Salut les gens, vous vous doutez bien que ceci est le nouveau chapitre. J'espère que ça n'a pas été trop long, de toute façon je ne pouvais pas faire plus court.

Nono: MOI ? Sadique ? mais non voyons...en fait si et j'adore ça ! Les retrouvailles risquent d'être émouvant. Quand à Carlisle et le divorce c'est attendu de beaucoup de monde.

lucie34: Pour Charlie je crois que tu frôles la vérité. Pour Bella même si c'était le cas je ne le dirais pas.

emelyne: oui Renée ne fait pas l'unanimité, par contre Alec lui est bien remonté dans les sondages.

beatrice: Sa mère mérite son sort. Bella espère pouvoir rattraper le temps avec son père et son frère même si ça ne remplacera pas les années perdues. Carlisle est un homme long à la détente n'est-ce pas.

Bien sur ce, comme d'hab, je vous souhaite une bonne lecture. Je vous adore les chéris. A bientôt.


Bella vit Charlie tanguer et perdre toutes ses couleurs. Bella le rattrapa avec force et le secoua un peu.

- Eh oh Charlie, je ne t'ai pas vu depuis des années tu n'as pas intérêt de faire une crise cardiaque maintenant, le menaça-t-elle sérieusement.

- Oh mon dieu Bella, ma fille, pleura-t-il en posant ses mains sur le visage de la jeune femme avec tendresse. Si tu savais depuis combien de temps j'attends ce moment !

Bella lui fit son plus beau sourire. Elle avait crût comprendre en effet, grâce aux lettres, qu'elle lui manquait profondément.

- Pourquoi n'es-tu pas venu avant ? la questionna-t-il en essayant vainement ses larmes.

La brune lui montra le paquet de lettres qu'elle avait entre les mains.

- C'est une longue histoire, mais en bref, j'ai vu Renée et elle m'a donné ça avec des années de retard. J'ai un peu ton caractère tu t'en doute et il se trouve que je suis plus rancunière qu'on ne pourrait le croire.

- Entre, lui proposa-t-il en lui ouvrant la porte, tu me raconteras ça à l'intérieur.

Bella senti son cœur battre la chamade quand elle franchit pour la première fois depuis presque 16 ans, la porte de la maison de son enfance. Rien n'avait beaucoup changé, sauf que ça ressemblait vraiment à une maison d'homme. Les yeux de Bella s'embuèrent de larmes, elle n'avait pas prévu que ça lui ferait un tel effet de revenir ici.

- C'est qui ? hurla une grosse voix bourrue dans le salon que Bella reconnue aussitôt.

- Viens plutôt voir par toi-même, lui répliqua Charlie en essuyant définitivement ses larmes.

Quand Bella vit son frère arriver dans l'encadrement de la porte et s'arrêter net, elle ne sût pas comment réagir. Est-ce que si elle répondait à sa pulsion et lui sautait dans les bras pour un câlin, il allait la repousser ? Mais la jeune femme n'était pas une pleutre elle décida donc de s'avancer rapidement et d'ouvrir les bras. La réaction d'Emmett la fit rire, il avait levé les bras comme pour se protéger d'un coup prochain. Il se détendit radicalement quand elle le prit dans ses bras. Le corps de sa sœur lui semblait si petit comparait au sien.

- Je suis désolé Emmett, je ne savais pas, lui souffla-t-elle en pleurs. Elle m'avait dit que vous ne vouliez plus me voir, que vous n'aviez pas besoin de moi, que de toute façon vous ne demandiez pas de mes nouvelles, que vous n'en aviez rien à foutre…je suis désolé Emmett, pardonnes moi s'il-te-plait.

Le grand frère referma ses grandes paluches autour du corps de sa petite sœur en posant sa tête sur la sienne.

- Ce n'est rien Belli Bella, ce n'est pas de ta faute.

La jeune femme resserra encore plus son étreinte. Charlie vint les rejoindre et posa une main tendre sur sa tête.

- Nous connaissons Renée aussi bien que toi, ça ne m'étonne pas d'elle, lui expliqua Charlie.

- Je suppose que c'est elle qui a été assez perverse pour nous envoyer un faire-part de ton mariage, ricana méchamment Emmett.

Bella se recula en fronçant les sourcils et son frère lui expliqua l'histoire. Si vraiment c'était Renée, elle avait atteint le fond mais cherchait encore du pétrole !

- Alors comme ça tu t'es marié, sourit Charlie tristement, comment s'appelle l'heureux élu.

- Il ne s'appelle plus rien à mes yeux, à part peut-être enculé notoire ! Ou enfoiré ça marche aussi.

Les deux hommes la regardèrent en fronçant les sourcils.

- C'est une très longue histoire.

- Viens nous raconter alors, je pense que nous avons beaucoup de chose à nous dire.

Charlie les installa dans le salon où la télé tournait dans le vide. Bella resta là à leur parler pendant plus d'une heure. Entre temps, Charlie et Emmett lui expliquaient certaine chose, le pourquoi du comment. Ils n'appréciaient déjà pas Renée, mais quand Bella leur cita la liste de ses méfaits, ce fut la fin totale.

- Elle a vraiment de la chance que je sois shérif et non pas tueur à gage, sinon elle serait déjà morte, claqua la voix de Charlie hargneusement.

- Moi je ne suis pas contre le fait de la buter si vous m'offrez un alibi, blagua Emmett en ricanant.

Bella qui retenait la pression depuis un moment, éclata de rire et ne réussit pas à s'arrêter. Emmett se mit à rire à son tour et Charlie en eu les larmes aux yeux. Combien de fois avait-il rêvé de ce moment. Quand Bella avait revu son frère, elle l'avait classé directement dans la catégorie gros con machiste. Mais il était certainement plus que ça et c'était à elle de le découvrir à présent.

- Et que fais-tu à présent, lui demanda Charlie en la regardant heureux.

- Je travaille comme « gouvernante » dans une maison du coin. Je m'occupe de l'éducation de la petite, et je m'occupe du grand aussi quand il est bien luné, ricana Bella en s'arrêtant aussitôt de rire. Bordel je l'ai oublié !

Elle se précipita vers l'extérieur sous les yeux inquiets d'Emmett et Charlie. Quand Bella arriva à la voiture, elle trouva Alec en train de ronfler comme un bienheureux sur le siège.

- Sur la tête de ma grand-mère ! cria Emmett en ouvrant grand les yeux. Tu travailles chez les Cullen ?

- Oui depuis plus d'un an, répondit-elle en affrontant son regard. Ne m'en voulez pas, comprenez-moi juste. J'ai toujours pensé que vous m'aviez abandonné…

Charlie lui fit un sourire rassurant mais Bella craignait plus la réaction de son frère. Le visage d'Emmett se détendit aussitôt et il éclata de rire une fois de plus.

- Et dire que j'ai été jusqu'à Phœnix pour te trouver, alors que tu te cachais juste à l'autre bout de la ville, si ce n'est pas de l'acharnement du destin ça ! Ce cher Docteur Cullen me le payera cher un de ses jours !

Bella vit du mouvement dans la voiture et remarqua qu'Alec se réveillait. Emmett rigola encore plus en se tenant le ventre.

- Oh putain, qu'est-ce que tu as dû souffrir avec lui, c'est un monstre ce mioche !

- Imagine un peu mon caractère actuel en te disant que c'est moi qui lui ai fait la misère et qu'il a capitulé bien vite. Je suis plus sadique que lui et toi réuni.

Elle lui fit son sourire le plus fou et fit signe à Alec de sortir de la voiture. Mais le jeune homme fit non de la tête. Bella se retourna en soulevant les sourcils avec un air autoritaire sur le visage. Le jeune homme souffla un bon coup et pris son courage à deux mains.

- C'est génial comment tu fais ça? la questionna Emmett impressionné.

Bella se sentait bizarre. Le fait que ce qu'il lui restait de famille ne lui en veuille pas, ne lui reproche rien, qu'ils fassent comme si tout allait bien à présent, c'était une sensation étrange qu'elle n'avait jamais ressenti. Quand Alec sorti de la voiture en secouant ses cheveux avec un gros soupir Bella s'approcha de lui en souriant.

- Ca ne vous dérange pas s'il rentre avec nous ? leur demanda Bella.

- Vas-y épargne moi ça je suis très bien dans la voiture, objecta Alec en se prenant une claque derrière la tête.

- Sois aimable un peu, pour commencer on dit bonjour, ça s'appelle de la politesse ! se moqua-t-elle.

- Bonjour, dit Alec en se tournant uniquement vers Charlie, au revoir ! continua-t-il en regardant Emmett. C'est bon je peux y aller maintenant ?

Le shérif explosa de rire et Emmett le regarda avec des yeux ronds, apparemment il ne riait pas beaucoup.

- Je l'aime bien moi ce gosse, bien sûr qu'il peut rentrer, s'exclama Charlie en marchant vers la maison.

- Et si moi je ne veux pas qu'il mette un pied à la maison ! cria Emmett en boudant.

- Je suis chez moi mon fils, tu n'as pas ton mot à dire.

Le brun soupira fortement en suivant son père et en marmonnant. Belle posa la main sur l'épaule de son protégé.

- Désolé de t'avoir laissé seul aussi longtemps.

- Ne t'inquiète pas ça m'a permis de roupiller, je ne demande que ça.

- Tu as téléphoné à Carlisle ? demanda-t-elle en se souvenant.

- Oui il avait l'air déçu qu'on ne rentre pas maintenant. J'ai l'impression que je manque au docteur Cullen, ricana-t-il en lui redonnant son portable et en marchant vers la maison d'enfance de sa nourrice.

- Il va falloir que je me fasse pardonner dans ce cas, murmura Bella en souriant.

Quand elle entra de nouveau dans la maison, Alec se tenait nonchalamment au bas des escaliers les bras croisés en l'attendant.

- Je n'affronterais pas ce bouledogue sans toi, lui expliqua-t-il en montrant Emmett du doigt.

Bella leva les yeux au ciel. Quelque chose lui disait que sa nouvelle manière d'être avait une explication. Il n'avait pas l'air si méchant que ça. Alors pourquoi détestait-il Alec et les femmes en générale. Cette explication se fit connaitre quand on sonna à la porte quelques minutes plus tard.

- Est-ce que j'ouvre ? demanda Bella peu sûre d'elle.

- Bien entendu ma fille, tu es chez toi ici ! cria Charlie.

Bella leva les yeux au ciel en songeant qu'il avait dit le contraire à Emmett un peu avant. La jeune femme se fit percuter par un petit bonhomme quand elle ouvrit la porte et se retrouva face à une femme magnifique, certes, mais peu amène néanmoins. Elle avait les cheveux châtain, un bronzage trop voyant, et des yeux verts prononcés.

- Qui êtes-vous ? l'interrogea la femme hautaine.

- La politesse exige un bonjour d'abord, intervint Alec avant de disparaitre en voyant le regard blasé de son amie.

- Bonjour, attaqua Bella en faisant un sourire mauvais, que puis-je pour vous ?

- Qui êtes-vous ?

- Laisse là tranquille Jessica, dit Emmett avec un visage froid en apparaissant.

- Je ne laisserais pas mon fils à une pétasse quelconque que tu as dénichée dans n'importe quel bordel ! hurla la femme jalouse.

Bella senti ce petit quelque chose monter en elle et Alec savait très bien que ça allait mal finir puisqu'il se mit à rire à gorge déployé.

- Je fais ce que je veux et de plus je te laisse bien mon fils alors que tu traine avec un sale ado boutonneux.

- Mike a 18 ans et il est capable de s'occuper de Diego…

- J'ai eu Mike comme élève et il con comme un manche ! lança froidement le frère de Bella. On peut s'estimer heureux s'il arrive à compter jusqu'à deux ! Et que ce type élève mon fils, c'est hors de question !

- Tu n'as pas ton mot à dire, je suis sa mère, c'est moi qui ai la garde…

- Nous avons garde alternée, nuance. Et entre nous la pétasse qui traine dans les bordels je pense que c'est plutôt toi, au moins elle ne s'est pas tapé la moitié de Forks !

- C'est certain je vivais à Phœnix, se moqua ouvertement Bella en faisant rire encore plus Alec. Sans vouloir vous vexer, vous devriez arrêter les UV, parce qu'on sait tous ici qu'il n'y a pas de soleil à Forks et en plus vous allez choper un cancer ou pire encore…finir comme ma mère et croyez-moi ce n'est pas un compliment.

La fameuse Jessica la regarda avec des yeux ronds. Personne ne lui avait parlé comme ça depuis une éternité.

- Savez-vous au moins qui je suis ! demanda-t-elle en repoussant ses cheveux.

- Personnellement je n'en ai rien à battre, vous pourriez bien être la fille de Chuck Norris que je m'en tamponnerais le vagin avec le pinceau de l'indifférence. Par contre ce que je sais, c'est que la dernière fois que l'on m'a traité de pétasse remonte à … bah à jamais en fait parce que je n'ai pas laissé le temps à cette personne de m'insulter. Après c'est à votre guise, vous tenez à vos cheveux et votre petite gueule ou pas ?

Même Emmett était agréablement surpris, il n'aurait pas imaginé qu'une aussi petite personne puisse faire aussi peur. Jessica se contenta de regarder Emmett un peu moins fière d'elle.

- Je viens le rechercher dans trois semaines au même endroit. Il aura intérêt d'être prêt.

Elle tourna les talons sans même adresser un autre regard à Bella qui arborait un sourire fier d'elle.

- Grogniasse va ! dit-elle en claquant la porte avec décontraction. Bien où en étions-nous ?

Alec s'approcha d'elle en se tenant le ventre et en essuyant ses larmes.

- Si tu savais à quel point je t'adore des fois, tu es juste géniale. C'est la fille du maire, elle travaille à l'école primaire et c'est elle qui a refusé de prendre Jane dans sa classe alors que la directrice était d'accord, lui expliqua Alec en reprenant son souffle.

- Et bien je me sens encore mieux maintenant. Peux-tu nous laisser cinq minutes s'il te plait mon homme ?

- Sans soucis je me sentirais beaucoup mieux avec le shérif je pense, au moins lui il a le sens de l'humour.

Emmett leva son majeur en souriant et Alec eu du mal à cacher son sourire en voyant son prof de sport réagir ainsi.

- Je crois comprendre pourquoi tu hais les femmes maintenant, si moi j'avais dû supporter une « chose » dans ce genre, je crois que je me serais pendu, ou alors que j'aurais simulé son suicide. C'était ta femme ?

- Ex-compagne. Jusqu'au jour où elle s'est fait la malle avec Mike Newton, un de mes élèves les plus récalcitrants.

- Un peu comme Alec donc. Tout s'explique enfin. J'ai vraiment crût que tu n'étais qu'un con misogyne et partial de surplus.

Il ricana en l'entendant parler et secoua la tête.

- J'ai une dent contre les femmes c'est vrai. Ma mère m'a toujours délaissé, ma sœur me déteste et ma compagne me fait cocu, alors les femmes je les méprise beaucoup en effet.

- Je ne te déteste pas…enfin plus, avoua Bella en étant tout à fait honnête. Il faut juste que tu arrives à comprendre que toutes les femmes ne sont pas les mêmes. C'est pareil pour les ados, apprend à connaitre Alec avant de le juger, il est super, plein d'ironie et de bon sens. Chacun vit des trucs difficiles dans la vie et on s'en sort tous différemment.

- Ouais tu as peut être raison. Viens je vais te présenter ton neveu, s'échappa son frère en lui indiquant le salon.

Quand ils arrivèrent dans l'autre pièce Charlie était assis sur le canapé avec son petit fils sur les genoux, en train de lui lire une histoire.

- Saperlipopette s'écria le funambule, si mon fil se casse je tomberais dans le vide ! narra Charlie en faisant de grands gestes.

- Papa regardes, papy Charlie me lit mon histoire que j'ai eu à la bibliothèque. Mike voulait le faire, mais je lui ai dit qu'il fallait qu'il apprenne à lire d'abord.

Bella et Alec sourirent en l'entendant parler. Emmett vint taper dans la main de son fils en le prenant dans ses bras.

- Ah ça c'est mon fils. Regardes là-bas, c'est ta tante Bella.

Le gamin s'arracha des bras de son père et s'approcha de sa tante en souriant.

- Dis donc tu es vachement plus belle que sur la photo et tu es plus grande aussi. Et toi mon papa il m'a montré une photo de ta classe et il a dit que tu étais une sacré bourrique, répéta le gamin en regardant Alec avec le sourire. Je ne sais pas encore ce que ça veut dire mais je ne pense pas que c'était pas gentil.

- C'est incroyable ce que tu as l'air plus intelligent que ton père, attaqua Alec foudroyant Emmett du regard.

- Il tient tout de moi, répondit le concerné en répondant au regard mauvais de son élève.

- Pauvre gosse que va-t-il bien pouvoir devenir dans ce cas, souffla l'adolescent en fermant les yeux.

Bella et Charlie assistaient à cet échange de bon sentiment en souriant. La jeune femme les laissa se chamailler et s'approcha de son neveu.

- Alors ton prénom c'est Diego ?

- Oui.

- Ça te plait d'être en vacances ?

- Oui mais j'ai aussi envie de retourner à l'école, je m'ennuie chez maman.

- Ouais tout compte fais vous avez raison, ce gosse tiens tout de vous, il veut retourner à l'école, il n'a pas toutes les cases de bien rangées, s'inquiéta faussement Alec.

Bella lui remit une claque derrière la tête en prenant son neveu dans les bras.

- Moi aussi j'aimais l'école, ça me permettait d'échapper à ma mère, les vacances s'étaient mon angoisse sur terre, lui annonça Bella. C'est bien d'aimer l'école mon grand. Tu as quel âge ?

- J'ai sept ans !

- Oh vraiment, je connais une petite fille qui a sept ans aussi, elle s'appelle Jane, c'est la sœur d'Alec, le garçon grognon qui est à côté de moi, là.

L'adolescent se força à lui faire un sourire exagéré.

- Est-ce que Jane aime jouer à la console ? demanda Diego plein d'espoir.

- Ca dépend des jeux, mais il faudrait lui demander à elle.

- Bah pourquoi elle n'est pas là, moi je peux lui demander, répliqua le gamin comme si c'était une évidence.

- Et bien normalement demain je vais me promener avec Jane à l'aquarium, parce que ça fait longtemps qu'elle ne m'a pas vu, si ton papa veut bien, vous n'avez qu'à venir avec nous, proposa Bella. Et tu pourras lui demander.

Diego se tourna vers son père en lui faisant ses yeux de cocker. Emmett ferma les yeux sachant déjà qu'il allait capituler.

- C'est d'accord.

- Ouf ! Heureusement que moi j'ai entrainement demain, soupira Alec soulagé.

Le reste de l'après-midi se passa relativement bien, Emmett et Alec ne cessait pas de s'envoyer des piques et Bella avait l'impression d'être avec Jacob. Elle s'imagina un trio Jacob/Alec/Emmett et préféra ne plus y penser, ça serait la fin de ses pauvres nerfs très vite. Bella proposa à Charlie de venir aussi mais il dût décliner, le travail ne lui laissait pas le temps d'aller se balader. Alec et Bella finirent par reprendre la route ce qui soulagea un peu l'adolescent. Il avait encore du mal avec Emmett. Le cœur de la jeune femme fit un bon quand elle arriva devant la porte de la grande maison blanche. La porte s'ouvrit très vite pour laisser passer Jane qui courût vers eux en criant sa joie. Bella la prit dans ses bras en la serrant contre elle avec amour, ce que cette petite bouille avait pût lui manquer. Quand elle releva le visage et vit le sourire heureux de Carlisle qui était adossé à la porte, elle sourit encore plus elle aussi.

- Vous en avez mis du temps, leur reprocha gentiment le médecin.

- Il se trouve que j'avais beaucoup de chose à dire à ma famille, lui expliqua Bella en reposant Jane.

La jeune femme avait envie d'aller vers lui et de l'embrasser fougueusement pour lui prouver à quel point il lui avait manqué, mais elle se retint.

- Alec viens voir ce que tatie Rosie m'a acheté, c'est géant ! s'écria Jane plein d'enthousiasme en entrainant son frère à l'intérieur.

- Attends je dois aider Bella à descendre les bagages…, dit l'adolescent gentiment.

- Vas-y je vais m'en charger, lança Carlisle en souriant.

Alec accepta donc de suivre sa sœur et s'éclipsa, Carlisle lui fit une accolade au passage. Quand il fut sûr que les enfants étaient bien de l'autre côté de la maison en train de regarder la nouvelle piscine que Rosalie avait acheté, Carlisle se lança vers sa maitresse et la serra contre lui avec passion.

- Ne plus pars plus jamais aussi longtemps, lui dit-il autoritairement.

- Je ne suis parti qu'une semaine, répliqua Bella en profitant de cet instant de tendresse.

- C'est déjà trop long.

Il posa un tendre baiser sur ses lèvres le plus vite possible avant que les enfants ne reviennent.

- Alors sinon ça s'est passé comment avec ta famille ?

Bella lui expliqua en détail son après-midi. Elle eut la joie d'apprendre qu'Esmée et Edward n'était pas là pour deux semaines. Ils avaient décidé de partir visiter le Texas. Grand bien leur fasse. Le soir venu Bella se faufila dans la chambre de son amant, avec juste une nuisette sur le dos, et ne le vit pas avant qu'il ne sorte de sa salle de bain vêtu juste d'une serviette. Il sursauta un peu en la voyant mais sourit finalement en remarquant son regard gourmand.

- Bien tu me facilites la tache je n'aurais pas à t'arracher tes vêtements au moins, dit Bella en s'approchant de lui doucement et en déposant des baisers dans son cou.

- M'arracher carrément ? répondit-il en rigolant.

Elle ne lui laissa pas le temps de dire autre chose, ses lèvres le firent taire bien vite. Il lui avait manqué au-delà du possible et Bella comptait bien lui faire comprendre. Ses mains se baladèrent sur le corps de son amant ce qui lui donna des frissons. Elle le poussa gentiment vers le lit et lui enleva sa serviette avec un geste habile. Carlisle voulu lui enlever sa nuisette mais Bella repoussa ses mains avec un regard autoritaire.

- Ce soir tu le laisses faire je m'occupe de tout, lui souffla-t-elle sensuellement à l'oreille.

Il ferma les yeux d'anticipation. La bouche de la jeune femme parcourut le torse, puis le ventre de l'homme et décida d'empoigner l'érection de Carlisle. Il poussa un petit gémissement quand elle commença ses lents va et vient, puis un plus puissant quand elle le prit en bouche. Il agrippa les draps puis se laissa aller aux sensations que Bella pouvait lui procurer. Cette femme était juste géniale. Sa langue faisait des merveilles et en la combinant avec ses lèvres et ses mains, c'était juste le paradis pour lui. Quand elle continua sa douce torture en le regardant sensuellement, il lui attrapa les cheveux avec fougue. Cette femme allait avoir sa perte. A un moment il la releva et lui fit comprendre qu'il fallait qu'elle cesse, sinon il n'irait pas très loin. Elle le surplomba donc de son corps et au moment même où elle l'embrassait, elle s'empala sur son sexe. Il rejeta sa tête en arrière tellement c'était bon. Bella le chevaucha avec ardeur, parfois lentement, parfois beaucoup plus soutenue. Le frottement que cela créait entre leur deux corps commença à emporter Bella. Carlisle l'attrapa par les cheveux et plongea son regard dans le sien. Avec son autre main il attrapa l'une des fesses de son amante et plongea encore plus profondément en elle, ce qui arracha un cri de jouissance à Bella qui ne pût plus se retenir. Carlisle poussa encore un petit peu et vint à son tour.

- Tu m'as manqué toi aussi, lui confia Bella à bout de souffle.

- Je vois ça, répondit-il aux anges. Restes avec moi cette nuit, les enfants vont faire la grasse mat, on mettra un réveil tôt demain.

- D'accord, accepta-t-elle en se blottissant contre lui et en réajustant les draps.

Il lui sourit espièglement et l'attira à lui.

- Je n'ai pas dit que je voulais dormir, lui susurra-t-il à l'oreille.

Bella l'embrassa en retour. Tout s'arrangeait enfin pour elle. Il ne lui restait plus que le souci Esmée et il faudrait qu'elle en parle d'ici peu à Carlisle au risque de détériorer l'ambiance. Parce que cette situation commençait vraiment à lui peser. Mais aurait-elle vraiment le courage de lui avouer qu'elle voulait qu'il demande le divorce pour vivre avec elle, Bella en doutait fortement.


Alors ces retrouvailles ? Bien vous vous imaginez que tout rentre enfin dans l'ordre et que je vais être sage et disposée, pas de bol. J'aime foutre la merde et rien que pour le plaisir de vous en faire baver parce que je n'ai pas fait de fin sadique, je vous annonce que le prochain chapitre s'appellera tadam tadam tadam...EDWARD !