Salut les gens, désolé si je ralentis un peu dans la parution des chapitres mais je suis très occupé. Alors j'essaye de faire au mieux. J'espère que ce chapitre vous plaire. Vu le nom, vous vous dites qu'il va y avoir des emmerdes en perspective et vous n'avez pas tout à fait tort.

Nono: Je crois que oui tu es la seule à aimer quand je fou le merde et tu vas voir je fais ça avec brio.

beatrice: oui les retrouvailles ont été assez simple, j'aurais pû faire quelque chose de plus dur mais je trouve qu'ils avaient assez eu de problème comme ça. Edward est tenace et rusé, un vrai renard. Quant à Carlisle, il est imprévisible.

Emelyne: la suite arrive promis, à bientôt !

Lucie34: ah ! je ne dirais rien. Peut être peut être pas. Esmée est perfide il faut s'en méfier comme du feu.

Comme toujours, bonne lecture !


- Qu'est-ce que tu es beau ! clama Bella en regardant Alec du couloir.

- C'est vrai ? demanda-t-il en souriant.

Bella s'approcha de lui et lui remit sa veste correctement, Alec la dépassait à présent. C'était un beau jeune homme. Ce soir-là il avait prévu de sortir avec Leah pour fêter son permis. La jeune femme l'avait tellement vu grandir en si peu de temps qu'elle en eu un pincement au cœur. Le sport lui avait donné une carrure de tombeur, sa langue était toujours aussi acérée, Bella aurait été une adolescente en émoi, elle aurait succombé sans problème.

- Où comptes-tu l'emmener ? dit-elle en souriant.

- Ca ne te regarde pas ! s'indigna-t-il.

- Ne joue pas à la chochotte avec moi, je suis passé par là avant toi.

- Il y a un petit restaurant sympa à Port Angeles, j'ai pensé que ça serait une bonne idée.

- Excellente en effet. Et après.

- Le ciné probablement.

- Et après, lança Bella innocemment en souriant intérieurement.

- C'est bon là, c'est quoi cet interrogatoire ! s'énerva Alec en s'éloignant.

- Prends ça idiot, murmura Bella en lui tendant deux sachets.

- Qu'est-ce que c'est ? s'inquiéta aussitôt le jeune homme suspicieux.

- Je fais bien de t'en donner si tu ne sais pas ce que c'est ! ricana Bella en levant les yeux au ciel. Leah est un peu plus âgé que toi, dans la logique des choses, Carlisle aurait dû t'en donner, mais je pense qu'il ne veut pas te voir grandir, ne compte même pas sur Edward pour t'aider, alors je suis là. Ce sont des préservatifs. Non laisse-moi finir ! Je te les donne, ça ne veut pas dire que je veux que tu le fasses ce soir, comprenons-nous bien, mais je sais aussi ce que c'est et je préfère que tu sois protégé au cas où, plutôt que de te retrouver avec je ne sais quelle maladie et un marmot sur les bras, j'ai déjà bien assez à faire avec vous deux. Ok ?

Alec la regardait d'un air étrange, apparemment il ne savait pas trop ce qu'il devait en penser. La sonnette de la porte se fit entendre et Bella se contenta de lui faire un clin d'œil en disparaissant. Elle descendit le plus vite possible sachant très bien qui se trouvait à la porte. Mais elle n'eut pas le temps d'y arriver que Rosalie avait déjà ouvert.

- Bonjour je peux vous aider ? demanda-t-elle froidement comme à son habitude.

- Oui…bonjour…je cherche Bella…

- Oui tatie Bella et Jane, précisa la voix de Diego.

- Entrez, nous arrivons tout de suite, s'écria Bella en finissant de descendre les escaliers.

Elle courut jusque dans le jardin pour prévenir Jane.

- Ma poupée, viens Diego est là. On va pouvoir aller jouer au parc.

La petite blonde se précipita vers la porte en snobant royalement Bella. Celle-ci fit même une grimace.

- Génial, dès que Diego est dans les parages je n'existe plus.

Depuis un mois elle voyait régulièrement son frère et son neveu. Une façon de réapprendre à se connaitre. Elle n'avait toujours pas parlé sérieusement à Carlisle, la peur de le voir s'éloigner lui serrait les entrailles. Jamais encore elle n'avait manqué de courage pour quoique ce soit, mais aujourd'hui, la situation était différente. Quand elle retourna dans le hall pour se préparer elle remarqua tout de suite un changement dans l'air. Diego et Jane était déjà en très grande conversation, quand à Rosalie et Emmett ils se dévoraient littéralement des yeux.

- Oh non, grogna Bella en comprenant qu'ils s'étaient mutuellement tapé dans l'œil.

Elle essaya de s'imaginer son frère misogyne sur les bords en compagnie de Rosalie féministe jusqu'au bout des ongles. C'était quitte ou double.

- Vous allez où Bella, demanda Rosalie gentiment pour une fois.

La brune senti qu'elle allait le regretter, mais elle espérait faire le bon choix.

- Nous allons au parc près de la Push, tu veux venir avec nous ? lui dit-elle en souriant sympathiquement.

- Avec plaisir !

C'est la première fois que Bella la voyait aussi enjouée et Emmett semblait totalement sous le charme. Elle ne savait pas vraiment si elle avait fait une bonne affaire, mais elle ne pouvait plus faire marche arrière à présent. Depuis qu'elle vivait ici, Bella avait appris à apprécier la sœur de son amant. C'était quelqu'un de bien quand on la connaissait, mais elle renfermait une grande solitude au fond d'elle. Bella n'avait aucune idée d'où ça venait, Carlisle ne lui parlait jamais de sa sœur et Rosalie ne risquait pas de lui dire. Ce n'est pas comme si elles étaient amies, elles auraient pût le devenir si elles apprenaient à se connaitre, mais Bella ne voulait pas trop se rapprocher d'un autre membre de la famille Cullen. Elle pensait toujours à après. Et si jamais Carlisle se lassait d'elle un jour, elle perdrait tout le monde, y compris l'amitié qu'elle pouvait mettre en place avec la blonde. Autant en rester aux banalités.

- Bien allons-y !

Ils y allèrent en voiture, le parc n'était pas très loin, à la lisière de la Push, près d'une épicerie et d'un petit restaurant. Les enfants ne se firent pas prier pour aller jouer. Bella eu à nouveau un pincement au cœur en voyant Diego pousser Jane sur la balançoire, c'est comme ça que tout avait commencé. Mais aujourd'hui Jane n'avait plus autant besoin d'elle. La petite blonde communiquait à présent.

- Bella je vais aller chercher quelque chose à manger pour Diego, sa mère ne lui a pas donné de gouter, tu veux que je prenne quelque chose pour Jane ? demanda Emmett en montrant le magasin.

- Prends lui un truc avec du chocolat et elle sera ta meilleure amie, ricana Bella.

- Je peux vous accompagner, je dois faire une petite course moi aussi, s'exclama Rosalie en lui faisant un sourire timide.

- Bien sûr, Bella je peux te laisser Diego ?

- Tu sais bien que oui. Prends ton temps, lança-t-elle en lui faisant un clin d'œil.

Sa sœur crût bien le voir rougir mais il se détourna bien vite. La jeune femme alla s'installer sur un banc en regardant son neveu et sa poupée jouer ensemble. Bella essaya de voir Jane plus tard et elle ne douta pas qu'elle serait belle comme le jour. Si Alec était encore aussi protecteur que maintenant il avait intérêt de se préparer à recevoir tout une ribambelle de prétendant quand sa sœur serait en âge d'avoir un amoureux. Diego serait certainement le premier à la porte.

- Tu as l'air bien pensive, puis-je m'assoir ? demanda une voix à côté d'elle.

Belle tourna la tête aussitôt et reconnu Edward dans les rayons du soleil.

- C'est un banc public, lui signifia Bella en souriant gentiment.

Depuis quelques temps il s'était calmé et la jeune femme trouvait ça fortement agréable. Quelqu'un lui avait-il fait comprendre qu'elle n'en pouvait plus de ses techniques de drague à la con ? Edward lui fit son sublime sourire « je suis un tombeur » avant de s'assoir. Quand elle y réfléchit Edward était plus de son âge que Carlisle, mais le jeune homme n'avait rien que Bella aimait chez Carlisle. Jamais il n'aurait réussi à la séduire même si elle n'avait pas cédé à son patron.

- J'ai entendu dire que Jane allait enfin intégrer l'école de Forks, débuta-t-il la conversation en la regardant sagement.

- Il se trouve que j'ai eu un rendez-vous avec la directrice et en parlant sérieusement avec elle, elle a accepté de l'intégrer dans sa classe à la rentrée. Jessica Stanley/Swan a voulu donner son avis mais étrangement elle se l'est fermé quand elle a vu que c'était moi qui insisté tant. Je sais me montrer très persuasive quand je veux.

- Je n'en doute pas, ricana Edward en croisant les bras. Que vas-tu faire à présent, non pas que je souhaite que tu partes…

- Je reste chez toi pour l'instant on ne sait pas encore comment ça va évoluer, Jane a besoin d'aide en dehors de l'école et sans vouloir me vanter je suis la seule à gérer Alec. Je n'ai pas pensé à moi quand j'ai proposé à Carlisle d'inscrire Jane à l'école. C'est une enfant, elle doit connaitre la vie en communauté avec d'autres enfants. Regarde la, avec Diego tout va bien, alors pourquoi ça n'irai pas avec d'autres gosses. Diego sera dans la classe de la directrice l'année prochaine, j'ai demandé à ce que Jane soit admise dans la même classe.

- Encore une fois tu fais des miracles.

- Et toi que vas-tu faire à la rentrée ? l'interrogea Bella en essayant d'avoir une discussion civilisé avec lui.

- Je vais entrer en deuxième année à la fac de droit. Pour l'instant ça me plait, j'espère que ça continuera.

- Selon Carlisle tu as eu ta première année avec brio.

Il lui sourit en coin.

- En effet, j'ai toujours eu une facilité déconcertante à retenir tout et n'importe quoi, mais ce n'est pas pour ça que je dois m'endormir sur mes lauriers. Ça n'a pas toujours été facile d'étudier avec Jane et surtout cet abruti d'Alec dans les pattes…

Il se tût quand il remarqua le regard froid de sa voisine, il avait emprunté un chemin glissant et il préféra se taire plutôt que d'aggraver son cas.

- Si tu avais appris à connaitre Alec tu sauras qu'il est aussi intelligent que toi, lui répliqua Bella ne digérant pas qu'on puisse dire du mal de son « homme ».

- Ce n'est pas ce que je voulais dire…enfin, mets-toi à ma place. Pendant des années j'ai vécu comme fils unique, mon père m'a toujours aimé, choyé, félicité et du jour au lendemain, deux gosses de plus débarquent dans notre vie et je n'y retrouve plus ma place. Il a fallu que je partage mon père, mon espace, ma vie avec deux personnes qui me sont inconnus. Je n'ai jamais appris le partage et j'ai dû l'apprendre à mes dépends. Alors ça ne s'est pas fait sans animosités. Je n'aime pas Alec et c'est tout à fait réciproque. Je m'entends un peu mieux avec Jane, parce que nous avons une différence d'âge importante. Mais Alec passe son temps à vouloir toujours attirer l'attention sur lui.

- Tu n'as jamais remarqué plutôt qu'il passait son temps à vouloir te surpasser et qu'il a toujours l'impression de ne jamais y arriver ? lui dit-elle avec un visage dur. Tu ne t'es jamais demandé pourquoi il était aussi cynique et taciturne. Tu te plains d'une chose que tu perds à moitié pour la partager, Alec lui il l'a perdu totalement. Ses parents sont morts Edward et je ne pense pas qu'il ait apprécié que l'attention de ton père soit tournée vers lui pour ça. Celui qui partage le plus des deux c'est plutôt Alec que toi. Lui aussi il avait une maison, il avait une famille, un univers, un tout. Du jour au lendemain la vie a décidé de tout lui prendre et il a fallu qu'il réapprenne à vivre ailleurs. Toi au lieu de le soutenir, tu l'as rabaissé constamment, tu crois que ça l'a aidé ? Tu crois vraiment que c'est comme ça que tu aimerais être reçu chez quelqu'un dans un cas pareil. Alors oui il te déteste et tu l'as bien mérité, ne t'en plaint pas aujourd'hui.

Le jeune homme baissa les yeux, Bella ne sut pas vraiment ce qu'il pensait, mais Edward était un être vraiment étrange.

- Tout ce que tu pourras dire n'y changera rien maintenant. J'ai peut être mal agi, mais je ne peux pas encadrer Alec, c'est plus fort que moi.

- Essaye au moins de cohabiter alors, ignore le, c'est encore la meilleure chose à faire.

- Ca c'est dans mes cordes je pense.

- Tu vois nous venons d'avoir notre première conversation civilisée sans que tu essayes d'en faire plus qu'il n'en faut.

- Arrêtes un peu tu adores quand je te drague, ricana-t-il en lui faisant un sourire en coin.

- Toi arrêtes de prendre tes rêves pour la réalité, j'aime les hommes et tu n'es encore qu'un gosse dans ta tête. Grandis un peu !

Bella se leva et décida d'aller rejoindre Jane et Diego, tout plutôt que de rester avec lui encore une fois pour entendre des compliments intéressés. En plus les courses d'Emmett devaient vraiment être longue parce qu'ils ne revenaient pas ! Edward l'attrapa par le poignet avant qu'elle ne fuit totalement.

- Excuses moi, je ne cherche pas à te mettre mal à l'aise, c'est jusque que depuis le premier jour où je t'ai vu, j'ai craqué pour toi, je ne sais pas comment m'y prendre avec toi, tu es tellement tout feu tout flamme que j'ai l'impression que je vais perdre un bras d'un moment à l'autre.

- Je te confirme c'est ce qui risque d'arriver si tu ne me lâche pas maintenant, le menaça-t-elle froidement.

Il s'exécuta donc en souriant tristement.

- Restons s'en là pour aujourd'hui, dit-il avec philosophie, nous avons déjà discuté tranquillement ça me suffit pour l'instant. Tu n'es pas encore parti, j'ai tout mon temps pour te faire céder.

- Ca fait un an que tu essayes et tu n'as toujours pas réussi à me faire te décrocher un vrai sourire, tu espères quoi au juste que je vais te tomber dans les bras comme toutes les minettes que tu ramènes en secret chez toi ? Je ne suis pas une de tes greluches moi.

- J'avais bien fait la différence ne t'inquiète pas. Tu es bien plus coriace que n'importe laquelle de mes « greluches ».

Il s'approcha d'elle et lui susurra à l'oreille.

- Je sais que je te fais de l'effet et sous tes airs de vierge effarouchée, tu as envie de moi depuis longtemps. Un jour viendra Bella où tu laisseras toutes ses envies t'envahir et je serais là !

Il avait vraiment de la chance d'être le fils de Carlisle sinon il serait déjà empalé, tête la première, sur le pied du banc.

- Edward qu'est-ce que tu fais là ? lança la voix de Rosalie suspicieuse.

- J'étais au restau du coin et puis j'ai vu Bella ici, j'ai donc discuté avec elle. Je dois y aller, Mike m'attend chez lui, on sort ce soir.

- C'est ça sort ! lui cracha silencieusement la brune en le fusillant du regard. Amuses toi bien surtout et trouve une jolie fille à draguer qui sera ravie de te présenter son petit ami qui se chargera de ta petite gueule !

Personne ne l'avait entendu à part Edward, il lui fit un sourire énigmatique avant de partir.

- Edward Cullen, le tombeur de ses dames, s'exclama Emmett en riant de bon cœur. Je l'ai eu comme élève, si vous saviez combien de fois je l'ai trouvé dans les vestiaires en charmante compagnie…

- Emmett, Rosalie est sa tante, lui précisa sa sœur en essayant de se calmer.

- Oh oui je suis sa tante et je n'en suis pas fière croyez-moi, il est très intelligent et séduisant et je crois que c'est ce qui m'énerve le plus chez lui. Monsieur se croit tout permis. Il ne m'aime pas trop, rit Rosalie. Il trouve que je suis un iceberg qui ne fait que le contredire tout le temps.

- Est-ce justifié, lui demanda Bella en souriant.

- Totalement et j'en suis fière.

La blonde leur proposa de venir manger chez elle. Emmett ne se fit pas prier deux fois. Pauvre Rosalie, si elle savait qu'elle allait accueillir deux ogres chez elle, elle renoncerait tout de suite. Jane, comme pour se faire excuser, passa toute la soirée accrochée à Bella, à table elle s'installa entre les deux enfants, qui parlaient et parlaient encore et toujours. La brune s'imagina une soirée en présence d'Alec, Jacob, Jane, Diego, Emmett et Rosalie et elle se dit que c'était le suicide assuré. Jane avait tellement grandie elle aussi. Elle avait perdu ce regard de chien battu qu'elle avait au début, elle était plus sûre d'elle. De temps en temps elle parlait de ses parents à Bella, mais elle le faisait de moins en moins, sa nourrice ne savait pas si c'était une bonne chose ou pas. Rosalie proposa de garder Jane et Diego pour la nuit, elle avait carrément flashé sur le fils d'Emmett et également sur le père. Bella se demanda à quoi elle était payée des fois. Rosalie se chargea elle-même de prévenir Carlisle. Bella se dit qu'avec un peu de chance elle aurait une soirée tranquille avec Carlisle, Esmée étant à l'autre bout du pays pour affaire, Edward et Alec dehors et Jane chez sa tante.

- Mon frère a dit que c'était bon et que si tu voulais prendre ta soirée tu pouvais faire ce que tu voulais, lui récita Rosalie. Il m'a dit qu'il avait une opération importante à l'hôpital et qu'il ne rentrerait pas avant le milieu de la nuit au meilleur des cas. Pourquoi te dit-il ça, de toute façon tu es toute seule ce soir, bien sûr que tu vas prendre ta soirée ?

- C'est juste pour Alec et Edward, on ne sait jamais s'ils pensent à prendre leur clef ou non. Mais comme il sait qu'ils vont rentrer tard tous les deux, au moins j'ai la soirée tranquille. Puis c'est mon patron malgré tout, je dois lui rendre des comptes de temps en temps.

Bella essayait de trouver une excuse valable. Carlisle n'avait pas était très fin sur ce coup là. Emmett détourna bien vite l'attention de la blonde qui lâcha l'affaire. Bella aurait presque embrassé son frère pour ça. Mais bon son joli rêve où elle se retrouvait en compagnie de Carlisle toute la nuit tomba à l'eau. Elle se retrouva donc seule dans la grande maison à se demander ce qu'elle allait bien pouvoir faire. Il est vrai qu'entre les enfants et son amant, elle avait très rarement des soirées pour elle. Elle en profita donc pour prendre un bon bain, se mettre en nuisette et en robe de chambre. On ne sait jamais, peut être que l'opération de Carlisle serait plus rapide que prévu. Elle s'installa dans sa chambre et se plongea dans la lecture d'un de ses livres préférés, comme quoi elle se contentait de peu pour avoir une bonne soirée. Elle s'assoupit au milieu de son livre et fut réveillée vers deux heures du matin quand un bruit de verre cassé se fit entendre. Quand vous êtes seule dans une grande maison comme celle-ci, en pleine nuit, l'imagination part très vite au quart de tour. Bella referma bien sa robe de chambre et prit la première chose qui lui tomba sous la main, ce fut son parapluie qui trainait dans sa chambre depuis des jours. Elle ne savait pas si elle pouvait vraiment lui faire confiance, quoique ce bon vieux parapluie pouvait être une bonne arme entre ses mains. Elle ouvrit la porte doucement et ne croisa aucune ombre dans le couloir. Pas de lumière en bas, mais toujours des bruits de verre cassé. Bella prit son courage à deux mains et descendit les escaliers. Elle se dirigea vers le couloir d'où venait le bruit. La brune marcha jusqu'au bout du couloir qui menait à une des salles de bain, le verre cassé était en réalité un des vases d'Esmée qui s'était brisé sur le sol, tant mieux il était vraiment moche, se dit Bella. Elle fit un bon de dix mètres quand une voix lui demanda ce qu'elle faisait là. Elle eut tellement peur qu'elle en tomba et se cogna fortement la tête contre le meuble sur lequel était posé le vase. Dire qu'elle était sonnée était un euphémisme.

- Et bien, je te l'avais bien dit que je te faisais de l'effet, ricana Edward en allumant la lumière et en s'agenouillant à côté d'elle.

- Putain Edward j'ai eu la trouille de ma vie, dit-elle avant de se taire parce que sa tête lui faisait drôlement mal.

- Tu es vraiment sexy comme ça, remarqua-t-il en passant un doigt sur une de ses jambes découvertes.

- Au lieu de te rincer l'œil aide moi plutôt à me relever abruti.

Il accepta de l'aider mais il ne semblait pas tenir sur ses jambes lui non plus.

- Tu as bu Edward ? demanda-t-elle inquiète.

- Ouais je suis complètement fait, Mike m'a ramené rassure toi, je trouve ça bandant quand tu joues ton rôle de nourrice avec moi.

La tête de Bella lui tournait beaucoup et elle ne se sentait pas prête à reprendre un combat verbal avec lui. Seulement l'alcool lui donnait encore plus d'audace qu'en temps normal. Il la bloqua contre le mur et passa son nez tout du long de son cou.

- Ce que tu sens bon, dit-il en commençant à l'embrasser alors que Bella essayait de se dégager.

- Laisse-moi tranquille je vais aller me recoucher, tenta-t-elle vainement de le convaincre.

- Oh oui allons-nous coucher, dans mon lit ça sera tellement plus confortable, je te ferais crier grâce tu verras.

- Lâches moi où je te jure que tu ne pourras plus faire crier qui que ce soit, menaça une fois encore la brune sachant très bien qu'elle était trop sonnée pour réussir à mettre ses menaces à exécution.

Edward avait une force décuplée avec l'alcool, il en profita pour l'embrasser de force. Bella essaya de s'en sortir seule, elle essaya d'abord de le mordre mais il prit ça comme un signe de fougue. Bordel elle allait le tuer quand sa tête arrêterait de la secouer comme un bateau en mer en plein tempête.

- Arrêtes, marmonna-t-elle en essayant de fuir ses bras et surtout une de ses mains qui partait à l'aventure sous sa nuisette. Non !

- Bien sûr que si, tu en as autant envie que moi.

- Lâches là maintenant ! cria une voix mauvaise au bout du couloir.

Edward poussa un gros soupir exaspéré.

- Sinon quoi ? Tu vas m'en empêcher ? T'as rien d'un sauveur tocard, en plus cette salope me chauffe depuis trop longtemps, cette garce va prendre cher crois-moi, ricana-t-il avant qu'Alec ne lui fonce dessus en rage.

Tout ne fut que tumulte après ça. Alec avait appris beaucoup depuis qu'il pratiquait les arts martiaux et celui qui prit cher là-dedans ce fut Edward. Bella essaya de les séparer mais sa tête tournait encore, certes un peu moins, mais pas assez pour intervenir.

- Alec arrêtes ! cria Bella en essayant de lui prendre le bras.

Non pas que l'idée qu'Edward se fasse casser la gueule lui déplaise mais elle savait très bien comment ça allait finir, Alec avait le dessus, même largement, donc c'est lui qui allait payer les pots cassés.

- Qu'est-ce qui se passe ici ! hurla Carlisle en arrivant.

Le médecin dût intervenir pour arrêter Alec. Quand le jeune homme vit son père adoptif fou de rage, il se calma tout de suite.

- Mais qu'est-ce qui te prend au juste ? Tu veux sa mort ? cria Carlisle en ramassant Edward.

Bella s'affaissa au sol en fermant les yeux. Elle avait envie de vomir.

- Bella, oh Bella regarde-moi, lui dit Alec en ignorant Carlisle et Edward.

Carlisle délaissa bien vite son fils pour s'approcher de son amante.

- Qu'est-ce qui t'arrive Bella ? demanda-t-il inquiet.

- C'est l'autre connard là…,commença Alec.

- Toi tu te tais, je verrais ton cas tout à l'heure. Edward ça va ?

L'ivrogne se mit à rire à gorge déployée, ce qui mit Alec encore plus en rogne.

- Et dire que je le croyais inoffensif, je me suis fait démonté par ce crétin.

- J'ai pas dû taper encore assez fort, ragea le jeune homme en le fusillant du regard.

- Alec n'aggrave pas ton cas, vas dans le salon, ordonna Carlisle en colère.

Bella lui fit un signe de tête en lui faisant comprendre qu'il devait le faire. Carlisle regarda la tête de Bella et remarqua la grosse bosse en perspective qui était à la limite de saigner. Pendant ce temps Edward c'était relevé en riant.

- Toi vas dans ta chambre, je viendrais te soigner et chercher des explications plus tard, lança autoritairement le médecin trop occupé avec la tête de la jeune femme.

Edward reparti en continuant à rire.

- Viens avec moi, il faut que je te mette de la glace, tu n'as rien de grave mais je te conseille de rester éveillée pour l'instant. Ca a dû t'assommer.

Elle lui fit oui de la tête et se laissa guider jusqu'à la cuisine. Carlisle l'installa sur une des chaises et lui posa de la glace sur la tête en lui donnant des comprimés à prendre.

- Reposes toi il faut que je parle avec Alec.

- Il n'a rien fait de mal…, essaya de le défendre Bella en reprenant du poil de la bête.

- Merci mais je vais gérer ça tout seul cette fois.

Bella sentait que ça allait mal finir. Elle le laissa partir mais ne mit pas très longtemps avant de se diriger vers le salon. Elle avait mal à la tête mais au moins elle ne tournait plus. Une dispute se faisait entendre.

- C'est fini, je t'avais prévenu ! lança Carlisle.

- Mais c'est injuste ! Tu n'écoutes même pas ce que j'essaye de te dire…

- Tu as frappé ton frère !

- Ce n'est pas mon frère !

- Je t'avais pourtant prévenu que la violence était proscrite ici, je savais bien que c'était une mauvaise idée. Et d'abord où étais tu ? Tu devais être là pour minuit !

Un silence de plomb se fit entendre et Bella ferma les yeux, Alec c'était piégé tout seul en ne répondant pas.

- Oh je vois. Alors tu as crût que tu étais prêt pour ce genre de chose, j'espère que ça en valait la peine, parce que crois-moi ce n'est pas prêt de recommencer. Tu es puni de sortie jusqu'à la fin des vacances et les arts martiaux c'est fini aussi. J'espère au moins que tu t'es protégé !

- Ca ne t'inquiète pas quelqu'un qui se préoccupe vraiment de moi a été assez intelligent pour comprendre avant toi que je n'étais plus un gosse ! répliqua méchamment Alec.

C'était la première fois qu'il répondait à son tuteur. Il avait toujours respecté son parrain, mais là, une chose venait de se briser dans son image qu'il se faisait de Carlisle.

- D'abord tu me parles sur un autre ton, ensuite tu sors d'ici et tu vas me chercher Bella, pour finir tu restes dans ta chambre jusqu'à nouvel ordre.

La jeune femme compris tout de suite que ça allait être à son tour. Elle vit son protégé sortir en rage du salon, il posa des yeux inquiets sur elle mais elle lui fit un sourire rassurant.

- Merci, lui murmura-t-elle reconnaissante.

- Je ne laisserais jamais personne te faire du mal.

Elle posa un baiser sur sa joue et entra à son tour dans le salon. Carlisle semblait remonté à bloc. La partie n'allait pas être simple.

- Tu as été injuste avec Alec.

- As-tu trouves ! cria-t-il énervé.

- Il n'a fait que me défendre.

- Ne te fou pas de moi, nous savons tous les deux que tu es capable de te défendre seule !

- Oh oui bien sûr avec la moitié de ma tête c'était beaucoup plus difficile ! s'énerva-t-elle à son tour.

- Et te défendre de quoi au juste.

- De ton ivrogne de fils ! Au lieu de punir directement Alec tu aurais peut-être dû lui demander d'abord pourquoi il avait fait ça.

- Oh hey c'est bon, je n'ai besoin de personne pour savoir comment élever mes enfants. Alec est encore jeune, c'est maintenant qu'il faut reprendre ses travers. Et toi en plus tu lui donne des préservatifs pour qu'il puisse copuler de tous les côtés…

- Alors d'abord oui je lui en ait donné pour qu'il se protège et non pas qu'il copule. Je préfère ça plutôt qu'il fasse une connerie. Je ne lui ai pas donné ma bénédiction pour qu'il couche avec sa copine, je lui ai donné au cas où.

- Tu n'as pas à faire ce choix !

- Il fallait bien que quelqu'un le fasse puisque toi tu n'en as rien à foutre.

- Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire c'est à moi de prendre les décisions, c'est moi qui les élève.

- Ah oui depuis quand ? C'est moi qui suis ici 24heures 24 pour prendre soin d'eux. Je les élève bien plus que toi ! Maintenant si tu n'es pas content de mes services tu n'as qu'à me le dire, je prends mes valises et je me tire. Personne n'a le droit de te dire comment élever tes enfants et moi personne n'a le droit de me dire comment je dois travailler. Je ne m'occupe pas de tes points de suture ne viens pas me faire chier dans mon boulot. Alec n'a fait que me défendre d'Edward qui est rentré torché et qui a profité du fait que j'étais totalement sonnée pour me…ploter ! cracha-t-elle dégoutée. S'il y a bien un enfant mal élevé ici c'est Edward et tu remarqueras que c'est le seul que je n'ai pas pris sous mon aile. Maintenant je te conseille d'aller voir Alec pour des explications, parce qu'Edward doit déjà être en train de cuver. Mais puisque je n'ai pas mon mot à dire, ne compte pas sur moi pour t'aider à remonter dans l'estime d'Alec. Démerde-toi tout seul pour une fois.

Elle lui balança le sachet de glace aux pieds et claqua la porte avant de remonter dans sa chambre. C'était sa première dispute avec Carlisle et elle en était toute tremblante. Une envie de pleurer se fit sentir, mais elle la garda enfermait en elle jusqu'à ce qu'elle ait atteint sa chambre. Carlisle ne lui avait jamais parlé comme ça. De son côté le médecin s'arrachait les cheveux, ses paroles avaient dépassé sa pensée. Il était tellement fatigué qu'il avait sauté aux conclusions avant de comprendre la situation. Il en voulait à Edward à présent, Bella n'aurait jamais inventée une histoire pareille même pour protéger Alec. Et il s'en voulait à lui-même. Si jamais il perdait cette femme extraordinaire à cause de cette histoire il ne s'en remettrait pas. Il allait devoir s'excuser et ramer surtout, parce Carlisle connaissait assez Bella pour savoir qu'elle était très rancunière.


Mouahahah ! Et encore une fin qui me vaudra le bucher ouais ! Juste pour me marrer essayez un peu de deviner le nom du prochain chapitre, allez un indice, c'est un personnage de la fanfic ! Et vous l'auriez pas deviné sans moi...