Chapitre Trois : Révélations
ou comment faire passer le temps rapidement et tomber amoureux à la vitesse de l'éclair
Quelques jours ont passé. Je ne sais pas ce qu'il s'est produit pendant que cette… Jénova me contrôlait. Tout ce que je sais, c'est que le jour où elle m'a… possédé, je me suis réveillée durant la nuit. J'étais encore dans ma grotte, allongée au sol, en train de dormir tranquillement, mais surtout, j'avais repris le contrôle de mon corps. Elle était toujours là, je le savais. Mes habits étaient plus déchirés, couverts de taches de boue et d'herbe. J'ai essayé d'entrer en contact avec elle par tous les moyens possibles, mais rien à faire, elle ne m'a pas répondu. Peut-être qu'elle dormait, elle aussi. Sur le coup, il m'a semblé incroyable que cette chose puisse elle aussi succomber au sommeil… Quoi qu'il en soit, je n'ai aucune idée de ce qu'elle a bien pu me faire faire pendant qu'elle avait le contrôle de mon corps. Et je crois qu'en fait, je ne veux même pas le savoir. J'ai peur de découvrir un jour la vérité…
Vincent est revenu le lendemain. Et il est même revenu chaque jour. Il m'a appris de nombreuses choses sur son monde, m'expliquant tout ce que je ne connaissais pas (ou plus), et souvent, il me rapportait également quelques nouvelles des alentours. Plusieurs petits villages situés non loin d'ici avaient été attaqués et brûlés. Aucun de leurs habitants n'avaient survécu. L'homme au bras de fer s'assombrissait lorsqu'il me parlait de cela, et pour cause : il m'a raconté que, quelques années auparavant, de telles horreurs s'étaient déjà produites, à cause d'un dénommé Sephiroth. Il ne m'a pas expliqué les détails, il a seulement précisé avec inquiétude que cet homme ne s'en était pris qu'à un seul village, du nom de Nibelheim. Alors que là, plusieurs petites villes étaient parties en fumée. Cela était particulièrement inquiétant. Sephiroth était mort depuis lors. Qui donc pouvait bien l'imiter ainsi ?
Comme je l'ai dit, plusieurs jours ont passé. Une semaine, pour être exacte, depuis mon éveil. Vincent est revenu tous les jours et passe de plus en plus de temps avec moi. Nous nous sommes vite rapprochés, lui et moi. Il m'a appris quasiment tout ce qu'il y avait à savoir sur ce monde, Gaïa. Il m'a un peu parlé de lui, mais sans plus. Quand je lui ai demandé pour son bras métallique, il a répondu d'un haussement d'épaules évasif. Ce ne doit pas être un de ses meilleurs souvenirs, raison pour laquelle il ne m'a toujours pas répondu à ce sujet, je pense. Et quand j'ai fini par oser lui demander s'il était humain ou non, il s'est contenté de marmonner qu'il était plus proche d'un vampire que d'un humain. Puis il s'est empressé de changer de sujet. Chose qu'il fait assez fréquemment, mais cela ne me dérange pas plus que cela.
Quant à moi, je lui ai caché le fait qu'une dénommée Jénova, la femme de ma vision, avait le pouvoir de me contrôler. Chaque jour, il arrive en m'annonçant qu'un nouveau village a été brûlé et dépeuplé. Personne ne sait qui agit ainsi. Il n'y a jamais de survivants pour en témoigner. Ce qui l'inquiète autant que moi, c'est que les massacres ont lieu non loin de la grotte où je me trouve depuis mon éveil. Il craint que l'inconnu ne découvre un jour ma caverne et ne me tue. Même si j'éprouve un peu de peur moi aussi à cette idée, je le rassure : pourquoi donc ce meurtrier s'aventurerait-il dans les montagnes ? Il n'y a rien à trouver par ici. En restant là, je suis en sécurité.
- Pour le moment, me répond-t-il à chaque fois avant de changer de sujet une fois de plus.
Je retrouve peu à peu les différentes émotions qui m'avaient lâchement abandonnés lors de mon éveil. Je persiste à croire que c'est grâce à la présence de cet homme à mes côtés. Ce que je ressens pour lui est toujours là. Ce sentiment devient plus fort de jour en jour, et au bout de trois ou quatre jours, j'ai fini par retrouver son nom, que j'avais sur le bout de la langue mais que je ne parvenais pas à me remémorer. L'amour. Oui, c'est un sentiment d'amour que j'éprouve pour Vincent. Je l'aime. Depuis la première fois que je l'ai vu, dans ce rêve que j'ai fait. Mais j'ignore s'il m'aime aussi. Quoi qu'il en soit, il passe chaque jour un peu plus de temps avec moi. Hier, il ne m'a quitté qu'à la tombée de la nuit. Tout ce temps que nous passons ensemble… est-ce un signe voulant dire qu'il est lui aussi attaché à moi ? Éprouve-t-il le même sentiment ? Je voudrais tant le savoir… mais j'ignore encore comment avoir les réponses à ces questions.
Cette chose qui vit en moi, Jénova, ne cesse pas de m'inquiéter. Depuis qu'elle a réussi à me maîtriser, elle n'a pas recommencé. Elle a cessé de me parler et de me conseiller de me méfier de Vincent. Elle est comme portée disparue. Et pourtant, elle est toujours là, je le sais, je la sens au plus profond de moi. Ces derniers temps, je me sens bouger durant mon sommeil et une idée terrifiante m'est soudainement venue à l'esprit quand je me suis réveillée ce matin. Et si elle profitait de la nuit et de mon sommeil pour prendre le contrôle ? Cette pensée m'emplit d'une terreur sourde. Je n'ose pas en parler à Vincent. J'ai peur qu'il ne me croie pas. Qu'il ne comprenne pas. Mais surtout, j'ai peur que ce soit la vérité et que Jénova me domine ainsi durant mon sommeil… Si seulement je n'avais pas si peur d'en parler à Vincent… lui saurait sans doute quoi faire pour m'aider. Mais non, je n'ose pas… J'ai peur qu'en représailles, Jénova reprenne le dessus. Et qu'elle soit plus forte que lui. Je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit par ma faute…
Tiens ! Quand on parle du loup… l'homme au bras de fer arrive justement par le sentier, comme chaque jour depuis une semaine. Il marche d'un bon pas, et j'ai l'impression que son regard rouge sombre s'illumine d'une lueur particulière lorsqu'il m'aperçoit en train de l'attendre à l'entrée de ma grotte. Malheureusement, comme chaque fois, il se rembrunit vite, car il n'arrive pas avec de bonnes nouvelles. Devinant sans mal ce qu'il va me dire, je lâche dans un soupir sitôt qu'il est près de moi :
- Un autre village de détruit, pas vrai ?
Il hoche la tête sombrement, sans un mot. Ces destructions violentes et sanguinaires ne cessent de l'inquiéter. De plus en plus. Le monde entier est désormais au courant. Chaque ville, chaque village quel qu'il soit craint de se faire attaquer. Qu'il ne reste plus de lui que cendres et cadavres. Et la planète toute entière s'interroge. Qui peut bien être le responsable de ces horreurs ? Une nouvelle personne comme Sephiroth aurait-elle fait son apparition sur Gaïa, sans que quiconque ne se doute de rien ?
Nous nous asseyons tous les deux à terre, à l'endroit même où nous nous trouvons debout. Observant le paysage sans un mot, il finit par engager la conversation. Comme tous les jours depuis une semaine.
- Bien dormi ?
- Hm. Et toi ?
J'ai répondu ça machinalement, comme ça. Comme à chaque fois… Sans me regarder, il me rappelle une fois de plus avec un petit sourire :
- Nuit blanche. Comme toujours.
- Ah, oui. Désolée.
Il m'a quand même expliqué un jour qu'à cause des modifications génétiques qu'il avait subies (d'où le fait étrange qu'il soit plus proche du vampire que de l'homme), il n'a plus besoin de sommeil. Il a également acquis une vitesse et une dextérité hors du commun. Ah, et lui non plus n'a pas vraiment besoin de s'alimenter, tout comme moi. Même s'il ne dit pas non à un bon repas de temps en temps, juste par plaisir.
- Ce n'est rien.
Encore un silence. Nos journées se passent souvent comme ça. Paroles, silence. Paroles, silence. Puis un flot de paroles. Puis un long silence. Je m'y suis habituée. Vincent est ainsi. Ce n'est pas moi qui changerai sa façon d'être. Et d'ailleurs ces dialogues entrecoupés de longs silences ne me gênent pas. Je crois même que… j'ai fini par les apprécier, moi aussi. Ils nous rapprochent tout autant qu'une longue discussion.
- Vincent ?
- Hm ?
Une jambe repliée, l'autre tendue devant lui, ses deux mains posées à plat sur le sol un peu derrière lui, il tourne la tête vers moi et plonge ses yeux rouge sombre dans les miens.
- Depuis mon éveil, il y a une question que je me pose…
- Je t'écoute…
J'hésite un peu, de peur de paraître ridicule, puis lui demande d'une petite voix timide :
- Vincent, de quelle couleur sont mes yeux ?
Il paraît effectivement un peu étonné de cette question. Sa surprise se lit sur son visage. Mais il se reprend vite et en profite pour s'approcher un peu de moi. Il m'observe quelques instants, la tête penchée légèrement sur le côté. Je souris en le voyant faire. J'aime beaucoup quand il fait ça. Cette attitude lui va bien, je trouve. Une étincelle particulière brille au fond de son regard sanglant.
- Ils sont oranges. Orange foncé. Comme les dernières lueurs d'un coucher de soleil…
- Comme celui qu'on a vu hier soir ?
Il reporte son attention sur les centaines d'arbres qui s'étendent en contrebas, mais j'ai bien senti que sa main s'est posée sur la mienne. Il fait comme si de rien n'était. Son col dissimule toujours le bas de son visage, mais je suis presque sûre et certaine qu'il sourit lui aussi.
- Oui. Comme celui que nous avons vu hier soir.
Nous demeurons silencieux une nouvelle fois, sans échanger un mot pendant de longues minutes. Au loin, des bruits étranges résonnent. Puis un hurlement de loup. Je souris, sans savoir exactement pourquoi. Peut-être parce que je me sens bien, ici, à respirer le vent frais et à observer les alentours avec Vincent à mes côtés. Tout simplement. Mais soudain…
Soudain, une peur irrationnelle me fait redresser la tête. Je viens de repenser à Jénova… aux mouvements que je me sens effectuer durant mon sommeil depuis quelques nuits… Vincent doit avoir senti je ne sais comment que je me suis brusquement crispée, car il tourne la tête vers moi et me dévisage avec inquiétude.
- Azéna… ça va ?
D'une voix paniquée et tremblante de peur, je l'interroge.
- Les villages… le villages brûlés, Vincent…
- Oui ?
Il ne voit pas où je veux en venir.
- Quand est-ce que ça se passe ? Le jour ? La… nuit ?
Il secoue la tête et quelques mèches noires viennent dissimuler une partie de son visage avant qu'il ne m'observe nouveau de ses yeux de braise. Il a déjà dû me le dire, mais j'ai oublié… pitié, faites que ce soit la journée… pendant la journée… je vous en supplie, n'importe qui… dites-moi que c'est pendant la…
- La nuit, me répond-t-il simplement. Le soir, tout va bien. Et le lendemain matin… la ville est partie en fumée. On n'y retrouve que des cadavres. Pas un seul survivant.
Je crois que je comprends… enfin. Mais… non… non, je ne veux pas y croire ! La gorge serrée, je lui pose une nouvelle question. Ma voix tremble. Ça s'entend très bien. Trop bien.
- Et… tout se passe… près d'ici ? Tout le temps… ?
- Oui.
Il ne comprend toujours pas où je veux en venir. Mais moi je sais. J'ai compris. Et tout cela m'horrifie. Non… Jénova… elle ne peut quand même pas avoir fait cela… Alors c'était ça, sa mission ? Tuer le plus de monde possible ? Détruire tout ce qui se dresse sur son passage ? Elle me contrôle toujours, j'en suis certaine, à présent. Mais elle accomplit ses sales besognes la nuit, ainsi je ne lui résiste pas et elle est tranquille. Comment peut-elle… faire une chose pareille ! Cet être est immonde… et dire qu'elle m'a appelé sa sœur… sommes-nous donc vraiment sœurs, elle et moi ? Pourtant… non ! Je refuse ! C'est impossible ! Je ne veux pas participer à tout cela, jamais ! Et pourtant… c'est moi qui accomplis tout cela. Contre mon gré. Forcée par ce monstre. Cette abomination qui dort en moi, ne s'éveillant que la nuit venue, à la recherche d'autres victimes…
- Azéna… qu'est-ce qu'il y a… ?
Vincent. Sa voix est soucieuse, je l'ai bien entendu. Grave mais douce, sensuelle et envoûtante, aussi mystérieuse et attirante que lui. Il s'inquiète pour moi. Il sent que je ne suis pas dans mon état normal. Ses magnifiques yeux qui ont la couleur d'un sang sombre dans lequel je pourrais me noyer me fixent, interrogateurs. Oh, j'aimerais tant lui dire tout ce qu'il se passe en moi… cette incompréhension, cette terreur que je ressens… mais je ne peux pas. Je n'ose pas. Je ne veux pas. Quelle serait sa réaction en apprenant qu'il a face à lui la meurtrière de tant de personnes ? Car oui, c'est moi qui ai tué tous ces gens. Je le sais désormais. Malgré toute les cachotteries de cette femme. En ne sachant pas résister à Jénova, j'ai participé au meurtre de plusieurs dizaines de personnes, contre mon gré. Sans même avoir eu conscience de leur ôter la vie ! Comment n'ai-je pas pu ressentir… entendre… les crépitements du feu, le vacarmes des maisons qui s'écroulent… leurs cris d'agonie… Comment ai-je pu ne rien entendre de tout cela ?! Comment puis-je continuer à vivre avec ce poids sur la conscience ? Je suis une meurtrière… Je suis une meurtrière, bon sang ! Une tueuse…
- Rien. Il… Il n'y a rien.
J'ai prononcé ces mots d'une voix hésitante, étranglée. Il doit bien se douter que si, il y a quelque chose. Et pourtant, il n'insiste pas, se contentant de se rapprocher de moi et de passer son bras dans mon dos, me serrant contre lui. Je me laisse faire sans résister et pose ma tête sur son épaule. Il doit s'en aller… c'est lui qui est en danger auprès de moi, et non l'inverse ! Jénova peut très ben revenir à tout moment et décider de le tuer. Comme ça, sans raison. Il doit partir, même si je l'aime, même si je voudrais passer le restant de ma vie à ses côtés… Partir le plus vite possible, le plus loin possible… le plus loin possible de moi… moi qui suis une meurtrière… une tueuse… moi qui ait tant tué… moi qui tuerai encore… car je ne sais pas résister à Jénova. Ma… sœur. Sœur machiavélique. Venons-nous du ciel ? D'un autre plan céleste ? Est-elle une démone, et moi un ange ? Va-t-elle mener ce monde jusque dans les flammes de l'enfer ? Suis-je censé ramener paix et lumière sur ces terres ? Y aurait-il une guerre entre nous deux ? Mais qui doit la gagner ? Les ténèbres ? Ou la lumière ? Dans ma vision, je devais l'aider… que suis-je censée faire ? Qui suis-je ? Ou bien… est-ce l'inverse ? Est-elle une ange purificatrice, et moi, un être vil et maléfique qui l'encombre dans sa tâche ? Je ne sais pas… ce que je suis… ce que nous sommes… Non, je ne peux pas être mauvaise ainsi… Que dois-je faire ? Qui suis-je, bon sang ? Ces questions m'assaillent de nouveau. Et je n'ai toujours pas de réponses. Je sais seulement que cette femme diabolique, ma sœur, me contrôle par je ne sais quel moyen. Je dois me débarrasser d'elle… mais comment ? Comment ? Le monde tourne autour de moi. Un monde compliqué, que je ne comprends pas. Pourquoi a-t-il fallu que ce soit moi qui subisse tout cela ? Pourquoi pas une autre ? Pourquoi n'ai-je pas pu être heureuse ? Pourquoi a-t-il fallu… tout ça… Cela s'arrêtera-t-il seulement un jour… ?
- Azéna.
Je tourne la tête vers lui, hésitante, perdue dans mes pensées. Des pensées si sombres que je l'avais presque oublié, lui. Et pourtant, comment l'oublier… ? La seule personne que je connaisse dans ce monde. Le seul que je peux considérer comme un ami. Le seul homme pour qui mon cœur bat… si j'en ai un, de cœur. Jénova ne semble pas en avoir… Alors, moi ? Vincent… Que me veut-il, encore… ? Il bouge son bras de fer, approche ses doigts griffus de mon visage. Doucement, sans doute par peur de me blesser involontairement il saisit mon menton. Je crois comprendre ce qu'il veut faire… Sans me laisser le temps de réfléchir, il approche son visage du mien. Je ferme les yeux et laisse ses lèvres se poser sur les miennes sans résister. J'en ai assez de résister. Je ne veux plus résister. Juste… me laisser aller. Et cesser de lutter. Je ne veux plus lutter, pas contre lui, en tout cas… Entrouvrant la bouche, nos langues se mêlent et se caressent… Je l'aime. Je l'aime à la folie, plus que tout au monde. Et je crois bien que lui aussi. Nous pourrions tellement être heureux, ensemble. Rien que lui et moi… Si seulement il n'y avait pas ce parasite à l'intérieur de moi. Cette Jénova. À cause d'elle, j'ai peur de lui faire du mal. À cause d'elle, jamais je ne serai heureuse. La présence de Vincent auprès de moi me fait presque oublier que je ne suis pas humaine, par moments. Tandis que la présence de celle qui se fait appeler ma sœur me le rappelle constamment, cruellement.
Je voudrais tant me débarrasser d'elle. Peu importe les souffrances que je devrais endurer. Je ne veux plus qu'elle me contrôle, je ne veux plus tuer, je ne veux plus être une marionnette. Je ne veux plus être sa marionnette ! Je veux essayer d'être une femme normale. Et vivre ma vie avec celui que j'aime, comme je l'entends. Sans avoir à lutter constamment contre cette envie incontrôlable de le tuer, cette envie qui ne m'appartient pas, cette envie qui est celle de Jénova… Jénova que je sens s'agiter en moi. Elle n'aime pas ce que nous faisons, non. Pas du tout. Mais je me fiche d'elle. Je me serre encore plus contre Vincent, mes lèvres soudées aux siennes, ma langue explorant sa bouche avec tendresse. Je l'aime. C'est tout ce qui compte. Je veux profiter de ces quelques instants où nous sommes si proches, si intimes, lui et moi.
Mais Jénova n'aime pas ça, oh que non. Pas du tout. Et elle sait très bien quoi faire pour me punir de l'ignorer et de la braver ainsi… Je l'entends ricaner dans ma tête. Et je comprends qu'il est trop tard. Bien trop tard pour moi. Je n'aurai que ce que je mérite, pour une fois. Mais je lutterai, malgré tout. Il est temps que cette mascarade se termine… même si je dois y laisser ma propre vie pour sauver la vie de celui que j'aime. Et celles de centaines d'autres êtres humains.
Il ne faut jamais jouer avec le feu. Jamais. Surtout quand les flammes destructrices ont un nom.
Jénova. La Calamité des Cieux.
Réponses aux reviews :
Qulbutoké : Owi, t'es connectée ! bravooo ! xD Bref, ça te donne le droit d'attendre le prochain chapitre, pour changer ! ;-)
Incarndu91 : lol, j'aurais bien voulu voir la tête de Maman Jénova quand elle a appris en même temps que toi qu'elle avait une soeur ! x) Ça devait être assez drôle ^^
Lunagarden : T'inquiète, c'est vrai que la connexion entre les deux est pas des plus facile à établir ^^ Et t'en fais pas, Vincent l'a déjà beaucoup aidé, la petite Azéna... (enfin, pas si "petite" que ça XD tu comprendras dans le chapitre 4)
Chapitre suivant : de looonnngues explications concernant Azéna & Jénova ! Sur ce, à la semaine prochaine tout le monde !
