Titre : Le journal

Genre : Humour/romance

Rating : T

Disclaimer : Rien n'est à moi sinon Yuuri et Wolfram se papouilleraient passionnément et Shori s'en irait dans une contrée perdue et ne reviendrait pas.

Ah, enfin un nouveau chapitre vous me direz. Ne me fusillez pas tout de suite, ce chapitre était TRES long à traduire:j'en suis à 22 pages word. Je pense que c'est le plus long chapitre pour l'instant. En plus, avec les cours qui ont repris, je n'ai pas eu une minute à moi (même pendant ma minuscule semaine de vacances).

Sinon, merci à tous pour votre patience et toutes vos reviews. A chaque fois que j'en lisais une, ça me donnait vraiment l'envie de traduire la suite. Je ne vous embête pas plus avec mon blabla (surtout que vous en avez rien à faire de ma vie^^). Je n'ai plus qu'une chose à vous dire : Bonne Lecture !

Chapitre 20 : Réflexions et découvertes

Après l'explosion de Wolfram, la tête de Gwendal était devenu le terrain d'une course de chevaux déchaînés. Il se leva de sa chaise et demanda à Günter de le suivre. « Nous ne pourrons plus utiliser cette pièce. Mère, trouvez une alternative, s'il vous plaît, » dit Gwendal.

« Je m'en occupe Gwen mon chéri. Et devons-nous nous réunir pour dîner à l'heure habituelle ? » questionna Celi. Gwendal répondit en hochant la tête, « Oui ! »

« Général, » appela Yozak avant que Gwendal et Günter ne quittent la pièce, « Dois-je partir maintenant pour Little Hamletshire ? »

« En fait Yozak, je pense que tu peux attendre avant d'exécuter ces ordres. Attendons de voir ce que veut Waltorana, » dit Gwendal tout en massant sa tempe gauche.

« Aye, aye, Général. » A cet instant, Yozak était confus quant à savoir quels ordres il devait suivre. D'abord, il fallait enquêter sur Angel. Puis, on lui avait dit d'enquêter sur une bande de détestables ladies. Puis, on lui avait ordonner d'arrêter Angel. Et maintenant, tout était mis en suspens. Gaaaaaah !

Gwendal et Günter quittèrent la pièce. Murata posa un regard circulaire sur la pièce pour voir à qui il allait confier le journal. La seule personne qui n'était pas fouineuse dans cette pièce était Lord Weller. « Lord Weller, pouvez-vous conserver le journal ? Je vais au Temple pour vérifier quelles potions nécessitent des bananes et des herbes fluvianicales. »

Conrad fit à Murata un gentil sourire d'excuse, « Je suis désolé. Je dois enlever la chaise, » dit-il en pointant la chaise du Maoh.

« Ah oui, bien sûr, » répondit Murata. Il était à court d'options. La seule personne qui pourrait lire le journal mais n'irait pas faire de commérages dessus était..., « Lord von Bielefeld, pourriez-vous… »

Wolfram l'interrompit, « Je suis désolé, je ne peux pas. Je dois aller voir ce que fait Greta, et faire un tour chez mes troupes. Pourquoi ne le placeriez-vous pas dans une enveloppe et ne la confierez-vous pas à Dacascos ? C'est ce que nous avons fait la nuit dernière. »

« Pourquoi ne pas le laisser dans mon bureau, » proposa Conrad, « et nous dirons à Dacascos de monter la garde devant la porte. »

Murata réfléchit une seconde, « Très bien. Yozak, pourrais-tu aller chercher Dacascos ? »

Anissina l'interrompit. « Yozak doit m'aider à déplacer mes inventions hors de la pièce. Vous n'aurez qu'à retrouver Dacascos vous-même ! » Elle croisa les bras sur sa poitrine.

Yozak jeta un œil désespéré à Conrad. Celui-ci lui sourit et dit, « Yozak, va donc aider Anissina à déplacer ses inventions. Son Altesse et moi-même allons chercher Dacascos. » Yozak déglutit difficilement, et passa ses doigts dans ses cheveux. Il espérait s'en sortir vivant. Il aurait préféré être assigné à une dangereuse, clandestine, top secrète et mortelle mission à Grand Shimaron que d'aider Anissina à bouger ses inventions. Il soupira et s'approcha du 'Détecteur de l'Amour. Il avait presque posé ses mains tremblantes dessus quand une brillante idée germa dans son esprit. « Anissina, pourquoi ne pas attendre que Lady Celi ait trouvé une nouvelle pièce avant de tout bouger ? » demanda-t-il. Cela lui donnerait du temps pour trouver de pauvres soldats pour déplacer tous ces machins.

Anissina s'était approché de l'endroit où s'asseyait Günter. Elle avait ramassé les feuilles sur lesquels Günter avait pris des notes sur les potions. « Mmmm, tu as raison. Pendant ce temps, tu peux m'aider à entrer ces informations dans mon labo, » Elle secoua les feuilles.

Quelqu'un dans la pièce laissa échapper un gloussement grinçant. Yozak se tourna rapidement vers le coupable. Murata contemplait ses ongles. Ces lèvres étaient légèrement retroussées et ses yeux étaient cachés derrière le reflet de ses lunettes. Wolfram fixait ses chaussures comme si elles étaient la chose la plus intéressante au monde. Bien que sa tête était baissée, un mince sourire était visible sur son visage. Conrad avait tourné la tête vers le buffet de telle sorte que Yozak ne puisse pas voir son visage. Les restes de gâteaux, les sandwichs, et les biscuits qui accompagnent le thé avaient l'air très intéressant, tout comme la nappe en lin. Yozak savait que l'un d'entre eux avait laissé échapper ce gloussement. Ce n'était pas important de savoir de qui il s'agissait. Les trois étaient coupables de rire de son futur décès.

Yozak, essayant toujours d'échapper à cette situation, dit, « Capitaine, je pourrais vous aider avec cette chaise. »

« Non, nonnnnn ! Tu dois aider Anissina avec les potions. Je peux m'occuper de la chaise moi-même, » répondit Conrad à son ami en essayant de ne pas rire. 'Œil pour œil, dent pour dent,' pensa sadiquement Conrad.

« Yozak, vient avec moi ! » dit l'inventrice avec des yeux sauvages.

« Mais Anissina, tu as conscience que je n'ai aucun maryoku ? » dit un Yozak malchanceux.

« Nous n'en avons pas besoin. Günter en a déjà fourni suffisamment, » répondit Anissina. C'était la dernière tentative vaine de Yozak.

Avec résignation et ses pieds traînant lentement au sol, comme un condamné allant à la potence, Yozak se rapprocha de la porte et suivit Anissina. Une fois la porte fermée derrière eux, Conrad demanda, « Lequel de vous deux, » regard sur Wolfram et Murata, « a laissé échapper ce rire ? »

« Mon chéri, ne les blâme pas, » dit Celi en inclinant la tête, un sourire coupable sur les lèvres et les sourcils levés.

« Mère ! » dirent Wolfram et Conrad à l'unisson alors qu'elle faisait signe de la main et quittait la pièce.

Tout en riant, Murata dit, « Lord von Bielefeld, si vous voyez une des domestiques, s'il vous plaît dites-leur d'être prudentes en déplaçant le chariot de boissons. »

« Je ferai en sorte de leur faire savoir, » dit Wolfram. Il ne voulait définitivement pas que quoique ce soit n'arrive à SA liqueur Godiva White Chocolate.

« Merci, Lord Weller, nous allons chercher Dacascos ? »

« Oui, » répondit Conrad en s'avançant vers la porte. Murata, avec le journal à la main, suivi de Wolfram et Conrad quittèrent la pièce.

La Table Ronde était vide de présence vivante pour témoigner du fait qu'un objet endormi revenait doucement à la vie. Un léger bruit put être entendu depuis la chaise d'Anissina. 'Laisse-Moi-Renifler-Et-Te-Trouver-Kun bougea une de ses jambes. Son nez se leva et s'abaissa tout seul. Plusieurs lumières vacillèrent. Puis, juste avant de se réveiller complètement, il replongea dans son sommeil.

Gwendal et Günter marchaient côte à côte vers le bureau de Gwendal. Günter remarqua comment Gwendal ne cessait de se masser la tempe gauche tandis que son œil gauche était agité de tics. Avec tout ce qui s'était passé depuis les quelques derniers jours, Günter était surpris que Gwendal ne se soit pas caché quelque part pour tricoter jusqu'à ce que mort s'en suive. « Qu'est-ce que tu regardes ? » demanda un Gwendal grognon.

« Ton mal de tête semble empirer. Si Gisela était là, elle aurait pu te donner quelque chose pour y remédier, » répondit Günter.

« Quand revient-elle ? »

« Elle devrait être de retour tard dans la nuit ou tôt demain matin. »

Gwendal se tourna vers l'homme à ses côtés. « Je suis surpris que tu n'aies pas commencé à faire tes habituelles pleurnicheries. »

Günter serra ses mains et renifla. « Je ne pleurniche pas. »

Gwendal s'arrêta brutalement et fixa son compagnon du regard. « Qu'est-ce que Sa Majesté a dit ? » Il gesticula tandis qu'il réfléchissait, « Ah…oui…larmoyant ! Ca te va bien. » Il se remit en route, laissant un Gûnter blessé et en larmes derrière. Günter se fit la promesse qu'il allait montrer à Sa Majesté qu'il n'était pas larmoyant. Il courut après Gwendal.

Gwendal ouvrit la porte de son bureau et entra suivi de Günter. Son bureau aurait pu avoir l'air assez normal si ce n'est les tricots, qui étaient supposés représenter des animaux et qui jonchaient les étagères. Gwendal contourna le bureau et s'assit sur sa chaise. Günter le suivit et s'assit sur la chaise devant le bureau. Gwendal se massa les deux tempes cette fois-ci. « Alors, de quoi Waltorana veut-il discuter à ton avis ? » demanda Günter.

« Je peux seulement imaginer, » répondit Gwendal. « Nous ferions mieux de nous préparer au pire. »

« Au pire ? Tu veux dire comme Grand Shimaron nous attaquant une nouvelle fois ? » déclara Günter plus comme une affirmation que comme une question.

« C'est peut-être ça. Peut-être veut-il s'assurer que le roi ne fera rien de stupide comme la fois précédente. » Gwendal soupira.

« Je ne pense pas que ça a été si stupide que ça. Yuuri a réussi à sauver toute la flotte de Waltorana, et à endommager sérieusement la flotte de Grand Shimaron. »

« Il a sans doute aussi entendu dire que le Roi Saralegui venait. Si tu te rappelles bien, c'est à cause de l'hypnotisme de Saralegui que Yuuri a fait ce qu'il a fait, » dit Gwendal. Que voulait Saralegui ? Cela faisait presque deux ans qu'il n'était pas venu. Et à ce moment-là, il avait réussi à presque détruire le château. Il y avait encore des cicatrices dues aux racines des arbres qui avaient poussé sur les murs du château. « Nous ferions mieux de nous préparer à tout ce que Waltorana peut nous envoyer. »

« Waltorana veut peut-être s'assurer que le Roi Saralegui n'influence pas le Roi Yuuri à nouveau, » dit un Günter pensif.

« Exactement ! » dit l'homme stoïque.

Wolfram marchait en direction des cuisines quand son dernier verre de tequila le frappa. Il sentit l'engourdissement se propager dans son corps et son esprit commença à devenir confus. Sa démarche devint chancelante. Il sut à ce moment qu'il devenait légèrement ivre. Il devait faire quelque chose et vite, avant que la tequila n'affecte complètement son système. Il jeta un œil autour de lui et remarqua qu'il était près d'une sortie menant sur les terrasses. Il s'avança vers les terrasses.

Une fois à l'extérieur, il regarda autour de lui pour voir si quelqu'un était dans les environs. Pas loin, il vit un couple de soldats qui faisaient leur garde. S'il se cachait derrière une des colonnes, les gardes ne le verraient pas. Il s'avança vers une colonne éloignée des gardes et se cacha. Wolfram étendit les bras devant lui les paumes vers le ciel. Il ferma les yeux et se concentra, avant que son esprit ne devienne plus flou encore. Il prit une profonde inspiration et doucement, deux boules de flammes bleues apparurent dans ses paumes. Il laissa les boules de feu brûler dans ses paumes jusqu'à ce qu'il n'entre lui-même en combustion. Quand le feu disparut, il ouvrit les yeux et se donna une légère caresse sur le ventre. C'était pratique de manipuler le feu tout de même. Il pouvait brûler tout l'alcool qu'il avait en lui. Le seul problème était qu'il devait s'en souvenir.

Wolfram ouvrit la porte donnant sur les cuisines, qui conduisait aussi aux jardins. La scène qui se jouait devant lui le fit presque éclater de rire. Greta était debout , admirant le gâteau terminé, avec de la pâte et de la mousse sur les vêtements, le visage et qui gouttait de ses cheveux bruns. Elle se tourna rapidement quand elle entendit la porte s'ouvrir. « PAPA ! » cria-t-elle. Elle courut vers lui et, avec ses mains pleines de mousse et de gâteau, le poussa hors de la pièce. « Tu ne peux pas le voir avant demain ! » Wolfram bondit hors de la pièce vers les jardins pour éviter les mains de Greta.

« GRETA, ARRETE ! » cria-t-il, et il ajouta rapidement, « Tu vas salir ma veste toute propre ! »

« Umph…Ca t'apprendra à entrer en douce ! » Greta croisa les bras dans une parfaite imitation de Wolfram.

« Je ne suis pas rentré en douce, » il sourit innocemment à sa fille. « J'étais venu voir ce que tu faisais. Je sens que je t'ai un peu négligé aujourd'hui. »

Greta lui lança un regard version Yuuri, ne croyant pas ce que disait son père. « Tu me dis la vérité ? »

« Oui, c'est vrai. Je me demandais ce que tu faisais. J'ai complètement oublié que tu préparais un gâteau. »

Greta sourit à son père. « Ok, je te crois. »

Wolfram jeta un œil à sa fille de bas en haut. Il aurait souhaité avoir un de ces appareils photo venant le la Terre. La scène de sa fille couverte de pâte et de mousse des pieds à la tête valait, en effet, une photo. Il secoua la tête. « Greta, tu as fini le gâteau ? »

« Oui, » dit-elle vivement. Je dois juste le mettre dans le 'Refroidisseur-Geleur-kun' ». Wolfram n'osa pas demander ce que c'était. Mais, il demanda, « C'est une des inventions d'Anissina pour les cuisines ? »

« Oui. Elle a fabriqué cette grosse boîte qui conserve tout froid ou gelé. Elle l'a créé quand elle a entendu Yuuri décrire un réfrigérateur. »

« Ah ! » dit Wolfram. Il allait avoir une longue conversation avec cette mauviette pour ce qui est de décrire des choses venant de la Terre devant Anissina. Que se passerait-il si un jour cette mauviette décrivait une de ces fameuses bombes nucléaires devant elle ? « Pourquoi ne demandes-tu pas à une des domestiques de stocker le gâteau pour toi et que je t'amène à ta chambre pour te nettoyer un peu ? » Il ne voulait pas que Greta ne reste près des inventions d'Anissina.

« Je vais demander de l'aide à Effe. Toi, tu reste là ! » commanda Greta. Wolfram hocha la tête et répondit, « Ok , mais laisse Effe le faire pour toi. Quand elle aura fini, rejoins-moi. Tu as besoin de te débarbouiller. » Greta se rua dans les cuisines.

Après quelques minutes, Greta ouvrit la porte et laissa Wolfram entrer. Il jeta un coup d'œil circulaire pour trouver des indices laissant deviner à quoi ressemblerait le gâteau. Sur la longue table en bois, il restait de la pâte renversée, de la mousse, du massepain, et ce qu'il semblait être des ingrédients pour colorer la nourriture. Il en déduit que le gâteau devait être décoré avec du massepain de différentes couleurs.

Les domestiques arrêtèrent de travailler quand Wolfram entra. Elle sourirent et l'accueillirent en s'inclinant. Lasana était près des fourneaux, Sangria était en train de sortir des assiettes du placard, Doria préparait une soupe et Effe se tenait à côté d'une grande boîte en bois. Sangria et Doria se sourirent et se firent un clin d'œil. « Est-ce que ma Mère est déjà passée ? » demanda Wolfram.

« Non, Votre Excellence, » répondit Sangria.

« Oh…Et bien, nous en avons fini avec la Table Ronde. Vous pourrez nettoyer la pièce quand vous le voudrez, mais cela doit être fait avant demain après-midi. Et aussi, pouvez-vous déplacer le chariot d'alcool dans la salle à manger avant le dîner ? Soyez prudentes quand vous le bougerez. »

« Nous ferons en sorte qu'il soit dans la salle à manger avant le dîner. Y a-t-il autre chose ? » demanda Doria un peu impatiente. Wolfram se rendit compte de ton employé, mais ne s'en formalisa pas.

« Oui, l'une d'entre vous pourrait-elle m'aider à laver un peu la Princesse ? »

« Je serais heureuse de le faire Votre Excellence, » dit Doria. « Venez Votre Altesse, je vais vous aider à vous nettoyer, » ajouta-t-elle en hochant la tête et en faisant un clin d'œil à Sangria. Ni Doria, ni Sangria n'auraient eu de chance de dire aux autres ce qu'elles avaient entendu autrement.

Doria se rapprocha de Greta et la prit par la main. « Nous devons vous laver Princesse. » Puis, elle se tourna vers Wolfram et demanda, « Y a-t-il autre chose qui nécessite d'être nettoyé Votre Excellence ? »

Wolfram réfléchit une seconde et répondit, « Oui, j'ai laissé une veste sale dans le panier qui se trouve dans la chambre de Sa Majesté. Pouvez-vous vous en occuper pour demain après-midi ? »

« Oui, Votre Excellence. » Et, sur ces paroles, Doria conduisit Greta hors de la cuisine, suivi par Wolfram.

La porte se ferma. « OOOOOH ! » s'exclama une Sangria toute excitée, « Vous deux ne devinerez jamais ce que nous avons entendu tout à l'heure, » déclara-t-elle en sautant sur place, un grand sourire sur les lèvres.

« Qu'est-ce que vous avez entendu ? » demanda Lasana.

« Devinez ! »

« Ils ont décidé d'une date pour un mariage ? » demanda Effe.

« Nope ! »

« DIT-LE NOUS ! » ordonnèrent Effe et Lasana.

« Et bien… » Sangria jeta un coup d'œil aux alentours pour voir si quelqu'un écoutait. Elle fit signe aux deux autres de se rapprocher. En chuchotant, elle déclara, « Nous avons entendu une conversation. » Les deux autres domestiques la fixaient du regard, impatientes. Elle poursuivit, « Nous avons entendu quelqu'un dire…vous êtes prêtes…Sa Majesté est…ENCEINTE ! »

« Quoiiiiiiiiii ? » s'écrièrent les deux domestiques sidérées.

« Puis, quelqu'un a demandé 'Qui est le père ?' » ajouta-t-elle dans un murmure.

« QUIIIIIII ? »

« Puis, plusieurs personnes ont répondu… » Sangria sourit. Ses yeux allèrent de Effe à Lasana, puis elle annonça bruyamment, « LORD WOLFRAM VON BIELEFELD ! »

Les mâchoires d'Effe et Lasana s'écrasèrent au sol et leurs yeux s'écarquillèrent. Les deux regardaient une Sangria souriant d'un air suffisant, complètement stupéfaites. Après une minute, les trois domestiques dirent à l'unisson, « Une loterie de bébé ! »

« Attendez une minute, » dit Effe, « Les hommes peuvent porter des enfants ? »

« Pas dans ce monde, mais ils le peuvent sans doute dans le monde d'où vient Sa Majesté, » dit Sangria.

Lasana, réalisa tout à coup, « Ca veut dire…que ces deux-là ont…KAAAAA ! » Les trois domestiques commencèrent à avoir des pensées très coquines sur ce qui se passait dans la chambre royale la nuit. Rapidement, elles durent sortir des mouchoirs hors de leurs poches pour couvrir leurs nez. « Mais, dans ce cas-là, qui est Angel ? » demanda Lasana. Les deux autres domestiques lui lancèrent des regards confus.

Murata et Conrad marchaient côte à côte dans la cour du château à la recherche de Dacascos. Ils n'avaient échangé aucun mot depuis qu'ils avaient quitté la Table Ronde jusqu'à ce qu'ils atteignent la cour. Ils virent plusieurs soldats à leurs postes, mais pas Dacascos. « Vous l'avez vu quelque part ? » demanda Murata.

« Il est peut-être aux écuries à s'occuper des chevaux, » suggéra Conrad. Il commença à se diriger vers les écuries. Murata le suivit en restant derrière lui, curieux de ce que pouvait bien penser Conrad. Il savait que Conrad était un homme malin, et Murata était très surpris que Conrad n'ait pas mentionné ce qu'était un ange sur Terre. Il était la seule personne qui avait été sur Terre suffisamment longtemps pour savoir ce qu'était un ange. Peut-être n'avait-il pas encore fait le rapprochement entre les deux. Ou, peut-être que Conrad ne savait vraiment pas ce qu'était un ange puisqu'il n'en avait jamais vu. Murata en doutait, mais c'était quelque chose à garder à l'esprit.

Ils arrivèrent enfin aux écuries, et entendirent la voix de Dacascos au fond de celles-ci, en train de parler à un des chevaux. « Dacascos, » l'appela Conrad.

« Sir, oui Sir ! » répondit Dacascos, se mettant au garde-à-vous.

« J'ai besoin de toi pour monter la garde devant mon bureau, » dit Conrad.

Dacascos cligna des yeux. Qu'est-ce qui n'allait pas avec ces nobles, à toujours vouloir qu'il monte la garde ici, monte la garde là-bas, accompagne ce Lord, accompagne cet autre Lord, surveille ceci, surveille cela, et quoiqu'ils aient besoin, il était toujours celui vers lequel ils venaient. Il se sentait privilégié que tous les nobles aient tendance à venir le voir, lui, pour faire certaines choses, plus que les autres soldats, mais parfois, c'était ennuyeux. Il avait remarqué que d'autres soldats commençaient à l'envier. Quoiqu'il en soit, il répondit, « Oui, Sir ! »

Murata sourit à Dacascos, alors qu'il s'approchait de Conrad. Dacascos remarqua que Murata tenait le carnet noir qui était posé sur la table de la Table Ronde. Murata remarqua que Dacascos fixait le journal, et il serra le carnet contre sa poitrine pour cacher les lettres sur la couverture. Conrad remarqua l'échange de regards, mais ne dit rien, alors qu'il faisait demi-tour et sortait des écuries. Dacascos ramassa ses outils et sa lance, et suivit Conrad et Murata dehors.

Sur le chemin du bureau de Conrad, Dacascos n'arrêtait pas de se demander si le carnet que Murata serrait fermement contre lui était la même chose que ce qui était dans le sac de linge de la nuit dernière. Il commença à émettre des hypothèse sur ce que pourrait être ce carnet. Pourrait-il contenir des secrets d'état ? Cela pourrait être des renseignements venant d'espions de Grand Shimaron. Cela avait-il quelque chose à voir avec la venue du Roi de Petit Shimaron ? Pourrait-il contenir des sorts noirs interdits ? Il ne pensait pas que son Roi mouillait dans le domaine de la magie noire. Le Roi avait un cœur trop bon et généreux. Mais une fois encore, personne ne peut savoir ce qui se cache au fond de l'âme de quelqu'un, tout spécialement quand le Roi passe en mode 'Maoh'. Le Roi était magnifique mais effrayant dans ces moments-là.

Ils arrivèrent au bureau de Conrad. Celui-ci ouvrit la porte et les trois hommes entrèrent. Murata tendit le journal à Conrad, qui le plaça dans un des tiroirs vides de son bureau. Murata et Dacascos observaient le bureau et les étagères le long des murs, la plupart dépourvus de livres et d'objets. Les seules choses qui se trouvaient sur les étagères étaient un canard en plastique et quelques livres sur la guerre. Murata se demanda où donc Conrad avait obtenu ce canard en plastique, et Dacascos se demanda ce que c'était. Les trois hommes sortirent de la pièce.

« Dacascos, reste ici et garde le bureau. Ne laisse personne entrer à part moi, » ordonna Conrad.

Au garde-à-vous, le soldat répondit, « Chef, oui chef ! »

« Merci, » répondit Conrad. Dacascos regarda Murata et Conrad s'éloigner ensemble.

« J'ai une question pour vous, » dit Conrad à Murata. « Sa Majesté ne vous a-t-elle jamais mentionné quoique ce soit sur Angel ? »

« Voyons la vérité en face. Je dois admettre que je peux être un peu indiscret quant il s'agit de la vie privée de Shibuya, » répondit un Grand Sage embarrassé. Conrad lui sourit. Murata poursuivit, « La vérité est que je ne connais personne qui s'appelle Angel. De plus, j'ai été choqué, et c'est peu de le dire, quand nous avons découvert cette personne prénommée Angel à Little Hamletshire. » Murata fixa Conrad qui était surpris de la réponse de Murata. Murata poursuivit, « Shibuya a une tendance à être imprévisible, exactement comme Shinou, mais Shibuya est encore pire. Au moins avec Shinou, je peux en quelque sorte prédire ses mouvements, mais avec Shibuya… ». Sur ces paroles, Murata se gratta la tête. « Je jurerait que l'esprit de Shibuya est un puzzle. A un moment, il peut être, comme le dit si bien votre frère, une mauviette, et juste après la personne la plus courageuse que je n'ai jamais rencontré. » Conrad hocha la tête en signe d'accord. Murata secoua la tête et dit, « Si il découvre que nous avons lu le journal, il sera embarrassé. Après ça, je ne sais pas exactement ce qu'il fera. » Conrad se posait la même question.

Il avait atteint les portes du château, et Murata lui fit ses adieux jusqu'au dîné. Il prit la route du Temple. Conrad alla trouver quelques soldats pour l'aider à ôter la chaise du Maoh au centre de la Table Ronde.

Anissina traîna un Yozak impuissant jusqu'à son laboratoire. Les pieds de Yozak eurent leur volonté propre alors qu'ils entrèrent dans le labo. Qu'importe à quel point il essaya de les faire avancer, ils voulaient rester hors de cet endroit. Anissina dut saisir le bras de Yozak à lui en faire mal et le tirer à l'intérieur. Il jeta un œil circulaire à la pièce et vit plusieurs machins. Il supposa que la grande chose contre le mur de gauche était l'ordinateur, ou plutôt le 'Je-Réfléchis-Et-Je-Te-Donne-Une-Réponse-Kun'. Un rouleau de parchemin entrait et sortait doucement de la machine. Anissina s'approcha du parchemin et déchira la partie qui venait de sortir. « Yozak, assieds-toi là, » dit-elle en pointant du doigt une chaise devant le clavier. Yozak lui jeta un œil suppliant. « Assieds-toi juste. Ca ne va pas te mordre. » Pas le mordre ? Cette chose pourrait le tuer ! Ca avait l'air encore plus dangereux qu'une attaque faite par cinq dragons enragés.

A contrecœur, il fit ce qui lui était demandé. Il s'assit devant le clavier, sans savoir ce que c'était. « Anissina, que suis-je supposé faire ? » demanda-t-il en fixant le clavier suspicieusement.

En lui tendant le papier sur lequel étaient notés les différentes boissons, Anissina répondit, « Tu vois les différents types de boissons écrit là-dessus ? ». Yozak jeta un œil dessus. Elle poursuivit, « Et bien, tu dois entrer les ingrédients dans le 'Je-Réfléchis-Et-Je-Te-Donne-Une-Réponse-Kun' ».

« Et comment je fais ça ? » pleurnicha Yozak.

Anissina répondit, comme si elle parlait à un enfant, « Tu vois ces touches avec ces différentes lettres ? » Yozak hocha la tête. « Et bien, tu presses, avec ton doigt, chaque lettre pour créer le même mot que celui qui est écrit sur cette feuille. Tu presses la longue barre en bas pour créer un espace entre chaque mot. »

« Oh ! Ok, je crois que j'ai compris. » Yozak prit la feuille et jeta un œil au premier mot. Puis, il se tourna vers le clavier à la recherche de la première lettre du mot. Avec son index, il enfonça la touche, faisant trembler le 'Je-Réfléchis-Et-Je-Te-Donne-Une-Réponse-Kun'. Anissina cria, « DOUCEMENT ! Tu n'as pas besoin de bondir dessus ! » « Désolé, » dit Yozak. Il essaya la seconde lettre. Quand il la trouva enfin, il appuya gentiment dessus avec son index. La lettre s'était laissé enfoncé facilement, remarqua-t-il. 'Et bien, ce n'est peut-être pas si mal finalement.' se dit-il.

Anissina s'approcha de la bibliothèque et commença à retirer plusieurs livres. Elle se tourna vers Yozak et secoua la tête. Yozak regardait un mot, cherchait la lettre, pressait la lettre, puis ensuite regardait le mot à nouveau. Il faisait cela pour chaque lettre. Elle marmonna, « A ce rythme, il n'aura jamais fini ! »

« Tu as dit quelque chose ? » demanda Yozak en la regardant.

« Non, rien. Je pensais juste tout haut, » répondit-elle. Elle s'assit à sa table et commença à feuilleter les livres. Toutes les trente secondes ou plus, elle pouvait entendre Yozak taper une lettre.

Anissina fixait la même page depuis quelques instants déjà. Elle ne faisait pas vraiment attention à ce qu'elle lisait. Son esprit n'arrêtait pas de se demander ce qui était écrit dans le journal. Elle était déçu de son Roi à cause de ce qu'il avait dit de ses inventions. Elle se dit que, finalement, il avait raison à ce sujet. Mais pour atteindre le succès, il devait y avoir des échecs. C'était vrai la plupart de ses inventions étaient des échecs, mais beaucoup d'entre elles avaient fonctionné. Et, ce n'était pas Yuuri qui lui avait demandé de construire un bateau qui ne donnerait pas le mal de mer à son bien-aimé Wolfram ? Elle venait bien de penser 'son bien-aimé Wolfram' ? Pourquoi avait-elle pensé ça ? Et bien, le bateau était la première chose qu'il avait mentionné dans ses plans d'action des dix prochaines années. Ca n'avait pas de sens. Yuuri avait clairement déclaré qu'il était amoureux d'Angel. Donc, s'il était amoureux d'Angel, pourquoi dirait-il de Wolfram qu'il est parfait ? Puis, il y avait le fait que, le soir du bal, il avait voulu danser avec Wolfram toute la soirée. En plus, il y avait cette histoire de douches froides le matin, et le fait qu'il affirme que le lit était froid sans Wolfram dedans. Elle pianota des doigts sur la tables. Peut-être que la potion avait une durée limitée sur la personne qui l'ingérait.

« Je viens de penser à quelque chose ! » s'exclama-t-elle.

« Yozak releva la tête vers elle et demanda, « Qu'est-ce que c'est ? »

« Je crois que la potion a un effet limité dans le temps, » déclara-t-elle. Yozak lui lança un regard interrogatif. Elle poursuivit, « Sa Majesté n'arrête pas de faire des louanges à Wolfram. C'est comme si Yuuri était amoureux de lui, mais en même temps, il déclare être amoureux d'Angel. Et si la potion ne fonctionnait qu'un certain temps, disons une heure ou deux, ou peut-être une journée ? Et si la potion devait être ingérée à intervalles précis ? »

« Ca expliquerait pourquoi il en a essayé plusieurs, à différents moments ! » s'écria Yozak.

« C'est exact ! » dit Anissina. « Taper davantage d'informations sur les ingrédients dans le 'Je-Réfléchis-Et-Je-Te-Donne-Une-Réponse-Kun' serait une perte de temps au rythme où tu vas. » Yozak se sentit blessé. « Je suggère que nous allions à la bibliothèque avec les informations dont nous disposons et que nous cherchions des livres parlant des potions aux effets temporaires, » proposa Anissina. Yozak ne put s'empêcher de sourire. Il était libre de quitter cette pièce. Il se leva aussi vite qu'il le put, avec la liste des ingrédients en main. « Nous y allons maintenant ? » demanda-t-il. Sans un mot, Anissina et Yozak se dirigèrent vers la bibliothèque.

Après avoir quitté la Table Ronde, Celi commença à chercher le meilleur endroit pour continuer la lecture du journal. Elle songea d'abord à la salle du conseil. Ils pourraient l'utiliser, mais la pièce devrait être prête au cas où les 10 Nobles décideraient de l'utiliser. Elle raya cette pièce de son esprit. Elle jeta un œil au conservatoire, à la salle du trône, aux différents bureaux, exceptés ceux de Gwendal et Conrad, à la salle de bal, au salon, à la bibliothèque, aux salles à manger subsidiaires, au sous-sol, dans l'entrepôt, et finalement, dans la salle à manger royale.

Elle entra dans la salle à manger alors que les domestiques plaçaient, comme convenu, le 'Bar de Murata' contre un mur. « Pourquoi pas cette pièce ? » se dit-elle. La seule chose à reprocher à cette salle était ses deux entrées : l'entrée principale et l'entrée de service. L'entrée de service pouvait facilement être bloquée avec une barrière temporaire. Günter et elle-même pouvaient parfaitement placer une barrière temporaire insonorisante. Le bar était déjà sur place pour les digestifs après le dîné. Ils n'auraient pas non plus à déménager dans une autre pièce après dîné. Le problème était résolu : les deux pages du journal seraient lus dans la salle à manger royale.

Elle s'assit sur une des chaises et se mit à réfléchir aux événements de la journée. Elle sourit en se rappelant qu'elle aussi avait un journal, mais qui était sous verrou. 'Peut-être devrais-je placer des sécurités supplémentaires dessus,' songea-t-elle. Elle nous voulait pas qu'il ne se produise la même chose avec son journal qu'avec celui de Yuuri.

Elle commença à se rappeler les différentes choses qu'avait écrit Yuuri dans son journal. Elle sourit et se sentit fière quand elle se souvint des magnifiques choses qu'il avait dites sur elle. Elle se rappela combien elle avait rit de sa naïveté. Voir ses fils rire ensemble tels qu'ils l'avaient fait était un instant à conserver précieusement. Elle devait admettre que Yuuri était finalement parvenu à réunir les trois frères.

Elle n'avait jamais remarqué que Yozak, comme Yuuri l'avait mentionné, puisse avoir une possible attirance pour Conrad. Cela expliquerait la fascination de Yozak pour les vêtements féminins. Elle devrait surveiller Yozak. Elle ne pensait pas que Conrad ait la même inclinaison que Yozak.

Puis, il y avait Günter. Le pauvre Günter, Yuuri n'avait pas été tendre avec lui. Le conseillé n'avait jamais été, et bien, lourd, avant que Yuuri n'arrive dans ce monde. Il avait toujours été une personne sérieuse. Peut-être Günter avait-il quelque chose avec les personnes aux cheveux noirs. Il avait aussi une légère fascination pour le Sage. Elle devrait également le surveiller.

Gwendal et Anissina : Yuuri avait raison. Quand est-ce que ces deux-là allait enfin se mettre ensemble ?

Le Sage était, quant à lui, un mystère et un pervers, comme l'avait dit Wolfram. Elle l'avait observé aujourd'hui. Qu'est-ce qu'il essayait de faire avec son bébé ? Le Sage savait-il quelque chose qu'il avait tu ? Heureusement, Wolfy savait prendre soin de lui-même.

Puis, il y avait Angel. Elle ricana avec mépris à la seule pensée de cet individu. Comment Yuuri pouvait-il laissé quelqu'un comme lui dans sa vie ? Wolfram n'était pas assez bien ? Son Wolfy était parfait pour Sa Majesté. Ils étaient parfaits l'un pour l'autre. Et, Yuuri lui-même avait dit que Wolfram était parfait. Alors, que prévoyait ce malveillant, malfaisant et sournois Angel ? Voulait-il influencer Yuuri ? Voulait-il devenir le Roi des Bananes Roses ? Ooh, elle pouvait enfoncer quelques unes de ses bananes roses dans sa gorge s'il le voulait. Comment osait-il ruiner le bonheur de son bébé ? Puis, elle pensa à quelque chose. Elle devrait remettre sa tenue rouge et son fouet quand Angel se montrerait dans quatre jours. Elle allait lui donner quelques coups de fouet et elle allait le faire avec plaisir.

Elle se leva de sa chaise et quitta la salle à manger. Elle devait prévenir Anissina et Yozak que la lecture du journal allait se poursuivre dans la salle à manger après le dîné.

Conrad regardait plusieurs hommes enlever la chaise du Maoh du centre de la table. Les domestiques avaient déjà déplacé le 'Bar de Murata' hors de la pièce. Les hommes étaient en train de lever la lourde chaise au-dessus de la table quand Conrad entendit un bip. Les hommes ne firent plus un geste en entendant ce bruit. La chaise était suspendue dans les airs, au-dessus de la table, tenue par quatre hommes quand ce bip retentit. Ils s'arrêtèrent pour déterminer d'où venait le son. « Vous devriez mieux déplacer la chaise rapidement et calmement, » dit doucement Conrad. Il avait une idée d'où provenait ce bruit : d'une des inventions d'Anissina. Les hommes firent ce qu'il avait demandé.

« Où devrions-nous la poser ? » demanda l'un des hommes.

« Remettez-la à sa place originale. C'est-à-dire devant la fenêtre. » répondit Conrad. Les hommes déplacèrent délicatement les chaises déjà en place sur le côté et placèrent la chaise du Maoh où on leur avait indiqué. Après cela, Conrad les congédia. Maintenant, la seule chose qui restait à faire était de trouver quelqu'un pour ôter les chaînes magiques de la chaise. Il devrait demander à Günter ou à Gwendal.

Il se demanda quelle excuse Gwendal et Günter allaient donner à Yuuri pour avoir enlever la chaise du centre de la table. Il n'imaginait pas que l'un d'eux dise à Yuuri, 'Nous avons bougé la chaise parce que nous avons lu votre journal et nous avons découvert vos plans consistant à vomir sur tout le monde.' Il douta que ce soit une bonne excuse. Avec un peu de chance, ils diraient à Yuuri qu'ils le pensaient suffisamment responsable pour regarder les Nobles dans les yeux.

Il avait regretté toute la journée la lecture du journal. Il avait déjà fait part de son opinion aux autres, même avant que le journal ne soit lu. Il savait aussi que tard ou tôt, ou était-ce tôt ou tard, Yuuri allait tout découvrir. Yuuri allait d'abord être embarrassé puis, doucement, cet embarras se transformerait en colère. Qu'est-ce que Yuuri allait faire ?Il ne le savait pas. Oui, il regrettait d'avoir été impliqué dans la lecture du journal. Ou pas ?

Tout comme Wolfram, il avait une relation très spéciale avec Yuuri. Yuuri l'avait taquiné au travers du journal sur son incapacité à dire des blagues. Peut-être ne savait-il pas raconter de blagues, mais il savait comment répandre, ou était-ce préparer, sa vengeance. En tant que Parrain de Yuuri, ce que Yuuri ne cessait de lui répéter, il n'allait pas laisser Yuuri tranquille à propos de l'histoire du gant sous le gilet. Bien sûr, cela ne se produirait que si Yuuri découvre tout à propos du journal. Conrad était satisfait de lui-même. La vengeance était une soupe ou un plat… peu importe ! Il avait voulu des miroirs sur chaque mur du château. Il sourit pour lui-même au souvenir de Wolfram et Gwendal riant bruyamment. Ce n'était pas tous les jours que ces deux-là éclataient de rire. Il jeta un œil à la table et remarqua que la couronne de fleurs de Wolfram était toujours là. Il la ramassa et la fit tournoyer entre ses doigts. Wolfram !

Il fallait qu'il ait une sérieuse discussion avec Yuuri. Il devait découvrir quels étaient exactement les vrais sentiments de Yuuri pour son petit frère. Yuuri avait toujours été catégorique en disant que leur engagement était un accident. Il était soulagé de ce que pensait Yuuri, mais maintenant, il semblerait que Yuuri prenait l'engagement au sérieux. La question était, à quelle point était-il sérieux ? Il protégerait Yuuri même si cela le conduisait à sa propre mort. MAIS ! Il protégerait d'abord son innocent petit frère de quelques hormones en folie d'un roi adolescent.

Après avoir eu une longue conversation avec Gwendal à propos de la Table Ronde du lendemain, Günter se dirigea vers la bibliothèque. Il avait de quoi réfléchir, spécialement de la façon dont il traitait Sa Majesté. Peut-être devenait-il vraiment tout excité quand il voyait son Roi. Peut-être qu'il en faisait de trop quand il lui faisait des câlins, ou quand il lui faisait toutes ces louanges. Il aimait Sa Majesté. C'était un drôle d'amour qu'il avait pour lui. Il n'était pas vraiment attiré physiquement par lui, mais Sa Majesté était juste trop mignonne et adorable. Et bien, la vérité était qu'il avait un faible pour les personnes aux cheveux noirs. Ils étaient si mystérieux. Quoiqu'il en soit, en faisait-il vraiment trop que cela concernait Sa Majesté ? C'était un enfant si adorable. Puis, il se corrigea. Yuuri n'était pas un enfant. C'était un jeune homme. C'était un jeune homme naïf certes, mais un homme quand même. Günter réalisa pour la première fois qu'il ne pouvait vraiment plus traiter Yuuri comme un simple enfant. Yuuri avait grandi. Il était temps de commencer à le traiter comme un adulte. 'Oh, Votre Majesté,' se dit-il, 'A partir de cet instant, je vous traiterais comme un adulte !'

Il arriva à la bibliothèque et y trouva Anissina et Yozak le nez plongé dans des livres. « Excusez-moi, » dit-il.

« Günter, tu es là, fantastique ! » dit Anissina. « Nous avons émis une théorie à propos de la potion. »

« Une théorie ? » demanda Günter. Il était surpris de trouver Yozak à la bibliothèque.

« Nous pensons que la potion a un effet limité dans le temps. C'est pourquoi le gamin en a bu plusieurs, » expliqua Yozak.

« Ca expliquerait aussi pourquoi au moment où il la boit, il pense qu'il est amoureux d'Angel, et après qu'il…ahem…dise des choses si gentilles à propos de Wolfram, » poursuivit Anissina.

Günter pensa à quelque chose vis-à-vis de leurs propos et dit, « Donc, la potion n'a pas seulement une limite de temps, mais il doit y avoir dedans quelque chose qui appartient à Angel. Comme un cheveu ou un ongle. »

« Ca réduit considérablement les possibilités, » dit Anissina. « Bien, donc maintenant nous devons chercher une potion qui ait pour ingrédient un ongle, un cheveu, ou peut-être même du sang, des bananes roses pas mûres et/ou des herbes fluvianiacales, et qui ait un effet limité dans le temps ! » Les deux hommes se tournèrent vers elle, interloqués. Pas seulement parce qu'elle était un génie, mais pour dire tout haut de telles évidences !

Yozak s'assit à la table sur laquelle ils avaient déjà entassé plusieurs livres. « Je vais commencer à chercher. » Il prit un livre, se mit à regarder l'index et commença à lire la liste des différentes potions. Il parcourut la liste du doigt. Il trouva à quelle page se trouvaient les potions d'attraction et feuilleta le livre pour tomber à cette page. Il commença à lire les ingrédients mais il ne prêtait pas beaucoup d'attention à ce qu'il lisait. Son esprit dériva sur le journal.

Yozak savait que le gamin allait être en colère quand il apprendrait pour l'histoire du journal. Quand il avait découvert l'existence du journal, il pensait qu'il contiendrait les divagations innocentes d'un enfant. Oh, Shinou, comme il avait eu tord. Ce qu'il contenait était des avis perspicaces de Yuuri sur les personnes de son entourage, et bien sûr, des pensées vraiment naïves du gamin. Ce à quoi il ne s'attendait pas était que le gamin avait vu clair en lui. Il n'aurait jamais pensé que quelqu'un puisse remarquer son attirance pour Conrad. Il savait également que Conrad ne ressentait pas la même chose. Il avait toujours plaisanté avec Conrad à ce sujet, juste pour l'agacer. Il commença à se demander ce que Conrad pouvait bien penser de lui maintenant. Et si cela apportait une tension dans leur amitié ?

Il se rappela de ce qu'il pensait au début de son jeune maître. Il se souvint qu'il avait d'abord douté de lui. Sa Majesté était juste un enfant qui pouvait sans doute être facilement influencé par son entourage. Comme il avait eu tord ! Yuuri avait prouvé qu'il était le meilleur roi qu'il aurait pu espérer avoir.

« Yozak, » l'appela Anissina, « Tu es en train de lire ou de rêvasser ? » Elle avait remarqué que Yozak fixait la même page depuis un moment.

« Je lis, » répondit Yozak alors qu'il était tiré hors de ses pensées. Il commença à lire ce qu'il avait sous les yeux. Après quelques pages, il entendit la porte de la bibliothèque s'ouvrir. Celi entra.

« Je suis contente de vous trouver tous les trois ensemble. Nous poursuivrons la lecture du journal dans la salle à manger royale après dîné, » déclara Celi.

« Tu penses que c'est raisonnable ? » demanda Günter.

« Les boissons du Sage ont déjà été placé dans cette pièce, » dit-elle en souriant.

« La salle à manger me semble bien, » répondit Günter. Anissina et Yozak approuvèrent également. Ce ne serait pas une bonne idée de devoir à nouveau déplacer le bar.

« Günter, j'aurai besoin de ton aide pour placer une bloquante sur l'entrée de service et aussi une barrière insonorisante sur la pièce, » dit Celi.

« Ce ne sera pas un problème. »

« Anissina et Yozak, je pense que vous serez capables de déplacer les inventions hors de la Table Ronde. Je dois aller m'enquérir du repas. Yozak, tu te joindras à nous pour le dîné ? »

« Oui, Lady Celi, je serais heureux de me joindre à vous ! » répondit-il.

Gwendal décida d'ignorer complètement les documents sur son bureau et de les remplacer par une séance de tricots. Il avait eu une journée stressante, bien qu'il n'avait plus autant ri depuis longtemps. Il était actuellement en train de faire une thérapie en tricotant ce qui était supposé être un agneau. Au plus il pensait au journal, au plus il manquait des points.

Son principal soucis était ce qui se passerait si Yuuri découvrait toute l'histoire à propos de la lecture de son journal. Il savait que Yuuri avait un cœur sensible et qu'il se sentirait embarrassé et trahi par les personnes qui comptaient pour lui. Il perdit un autre point. Peut-être que son principal soucis devrait être la réaction de Yuuri quand il saurait pour la Table Ronde. D'un autre côté, son principal problème ne devrait pas être les sournoiseries de Waltorana avec cette réunion à la Table Ronde ? Son œil droit fut pris de tics. Et, bien sûr, le roi Saralegui allait venir. Que voulait-il ? Son œil droit eu encore plus de tics et il rata deux points. Et à propos de ce gars, Angel ? Est-ce que Angel, avec son ami J.R, pourraient être une menace pour Yuuri et Shinamkoku ? Wolfram et Günter avaient-il raison avec leur hypothèse que Yuuri était en danger ? Ses pensées revinrent vers Wolfram.

Il devait l'admettre, Yuuri avait eu des pensées vraiment perverses sur son mignon, adorable petit frère chéri. Il rata encore un point. Il était sûr maintenant que Yuuri avait plus que des sentiments amicaux pour Wolfram. Il fallait qu'il fasse quelque chose avant que son innocent petit frère ne soit plus innocent. Il était sûr que, actuellement, il n'y avait rien entre Wolfram et ce surplus d'hormones qu'était le roi. Il rata une rangée complète de points. Pour qu'il n'y ait pas de danger et pour protéger l'innocence de son baby frère (j'ai laissé 'baby' sans le traduire parce que je trouvais ça trop mignon^^ et puis bébé frère ça veut rien dire), il allait devoir parler à Wolfram et le faire quitter la chambre du roi. Gwendal baissa la tête sur son tricot. IL ressemblait plus à un asticot biscornu qu'à un agneau.

Murata arriva au Temple alors que le soleil se couchait en cette fin d'après-midi. Il se dirigea directement vers le sanctuaire pour parler à Shinou et à Ulrike. Alors qu'il entrait, il vit Shinou parler à Ulrike de façon catégorique. « J'ai déjà promis que je n'interférerait pas ! » dit Shinou.

« Interférer dans quoi ? » demanda Murata en s'approchant d'eux.

« Nous parlions de Waltorana, » répondit Ulrike.

« Alors, vous avez entendu, » dit Murata.

« Oui, » affirma Shinou, « Je parie qu'il essaye de prendre le Roi Yuuri par surprise. »

« Je pense la même chose, » répondit Murata.

« Sa Majesté Shinou veut parler avec Waltorana, » expliqua Ulrike.

« J'ai dit que je voulais lui rappeler de ne pas causer de problème au roi que j'ai choisi, » dit Shinou.

« En d'autres mots, tu veux lui donner un petit cauchemar, » dit Murata.

« Exactement ! Alors, c'est toujours considéré comme interférer ? » demanda Shinou.

« Ca dépend de comment tu le vois, mais je ne vois pas en quoi ça serait un tord. Ce ne serait pas vraiment interférer Ulrike, » dit le Sage avec sagesse.

« Très bien, je suppose que je ne peux pas gagner contre vous deux. »

Shinou sourit sournoisement. Il commença à s'imaginer quel type de cauchemar il allait donner à Waltorana. Murata lui sourit en retour. Il s'approcha du globe et vit que la mouche suivait Wolfram. Murata fronça les sourcils. 'Pourquoi cet insecte suit-il Wolfram ?' se dit-il.

« Qu'est-ce qui vous amène au Temple, Votre Altesse ? » demanda Ulrike.

Murata se tourna vers elle. « J'étais venu jeter un œil à la bibliothèque pour me renseigner sur les potions d'amour/ d'attraction. »

« Vous pensez que le Roi Yuuri est sous l'influence de quelque chose ? » questionna Ulrike.

« J'ai fini par le penser. Quelqu'un, dont les initiales sont J.R ou A.F.H, a donné à Shibuya quelque chose à boire. Qui sont-ils, je n'en sais rien. Je ne connais personne qui ont ces initiales. ET vous ? »

Shinou répondit, « Nous non plus. Nous pensions que A.F.H était Wolfram, mais après avoir entendu parler des potions… Nous sommes complètement perdus. »

« Voulez-vous un peu d'aide ? » demanda Ulrike à Murata.

« Ce serait grandement appréciable, » répondit Murata. Il se tourna et se dirigea vers la porte, en réfléchissant à ces initiales. Ulrike le suivit. Il s'arrêta brusquement. « C'EST PAS POSSIBLE ! »

« Votre Altesse ? » demanda une Ulrike surprise alors qu'elle fixait Murata.

Murata se tourna vers elle pour leur faire face, à elle et Shinou. « Ca ne peut pas être aussi simple ! »

« Quoi ? » demanda Shinou.

« Pourquoi je n'y ai pas pensé avant ? »

« Pensé à quoi ? » questionna Shinou. Ulrike regardait Murata, complètement perdue.

« J.R ! »

« Tu connais quelqu'un s'appelant J.R ? »

« OUI ! Pas ici, mais sur Terre. Mon ancien docteur ! Jose Rodrigues ! »

« ET connais-tu quelqu'un sur Terre qui s'appelle A.F.H ? »

« Non, mais je ne connais pas toutes les personnes que le Dr. Rodrigues connaît. A.F.H pourrait être un de ses collègues. » Puis, Murata fit courir ses doigts dans ses cheveux et commença à rire. Il finit par dire, « Comment j'ai pu être aussi stupide ? A qui Shibuya a fait référence dans le journal ? Ca ne peut qu'être le seul et l'unique Grand Frère de Mon Ami. »

« Lord Shori ? » demanda Ulrike.

« Oui ! Le Grand Frère de Mon Ami et le Dr. Rodrigues sont assez proches. Dr. Rodrigues est aussi très enthousiaste. Je ne serais pas surpris si il avait créé des boissons bonnes pour la santé, énergisantes avec ce fameux A.F.H. Puis, le Grand Frère de Shibuya les lui a donné pour qu'il les essaye. »

« Pourquoi aurait-il fait cela ? »

« Parce qu'il veut que Shibuya soit en bonne santé. On pourrait appeler cela le complexe du grand frère."

« Donc, ça voudrait dire qu'il n'y a pas de potion d'amour, » dit Shinou. Il commença à rire.

« Excatement ! » dit Murata en se joignant à Shinou dans un rire machiavélique.

« Alors, ce ne sont que des coïncidences, » dit Ulrike. Elle savait quelle serait la réponse à sa prochaine question, « Donc, Votre Altesse, allez-vous informer tous les autres de ce que vous nous avez dit ? »

« NON ! » répondirent Murata et Shinou en même temps. Elle l'aurait parié !

« Peux-tu imaginer à quel point les autres seront embarrassés quand ils apprendront qu'il n'y a pas de potion ? Hahahahahh ! » Murata se plia en deux de rire. « C'est trop bon…hahahaha…pauvre…Günter… »

« Vous devriez leur dire, » déclara Ulrike. « Pouvez-vous imaginer ce que Lord von Bielefeld pourrait faire maintenant ? » Murata et Shinou cessèrent tous les deux de rire quand elle dit ça. Ulrike poursuivit, « Votre Majesté, n'êtes-vous pas celui qui est toujours en train de surveiller votre descendant, et n'avez-vous pas dit à Son Altesse de ne PAS jouer avec lui ? »

« Et bien…um..je.. » Shinou était à court de mots. Ulrike lui avait cloué le bec. « Elle a raison ! » dit-il en regardant Murata.

« Ok, très bien, » dit Murata. « Je parlerai à Lord von Bielefeld et lui donnerait de discrets indices. S'il arrive à joindre les éléments deux à deux, il saura tout. Ca ira ? »

« C'est mieux que je ne l'espérais, » répondit Ulrike.

Murata sourit à Ulrike, puis se tourna vers Shinou. « Roi Shinou, merci d'avoir envoyer ma réserve privée. » Murata s'inclina devant Shinou.

« Je vous en prie mon Grand Sage, » répondit-il de façon sarcastique. Les deux hommes se regardèrent froidement l'un l'autre pendant quelques minutes. 'C'est un duel de regards ?' pensa Ulrike. Elle commença à s'éloigner d'eux. Une guerre verbale était sur le point de débuter et elle ne souhaitait pas être prise dedans.

« Excusez-moi Votre Majesté et Votre Altesse, je serai de retour dans un petit moment, » dit-elle. Aucun des deux hommes ne la regardèrent ou ne firent même attention à elle. Elle se dirigea rapidement vers la sortie. Avant de fermer la porte derrière elle, elle entendit Shinou dire narquoisement, « Et bien, et bien, mon Sage est vexé ? »

Wolfram avait laissé Greta entre les mains de Doria. Il avait négligé sa garde personnelle toute la journée et décida donc de leur rendre une petite visite. Il espérait qu'ils aient décidé de s'entraîner, même sans être pris en charge par lui-même. Quand il arriva au terrain d'entraînement, il vit ses hommes remballer leurs équipements d'entraînement. Wolfram sourit intérieurement : ses hommes s'étaient entraînés et n'avaient pas paressé dans un coin. « Troster ! » Wolfram appela son second.

Troster releva la tête quand il entendit celui qui l'avait appelé. « Sir ! »

« Je suis content de voir que vous vous entraînez, » répondit Wolfram en s'approchant de Troster.

« Sir, nous venons à l'instant de finir. Je leur ai appris la nouvelle technique à l'épée que vous m'aviez montré la semaine dernière. »

« Tu as bien fait. Y a-t-il eu des blessés ? »

« Juste quelques bosses et quelques bleus, » répondit Troster.

« Tu as bien travaillé Troster, et merci d'avoir pris les rênes pendant mon absence. Je m'excuse de ne pas t'avoir prévenu de mon absence. »

« Je vous en prie Sir. »

« Troster, pourriez-vous informer les soldats de mettre leurs uniformes officiels demain ? » demanda Wolfram.

« Y a-t-il une raison particulière à cela Sir ? »

Wolfram lui donna un sourire disant 'Tu ne vas pas en croire tes oreilles'. « Mon oncle, Lord Waltorana von Bielefeld sera ici demain. »

« Uuuuh ? » Troster jeta un regard surpris à Wolfram. Son capitaine était sévère, mais Waltorana était le maître dans ce domaine. Troster avait demandé une fois à Wolfram si Waltorana savait comment sourire. Ca avait fait rire Wolfram. A la réponse de Troster, Wolfram lui lança un regard signifiant 'Tu viens de me répondre 'uuuuuh' ?' Troster dit rapidement, « Je vais en informer vos hommes sir. Voulez-vous qu'ils soient aux portes du château pour lui souhaiter la bienvenue ? »

« Pas besoin, mais soyez le mieux possible juste au cas où il déciderait de vous

rendre visite.

« Oui, sir. Je vais informer vos hommes dès maintenant. » Troster s'inclina respectueusement et laissa Wolfram.

Wolfram décida de s'asseoir sur un des bancs proches. Il avait besoin d'être un peu seul pour réfléchir à tout cela. Il était si désorienté. Il n'avait pas vraiment réfléchi au pourquoi son oncle venait et demandait une réunion à la Table Ronde. C'était plutôt évident. .. (en d'autres mots le Roi Saralegui de Petit Shimaron) allait venir. Son oncle devait être furieux que le Maoh ait pris cette décision de son propre chef, sans en informer quiconque. Pour rendre les choses pire encore, Saralegui avait influencé le Maoh pour attaquer la flotte de Grand Shimaron. Il comprenait pourquoi son oncle se sentait concerné. Saralegui allait-il tenter quelque chose du même style ?

Wolfram croyait que Yuuri était trop naïf quand cela concernait ...Beau. (en d'autres termes le Roi Saralegui de Petit Shimaron). Que voulait-il ? Apportait-il des informations valables sur Grand Shimaron ? Apportait-il ses habituels problèmes et des discordes dans la vie de Yuuri (et dans la vie de Wolfram) ? Essayait-il d'utiliser Yuuri à nouveau ? Ca pourrait être cela. Qu'est-ce que ...Aganç..Beau (en d'autres mots cette Saleté de rat, qui se prend pour un Roi, Saralegui de Petit Shimaron) voulait vraiment ce coup-ci ? Wolfram ne voulait vraiment pas penser à cette pathétique imitation de roi. Il avait des choses bien plus importante qui méritaient réflexion.

Wolfram avait eu une attitude positive quand Angel avait été mentionné. Yuuri parlait de lui en fait. C'était, bien sûr, avant qu'il entende parle de J.R et de A.F.H. Qui étaient-ils ? Wolfram ne pouvait pas croire qu'il se soit trompé quand il avait cru qu'il était A.F.H. Il avait la preuve dans sa poche. Il avait le dessin de Yuuri. Il était 'the Angel From Heaven' de Yuuri. Greta l'avait dit ! Donc, en conclusion, Wolfram décida qu'il était le vrai A.F.H et que le A.F.H mentionné avec J.R n'était qu'une coïncidence. C'était la seule explication qu'il avait. Il refusait de croire une autre explication. Mais, encore une fois, qui étaient-ils, et pourquoi avaient-ils donné des potions à Yuuri ? Yuuri était-il si naïf, sans parler du fait d'être incroyablement stupide, pour boire quelque chose que des étrangers lui ont donné ? Quel était le but derrière ces potions ? Il avait besoin de rentrer un peu de plomb dans la tête de cette mauviette. Il avait pris sa décision. Il allait avoir une longueeee discussion avec cette mauviette quand il reviendrait ! Il allait le tirer hors de la fontaine, le traîner jusqu'à leur chambre et lui hurler un bon coup dessus. Wolfram croisa les bras et hocha la tête à cette pensée.

Il jeta un coup d'œil autour de lui. Il faisait déjà presque noir. Il n'avait pas remarqué que c'était le début de la soirée et qu'il était presque leur du dîné. Il avait été perdu dans ses pensées. Il se leva et décida d'aller chercher Greta. Après, ils iraient dans la salle à manger pour dîner.

Avant de quitter le terrain d'entraînement, il sourit intérieurement. Sa dernière pensée avant de partir était que Yuuri l'aimait lui, et SEULEMENT lui.

Greta tenait la main de Wolfram en entrant dans la salle à manger royale, quand Celi s'approcha d'eux. Elle entendit une partie de leur conversation avant qu'ils ne la remarque. Ce qu'elle entendit fut :

Greta : Tu l'as toujours ?

Wolfram : Oui, dans ma poche.

Greta : N'oublie pas que tu m'as promis que tu ne dirais pas à Yuuri que c'était moi qui t'avait dit qu'il te nommait…

Greta s'était tu quand elle avait vu Celi. « Grand-mère ! » s'écria-t-elle avec joie. Wolfram se tourna vers elle rapidement, se demandant jusqu'où sa mère avait entendu. Ce ne serait pas bon si elle découvrait qu'il était A.F.H.

« Mère, » dit-il en la reconnaissant. « Allons-y Greta, » dit-il en tirant Greta par la main dans la salle à manger. Celi se demanda ce que cela signifiait. Et, comment Yuuri appelait-il Wolfram ?

Elle se retourna quand elle entendit des bruits de pas derrière elle. Gwendal arrivait dans le hall avec un air sombre. « Mère, » dit-il. « Je voudrais vous parler brièvement, à vous et à Conrad, avant le dîné. »

« A quel sujet ? »

« Pas maintenant, » dit-il alors que Murata s'approchait d'eux.

« Bonsoir ! » dit-il d'un ton sarcastique.

« Avez-vous trouvé quelque chose d'utile à la bibliothèque du Temple ? » demanda Celi.

« Je suis désolé de dire que je n'ai pas eu le temps de jeter un œil. J'ai eu une petite dispute avec Sa Majesté le Roi des Gamins ! » Murata entra dans la salle à manger. Celi et Gwendal se regardèrent l'un l'autre. Le Sage avait l'air énervé.

« Où sont les autres ? » demanda Gwendal.

« Anissina, Yozak, Günter, Wolfram et Greta sont déjà à l'intérieur, » répondit-elle. « Et Conrad est derrière toi. »

Gwendal se retourna et vit Conrad approcher d'eux. « Conrad, j'ai besoin de te parler, ainsi qu'à Mère, avant que nous n'entrions. »

« Que se passe-t-il Gwendal ? » demanda Conrad.

« C'est à propos de ces choses qu'a dites Sa Majesté sur Wolfram. »

« J'y ai pensé également, » dit Conrad.

« Donc, j'espère que tu comprends que ce serait mieux que Wolfram quitte la chambre de Sa Majesté, » dit Gwendal.

Conrad répondit, « Le plus vite possible ! »

« Vous deux, vous êtes impossibles ! » dit Celi.

« Vous n'êtes pas d'accord Mère ? » demanda Gwendal.

Celi fixa ses deux fils plus âgés et déclara, « Oh vraiment ! » Elle leva les yeux au ciel. « Je ne m'inquiéterais pas de ce que peut faire Sa Majesté si j'étais vous. Je m'inquiéterais plutôt de ce que peut faire notre apparemment si innocent Wolfram, le loup dans la peau d'un agneau ! » Les yeux de Gwendal et de Conrad s'ouvrirent en grand. Celi tourna les talons, entra dans la salle à manger et laissa derrière elle deux hommes pétrifiés devant la réalité.

A suivre…

Voici la traduction d'un commentaire de l'auteur :

Votre attention à tous

Je viens juste d'être informée par les quatre fangirls qu'elles prennent des paris pour la loterie du bébé. Les catégories sont les suivantes :

La date de la naissance, le sexe, un seul ou plusieurs bébés, la taille, la couleur de cheveux, la couleur des yeux.

S'il vous plaît, allez voir Doria ou Sangria pour de plus amples informations.

Alors, ce chapitre vous a plu? J'espère que vous n'êtes pas déçus.

Je n'ai pas fait de relecture (je n'ai pas eu le courage) alors si vous voyez des fautes grossières ou des phrases mal tournées, n'hésitez pas à me le dire. Je ne mord pas et je n'arrêterai pas de traduire si on me fait quelques remarques, pas d'inquiétudes.