Salut les gens et oui un nouveau chapitre avant Noël comme promis ! Pour une fois j'ai réussi ! J'espère qu'il vous plaira autant que les deux premiers. Je suis surprise de voir le nombre de review, mais je ne vais pas m'en plaindre au contraire. Merci à vous tous !

Beatrice: Tu vas en apprendre d'avantage sur Bella dans ce chapitre. Et effectivement Bella risque d'avoir beaucoup de chose à dire.

Guest: Toujours parmi nous, merci !

cs85: Bienvenue parmi nous. Je suis heureuse que ça te plaise. La suite je te la livre juste après alors bonne lecture.

Ashleigh: Bienvenue dans mon umble fanfiction. Elle te plait et ça me touche, j'espère que j'aurais le plaisir de te revoir à la fin de ce chapitre.

Sur ce bonne lecture à tous et joyeuses fêtes de fin d'année.


- Sans rire ça gonfle, grimaça Alec. Tu vas te faire choper tout de suite. A l'heure qu'il est Rosalie doit être rentrée chez elle, mais Carlisle doit être ici.

- De toute façon tu n'as rien fait toi, intervint Bella en prenant son courage à deux mains. C'est moi qui est foutu une raclée à Emmett. Je n'ai qu'à dire la vérité.

Le jeune homme la regarda inquiet. Le coup de poing que son prof avait mis à sa nourrice en essayant de se défendre avait provoqué un énorme coquart sur le coin de son œil.

- Tu pourrais mentir et dire que tu es tombé, essaya-t-il de trouver une solution.

- C'est gentil de t'en faire pour moi mais ce n'est pas nécessaire. Je vais dire la vérité, ça ne sert à rien de mentir. Après tout c'est toi qui m'as dit que je pouvais manipuler tout le monde, alors je n'ai plus qu'à voir si ça marche aussi sur Mr Cullen.

Alec souffla, ne comprenant pas le point de vue de Bella, mais il accepta néanmoins son choix, après tout s'il elle n'était pas venu au lycée elle n'aurait jamais revu son frère. Alec se senti un peu coupable malgré lui. Belle dut le comprendre parce qu'elle lui fit un regard encourageant et passa sa main dans les cheveux du jeune homme.

- Allez te fais pas de bile.

- J'aime Jane, je ne lui dis pas, mais je l'aime vraiment. Je veux qu'elle guérisse et tu es la seule qui réussisse à la faire parler. Je ne veux pas qu'on te renvoie.

- Je le sais Alec. Toi aussi on t'aime tu en as conscience de ça ?

- Carlisle oui, mais Esmée et Edward certainement pas. Je déteste Esmée, elle est fourbe et malhonnête, Carlisle devrait partir et se trouver une autre femme qui lui resterait fi…

Il s'arrêta se rendant compte qu'il allait dire quelque chose qu'il ne voulait pas dire. Bella, elle, n'avait pas besoin de plus pour comprendre. D'ailleurs quand Alec releva le visage et croisa son regard il resta bouche bée.

- Tu le sais n'est-ce pas, demanda-t-il en fermant les yeux.

- Oui depuis un petit bout de temps, mais ça ne me regarde pas. La seule chose qui me concerne ici c'est ta sœur et toi. Uniquement vous. Je m'occuperais de vous jusqu'à nouvel ordre.

- Et qui va prendre soin de toi ? ricana-t-il en essayant de détendre l'atmosphère.

- Je n'ai besoin de personne pour prendre soin de moi, je n'ai jamais eu besoin de personne.

Sa phrase avait claqué un peu trop sèchement aux yeux de l'adolescent, Bella renfermait plus de rancune qu'elle n'en libérait. Il connaissait ça par cœur et il savait à quel point ça faisait mal. Il comprit enfin qu'ils n'étaient pas si différent l'un de l'autre, même si Bella ne parlait jamais de son passé. Quand ils entrèrent dans la maison, une dispute faisait rage dans le salon.

- Elle doit partir ! lança Esmée en colère. Non mais se faire convoquer parce qu'Alec a été violent et se retrouvait avec un coup fil des parents d'un élève signifiant que la personne qui s'est présenté en a mis une au professeur tu trouves ça normal ?

- Je ne dis pas que c'est normal je dis juste qu'il faut laisser le bénéfice du doute à Bella pour savoir pourquoi elle a réagi ainsi, lança Carlisle froidement.

- Déjà qu'Alec et Jane nous posaient des soucis, tu rajoutes cette femme en supplément. Elle va finir par entacher notre réputation !

- Ta réputation, rectifia-t-il méchamment. La mienne personnellement je n'en ai pas grand-chose à faire, je sais qui je suis et ce que je vaux, je n'ai besoin de personne pour me dicter ma vie ! Toi tu es toujours friande de bonne société, dis-moi donc ce que ça t'apporte tant. Bella est une femme douce mais autoritaire, je sais moi qu'il y a une explication. En ce qui concerne mes filleules, j'ai élevé Edward comme mon fils, pourquoi es-tu incapable d'en faire autant avec eux ?

- Tu les fais toujours passer avant nous !

- Tout comme toi tu fais passer ton travail avant ta famille, est-ce que je te le reproche tout le temps ? s'énerva-t-il en restant pourtant calme. L'égoïsme ne te va vraiment pas au teint Esmée.

Ca eu au moins le privilège de la faire taire au plus grand plaisir de Bella. Elle n'avait jamais rien eu contre Esmée Cullen jusqu'ici, à part le fait qu'elle était infidèle, cette femme avait l'air gentille et sensible. Mais comme Alec le lui avait fait remarquer, elle était très fourbe aussi.

- Sale garce, chuchota l'adolescent en fusillant Esmée du regard. Elle serait bien heureuse que tu ne sois plus là, ça lui donnerait une bonne occasion pour se débarrasser de nous.

Bella ne répliqua pas, ce n'était pas nécessaire. Elle fit signe à Alec de monter dans sa chambre, il rechigna au début mais quand elle insista en faisant les gros yeux il abandonna bien vite. La jeune femme entra dans le salon comme-ci de rien était.

- Bonsoir, dit-elle doucement.

- Bella vous tombez bien il faut qu'on parle, commença Carlisle gêné.

- En effet, ajouta Esmée en la fusillant du regard.

Bella entra un peu plus dans le salon et son visage se retrouva dans la lumière. C'est quand elle vit Carlisle se lever précipitamment pour s'approcher et regarder le coin de son œil qu'elle comprit.

- Mais que vous est-il arrivé ?

- Un différend certain avec un membre de ma famille.

- Ne bougez pas je vais vous cherchez de quoi vous soigner.

- Je crois bien qu'il n'y a pas grand-chose à faire, dit-elle en souriant à son patron.

- C'est vous le médecin ici ? Non, et bien laissez-moi faire.

Il sorti de la pièce laissant une Bella mauvaise face à une Esmée déterminée.

- Je compte bien vous renvoyer, menaça-t-elle en croisant les bras.

- Mon contrat stipule que mon patron est Mr Cullen, vous n'avez donc aucun pouvoir sur moi. J'ai comme l'impression que le docteur Cullen ne souhaite pas me voir partir en laissant derrière deux enfants en bonne voie.

- Vous ne ferez pas le poids face à moi, je suis sa femme il finira par m'écouter. Vous serez séparée des enfants et ça fera du bien à tout le monde.

Belle n'aimait pas recourir à la déloyale, elle était toujours franche et régler ses comptes immédiatement était son crédo. Seulement voilà, sa place dans cette maison se jouait et elle ne voulait pas partir surtout maintenant qu'elle faisait tant de progrès à la fois avec Jane mais aussi avec Alec.

- Soyons honnête vous n'êtes pas faite pour travailler ici, vous êtes beaucoup trop ingérable, lui expliqua Esmée essayant de lui faire entendre raison.

- Vous me parlez vraiment d'honnêteté Mme Cullen ? Que penserait votre mari si je lui disais qu'un homme vient vous rendre visite bien plus souvent que la bienséance ne le permet, vous voyez ce que je veux dire ?

- Vous me faite du chantage ?! comprit Esmée en bouillonnant de rage.

- Ne jouez pas avec moi Mme Cullen, vous n'avez aucune idée de ce dont je suis capable. Vous ne m'éloignerez pas de Jane et Alec. Il n'y a que Mr Cullen qui le pourrait. Si je n'ai que le chantage pour me faire entendre de vous, alors je le ferais. Je suis d'une honnêteté à toute épreuve, mais quand on la joue à la déloyal, je me rabaisse au même jeu. Vous avez eu tort de me confronter juste par égocentrisme. Je ne suis pas le genre de femme qui se laisse marcher sur les pieds.

Quand elle vit le regard de la maitresse de la maison, elle comprit qu'elle ne s'était pas faite une amie. D'un sens elle s'en moquait totalement, elle n'était pas là pour s'en faire. Carlisle mit fin à la discussion en réapparaissant avec une poche de glace et de la pommade.

- Asseyez-vous que je m'occupe de ça, ordonna-t-il en redevenant le docteur Cullen.

- Moi je vous laisse, après tout faite ce que vous voulez, ça ne me regarde pas, trancha Esmée en s'avouant vaincu.

Carlisle la laissa partir, il voulait avant tout parler avec Bella et Esmée ne serrait d'aucune aide. Il posa la poche de glace sur le coin de l'œil de la jeune femme qui s'était assise sur le canapé et il se mit en face sur la table de salon.

- Bien allez-vous m'expliquer ce qui s'est passé ?

- Vous qui connaissez la ville vous devez savoir que je ne suis pas la seule Swan des environs, dit-elle en soufflant de soulagement grâce à la glace.

- En effet je le sais, mais je n'avais pas imaginé que vous puissiez être lié.

- Le Chef Swan est mon père et le professeur de sport d'Alec est mon frère. Notre dernière rencontre remonte à 15 ans et elle ne sait vraiment pas bien fini. Alors quand je l'ai revu ma rage a pris le poids sur ma raison.

- Souhaitez-vous en discuter ? demanda-t-il concerné.

- Pourquoi faire, répliqua-t-elle en souriant.

- Pour éviter que ça se reproduise, en parler est encore la meilleure façon d'évacuer. Je n'ai pas l'intention de vous renvoyer Melle Swan, vous pouvez vous confier à moi, faites-moi confiance.

- Vous avez peut-être raison, après tout c'est vous le médecin. Ma mère Renée était connu pour être la plus grande mannequin d'un magazine de Seattle. Elle est originaire de Forks et elle a toujours aimé mon père. Ils se sont marié très jeune, ont eu Emmett très jeune aussi. La popularité de ma mère n'a cessé d'augmenter, il faut dire qu'elle est vraiment belle. Je suis arrivé 9 ans plus tard. Ma mère ne voulait pas de moi, mais apparemment quand elle m'a vu, elle m'a trouvé tellement belle qu'elle avait prévu de grande chose pour moi. Ça aurait été gentil de me demander par la suite ce que moi j'en pensais. J'ai été trimballé de gala en gala sans qu'on me demande une seule fois ce que je pouvais ressentir. Moi mannequin et puis quoi encore, est-ce qu'ils m'avaient bien regardé. Emmett m'a jalousé de toute l'attention que mes parents me portaient. Et un jour tout à prit fin.

Bella souffla un bon coup en appuyant un peu plus la glace sur son visage sous l'œil attentif du docteur.

- Mes parents se sont séparés, j'ai supplié mon père de me garder prêt de lui. Il a obtenu la garde d'Emmett facilement, parce qu'il était en âge de décider, moi pas. Par je ne sais quel stratagème Renée a réussi à convaincre Charlie que je serais mieux avec elle. Elle a obtenu ma garde. Emmett m'avait promis de tout faire pour que l'on se revoie, qu'il ne m'abandonnerait jamais. Que de toute façon on se reverrait pour les vacances. Alors que nous allions partir, Renée m'a juré que nous ne les reverrions jamais et qu'elle allait faire de moi une star, que pour ça elle devait me couper d'eux. Alors quand j'ai serré une dernière fois mon père et mon frère dans mes bras je l'ai ai supplié de me garder prêt d'eux, aucun des deux n'a réagi. Ils m'ont vu pleurer, hurler en étant tiré de force par ma mère jusqu'au taxi alors que je me débattais comme une enragée. Je n'ai jamais autant pleuré de toute ma vie. La suite c'est passé à Phœnix et ça a été un enfer à la fois pour moi mais aussi pour ma mère. Je lui ai fait amèrement regretter sa décision. Elle a voulu faire de moi une star contre mon accord, j'ai ruiné ma carrière en étant exécrable avec les photographes, en devenant associable avec tout le monde. Quand elle a enfin abandonné l'idée de faire de moi la prochaine miss monde, j'ai continué à ma venger en lui pourrissant la vie comme elle m'avait pourrie mon enfance avec ces conneries. J'ai fini par faire un stage dans le pensionnat où j'ai enseigné par la suite. En sortant de là j'étais une autre, ils m'ont fait comprendre que la vengeance ne m'aiderait pas. Alors j'ai renoué des liens avec Renée, mais jamais durant toutes ces années, je n'ai eu de nouvelle de mon père ou de mon frère. Ma mère n'a jamais voulu me payer le voyage pour les rejoindre et jamais aucun des deux ne s'est inquiété du fait de ne pas me voir. Alors je pense que ce n'est pas aujourd'hui que je vais avoir besoin de leur aide.

- Alors pourquoi être revenu dans la région ? lui demanda-t-il en penchant la tête.

- Parce que c'est le seul endroit que je connaissais en dehors de Phœnix.

- Peut être aussi qu'inconsciemment vous vouliez savoir ce qu'ils étaient devenus.

- C'est vous ou votre frère qui êtes psy ?

Il lui sourit à cette remarque. Carlisle aimait bien Bella, elle était forte de l'extérieur mais elle renfermait une telle fragilité qu'il se sentait protecteur vis-à-vis d'elle. Bella n'avait que 23 ans mais elle paraissait tellement plus dans son caractère. Il vit les yeux de la jeune femme s'embrumer avant qu'elle ne lui renvoie son sourire.

- Jane et Alec me ressemble tellement, je me retrouve en eux à leur âge respectif. J'étais aussi fragile et discrète que Jane petite et à l'adolescence, je suis devenu aussi agressive et taciturne qu'Alec, si ce n'est plus. Je le comprends mieux qu'il ne le pense. La différence entre nous deux c'est que moi j'étais beaucoup plus violente que lui, je levais les mains à la moindre contrariété. Le pensionnat m'a aidé à remédier à ça, notamment en m'apprenant quelques arts martiaux.

- Vous étiez d'une nature violente et on vous apprenez à vous battre encore mieux ! s'exclama-t-il en fronçant les sourcils.

- Les arts martiaux ce n'est pas que du combat, c'est aussi un travail de soi et une réflexion intérieure. Ça demande de la patience, du courage et ça fait ressortir le meilleur chez les gens qui s'en donnent la peine. J'ai retrouvé le calme et la sérénité grâce aux heures de méditation et j'ai pût évacuer beaucoup de colère que je gardais en moi.

- Vous essayez de me convaincre j'ai l'impression, mais me convaincre de faire quoi je ne le sais pas encore.

Elle se mit à rire devant la perspicacité du médecin.

- Vous devriez permettre à Alec d'intégrer un club d'arts martiaux, ça aurait beaucoup d'influence sur son caractère.

- Je suis contre le principe et il a certainement dû vous le dire puisque vous me le demandez.

- Alec ne cherche pas à se battre, il cherche à se défendre. Je ne lui donne pas d'excuse pour son comportement, mais cet élève ne lui a pas laissé le choix. Alec a fait le choix de ne pas être faible et de ne pas se faire agresser. Il ne fait pas le poids contre l'autre brut. Il n'est pas violent nous le savons tous les deux. Sa nature profonde ne changera pas, mais son caractère n'en serait que bonifié. C'était la première fois pour moi depuis que je suis sorti du pensionnat que j'utilise ce que j'ai appris pendant ces cours. S'il le faut je m'occuperais moi-même des démarches. Ça fera du bien à Alec, c'est la première fois que je le vois s'intéresser à quelque chose.

Elle le laissa réfléchir un petit moment. Le médecin secoua la tête enleva la glace du visage de Bella et entreprit de lui mettre de la pommade.

- Vous auriez dû envisager une carrière commerciale ou politique car vous êtes vraiment très persuasive. Trouvez lui un bon club et ramenez moi les papiers je les signerai. Par contre que ses études n'en pâtissent pas, sinon Bella ou pas ça sera fini pour de bon.

- Comptez sur moi pour lui faire comprendre. Je vais aller voir un peu Jane si vous le permettez, souhaitez-vous prévenir Alec ?

- Faites-le, c'est à vous qu'il doit cette décision, mais prévenez le aussi qu'il sera puni de sortie pour une semaine. La bagarre n'était peut-être pas sa faute, mais il faut qu'il comprenne que venir parler à un adulte ça peut s'avérer utile.

- Vous avez de l'avenir en tant que père, dit-elle en lui souriant et en lui montrant son visage. Merci pour ça aussi, vous êtes un bon doc.

- Cessez donc de me complimenter, répliqua-t-il en lui faisant un sourire en coin avec les yeux pétillants. Vous avez déjà obtenu ce que vous souhaitiez.

- Ce n'était pas des compliments nécessitant une contrepartie. Ils étaient sincères mais puisque vous n'en voulez pas, je me permets de les reprendre.

Il rigola de bon cœur en la voyant partir avec un faux air digne.

- Isabella, l'appela-t-il en appuyant bien sur son prénom pour attirer son attention.

- Docteur Cullen pitié, supplia-t-elle en levant les mains au ciel. Bella ! Tout cours. Ma mère m'appelle Isabella et je peux vous assurer que vous n'êtes pas ma mère. Enfin bon, je vous écoute.

Il laissa un petit silence planer qui commença à faire peur à Bella. Il se leva en douceur toujours en gardant son regard perçant et pétillant posé sur elle.

- Vous pouvez m'appeler Carlisle vous savez.

Elle fut surprise d'entendre ça. Il ne lui avait jamais expressément dit de l'appeler Mr Cullen ou docteur, mais ça lui était venu naturellement. Ça allait être dur de dire Carlisle maintenant. Mais ça la toucha tout de même et pour la première fois depuis Phœnix, elle adressa son plus beau sourire à un homme. Sourire qu'il lui retourna d'ailleurs, chose qui la troubla un peu. Elle décida de fuir avant de dire quelque chose de regrettable. Bella avait eu beaucoup de chance sur ce coup là et elle en était consciente. Le docteur lui avait fait une fleur, si ça avait été quelqu'un d'autre l'aurait-il fait ? Elle n'en savait rien. Quand elle tourna à l'angle du couloir en haut des escaliers elle tomba sur Alec qui souriait à s'en décrocher la mâchoire avec des étoiles dans les yeux.

- Ce n'est pas bien d'écouter aux portes, attaqua-t-elle en souriant néanmoins.

- Tu es la meilleure ! s'exclama-t-il en levant un point en l'air pour qu'elle tape dedans chose qu'elle fit pour lui faire plaisir. Même si je me suis pris une semaine de punition, ça en valait la peine. Merci beaucoup.

- Je ne serais pas toujours là Alec, alors ne me fait pas défaut, j'ai pris ton parti, j'espère que je n'aurais pas à le regretter. Je te fais confiance.

- Et je sais moi aussi à présent que je peux avoir confiance en toi, répondit-il en courant dans sa chambre.

Pour une marque de respect, de la part d'Alec, ça s'en était une. Bella secoua la tête en souriant encore une fois, cette vie lui plaisait et elle espérait vraiment que ça allait durer. Elle tourna les talons pour rejoindre la chambre de Jane quand elle vit Edward en sortir. Depuis quand Edward était-il ici et surtout pourquoi dans la chambre de Jane. Il avait un livre à la main et sortait de la chambre en silence.

- Edward que faite vous ici ? demanda-t-elle curieuse.

- Oh ! Bonsoir Bella, c'est juste mon père qui m'a demandé de surveiller un peu Jane le temps qu'il règle une affaire importante. J'ai voulu lui lire une histoire le temps qu'elle s'endorme et pour une fois, Jane semble plus réceptive à ce que je dis même si elle est malade.

Elle le regarda surprise, Edward qui lisait une histoire à Jane mais où aller le monde.

- Elle fait beaucoup de progrès en effet, répondit-elle concernée.

- Grâce à vous.

Il passe juste à côté d'elle en plongeant ses yeux dans les siens.

- Il serait plus que temps que vous arrêtiez de me vouvoyer Bella. J'ai l'impression d'être aussi vieux que mon père.

- Votre père n'est pas vieux et vous êtes encore très jeune, dit-elle en se reculant un peu.

Il la laissa tranquille et s'éloigna en souriant en coin. Arrivé au bout du couloir où se trouvait l'escalier pour monter au deuxième étage il lui fit un clin d'œil.

- J'espère que nous aurons bientôt l'occasion de mieux nous connaitre Bella, les vacances commencent à peine, lança Edward avant de monter les escaliers.

C'était une blague ! Elle en resta choquée dans le couloir. Ce…prétentieux lui faisait du rentre dedans ! Non mais et puis quoi encore ! Une vraie journée de merdre ! Il se croyait vraiment irrésistible. Si sa mère savait ça, Bella serait certainement morte de rire, seulement voilà, elle n'avait pas du tout envie de rire. Elle avait déjà bien assez à gérer avec…l'autre enfoiré notoire. Pas besoin de se rajouter un jeunot sur le dos. La jeune femme parti se réfugier dans la chambre de Jane pour se remettre les idées en place. Elle espérait vraiment que les vacances feraient du bien à tout le monde, mais que chacun resterait sage dans son coin. Est-ce que cette journée pouvait être pire ? Son portable se mit à vibrer alors qu'elle était partie dans ses pensées tenant Jane dans ses bras.

Joyeux 4 ans Bella, demain ça aurait dû être le plus beau jour de notre vie. Tu me manques. Je sais que je suis en tort, mais je veux que tu reviennes. Je t'aime.

Ouais ça pouvait être pire !