Titre : Le journal
Genre : Humour/romance
Rating : T
Disclaimer : Rien n'est à moi sinon Yuuri et Wolfram se papouilleraient passionnément et Shori s'en irait dans une contrée perdue et ne reviendrait pas.
Réponses aux reviews :
Kaeru Nayashi : Merci pour tes encouragements. Voilà un nouveau chapitre, j'espère qu'il te plaira.
Sortilege : Je réponds tout de même à ta review ici, même si je sais toujours pas si j'ai le droit ou non. En tout cas merci pour ton commentaire. C'est vrai que Yuuri était un peu triste mais bon, ça ira mieux quand il va revoir son beau blond. Ce chapitre va être plus marrant, j'espère que tu l'aimeras.
Kochiko : Espèce de sadique^^. Les pauvres perso quand même, l'auteur leur en fait baver. En tout cas, merci pour ta review et bonne lecture.
Anais : Merci pour ta review, c'est encourageant ! Ne t'inquiète pas, je ne compte pas abandonner la traduction, même si parfois je mets beaucoup de temps à publier le chapitre suivant. Bonne lecture.
Nanashi Myo-chan : Je suis contente que cette fic te plaise au point de ne plus dormir pour pouvoir la finir^^. Voici un nouveau chapitre qui, j'espère, sera à la hauteur de tes attentes.
Gaa : Ouah merci pour cette review, elle m'a fait vraiment plaisir. Je souriais bêtement devant mon ordinateur en la lisant. Je ne peux pas te dire si l'histoire se finit bien ou non, pour la bonne raison que l'auteur n'a pas terminé l'histoire. Pour l'instant il y a 24 chapitres dans la fic originale, et l'auteur n'a pour l'instant pas donné de limite de chapitre à son histoire. Donc voilà, moi je traduis les chapitres au fur et à mesure, mais pas trop vite quand même pour pas rattraper l'auteur. Sur ce, bonne lecture, j'espère que ce chapitre te plaira.
Voilà, voilà. Je suppose que j'oublie pleins de lecteurs qui m'ont laissé des reviews alors je m'en excuse. Mais toutes vos commentaires me font sacrement plaisir et même si je vous ai pas répondu sur cette page, j'ai bien lu vos reviews et ça m'encourage à traduire plus vite. Donc merci à tous.
Note de la traductrice :
Dans ce chapitre, l'auteur s'est vraiment lâché. Il faut vous attendre à : du gros n'importe quoi, des crises de fou rire, un peu de tristesse aussi, et encore plus de rire.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 18 : Page 14
Le soleil de l'après-midi était en train de se coucher à l'Ouest. Les oiseaux qui avaient quitté leur nid à contrecœur le matin, sinon ils seraient affamés, retournaient se cacher dans leur nid. Un coq osa annoncer le début de cette fin de journée. Les mignons et adorables petits moutons, qui avaient été débarrassés de leur laine au matin, trottaient rapidement vers la sécurité de leurs abris. Au-dessus du château, une importante nuée d'oiseaux volaient en cercle. Ils s'exclamaient avec leur ton habituel, « Mauvais présage, mauvais présage…Mauvais présageeeeeee ! »
« Qui est partant pour un deuxième round ? » demanda sournoisement Murata.
Il eut rapidement la réponse quand tout le monde se leva de sa chaise sans un mot. Murata sourit intérieurement. Il murmura pour lui-même, « Venez, mes jolis ! » Il se frotta les mains. Ses lunettes luirent. 'Regardez-les,' pensa-t-il, 'Ils ressemblent à des moutons qui vont vers l'abattoir.'
« Lady Celi, que diriez-vous du Frangelico ? » proposa Murata.
« Mmm, si vous me le recommandez, » elle inclina la tête, «Très bien ! »
Anissina essaya le B&B.
Gwendal se servit quelque chose d'un peu plus fort – la Tequila.
Gunter goûta l'Hidalgo.
Murata servit aussi à Conrad la Tequila.
Yozak essaya la liqueur 43.
Finalement, seuls Wolfram et Murata restèrent au bar. Murata commença rapidement à réfléchir sur le début de sa guerre contre Shibuya. Lord Wolfram von Bielefeld serait le pion. D'abord, il ne voulait pas blesser Wolfram de quelque manière que ce soit. Ce ne serait pas juste pour le blond. Il allait utiliser Wolfram contre Shibuya. Comment allait-il s'y prendre pour se servir du Mazoku sans le blesser ? C'est simple, en devenant le nouveau meilleur ami de Wolfram, et dans la foulée, avec un peu de chance, en rendant Yuuri jaloux. Bien sûr, cela dépendait entièrement des sentiments de Shibuya à l'égard de von Bielefeld.
« Wolfram, » dit Murata. Il s'assura de ne pas l'appeler par son titre comme il le faisait d'habitude. « Je voudrais m'excuser à vous et à Shibuya, pour mes actions en ce qui concerne la loterie de l'amour, » dit Murata avec une voix sincère. « Je tenais aussi à vous remercier pour avoir sauvé mes dents. » Murata donna à Wolfram un sourire franc. Ce qu'il disait était la stricte vérité. Wolfram jeta à Murata un regard septique. « De rien.» répondit-il.
« Que voudriez-vous essayer ? » demanda Murata. « Je vais me servir un verre de Godiva Chocolate. »
« J'aimerais essayer ce que vous m'avez conseillé la dernière fois, » dit Wolfram.
Murata versa les boissons dans les verres. Il tendit l'alcool à Wolfram, et leva son propre verre. « A Shibuya et son journal ! » dit-il.
« Santé ! » dit Wolfram. Ils descendirent tous les deux leur verre en une gorgée. « C'est vraiment bon, » fit remarquer Wolfram en se léchant les lèvres. Murata sourit de la réaction du Mazoku. Il était temps de mettre son plan en action.
Murata commença, « Je vais vous en servir un autre et aussi un pour moi, » dit-il. Il versa à nouveau l'alcool dans deux verres. Murata, tout en tendant son verre à Wolfram, dit innocemment, « Je voulais vous dire que ce que j'avais dit avant le déjeuné était vrai. »
« Excusez-moi ? » dit Wolfram un peu perdu.
« Quand j'ai dit que ça ne me gênerait pas de vous tenir compagnie pendant que Shibuya est absent…en tant qu'ami bien sûr, » expliqua Murata. Son visage n' exprimait rien d'autre que (ahem) l'honnêteté.
« Um, bien sûr, » dit Wolfram, un peu confus.
« Comment avez-vous interprété ce que Shibuya a écrit sur nous, comme étant ses meilleurs amis mais de manière différente ? » demanda le Sage. Il savait déjà la réponse à cette question.
« Je me posais la même question sur comment vous l'interpréteriez. Je suppose que, comme nous avons des personnalités différentes, nous le traitons de manière différente. Vous, par exemple, vous le faites ruminer ses pensées dans sa petite tête. Alors que moi,, » Il tourna son regard vers le sol, sachant que ce qu'il s'apprêtait à dire était un peu rude, « Je le pousse à comprendre les choses par lui-même. Concrètement, je ne fais que l'appeler crétin ou mauviette. »
« Mais, ça semble marcher, » fit remarquer Murata.
« Vous avez juste plus de patience que moi, » répondit Wolfram.
Pendant ce temps, Conrad, l'éternel observateur, fixait la scène du coin de l'œil. Il se décida à aller voir de quoi parlaient son petit frère et le Sage. Mais avant de faire quoique ce soit, il vida son verre d'une traite, ayant ainsi une excuse pour les approcher. « Votre Altesse, cet alcool est très bon, » dit Conrad en montrant son verre vide au Sage. Murata et Wolfram se tournèrent en même temps vers Conrad. Celui-ci ne vit aucune animosité entre les deux hommes.
« Vous voulez un autre verre ? » demanda Murata.
« Oui, s'il vous plaît, » répondit Conrad.
« Je ferais mieux de manger quelque chose, » dit Wolfram, et il s'approcha du buffet. Son esprit devenait un peu brumeux avec les quelques verres de vin, les deux verres de Tequila, le verre de Godiva White Chocolate et le verre qu'il avait en main. Il se doutait qu'il allait éventuellement devoir brûler l'alcool dans son estomac.
Gwendal et Günter se tenaient debout près de la fenêtre. Gwendal regarda à travers la vitre et dit, « Les oiseaux sont passés cinq fois autour du château. »
« Toi aussi, tu l'as remarqué, » dit Günter.
« Oui. »
« Tu penses que c'est à cause du journal ? »
« Je n'en sais rien. J'espère juste que c'est le cas, » répondit Gwendal.
« On devrait éviter d'inquiéter les autres, » ajouta Günter. Gwendal hocha la tête et s'apprêtait à s'éloigner de la fenêtre quand Günter le retint. « Je suis inquiet à propos de cet Angel. »
Gwendal se tourna vers lui et dit, » Tu as peur qu'Angel ait une sorte d'influence sur Yuuri ? »
« Pas seulement. Je suis inquiet pour Wolfram. »
« Wolfram ? »
« Je sais, je sais…que la façon dont j'agis avec Yuuri est extrême. Mais je ne peux pas m'en empêcher. Il est si… » Günter serra ses mains ensemble, et s'apprêtait à pleurnicher comme quoi le Maoh était magnifique quand il réalisa ce qu'il était en train de faire. Il redevint sérieux, « Quoiqu'il en soit, après ce que nous avons entendu, je pense que…non…je crois que Yuuri ressent plus qu'une simple amitié envers Wolfram, » déclara Günter, et il déglutit.
Gwendal le fixa du coin de l'œil, « Je crois que tu as tort. Tu dis les même bêtises que ma mère ! » Personne, il disait bien personne, ne poserait la main sur son adorable, fougueux, égoïste, gamin, mignon, magnifique, petit frère. Pas même le Maoh ! Il observa Conrad s'approcher de Murata et de Wolfram. 'Bien, Conrad garde un œil sur Wolfram et le Sage pervers,' pensa-t-il.
Les autres occupants de la pièce étaient éparpillés, parlant de ce qui venait d'être lu. « Devrais-je utiliser des lumières blanches ? » demanda Anissina.
« Je pense que des lumières oranges conviendraient mieux, » dit Yozak.
« Vous deux êtes vraiment démoniaques, » dit Céli, puis elle ajouta, « Il faut des lumières rouges. Ou peut-être une combinaison de rouge et de jaune, » ricana-t-elle d'un air sournois.
« Anissina, pourrais-tu ajouter les plaintes 'Majestééééééééééé' de Günter pour faire le signal d'alarme ? » demanda Yozak. Les deux femmes explosèrent de rire. Le reste des occupants de la pièce se tournèrent vers elles pour voir ce qui était si drôle. 'Connaissant Yozak,' pensa Murata, 'Ca doit avoir rapport avec les panneaux de danger que Shibuya voulait placer autour du château.'
« Devons-nous continuer ? L'après-midi est déjà bien avancé, » dit Murata avant que quiconque n'ait pu faire de commentaires. Tous se rendirent à leurs chaises respectives.
Murata s'éclaircit la gorge.
Je vais faire une pose puisqu'il est seulement 4h30 DU MATIN !
Gwendal va être surpris. Je suis venu à bout du tas de documents et de pétitions.
« Je me demande s'il s'est donné la peine de les lire, » dit Gwendal.
Le tas des documents signés et approuvés représente seulement un tiers de la paperasse.
« Il avait quatre tas de papiers à signer, » dit Gwendal.
« Quatre tas ? Ce n'est pas un peu exagéré ? » demanda Céli.
« Et bien um… » Gwendal resta muet.
« Maintenant vous voyez pourquoi je ne voulais pas redevenir le Maoh ? » s'indigna Céli.
Murata, ne souhaitant pas s'immiscer dans cette discussion de famille, les ignora et poursuivit.
Je jurerais que Gwendal, Günter et Conrad veulent me punir à propos du bal et/ou veulent voir si je lis réellement ce que je signe.
« Conrad ? Pas toi également ? » dit Céli. Comment le garde du corps personnel de sa Majesté ferait une telle chose ! Conrad baissa la tête comme s'il était honteux. 'Oh que si, moi aussi!' Il fit un petit sourire satisfait.
Et bien, reprenez-les vos pétitions/demandes/documents, espèces de MONSTRES. Je les ai lu !
« IL LES A LU ? » s'exclamèrent simultanément Gwendal, Günter et Conrad.
« Ha ! Monstres ! Vous avez vu, mon fiancé les a lu vos pétitions/demandes/documents ! » dit joyeusement Wolfram. Puis, il ajouta, « Je suis heureux de ne pas être devenu le 28ème Maoh ! »
Murata lut la suite pour lui-même, se demandant ce que les trois hommes avaient écrit. Il laissa échapper un rire spontané. « Lord von Bielefeld, attendez d'entendre ce qu'ils ont demandé, » dit Murata entre deux gloussements. « Je vais continuer. »
Quelques bons et illustres exemples de choses que j'ai refusé :
Venant de Günter :
-30 caisses de 200 babioles multicolores servant à décorer les verres.
-10 caisses de 2000 bouchons de liège. (Pourquoi ?)
« Shibuya demande pourquoi ? » dit Murara à Günter.
« Pourquoi pas ! » répliqua nonchalamment Günter, et sur ces bonnes paroles, tout le monde se mit à rire.
-50 caisses de 500 plumes d'oies.
« Ca fait beaucoup de plumes, » fit remarquer Wolfram.
« Il va en avoir besoin, » répondit Günter.
-10 caisses de 100 rubans en satin rouge de 20 mètres x 6cm.
-10 caisses de 100 rubans en velours rose de 20 mètres x 6cm. (Qu'est-ce qu'il a planifié de faire, emballer le château dans du papier cadeau ?)
« Je savais que j'avais oublié de faire une demande pour du papier cadeau, » dit Günter, et il ajouta, « Je le ferai plus tard. »
« Demandes-en un doré avec des rayures argentées, » conseilla Wolfram.
« Non, demandes-en un avec des ours des sables dessus, » objecta Gwendal.
-La construction d'une volière pour les Oiseaux de Mauvais Présage sous la fenêtre de ma chambre. (Pourquoi pas pour les Oiseaux de Bon Présage, ah oui, parce que ça n'existe pas!)
« Günter, c'est si machiavélique, » dit Céli.
« Ooooh, Celle-là était excellente, » ajouta Conrad.
« Günter, je dors dans cette chambre, » dit Wolfram.
« Cela veut dire que tu vas quitter la chambre ? » demanda Gwendal avec une lueur dans les yeux. Oui, ce serait une excellente idée si son doux, adorable, innocent, encore bébé, petit frère quittait la chambre de ce Maoh lubrique et pervers.
-Et la cerise sur le gâteau, le Remplacement de Lord Günter von Christ par sa Royale et Magnificence Majesté le 27ème Maoh de Shinmakoku, en tant que cobaye pour Anissina. (BIEN SUR, aucune chance que ça n'arrive !)
« J'ai essayé de faire la même chose que toi Günter, » dit Anissina, « Mais, quelqu'un qui est habitué à lire les demandes avant de les donner à Yuuri n'arrête pas de les jeter. » Elle posa un regard méprisant sur Gwendal.
Gwendal sourit à Anissina. « Et bien, on dirait que je n'aurai plus à les lire. Pourquoi ne réessayerais-tu pas ? »
« Je vais le faire, » dit Anissina. Ces yeux brillèrent à la possibilité d'utiliser le Maryoku de Yuuri pour ses inventions.
Murata se rappela de ce que Shibuya avait écrit. Qui a besoin d'ennemis quand on a des amis comme lui et Shinou? Il devrait rajouter Lords von Christ et von Voltaire, ainsi que Lord Weller. « J'aime beaucoup la façon dont vous avez rajouter Royale et Magnificence au titre. Avez-vous essayé de le flatter ? » demanda Murata.
« Je crois que j'aurais du ajouter splendide, lumineux, le soleil de Shinmakoku, le plus adorable, le plus beau et le plus intelligent, » dit Günter.
« Je ne suis pas convaincu pour le 'intelligent'. Bon, je vais continuer, » déclara Murata.
Venant de Gwendal :
-10 caisses d'aiguilles à tricoter.
-10 caisses de crochets. (Il a vraiment besoin d'autant d'aiguilles à tricoter et de crochets ?)
« Exactement, pourquoi en as-tu besoin d'autant ? Il y en a assez pour au moins cinq vies de Mazoku, » dit Anissina.
« Je voulais voir s'il faisait attention à ce qu'il lisait, » répondit Gwendal.
« Et bien, il semblerait que ce soit le cas, » fit remarquer Murata. Il poursuivit sa lecture.
-30 caisses de laine blanche
-30 caisses de laine bleue
-30 caisses de laine orange
-15 caisses de laine rouge (15 caisses ? Je vais devoir voir avec lui s'il ne veut pas 30 SALETES de caisses)
« Ce n'est pas une erreur. Je n'en ai besoin que 15 caisses, » dit Gwendal en riant.
« Gwen mon chéri, qu'est-ce que tu essayes de faire ? » demanda sa Mère.
« Heureusement, il a….hahahaha…tout lu, » s'écria Gwendal. Conrad et Wolfram se demandèrent où était passé leur trop sérieux grand frère.
-30 caisses de laine marron
-60 caisses de laine verte (60 ?)
« 60 ? » questionnèrent en même temps Conrad et Wolfram.
« Oui, » répondit Gwendal.
Murata continua de lire.
-La construction d'un pont entre le château et le Temple de Shinou. (Pourquoi ?)
« Pourquoi ? » demandèrent toutes les personnes dans la pièce.
Gwendal haussa les épaules, « Pourquoi pas ? »
-La construction d'une statue de 20 mètres de Lord Gwendal von Voltaire au milieu du village. (Pas très ambitieux tout ça. Peut-être qu'elle pourrait faire 50 mètres.)
« Ce n'est pas une mauvaise idée, mais dans ce cas, je dois faire une demande pour davantage de laine, » dit Gwendal en riant. Tout le monde se mirent à rire plus fort.
« Ambitieux, n'est-ce pas ? » demanda Yozak, en imaginant une statue de Gwendal avec les vêtements tricotés au milieu du village.
« Donc, voilà pourquoi tu avais besoin de toute cette laine verte, » s'exclama Conrad en pointant du doigt l'uniforme de Gwendal.
« Il y en a encore, » dit Murata alors que des larmes se formaient dans ses yeux.
-La construction d'une statue de 10 mètres d'un ours-abeille près de celle de Lord Gwendal au milieu du village. (Je peux deviner pourquoi. Je me demande s'il veut que sa statue soit en train de caresser l'ours-abeille.)
« Je n'avais pas penser à moi en train de caresser l'ours-abeille. Ce n'est pas une mauvaise idée, » fit remarquer Gwendal.
Yozak, pour la nième fois (qui est-ce qui compte), tomba de sa chaise, mort de rire. Wolfram était plié en deux. Conrad était impatient d'entendre lequels de ses demandes avaient été inscrites dans le journal. Céli et Anissina secouèrent la tête à l'unisson. Günter essuya les larmes qui coulaient sur ses joues.
Pendant ce temps, au Temple :
« Je ne peux pas le croire ! Cette statue devrait être à MON effigie ! » dit un Roi Shinou pourri gâté.
« Ce n'est pas une mauvaise idée, » dit Ulrike. Puis, elle ajouta, « Lady Anissina pourrait y placer un appareil sonore qui dirait, 'JE SUIS UN GRAND BEBE ! JE SUIS UN GRAND BEBE !' »
Shinou s'indigna et la fixa du regard. Elle lui fit juste un grand sourire.
Murata poursuivit la lecture, tout en essuyant ses larmes.
-Et encore une fois la cerise sur le gâteau, le Remplacement de Lord Gwendal von Voltaire par sa Royale Majesté le 27ème Maoh de Shinmakoku Yuuri Shibuya, en tant que cobaye pour Anissina. (BIEN SUR ! C'est une conspiration entre lui et Günter ou quoi ?)
« Mince ! J'espérais que celle-là, il la signerait, » dit Gwendal.
« Tu auras plus de chance la prochaine fois, » dit Wolfram.
Venant de Conrad (le pire des trois) :
« Qu'as-tu demandé Conrad ? » questionna sa Mère.
Conrad se redressa, sourit largement, ses dents brillèrent, et il dit d'un air rusé, « Vous verrez, et Yozak, tu devrais rester assis au sol. » Yozak obéit à son capitaine.
Toutes les têtes se tournèrent vers Murata, attendant de voir ce que Conrad avait demandé. Murata fit un large sourire et continua de lire.
-Déplacer les écuries sous les fenêtres de la chambre de sa Majesté.
-Construire une benne pour stocker le fumier sous les fenêtres de la chambre de sa Majesté. (Et ce serait avant ou après avoir déplacer les écuries sous les fenêtres de ma chambre ?)
« Conrad, tu te rends compte de l'odeur qui se dégagerait dans notre chambre ? » demanda Wolfram.
« C'est tout le but de la manœuvre ! Et, pour répondre à sa question, la benne serait derrière les écuries. » Conrad se mit à rire sadiquement.
« Tu peux toujours quitter cette chambre, » dit Gwendal.
« C'est presque pire que la volière, » dit Günter en essuyant ses larmes.
« C'était excellent, » affirma Yozak. Les deux femmes se contentèrent de secouer la tête.
-La construction d'une Zoo National sous les fenêtres de la chambre de sa Majesté.
« Et ben Capitaine ! Il n'y aura pas seulement l'odeur mais aussi le bruit ! » dit Yozak.
« Lord Weller, le zoo serait-il construit autour des écuries ? » demanda Murata.
« Oui, bien sûr ! »
Murata essaya de se représenter le zoo, les écuries et la benne à fumier. Il poursuivit.
-Placer stratégiquement une tanière pour l'ours des sables sous les fenêtres de sa Majesté.
« Conrad, » dit Günter, « Tu n'aurais pas mis trop de choses sous ces fenêtres ? »
« Nope, il y en a encore. » Il sourit sournoisement et dit, « Günter, nous pouvons accrocher ta volière sous une des fenêtres. »
« J'essaye de m'imaginer, des écuries, une benne à fumier, et une tanière pour ours des sable, avec une volière accrochée sous une des fenêtres, et un zoo en plus de ça, » dit Wolfram pensivement.
Murata était perdu. Oh bien, il continua à lire.
-Construire une tour de garde près des fenêtres de la chambre de sa Majesté.
-Mettre une sentinelle dans la tour qui jouera des festivités le matin vers les fenêtres de la chambre de sa Majesté. (Je ne suis pas sûr que Wolf appréciera celle-là)
« Je n'apprécie aucune de ces idées ! » dit Wolfram en riant.
« Non seulement vous avez l'odeur du fumier, haahaahahaaa, le zoo et les écuries, mais il y a aussi une tour de garde et un joueur de musique, haahaaahaaaa, » s'exclama Gwendal.
« Conrad, » Céli l'interpella, « Comment oses-tu demander, » elle se mit à rire, « de telles choses ! »
« Mère, j'ai fait une demande que vous risquez d'apprécier. »
« Plus besoin de se demander pourquoi il vous a appelé les trois Monstres ! » dit Yozak depuis le sol.
-Construire une horloge de 30 mètres de haut qui sonne toutes les heures près des fenêtres de la chambre de sa Majesté. (Je sais, on va déménager dans l'ancienne chambre de Wolf.)
« C'est si machiavélique, » dit Céli. Gwendal, Günter, Anissina et Yozak explosèrent de rire.
Murata et Wolfram essayèrent tous les deux d'imaginer un zoo entourant les écuries du château. Derrière les écuries la benne à fumier et la tanière d'un ours des sables. Au-dessus de la tanière, une volière pour les oiseaux de Mauvais Présage suspendu à une des fenêtres du Roi. D'un autre côté des fenêtres du Roi, une horloge et une tour de garde. A cet instant, Wolfram se leva de sa chaise et se dirigea vers la porte.
« Wolfram ! Où vas-tu ? » demanda Gwendal.
« Vous avez entendu Yuuri. Je vais emballer mes affaires et les siennes, et déménager dans mon ancienne chambre. »
« Vous avez besoin d'aide ? » demanda Murata.
« Oui, je veux bien, » répondit Wolfram.
« Ne t'inquiète pas Wolfram, » dit Conrad. « Je vais modifier les demandes et tout placer sous les fenêtres de ta chambre. »
Wolfram croisa les bras et fit la moue à son frère. Il retourna s'asseoir.
Murata était sur le point de lire la prochaine demande quand il craqua. Il lâcha le journal sur la table et tomba de sa chaise. Il commença à rire et à se rouler sur le sol. Günter prit le journal pour voir ce qui y était écrit. Ses yeux s'écarquillèrent, sa mâchoire s'écrasa au sol, et avant de laisser échapper un hurlement de rire, il plaça sa main sur sa bouche, la mordant un peu. Murata continua à se rouler au sol. La seule chose qu'il put dire fut, « BRILLANT ! »
Conrad se leva de sa chaise, s'approcha de Günter et lui prit le journal. « Je pensa qu'il vaut mieux que je le lise, et Mère, je crois que vous allez l'apprécier celle-là, » dit-il en s'éclaircissant la gorge, fièrement debout. Il lit les lignes suivantes très lentement.
-Placer des miroirs sur toute la longueur des murs du château, dans les couloirs et sur les terrasses. Ainsi, sa Majesté pourra se regarder dans les miroirs plutôt que dans le reflet des fenêtres. (Je n'y crois pas….OH MERDE ! [Conrad accentua le 'oh merde'] S'il vous plaît, oh s'il vous plaît, que quelqu'un me dise qu'il ne m'a pas vu mettre mon gant sous ma chemise ?)
Réactions autour de la table :
Céli se couvrit le visage avec une main et serra son ventre avec l'autre main.
Anissina plaça ses coudes sur la table, se pencha en avant, et se tint le front avec ses mains. « Vous vous imaginez à quel point il a du se sentir embarrassé ? Haahahahhhahhhaa…Je me sens désolée pour lui ! »
Yozak, et bien Yozak était déjà au sol. Il était une cause perdue.
Wolfram, une fois de plus, glissa de sa chaise. Cette fois-ci, il roula et donna des coups de pied dans le vide. « Quelle…aaaaaa…mmm..mmm…MAUVIETTE ! »
Gwendal laissa échapper un rire bruyant. Il tapa du poing sur la table. « J'aurai du lui donner des semaines de paperasses, juste pour voir sa tête. »
Murata était toujours en train de se rouler par terre.
Günter ,lui, était en train de pleurer. « J'ai pitié de lui ! »
Conrad poursuivit.
Pourquoi ces choses n'arrêtent pas de m'arriver à moi ? Mince, pourquoi une énorme trou ne s'ouvre pas sous moi et ne m'engloutit pas? Est-ce que tout le monde n'existe que pour se foutre de moi ?
Depuis le sol, Wolfram cria, « Tout ça, c'est parce que tu es une MAUVIETTE ! »
Conrad posa le journal sur la table. Il se sentait désolé pour son filleul. Yuuri n'avait pas eu une si bonne journée. Il dut enjamber un Murata roulant pour arriver à sa chaise.
Au Temple, Ulrike posa une question très importante. « Est-ce qu'ils travaillent, ou ils ne font que jouer des mauvais tours au Roi Yuuri ? »
Revenons à la Table Ronde : CRAAAAAAAAAAAAAAACK !
« Qu'est-ce que c'était que ça ? » demanda Gwendal alors que tout le monde dans la pièce entendit le bruit sonore. Tous les rires se stoppèrent.
Günter se leva rapidement de sa chaise et s'approcha de la porte. Il allait l'ouvrir, quand il sentit quelque chose d'étrange. Il ferma les yeux et se concentra. Il les rouvrit et se tourna vers la table. « C'était le bruit de la barrière qui s'est fissuré. Le sort est toujours intact, mais il est affaiblit. »
« Il me semblait bien que j'avais senti quelque chose de bizarre quand j'ai passé la porte tout à l'heure, » fit remarquer Céli.
« Qu'est-ce qui a causé ça à ton avis ? » demanda Gwendal.
« Et bien, le sort est ancien, en plus, il a été créé pour bloquer les disputes bruyantes, mais je ne pense pas qu'il ait été mis en place pour résister à des rires bruyants. »
« Tu veux dire que nos rires l'ont affaiblit ? » demanda Conrad.
« Oui ! »
« Yozak, Wolfram, et vous aussi votre Altesse, gardez vos rires pour vous, » déclara Gwendal.
« Ne nous blâme pas, nous seulement ! Tu viens de laisser échapper un hurlement de rire qui aurait pu être entendu à des lieues d'ici ! » s'indigna Wolfram.
Afin d'éviter une dispute enfantine, Murata dit, « Pourquoi ne pas continuer, et garder les rires à un niveau sonore minimal. » Bien sûr, si cela était possible. Günter retourna à sa chaise.
Murata s'éclaircit la gorge.
Il est 5h30 du matin. Je viens de finir le questionnaire…
Murata s'arrêta en plein milieu de la phrase. Ses yeux s'ouvrirent en grand, sa mâchoire s'écrasa au sol, et son visage devint pâle. Il parcourut rapidement ce qui était écrit. Il ne pouvait pas croire ce qu'il lisait. « Oh mon Dieu, Shibuya ! » dit-il.
« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda Wolfram.
« Il vaudrait mieux que je le lise, mais s'il vous plaît ne m'interrompez pas pendant que je lis. »
« Qu'est-ce que c'est ? » demandèrent Gwendal et Günter en même temps.
« C'est une partie des informations que nous cherchions. Je vais lire. »
Il est 5h30 du matin. Je viens de finir le questionnaire pour J.R et A.F.H.
« Quoi ? » s'étonnèrent plusieurs personnes.
« Comment…comment, » bégaya Wolfram. Qui diable était J.R. Et, n'était-il pas supposé être A.F.H ?
Murata leva la main pour demander le silence. « S'il vous plaît, laissez-moi lire ! » s'exaspéra Murata.
Plus personne ne dit un mot.
Puisque j'étais levé, j'ai pu le remplir et je vais lui donner quand je le verrais.
J'ai essayé six breuvages différents qu'il voulait me faire tester. J'ai écrit quelques informations sur chaque breuvage et un questionnaire était rattaché à chaque bouteille.
1-Red Pineapple Delight (Délice d'ananas rouge) : Il n'a rien de délicieux, et il m'a donné mal au ventre. Il était acide.
2-Celestial Blue Grape (Grappe de raisin bleue céleste) : Rien de céleste là-dedans, et ça n'avait pas le goût de raisin. C'était salé.
3-Pink Banana Passion (Passion de bananes roses) : Je n'ai senti aucune passion là-dedans. Je jurerai que ça m'a causé des hallucinations. C'était amer.
Quelqu'un haleta.
4-Royal Purple Apple (pomme royale violette) : Encore une fois rien de royal là-dedans, et aussi où se trouve la pomme ? Ca a rendu ma langue violette, et c'était sucré et doux.
5-Sunny Orange Strawberry (Radieuse fraise orange) : Ce n'est même pas orange ! On aurait dit de la boue ! Je crois que ça m'a fait voir double. Et bien, ce n'est pas si mal si je peux voir deux Angel. Ca avait un goût de banane.
6-Mellow Yellow Melon (Melon jaune et moelleux) : Qu'est-ce que je peux dire, pas moelleux, pas jaune et pas de melon. Ca avait le goût de banane. Ils avaient tous un goût de banane ! Et ils étaient tous amers !
Il faut que je me remette les idées en place. Comment j'ai pu me laisser avoir et devenir un cobaye ? Moi, celui qui a réussi à éviter Anissina pendant trois ans !
Je suis si fatigué. Donc…
« Il a du s'endormir. » dit Murata. Son visage reflétait l'inquiétude. Qu'est-ce que Shibuya avait bu ? Qui était J.R ? Il ne connaissait aucun J.R dans ce monde. Il fallait qu'il parle à Shinou.
« Les noms des breuvages nous ont donné une idée sur quelques uns des ingrédients utilisés, » dit Anissina. « Günter, tu as tout noté ? » aboya-t-elle.
Günter était secoué. Yuuri n'avait pas bu une potion mais SIX ! C'était bien pire que ce qu'il pensait. « Désolé Anissina, je vais recopier. » Il prit délicatement le journal des mains d'un Sage sidéré, et copia les informations.
Lady Céli regarda Wolfram avec compassion. Qu'est-ce que ce diabolique Angel avait fait au fiancé de son bébé ? Elle serra les dents. Si jamais elle arrivait à mettre la main sur cet Angel…il allait être expulsé de Shinmakoku pour aller droit aux Enfers. Elle n'était pas le 26ème Maoh pour rien.
Conrad ne savait pas quoi dire. Avait-il abandonné sa Majesté ? Avait-il échoué dans la protection de sa Majesté ? Il ne l'avait pas vu boire quelque chose qui sortait de l'ordinaire. Qui était J.R ? Il ne connaissait personne avec ces initiales. Une image fit un flash dans sa tête. Pourquoi avait-il vu Boston ?
Yozak était droit sur sa chaise, observant tout le monde. Il était inquiet. Il allait attendre de voir quels seraient les ordres du Général.
'Mais, je suis A.F.H,' pensa Wolfram encore et encore. Il fixait la table du regard. Il respirait rapidement et déglutit. Ses yeux parcouraient le sol comme s'il y cherchait des réponses. Il ne connaissait aucun J.R. Il était A.F.H. Il était l'ange venu des cieux (Angel From Heaven) de Yuuri. Il devait y avoir une erreur quelque part. Cet Angel ne pouvait pas être une personne réelle, si ? Yuuri l'aimait ! Juste lui ! Il ne pouvait pas y avoir d'autre Angel. Wolfram sentit la main de Conrad sur son épaule.
L'œil gauche de Gwendal eut un tic. 'Dans quelle pagaille ce gamin s'est-il fourré tout seul ?' pensa-t-il. Comment ce gosse pouvait être aussi stupide ? Il commença à tricoter avec ses doigts. Il vida son verre. « Yozak, Je veux partir dans la matinée pour Little Hamletshire. Intercepte Angel et amène-le ici sous surveillance. »
« Oui, Sir, » dit Yozak. « Je vais prendre quatre soldats avec moi. »
« Prends-en deux de mon escouade, » dit Wolfram. Il était sur le point de rajouter quelque chose quand quelqu'un toqua à la porte.
« Je vais voir qui c'est, » dit Murata en se levant de sa chaise. Il ouvrit la porte. Un garde du château lui tendit une lettre apportée par une colombe.
« Lord von Voltaire, c'est pour vous, » déclara-t-il en retournant à la table, et il tendit la lettre à Gwendal.
Gwendal fixa l'enveloppe et l'ouvrit. 'Quoi encore ?' pensa-t-il. Il lut le contenu de la lettre et laissa échapper un grognement sourd. « Günter, il faut que je te vois tout de suite dans mon bureau, » dit-il en se levant de table. Il se tourna vers Conrad et dit, » Conrad, fais en sorte que cette chaise, » Il pointa la chaise du Roi au centre de la table, « soit enlevée pour demain après-midi. »
« Puis-je demander en quoi c'est urgent ? » questionna Conrad.
« Woltrana a fait une demande pour une réunion autour de la Table Ronde demain après-midi. Les Nobles sont en route ! »
A suivre.
Et oui, encore un chapitre de fini. N'hésitez pas à reviewer, ça fait toujours plaisir de recevoir des commentaires.
A bientôt pour d'autres folles aventures de nos pauvres héros.
