Titre : Le journal
Genre : Humour/romance
Rating : T
Disclaimer : Rien n'est à moi sinon Yuuri et Wolfram se papouilleraient passionnément et Shori s'en irait dans une contrée perdue et ne reviendrait pas.
D'abord un petit message pour dire que je suis vraiment désolé de poster la suite aussi tard. J'étais vraiment occupé et je suis toujours pas en vacances en plus. Donc voilà, excusez-moi tous !
Un petit merci spécial à Siana pour m'avoir éclairé sur l'histoire du magicien d'oz. je remercie aussi toutes les personnes qui prennent du temps pour me laisser une review. Ca fait toujours plaisir de savoir que a traduction plaît.
Sinon après le tragique, on repasse dans le comique. Je me suis roulée par terre de rire avec ce chapitre !
L'auteur a laissé une petite remarque concernant ce chapitre. Je l'ai trouvé drôle alors je l'ai traduite aussi. Bonne lecture à tous.
Commentaire de l'auteur :
Attention !
Ne pas lire le prochain chapitre si vous avez une hernie, un ulcère, des douleurs abdominales, ou des problèmes respiratoires.
Le chapitre qui suit peut provoquer : des joues et une mâchoire douloureuses, des larmes, des chutes involontaires de chaises, des arrières-trains douloureux à cause des chutes précédemment citées, des crises de rire, des regards perplexes envers des membres de familles royales et/ou des assistants aux cheveux argentés, et toutes sortes d'accidents durant la lecture de ce chapitre.
Vous êtes prévenus. L'auteur ne sera pas responsable des blessures survenues.
Vous lisez ceci à vos risques et périls !
Chapitre 15 : Page 12
A l'extérieur de la pièce, Yozak était assis sur le sol, le dos appuyé contre le mur. Anissina faisait les cent pas dans le couloir. Ils avaient attendus pour pouvoir rentrer à nouveau. Cela faisait un moment qu'on leur avait demandé d'attendre dehors. Ils s'inquiétaient.
Anissina s'arrêta finalement de marcher. « Je me demande si une de mes inventions ne pourrait pas les aider. »
Yozak se tourna vers elle et se crispa à la pensée d'une possible troisième machine dans la pièce. « Je ne pense pas. Gwendal a dit que c'était une affaire de famille. »
« Oui, je le sais, mais alors pourquoi Günter et le Grand Sage sont restés ? »
« Et bien, il semblerait que ce soit plus compliqué que cela. »
« Je me demande ce qui s'est passé durant ce bal. » Anissina se frotta le menton, perdue dans ses pensées. « Il faudra que je demande à sa Majesté d'installer des comiras de sécurité quand il rentrera. »
« Des comiras de sécurité ? » demanda Yozak. Voulait-elle dire des caméras de sécurité ? Le gamin lui avait vaguement parlé de quelque chose appelé caméras de sécurité.
« Il m'a dit que, sur Terre, beaucoup d'endroits sont équipées de ces choses appelées comiras, qui enregistrent les images. Elles sont utilisées pour la sécurité de tous. Elles capturent l'image des criminels. »
'Ah…elle parle bien de caméras de sécurité,' pensa Yozak. Il valait mieux ne pas la rectifier.
« Intéressant ! Tu sais, ça ne me dérangerait pas de visiter la Terre un jour, » dit Yozak en se levant.
« J'ai déjà demandé à sa Majesté de me prendre avec lui à plusieurs reprises, mais il a refusé. »
« Je me demande pourquoi ? » Yozak savait très bien pourquoi. Il pouvait sans peine imaginer l'esprit d'Anissina entrer en transe en voyant la technologie sur Terre. Cela signifierait qu'elle reviendrait ici avec des idées encore plus folles pour ses inventions.
Ils tournèrent tous les deux la tête quand ils entendirent le bruit d'un chariot à travers les couloirs. Dacascaus était en train de pousser un énorme chariot à trois roues dans le couloir, avec l'aide de Sangria et de Doria. Bien que le chariot était couvert avec un grand drap blanc, on pouvait entendre le son de bouteilles qui roulent et de verres qui s'entrechoquent.
« Qu'avons-nous ici ? » questionna Yozak. Anissina semblait perplexe.
« Nous ne savons pas vraiment ce que c'est, Sir, » répondit Doria.
« La seule chose que nous savons est que les prêtresses du Temple ont apporté une énorme malle et qu'il y a 31 bouteilles dedans, » expliqua Sangria.
« Certaines de ces bouteilles sont dans de très belles boites, » ajouta Doria.
« Nous avons pensé qu'il valait mieux laisser les bouteilles dans leurs boites, » finit Sangria. Doria hocha la tête.
« Elles nous ont dit de préparer un bar avec plusieurs sortes de verres pour ces bouteilles, » ajouta Doria. « Il y a aussi un mot pour Lord von Voltaire. » Doria sortit la carte de Shinou de sa poche.
Yozak jeta un œil à la carte que tenait Doria et s'exclama, « C'est le sceau du Roi Shinou ! » Puis, il regarda sous la couverture blanche, et il eut un sifflement admiratif.
« Laisse-moi voir ! » Anissina poussa Yozak sur le côté pour pouvoir regarder sous le drap. « Mmmm, il semblerait qu'elles viennent de la Terre. Je n'ai jamais vu une telle écriture, sauf sur les livres et les lettres que sa Majesté apporte avec elle. »
Yozak releva la couverture de l'autre côté et jeta un nouveau coup d'œil furtif. « Je parie que le Sage sera capable de nous dire ce que sont ces bouteilles. »
Ils étaient tous les deux sous le drap quand la porte de la salle de la Table Ronde s'ouvrit. Murata chercha Yozak et Anissina. Tout ce qu'il trouva fut deux domestiques, un garde, et deux paires de fesses qui dépassaient d'une couverture blanche.
« Ahem…qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-il aux deux paires de fesses.
Yozak bondit de sous la couverture pendant qu'Anissina sortait uniquement sa tête. « Et bien… » commença Yozak, « Il semblerait que Shinou nous ait envoyé un cadeau. Mais, je n'ai aucune idée de ce que c'est. »
« Peut-être que ce sont différents types d'ingrédients pour des potions ou des potions elles même, » proposa Anissina.
« Et bien, pourquoi n'amenez-vous pas tout ça à l'intérieur et nous verrons ce qu'il en est, » dit Murata.
Dacascaus obéit au Sage et commença à pousser le chariot dans la pièce. Murata jeta un regard suspect au convoi quand il entendit le cling et clang de verres qui s'entrechoquent. Il se demandait qu'est-ce que Shinou avait bien pu envoyer, ou mieux encore, ce que mijotait Shinou !
Murata et Yozak tinrent les doubles portes de la pièce grandes ouvertes pour faire passer le chariot. Les occupants de la pièce regardaient le convoi avec étonnement. « Qu'est-ce que c'est ? » demanda Wolfram.
« C'est un cadeau de Shinou, » répondit Yozak alors que Dacascaus plaçait le chariot du côté de l'entrée, le long du mur à côté du buffet. « Il y a aussi une carte avec. »
Doria sortit la carte de sa poche et s'approcha de Gwendal. « Cette carte vous est adressée, Votre Excellence. »
« A moi ? »
« Oui votre Excellence, » assura Doria.
Dacascaus et Sangria commencèrent à enlever le drap.
Gwendal prit la carte et remarqua le sceau de Shinou. Il allait l'ouvrir quand Murata cria « NOOOOOOONNNNN », le faisant sursauter !
Toutes les têtes se tournèrent vers le Sage qui était en train de s'arracher les cheveux. Ses lunettes glissaient sur le bout de son nez et ses yeux étaient écarquillés. Sa bouche formait un 'O' parfait. Il essaya d'articuler quelque chose, mais personne ne put entendre quoique ce soit. Sa visage devenint bleu à cause du manque d'oxygène.
Murata ne pouvait pas en croire ses yeux. Shinou avait envahi sa réserve privée, qu'il avait pensé vendre dans 100 ans pour faire des bénéfices. En face de lui se tenaient 31 bouteilles des meilleurs alcools et liqueurs que la Terre pouvait offrir. Cela avait été dur de chercher ces bouteilles et de les cacher de ses parents. Sans mentionner qu'il avait du les cacher de Yuuri quand ils voyageaient à deux.
Wolfram, voyant le meilleur ami de son fiancé en état de choc, s'approcha du bar et jeta un œil sur les bouteilles. Yuuri lui avait appris l'écriture japonaise et européenne. Il était capable de déchiffrer un peu de ce qui était écrit sur les bouteilles. Il tapota le dos de Murata et dit, « Respirez votre Altesse, respirezzzz. »
Murata le regarda et prit une profonde inspiration, alors qu'il sortait de son état de choc. « Ma réserve privée, » murmura-t-il.
Wolfram lui sourit et redirigea son regard vers le chariot. Il lut ce qu'il était capable de comprendre. « Sato no Homare, Ama no To, Absolute, Santori Hibiki, Go-godi-va…Godiva ? Ce n'est pas du chocolat ? Il y a deux bouteilles avec ce nom : une blanche et une marron. » Wolfram posa un regard interrogateur sur Murata.
Gwendal regarda la carte scellée et brisa le sceau. Il lut, « Avec les compliments du Roi Shinou. Régalez-vous. »
« C'est si gentil de sa part, » dit joyeusement Celi. Elle se leva de table et s'approcha du bar temporaire.
« Alors, qu'est-ce que sont ces bouteilles, votre Altesse ? » demanda Yozak, alors que Conrad et Günter s'approchaient eux aussi du bar.
Murata soupira. Il avait vraiment envie de pleurer et ensuite de tuer Shinou, même si celui-ci était déjà mort. « Ce sont des boissons très prisées sur Terre. » Il s'approcha du bar. Il observa comment les domestiques avaient placées les bouteilles aléatoirement sur le chariot. Il prit une des bouteilles et l'intervertit avec une autre bouteille. Il songeait à les ranger, au moins par type de breuvage. Il ne pouvait plus rien faire maintenant. Il allait devoir recommencer sa petite collection, grâce à un Shinou toujours très occupé.
Gwendal posa un regard interrogateur sur le Sage. Il se demanda si il y avait quelque chose de plus fort que du vin dans tout ça. « Quel genre de boissons ? »
Tenant la bouteille qu'il avait intervertit, Murata répondit, « C'est du Sato no Homare, une boisson japonaise aussi appelée sake. »
« Je me rappelle en avoir vu chez Yuuri, » dit Wolfram.
« Ah oui, le père de sa Majesté nous en a servi quand nous étions là-bas, » ajouta Günter.
« C'était très bon, » dit Gwendal et il pensa, 'C'était plus fort que du vin.'
« Voulez-vous que je vous parle de toutes ces bouteilles ? » demanda Murata d'un air résigné.
Toutes les personnes dans la pièce acceptèrent l'offre. Dacascaus n'arrivait pas à en croire sa chance. Il allait apprendre quelque chose de la Terre et boire avec les nobles. Il pourrait plus tard…ahem…raconter (plutôt exulter)…à ses camarades ce qu'il avait appris. Il allait avoir une leçon privée avec le Sage.
Murata commença avec les trois bouteilles de sake : Sato no Homare, Tentaka, et Amo no To. Il expliqua comment le sake devait être servi. Les domestiques prirent mentalement des notes. Elles devaient savoir avec quoi servir les boissons. Puis, il ouvrit la boîte qu'Ulrike avait ouverte auparavant. Il en sortit la bouteille, l'ouvrit, et plaça le bouchon dans la boîte vide.
« C'est une bouteille magnifique, » déclara Celi.
« C'est un Cognac Louis XIII. La bouteille est en verre, fabriquée par des artisans. » Il donna la boîte à Doria. « Fait en sorte de conserver la boîte. » Il acquiesça.
Les yeux de Gwendal s'ouvrirent en grand quand il entendit le mot cognac.
Shinou pointa le globe du doigt. « Regarde Ulrike, je crois que Lord von Voltaire aime mon cadeau ! » déclara-t-il fièrement. Il leva les bras en triomphe. Ulrike ne fit que secouer la tête.
Murata continua d'ôter les bouteilles de leur boîte, de ranger les bouteilles, et d'expliquer ce qu'étaient les boissons :
Sato no Homare Sake
Tentaka Sake
Amo no To Sake
Cognac Louis XIII – Rémi Martin
Brandi Grand Duc de Alba
Whisky pur Malt Black Bowmore 42 ans d'âge
Whisky Johnnie Walker Georges V Blue Label
Santory Hibiki 32 ans d'âge- Whisky japonais
Kyappogue Castle 1951 – Whisky irlandais
Pappy Van Winkle 23 ans d'âge – Whisky Bourbon
Old Raj – Gin
Bombay Sapphire – Gin
Stoli Eilt – Vodka
Absolute – Vodka
Martini Bianco (vermouth)
Trago – Tequila
Pernod Absinthe
Kahlua
Frangelico
Cointreau
Liqueur 43
Godiva Chocolate – Liqueur
Godiva White – Liqueur
Grand Marnier
B&B
Benedictine
Chambord
NV Hidalgo, Vincola Amontillado – Vieux Sherry
NV Hidalgo, Vincola Oloroso – Vieux Sherry
NV Hidalgo, Vincola Palo Cortado – Vieux Sherry
Après avoir décrit les bouteilles, chaque personne eut des pensées différentes :
Gwendal – J'aimerais bien essayer le Cognac et le Brandy
Conrad – Les whiskys ont l'air bons. J'aimerais au moins essayer le Black Bowmore. (Il se rappelait avoir bu le bourbon quand il était sur Terre, il y a 20 ans.)
Anissina – Je ne sais pas pourquoi mais le whisky irlandais Kyappogue Castle m'appelle.
Yozak – Le Stoli Eilt et l' Absolute semblent délicieux. Le Sake et la tequila aussi.
Dacascaus – J'aimerais en essayer un, mais lequel ?
Doria – Je me demande si ils me laisseront goûter le Cointreau.
Wolfram – (se léchant les lèvres) Je veux un verre de liqueur Godiva White !
Sangria – Le Grand Marnier me semble bon
Celi – Il faut que j'essaye le Chambord
Günter – Je vais demander à son Altesse si je peux goûter les Sherries et les comparer.
Quand Murata finit son explication, il observa les occupants de la pièce. Chacun d'eux fixait une bouteille différente. Ses lunettes luirent avec la lumière du soleil entrant à flots par la fenêtre. A l'extérieur, une nuée d'oiseaux volaient autour du château en chantant « Mauvais présage, mauvais présage. » 'Le journal de Yuuri et les boissons alcoolisées ne font pas bon ménage !' pensa Murata, puis il sourit. Il tapa dans ses mains une fois et déclara, « Nous n'avons pas encore eu de thé cet après-midi. »
« Vous avez raison, » dit Celi. « Sangria, peux-tu s'il te plaît apporter du thé dans environ 40 minutes ? Amène aussi quelques sandwiches, des biscuits pour le thé, et des scones s'il te plaît. »
« Oui, Lady Celi. »
« Nous pourrons goûter les Sherries et essayer certaines liqueurs avec le thé, » dit Murata.
Les yeux de Wolfram étincelèrent à la pensée de goûter la liqueur Godiva White. Il en avait l'eau à la bouche.
Les nobles et l'espion s'approchèrent de leurs chaises.
Murata tendit à Doria et Dacascaus les boites vidées de leurs bouteilles pour qu'ils les conservent. Le soldat et les domestiques sortirent de la pièce en refermant la porte derrière eux.
« Yozak, » aboya Gwendal. (Gwendal voulait vraiment un verre de Louis XIII.) « Je veux que tu enquêtes sur les personnes que Günter va te citer. Günter, si tu veux bien te donner la peine, » dit Gwendal, en faisant un geste vers Günter.
Günter avait noté les noms de ces soi-disant Ladies. « Béatrice Wagner, Olga Strovosky, Esmeralda Touchett, Constance Thompson, Cruela…je veux dire Maragret Ingram, et Anastasia Morino. »
« Y a-t-il quelque chose que je dois savoir concernant ces Ladies avant que je ne commence mon investigation ? » demanda Yozak.
Wolfram prit la parole, « Elles se sont impliquées dans une conversation qui peut être interprétée comme une menace sur la vie de ma fille ! »
« QUOIIIII ? » Anissina bondit de sa chaise. « CO…COMMENT. » Anissina ne pouvait pas permettre que quelqu'un fasse du tord à sa petite protégée.
« Anissina, je t'expliquerai tout plus tard, » dit Celi. « Ne t'inquiète pas, Yuuri s'est occupé d'elles de façon admirable. » Cela sembla calmer quelques peu la jeune femme aux cheveux rouges. Anissina se rassit.
« Voulez-vous que j'enquête d'abord sur Angel avant de m'occuper de ces ladies ? » interrogea Yozak.
« Commence par les noms que t'as donné Günter, » répondit Gwendal. « Conrad s'occupera de l'affaire avec Angel. »
Murata reprit le journal en mains. Il était temps de faire dévier la conversation vers n'importe quoi d'autre que Yuuri avait écrit. « J'aimerai lire la page suivante. Au plus vite nous la lirons, au plus vite nous pourrons prendre le thé, » déclara-t-il sournoisement.
Tout le monde approuva. D'excellentes boissons les attendaient.
Murata s'éclaircit la gorge.
Murata est venu cet après-midi. Il n'y avait que lui pour rendre ma journée pire qu'elle ne l'était déjà. J'ai à peine dormi la nuit dernière après ce stupide bal. Gwendal m'a grogné dessus toute la matinée, puis il a du se rendre en urgence aux docks pour s'occuper d'une bande de pirates. Il m'a laissé avec une pile monstrueuse de documents à signer. Günter est ensuite entré en trombe dans mon bureau en me disant que j'avais une leçon sur l'histoire de Shinmakoku. Greta se morfondait à côté de moi alors j'ai du m'occuper d'elle. Celi m'a déclamé à quel point j'étais charmant avec toutes les femelles durant le bal. Conrad, quant à lui, me gratifiant de son habituel gentil sourire, me fixait tout le temps. Et Wolfram est parti avant que je ne sois capable de lui donner une explication quant à mon attitude d'hier soir. Uuuugh ! Et que décide de faire le Si Intelligent Sage ? Il décide de polluer mon esprit avec de stupides pensées.
« Oh Noooonnn ! Il…il…illlll… il ne l'a pas écrit dans son journal. Oh s'il vous plaît, il n'a pas… haaaa,haaaaaa,haaaaaa… » Murata commença à rire bruyamment. « Lord Weller, s'il vous plaît, attachez Yozak à sa chaise, haaahaaahaaa. »
« Votre Altesse, ne me dites pas que vous êtes celui qui avait mis cette idée dans sa tête ? » dit Günter alors qu'il commençait lui aussi à rire.
« Si ! » réussit à dire Murata.
« Qu'est-ce que pense cette mauviette ? » demanda Wolfram entre deux gloussements (Le rire est contagieux.)
« Ce serait mieux de lire ce que Shibuya pense, puis je vous expliquerai, » dit Murata, puis il ajouta, « Je vais essayer de continuer la lecture. Si je n'y arrive pas, Lord von Voltaire, pourrez-vous poursuivre à ma place ? »
Gwendal était perplexe. Il ne voyait pas ce qui était si drôle. Le gamin pensait de drôles de choses, mais rien qui n'explique la réaction du Sage. « Très bien. »
« Mesdames, messieurs, préparez-vous à un pur moment Shibuya ! » Murata poursuivit la lecture.
Roy Gibbons et Thomas Hendrick sont un mignon petit couple marié. Ils sont tous les deux des hommes et tous les deux des Mazokus pure souche. Ils vivent dans une grande ferme qui produit du lait et du fromage de brebis. (D'ailleurs, leur fromage est fabuleux.) En tout cas, je les regardais parler à Greta quand j'ai eu, ce que Wolf appelle un moment Yuuri. Fondamentalement, c'est quand ma naïveté se manifeste en personne. Je me suis juste demandé tout haut si les Mazoku mâles pure souche pouvaient porter des enfants. Mr 'Je Ne Vais Pas Te Lâcher Avec Cette Histoire' arrivait à cet instant dans mon bureau, au mauvais moment, ou dans son cas au bon moment. Ca dépend vraiment du point de vue.
« Oh nonnnnn ! » Wolfram commença à rire. En vérité, tout le monde, à l'exception de Gwendal, se mirent à rire. Gwendal secoua juste la tête d'incrédulité.
« Ca devient encore meilleur Lord von Bielefeld, » déclara Murata. Il poursuivit.
"Très bonne question Shibuya ! » Dit Murata en me surprenant dans mes pensées. La seule chose que je pouvais penser était, 'Magnifique, il m'a entendu penser.' « Voudrais-tu connaître la réponse à ta question ? » demanda-t-il.
« Non, pas vraiment, » ai-je assuré. Je me suis enfoncé sur ma chaise, sachant qu'il allait me donner une des ses question-réponse dont il a le secret.
« Vraiment Shibuya, tu devrais savoir la réponse à cette question. Ou bien Günter ne t'a pas donné de cours sur l'anatomie des Mazokus pure souche et des demi-Mazoku ? »
« Eh ? »
« Il semblerait qu'il ne l'ait pas fait. »
« Il y a une différence ? »
« Et bien, les Mazoku pure souche et les humains ont une anatomie très similaire : aucun des deux ne peut porter d'enfants. Par contre les demi-Mazoku…hé bien, leur anatomie est légèrement différente à cause de deux gènes spéciaux qui se sont mélangés. Tu me suis ? »
« Quoiiiiiiiiiiii ! ! ! »
La pièce fut remplie de rire. Gwendal comprenait à présent pourquoi le Sage n'allait peut-être pas pouvoir poursuivre la lecture.
Au Temple de Shinou, un oracle de 800 ans se couvrait la bouche pour s'empêcher de pouffer de rire. « Si c'est diabolique, » commença-t-elle. Ce à quoi Shinou répondit, « Mais SI BON ! »
« Je suis moi-même impatient d'avoir des enfants un jour. » Il sourit rêveusement à cette phrase. Puis, il planta son regard dans le mien. « Je me demande si… »
« Je dois dire que son expression était impayable. La lueur d'horreur dans ses yeux était impressionnante, » ajouta fièrement Murata entre deux gloussements.
« Tu te demandes si quoi ? »
« Et bien…peut-être…que ça expliquerait… »
« Expliquerait quoi ? »
« L'attraction que ressent Lord von Bielefeld à ton égard. » Murata haussa les épaules et quitta le bureau.
« Ne me dites pas que cette Mmmm…Mauviette pense que je peux…qu'il peut…oh nonnnnn, haaaaaahaaaaa, » tenta de dire Wolfram. Des larmes de rire commençaient à se former au coin de ses yeux.
Ca ne peut pas être vrai. Mais si c'était vrai ? NON, NON, NON ! ! ! ! Il a du me taquiner, comme d'habitude. Ca doit être une des farces de Shinou.
« Il blâme Shinou maintenant, haaahaaaa, » dit Murata alors qu'il essayait de reprendre son souffle.
« Ne me rejette pas la faute quand ce n'est pas une de mes farces, » dit un Shinou indigné, puis il ajouta, « J'aurais aimé avoir une idée aussi brillante ! »
Mais si c'était vrai ? Pourrais-je ? Je me demande si le patrimpoine génétique est partagé ? Pourquoi personne ne m'en a parlé ? Pourquoi Günter ne me l'a-t-il pas dit ?
« C'est vrai Günter, pourquoi ne lui…ne lui as-tu ri…ri…rien dit, » demanda Gwendal entre deux rires.
« Je suppose qu'il ne m'écoutait pas, » répondit Günter entre deux gloussements.
« Shibuya peut nous le dire ! » dit Murata et il lut la ligne suivante.
Ou peut-être qu'il me l'a dit mais que je n'écoutais pas.
« Vous voyez, qu'est-ce que je vous avais diittttttttt, haaahaaa, » dit Günter, des larmes de rire roulant sur ses joues.
Murata ferma les yeux, les ouvrit à nouveau et lut la phrase suivante en imitant son meilleur ami.
OH MON DIEU JE PEUX TOMBER ENCEINT !
CA EN ETE TROP ! Dans le sens inverse des aiguilles d'une montre à partir de Murata, les réactions étaient les suivantes.
Günter : Se couvrant le visage et appuyé sur le dossier de sa chaise. Il avait sa tête en arrière et ses cheveux lavandes cascadaient sur le dos de la chaise. Il laissa échapper hurlement suivi de plusieurs petits 'Ha, ha'. Son visage devint rouge. « Je…je…l'ai déjà entendu…diiiiiree…d'étrangeeeeees…choses…auparavant…mais…celle…là…c'est…hhhhhhahhahhaaaa…la meilleureeeeeeeeeee ! » Il se pencha en arrière et croisa les bras sur son abdomen. Ca faisait mal.
Céli : Des larmes de rire roulaient sur ses joues. Elle essaya de les essuyer, mais elles continuèrent d'affluer de ses yeux à moitié fermés. « Les idées…qui lui traversent l'esprit ! Haaahaaaa…J'ai des vertiges..ha..hhh…je n'arrive plus …à…à respirer. »
Anissina : Secouant la tête, « Nooonnn…haaaa…seuullll…luiii…peut penser…hahahhaaha…à une….choooosssee…pareillllllleee…ooooooh…j'ai mal aux…jouuuuuueeeeeesss ! » Elle claqua ses mains sur la table. L'invention endormie remua.
Yozak : BOOOOOOM ! La chaise et l'homme tombèrent au sol. Des rires énergiques purent être entendus venant du sol. Yozak essaya de dire quelque chose, mais la seule chose que l'on put comprendre fut, « Brrr… sstttt …hhhhh …lllll…hhhhaaaaa … cccrrr r riiiiii…moomoomoo…ssttstttsstttsttt…wwwwww… kkkkeekkkekee.. ! » Il roula sur le sol en se tenant le ventre. A cet instant, son visage devint bleu à cause du manque d'air. Une fois qu'il réussit à respirer, son visage s'enflamma et devint rouge. Puis, cela se répéta, bleu-rouge-bleu-rouge-bleu-rouge-bleu…
Conrad : Interloqué. Il s'appuya en avant, plaça son front sur la table, et couvrit sa tête avec ses bras. De rapides inspirations couplées à des rires furent entendus. C'était des rires démoniaques. La vengeance était un plat qui se mangeait froid ? Très bien ! Yuuri lui en avait servi un brûlant ! Il n'allait pas laisser de répit à Yuuri avec cette histoire.
Wolfram : Screeeeeech…il poussa sa chaise loin de la table et il tomba sur le sol dans un grand bang. « OWWW ! Ca…fait mal ! Haaahaahaaahaahaaaa…Seule cette MAUVVIEETTTE PEUT AVOIR…CE GENRE DE PENSEES ! » Au lieu de se rouler au sol comme Yozak, il se redressa et commença à donner des coups de pieds dans l'air. « Un autre grand…moo..moment dans la vie de cette mauviette ! » Il se tint aussi le ventre. Des larmes coulaient à flots sur ses joues.
Gwendal : Il était en état de choc ! Il n'arrivait pas à croire ce qu'il venait d'entendre. Il essaya de réprimer son rire mais à la place, ses épaules tressaillirent et sa tête bougea, laissant échapper des grognements. Comment le 27ème Maoh de Shinmakoku, le plus puissant des Maoh qu'il n'ait jamais existé, le Roi Shibuya Yuuri pouvait être aussi IDIOT ! « … » Il abandonna. Il se pencha sur la table et commença à la frapper du poing.
Murata : Il commença à se taper la tête avec le journal. Shinou devait être fier de lui. Il ne pensait pas que Shinou pouvait le surpasser après ça. Ca avait été un moment brillant. Shibuya était si crédule ! Il enleva ses lunettes et essuya ses larmes. Des gouttes tombèrent sur le journal. Ooops ! Il sortit son mouchoir et se moucha. Il recommença ensuite à rire.
Et au Temple :
Ulrike : Elle ressemblait à un vieux vinyle rayé. « Il pense que, il pense que, il pense que, il pense que, il pense que, il pense que, il pense que, il pense que, il pense que, il pense que, il pense que, il pense que… »
Shinou : Dans un grand fou rire, Shinou tomba de 'The Mirror at the Bottom of the Sea', et fit un bruit sourd quand il atterrit sur le sol du Temple. Comme Wolfram, il brassa de l'air avec ses jambes.
Après quelques minutes, les rugissements de rire se calmèrent. Yozak bondit comme un ressort et recommença à rire. Un nouveau fou rire général débuta. Personne ne remarqua ou ne sentit que le sort de la barrière insonorisante faiblissait. Les rires en étaient la cause.
Dix minutes plus tard, tout le monde regagna une certaine contenance. Wolfram se releva et s'assit sur sa chaise. Contrairement au blond, Yozak décida qu'il était préférable de rester au sol. « Ne vous inquiétez pas pour moi, » dit-il, « je reste allongé juste au cas où. »
Murata prit une gorgée d'eau et continua. Personne dans la pièce n'était en condition pour lire.
Et bien, la seule façon de tomber enceint serait de ahem…c'est si embarrassant, même à l'écrit…ok j'y vais…serait de…de…c'est vraiment dur à écrire… 'passer par derrière'…je crois. Ca y est, je l'ai écrit. Je ne veux même pas penser à ça. Peut-être que ce n'est pas si mal.
« Il y pense tout compte fait ! Haahaaahahhahaa. » Wolfram commença une troisième session fou rire.
« Ca ne me… » il se couvrit la bouche rapidement. Il allait dire que ça ne le gênerait pas de faire cette faveur à Yuuri.
Gwendal et Conrad se tournèrent vers leur innocent petit frère. Allait-il dire ce qu'ils pensaient qu'il allait dire ? (j'adore cette phrase^^)
Murata réussit à poursuivre la lecture.
Mais si un baiser c'était suffisant ?
Une quatrième session fou rire démarra. Yozak se félicita d'être resté au sol.
Murata était sur le point d'abandonner. Il cria à travers ses rires, « Je vais… hahahaha… continuer la lecture pendant que vous riez. Si vous ratez quelque chose, faites-le moi savoir. »
Il faudrait que j'embrasse un garçon ! Ca ne me gêne pas d'embrasser les lèvres bien formées, appétissantes, sensuelles, sexy, passionnées, sans défaut, douces, roses, humides de………
« De qui ? » cria Yozak.
« Il ne le dit pas ! Il y a juste une ligne gribouillée ! » Murata voulait pleurer de déception. Shibuya avait du commencé à rêver éveillé quand il avait pensé aux lèvres de cette personne.
Personne dans la pièce ne remarqua que Wolfram rougissait, les yeux écarquillés. Il ouvrit grand la bouche, la referma, sa langue passa sur ses lèvres, et il mordit sa lèvre inférieure. Il ne put pas penser de façon cohérente pendant plusieurs secondes. Lui aussi voulait goûter les lèvres de Yuuri. Oh que oui ! Les lèvres de Yuuri, il voulait tellement les ravir.
Cependant, le petit homme (qui était tombé d'un coffre interdit précédemment), qui était assis sur un coffre interdit remarqua la réaction de Wolfram. « Ulrike, je pense qu'il sait ce qu'est un ange ! Je dirai même qu'il pense qu'il est Angel ! »
« Pourquoi dites-vous cela ? »
« Regarde…Il convoite ce que le Roi Yuuri a écrit sur les lèvres. De plus, au lieu d'être en colère quand 'Angel' est mentionné, il cache son visage et rit. Et enfin, son attitude a complètement changée envers Yuuri et Angel après la pause. »
« Vous avez peut-être raison votre Majesté ! »
Wolfram sortit de ses pensées quand Murata reprit la lecture.
Oh MON DIEU ! Je pourrais devenir gros ! Je ne pourrais pas jouer au base-ball pendant neuf mois. Ca dure neuf mois ? Je pense que ça se passe comme ça sur Terre. Mais, ici ? OH NONN…et si c'était plus long ?
« Tu aurais du lui dire treize mois Günter, » dit Gwendal.
« Il s'inquiète du fait qu'il ne pourra pas jouer au base-ball pendant neuf mois ! Il ne s'inquiète pas de l'enfant dont il devra s'occuper ! »
Wolfram n'eut que cette phrase à dire pour qu'une cinquième session fou rire ne commence. La barrière insonorisante devint encore plus faible.
Conrad réussit à dire, « Ca explique….hahaha…beaucoup de choses..hahahaaaa… »
« Ca explique quoiahahahhaha ? » demanda Gwendal.
Conrad lui fit un geste de la main, « Tu verras hahahaha.. »
Imaginons que ça arrive…pas à moi bien sûr. Peut-être que ça pourrait arriver à Yozak ou Conrad ? Non, pas à Conrad, je n'arrive pas à l'imaginer ! Par contre Yozak, je peux définitivement l'imaginer ! ! ! Je parie que ça ne le gênera pas de porter des robes de maternité.
« Capitaine, uniquement si vous me faites un tel honneur, » Cria Yozak depuis le sol. Il réussit, on ne sait comment, à se redresser. Il gonfla son ventre et le caressa. « Je pense que j'aurais l'air adorable enceint ! » Il se dandina dans la pièce avec les mains pressées sur le bas de son dos. Il ressemblait à une femme au neuvième mois de grossesse et qui attendait des triplets.
« D'ailleurs, » commença Conrad en pointant du doigt Yozak, « Yuuri faisait çaaaaaaaa ! »
Une sixième session fou rire débuta.
Murata ne pouvait plus lire. Il était à bout de souffle, ses côtes étaient douloureuses, et le journal était trempé de larmes. Il scruta la pièce. La seule personne qui semblait se contrôler à peu près était Günter. Il se tourna vers lui et lui donna un coup de coude. Günter se tourna vers le Sage et celui-ci réussit à dire dans un souffle, « Je n'en suis plus capable. » Murata lui donna le journal.
Les yeux de Günter ruisselaient de larmes, mais il semblait arriver à contrôler ses rires. Il prit le journal des mains de Murata. Il s'éclaircit la gorge.
Attendez une minute, alors Shori pourrait aussi…
Wolfram cria, « Je suis impatient de le dire à Shori ! »
Etre à Shinmakoku est nécessaire ? Je sais…je suis persuadé que sur Terre…c'est impossible. Mais ici, à Shinmakoku, tout est possible.
MURATA A DÛ PLAISANTER !
Je sais, je vais vérifier à la bibliothèque. Je ne peux pas demander à Günter. Si c'est vrai, il pourrait penser que je pense sérieusement à avoir un enfant. Puis, il aurait un énorme saignement de nez.
« Je proteste ! Je n'ai jamais pensé à sa Majesté de cette façon, » s'écria Günter.
« Oh que si ! Tu l'as fait ! » s'exclama Wolfram. Il se leva de sa chaise et dit, « Votre Majestééééééééé, » en faisant une belle imitation de la danse d'ondulations de Günter. « Puis, tu le serres dans tes bras jusqu'à ce qu'il devienne bleu. Qu'est-ce que tu crois qu'il en pense ? »
Günter rougit. Il allait devoir montrer moins d'affection pour sa Majesté. Il ne voulait pas donner à sa Majesté une mauvaise impression.
Il prit une gorgée d'eau et reprit la lecture.
J'ai vérifié à la bibliothèque après le thé de l'après-midi, et je n'ai rien trouvé, nada, nothing, zilch, zero. La seule chose que j'ai pu trouvé, ce sont des livres sur l'anatomie des Mazokus pure souche ou sur l'anatomie des humains.
Günter s'arrêta de lire. « J'étais à la bibliothèque à la recherche des coutumes de Minchestian quand sa Majesté est entré. J'étais surpris de le voir là. C'est étrange pour lui d'être à la bibliothèque. Je me suis caché et me suis demandé ce qu'il cherchait. Je l'ai vu prendre quelques livres. Après un certain moment, il est partit avec un air exaspéré collé sur le visage. Je suis allé voir ce qu'il recherchait. J'ai été étonné quand j'ai regardé les livres qu'il lisait. Ils portaient sur l'anatomie des mâles. » informa Günter. « Ca explique aussi les questions qu'il m'a posé par la suite. »
« Dit-nous, » demanda Céli.
« J'attendrais le bon moment. » dit-il en souriant..
Il poursuivit la lecture.
J'ai lu les livres en question et il n'y a fondamentalement aucune différence. Je n'ai rien trouvé sur les mi-humains et mi-mazoku. Peut-être que je pourrais demander à Gisela quand elle rentrera. Ou, je pourrais demander à Wolfram. Si je lui demande et que les dires de Murata sont des mensonges, il ne me laissera jamais tranquille avec cette histoire.
« DUUUHHHHH ! Cette mauviette pense réellement que je vais le laisser tranquille avec ça ? C'est troppppp fortttttt. Il faudra des dizaines, non des centaines d'années, avant que je ne le laisse tranquille avec cette histoire, » dit Wolfram.
Murata se tourna vers Wolfram en pensant qu'il ne serait pas le seul à taquiner Shibuya avec cette histoire. En fait, tout le monde dans la pièce pensait la même chose. On allait taquiné Yuuri jusqu'à la fin de sa vie.
Je sais, je vais en parler à Conrad pendant l'entraînement de base-ball. Maintenant, il faut que je réfléchisse à la façon de poser la question.
« Attendez ! » cria Conrad et il bondit de sa chaise. Les occupants de la pièce se tournèrent vers lui, interrogateurs. Il poursuivit, « Je dois vous dire ce que j'ai vu. » Il s'arrêta pour reprendre son souffle. « J'étais en train de marcher dans les jardins vers notre terrain d'entraînement habituel. Quand j'ai atteint le grand arbre avec les arbustes roses, j'ai vu Yuuri marcher vers la terrasse. Il avait son gant de base-ball avec lui. Il s'est arrêté devant une des fenêtres et a regardé son reflet. J'allais l'appeler quand je l'ai vu se pencher en arrière, placer ses bras au bas de ses hanches et admirer son reflet.
Tout le monde dit « NOOONNNNN ! »
Une huitième session fou rire démarra.
« Ce n'est pas le pire, » annonça Conrad. « Je me suis demandé ce qu'il faisait alors je me suis caché derrière l'arbre. Heeeheee. » Conrad prit une autre profonde inspiration. Il sourit et des larmes commencèrent à rouler sur ses joues. « Il…il…il a prit son gant de base-ball et il l'a fourré sous …sa chemise ! Hahahahaha ! »
« NOOOOOnnnnnnn ! » cria Wolfram.
« Et après, il s'est mis à marcher comme les femmes enceintes ! »
Une neuvième session fou rire débuta. L'invention endormie s'agita.
Yozak : « Oh mon Dieu, Sa Majesté est enceint ! »
Murata : « Qui est le père ? »
Céli : « C'est toi, Wolfram mon chéri ? »
Wolfram : « Je voudrais bien ! » Puis, il couvrit rapidement sa bouche avec ses mains.
Gwendal & Conrad : « WOLFRAM ! »
A l'extérieur de la pièce, deux domestiques du nom de Doria et Sangria s'approchaient des portes de la Table Ronde. Elles portaient des plateaux avec le thé de l'après-midi. A leur grande surprise, et chance, plusieurs mots parvinrent à passer à travers la barrière insonorisante. Les mots semblaient avoir été crié de très loin. Ce qu'elles entendirent fut : « Sa Majesté est enceint, » « Qui est le père ? » et « Wolfram ! ». Les deux domestiques s'entre-regardèrent avec surprise pour l'une et stupéfaction pour l'autre. Elles conclurent que : Le Roi est enceint et Lord von Bielefeld est le père.
Sangria chuchota, « Oh mon Dieu, je ne savais pas que les hommes pouvaient tomber enceints. »
Doria chuchota à son tour, « Ils ne peuvent pas. Mais rappelles-toi que sa Majesté est né dans un autre monde. »
« Donc, là-bas, les hommes peuvent avoir des enfants ! » ajouta Sangria.
« Trop mignonnnnnnnnn ! » gloussèrent les deux domestiques.
Dans la pièce, Günter s'éclaircit la gorge, « Je vais poursuivre ! »
Je n'ai pas obtenu les réponses que je voulais. Conrad a fait comme d'habitude. Il a esquivé mes questions à propos de l'anatomie des mi-Mazoku. Les seules choses que j'ai pu obtenir de lui ont été son habituel sourire (je suis persuadé qu'il est collé à son visage) et la réponse suivante : « Et bien, il y a quelques petites différences dans la taille et la position des organes chez les demi-mazoku. J'espère que ça satisfait votre curiosité. Pourquoi n'allez-vous pas demander à Gisela ? »
« Vous auriez du voir la façon dont il l'a demandé, » dit Conrad.
Wolfram dit, « Laisse-moi deviner, il a mis sa main derrière sa tête et a dit…et bien…ummm…ehhhhh….etcetc. J'ai raison ? »
« Tout à fait Wolfram, » confirma Conrad.
« C'est dans ses moments-là que nous aurions bien besoin d'un traducteur de langage Yuuri, » ajouta Gwendal.
« Ce serait IMPOSSIBLE à inventer, » assura Anissina.
Gwendal remercia Shinou de la réponse d'Anissina.
Günter secoua la tête. Il continua à lire.
En revenant à mon bureau, j'ai pu remarquer que Gwendal y avait ajouté encore plus de documents et de pétitions. Je lui ai demandé pourquoi il ne me les avait pas donné ce matin. Il m'a fixé sans ciller comme d'habitude. En réalité, c'était plus effrayant que d'habitude. Je crois qu'il est encore en colère après moi. « Si sa Majesté s'en rappelle, je devais chevaucher ce matin jusqu'aux docks pour m'occuper de certaines affaires là-bas. » J'avais oublié cette histoire. Puis, mes pensées se sont dirigées vers les docks et les chevaux, et je me suis rappelé de quelque chose sur les hippocampes. Gwendal quitta la pièce quand Günter entra avec encore plus de documents.
« Ah, c'est à cause de ça qu'il a pensé aux hippocampes, » dit Günter. « Je vais continuer. »
« Des hippocampes ? » s'étonna Murata. Puis, il ajouta, « Mais bien sûr ! »
« Günter ? »
« Oui, votre Majesté ? »
« Y a-t-il des animaux ou des créatures ici qui sont comme les hippocampes sur Terre ? »
« Hippocampes ? »
« Et bien, ce sont des poissons qui ont une tête de cheval. »
« Je vois. Il y a un poisson appelé Maneless (sans crinière) parce que sa tête ressemble à celle d'un cheval mais qu'il n'a pas de crinière. »
« Mmmm, je me demande si ils sont comme les hippocampes. Tu savais que chez les hippocampes, ce sont les mâles qui donnent naissance à leur progéniture ? »
« Vraiment ? »
« Y a-t-il quelqu'un…je veux dire…quelque chose de semblable ici ? »
« Pas que je sache. »
« Pas même chez des croisements entre espèces ? »
« Je ne pense pas qu'il y ait de telles espèces, que ce soit dans les terres humaines ou mazoku. Maintenant, si vous voulez que je réponde à d'autres questions, il vous faudra attendre la leçon d'aujourd'hui . » Et, sur ces bonnes paroles, il m'a laissé une autre montagne de documents à signer. Mais, avant de partir, il m'a sourit et a dit, « Votre Majesté, vous ne me demanderiez pas si les mâles mi-mazoku peuvent donner naissance à un enfant, par hasard ? »
« NON, qu'est-ce qui te fait penser ça ? »
Günter stoppa la lecture et dit, « Voyons, qu'est-ce qui me fait penser ça ? De un, il lisait des livres sur l'anatomie des hommes. De deux, il a parlé d'une espèce de poisson chez laquelle les mâles portent les enfants. Et de trois, il a mentionné des croisement entre espèces. Sachant qu'on se trouve dans la tête de sa Majesté, on peut en conclure que, ce qu'il veut réellement savoir, c'est si les mâles à moitié Mazoku peuvent porter des enfants. »
« Désolé, c'était juste une idée. » Il a ouvert la porte et juste avant de la refermer, il m'a dit,
« Je devais quand même lui répondre. »
« La réponse est NON ! » et il a fermé la porte.
KEN MURATA, JE VAIS T'ETRANGLER ! ! ! ! ! ! !
« Regardez votre Altesse, c'est écrit en lettres majuscules. » Günter montra le journal à Murata.
« Je suis toujours là ! » annonça Murata. Il était heureux d'être en vie.
Gwendal prit la parole, « Günter, tu aurais du le laisser penser qu'il pouvait tomber enceint. »
« Je me devais de le sortir de son trouble. »
Gwendal pensait que, tant que Yuuri croyait qu'il pouvait tomber enceint, il n'allait pas convoiter ou toucher son précieux petit frère.
« Je vais voir si le service à thé arrive, » déclara Céli en s'avançant vers la porte.
A suivre.
Pffffffioooouuuu. Il était long à traduire ce chapitre. Alors vous avez aimé, détesté ?
Une petite review pour encourager la traductrice serait la bienvenue.
Par contre, je n'ai pas des connaissances très poussées en alccols alors si j'ai écrit des bêtises, faites-le moi savoir. Et honte à moi, je ne me rappelle plus comment s'appelle le coffre en français. Si quelqu'un pouvait me le dire, je pourrais corriger.
J'essayerai de poster la suite plus vite parce que là j'étais vraiment à la bourre.
A plus tard pour de nouvelles aventures !
