Salut les gens, d'abord et avant tout, un ENORME merci pour avoir suivie et commenté ce début de fic, ça me fait énormément plaisir, vous pouvez pas savoir.

Bibie08: je n'ai pas réussi à répondre à ta review alors je le fais ici, je suis heureuse que tu trouves mes personnage haut en couleur.

Guest: toujours présent à l'appel, merci beaucoup

A bientot et bonne lecture. Gros bisous à tous.


- Allez le gnome debout ! cria Bella en lui enlevant ses couvertures.

- Dégages la naine, grommela-t-il en se recroquevillant.

- Je t'avais pourtant prévenu que je te laissais 10 minutes pour te lever seul sinon je m'occupais moi-même de ton cas. Tu as une minute top chrono pour te lever de ce lit sinon j'emploie les grands moyens.

- Ils consistent en quoi ces grands moyens ? dit Alec effrontément.

- A te jeter un seau d'eau froide en pleine poire, à toi de voir.

Il releva aussitôt la tête. Alec avait appris une chose depuis l'arrivée de Bella dans la maison, il y a un mois de cela. Elle était totalement barge et totalement capable de réaliser les menaces qu'elle proférait.

- Psychopathe, cracha-t-il en se levant.

- J'aime quand tu deviens raisonnable.

- Tu n'en ferais pas autant avec la princesse.

- Sachant qu'elle a neuf ans de moins que toi et qu'elle se lève seule, je serais à ta place je ne l'ouvrirais pas trop.

Ce que cette femme pouvait l'énerver à avoir toujours le dernier mot. Pourtant en trois mois, il lui avait fait et dit les pires horreurs qui soient. Aucune de leur nourrice n'en avait supporté plus du dixième. Bella était un roc que rien n'atteignait. Néanmoins il pouvait dire ce qu'il voulait, elle faisait très bien son travail. Jane s'ouvrait un peu plus chaque jour à son nouveau professeur. Sa petite sœur lui avait même adressé la parole à lui, elle ne lui avait plus rien dit depuis une éternité, d'accord son comportement ne l'avait pas aidé. Bella avait sa chambre au fond du couloir et elle avait l'œil partout. Une vraie sangsue. Il se dirigea dans la salle de bain les yeux embrumés, mais il aurait dû penser à remettre un tee-shirt avant.

- Alec, dit-elle en l'attrapant par le poignet. Qu'est-ce que c'est que ce bleu que tu as dans le dos ?

Quand il disait qu'elle avait l'œil absolument partout.

- Le sport ne pardonne pas quelque fois, tu devrais t'y mettre pour voir, tu commences à t'empâter.

Elle lui fit un magnifique sourire à cette réplique. Mais bon dieu qui souriait quand on lui lançait ça, on se vexait on ne souriait pas.

- Tu serais étonné de voir ce que je peux faire. Dépêches toi un peu sinon tu vas rater le bus moi ça ne me dérange pas, je pourrais reculer les cours de Jane et t'emmener en voiture.

- Plutôt mourir que d'arriver au lycée avec toi comme chauffeur, lança-t-il horrifié. Il ne manquerait plus qu'on apprenne que j'ai une nounou et mon année de seconde voir la totalité de ma scolarité serait anéantie.

- Alors grouilles toi, le menaça-t-elle sérieusement.

Il ne se fit pas prier deux fois. Quand il sorti en trombe de la chambre il percuta Carlisle qui sortait de la chambre de Jane.

- Salut parrain, salua le jeune homme avant de s'enfermer dans la salle de bain.

Le docteur resta le regard fixait sur la porte qui venait de claquer. Bella sorti de la chambre avec un sourire vainqueur. Carlisle se tourna vers elle et laissa un petit sourire naitre au coin de ses lèvres.

- De quoi l'avez-vous menacé pour qu'il daigne enfin se préparer à l'heure.

- Ca dépend. Vous voulez que je vous dise comment je m'y suis prise pour le lever ou pour le faire accélérer ?

- Tout compte fait je préfère ne pas savoir. Ça a l'air d'aller, ils ne vous en font plus trop voir de toutes les couleurs.

- Jane a eu du mal à intégrer le fait que je n'étais pas là que pour jouer, mais elle apprend vite. Quand à Alec il commence enfin à comprendre que je suis le genre de personne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds surtout par un gosse de 15 ans. Même si je dois reconnaitre qu'il en a beaucoup dans la cervelle. C'est ce qui m'amuse autant chez lui. Je trouve Jane très attachante de par sa fragilité, et Alec à un petit truc en plus qui me rend complément accro. Je m'ennuierais sans ses œillades mauvaises et ses remarques sarcastiques.

- Il faut vraiment que je lui parle de son comportement. Personne ici ne supporte son caractère à part vous et moi, avoua Carlisle gêné. Tout le monde le trouve méchant et blessant.

Ca Bella l'avait remarqué seule. Durant ces trois mois elle avait rencontré Edward, le fils de Carlisle et Esmée. Un jeune homme de 18 ans qui ne rentrait que le week-end. Leur rencontre avait été plutôt explosive d'ailleurs, parce que Bella n'était pas du tout au courant que quelqu'un allait prendre possession des lieux. Croyant que c'était un cambrioleur, elle avait failli l'assommer, jusqu'à ce que Jane lui dise la vérité. Edward était du genre premier de la classe, je suis le meilleur et le faisait sentir. Il avait beaucoup de charisme, ça Bella ne lui enlevait pas, mais il ne se rendait pas compte que toutes les paroles qu'il envoyait à Alec n'étaient pas bien reçu. Edward ne supportait pas qu'un autre garçon partage l'amour de son père et Alec voulait prouver à Carlisle qu'il pouvait faire aussi bien qu'Edward. Une guerre ouverte était déclarée entre les deux. Quant à Jane, elle n'aurait pas été là, ça aurait été la même chose. De ce que Bella avait appris, Carlisle et Esmée était marié depuis longtemps. Mais la chose qui l'impressionna le plus, c'était de voir à quel point, Carlisle malgré son métier, essayait d'être toujours présent pour les enfants. Esmée, elle, n'était pratiquement jamais là. Elle revenait toujours le week-end, pour voir Edward. Bella n'avait pas besoin qu'on lui fasse un dessin plus longtemps. C'est Carlisle qui avait recueilli les enfants, pas Esmée. Elle ne les acceptait chez elle que parce que Carlisle lui avait demandé. Puis il y avait Jasper et Rosalie, le frère et la sœur de Carlisle. Jasper était psychologue et malgré que ça lui soit interdit, il ne pouvait s'empêcher de s'occuper de Jane. Elle allait déjà chez un psy, mais rien qu'en voyant ce que ça donnait quand la petite ressortait, Bella savait que ça ne servait à rien. Jasper lui avait bien vu que l'arrivée de la nouvelle locataire avait changé la donne. C'était un bon psy, il arrivait à passer dans la carapace de la blondinette. Alec c'était autre chose. De l'extérieur il ne montrait pas de mal être, mais Bella voyait qu'à l'intérieur c'était une autre histoire. Sauf que Jasper avait beau essayer il n'obtenait rien de lui. Jane était encore à un âge malléable, Alec lui se forgeait déjà le caractère qu'il aurait en étant adulte.

Puis il y avait Rosalie, la seule autre personne en dehors de Carlisle et Bella a qui Jane parlait normalement. Rosalie était une personne aussi belle qu'elle était froide. Elle n'avait adressé la parole à la nourrice que peu de fois et ça lui convenait parfaitement comme ça. Aucunes chances qu'elles deviennent amies un jour. Puis il y avait Alice…comment expliquer ça, c'était le total opposé de Rosalie. Alice était une boule d'énergie que seul Jasper arrivait à canaliser. Ils étaient mariés depuis deux ans et Bella se demandait souvent comment il faisait pour la supporter. Elle était drôle, joviale et toujours de bonne humeur. De quoi redonner le sourire à n'importe qui. Depuis quand Bella était comme n'importe qui ? Elle trouvait Alice fort sympathique, mais elle la trouvait aussi envahissante et excentrique. D'ailleurs quand elle venait, elle fait peur à Jane et Alec se rapprochait de Bella. Pourquoi lui si solitaire et taciturne se rapprochait de la personne qui l'insupportait le plus en ce moment ? Tout simplement parce qu'il ne supportait pas Alice. Elle lui prenait la tête comme il disait. Et quitte à dire des horreurs, autant le faire discrètement et avec quelqu'un de réceptif. C'est les seules fois où Alec appréciait la compagnie de la nouvelle venue.

- Alec est très intelligent et très perspicace, intervint Bella en souriant. Si les autres n'arrivent pas à voir au-delà du premier abord, alors ils risquent tous de se heurter à un mur. Sans vouloir vous vexer docteur Cullen, c'est au reste de votre famille que vous devriez discuter. Seul votre frère Jasper essaye de communiquer avec lui. Rosalie n'en a que pour Jane, Edward ne souhaite pas apprendre à les connaitre et votre femme n'est jamais là. Vous êtes vraiment le seul ici à vous inquiéter pour eux.

- Je crois qu'à présent nous sommes deux, dit-il un peu moins chaleureusement que d'habitude.

- Ce n'est pas une critique monsieur Cullen, c'est une constatation. Je préfère être franche plutôt que vous ne vous fassiez des illusions sur moi. Je ne suis pas une gentille petite nounou. Je ne me considère pas ainsi et c'est pour ça que j'ai accepté de travailler chez vous. Je suis ici pour Jane et Alec, le reste de votre famille ne m'intéresse pas. Je préfère les blesser eux, plutôt que des gamins qui ont déjà assez souffert comme ça. Laissez-moi faire avec lui et je peux vous promettre que d'ici peu il s'ouvrira aux autres sans méchanceté, de votre côté essayait de faire comprendre à votre famille qu'il ne faut pas le considérer comme un intrus. Parce que c'est ce qu'ils font, tout du moins madame Cullen et votre fils.

- Edward n'est pas réellement mon fils, avoua le médecin gêné. Je préfère vous le dire avant que quelqu'un d'autre ne vous prévienne. Quand je me suis mis avec Esmée, Edward avait déjà 5 ans, mais je l'ai élevé comme mon propre fils, tout comme je le ferais pour Jane et Alec. Vous savez que je pourrais vous renvoyer pour ce que vous venez de dire ?

- Mr Cullen, nous savons très bien tous les deux que vous avez trop besoin de moi, ricana-t-elle en voyant le médecin agréablement surpris et s'approchant de la chambre de Jane. Comment se porte-t-elle ?

- Pas de cours aujourd'hui, dit-il en retrouvant son sérieux. La fièvre l'a mise à plat. Rosalie va passer dans l'après-midi pour s'occuper d'elle…

- Mr Cullen, ne suis-je pas payée pour ça ? le questionna Bella en secouant la tête.

- En réalité je voudrais que vous alliez au lycée, je me suis fait convoquer pour Alec et je ne peux pas y aller. Esmée n'ira pas non plus, elle me l'a bien assez fait comprendre. J'ai téléphoné pour savoir si une autre personne pouvait venir et ils ont accepté. Je souhaiterais vraiment que ce soit vous.

- Pourquoi ? l'interrogea-t-elle surprise qu'il ne le demande pas à Rosalie.

- Parce que j'ai confiance en vous. Peu importe ce qu'il aura fait, vous saurez lui faire entendre raison aussi bien que moi, voir même plus, la preuve je n'ai jamais réussi à le faire se lever aussi vite.

- Vous êtes bien trop loyal pour utiliser les bonnes méthodes, rétorqua-t-elle en levant les yeux au ciel. J'irai ne vous inquiétez pas, je suppose que c'est après ces cours.

- En effet, merci beaucoup Bella, pour tout, pour votre franchise aussi même si elle n'est pas toujours agréable à entendre.

- Vous voulez que je sois totalement franche avec vous, ajouta Bella le plus sérieusement du monde avant de recevoir un signe de tête inquiet du médecin. Jane et Alec n'aiment que vous ici. Pour eux vous êtes un dieu, je n'ai jamais entendu autre chose que du bien de vous dans leur bouche. Vous êtes exactement le père dont ils ont besoin, ne baissez pas les bras, vous êtes sur la bonne voie. J'aurais vraiment aimé avoir un père comme vous, qui se bat pour moi. Ils ont beaucoup de chance de vous avoir à présent. Vous faite votre maximum depuis trois ans et vous le faite bien.

- Cherchez vous à me faire pleurer Melle Swan ? demanda-t-il ému. Je suis un homme et selon l'éthique je ne dois pas pleurer.

- Un homme un vrai ne pleure pas c'est ça ? demanda-t-elle en soulevant ses sourcils.

- C'est exact. Mais merci beaucoup. J'espère que vous resterez le plus longtemps possible avec nous. Je ne regrette pas de vous avoir engagée.

Bella lui sourit sincèrement avant d'ouvrir la porte de la chambre de Jane. Le jeune femme s'approcha d'elle et s'allongea avec elle dans le lit avant de la prendre dans ses bras. Elle repensa au docteur Cullen. C'était un homme remarquable que Bella estimait beaucoup. Il cherchait tout le temps à concilier vie privée et boulot, sans jamais en négliger un des deux. Elle estimait beaucoup moins Esmée Cullen, surtout depuis qu'elle l'avait vu en compagnie un peu trop rapprochée avec un autre homme. Alec dirait encore qu'elle a les yeux partout. Mais ce n'était pas à elle de prévenir le maitre de maison que sa femme le faisait cocu. C'était bien un sujet qu'elle souhaitait éviter. Surtout que le médecin ne méritait pas ça. Il était charmant et toujours positif. Bella avait compris depuis longtemps, notamment grâce à son salaire, que l'argent n'était pas un problème dans cette famille, Carlisle aurait pût vivre gracieusement sans travailler pour le restant de ses jours, mais il préférait se rendre utile, ce qui était tout à son honneur. En plus d'avoir un caractère doux et juste, c'était un très bel homme. S'il n'était pas marié, s'il n'était pas son patron, s'il avait dix ans de moins et si Bella n'avait pas le cœur brisé, elle aurait pût tomber amoureuse d'un homme comme celui-ci. Malheureusement depuis Phœnix, son cœur était hermétique à n'importe quel homme.

Elle s'occupa de Jane toute la matinée et le début d'après-midi en attendant Rosalie. Quand la blonde sculpturale arriva enfin, Jane n'allait toujours pas mieux.

- Je resterais là jusqu'à ce que Carlisle revienne, donc si vous avez quelque chose de mieux à faire avec le grincheux prenez votre temps, lui dit froidement Rosalie avec un air supérieur.

Façon classe de la virer de la maison avec l'adolescent pendant plusieurs heures.

- Le grincheux comme vous dites s'appelle Alec et il lui arrive de parler comme une personne normale, surtout quand on ne lui met pas des bâtons dans les roues, avec un peu de chaleur humaine on obtient beaucoup de chose, vous qui êtes un iceberg permanent vous devriez savoir ça.

Elle ne lui laissa pas le temps de répliquer, Bella fit un bisou à Jane avant de partir pour le lycée. Carlisle et Rosalie se partageaient une beauté renversante, mais apparemment l'un des deux avait reçu plus de compassion que l'autre dans son caractère. Quand elle arriva enfin devant le grand bâtiment, son cœur se serra. Elle aurait dû faire ses études ici normalement. Forks lui rappelait plein de bon souvenir mais aussi des moins bons. Bella descendit de sa voiture et parti voir à l'accueil où elle avait rendez-vous, on lui indiqua le gymnase. Alors qu'elle entrait dedans une bagarre éclata sous les hurlements de la classe. Les surveillants ça existaient ici ? Apparemment non. Bella se décida donc à intervenir. Elle bouscula tous les adolescents qui stagnaient devant la bagarre pour mieux voir le spectacle. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle remarqua que l'un des combattants n'était autre qu'Alec. Elle commençait à bien connaitre le jeune homme, il était blessant, taciturne et parfois même méchant, mais c'était toujours orale, il n'avait jamais été violent.

- Alec, s'exclama-t-elle en le séparant de son adversaire qui faisait au moins trois têtes de plus que lui.

- Vas-y lâche moi toi ! s'énerva-t-il sans vraiment faire attention à qui le retenait.

- Alexandre Volturi, encore vous ! hurla un homme brun arrivant en courant.

Cet homme était énorme, bardé de muscles de tous les côtés, une vraie montagne. Il semblait impressionner les élèves qui décidèrent de partir sauf le jeune homme avec qui Alec c'était battu. Alec se calma petit à petit et quand il remarqua qui le retenait il souffla désespéré. Ca allait être sa fête.

- Mais qu'est-ce qui t'a pris, lui demanda Bella avant que l'homme n'approche plus.

- Regardes mes pompes, se défendit-il aussitôt en s'énervant de nouveau, ce type n'arrête pas d'essayer de me piquer mes fringues et comme je ne lui donne pas il les défonce. Alors oui j'estime avoir le droit de me défendre quand il m'en fou une dans la gueule.

- Tu veux dire qu'il te raquette ?

- Il essaye, dommage pour lui je ne suis pas très sociable.

Bella sût immédiatement qu'il ne mentait pas. Alec était beaucoup de chose mais pas un menteur.

- Alexandre j'ai déjà convoqué votre père…, commença le professeur de sport apparemment.

- Parrain, rectifia le jeune homme toujours énervé. Mon père est mort abruti.

Si Bella avait été dans un état normal elle l'aurait rattrapé. Seulement voilà, l'arrivée du professeur lui fit un drôle d'effet. Ses joues se vidèrent de toutes couleurs et le jeune homme le remarqua. Aussi étrange que ça puisse paraitre il détourna son regard du professeur et secoua sa nourrice.

- Bella ça va ? s'inquiéta-t-il. Tu ne vas pas tomber dans les pommes ?

La jeune femme serra la mâchoire et rassura Alec d'un regard déterminé.

- Ne t'inquiète pas je m'en occupe, dit-elle décidée.

- Ce prof est une plaie il ne me lâchera pas, il rêve de me coller voir de me renvoyer.

- Je t'ai dit que je m'en occupé.

Alec ne l'avait jamais vu avec un regard pareil. Jusqu'à maintenant Bella l'impressionnait, à cet instant elle lui faisait peur. Elle avait un regard assassin qui ne présageait rien de bon.

- Bonjour je suis ici pour le rendez-vous que vous avez donné à Mr Cullen, il m'a chargé de le remplacer.

- Vous êtes sa mère ? l'interrogea le professeur surpris.

- J'ai l'air d'avoir l'âge d'être sa mère sombre crétin, s'énerva-t-elle ne supportant pas de lui faire face.

- C'est une manie dans la famille d'insulter les professeurs ? Les femmes de nos jours, intervint-il en reprenant un peu d'ampleur.

- On m'a toujours dit que le fait d'avoir des muscles n'attaquait pas le cerveau, mais j'ai des doutes là.

Alec se mit à rire au dépend de son professeur.

- Vous êtes ici pour être prévenu qu'Alexandre se conduit irrespectueusement pendant mes cours. Je l'ai séparé par deux fois d'une bagarre avec cet élève. J'ai convoqué Mr Cullen car c'est un homme, et qu'il est plus apte à comprendre la situation.

- Bien que préconisez-vous, demanda Bella en soulevant un sourcil énervée en tapotant du pied devant autant de machisme.

- Il aura une exclusion d'une semaine pour lui faire comprendre que la violence ne résout rien. Et après il aura des travaux d'intérêt généraux à accomplir dans le lycée.

- Ouah, quelle autorité, maintenant que va avoir l'autre élève ?

- L'autre élève ? dit-il sans comprendre.

- Oui celui avec qui Alec c'est battu. Il ne s'est pas battu seul à ce que je sache.

- Mais enfin, l'autre élève ne peut pas être puni !

- Pourquoi ? Il devrait avoir exactement la même sanction.

- Mais cet élève est un élément décisif de l'équipe de lutte il ne peut pas se permettre d'avoir une sanction dans son dossier sinon il ne pourra pas participer au championnat vous pouvez comprendre ça ? dit-il comme-ci elle était débile.

- Non désolé je ne comprends pas. Alec n'est pas le seul responsable et il a des raisons légitimes de se défendre, donc soit vous annulez les deux sanctions, soit je me ferais un plaisir de vous dénoncer auprès de vos supérieur, car je ne crois pas que ce soit très règlementaire de laisser une classe sans surveillance.

Un silence de plomb tomba dans la salle. Bella compris que l'affaire était conclu et tourna les talons en récupérant son protégé.

- Et Volturi, cette femme ne sera pas toujours là pour te sortir d'affaire, je serais ravi de te faire mordre la poussière la prochaine fois, lança l'ado avec qui Alec c'était battu.

- Toi, le bout de viande, répliqua Bella à bout de nerf. Tu apprendras que le fait d'avoir des muscles ne te garantit pas la victoire face à quelqu'un de plus frêle. La preuve je pourrais latter ton prof sans soucis.

- J'aimerais bien voir ça, répliqua le professeur en ricanant.

Bella ne chercha pas à épiloguer, elle passa de force son sac à main à Alec et se dirigea vers le professeur avec son regard assassin. L'homme ricana encore plus en la voyant arriver sur ces grands sabots. Seulement il s'arrêta bien vite quand elle lui tapa dans l'arrière du genou et qu'elle le jeta à terre. Il se releva bien vite, désireux de ne pas se faire ridiculiser devant ces élèves. S'il croyait qu'il l'impressionnait, il n'avait aucune chance. Bella s'approcha vivement de lui et tapa dans tous les points les plus sensibles à répétition et en vitesse grand V. L'homme essaya de se défendre, mais la jeune femme était beaucoup trop rapide pour lui et contrairement à ce qu'il croyait, elle avait plus de force qu'elle ne le laissait paraitre. Il réussit à lui mettre un coup de poing sur la tempe, ce qui la mit en rage et après une prise magnifique elle le mit au tapis. Elle se releva en serrant les mâchoires sous les yeux stupéfiés des deux élèves.

- Tu n'as jamais sût te battre Emmett, cracha-t-elle haineusement. Surtout pas pour les gens qui le mérite et que tu prétends aimer, des personnes comme moi. Un trait chez les hommes de cette famille apparemment.

La lumière se fit enfin dans son regard, mais avant qu'il puisse se relever, Bella lui mit un dernier coup de pied dans le ventre par vengeance. Elle retourna vers Alec et récupéra son sac. La jeune femme fit signe à son protégé de la suivre. Il était choqué mais aussi fier d'elle.

- BELLA ! hurla Emmett en essayant de se relever. Bella ! Attends !

Ils sortirent du gymnase et Bella fit monter Alec dans la voiture. Ils virent le professeur courir au loin, mais la jeune femme démarra la voiture en trombe. Ils roulèrent pendant environ cinq minutes avant qu'Alec n'explose.

- Merde Bella c'était… juste… OUAH ! Comment tu l'as défoncé, où est-ce que tu as appris ça ? C'est un truc de dingue, vas-y que je te balance des coups de pieds et des coups de poing sans que l'autre gros bœuf il puisse réagir, c'était trop bon de le voir se la fermer pour une fois ! Franchement…voilà quoi !

Bella sourit malgré elle devant son enthousiasme, jamais encore elle ne l'avait vu s'exprimer ainsi. Pour la première fois depuis qu'elle le connaissait il était ouvert. Mais Alec remarqua bien vite que l'inverse s'était produit sur sa nourrice. Elle n'avait pas ouvert la bouche depuis qu'ils avaient quitté le lycée et ses lèvres n'arrêtaient pas de trembler comme-ci elle allait pleurer à tout instant.

- Bella ça va ? demanda-t-il soucieux.

- Je trouve que tu t'inquiètes beaucoup pour moi aujourd'hui, dit-elle en essayant de sourire même si ça sonnait faux.

- Tu le connais n'est-ce pas. C'est un de tes ex ?

Malgré que l'envie n'y fût pas du tout, elle explosa de rire. Alec ne comprenait plus rien.

- Ça t'ennuie si je te montre un endroit que je connais ? demanda-t-elle en regardant la route.

- Non…tu ne comptes pas me faire la morale au moins sinon je rebrousse chemin tout de suite.

- Rassure toi, ce n'est pas mon intention.

L'adolescent ce laissa conduire et compris bien vite que Bella était de la région, sinon elle ne connaitrait pas tous les petits chemins qui conduisait à la Push. La jeune femme arrêta sa voiture au sommet d'une falaise et descendit de la voiture en demandant à Alec de la suivre. Il la suivit à contre cœur, tout ça avait l'air bien trop solennel pour lui, il aurait mieux fait de s'occuper de ses affaires.

- Assieds-toi, dit-elle en lui indiquant le capot de la voiture.

- Pourquoi m'as-tu emmené ici ? demanda-t-il en soufflant.

- C'était mon endroit préféré quand j'habitais à Forks, mais beaucoup trop de chose se sont passées ici.

- C'est pour ça que tu n'aimes pas cette ville, que tu ne sors jamais ?

- Comment s'appelle ton prof Alec ?

- Mr Swan, répondit-il automatiquement en faisant enfin la connexion.

- Emmett est mon frère ainé, lui avoua-t-elle en regardant la mer avec nostalgie. Nous ne nous sommes pas quitté en bon thermes.

- Vu comment tu l'as frappé je veux bien te croire, rigola Alec en s'allongeant sur le capot.

- Emmett a neuf ans de plus que moi, comme toi et Jane. Il m'a toujours envoyé des méchancetés en pleine tête et j'encaissais sans rien dire, parce qu'au fond je savais qu'il m'aimait. Mais voilà, un jour il m'a abandonné de la pire façon qui soit, sans jamais reprendre de nouvelle. Il est restait avec mon père en me laissant en pleur à ma mère, alors qu'il aurait pût venir avec moi. Aujourd'hui je lui en veux tu ne peux pas savoir. A lui comme à mon père, le très estimé Chef Swan. Tous pareils dans cette famille.

- Tu as vécu avec ta mère alors ?

- J'ai survécu avec ma mère serait plus juste, rectifia-t-elle. Je t'ai promis de ne pas te faire la morale, mais taches de faire attention à ce que tu dis et fais en face de Jane, aujourd'hui elle peut encore te pardonner, bientôt par contre tu deviendras son ennemi, tout comme Emmett est devenu le mien.

Un silence tranquille s'installa entre eux. Pour une fois aucun des deux n'avaient de répliques sarcastiques à faire à l'autre.

- Belle est-ce que tu m'apprendras à me battre comme toi ? la supplia Alec en espérant.

- Non, répondit-elle doucement. Je t'apprendrais à te défendre, si tu veux apprendre plus tu t'inscriras dans un club, je ne suis pas apte à t'enseigner ce genre de chose.

- Mais Carlisle ne voudra jamais…

- Lui as-tu demandé ?

- Il ne supporte pas la violence !

- Alors laisse-moi faire.

- Mais…

- Tout à l'heure tu m'as fait confiance, est-ce que ton professeur n'a pas capitulé devant moi ?

- Oui mais Carlisle n'est pas Mr Swan.

- Heureusement pour lui. Mais ne t'inquiète pas je gère la situation. Il suffit de trouver les bons mots.

- Tu m'apprendras aussi ?

- A faire quoi ? demanda-t-elle surprise.

- A manipuler tout le monde comme tu le fais !

- Aucune chance que tu y arrives, tu es né en étant un homme mon pauvre, pour ça il faut être une femme.

Il sourit devant cette remarque digne de son prof de sport. Bella lui passa la main dans les cheveux en signe d'affection. Oui elle aimait bien Alec, autant que Jane. Chacun était différent mais tous les deux lui inspiraient un instinct de protection fort. Maintenant elle n'avait plus qu'à convaincre le docteur Cullen, chose qu'elle savait être plus difficile qu'elle ne l'avait dit à Alec. Mais elle n'abandonnerait pas avant d'avoir gain de cause. Elle avait une nouvelle famille à présent et elle ne l'abandonnerait pas comme Emmett l'avait fait avec elle.