Salut les gens. Tout d'abord bonne année à tous, j'espère que la votre commence mieux que la mienne, parce que si j'ai du retard c'est parce que ma vie est un grand merdier actuellement. Enfin bref, bonne année, bonne santé et toutes les choses qui vont avec.

Pour ce chapitre, qui est le plus long depuis le début de la fic, je vous réserve en entrée un petit clach, en plat de résistance de grosses révélations sur Bella et en dessert la cerise sur le gâteau, le chocolat sur la tartine, une fin digne d'une tentative de suicide.

Guest: Toujours au rendez-vous, ça fait plaisir.

Pour tous les autres je vous remercie encore pour vos reviews, c'est ce qui me motive le plus. Sur ce bonne lecture et à bientôt.


- Je vais ouvrir ! cria Alec en descendant les escaliers à toute allure.

Jane était guérie, Esmée et Edward était parti pour le week-end les laissant seuls avec Bella et Carlisle. Il était donc d'excellente humeur. Il perdit bien vite son enthousiasme en voyant qui se trouvait derrière la porte d'entrée. C'était son prof de sport. Il semblait se porter plutôt bien, mais Bella n'avait frappé qu'à des endroits qu'Alec ne pouvait pas voir. Il redevint automatiquement le garçon froid et taciturne qu'il était jusqu'ici.

- Qu'est-ce que vous faites chez moi ? demanda-t-il méchamment.

- Je cherche Bella et tu es la seule personne ici à pouvoir me dire où elle se trouve. Alors je te jure de te laisser en paix au lycée, de t'accorder des bonnes notes si tu veux, mais dit moi où elle est.

Ce qu'il lui proposait été plus qu'alléchant, la paix, des notes au-dessus de la moyenne pour le restant de l'année, de quoi faire baver tout le monde. Seulement voilà, Emmett connaissait très mal son élève. Même s'il avait eu beaucoup de difficulté à accepter Bella, même s'il avait encore beaucoup de mal à l'avouer, il l'adorait. Elle était ce qu'il aurait voulu que tout le monde soit. Une personne honnête et loyale qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense, qui se bat pour ses convictions et qui ne baisse jamais les bras quand il s'agit d'aider un ami. Il avait entendu son histoire du haut des escaliers et il avait compris pourquoi elle le mettait en garde avec Jane. Bella avait tellement de rancœur vis-à-vis de son frère, qu'elle comprenait ce que Jane pourrait bientôt ressentir s'il n'arrêtait pas de s'en prendre à elle. Bella lui avait accordé sa confiance, elle avait tenu tête à Carlisle pour lui, il pouvait bien lui renvoyer l'ascenseur.

- Bella est juste une connaissance de mon parrain que nous ne voyons pas souvent, je ne sais pas où elle habite et même si je le savais je ne vous le dirais pas. Maintenant dégagez.

- Et le morveux je sais que tu mens, je veux la voir, j'exige…

- Vous êtes sur une propriété privée, nous sommes en vacances, vous n'avez donc aucun droit d'exiger quoique ce soit.

- Je sais que tu la connais où est-elle ? demanda Emmett en fronçant les sourcils.

- En plus d'être con vous êtes sourd ! lança Alec en feignant l'indignation.

- Ca va toi ! Je sais ce que j'ai fait et tu es trop jeune pour comprendre. Seulement je voudrais savoir ce qu'elle fou à Forks alors qu'elle se marie aujourd'hui !

Alec le regarda choqué. Bella ? Mariée ? C'était quoi cette blague.

- Nous avons reçu un faire-part il y a plus de 6 mois sans adresse, sans coordonnée. Juste pour bien nous faire comprendre qu'elle allait se marier mais que nous ne serions pas de la fête…

- Que se passa-t-il ici, intervint Carlisle en arrivant dans le dos d'Alec. Mr Swan, que nous vaux le plaisir.

Depuis combien de temps était-il là à écouter dans l'ombre. Alec regarda son père adoptif et le supplia du regard. Il savait à quel point Carlisle était honnête mais là en l'occurrence l'adolescent souhaitait qu'il mente, pour Bella.

- Mr Cullen je cherche ma sœur, Isabella. Je sais que vous la connaissez, j'ai besoin de lui parler, de lui faire comprendre.

- Elle avait besoin de vous parler et de vous faire comprendre aussi il y a 15 ans, mais vous ne l'avez pas écouté.

- Mais c'était qu'une gosse…

- Et donc ça vous donnez le droit de bafouer ses sentiments ? lança Carlisle sérieusement.

Alec aurait adoré pouvoir s'exprimer comme lui, tout en douceur, jamais un mot plus haut que l'autre, mais toujours de quoi remettre la personne en place.

- En quoi ça vous regarde ! s'énerva Emmett en devenant rouge de colère.

- Bella est mon amie et pour information elle a repris l'avion hier soir pour Phœnix. Alors creusez-vous un peu la tête pour la retrouver, c'est le moins que vous puissiez faire pour vous faire pardonner.

Emmett ne discuta pas plus, il partit en trombe en fulminant. Alec le regarda passer le portail avec une certaine satisfaction. Carlisle était vraiment quelqu'un de génial à ses yeux. Son père était peut être mort, mais Carlisle le succédait avec brio. Ca ne le remplacerait jamais.

- Bien il va falloir que je parle avec Bella, je ne suis pas sûr qu'elle soit en état de surveiller Jane aujourd'hui. Je comprends mieux pourquoi elle n'est pas encore levée, habituellement elle est toujours debout avant nous.

- Je peux m'occuper de Jane pendant que tu vas voir Bella, moi je l'aime bien mais je ne suis pas apte à gérer une situation comme celle-ci. Les filles c'est trop compliqué, Jane est encore trop jeune pour me faire subir ça.

Carlisle le regarda surpris. Qu'Alec se propose pour surveiller sa sœur lui semblait surréaliste. D'ailleurs il le remarqua et s'en vexa.

- C'est bon je ne suis pas un monstre je peux la surveiller pendant un certain temps sans pour autant foutre le feu à la baraque…

- Ton langage Alec s'il te plait, le reprit-il en souriant. Merci mon grand, je n'en aurais pas pour longtemps.

- Tu crois vraiment que Mr Swan disait la vérité ?

- Je n'en sais rien, mais Bella était bizarre hier soir et aujourd'hui elle n'est toujours pas sortie de sa chambre. Alors je vais aller voir.

Alec était content que quelqu'un s'inquiète pour sa nouvelle amie. Bella malgré qu'elle était toujours entouré d'eux ne parlait à personne. Ils ne savaient rien d'elle, comment s'appelaient ses parents, si elle avait un fiancé, si elle aimait le chocolat, son genre de film, rien ils ne connaissaient rien sur elle. Carlisle s'inquiétait et Alec le voyait bien. Le docteur était un homme qui avait beaucoup de cœur, mais il ne laissait personne l'atteindre, avec sa profession il devait garder la tête froide et éviter de s'attacher à ses patients. Mais quand il se préoccupait vraiment pour quelqu'un, cette personne pouvait être sure qu'elle recevrait toute l'aide qu'il pouvait lui fournir. Alec se dirigea donc vers la chambre de Jane et lui proposa d'aller jouer dans le jardin.

- Tu veux jouer avec moi, demanda-t-elle en commençant à sourire.

- Oui mini pouce, allez viens je ne vais pas te manger promis.

Quand il la vit courir avec un sourire énorme collait sur le visage, il comprit enfin ce que Bella essayait de lui dire depuis un moment. Jane l'aimait bien, mais c'était à lui de lui prouver que c'était réciproque.

Carlisle quant à lui frappa à la porte de Bella, mais personne ne lui donna de réponse. Il s'autorisa à entrer malgré tout. Il tomba sur la pénombre de la chambre avec les volets encore clos, laissant juste les rayons du soleil filtrer par ci par là. Le corps de la jeune femme était dans le lit, mais ne bougeait pas. S'il n'avait pas des doutes, il aurait pût croire qu'elle dormait et faire demi-tour. Seulement quand il avança et regarda le visage de Bella, elle ne dormait pas. Elle était en larmes. Lorsque leurs regards se croisèrent, elle enfouit sa tête dans son oreiller en éclatant en sanglots.

- Oh Bella ! chuchota Carlisle en s'asseyant dans son lit et en la serrant dans ses bras.

- Je suis désolé Mr Cullen, je ne voulais pas que vous voyez ça, pleura-t-elle de plus belle.

- Enfin, ce n'est rien de grave, vous avez le droit de craquer de temps en temps. Même si j'aimerais beaucoup savoir ce qui vous met dans un état pareil. Je vous ai vu vous en prendre plein la tête par les enfants et par Esmée aussi quelque fois, vous vous êtes battu avec votre frère, mais vous n'avez jamais pleuré une seule fois. Je voudrais vraiment savoir ce qui a brisé le roc.

- Oh non croyez-moi vous ne voulez pas savoir et moi je ne suis pas prête à en parler, dit-elle en essayant d'étancher ses larmes.

- Très bien alors nous n'en parlerons pas, conclut-il en la serrant un peu plus dans ses bras.

Elle semblait toute fragile ainsi. Bella avait quelque chose qui troublait Carlisle mais il n'aurait pas sût vraiment dire quoi. Le fait de ne pas avoir touché sa femme depuis plus d'un an ne devait pas beaucoup l'aider. Mais même sans ça, il trouvait que Bella était une très belle femme, avec un caractère fort mais une propension à aimer supérieur à la moyenne. Tout ce qu'il avait aimé chez Esmée à l'origine. Chose qu'elle avait perdu depuis quelques années. Il se frappa mentalement en se disant ça. Il n'avait pas le droit de penser ainsi, il était marié, à une femme qui ne prenait plus soin de lui, mais il était marié tout de même. Le sujet principal pour l'instant c'était Bella. Il avait pour mission de la réconforter. Quelle était la meilleure façon de lui faire retrouver le sourire ? La réponse s'imposa à lui sans trop d'effort. Les câlins de Jane et les sarcasmes d'Alec pourrait vaincre n'importe quelle dépression. C'est ce dont elle avait besoin.

- Aujourd'hui nous sommes seuls, sans Esmée et sans Edward. Donc nous allons faire une journée détente. Que pensez-vous d'un tour au zoo, un restaurant et un cinéma pour finir. Je n'ai pas beaucoup d'occasion de sortir seul avec les enfants et encore moins avec vous. Alors Bella, vous venez avec nous ?

Elle releva le regard et commença à sourire pauvrement.

- Vous êtes conscient que vous n'avez rien d'un patron mais toute l'attitude d'un ami ? lui dit-elle en essayant ses larmes du revers de la main.

- Je suis vexé, je croyais sincèrement être votre ami depuis un moment.

- Et vous êtes un très bon ami. Mais si je me souviens bien il n'y a pas de zoo à Forks.

- Ca c'est vite dis vu la population de la région il y aurait de quoi en faire un. Mais vous avez raison je vous propose plutôt d'aller à Seattle. Depuis le temps que Jane me bassine pour y aller autant aller voir ce zoo pendant qu'il fait beau.

- Je ne suis pas sûre d'être d'une très bonne compagnie aujourd'hui Mr Cullen.

- Carlisle, rectifia-t-il. Je ne vous demande rien de spécial. Considérez que vous êtes en congés et qu'un ami vous propose de l'accompagner pour une balade. Seattle ce n'est pas la porte à côté je l'admets, mais il est encore tôt et nous avons tout notre temps. Alors qu'en dites-vous ?

- Laissez-moi le temps de me préparer après tout vous avez raison, ce n'est pas en restant ici que mon moral reprendra des forces.

Il la vit se lever avec entrain et avant de refermer la porte de la salle de bain attenante elle lui fit un sourire en remerciement. Oh que oui elle était forte, capable de ravaler sa peine en moins de deux minutes. Carlisle se posait beaucoup de question et s'en posa encore plus quand il vit le portable de Bella vibrer en signalant un message de « l'enfoiré notoire ». Gentil surnom se dit ironiquement Carlisle. Il ne chercha pas à mettre son nez là où il ne devait pas être, le docteur préféra rejoindre les enfants dans le jardin. Quand il leur annonça qu'ils devaient se préparer pour partir, Alec souleva un sourcil interrogateur. Mais il ne posa pas de question. Bella vit dans le regard du jeune homme qu'il allait sortir une vacherie incessamment sous peu.

- T'as une sale gueule, lança-t-il sans préambule.

Carlisle était sur le point de le réprimander quand Bella explosa de rire et fit un baiser sur le front d'Alec.

- Tu es le meilleur le gnome.

- De rien la naine.

Ils ne mirent pas beaucoup de temps à se préparer. Le rythme de l'école n'était pas encore tout à fait sorti du cerveau des enfants, voilà pourquoi le fait de se lever tôt leur sembla normale. La route était assez fluide et le fait de se retrouver dans la même voiture que Carlisle ne dérangea pas Bella plus que ça. Il avait une conduite douce et prudente, pas comme…cet enfoiré de…Non elle ne devait pas penser à lui aujourd'hui, en aucun cas ! Jane dormait paisiblement à l'arrière de la voiture et Alec avait son casque sur ses oreilles tellement fort que Bella craignait qu'elles ne se mettent à saigner.

- Pourquoi n'êtes-vous pas à votre mariage Bella ? demanda de but en blanc Carlisle ayant remarqué lui aussi qu'ils pouvaient parler tranquillement.

La jeune femme en perdit le souffle. Comment savait-il ça ? Il ne pouvait pas savoir. Elle avait envie de faire ce qu'elle faisait à chaque fois qu'elle se sentait attaquée, mordre. Mais elle regarda Carlisle, cet homme n'avait pas de curiosité mal placée, il voulait juste l'aider à aller mieux. Elle ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. Elle qui ne voulait pas y penser, c'était trop tard.

- Parce que mon ex futur mari n'était vraiment pas l'homme qu'il me fallait, qu'il m'a fait cocu à quelque mois de notre mariage. J'essaye de me convaincre que tous les hommes ne sont pas des enfoirés comme lui, mais je vous avoue que ce n'est vraiment pas simple. Les seuls hommes que je rentre dans la catégorie des gentils c'est Jacob et vous. Jacob est un ami que je me suis fait ici, quand je suis parti de Phœnix. Quand à mon ex, je ne sais pas ce que je serais capable de lui faire si je l'avais de nouveau devant moi alors j'ai préférée fuir. Est-ce que cette explication vous suffit ?

- Pour aujourd'hui je pense qu'elle est suffisante, répondit-il en souriant avec bienveillance.

- Et vous Carlisle, puisqu'on en est aux questions qui fâchent, pourquoi êtes-vous encore marié à Esmée, alors que vous faites chambre à part depuis longtemps.

D'accord ce n'était peut-être pas fairplay de sa part, mais elle n'avait pas pût s'en empêcher.

- Parce que cette stabilité me suffit. Je n'ai besoin de rien d'autre que ce que j'ai actuellement. Les enfants grandissent bien, ils sont, je l'espère, heureux avec moi. Esmée vit sa vie dans son coin, Edward vient nous voir de temps en temps, je pense que j'ai le nécessaire pour être heureux.

- Et l'amour là-dedans ? Vous ne vous aimez plus avec Esmée ?

- Nous nous aimions suffisamment pour nous marier, mais un amour non cultivé fane assez rapidement. Je ne peux pas blâmer Esmée pour ça, moi aussi j'ai été beaucoup absent. Et je pense que je lui en veux encore de ne pas vouloir avoir d'enfant avec moi. J'ai toujours voulu avoir un enfant de mon sang de ma chair. Mais Esmée a toujours dit qu'elle n'aurait plus d'enfant après Edward. Je l'ai aimé quand même. Je me suis dit que je pourrais m'en passer et c'est ce que je fais. J'ai donné tout mon amour paternel à Edward, Alec et Jane et ils me le rendent bien.

- Vous êtes encore très jeune Carlisle, vous pourriez trouver quelqu'un qui vous aimera pour ce que vous êtes et qui rêvera de vous donner des enfants, lui dit-elle sérieuse. La vie que vous avez vous convient peut être maintenant, mais d'ici quelques années vous vous poserez surement la question « Et si j'avais fait ça » et vous aurez peut-être des regrets.

- Je ne suis pas un homme dragueur, je ne cherche pas à plaire aux femmes. Aucune femme ne ressemblera jamais à Esmée.

- J'espère pour vous, lâcha-t-elle un peu trop vivement. Enfin ce que je veux dire par là, c'est qu'il serait temps que vous vous trouviez quelqu'un de bien.

- Vous n'aimez pas Esmée n'est-ce pas ?

- Je peux vous assurer que c'est tout à fait réciproque, rétorqua Bella choquée qu'il reste si calme.

- Vous me conseillez donc de prendre une maitresse ? N'est-ce pas ce que vous reprochiez à votre ex futur mari ?

Elle sentait le sourire dans sa voix.

- Ca n'a rien de comparable je peux vous l'assurer. Je ne voulais pas avoir d'enfant avant de rencontrer mon ex. Mais il en voulait tellement que je me suis senti obligée de revoir ma vision des choses par amour pour lui. J'ai arrêté la pilule, j'ai suivie tous les conseils des médecins et je ne suis jamais tombé enceinte. J'ai fait de multiple examen, tout est normale, les spécialistes m'ont dit que c'était nerveux. Alors j'ai patienté, on s'était dit que ça serait merveilleux si je tombais enceinte pour le mariage, nous nous aimions tellement, un enfant c'est tout ce qui nous manqué. Seulement voilà entre temps il a engrossé une autre femme. Et pas n'importe laquelle. Je l'ai surpris avec ma mère pendant sa fête d'anniversaire que j'avais organisé. Ma mère était enceinte de 3 mois et de lui. Alors oui je vous conseille de prendre une maitresse parce que vous n'êtes pas Phil et Esmée ressemble un peu trop à ma mère. Vous méritez beaucoup mieux.

- Et vous aussi Bella. D'ailleurs que faites-vous ici, vous êtes doué avec les enfants pourquoi restez-vous chez nous, vous pourriez faire tellement plus.

- Ca va pas la tête, vous croyez vraiment qu'un autre patron m'emmènerais me promener à Seattle parce que j'ai une baisse de morale. Vous payez trop bien Mr Cullen je vais m'accrocher à vous comme une moule à son rocher.

- Restez autant qu'il vous plaira. La vie ne vous a pas gâté on dirait.

- Je n'en deviens que plus forte jour après jour. Qu'elle est votre histoire à vous Carlisle ?

- Oh ! Je suis le grand frère d'une femme froide et autoritaire du nom de Rosalie, d'un frère réservé et aimant faire la morale du nom de Jasper. Quand mes parents sont morts je n'avais que 17 ans, mais j'ai obtenu le droit de m'occuper d'eux pour que nous ne soyons pas séparés. L'argent que j'ai tiré de l'héritage et de l'assurance m'a beaucoup aidé pour y parvenir. Certes ce n'était pas très légal, mais c'était nécessaire. Je pense ne pas m'en être trop mal sorti. Rosalie dirige sa propre entreprise et Jasper est un psy renommé. Quant à moi j'ai dût jongler entre eux et mes études mais j'ai réussi à obtenir mon diplôme. Je suis un homme qui n'avait pas besoin de travailler et qui aurait pût spéculer à la bourse, mais seulement je ne voulais pas finir comme mes parents, à courir après toujours plus d'argent. Je préfère de loin sauver des vies c'est plus palpitant. J'ai vécu pour mon frère et ma sœur, c'est tout ce qu'il me restait de ma famille et la famille c'est important. C'est Emmett qui est venu nous prévenir ce matin pour votre mariage, vous devriez discuter avec lui. Il a peut-être des choses importantes à vous révéler. Votre mère n'a pas vraiment l'air très recommandable. Il se peut qu'elle vous ait cachée certaine chose.

- Ca ne m'étonnerai pas d'elle en effet, avoua Bella en regardant l'homme à côté d'elle d'un peu plus près.

La jeune femme se posait la question de savoir si cet homme avait un défaut. Il était beau, il était intelligent, un bon père, un bon patron et tellement d'autre chose. Est-ce que Phil aurait été un bon père, en dehors du fait qu'il était un salop, Bella pensait vraiment qu'il était fait pour être père surtout s'il avait un fils. Elle préférait ne pas se dire qu'il se trouvait actuellement avec Renée enceinte jusqu'au cou. Quant à Carlisle il essayait de s'imaginer Bella enceinte et ça le fit sourire. Il n'était pas surpris que sa mère ait envisagé une carrière de mannequin pour sa fille, Bella était une jeune femme vraiment belle. Elle faisait tout pour rester naturelle, mais Carlisle ne doutait pas un instant que si elle faisait un effort, elle pouvait faire tomber n'importe quel homme. Le médecin n'avait pas vraiment menti à Bella, il n'avait jamais eu de maitresse, mais l'occasion c'était présenté plus d'une fois. Les infirmières de l'hôpital trouvaient qu'il avait beaucoup de charme. Il n'aimait plus Esmée, ou du moins plus autant, mais il la respectait encore. S'il devait lui être infidèle, il ne choisirait pas la première venue, c'était certes hypocrite mais ça semblait logique dans sa tête. Carlisle ne voulait pas savoir si de son côté sa femme avait quelqu'un d'autre, parce qu'il avait peur que ça lui confirme ses sentiments. Qu'il n'en aille vraiment rien à faire. Bella avait raison sur ce point à quoi bon rester avec quelqu'un que l'on aime plus. Alors il ne faisait pas face à ses problèmes et préférait attendre que les problèmes viennent à lui. L'un de ces problèmes lui tombait lentement sur le coin de la figure. La fragilité et la spontanéité de Bella était en train de percer toutes ses barrières. Jamais une femme depuis Esmée ne lui avait fait cet effet-là. Et c'était un énorme problème, parce qu'il était son patron, parce qu'elle s'occupait très bien des enfants et qu'il n'avait pas envie qu'elle parte mais surtout, parce qu'elle vivait chez lui et que jour après jour elle le tentait un peu plus. Lui si sage et respectueux des règles, sentait bien qu'il allait finir par ne plus l'être. « Elle est trop jeune, tu es marié, elle ne t'aimera jamais comme ça, tu n'es pas ce qu'il lui faut », c'est ce qu'il se disait constamment depuis quelques temps pour éviter de plonger dans un piège inextricable. Et maintenant c'est elle qui lui disait ça, non et non ! Elle ne devait pas continuer à lui plaire ainsi. Que dirait les gens…quoique ça il n'en avait particulièrement rien à faire. Mais que dirais Jane, Alec, Rosalie ou encore Jasper. Lui le modèle de tous, tomber sous le charme d'une jeune femme brillante. Mais même ça ne freinait pas le sourire naissant sur son visage quand il regardait Bella.

- Qu'avez-vous donc à me regarder comme ça ?

- Est-ce que vous me trouvez vieux Bella ? demanda-t-il avec un sourire charmeur.

La brune en fronça les sourcils. Depuis quand Carlisle Cullen lui lançait des sourires comme celui-ci.

- Non Mr Cullen, répondit-il elle incertaine de la suite des évènements.

- Alors cessez donc de me vouvoyer j'ai l'impression d'être un vieux débris.

La tension qui venait juste de s'installer dans la voiture s'évapora aussi vite qu'elle était arrivée quand Bella explosa de rire.

- Je pense que c'est une habitude que vous allez avoir du mal à m'enlever. Vous arriveriez à me tutoyer sans difficultés ?

- Sans aucun souci. Tu me sous-estime beaucoup servante !

- Et bah dis donc qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, se mit-elle à rire de bon cœur.

Bella eu le plaisir de découvrir sur la route qu'en plus des qualités qu'elle avait déjà vu chez cet homme elle pouvait rajouter le sens de l'humour à sa liste. Quand ils arrivèrent enfin à Seattle après des heures de route, la première chose que les enfants demandèrent se fut à manger. Ils s'arrêtèrent au premier restaurant qu'ils trouvèrent. Un petit endroit discret mais qui avait l'air accueillant.

- Le Ocliffe ? C'est quoi ce restau ? demanda Alec en faisant la grimace. On ne peut pas aller au Mac Do plutôt ? Au moins je serais sûr d'aimer.

- Oui et tes fonctions cardio vasculaire aussi vont apprécier le gnome, rétorqua Bella en le poussant vers le restaurant et en prenant Jane dans ses bras sous l'œil amusé du chef de famille.

Malgré le fait qu'il se soit contenté d'un steak frites, Alec dû reconnaitre que ce restaurant était très bon. Carlisle en profita pour regarder Bella s'activer autour de Jane, elle lui apprenait à couper sa viande seule, à bien mettre sa serviette, elle lui faisait la conversation et le progrès se vit principalement quand Jane adressa la parole à son frère. Jamais encore Carlisle n'avait vécu de moment comme celui-ci depuis la mort de ses plus proches amis. Jamais il n'avait senti que ses enfants adoptifs étaient aussi heureux. Le fait de voir la brune éclater de rire devant la bouille plein de chocolat de Jane secoua Carlisle au plus profond de lui. Il aurait été la serveuse, il aurait crût que Bella était la mère de Jane. C'est le rôle qu'elle tenait actuellement. Celui qu'Esmée aurait dû prendre depuis longtemps. Quand il tourna la tête pour regarder Alec, il remarqua que son fils le surveillait en souriant mystérieusement.

- Quoi, lui demanda Carlisle surpris.

- Oh rien, rien du tout, répondit-il en souriant encore plus.

Le docteur commença à s'inquiéter parce que ça ne présageait rien de bon. Mais son inquiétude retomba bien vite quand il vit l'excitation de Jane à la vue du zoo. La petite allait d'un côté à l'autre en sautillant, heureuse comme jamais, elle s'extasiait devant tant de choses que Carlisle n'arrivait pas à y croire. Un jour il avait dit que Bella faisait des miracles c'est aujourd'hui qu'il s'en rendait le plus compte.

- Carlisle, Jane veut aller voir les singes de l'autre côté de l'enclos est-ce que je peux l'emmener, promis je prendrais soin d'elle, le supplia Alec.

Carlisle allait dire non quand il vit le visage de Bella lui indiquer qu'il pouvait lui faire confiance.

- Vas-y mais ne vous éloignez pas trop. Nous allons nous assoir sur le banc avec Bella, on vous attend là.

Ils partirent donc en courant main dans la main. Quand ils se posèrent sur le banc, Carlisle posa gentiment sa main sur celle de Bella tout en regardant les enfants s'éloigner.

- Qu'as-tu fait à mes enfants Bella ?

- Je les respecte, je les éduque parfois en un certain sens et surtout je les aime. Et vous Carlisle qu'avez-vous fait pour me redonner le sourire aujourd'hui.

- Je me suis contenté de te faire oublier le passé. Il faut savoir le mettre de côté de temps en temps pour avancer.

Elle lui refit un de ses plus beaux sourires et lui serra la main en remerciement.

- Vous ne trouvez pas qu'Alec est beaucoup trop docile aujourd'hui. Il aurait quelque chose derrière la tête que ça ne m'étonnerais pas, dit-elle perspicace.

- En effet, je sens qu'il va me demander quelque chose avant la fin de journée, admit le médecin pas dupe.

- Il n'est pas toujours aussi fin qu'il aimerait l'être. Pourtant c'est une bonne fouine.

Ils continuèrent à discuter ainsi jusqu'à ce que les deux compères reviennent avec leurs yeux de chien battus et les supplie d'aller faire un tour de ferry. S'il n'y avait que ça pour leur faire plaisir le docteur accepta. Il comprit plus tard pourquoi les enfants espéraient tellement y retourner, c'était la dernière sortie qu'ils avaient fait avec leurs parents. Le chemin de retour fut beaucoup moins calme, puisque le docteur avait lancé un jeu qui avait été repris par tous. Dire qu'ils arrivèrent tard chez eux était un euphémisme. Bella prépara quelque chose à manger en deux temps trois mouvements et les enfants ne tardèrent pas à aller se coucher. Quand elle monta les escaliers, Bella remarqua qu'Alec était affalé sur son lit tout habillé, dormant la bouche grande ouverte. Elle entra en souriant, lui enleva ses chaussures et lui mit sa couverture sur le dos. Jane, quant à elle, somnolait mais ne dormait pas encore.

- Bella, dit-elle en la voyant passer devant sa chambre.

- Oui mon ange ?

- Je peux avoir un câlin s'il te plait.

La brune s'approcha du lit et prit sa protégée dans ses bras.

- Tu vas rester avec nous pour toujours pas vrai ?

- Toujours c'est très long, tu ne trouves pas ? Quand tu auras un amoureux plus tard tu ne voudras pas que je sois là.

- Mais tu es comme ma maman, tu fais tout pareil qu'elle. Elle était gentille ma maman. Toi tu es gentille aussi et tu m'aimes comme elle. Mon autre maman elle est partie rejoindre les étoiles mais toi je veux que tu restes pour toujours.

- Je serais toujours là pour toi Jane, même quand je ne serais plus dans cette maison, tu n'auras qu'à me téléphoner et je viendrais aussitôt. Mais je suis là pour l'instant et je n'ai pas l'intention de partir. Je vais prendre soin de toi comme une maman le ferait. Maintenant il est plus que temps que tu dormes.

Elle n'eut pas à attendre longtemps. La petite blonde rassurée s'endormit bien vite. Bella la reposa délicatement dans son lit avant de partir dans sa chambre au fond du couloir. Elle ouvrit la porte et entrouvrit sa chemise tout en allumant la lumière. Elle faillit faire une crise cardiaque quand elle vit le médecin assis les mains jointes sur son lit.

- Carlisle mais que faites-vous ici ? demanda-t-elle surprise en reboutonnant les pans de sa chemise.

- Tu es quelqu'un d'exceptionnelle, Jane l'a remarqué en premier, Alec a fini par le comprendre et je m'en suis rendu compte il y a peu de temps.

Tout en parlant il se leva en s'approchant d'elle.

- J'ai enfin remarqué ta force de caractère, ta fragilité, ton sens de l'humour, ton ironie, ta beauté naturelle et ton esprit brillant. Mais ce qui me touche le plus chez toi c'est ta façon d'aimer ceux qui t'entoure, de les protéger et de les défendre sans limites.

Il s'approcha encore de Bella jusqu'à ce qu'elle se retrouve acculé au mur.

- Je veux tout ça moi aussi. Je veux ta protection, tes caresses, ta tendresse.

- Carlisle que faites-vous…

Elle n'eut pas le temps de finir qu'il plongea sur ses lèvres avec envie. Il attrapa son visage à deux mains et approfondit encore ce baiser passionné. Sans vraiment comprendre ce qu'elle faisait Bella y répondit, jusqu'à ce qu'elle reprenne ses esprits et mit fin au baiser.

- Carlisle je ne suis pas la femme qu'il vous faut, quand je vous disais de prendre une maitresse je ne posais pas ma candidature.

- Voilà justement pourquoi c'est toi que je choisis. Tu ne cherches pas à être ce qu'on te demande d'être, tu es toi tout simplement et c'est ce qui me plait tant. Je ne saurais te dire quand tous ces sentiments ce sont installés en moi, mais je sais une chose, j'ai fait le premier pas, si tu veux me repousser c'est maintenant parce que je te jure que si tu ne le fais pas, il n'y aura plus de demi- tour possible. Je me suis retenu trop longtemps, cette journée passée avec toi m'a fait comprendre que c'était maintenant ou jamais. A toi de choisir.

Elle resta là à le regarder ébahi. Elle n'avait jamais pensé à Carlisle ainsi, elle n'aurait d'ailleurs jamais pensé pouvoir lui plaire. Pourquoi elle, pourquoi maintenant ! Mais ce n'est pas cette question que Bella devait se poser. Carlisle lui caressait le visage d'un côté et sa hanche de l'autre. Il avait les yeux fermés, le front posait délicatement sur le sien.

- Que dois-je faire ? Me taire et sortir, te laisser reprendre ta vie normale comme si de rien était tout en sachant que tu ne me regarderas plus jamais de la même façon. Ou bien continuer, te montrer à quel point j'ai envie de toi et bien plus que cela et voir où le vent nous emporteras.

Son cerveau tournait à mille à l'heure, la respiration de l'homme qui lui faisait face s'intensifiait. Bella ne comprenait pas bien comment elle en était arrivée là. Comment un homme aussi doux et sage que Carlisle pouvait devenir aussi entreprenant et passionné. Le choix n'était pas forcément simple. Accepter d'en rester là pour simplifier la situation ou bien aller plus loin et subir les conséquences un autre jour. Elle cherchait elle-même à savoir ce qu'elle voulait faire. Quoiqu'elle fasse rien ne serait jamais plus pareil !


Pas tuer moi laisser message pour dire à quel point vous me détestez, mais pas tuer moi. Sinon vous ne saurez jamais ce qui se passera au prochain chapitre. A bientôt les gens !