Ministre. Une délégation de Gryffondor demande un entretien.
Un brouhaha d'exclamations accueillit cette annonce, les arguments fusaient dans tous les sens. D'évidence, c'était un vieux débat que l'on prenait reprenait là où on l'avait laissé. Les uns défendaient les accords d'échanges, les autres, l'opportunité d'attaquer Gryffondor. Au lieu de commercer avec le Sud, pourquoi ne pas s'en emparer ?
Je me figeai à ce dernier argument, tous mes sens étaient en alerte et mon cœur battait la chamade. Si une guerre contre Gryffondor éclatait maintenant, j'allais être dans une sérieuse merde. Enfin… plus que maintenant on va dire.
Le Ministre attendit en silence que le flot de réactions se tarisse, Sirius chuchotant furieusement dans son oreille.
-Je prends note de vos opinions, mais Gryffondor préfère commercer avec nous que nous envahir. (Je me demandais si c'était à cause de moi. En effet, il serait plus facile de me récupérer si les deux pays étaient en paix, plutôt que si la guerre faisait rage.) Nous avons plus d'hommes et de métaux, et ils le savent très bien. (Ouais… sauf qu'eux, ils ont la magie, pensais-je. Je jetais un coup d'œil à Draco. Ah oui. Bon ben Serpentard a l'avantage finalement.) Attaquer Gryffondor coûterait beaucoup d'argents et de vies humaines. Je m'y refuse. Le principal objectif du coup d'Etat était de guérir le pays du poison distillé par le roi, pas d'élargir et de conquérir. Mon successeur sera peut-être d'un autre avis, vous verrez cela avec lui quand l'heure sera venue.
Un murmure parcourut la salle. Lupin hochait la tête d'un air approbateur, ses fines lèvres tendues par un sourire féroce.
-J'ai accepté la rencontre, poursuivit le Ministre. Elle se fera au château dans quatre jours. La séance est levée.
Le coup de marteau résonna dans un silence de mort. Snape se leva, suivit de Sirius, le visage troublé. A leur suite étaient leurs gardes du corps et Draco. Ce dernier me fit signe de les suivre. Je me redressais en titubant, pris pleinement conscience des effets de l'eau de vie, et suivi Draco. À l'instant où la porte se referma, des éclats de voix jaillirent de l'autre côté.
-Voilà qui va animer un peu la soirée, dit le Ministre avec un sourire las.
-Tu aurais pu m'en parler, lui reprocha Sirius.
-Je pensais que ça te ferait plaisir, tu as toujours été en faveur d'une rencontre.
-Certes, mais j'aurais aimé en avoir été informé, grogna Sirius.
Le Ministre haussa les épaules.
-Tu l'es maintenant, dit-il simplement.
-Ce n'est pas comme ça qu'on fonctionne, chuchota Sirius en se rapprochant de son époux. Qu'est-ce qu'il t'arrive, bon sang ?
-Draco, Potter, je vous souhaite une excellente soirée, déclara Snape avant d'entraîner Sirius dans un autre couloir.
Les gardes du corps les suivirent à une distance respectable, maintenant habitués aux disputes. Ce que je trouvais terriblement triste.
Draco et moi continuèrent en silence vers notre suite. Je marchais d'un pas mal assuré, les murs défilant à mes côtés, c'était comme si c'était eux qui se déplaçaient pendant que je restais immobile. En entrant dans notre suite, Draco arracha sa veste et la jeta sur le divan. Puis il m'indiqua un fauteuil.
-Assis-toi. Il faut qu'on parle.
-Argh, ça peu pas attendre ?
-Non, dit-il avec rigidité.
Je m'écroulais dans le fauteuil et laissais pendouiller ma jambe sur l'accoudoir. Draco se mit à marcher de long en large vêtu seulement d'un maillot de corps et de son pantalon ajusté.
Je m'imaginais parcourant ces longs bras souples et musclés pour les détendre, et dû réprimer un ronronnement. L'alcool courrait dans mes veines, accélérait le battement de mon cœur.
-Ce soir il y avait deux choses qui n'allaient pas, dit Draco.
-Roh, l'autre ! M'exclamais-je. T'exagères, je me suis juste endormi quelques secondes !
Il me lança un regard confus.
-Je ne parlais pas de ça. Tu t'en es très bien sorti. Je parlais de la réunion des généraux.
Il continuera à arpenter le salon.
-D'abord, Lupion m'a semblé très satisfait du changement de successeur et du sommet avec Gryffondor. Certes il a toujours été en faveur d'un traité commercial mais d'habitude il se montre plus circonspect. Et la deuxième chose c'est qu'un sorcier se trouvait dans la pièce.
-Q-Quoi ? Couinais-je.
Ma glotte se referma. Il m'a démasqué ?
-J'ai senti de la magie. Des ondes très subtiles, venant d'un professionnel entraîné. Je ne l'ai senti qu'un instant, je n'ai pas eu le temps de remonter jusqu'à la source. Sirius l'a senti aussi, alors il n'y a pas de doute possible.
-Ah. (Je déglutis.) Et c'était quand ?
-Pendant l'interminable exposé du Général-Sénile au sujet du maïs.
Pendant que je faisais le rêve bizarre, me rendis-je compte avec horreur. Draco, ne remarquant pas mon trouble, paru se détendre un peu, comme si le fait de mettre des mots sur ses problèmes l'aidait à les affronter.
-C'était à peu près au moment où l'on attendait tes ronflements dans toute la salle. Je crois même t'avoir vu baver…
-Ah ! Dis-je d'une voix un peu trop forte. Comme si t'avais l'air moins stupide ! T'étais d'une rigidité cadavérique !
Draco éclata de rire.
-J'aurais aimé t'y voir, prisonnier de cet accoutrement pendant des heures ! Je parie qu'Hanna s'est fait une joie de tripler la dose d'amidon.
Tout d'un coup il redevint sérieux.
-Connais-tu le Général Lupin? Il ne t'a pas quitté des yeux.
-Pas vraiment.
- Qu'as-tu pensé de lui ?
-Ça a l'air d'être le même genre d'enfoiré que Voldemort et Grayback.
Je levais une main sur ma bouche, mais c'était trop tard. Mais paroles m'avait échappées. Draco médita mes paroles un moment, le regard acéré, puis reprit :
-En ce qui concerne les ondes de magie que j'ai senti… (Je lui fus reconnaissant de ne pas me demander d'explications.) Je pencherai pour un nouvel espion du Sud infiltré parmi un des conseillés. Et contrairement à ses prédécesseurs, il possède de sérieux pouvoirs magiques.
Il poussa un soupir.
-C'est sans fin, dit-il en se laissant tomber sur le divan.
-Si ça devait finir un jour, t'aurais plus de travail, gloussais-je. Au chômage le puissant et redoutable Draco Malfoy !
-Tant que tu penses au chômage avant la retraite, me concernant, je suis rassuré, ricana-t-il.
L'instant d'après je m'étais faufilé derrière le divan, et avait entrepris de masser les épaules de Draco. La partie encore lucide de mon cerveau tentait de me mettre en garde, mais en vain. L'alcool avait pris possession de mon corps et mon esprit n'avait plus aucune emprise sur lui.
Mes mains sur le corps de Draco, je me dis que j'en avais assez de cette danse frustrante entre nous.
Quitte à être condamné, autant avoir connu le plaisir de l'être aimé, pas vrai ?
Pas vrai ?
OH QUE OUI C'EST VRAI. Gentil Harry, je te ferai boire plus souvent.
Oui, vous avez bien compris : après 23 chapitres, des coups d'oeil, des séances contre des murs ou des tables, des cock-tease, des prises de tête, DE L'ATTENTE INTERMINABLE…
Le LEMON arrive !
Préparez vos canards en plastique, vos sceaux d'eau glacée et vos mouchoirs contre les saignements de nez, parce que dans le prochain chapitre, c'est enfin l'action à l'horizontale !
Vous êtes invité à continuer de voter pour vos couples favoris si vous le souhaitez. :)
MENU 1) du BlaiseThéo et du RonHermione? (136 votes pour)
MENU 2) du RonBlaise et du HermioneThéo?(131 votes pour toujours dépassé !)
MENU 3) du RonThéo et du HermioneBlaise?(44 votes pour).
Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)
Merci d'avance pour votre participation! xD
Ayase, riant avec perversion.
