Salut les gens, certains d'entre vous ont été méchants et donc j'ai fait une fin sadique, un point c'est tout !

Guest: à maintenant !

nono: Oh merci beaucoup c'est agréable à entendre. J'espère que la suite te plaira autant.

Filleàcôté de moi: indice pour toi dans ce chapitre, une fois encore, et je te promets qu'un jour prochain je vais me montrer tellement machiavélique que tu me taperas pour savoir la suite !

Guest: heureuse que ça te plaise, j'espère que la suite te plaira autant.

Lucie34: A l'origine j'avais prévu que ce soit Carlisle qui parte avec elle, mais tout compte fait j'ai d'autre projet. Taper Phil là où sa fait mal ? Dans son orgueil propablement.

Beatrice: oui la relation Bella/Alec est très forte. Quand au divorce avec Esmée et bien...sans rire je vais le dire maintenant. Bisous

Bien sur ce je vous promets des révélations, des prises de bec et des prises tout court. Enfin voilà quoi, bonne lecture !


- Lâchez là, lança quelqu'un d'autre en rentrant dans le conflit.

- Tu es qui toi d'abord ? s'énerva Phil en lançant un regard mauvais à Alec.

- Ce n'est pas la question. Bella vous a demandé de la lâcher, faites le c'est tout ce qu'on vous demande.

- Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un petit puceau merci, claqua la voix mauvaise de Phil.

- Oh croyez-moi je pourrais vous en donner plus d'une, comme « vous auriez dû un peu moins tremper votre nouille vous », ricana ouvertement l'adolescent. Ce n'est pas moi le trou duc qui n'entend pas ce qu'on essaye de lui dire. Elle ne veut plus vous revoir, qu'est-ce qu'il y a dans cette phrase que vous ne comprenez pas. Vous êtes débile à ce point, ça rend sourd apparemment ?

Phil s'emporta aussitôt, il libéra le poignet de Bella et essaya d'envoyer un coup de poing à Alec. Le jeune homme le réceptionna avec brio et le jeta au sol sous le regard approbateur de James. Mais Phil ne se découragea pas, il se releva et au moment où il allait une fois de plus agresser Alec, Bella s'interposa et lui tordit le bras prête à lui casser, le regard tueur.

- Lui c'est comme mon fils, tu y touche tu es mort ! cria la brune hors d'elle.

- Un fils Bella, nous savons tous les deux que tu es incapable de faire un enfant, répliqua-t-il méchamment.

La jeune femme serrait déjà la mâchoire depuis un moment mais là il avait dépassé les bornes, alors qu'elle allait lui casser le bras, une voix intervint froidement.

- Toi tu sais en faire mais les garder vivants jusqu'à la naissance tu n'y arrives pas, rétorqua Renée en apparaissant.

- C'est bas ça Renée, dit-il méchamment.

- Aussi bas que ta connerie, tu ne crois pas que tu as déjà fait assez de mal comme ça ? Tires-toi.

Phil pesa le pour et le contre mais il comprit bien vite qu'il ne pourrait pas en placer une. Bella ne l'écouterait pas et Renée passerait son temps à le contredire. Il tourna donc les talons en se promettant de lui faire entendre raison un jour ou l'autre. Bella en souffla de soulagement, mais ne perdit pas pour autant son visage haineux. Elle attrapa Alec en vérifiant qu'il n'avait rien et commença à descendre des gradins.

- Bella s'il te plait, commença Renée en la suivant.

- Tu sais je n'ai pas plus envie de te parler à toi qu'à lui, répliqua la brune sans tourner la tête.

- Un jour il faudra bien que l'on se dise ce que l'on a sur le cœur et ce jour-là tu sauras où me trouver, j'habite toujours au même endroit. Je n'attends pas de toi que tu me pardonnes, juste que tu saches que je ne suis pas fière de ce que j'ai fait et que tu pourras dire ce que tu veux je reste ta mère.

- Ah vraiment, je n'étais pas au courant que j'en avais déjà eu une un jour. Angela, Alec en route, James on se retrouve au pensionnat.

La brune sortit le plus vite possible de cet endroit avant que ça ne s'aggrave une fois encore, elle qui espérait des vacances, ici ça allait être dur. Quand ils arrivèrent à la voiture, Alec attrapa le bras de Bella et la fit ralentir.

- Tu devrais lui parler, dit-il en faisant la grimace.

- Je te demande pardon, s'énerva-t-elle aussitôt.

- J'ai haïs mes parents toute mon enfance parce que je ne les voyais jamais, j'avais plus de contact avec Carlisle qu'avec mon propre père. Toujours en déplacement, toujours absent. Néanmoins quand ils sont mort, je m'en suis voulu de ne jamais leur avoir dit, parce qu'ils auraient peut-être pût faire quelque chose ou pas, mais au moins je n'aurais plus rien à regretter aujourd'hui. Vas lui dire ces quatre vérités, tu te libéreras d'un sacré poids, parce que tu ne sais pas ce qu'il peut lui arriver demain, en plus tu seras tranquille pour le reste de tes vacances. C'est ta mère Bella, même si c'est une garce, c'est ta mère.

Le visage de la brune prit une couleur assez rouge puis violette, un peu comme quand Charlie se mettait en colère, puis elle leva les bras au ciel en criant.

- Bordel ça fait mal de se faire recadrer par un môme de 16 ans.

- Je suis presque un homme maintenant, répliqua-t-il en souriant.

- Tu as encore du chemin à faire mon homme. Allez bouges toi que j'aille voir cette morue.

Quand Bella retourna dans la salle, il ne restait plus personne à part les organisateurs et Renée qui était assise sur le gradin du bas. Elle avait pris un sacré coup de vieux en peu de temps. Ses cheveux autrefois si beau avaient ternis, son teint était beaucoup plus pale. Elle n'avait pas une trace de maquillage sur la figure. Même ses fringues n'étaient plus aussi accordées qu'avant. Bella s'approcha avec les bras croisés et le visage fermé. Renée releva le visage en l'entendant arriver. Son regard paraissait mélancolique, mais il n'attendrit pas sa fille pour autant.

- Je ne m'attendais pas à ce que cette conversation arrive si vite, s'exclama-t-elle en soufflant.

- Je n'avais pas particulièrement envie de retourner dans cette prison où tu m'as sois disant élevé. Et je suis en compagnie d'un jeune homme qui détient des arguments très persuasifs. Je ne vais pas t'accorder beaucoup de temps, alors tu ferais mieux d'abréger ta souffrance maintenant.

- Qu'est-ce que je pourrais te dire pour que tu comprennes, rien à tes yeux n'aurait de poids. Depuis le début je ne sentais pas Phil, je le voyais comme un dragueur, certes riche et beau, mais un dragueur tout de même. Alors je me suis dit que la meilleur façon de te faire entendre raison c'était de le mettre en plein jour. Seulement voilà, Phil est bien plus que ce que je croyais et je suis tombé amoureuse de lui. Prise à mon propre piège. Nous avons couchés ensemble quelques fois en nous disant que ça ne se reproduirait jamais. Seulement voilà, je suis tombé enceinte et Phil a vu en moi un avenir qu'il n'arrivait pas à avoir avec toi. Je ne dis pas que c'est une bonne chose, loin de là, c'est juste que ça nous ai tombé dessus sans qu'on puisse comprendre. Vous alliez vous marier et Phil était pris entre deux feux. Je ne cherche pas à le défendre, mais à t'expliquer. Quand tu nous as vu, son monde s'est écroulé, il connait ton caractère, il savait d'avance que tu allais lui en faire baver. II n'avait pas imaginé que tu quitterais tout pour recommencer ailleurs.

- La preuve qu'il ne me connait pas aussi bien qu'il le prétend, marmonna Bella en s'asseyant.

- Phil t'aime plus qu'il ne m'aimera jamais. Après ton départ, il a essayé de s'intéresser au bébé, mais moi il ne me voyait plus. Il n'avait que toi à l'esprit. Je lui en veux beaucoup pour ça. Parce qu'un soir je me suis mise en colère, une furie en voyant qu'il t'envoyait des messages et que moi j'étais là bien en face et qu'il n'en avait rien à faire. J'ai commencé à m'engueuler avec lui et j'ai perdu le bébé.

- Au moins un de sauvé sur les trois, répondit méchamment Bella.

- Tu es cruelle quelque fois tu en as conscience ?

- Ma cruauté je l'ai hérité de toi, répliqua Bella pas touché le moins du monde par le reproche de sa mère. Tu as voulu avorter de moi, sans papa je ne serais pas de ce monde. Tu as fait de mon enfance un enfer, tu m'as séparé de mon père et mon frère dans des circonstances qui m'ont fait les détester pour le reste de mes jours. Tu as voulu faire de moi une poupée Barbie contre mon gré, en te fichant bien de ce que je pouvais ressentir. Quand tu as vu que je ne coopérerais pas, tu t'es débarrassé de moi en me collant dans une pension pour jeune en difficulté. Une fois que j'ai enfin retrouvé un peu de stabilité, que je prévois de me marier, tu me piques mon fiancé pour faire un gosse avec lui. Je m'en vais pour réapprendre à vivre loin de ton influence, je reviens juste pour des vacances et tu te la joue victime ! Qui est cruelle maman ? Certainement pas moi. En plus, tu as abandonné Emmett alors qu'il n'était encore qu'au berceau pour pouvoir continuer ta carrière de mannequin, il a appris à grandir sans mère, le peu de fois où tu étais là c'était pour lui reprocher le fait qu'il ressemblait beaucoup trop à Charlie. Quand tu m'as emmené, tu l'as laissé définitivement à Forks, sans jamais demander de ses nouvelles. C'est ça que tu appelles être mère ? Désolé de te le dire, mais si c'était pour que cet enfant vive dans les mêmes conditions que celles dans lesquelles tu nous as élevés, Emmett et moi, je ne vois pas l'intérêt qu'il vienne au monde. Emmett est devenu une espèce de gros con machiste et moi je suis une vieille peau aigri. Mais au moins on a des gens qui nous aiment autour de nous. Emmett a papa, moi j'ai des amis fidèles. Toi maman, que te reste-t-il de ta grande époque de star ? Un ami, un mari, des enfants ? Rien, absolument rien. A toujours vouloir monter plus haut on finit par se casser la gueule et toi tu t'es ravagé la façade contre le sol.

Renée mit un certain temps à digérer le monologue de sa fille. Les larmes lui était monté aux yeux mais elle garda un peu de dignité en affichant un bref sourire.

- Tu n'as pas le droit de me juger, tu pourras le faire quand tu seras mère…

- J'ai tous les droits de te juger, je suis la première à avoir subi ton égocentrisme et ta cupidité. Je ne suis peut-être pas mère pour l'instant, mais j'ai acquis plus d'expérience en ce domaine sans en avoir que toi en n'en ayant deux. J'élève actuellement des enfants et je sais exactement quels sont les actes à faire et ceux à éviter. Pour ça au moins je peux te remercier, je ne risque pas de reproduire tes erreurs. J'ai bien enregistré la liste à faire et à ne pas faire. Tu n'as jamais sût me prouver que tu pouvais être ma mère, pas une preuve de bonté de ta part, pas un geste d'amour, rien, moi je sais donner ses choses, même à des enfants qui ne sont pas les miens.

- Je vois que tu as toujours ton franc-parler et que tu as acquis le pouvoir de dire ce que tu penses sans t'énerver, lança Renée en ravalant ses larmes. Je crois que j'aurais préféré me prendre une gifle ça m'aurait fait moins mal.

- Je vis dans une famille extraordinaire qui m'enseigne inconsciemment ce qu'est la vie de famille et comment rester calme en toute circonstance.

- Le jeune homme qui était en ta compagnie tout à l'heure à en effet l'air de savoir manier les mots comme une épée. Vous êtes aussi blessant l'un que l'autre.

- Tu m'en vois heureuse, sourit Bella. S'il y a bien une chose que j'adore chez Alec c'est ça. Au moins lui ce n'est pas un faux cul qui ment comme un arracheur de dent. As-tu autre chose à me dire ou tu trouves que l'abcès est bien assez crevé comme ça ?

Renée garda le silence un bon moment, Bella en conclut donc qu'elle pouvait partir, personnellement elle n'avait plus rien à lui dire.

- Tu devrais prendre ça avant de partir, claqua la voix de Renée.

Belle se retourne en fermant les yeux, elle ne souhaitait qu'une chose, c'était partir. Quand elle ouvrit les yeux, Renée avait une énorme liasse de lettres à la main.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda Bella sentant son cœur s'accélérait pour elle ne savait quelle raison.

- Des lettres de ton père. Il n'a jamais cessé de t'écrire. Une chaque mois. J'ai encore à la maison les cadeaux qu'il t'envoyait pour chaque anniversaire. Ceux-ci par exemple, celui de tes 18 ans et celui de tes 20 ans.

Renée montra un collier en argent avec une perle en pendentif et un bracelet lui aussi en argent avec des petits emblèmes dessus. Bella sentit une rage folle montait en elle.

- Il ne t'a jamais oublié, c'est moi qui ai intercepté tous leurs messages…

- Leurs ?

- Oui Emmett aussi t'a beaucoup écrit, ils ont cherché pendant longtemps à avoir de tes nouvelles, je leur ai donné une adresse de boite postale, jamais l'adresse où nous habitions. Je sais que Charlie est venu plusieurs fois à Phœnix pour te retrouver, sans succès, il a cherchait dans les écoles publics, mais jamais au pensionnat. Mais Emmett a été plus malin. Nous nous sommes revu il y a quelques jours, il a fait des recherches approfondit et a fini par comprendre que tu n'habitais plus à Phœnix, alors il est venu me demander en personne où tu étais. J'ai été dans l'incapacité de lui répondre. J'avais soupçonné que tu retournerais à Forks, mais puisqu'il te cherchait ici, je pense que ce n'est pas là-bas que tu as dû aller.

- Pourquoi as-tu fait ça ? s'énerva une fois de plus Bella en sentant toute sa colère maitrisait jusqu'ici déborder.

- Tu avais besoin d'être loin d'eux pour devenir une star, seulement voilà tu ne m'as pas laissé faire, alors tu as fini en pensionnat et à partir de là je ne pouvais plus te dire la vérité parce que ça allait mieux entre nous et je ne voulais pas que tu m'en veuille…

- Que je t'en veuille, mais je te déteste est-ce que tu as conscience de ça ?

- En te rendant ces lettres j'espérais te prouver que j'étais ta mère, c'est un geste d'amour que je te fais là, j'aurais bien pût les garder pour moi et ne jamais rien te dire…

- Amour ? Toi tu sais ce qu'est l'amour ? Papa lui il sait. Pendant des années il m'a écrit et continue encore, malgré le fait qu'il ne sache même pas si je suis en vie ! Qu'as-tu fais pour qu'ils me laissent partir sans un mot ?

- Bella non, s'il te plait…

- Je veux la vérité !

- Quand Charlie a voulu récupérer ta garde et il en avait les moyens, je lui ai fait du chantage. Emmett avait volait dans un magasin du coin et il a volé une voiture juste après, Charlie a étouffé l'histoire, mais moi j'étais au courant. Je lui ai donc dis d'abandonner ta garde, que je lui laissé Emmett, sinon j'irai voir ses supérieurs et Emmett irait faire un tour en prison et lui perdrait son boulot. Il n'avait pas le choix. Alors il a abandonné sa fille pour protéger son fils.

Le bras de Bella fit un grand arc de cercle avant que sa main n'atteigne le visage de sa mère. L'impact laissa une trace rouge sur la joue de la femme. Bella récupéra les lettres, le collier et le bracelet avant de regarder sa mère avec toute la haine qui l'habitait.

- Tu peux à présent savoir si la gifle fait plus mal que mes mots. Le jeune homme qui était avec moi m'a convaincu de venir te voir pour te parler, te dire ce que j'avais sur le cœur, parce qu'on ne sait jamais ce que demain prévoit. Tu pourrais bien mourir d'ici quelques jours d'une crise cardiaque et tu pourras te dire que je ne serais pas là. Je serais à ton enterrement, juste pour te souhaiter une aussi jolie mort que ta vie à pût l'être, mais je peux t'assurer que je ne te pleurerais pas, je ne te regretterais pas. J'en ai vu des salopes durant ma vie, mais je n'aurais pas imaginé que la pire soit ma propre mère. J'avais crût que tu avais touché le fond en couchant avec Phil et là j'apprends que tu étais prête à mettre ton fils, ton premier enfant en prison pour obtenir quoi au juste ? Une gloire projetée sur ta fille. Tu ne me fais même plus pitié, tu ne me fais plus rien. Et je suis heureuse que nous ayons parlé, parce que je crois bien que ce sont les derniers mots que nous échangerons à présent. J'espère sincèrement que tu récupéras Phil, ainsi peut être me lâchera-t-il la grappe. Adieu.

Bella laissa Renée seule avec son remord et tourna les talons. Elle serra contre elle les lettres de son père. C'est elle qui se sentait coupable à présent. Coupable d'avoir frappé Emmett, coupable de ne pas avoir donné de ses nouvelles à son père alors que ça faisait un an qu'elle vivait à côté de chez lui, coupable d'avoir douté d'eux. Depuis toute petite elle avait appris à leur en vouloir parce qu'ils ne lui donnaient pas de signe d'intérêt, alors qu'ils s'étaient battu pour la revoir. Quand elle rejoignit Alec et Angela, l'un comme l'autre compris que ce n'était pas le moment de demander comment ça c'était passé.

- J'aurais peut-être dû garder mes conseils pour moi, souffla l'adolescent à l'oreille d'Angela.

- Je ne pense pas, au moins elle ne rentre pas les mains vides, elle a peut être obtenu plus qu'elle ne l'espérait.

- Je l'espère pour elle.

Angela prit le volant et conduisit jusqu'au pensionnat. Pendant le trajet, Alec posa une main réconfortante sur l'épaule de son amie. Elle se retourna et lui fit un petit sourire.

- Merci pour ton conseil, dit-elle en lui ébouriffant les cheveux.

- Un jour il faudra que tu arrêtes de faire ça. Je suis trop vieux pour ce genre de connerie.

- Tu seras toujours jeune à mes yeux. Mon jeune padawan, qui dépassera bientôt le maitre en termes de psychologie.

- Tu as donc appris quelque chose d'intéressant ? demanda Angela en entrant dans la conversation.

- Oui, je vais avoir beaucoup de chose à faire en rentrant à Forks.

Alec passa un bras de chaque côté du siège et l'enlaça en posant sa tête sur son épaule. Bella se mit à ricanai mais profita de ce moment. Alec n'était pas souvent démonstratif. Mais il avait bien comprit qu'elle en avait besoin. Bella mit les lettres dans la boite à gant quand elle vit l'école de loin. Leur arrivé ne passa pas inaperçu. Plusieurs élèves se réunirent à l'entrée pour accueillir Bella et avoir de ses nouvelles. Seth et son équipe étaient là aussi, c'était une tradition que James avait mise en place depuis des années. Puisqu'ils étaient presque à chaque fois en finale ensemble, les deux écoles se faisaient une petite soirée ensemble juste après.

- Bella je peux aller là-bas avec l'équipe ça ne te dérange pas ? lui demanda un peu trop gentiment Alec.

- Si tu veux dire, est-ce que je peux aller draguer Leah, chuchota-t-elle discrètement, oui tu peux la rejoindre. De toute façon je ne pars pas sans toi.

Alec rougit de la tête au pied. Mais il se dérida quand Bella lui fit un clin d'œil.

- Fais en sorte de ne pas lui faire peur, elle est capable de te mettre au tapis en moins de deux.

- Ca payera un jour Bella, ça payera très cher, menaça-t-il en partant.

Il la laissa donc ricaner dans son coin. Elle fut vite rejointe par James qui posa un bras affectueux sur ses épaules.

- Comment ça s'est passé avec ta mère ? Je t'es vu retourné dans le gymnase.

- Mal, très mal, avoua-t-elle en serrant la mâchoire. Si ce n'était pas ma mère, je l'aurais déjà décapité.

- Viens me parler un peu de toi au calme. Tu me donnes toujours de tes nouvelles mais j'estime ne pas en avoir encore assez.

Ils partirent donc dans les cuisines pour pouvoir discuter en paix. Personne n'oserait s'aventurer ici sans permission, sauf peut-être Alec, mais il était bien trop occupé.

- Alors ? Comment ça se passe dans le grand Nord ?

- Il fait froid mais je survie. Il y a de la chaleur humaine là-bas, dit-elle en souriant.

Ce qui fit lever un sourcil à James qui captait tout en moins de trois secondes.

- Quel genre de chaleur humaine ? Te serais-tu trouvé un homme ?

- Non, bien sûr que non, mentit-elle avec perfection.

- Oh la vilaine menteuse ! s'écria-t-il en la menaçant du doigt. Tu mens très bien Bell's mais pas encore assez pour moi. Comment s'appelle-t-il.

- Je n'ai pas envie d'en parler James…

- Bien sûr que si tu vas m'en parler, qu'est-ce qu'il y a, il n'est pas super beau ? Il est tatoué ? Il est marié ? continua-t-il en ricanant.

Mais il s'arrêta bien vite en voyant le visage de Bella perdre toutes ses couleurs et son regard fuyant.

- Oh putain de merde Bella, il est marié, comprit-il en s'asseyant sur le comptoir. Expliques moi.

- Que veux-tu que je t'explique ? Il est brillant, il est beau, il est gentil, attentionné, c'est un père adoptif magnifique, un médecin admirable, mais il est marié.

- Bordel de merde c'est ton patron ! cria-t-il en ouvrant grand les yeux.

- Hurles le encore plus fort au cas où son fils n'aurait pas entendu, claqua la voix de Bella en se renfrognant.

- Putain je te rappelle que tu as quittés Phil parce qu'il te faisait cocu avec ta mère. Et toi tu acceptes de devenir la maitresse d'un homme marié !

- Et oh doucement le juge là, sa bonne femme elle le fait cocu depuis belle lurette, il n'avait pas touché une femme depuis plus d'un an, cette garce est une vraie pouffiasse qui déteste les gosses que j'élève. Alors il peut bien la faire cocu, elle en fait de même de son côté ! Elle n'a que ce qu'elle mérite, moi je n'ai jamais été voir ailleurs quand j'étais avec Phil et il avait sa part de moi dès qu'il le souhaitait si tu vois ce que je veux dire…

- Yo ! On se calme, je suis tout à fait au diapason avec toi, je sais que Phil est un enfoiré de première cat…pourquoi tu me regardes comme ça ?

- Au diapason ? répéta-t-elle en faisant la grimace. T'as ouvert un dictionnaire dernièrement ou quoi ?

- Très drôle, je me cultive tu crois quoi, il n'y a pas que le sport dans la vie. Mais enfin bref ce n'est pas le sujet. Si cette femme est une pétasse, que les gosses t'adorent et que le père est raide dingue de toi, pourquoi tu ne lui demande pas de divorcer ?

C'est une question que Bella ne s'attendait pas à avoir de la part de James. Est-ce que Carlisle accepterait de divorcer pour être avec elle, Bella n'en avait pas la moindre idée et elle avait peur de lui poser la question. Elle avait peur de le perdre lui. Ce qui au départ était une relation sexuelle sans lendemain se transformait petit à petit en quelque chose de beaucoup plus profond pour Bella. Elle mentirait si elle disait qu'elle ne voulait pas plus. Une autre maison avec Carlisle et les enfants. Loin de la menace Edward et du regard supérieur d'Esmée.

- Chier Bell's regardes toi, grogna James en descendant du comptoir. Tu l'aimes. Ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ?

- Sept mois, marmonna-t-elle.

- Combien ? redemanda James croyant qu'il avait mal entendu.

- Sept mois, répéta-t-elle en relevant la tête.

- Attends tu es en train de me dire que tu couches avec un homme depuis sept mois alors que sa femme vie dans la même maison ?

- Elle n'est pratiquement jamais là.

- Et bien j'espère pour toi que tu trouveras le courage de lui dire ce que tu ressens, parce que cette situation finira par exploser un jour ou l'autre. Je ne veux pas te porter la poisse, mais il vaut mieux que ce soit fait à l'amiable plutôt que ça finisse en pugilat.

- Toi tu as vraiment fourré ton nez dans un dictionnaire, après diapason j'ai le droit à pugilat. Ne me juge pas James c'est tout ce que je te demande.

- Je ne le ferais pas et tu le sais. Je te conseille c'est tout. Fais bien attention à toi.

- Est-ce que ça m'a servi jusque-là ? Pour une fois que je suis insouciante dans ma vie.

- Tu as toujours été une teigne, lui fit remarquer James en souriant innocemment. Tu es une des élèves qui m'a donné le plus de fil à retordre. Alors oui fait attention, je te connais quand tu t'engages quelque part, tu fonces tête baissée. Donc fait attention à toi, je ne veux pas que ce charmant docteur te brise le cœur.

- Je pense qu'il ne pourra pas faire pire que Phil dans tous les cas, dit-elle ironiquement.

- Crois-moi tu ne sais jamais ce que la vie peut prévoir.

- L'oiseau de mauvaise augure t'as pas d'autre chose à me dire, genre des bonnes nouvelles.

La soirée se passa relativement bien, Bella capta même un baiser entre Alec et Leah, mais elle eut la bonté de ne rien dire. James paraissait plus gai à présent qu'il l'avait revu. Il essaya de dissuader Alec de participer à la prochaine compétition, et oui il avait bien vu que Seth avait trouvé le joyau rare. Bella appela Carlisle le soir même et elle lui confia tous ce que sa mère lui avait dits. Elle n'en avait parlé qu'à lui, est-ce que ça signifiait quelque chose ? La semaine à Phœnix passa bien trop vite aux yeux des deux voyageurs. Même s'ils avaient très envie de revoir le reste de la famille, le soleil allait leur manquer. Bella fut heureuse de ne pas revoir Phil, au moins il la laisserait probablement tranquille maintenant. Quand ils se retrouvèrent de nouveau à l'aéroport, Bella serra Angela et James dans ses bras le plus fort qu'elle pouvait.

- Appelle nous dès que tu es arrivée, lui demanda James inquiet.

- Sois tranquille, je le ferais. Allez Alec, on retourne chez nous.

- A bientôt Bell's, la salua une dernière fois Angela.

Bella semblait anxieuse de repartir, Alec le remarqua facilement. Mais elle ne lui confia rien. Il s'endormit pendant le voyage, Bella en profita donc pour sortir les lettres de son père et d'Emmett de son sac. Elle en ouvrit une et commença à la lire, puis une deuxième et elle continua ainsi jusqu'à ce que l'avion amorce la descente. Tous ces mots lui auraient fait tellement de bien quand elle était jeune. Ca l'aurait convaincu que quelqu'un l'aimait quelque part, mais voilà sa mère avait tellement été égoïste, que Bella en avait souffert. Comme à l'allée, Jacob se trouvait prêt à les recevoir. Bella le redéposa chez lui en l'entendant une fois encore se chamailler avec Alec, il y a certaine habitude qui ne se perde pas. Le retour à Forks se fit sous une note un peu plus joyeuse, Bella ne voulait pas déprimer dans son coin. Mais quand elle arriva au carrefour principal elle freina et regarda sur sa gauche.

- Tu devrais y aller, lui souffla Alec comprenant enfin ce qui la tourmentait tant.

- Ca fait tellement longtemps qu'ils m'attendent et la seule fois où mon frère m'a revu, je l'ai humilié.

- Mais s'il t'aime, il saura te pardonner. Je sais que mes conseils ne sont pas forcément toujours avisés, mais j'espère que celui-là sera bon.

- Tu seras bientôt un homme aussi sage que Carlisle, le complimenta-t-elle se qui le fit sourire jusqu'aux oreilles.

Bella tourna donc à gauche et s'engagea dans une petite rue en bord de forêt. La maison n'avait pas changée, elle avait vieillie, mais sinon elle restait la même. Bella se gara sur le trottoir d'en face.

- Vas-y je reste dans la voiture, passe-moi juste ton portable que je prévienne Carlisle que nous serons en retard, sinon il va s'inquiéter.

Bella lui obéit docilement et s'arma de tout son courage. Elle prit son sac où elle avait laissé ses lettres. Elle posa un tendre baiser sur le front de son voisin et descendit de la voiture. Ses jambes lui semblaient tellement lourdes. Bella mit un certain temps avant de frapper enfin à la porte. Quand celle-ci s'ouvrit, son cœur ne fit qu'un tour.

- Oui ? Je peux vous aider ? demanda-t-il en cherchant ses lunettes dans sa poche.

- Oui papa, je crois que nous avons beaucoup de chose à nous dire, lança Bella en l'aidant à les mettre.


Je vous avez prévenu, je vous avez même menacé. Il fallait pas me dire les mots qui fâchent, maintenant vous n'avez plus qu'à attendre la réaction de Charlie avec grande impatience ! MOUAHAH ! Sinon vous avez aimé ?