Titre : Le journal
Genre : Humour/romance
Rating : T
Disclaimer : Rien n'est à moi sinon Yuuri et Wolfram se papouilleraient passionnément et Shori s'en irait dans une contrée perdue et ne reviendrait pas.
Et oui, enfin un nouveau chapitre ! Je suis vraiment désolée de vous avoir fait attendre autant de temps, mais je suis surchargée de travail. Je trouve rarement le temps de traduire et je ne veux pas faire ça à la va-vite et bâcler la traduction. Ce serait gâcher l'histoire.
Je ne vous assomme pas avec plus de blabla inutile. Il ne me reste plus qu'une chose à dire : bonne lecture !
Chapitre 16 : Page 13
Quand Céli arriva au niveau de la porte, elle eut une impression bizarre. Avant de l'ouvrir, elle détailla la porte sentant que quelque chose clochait. Elle ne pouvait pas exactement dire ce que c'était mais quelque chose n'allait pas. 'Ca doit être mon imagination', pensa-t-elle, et elle ouvrit la porte. Deux domestiques au sourire vraiment large l'accueillirent. Elle les laissa entrer.
Doria et Sangria poussèrent le service à thé jusqu'au buffet. Elles placèrent les biscuits, scones et sandwiches. Elles furent toutes les deux très professionnelles dans leur travail. Cela voulait dire qu'elles ne jetèrent aucun coup d'œil furtif, ne posèrent pas de questions, ne fouinèrent pas, ne firent aucun commentaire, et ne se donnèrent pas de petits coups de coudes quand Lord Wolfram von Bielefeld les rejoignit au bar. La vérité est qu'elles voulaient vraiment fixer tout le monde, sourire largement, poser des questions, être de vraies fouineuses, faire de bruyants commentaires et se donner de petits coups de coudes quand Lord Wolfram von Bielefeld les rejoignit au bar. Après avoir achevés leur tâche, elle informèrent Céli qu'elles avaient fini, s'inclinèrent et quittèrent la pièce.
Une fois la porte fermée, Doria et Sangria se sourirent et se dirigèrent vers les cuisines. La marche devint une marche rapide. La marche rapide se transforma en petites foulées. Les petites foulées devinrent une course. Finalement, ce fut une vraie ruée vers les cuisines.
Quand elles arrivèrent au niveau des cuisines, elles ouvrirent brusquement la porte. BANG ! Elles surprirent Greta et Effe qui étaient en train de finir la garniture du gâteau. Lasana posa son regard sur les arrivantes depuis les fourneaux. Doria et Sangria, qui étaient essoufflées par le sprint, avaient de très larges sourires étincelants collés sur leurs visages. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Lasana.
Sangria s'apprêtait à dire quelque chose quand Doria lui donna un coup de coude et répondit « Nous avons juste vu un nouveau garde. Il est si beau ! Il fallait qu'on vienne vous le dire. » Sangria se tourna vers elle, la questionnant du regard, puis elle comprit. Greta était dans la cuisine.
« Il est vraiment beau ! Oh, regardez-vous Princesse Greta, » dit Sangria alors qu'elle se rapprochait de la jeune fille. « Vous êtes toute sale avec toute cette pâte et cette mousse au chocolat. Vous avez besoin de vous laver avant le dîner. »
« Le dîner n'est pas pour tout de suite, » répondit Greta.
« C'est vrai ,» répliqua Effe. Elle s'amusait bien avec Greta.
« C'est exact. Pourquoi ne pas aller vous débarbouiller quand vous aurez fini ? » dit Doria, espérant que ça ne durerait plus très longtemps.
« Ok, nous devons encore faire les décorations, » dit une Greta très heureuse. Effe hocha la tête en accord avec la jeune fille.
Doria et Sangria pensèrent toutes les deux en même temps 'Gaaaaaah ! Effe ! On veut te dire que le Roi est enceint mais il faudra attendre jusqu'à ce que Greta s'en aille.'
A la Table Ronde, les occupants s'étaient réunis autour du bar. Ils ignorèrent complètement le service à thé. Le barman Murata se tourna vers les autres. « Lady Céli, cela vous plairait-il d'essayer le Chambord ? »
« Comment son Altesse a-t-elle su que je voulais essayer le Chambord ? »
« La chance je suppose, » répondit Murata tout en pensant 'Le Chambord, rouge comme vos lèvres, la couleur de la passion.' Il lui servit un petit verre de Chambord. Elle le prit gracieusement et s'avança vers le buffet pour prendre quelques sandwitchs.
« Lady Anissina, que diriez-vous du Crointreau ? »
Anissina voulait vraiment essayer le whisky, mais elle pouvait attendre jusqu'au dîner. « Oui, merci. » Elle prit son verre et se dirigea vers le buffet.
« Lord von Voltaire, voudriez-vous un verre de Pernod Absinthe ? » Il était trop tôt pour le cognac et Gwendal semblait être le genre d'hommes à aimer les liqueurs sucrées. Gwendal loucha sur le cognac Louis XIII. Murata le remarqua et dit, « Ce n'est pas sucré, et j'avais pensé garder les cognacs et les whiskys pour après dîner.
Les yeux de Gwendal s'élargirent quand il entendit ce qui les attendait après dîner. « J'aimerais essayer le Pernod. » Murata remplit un verre et le tendit à Gwendal. Celui-ci se dirigea vers le buffet.
« Lord von Christ, je sais exactement ce que vous voudriez essayer, » affirma Murata avec un sourire sournois.
« Vraiment ? »
« Allez-vous manger quelque chose ? »
« J'allais me chercher quelques sandwitchs. »
« Très bien, dans ce cas, il vous faut le Sherry Palo Cortado. C'est fruité mais brut. »
« Vous devriez me laisser goûter aux autres un jour, » dit Günter.
« Pourquoi pas après dîner ? » demanda Murata.
Günter sourit au Grand Sage. « Ce serait un honneur d'essayer les différents Sherries venant de la Terre ! » Il prit son verre de Sherry et rejoignit les autres au buffet.
« Lord Weller, que pensez-vous du Benedictine ? »
Voyant que le Sage ne proposait pas de whisky, « Très bien, je vais essayer… » il fut interrompu par Yozak.
« Nous n'allons pas laisser le gamin tranquille aussi facilement, n'est-ce pas ? chuchota Yozak, voyant que Conrad, Wolfram, Murata et lui étaient les seuls à être restés au bar.
« Je ne laisserai pas cette mauviette oublier cette histoire ! » répondit Wolfram et il rit diaboliquement.
« Je projette de lui servir ma vengeance toute chaude, » ricana Conrad.
Les lunettes de Murata luirent. « Yozak, rappelle-moi de ne jamais faire de blague à Lord Weller et Lord Bielefeld. Je vois que les répercutions peuvent être dangereuses. Quoiqu'il en soit, Günter n'a pas dit à Shibuya que seul le Maoh avait cette ABILITE SPECIALE ! » Il tendit le verre de Benedictine à Conrad.
« C'est machiavélique et si bon en même temps, » commenta Yozak. Conrad et Wolfram essayaient de ne pas rire trop fort.
Le visage de Murata devint sérieux. Il ouvrit la bouteille de tequila, en versa dans un verre et le tendit à Yozak. « Je pense que la tequila te convient Yozak ! Tu pourras avoir de la vodka après dîner. »
« Je ne veux pas savoir comme tu as su que je voulais de la tequila ou de la vodka. » Yozak se retourna et s'éloigna avec Conrad vers le buffet.
Il était temps pour Murata de s'amuser un peu plus. Il se mit à côté de Wolfram. « Et bien, maintenant que vous et moi sommes seuls, Lord von Bielefeld, lequel voudriez-vous essayer ? » murmura-t-il à l'oreille de Wolfram, alors que le blond faisait de l'œil à la liqueur Godiva White Chocolate.
Wolfram sentit le souffle chaud de Murata près de son oreille. Merde, pourquoi Yuuri ne pouvait-il pas faire des choses comme ça ? En fait, Yuuri avait bien fait quelque chose s'en approchant. Maintenant qu'il y pensait, Yuuri l'avait même fait plus d'une fois. Pourquoi n'avait-il pas réalisé ce que Yuuri faisait ? Il se rappela qu'il s'était écarté d'un bond et avait dit à cette mauviette d'arrêter. Yuuri faisait ce genre de choses depuis les quelques derniers mois. Pourquoi n'avait-il rien vu ? Quel genre de personne aveugle était-il ? Wolfram secoua la tête. Mince ! Stupide, stupide Wolfram ! Il entendit son nom de nouveau murmuré à son oreille. Wolfram grogna.
Murata remarqua qu'il avait obtenu une réaction exquise venant de Wolfram quand il lui avait chuchoté des choses à l'oreille. Il sourit. Ca allait être plus amusant que ce qu'il ne le pensait. Shibuya allait peut-être perdre son précieux fiancé au profil de son meilleur ami, bien que Murata préférait les femelles, durant cette réincarnation tout au moins. Il pouvait faire une exception pour Wolfram von Bielefeld. Lord von Bielefeld était juste une création du paradis. Ce que Murata n'avait pas réalisé, c'était que Wolfram avait grogné parce qu'il l'avait coupé dans ses pensées.
« Oui ? » demanda Wolfram. Il se tourna et fit face à Murata. Il se recula quand il réalisa que Murata était à quelques millimètres de son visage.
« Je vous ai demandé ce que vous vouliez boire. » Wolfram était sur le point de répondre quand Murata l'interrompit en plaçant ses doigts sur les lèvres de Wolfram. « Laissez-moi deviner, la liqueur Godiva White Chocolate. » Wolfram devint rouge. Comment le Grand Sage Pervers osait placer ses doigts sur ses lèvres ? Murata sourit quand il vit des flammes danser dans les magnifiques yeux émeraudes de Wolfram.
Le blond attrapa la main de Murata et l'éloigna. Il répondit sèchement, « Vous devinez mal ! Je vais prendre de la tequila ! »
Bizarrement, Murata sourit et versa un verre de tequila. Alors qu'il le tendait à Wolfram, il l'avertit, « Soyez prudent, c'est assez fort. »
Wolfram haussa les épaules, souleva son élégant sourcil gauche, sourit d'un air satisfait, prit le verre, et le but en une gorgée. Puis, il sourit à Murata et dit, « Un autre, s'il vous plaît ! » Murata était impressionné, mais il ne le montra pas. Il versa un autre verre et le donna à Wolfram. Le blond prit son verre et s'éloigna, laissant Murata seul. Que croyait donc ce Sage Pervers ? Que lui, Wolfram von Bielefeld ne pouvait pas boire des liqueurs fortes ? Il maniait le feu avec la bénédiction de Shinou. Plus tard, il pourrait brûler tout l'alcool dans son corps si cela s'avérait nécessaire. (Bien sûr, cela se produirait si il était suffisamment sobre et qu'il s'en rappelait.)
Murata se servit un verre de tequila. Il prit une gorgée. Il toussa. Mince, c'était fort. Il admira davantage le gamin. Il rejoignit les autres au buffet.
Au Temple, Shinou avait observé Murata servir les boissons. « On dirait que mon Sage garde le meilleur pour la fin, » dit-il.
Ulrike commenta, « Si ils commencent à boire à cette heure-ci de la journée et qu'ils continent au même rythme, je ne veux pas voir ce qui arrivera au journal. »
Ce à quoi Shinou répondit, « Je ne peux pas attendre pour voir les conséquences de ce jour glorieux ! »
De retour au Château du Serment du Sang, après que tout le monde se soit servi en nourriture et soit retourné à sa place, Murata prit la parole, « Devrais-je continuer la lecture ? Ou, quelqu'un a-t-il un commentaire à faire sur ce qui a été lu avant ? »
« Juste une chose, » déclara Gwendal, « Günter, tu n'aurais pas du lui dire la vérité ! »
« Je suis un serviteur de ma précieuse Majesté, loyal et digne de confiance. Je ne pouvais pas le laisser dans l'erreur en toute connaissance de cause. »
« Je comprends, mais tu n'aurais pas pu attendre quelques jours ? » Gwendal eut un sourire mauvais. Plusieurs personnes se mirent à rire. Cela aurait été amusant de voir le Roi tracassé.
« Oh, j'y ai pensé, mais je me suis dit qu'il serait trop distrait lors de ses leçons et pour faire sa paperasse. »
« Ahem, » Murata s'éclaircit la gorge. Ses lunettes luirent. « Ne vous inquiétez pas, il y aura d'autres moments Shibuya dans un futur proche, » dit-il avec un sourire sournois plaqué sur son visage. Tout le monde fut d'accord là-dessus. « Rien d'autre ? » Personne ne répondit. « Je vais continuer avec la page suivante. »
Il est 2 heures du matin et je ne peux pas dormir. Laissez-moi vous dire pourquoi.
Je repense à ce qui s'est passé au bal.
Il y a ces stupides piles de papiers sur mon bureau qui continuent de s'accumuler grâce à Gwendal.
Quand je ferme les yeux, je vois des yeux bleus qui me fixent.
Le gamin n'est pas là.
Mon lit est froid sans le dit-gamin.
'Vient-il juste de dire que son lit est froid sans mon mignon petit frère ?' pensèrent les deux grands frères à l'unisson.
« Qu'est-ce que je suis au juste ? Juste celui qui réchauffe son corps…je veux dire son lit ? » Dit Wolfram. Oups ! Ca n'a pas bien sonné vu comment ses deux frères le fixaient et vu la façon dont sa mère souriait. Murata, Anissina et Yozak regardaient Wolfram avec un air entendu.
Ce gamin blond et stupide n'est pas là à faire des gargouillis agaçants quand il ronfle.
« Je ne ronfle pas ! » protesta Wolfram. Des têtes se tournèrent vers lui et des sourcils se levèrent dans une attitude qui disait 'Mais bien sûr !'.
Personne ne crie « TRICHEUR ! » dans son sommeil ou ne marmonne « Mauviette ! »
Je n'ai pas reçu de coup de poing, de coup de pied, ou je n'ai pas été éjecté hors du lit.
Je pourrais continuer cette liste encore et encore…
« Lord von Bielefeld, votre fiancé est un masochiste ! » s'exclama Murata. Pendant ce temps, Celi pensait 'C'est cela ! Yuuri est amoureux de mon bébé ! De quelle autre preuve avons-nous besoin ? Attendez juste que je mette la main sur ce démon qu'est Angel !'
Il faut que je trouve un moyen de me venger de Murata.
« Vous feriez mieux d'être prudents votre Altesse, » gloussa Yozak.
Murata répondit, « Vraiment, j'aimerai voir comment il va s'y prendre ! »
Merde ! Pas besoin d'ennemis quand on a Shinou et Murata comme amis.
Ulrike sourit largement et dit, « Finalement, c'est à votre tour de savoir ce que sa Majesté pense de vous deux ! »
« Oh…j'ai si peur, » répliqua un Shnou railleur.
Je ressens de la pitié pour cette douce Ulrike. La pauvre fille/femme doit les supporter tous les jours. C'est une sainte.
« Je suis une sainte ! » dit Ulrike, les yeux brillants comme des ampoules.
« HA ! » fit le petit homme sur un coffre interdit.
Ulrike : L'Oracle.
J'ai réellement rencontré Ulrike à mon troisième ou quatrième voyage vers Shinmakoku. Elle avait demandé à Shinou de me ramener ici pour pouvoir me rencontrer. C'était si gentil de sa part. Elle voulait vraiment me rencontrer et me connaître.
« Il dit que je suis gentille. »
Le petit homme répliqua, « Il n'a pas à rester avec toi tous les jours ! » Des yeux bleus le transpercèrent comme des dagues et des épées.
Ma première impression fut qu'elle était une petite fille mignonne et douce, qui avait besoin d'une coupe de cheveux. Puis, on m'a dit qu'elle avait 800 ans. Ca faisait un paquet de célébrations d'anniversaire. Je me demande si elle reçoit des cadeaux chaque année. Si c'est le cas, où est-ce qu'elle les entrepose tous ?
« Nous allons peut-être avoir un autre moment Yuuri ici, » dit Wolfram et il se mit à rire. Il ne pouvait pas comprendre certaine des chose qui passaient dans la tête de son fiancé.
Au Temple :
« La dernière fois que j'ai reçu un cadeau d'anniversaire, c'était quand j'avais eu 557 ans, » dit tristement Ulrike.
« Aaah, pauvre chose ! Ca va faire 4000 ans en ce qui me concerne ! » s'indigna Shinou. « Je toucherai un mot avec Yuuri pour faire de mon anniversaire une journée de congé national. »
Ulrike secoua juste la tête.
Elle est considérée comme une femme ou est-ce encore une enfant ? Ce genre de chose vous fait réfléchir. Ummm.
« Et bien, je pense que c'est une bonne question, » dit Yozak. « Devrions-nous la considérer comme une enfant ou une adulte ? » Personne ne répondit parce que personne ne connaissait la réponse.
J'aurai vraiment aimé lui demander, mais je crois que ça serait vraiment inapproprié. Peut-être devrais-je demander à Murata ? Suis-je fou ? Il me sortirait une de ses réponses sibyllines. Et oublions l'idée de demander à Shinou, il irait répéter ma question à Ulrike. Je peux l'entendre comme si j'y étais, « Et bien, et bien, Ulrike, le Roi Yuuri voudrait savoir si il devrait te considérer comme un enfant ou une femme. Peut-être pourrais-tu lui demander pourquoi. Cela se pourrait-il que qu'il veuille avoir un rendez-vous avec toi ? » Puis, il me ferait un sourire narquois. Il peut être une telle nuisance. Pendant ce temps, son baby-sitter, c'est comme ça que Murata aime s'appeler, serait en train de rire sur le sol, après m'avoir embarrassé. Quel baby-sitter !
Au moment où Murata lisait ce passage, Shinou dit, « Et bien, et bien, Ulrike, le Roi Yuuri voudrait savoir si il devrait te considérer comme un enfant ou une femme. Peut-être pourrais-tu lui demander pourquoi. Cela se pourrait-il qu'il veuille avoir un rendez-vous avec toi? » Puis, il fit un sourire narquois.
Ulrike entendit le passage en stéréo. Le Maoh actuel connaissait bien le Roi Originel.
C'est une personne sage et attentionnée. Je ne comprends pas comment elle a pu vivre 800 ans dans le Temple sans sortir. Mais encore une fois, devoir supporter Shinou tous les jours est suffisamment éreintant pour effacer toute idée d'aller dehors.
« Shibuya a raison sur ce point, » déclara Murata à tout le monde, mais surtout à la mouche qui était posée en face de lui.
Au Temple, Ulrike hocha la tête, complètement d'accord.
« Je ne suis pas d'accord avec ça ! » s'exclama Shinou.
Et bien, j'ai peut-être tord. Elle a divisé sa personnalité une fois quand son moi enfant et adulte se sont séparés. Ca a du être dur pour elle de ne pas avoir vraiment eu d'enfance. Encore une fois, son moi enfant était une menace.
« Je ne suis pas d'accord avec ça ! » s'exclama Ulrike.
« Allons, allons Ulrike, le Roi Yuuri a raison. Ton moi enfant a causé quelques problèmes au village si je me rappelle bien. »
Ulrike rougit.
Il y a une chose que je ne comprends pas. Comment fait-elle pour marcher avec ses cheveux ? Ses longues mèches ressemblent plus à des tentacules de pieuvre. Parfois, je jurerais avoir pu les voir bouger d'eux-même comme des tentacules cherchant une proie.
Au Temple, quelqu'un cria, « Quoiiiii ? Mes cheveux vont parfaitement bien ! »
Je parie qu'elle souhaite pouvoir les utiliser pour étrangler Shinou et Murata en même temps. Ils le méritent.
« Ce n'est pas une mauvaise idée, » dit Ulrike fixant une de ses mèches qu'elle tenait dans sa main. Shinou déglutit.
Et aussi, n'y a-t-il personne qui marche sur ses cheveux ? Elle n'a jamais trébuché dessus ? Elle doit ramasser beaucoup de poussière sur le sol. Combien de temps ça prend de les laver ? Combien de temps ça prend pour les brosser ? Ce genre de choses vous fait réfléchir. Hummmm !
« On dirait qu'il est obsédé par tes cheveux Ulrike, et combien de temps ça prend pour les brosser ? » demanda Shinou.
« Je l'informerai que personne n'a jamais marché sur mes mèches, et qu'ils ne récoltent pas la poussière quand je marche. Qu'est-ce qu'il croit, que c'est une porcherie ? Et aussi, ça ne regarde personne le temps que je mets à brosser mes cheveux ! » Ulrike n'était pas un Oracle heureux à cet instant.
Revenu à la Table Ronde, Yozak prit la parole. « Je suis content qu'Ulrike ne soit pas là pour entendre tout cela. »
Ce à quoi Murata répondit, « Et tu crois qu'elle ne le découvrira pas ? »
Plusieurs gloussements se firent entendre autour de la table.
Le Roi Shinou, Le Roi Originel : A.K.A Roi et Maître des farces royales !
Ce que je peux dire sur Shinou.
C'est un farceur
Il ne peut pas s'empêcher de se mêler de ma vie privée
Il ne peut pas laisser Wolfram tranquille
« Yuuri a raison ! Pourquoi ne peut-il pas nous laisser tranquilles ! Nous sommes ses jouets ou quoi ? » dit Wolfram.
Au Temple, « Bien sûr qu'ils le sont. Je dois avoir de quoi me distraire ! »
Il ne cause rien d'autre que des problèmes quand il s'ennuie
Il est là quand vous avez besoin de lui, mais à la toute dernière minute
Ne lui dites rien que vous regretteriez plus tard
Il adore énerver Murata (c'est son bon côté)
Shinou agita une main nonchalamment, « Que puis-je dire, il a raison ! Il a oublié de mentionner que je peux être sournois. »
Ca vient de me donner une brillante idée. Héhéhéhé…
Je me demande si Shinou est au courant de la cachette secrète de Murata. Je me demande s'il sait que Murata a ramené des bouteilles d'alcool venant de la Terre, et les a planqué dans un coffre au Temple. Je vais envoyé un petit message privé à Shinou sur cette cachette dans la matinée. J'espère que Shinou trouvera ça utile pour se…distraire.
Un Murata rouge bettrave, soufflant et haletant dit, « Alors c'était LUI ! » 'C'est donc la guerre Shibuya !' pensa Murata.
« Œil pour main, dent pour œil, » déclara Conrad.
Conrad ne pouvait-il pas en dire une correctement pensèrent-ils tous. Gwendal le corrigea, « Conrad, 'c'est œil pour œil, dent pour dent !'»
Ce n'est que JUSTICE ! Je suis peut-être naïf et crédule, mais je suis assez observateur quand le besoin s'en fait sentir. Muahahahahaha !
« Je pense que nous devrions porter un toast à Yuuri pour ces bonnes boissons ! » proposa un Wolfram vraiment joyeux, un sourire sournois aux lèvres.
Gwendal fut le premier à se lever. Il fut suivi par Wolfram, Conrad, Celi, Yozak, Anissina et Günter. Murata resta assis. « A sa Majesté le Roi Yuuri ! » proclama Wolfram. « Santé ! » dirent les autres. Ils finirent tous leur verre en une gorgée. Murata fulminait.
« Je vais poursuivre ! » dit un Murata pas heureux mais bouillonnant.
« Votre Altesse, nous avons besoin de refaire le plein ! » dit Wolfram.
Sèchement, Murata répondit, « Quand nous aurons fini cette page ! » Il poursuivit la lecture.
Ne donne jamais de réponses directes (Murata a du déteindre sur lui)
Le plus important : il continue de se soucier du royaume qu'il a créé, et fera tout pour le protéger
Il sait presque tout ce qui va se passer, comme 'Big Brother'
« C'est quoi 'Big Brother' ? » se demanda Shinou. Pendant que Murata pensait, 'S'il te plaît, ne donne pas d'autres idées à Shinou, Shibuya ! »
Plusieurs choses que Shinou fait par amusement :
Prendre possession de Wolfram
Avoir des armes construites pour ressembler au Grand Sage
Etre fouineur
Faire des farces
Nous envoyer dans des contrées sauvages à la recherche de quelques reliques perdues qui, à la fin, s'avèrent être des camelotes
Je peux continuer la liste encore et encore…
Au Temple, un petit homme hocha la tête en signe d'accord. « Je ne pense pas être un fouineur, bien que je sois d'accord avec Yuuri sur mon évaluation. »
« Pas fouineur ? Comment appelez-vous ça ? » demanda Ulrike en pointant le globe du doigt.
« Un rassemblement d'informations ! »
A la Table Ronde, Wolfram dit, « Vous voyez, même Yuuri dit que Shinou aime me posséder. Je le savais ! Et, en ce qui concerne notre dernière escapade ? Nous sommes allés chercher la 'Coupe des illusions' ! Et vous, » dit-il en pointant Murata, « Vous ne nous avez même pas dit que cette stupide coupe était une vieille tasse à thé appartenant à Shinou quand il était enfant ! »
Murata dit nonchalamment, « Je pensais qu'il parlait d'autre chose. Quoiqu'il en soit, ça vous a permis, à Yuuri et à vous, de quitter le château quelques semaines. »
« Ce n'est pas la question, » interrompit Gwendal. « Le Roi a du travail à faire ici, au Château, au lieu de se lancer dans une quête inutile. »
Au Temple : « Ma tasse de thé me manque ! »
« Je vais continuer, » dit Murata.
Ken Murata, le Sage…
« Arrêtez tout de suite ! » Wolfram interrompit Murata en plein milieu de sa phrase. « Finalement, nous allons entendre ce que Yuuri pense de vous ! Vous croyez vraiment que c'est juste qu'il lise son propre passage ? » Il se leva de sa chaise et s'avança vers Murata. Wolfram tendit la main et remua les doigts. « Donnez-le moi ! »
Murata protesta, « Lord von Christ peut lire ma partie. »
« Je ne pense pas ! Je suis le FIANCE de Yuuri, et j'ai tous les droits de la lire ! Plus que vous en tout cas ! »
Murata se tourna vers Günter qui regardait l'interaction entre Murata et Wolfram. Le blond semblait sur le point de frire quelqu'un. Pour une fois, Günter pensa que le gamin avait raison. Murata tendit le journal à Günter. Celui-ci le prit gracieusement, se leva de sa chaise, et le tendit gracieusement à Wolfram. « Je crois que Wolfram devrait lire votre partie, » dit Günter à un Murata figé. Il ne l'avait pas vu venir celle-là. Wolfram prit joyeusement le journal des mains de Günter et le remercia. Günter se rassit avec un sourire sournois sur le visage.
Wolfram s'éclaircit la gorge.
Ken Murata, Le Sage, Le Grand Sage :
Murata est la personne la plus intelligente que je connaisse. Il est aussi la personne la plus irritante que je connaisse. Pourquoi ? Il a l'habitude de savoir quelque chose, et de ne le dire qu'à la toute fin ! Un bon exemple est quand nous sommes retournés ici grâce à mon propre pouvoir. Au lieu de me dire que je pouvais probablement revenir par mes propres moyens, il m'a poussé dans l'étang. Puis, il m'a dit qu'il pensait que ça marcherait. ALORS DIS-LE MOI AVANT !
Il est aussi intelligent qu'il est pervers.
« Vous voyez, je ne suis pas le seul qui pense que c'est un pervers ! » ricana Wolfram.
« Wolfram, contentes-toi de lire ! » grogna Gwendal.
« Humpf ! »
Les lunettes de Murata luirent. Derrière les-dites lunettes, Murata regardait de façon méprisante Wolfram, comme si il pouvait le tuer d'un simple regard.
La preuve en est avec la façon dont il regarde les jeunes filles au Temple, et la façon dont il flirte avec Doria, Sangria, Lasana et Effe. Je dois dire que c'est amusant de le regarder flirter et de voir qu'il n'atteint pas la première base la plupart du temps !
« Ce n'est pas un terme de baseball ? » demanda Yozak en gloussant.
Tout le monde dans la pièce avait été taquiné, donc Lord Conrad Weller eut juste à dire, « Vous ne faites pas de home run, n'est-ce pas ? » Murata grimaça. Plusieurs gloussements se firent entendre dans la pièce.
Wolfram ajouta, « Non, il met la balle hors-jeu probablement à chaque fois. ». Murata tapa légèrement du pied à cette annonce.
« Ou si il atteint la première base, c'est parce qu'il a fait une faute, » fit remarquer Conrad. Murata croisa les bras. Son pied tapa plus fort.
« Je détesterais voir à quoi ressemble la balle en faute ! » dit Yozak avec un rire chaleureux. Tout le monde dans la pièce commença à rire, même Gwendal. Murata était maintenant rouge bettrave ! C'était ainsi. Très bien, si ils s'amusaient à ses dépends, il pourrait se joindre à eux. Murata se résigna à être taquiné.
Wolfram poursuivit.
Un bon exemple de son flirt inutile : la nuit où nous avons célébré mon 18ème anniversaire.
« Nous allons enfin entendre ce qui s'est passé à cette fête d'anniversaire, » dit Wolfram.
Il m'a traîné, moi et le reste de l'équipe de baseball, dans un bar local pour faire la fête. Nous avons commandé une tournée de bières. Il y avait de jolies filles là-bas.
« Vous auriez du les voir, » dit Murata au reste du groupe. « Elles étaient comme Shibuya les aimaient ! »
« Je vais poursuivre, » déclara un Wolfram de mauvaise humeur.
Après un moment, Murata partit leur parler avec Souske. Ils invitèrent les filles à notre table. Murata a commencé à se rapprocher d'une des filles. Je n'arrive pas me rappeler de son nom. En fait, je n'arrive pas à me rappeler d'aucun de leurs noms. Elles n'étaient pas mon type.
« C'est très intéressant votre Altesse. Il semblerait que vous vous soyez trompé. Elles n'étaient pas comme Yuuri les aimait, » ronronna Wolfram.
« Et bien, ce n'est pas ce qu'il m'avait semblé à ce moment-là, » dit Murata sournoisement.
« Humpf ! »
Murata commanda une autre tournée de bières. Je passai mon tour. J'avais encore plus de la moitié de la mienne. (Il avait déjà descendu la sienne.) Tout ça pour dire qu'après environ 20 minutes…SLAP ! Ouaip, la fille avait giflé Murata.
Yozak demanda, « Joue droite ou gauche ? »
« C'était la gauche, mais malheureusement nous étions sur Terre. »
« Ce qui signifie… ? » demanda Anissina.
« Sur Terre, on peut recevoir une gifle sur la figure si on insulte quelqu'un. Cela signifie que la personne qui a donné une gifle s'est senti insulté par nos actions ou nos mots. »
« Je comprends, donc quand sa Majesté a giflé Wolfram, c'était parce qu'il s'était senti insulté par Wolfram ? »
Murata prit cela à son avantage et dit, « Oui, Shibuya a giflé Wolfram parce que Wolfram l'avait offensé. Malheureusement, il ne connaissait pas les coutumes de ce monde. »
« Je vois, » dit Anissina et elle ne fit pas d'autre commentaire. Murata aurait souhaité qu'elle en fasse un. Il aurait voulu insister sur le fait que cet engagement était un accident.
Wolfram continua mécontent.
J'étais obligé de rire. Merci Shinou, nous n'étions pas à Shinmakoku. Il serait probablement fiancé à plusieurs filles à l'heure actuelle. Je ne pense pas que ça l'aurait gêné. Il aurait dit, « Ah, Shibuya, mon harem privé. » C'est un tel pervers !
« Ce n'est pas une mauvaise idée ! Quelle dommage que nous n'ayons pas été ici. »
« Les harems sont interdits à Shinmakoku, » grogna Gwendal.
Murata se tourna vers Gwendal et dit, « Ne dites pas cela à Shinou ! »
Wolfram rit et poursuivit.
Quand il s'ennuie, Wolfram ou moi sommes ses cibles habituelles. Le plus souvent, c'est moi ! La dernière fois était cet après-midi.
« C' était brillant, je dois bien le reconnaître, » ajouta Wolfram. « Cet homme mérite un tonnerre d'applaudissements. » Wolfram et le reste du groupe applaudirent Murata. Celui-ci s'inclina et dit, « Allons, allons, ce n'était rien ! »
Je suppose que c'est de ma faute, parce que je suis une…mauviette.
"Finalement, il admet que c'est une mauviette !" dit un Wolfram très heureux.
La fois où il m'a vraiment fait sortir de mes gonds, c'était quand il a fait des allusions aux domestiques comme quoi j'avais une petite amie sur Terre. Si ça n'avait pas été pour Wolf, Murata aurait perdu quelques dents. Il a beaucoup de chance que Wolfram m'ait calmé. Il a de la chance que ce soit Wolfram qui m'ait parlé et personne d'autre. Si quelqu'un d'autre avait essayé de me calmer, je doute qu'il aurait réussi.
« Je crois que je vous en dois une Lord von Bielefeld, » dit Murata alors qu'il se frottait les lèvres en pensant à des dents manquantes.
« Humpf, » fut la réponse de Wolfram.
Je vais vraiment devoir lui trouver des choses à faire. Si je ne le tiens pas occupé, il va continuer à me taquiner et à taper sur les nerfs de Wolfram. Si je ne le tiens pas occupé, je pourrais au moins mettre des avis autour du château.
« Oh, encore des panneaux d'avertissements, » dit Wolfram. « Günter, je crois que tu devrais prendre des notes sur ce qui va suivre. »
Il poursuivit.
Attention !
Sage ennuyé approche !
Ou
Attention !
Murata en liberté !
Celle-ci est pas mal.
Avancer avec prudence
Grand Sage cherchant des proies
Si vous le rencontrez
Courrez pour vos vies !
Je crois que je vais demander à Günter de faire plusieurs panneaux.
« Devrais-je les faire en orange ou en jaune fluorescent ? » demanda Günter.
« Anissina, pourrais-tu mettre des clochettes et des sifflets dessus ? » questionna Wolfram.
« Oui, je pourrais faire ça. En fait, je pourrais même les faire suivre son Altesse quand il se promène, » dit Anissina.
Gwendal gémit.
Murata, assit sur sa chaise, gardait tout pour lui. Finalement, il pensa pour lui-même, 'Shibuya, c'est une DECLARATION DE GUERRE!'
Wolfram poursuivit.
Je dois l'admettre, après tout ce que je viens d'écrire sur Murata, je le considère comme mon meilleur ami. Wolfram est aussi mon meilleur ami, mais d'une manière différente. Quand je suis vraiment confus à propos de quelque chose, il est celui qui va m'accompagner à travers mes pensées jusqu'à ce que je trouve la solution par moi-même. Si je vais voir Wolfram, il me dira, « Trouve la réponse toi-même mauviette ! » Ce n'est pas comme si je n'appréciais pas la façon dont a Wolfram de m'aider c'est juste que parfois, une approche différente est nécessaire.
La vérité est que j'ai besoin d'eux deux et que je leur fait confiance à tout les deux.
Murata et Wolfram se fixaient.
Murata se sentait apprécié par son ami. Personne n'avait jamais dit, à part Shinou, qu'on avait besoin de lui et qu'on lui faisait confiance. Après tout, Shibuya l'avait appelé son meilleur ami à la fin. Un gentil sourire se glissa sur son visage.
Wolfram, d'un autre côté, ne comprenait pas ce que Yuuri avait voulu dire par 'Wolfram est aussi mon meilleur ami, mais d'une manière différente.' Quelle sorte de manière voulait dire Yuuri ? Imaginons que cette mauviette vienne vers lui et lui balance une de ses pensées confuses, il dirait à Yuuri de chercher à comprendre par lui-même. Il n'avait pas le temps d'écouter les divagations de Yuuri. Et pourquoi avait-il dit qu'il avait besoin d'eux deux ? Lui, Wolfram, n'était-il pas suffisant ? Wolfram rumina ses pensées.
« C'est tout pour cette page, » dit Wolfram et il ajouta, « Une pause boisson, Murata ? »
« Oui, bien sûr, » dit un enthousiaste mais sournois Murata.
A suivre
Merci beaucoup pour votre patience ! J'espère que vous n'avez pas été déçu par ce chapitre que j'ai mis un temps fou à publier.
Je vais essayer de faire au plus vite pour le prochain chapitre, mais je ne vous promets rien. En ce moment, j'ai vraiment des difficultés à trouver le temps de traduire.
A bientôt (j'espère^^)
