Titre : Le journal

Genre : Humour/romance

Rating : T

Disclaimer : Rien n'est à moi sinon Yuuri et Wolfram se papouilleraient passionnément et Shori s'en irait dans une contrée perdue et ne reviendrait pas.

Coucou chers lecteurs avides de fictions. Un énorme désolé pour le temps que j'ai mis à publier. Je n'ai aucune excuse…

Sinon, je suis un peu déçue de ne pas avoir reçu beaucoup de reviews pour le chapitre 20. Mais ce n'est pas grave tant que la traduction vous plaît. Trêves de blabla et place au nouveau chapitre.

Bonne lecture à tous !

Chapitre 21 : Le dîner x 2

Shinmakoku

Château du Serment du Sang

A l'heure du dîner

« Qu'est-ce qu'elle a voulu dire par là ? » demanda Gwendal.

« L'histoire du loup dans les vêtements de Wolf ? Je ne sais vraiment pas, » répondit Conrad.

Gwendal jeta un œil à son frère, c'était vraiment un cas sans espoir. « Entrons. Ils sont probablement en train de nous attendre. »

Les deux frères 'en plein déni' entrèrent dans la salle à manger. Ce qu'ils entendirent à l'entrée de la pièce les effrayèrent. « A quoi sert cette invention, Anissina ? » dit la voix de Greta. Les deux hommes tournèrent le regard vers Greta qui pointait du nez l'invention.

« N'y touche pas ! » cria Wolfram en courant vers Greta, poussant ses frères au passage. Wolfram prit Greta sous un bras et la fit retourner sur sa chaise.

« Qu'est-ce que ces trucs font là ? » grogna Gwendal alors qu'il désignait nerveusement les deux machines du doigt. Yozak avait chargé trois soldats inoccupés de bouger les inventions d'Anissina dans la salle à manger. La plus petite des deux avait été placée sur une petite table en bois. Les deux inventions reposaient le long du mur, derrière la place d'Anissina qui se trouvait à la droite de la chaise habituelle de Gwendal, directement à côté du Maoh. En résumé, les inventions étaient à la droite de Gwendal.

« Nous allons utiliser cette pièce pour poursuivre notre réunion après le dîner, » expliqua Celi.

« Pourquoi ici ? » grogna Gwendal.

« C'est aussi bien que dans n'importe quelle pièce. En plus, nous n'aurons pas à bouger le bar plus tard. »

« Je vois, » dit Gwendal alors que, à contrecœur, il prenait place à côté des monstres d'Anissina.

Conrad détailla la table pour se rendre compte que sa place habituelle, à côté de Wolfram, avait été prise par le Grand Sage. Directement à la droite de Murata était assis Yozak, puis Günter à la gauche de Gwendal. La seule place restante pour qu'il puisse s'asseoir était à la droite d'Anissina. Donc, à son plus grand déplaisir, les inventions étaient derrière lui, à sa gauche. A sa droite était assise sa mère , suivie de Greta et de la chaise vacante de Yuuri. Conrad était sûre que Murata, Yozak et Günter s'étaient assis aussi loin que possible des inventions, et ils avaient été suffisamment intelligents pour ne pas prendre la place de Wolfram, à la droite de la chaise vacante de Yuuri. Il se résigna à s'asseoir à côté d'Anissina.

Dès que Conrad se fut assis avec beaucoup d'hésitation, les domestiques commencèrent à servir le dîner. Elles servirent les ladies et Greta en premier, puis Gwendal et enfin les autres hommes. Wolfram jeta un œil à la chaise vide à sa gauche, souhaitant que Yuuri soit là. Il fit la moue. Il aurait adoré pouvoir faire du pied à Yuuri. Malheureusement, pensa Wolfram, il était coincé avec un Sage pervers à sa droite.

Wolfram chuchota discrètement à Murata, « Vous savez que vous êtes assis à la place de Conrad ? »

Ce à quoi Murata répondit, « Vous voyez où sont les inventions ? »

« Je comprends vos préoccupations, » répondit Wolfram en gloussant légèrement alors qu'il regardait Murata avec un grand sourire.

Zurich

Widder Hôtel

Dans le hall

Yuuri, Angel et Jose entrèrent dans le hall 5 minutes après sept heures. Shori faisait les cents pas dans le hall en attendant son frère. Bob, Sharon et Lord Hillary étaient assis dans un des canapés du hall.

« Yuuri, il était temps que tu arrives ! Tu es en retard ! Tu ne devrais jamais faire attendre les gens et tu… » Shori fut interrompu par Angel. « Shori, ne blame pas Yuuri parce que nous sommes arrivés cinq minutes en retard. C'est ma faute si nous n'avons pas respecté l'horaire, » dit sèchement Angel. Pourquoi les grands frères devaient toujours réprimander leurs benjamins, pensa Angel.

« Jose, tu aurais du leur faire respecter le programme, » gronda Shori.

Bob entendit la déclaration de Shori et dit, « Allons Shori, ils n'ont que cinq minutes de retard. Si je me rappelle bien, tu as déjà fait attendre Sa Majesté pendant toute une matinée. »

« Je ne pouvais rien y faire », répondit Shori. « L'avion avait du retard au départ et à l'arrivée. »

« Et bien, je parie que leur excuse pour être en retard de SEULEMENT cinq minutes est excellente. »

« Bob, c'est bon. Je suis désolé d'être en retard. » s'excusa Yuuri.

« Je suis réellement surpris que vous n'ayez que cinq minutes de retard avec tous les paquets que vous portez, » dit Bob en regardant Yuuri et les autres porter des sacs et des boîtes de différents magasins. Shori, dans sa colère, ne s'était pas embêté à remarquer tout ce que les trois hommes étaient en train de porter. Jose tenait sept boîtes de vêtements dans ses bras, ce qui couvrait son champ de vision, plus quatre sacs venant de plusieurs boutiques, et Yuuri et Angel portaient chacun huit sacs de tailles différentes, qui étaient pleins à craqué de différents articles. Shori finit par jeta un regard interrogatif à son frère. « Qu'est-ce que tu as acheté ? La moitié de Zurich ? »

« Et bien… » Yuuri était sur le point de se gratter l'arrière de la tête quand il réalisa qu'il portait des paquets.

« Pourquoi ne pas laisser les achats à la réception ? » proposa Angel.

« Bonne idée ! » répondit Jose de derrière les boîtes.

« Nous vous attendons au restaurant, » dit Bob.

La curiosité de Shori était portée sur ce qu'avaient achetés Jose et Angel. Il décida de les aider en prenant plusieurs boîtes que Jose portaient. Il n'imaginait pas que Yuuri ait acheté quoique ce soit. De toute façon, où Yuuri aurait-il obtenu l'argent pour faire les boutiques ?

Orientant ses questions vers Jose et Angel, Shori demanda, « Alors, qu'avez-vous acheté tous les deux ? »

« J'ai juste pris une chemise qui était en solde à la boutique Versace, » répondit Jose.

Shori se tourna vers Angel, « Combien d'articles tu as acheté ? »

« J'ai juste pris quelques chemises, deux pantalons, une paire de chaussures et un costume, » répondit Angel.

« Mais…mais… » Shori fixait tous les sacs et les boîtes, « Ca n'explique pas tous les paquets que vous portez ! »

« La plupart des paquets sont les miens, » dit Yuuri avec désinvolture.

« Où…où…as-tu eu l'argent pour payer tout ça ? Ne me dit pas que maman t'as donné une carte de crédit ? »

« Elle ne l'a pas fait. J'ai acheté tout ça avec mon propre argent ! » s'indigna Yuuri.

« Ton propre argent ? Tu n'as même pas d'emploi ! » fit remarquer Shori.

« Excuse-moi ? Um… et être le Roi de Shinmakoku ? Ce n'est pas un travail ça ? »

« Et bien, ça l'est en quelque sorte. Mais, ça n'explique pas… »

« Si, ça explique tout. Pour ton information, je reçois un salaire à être le Roi. »

Shori était surpris, pour ne pas dire plus. « On te donne un salaire ? »

« Yep ! »

« Pourquoi on ne me l'a pas dit avant ? J'aurai du être informé de cela plus tôt, comme ça j'aurai pu gérer ton argent. »

Yuuri exhala avec exaspération. « Je n'ai pas besoin de toi pour gérer quoique ce soit. J'ai des conseillers. Et avant que tu ne dises quoique ce soit, je n'ai découvert que récemment que je recevais un salaire. Günter avait placé cet argent sur des comptes sûrs, jusqu'à ce que je sois informé de cela, après mon dix-huitième anniversaire. Il pensait que ce serait juste que je sois responsable de mon argent à ce moment-là. »

« Il aurait du attendre que tu aies 30 ans ! Et de toute façon, comment as-tu échangé cet argent pour la monnaie d'ici ? » Shori était maintenant intrigué.

Yuuri fixa son frère du regard et, en souriant largement, lui répondit, « Tu aimerais bien savoir, hein ? Je ne vais pas te le dire ! »

La méthode était on ne peut plus simple. Yuuri avait demandé à Günter d'échanger une petite partie de son salaire en or pur. Yozak avait été suffisamment gentil pour aider Yuuri à trouver la cachette immense et privée de Shinmakoku contenant les meilleures liqueurs, celles que Bob adoraient. Bob payait grassement Yuuri pour ces alcools, échangeait l'or en monnaie, et plaçait cet argent sur un compte Suisse que possédait Bob. Bien sûr, Yuuri n'allait pas dire cela à Shori sans le consentement de Bob.

« Je le découvrirais moi-même. Et tu as intérêt à ce que ce ne soit pas illégal ! »

Yuuri se tourna rapidement vers son frère. Son visage reflétait la rage. Comment son stupide grand frère pouvait-il penser de telles choses ? « Pour ton information, il n'y a rien d'illégal là-dedans, » cracha Yuuri d'un ton bas et menaçant.

Shori resta silencieux. « Je suis désolé d'avoir dit une telle chose » s'excusa-t-il à Yuuri.

Ils atteignirent la réception en silence, et laissèrent tous leurs sacs et leurs boîtes, à l'exception du sac à dos que portait Yuuri.

Shinmakoku

Dans la salle à manger royale

Le premier plat, une délicieuse soupe de pommes de terre rouges et de poireaux bleus, avaient été servi. Les occupants de la salle à manger étaient restés silencieux pendant qu'ils dégustaient leur soupe. Personne n'osait parlé devant Greta et les domestiques. Ils ne pouvaient pas faire de commentaires à propos du journal avant que Greta ne soit gentiment allé au lit, et avant que les domestiques n'aient nettoyé la pièce.

Greta laissa échapper un soupir ennuyé. Personne ne releva son soupir. Elle jeta un coup d'œil circulaire à la table pour voir si quelqu'un faisait attention à elle. Les seules personnes qui lui répondirent fut son père qui lui envoya un regard mécontent et le Grand Sage qui lui sourit sournoisement. Elle lui sourit en retour pendant qu'il portait sa cuillère pleine de soupe à sa bouche et SLUUURRP ! Il sourit à nouveau à Greta.

Wolfram tourna brusquement la tête vers la droite pour regarder Murata. Yozak gloussa intérieurement. 'Et ben, ça c'était une gorgée bruyante' pensa-t-il. Günter ne savait pas quoi penser du Grand Sage faisant quelque chose d'aussi impoli. Gwendal ne semblait pas content. Anissina se dit que les garçons restaient des garçons. Conrad jeta un regard au Sage qui disait, 'Vous n'auriez pas du faire ça !'. Celi se dit que ça avait été une gorgée vraiment bruyante et Greta pensa 'Enfin un peu d'animation !' et commença à pouffer de rire. Les domestiques en arrière-plan rirent discrètement aux bouffonneries du Sage.

Murata se mit à prendre une autre cuillère de soupe. Il remarqua le regard noir de Wolfram sur lui. SLUUURRRRP ! Greta et Yozak commencèrent à rire dans leur barbe. Wolfram jeta un œil à son si sévère frère aîné. Gwendal n'était pas un homme joyeux. Si ça avait été Yuuri qui avait fait ce bruit si grossier, Wolfram l'aurait frappé. A la place, il se pencha vers le Sage et dit dans un murmure, « Gwendal n'est pas content ! »

Murata fit un sourire sournois et dit, « Oh vraiment ? Mais Greta s'amuse »-SLUUUUURP- « Et c'est ce qui compte. » Il plongea son regard dans celui de Wolfram et dit, « Osez donc en faire autant ! »

Wolfram secoua la tête.

« Oh, allez ! Je sais que vous voulez vraiment le faire. » Murata inclina la tête vers Greta. « Faites-le pour votre fille. »

« Je ne vais pas apprendre à ma fille à avoir un comportement impoli ! »

« Shibuya l'aurait fait, et vous avez besoin de vous relâcher un peu. »

« Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? »

« Je dis juste que vous devez être à la fois Shibuya et vous pour Greta, quand il n'est pas là. Vous êtes toujours si droit et si propre, et Shibuya, et bien… c'est…Shibuya. »

Wolfram essaya de comprendre ce que le Sage lui disait. Peut-être devrait-il être un peu plus insouciants près de Greta quand Yuuri n'était pas là. Il se tourna vers Murata et sourit. Puis, il jeta un œil à un Gwendal grincheux et pensa 'Et puis zut.' SLUURRRP !

Greta commença à rire bruyamment alors que ces yeux sortaient de ses orbites. Est-ce que son père si pointilleux avait vraiment fait autant de bruit en buvant, et de façon volontaire en plus ? Elle était plongée dans ses pensées quand un grondant « WOLFRAM » put être entendu venant de Gwendal.

Gwendal fixait son petit frère. « C'était très impoli ! »

Wolfram fit la moue à son frère aîné, puis il mit en place un visage de bébé charmant, mignon, adorable, avec de grands yeux innocents et dit, « Gwenie, je te défie de le faire ! »

Greta, Conrad, Günter, Murata, Anissina, Celi et Yozak tournèrent vivement la tête vers Gwendal. Le mignon et adorable petit frère essayait de tenter son si sérieux et imperméable aux sottises grand frère.

Gwendal déglutit difficilement. Il était dur de dire non à cette expression.

Greta, Conrad, Günter, Murata, Anissina, Celi et Yozak tournèrent vivement la tête vers Wolfram.

Wolfram fit briller ses yeux et cligna des yeux face à Gwendal.

Toutes les têtes se tournèrent vers Gwendal.

Cette expression devenait beaucoup trop adorable pour Gwendal.

Toutes les têtes se tournèrent vers Wolfram.

Wolfram plaça ses coudes sur la table et posa son visage dans ses mains tout en souriant de manière enfantine à son frère.

Les têtes se tournèrent vers Gwendal. Ca y était. Tous le monde le savait. Gwendal n'avait pas l'ombre d'une chance. Il était fichu. Inconsciemment, Gwendal leva la cuillère de soupe à ses lèvres et SLUUUUURRRP !

Tout le monde se mit à rire. « Connie ? » dit Wolfram à son deuxième frère en battant des cils.

Conrad secoua la tête. Il ne pouvait pas croire qu'il allait faire quelque chose d'aussi enfantin. SLUUUURRRRP !

« Yozie ? » demanda gentiment Wolfram.

Yozak leva un sourcil et répondit, « Seulement si Lord von Christ le fait aussi ! » et il désigna Günter du pouce.

Un Günter énervé répondit rapidement, « Oh, vraiment…je…je…de toute ma vie…je…ne pourrais vraiment pas faire une telle chose…vraiment… »

« Günter, tais-toi et FAIS-LE ! » hurla Gwendal.

« Mais…mais…je ne peux pas…je…je…je ne saurais même pas comment le faire. »

Anissina dit alors, « Si je peux le faire, tu peux le faire aussi ! Ou alors tu es vraiment aussi pathétique ? » SLUUUURRRP

« Ohhhh…je…très bien… » Un minuscule slurp à peine audible put être entendu venant d'un Günter embarrassé et rougissant.

Widder hôtel

Dans le restaurant

Yuuri avait été présenté officiellement à Lord Hillary en tant que Yuuri Shibuya, le jeune frère de Shori Shibuya et non en tant que le Roi de Shinmakoku. Lord Hillary était un exemple exemplaire du vrai et convenable noble gentleman britannique. Il était grand et mince avec un air élégant. Il avait dans les 70 ans bien que ses mouvements étaient jeunes et gracieux. Son visage n'était que légèrement ridé. Il avait des yeux bleus qui reflétaient la sagesse, et un monocle couvrait l'œil droit. Ses cheveux gris brillaient, et était parfaitement coupés courts pour suivre avec son visage élégant. Il portait un costume trois-pièces simple mais très britannique avec une cravate. Yuuri remarqua une chose chez Lord Hillary, c'était que, bien qu'il était un homme assez beau pour son âge, il était uniquement de sang humain. Lord Hillary n'avait pas de sang mazoku dans les veines. Yuuri se demanda quelle sorte d'affaires Bob pouvait entretenir avec Lord Hillary.

Le groupe s'était installé à une large table dans le Restaurant Widder. Le maître d'hôtel avait pris leurs commandes pour dîner , et ils étaient actuellement en train de manger leur premier plat. Yuuri avait choisi la Soupe Du Jour, qui était saveur poireaux pommes de terre. Yuuri jeta un œil à la table. Les conversations étaient restées minimes durant l'entrée, ce qui mena Yuuri à penser qu'il serait drôle s'il prenait une gorgée de soupe bruyamment, juste pour briser la glace. Et encore une fois, son frère l'aurait réprimandé, et la dernière chose qu'il voulait était que Shori le harcèle encore plus qu'il ne le faisait déjà. Donc Yuuri laissa tomber cette idée et se résigna à boire sa soupe calmement.

Il commença à se demander ce que sa famille faisait à Shinmakoku. Il fit la moue à la pensée qu'ils s'amusaient probablement plus pendant le dîner que lui. Il fut tiré de ses pensées quand Lord Hillary le surprit avec une question inattendue. « Votre Majesté, toute ma vie j'ai été curieux à propos de Shinmakoku. Est-ce différent de notre monde ? »

« … » fut la réponse de Yuuri. Il avait cru que Lord Hillary ne savait rien de Shinmakoku, ni qu'il en était le Roi.

Shori fut suffisamment gentil pour répondre à sa place. D'un air supérieur, il dit, « C'est très différent. Ils vivent essentiellement au Moyen Age et sont en retard. »

« En retard ? » répondit rapidement Yuuri quand il entendit ces mots. « Tu as dit en retard ? De quelle manière ? »

« Je parle de leur technologie et de leurs idéaux. Ils devraient être heureux de t'avoir toi pour les ramener dans le 21éme siècle. »

« Et pourquoi je voudrais faire ça ? Pour rendre l'air pollué, le réchauffement de la planète, et pour introduire encore plus de pouvoir destructeur dans leur monde ? Pour augmenter le nombre d'espèces sauvages menacées ? Pour brûler les ressources naturelles ? C'est ça que je devrais faire ? Donner à Anissina encore plus d'idées ? Et qu'est-ce que tu entends par idéaux ? »

Tout le monde fixait Yuuri tandis qu'il répondait à la remarque de Shori. Puis, ils se tournèrent vers Shori pour savoir ce qu'il entendait par 'idéaux'.

« Ce dont je veux parler, c'est leur guerre insensée. »

Les têtes se tournèrent vers Yuuri. « Guerre insensée ? Qu'est-ce que tu veux dire par là ? »

Les têtes se tournèrent vers Shori. « La guerre entre les humains et les mazokus. »

Les têtes se tournèrent vers Yuuri. « Oh, je vois, il n'y a donc pas de guerres religieuses, ethniques, raciales ou territoriales actuellement sur Terre. La dernière fois que je me suis renseigné, il y avait des millions de personnes qui mourraient de faim à cause d'une guerre ethnique idéaliste en Afrique. Et, c'est une guerre entre humains ! Au moins, les problèmes entre humains et mazokus viennent de la peur et de l' incapacité à comprendre la manière de vivre des autres. »

A la dernière remarque de Yuuri, Lord Hillary l'interrompit. « La peur et l'incompréhension ? De quelle manière ? »

« Les mazokus dans mon monde ne font qu'un avec un élément. Nous avons un pouvoir à l'intérieur de nous appelé maryoku, de la magie. Certains sont plus puissants que d'autres. Les humains d'un côté n'ont pas un tel pouvoir. Ils ont peur de nous à cause de cela. De l'autre côté, les mazokus ne comprennent pas les humains. Ils ne peuvent pas comprendre l'urgence de vivre des humains puisque les mazokus vivent des centaines d'années comparées aux dizaines d'années que vivent les humains. Les mazokus ont peut de devenir proches des humains à cause de cela. J'espère changer cela. Et les humains ont peur des mazokus à cause de leur grande longévité. »

« Je comprends. Il s'agit plus de la peur de l'inconnu. » Lord Hillary comprit ce que Yuuri disait. Le jeune roi l'impressionnait.

« Oui, mais dans certains cas, il y a aussi un préjugé racial. » Yuuri pensait à Lord Stoffel von Spitzberg et Lord Waltorana von Bielefeld.

Shori prit la parole. « Pour donner un exemple, Yuuri et moi sommes appelés 'doubles noirs' »

« Doubles noirs ? » s'étonna Lord Hillary.

« Des yeux noirs et des cheveux noirs, c'est très rare là-bas. » répondit Shori.

Yuuri ajouta, « Les humains considèrent que nous apportons le malheur que nous sommes des monstres pour être exacts, alors que les Mazokus pensent que nous apportons la chance et la prospérité. »

« Je me demande ce qu'ils penseraient si un Nigérien se montrait là-bas ? » se demanda Angel à voix haute.

« Et bien… Moi ou Murata serions évincés de nos fonctions, ou il se ferait tuer instantanément s'il apparaissait à Grand Shimaron, » répondit Yuuri. Puis, il ajouta, « Je ne voudrais pas être à la place de ce pauvre Nigérien dans tous les cas. »

« Vous ne voulez pas être roi ? » demanda Lord Hillary.

« Non, je ne voulais pas insinuer ça, » répondit rapidement Yuuri. « Ce que je veux dire, c'est que je souhaiterais ne pas avoir un tuteur/conseiller pleurnichard, un garde du corps qui ne sait pas blaguer et qui pense qu'il est drôle, un général et conseiller tout le temps mécontent, qui lance les regards les plus flippants que personne n'ait jamais vu, et un fiancé fougueux, qui est toujours un gamin et dont les seuls mots qui sortent de sa bouche sont 'mauviette' et 'tricheur'. »

« Fiancé ? » demanda un Lord Hillary stupéfié, « mais vous êtes si jeune ! »

« C'était un accident. » expliqua Yuuri.

Shori ajouta, « Un malentendu culturel. » A cet instant, Angel et Jose se jetèrent un coup d'œil entendu. Cela ne semblait plus être un simple accident ou un malentendu culturel.

« Est-ce que vous pourriez briser cet engagement si vous le vouliez ? » demanda Sharon. Elle sentait qu'il y avait davantage à creuser dans cette histoire.

« Je ne veux pas. » répondit Yuuri d'un air sérieux.

« Yuuri ? » questionna Shori, étonné du ton de son jeune frère.

« Je te parlerai de ça plus tard Shori. » Un serveur ôta la soupe que Yuuri avait fini alors qu'il parlait.

Bob décida d'orienter la conversation dans une autre direction. « Angel, des félicitations sont de rigueur après ce match incroyable que l'Espagne a joué hier contre l'Australie. On dirait que l'Espagne va encore être classée numéro 1. Désolé Jose. » Jose grogna, sachant qu'à cause de ça, le Brésil allait être classé deuxième.

« Oui, je suis assez fier des joueurs, » dit Angel.

La conversation se poursuivit et une dispute éclata entre Angel et Jose sur qui allait gagné la prochaine coupe du monde, l'Espagne ou le Brésil. Lord Hillary précisa qu'il ne fallait pas oublier l'Angleterre dans leurs statistiques. Shori ajouta aussi le Japon. Yuuri se dit que Murata aurait adoré la conversation puisqu'il était un fanatique du football.

Château du Serment du Sang

Salle à Manger Royale

Alors que le second plat, qui consistait en un canard sauvage braisé à la sauce à l'orange rouge, était servi, Gwendal dit, « Je ne veux plus de jeux stupides avec la nourriture à cette table. » Murata donna un coup de coude à Wolfram et dit « Kwok ! » Yozak entendit le bruit et dut réprimer un rire. Gwendal foudroya du regard les trois hommes.

« Excuse-moi Ken, » dit Greta, « qu'est-ce que c'était que ce bruit ? »

« J'ai fait kwok. Comme un canard qui fait kwok kwok, » informa Murata. « Sur Terre, ils font quack quack. »

Gwendal se caressa la tempe gauche, alors que son œil gauche était agité de tics.

« Ils ne font pas kwok ? » demanda sournoisement Wolfram.

« Non, ils font bien QUACK QUACK ! »

« Yuuri m'a dit que, sur Terre, les chats font miaou, au lieu de beeehhhh, » dit Greta.

Ce à quoi Murata précisa joyeusement, «Ce sont les moutons sur Terre qui font BEEEHHHH ! »

Des grognements purent être entendus venant de Gwendal. D'abord, il avait du supporter des 'slurps' à n'en plus finir, et maintenait c'était les bruits d'animaux. Günter remarqua les grognements de Gwendal et décida de se venger de ce qu'il l'avait obligé à faire tout à l'heure. Il demanda donc, « Quel bruit font les vaches sur Terre, Votre Altesse ? »

« Et bien, au lieu de faire… » Greta et Wolfram se joignirent à Murata pour faire, « maaaaaaaaaaaaaahhhh. »

Murata poursuivit seul. « Ils font… » Ce fut à Conrad de se joindre à lui pour faire, « MEEEEEEEUUUUHHHH ! »

Tout le reste du dîné, au grand désespoir de Gwendal, des bruits d'animaux furent entendus autour de la table, jusqu'à ce que le dessert arrive.

Widder Hôtel

Restaurant

Yuuri était en train de manger son second plat, canard à l'orange braisé, avec une sauce au cognac, pensant à son autre famille et à ce qu'ils étaient en train de faire. Il souhaitait qu'elle soit présente ici. Il aurait probablement fait des bruits de canard pour faire rire Greta, agaçant par là même Gwendal. Wolfram l'aurait appelé mauviette et lui aurait dit d'arrêter. Mais, Yuuri savait que, intérieurement, Wolfram riait de ses bouffonneries. Mince, le mazoku blond lui manquait…et Greta aussi maintenant qu'il y pensait.

Yuuri mangea rapidement en écoutant les autres converser avec animation. La conversation était toujours centrée sur le football et la coupe du monde. Il avait été surpris quand Sharon avait fièrement annoncé que sa patrie natale, les USA, avait 'botté les fesses', comme elle l'avait dit, de l'Espagne. Il ne savait pas que Sharon était également intéressée par le football, ou peut-être que c'était juste une affaire de fierté nationale. Yuuri se demanda finalement quelle équipe Bob supportait. « Bob, quelle pays supportez-vous ? » demanda-t-il.

Bob sourit et répondit, « Je supporte toutes les nations. »

Puis, Sharon ajouta, « Bob supporte toutes les nations, mais je me demande pourquoi il sautait dans tous les sens quand la Suisse s'est qualifiée ? »

« Qui supportez-vous Votre Majesté ? » demanda Bob.

« Je crois que je dois dire le Japon, » répondit Yuuri. Puis, il ajouta, « Je ne suis pas tellement fan du football. Je préfère le base-ball. »

« En fait, c'est un fanatique du base-ball. » précisa Shori.

« Je crois que c'est vrai. J'essaye d'en faire le sport national à Shinmakoku. »

Les conversations s'orientèrent alors vers le base-ball, auxquelles participèrent activement Yuuri, Jose et Sharon. Angel et Lord Hillary restaient silencieux, ne connaissant rien à ce sport. Yuuri expliqua comment Conrad avait ordonné la construction d'un terrain de base-ball, comment Conrad et lui avaient joué un match avec quelques habitants, comment il apprenait à Greta à jouer, et comment il essayait de faire s'intéresser Wolfram à ce sport, sans succès pour l'instant. Il aurait vraiment voulu que Wolfram participe. Tout le monde nota à quel point toutes les conversations de Yuuri semblaient toujours inclure Wolfram.

Château du Serment du Sang

Salle à Manger Royale

Les domestiques avaient nettoyé la table, et le dessert ainsi que le thé avaient été servi. Le dessert consistait en un simple gâteau remplies de fraises, surmontée d'une crème fouettée à la vanille et aux fraises. Murata joua lentement avec sa crème fouettée au grand agacement de Wolfram. « Mmmmmmm » dit Murata alors qu'il léchait doucement un peu de crème, en regardant Wolfram du coin de l'œil.

« Arrêtez ça ! » dit Wolfram dans un faible murmure, visiblement irrité.

« Je n'y peux rien. C'est…trop bon. » chuchota Murata, de telle sorte que seul Wolfram l'entende.

« Délicieux ou pas…arrêtez ! » dit Wolfram du bout des lèvres.

Murata prit une autre cuillère de crème fouettée avec un peu de gâteau, et s'apprêtait à le lécher quand Wolfram dit, « Greta, il va être l'heure pour toi d'aller au lit. » Murata mangea rapidement son morceau de gâteau, comprenant ce que Wolfram avait insinué.

« Mais, il est encore tôt Wolfram. » se plaignit Greta.

« Je crois que Wolfram a raison Greta, » dit Gwendal en jetant un œil au bar.

« Je vais te lire le chapitre suivant du Petit Chaperon Vermillon. » ajouta Wolfram.

« Peux-tu me lire ma nouvelle histoire ? » demanda Greta, alors qu'elle mangeait un gros morceau de son dessert.

Wolfram eut un mauvais pressentiment, « Quelle nouvelle histoire ? »

« Poison Lady Anissina et le monstres à la carapace verte et aux yeux bleus ! » déclara Greta.

« C'est la dernière histoire en date pour enfants que j'ai écrit, » dit Anissina. Puis, elle ajouta en regardant Gwendal, « Je me suis inspiré de toi pour faire l'antagoniste Gwendal. » Ce à quoi Gwendal grogna, alors que plusieurs gloussements purent être entendus autour de la table.

« Dépêche-toi et finit ton dessert Greta. Il faut que je lise ça ! » s'exclama un Wolfram enthousiaste.

« Tu ferais mieux de lui lire Le Petit Chaperon Vermillon. » dit Gwendal.

Greta et Wolfram l'ignorèrent et finirent rapidement leur dessert. Wolfram se leva brusquement de table, prit Greta par la main, et quitta rapidement la salle à manger. Les autres, avec des sourires aux lèvres, finirent également leur dessert.

Les domestiques enlevèrent rapidement les plats vides, puis Murata se leva de table, se dirigea vers le bar, et dit, « Qui veut un digestif ? »

Widder Hôtel

Restaurant

Yuuri était tranquillement, il semblait perdu dans ses pensées, en train de manger son gâteau aux fraises surmonté de crème fouettée au Grand Marnier. Plusieurs conversations avaient lieu autour de la table. Quand quelqu'un lui demander quelque chose, il hochait juste la tête en réponse. Il n'avait vraiment pas envie de parler à qui que ce soit. Il était trop plongé dans ses pensées concernant un certain blond pour faire attention aux questions que les autres lui posaient. Pourquoi, après tout ce temps, Wolfram voulait-il briser leur engagement ? Wolfram n'était-il pas vraiment amoureux de lui, comme il l'avait proclamé plusieurs fois depuis quelques années ? En fait, la dernière fois que Wolfram lui avait dit qu'il l'aimait, c'était il y a plusieurs mois. L'avait-il, lui Yuuri, fait attendre trop longtemps ?

Shori remarquant que le calme anormal venant de son frère, l'appela. « Yuuri ? » Celui-ci avait l'air de ne pas l'avoir entendu. « Yuuri ? » ressaya plus fort Shori.

« Mmmmm. » répondit Yuuri.

« Yuu-chan ! »

Yuuri fut brutalement sorti de ses pensées, « Désolé…Oui, Shori ? »

Shori se leva de sa chaise et se dirigea vers Yuuri. Il plaça une main sur l'épaule de son frère, se pencha, et chuchota, « Qu'est-ce qui te tracasse ? »

Yuuri plongea dans le regard de Shori et ne vit rien d'autre que de l'inquiétude fraternelle. Yuuri réfléchit une seconde et sut que s'il ne parlait pas à quelqu'un de ses problèmes très vite, il allait exploser. Qui était le plus apte à l'écouter sinon Shori ? IL pouvait être un royal emmerdeur quand il le voulait et la plupart du temps, il voulait interférer dans sa vie, mais quand il s'agissait de sa vie privée, il ne disait jamais rien. « Est-ce que je peux te parler…en privé ? » demanda discrètement Yuuri.

« Bien sûr, suis-moi. » Shori se redressa et les excusa aux autres. Yuuri ramassa son sac à dos et suivit Shori hors du restaurant. Une fois hors du restaurant, ils trouvèrent un canapé bien à l'abri, dans un coin du hall d'entrée. Shori dirigea Yuuri à cet endroit et ils s'assirent tous les deux.

« Alors Yuu-chan, cela t'embêterait de me dire ce qui te tracasse ? » Shori leva la main pour empêcher son frère de l'interrompre. « Et avant que tu ne me réponde 'rien', je t'affirme qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Aujourd'hui, tu ne t'es pas comporté de façon insouciante comme tu le fais d'habitude. »

« C'était si flagrant que ça ? »

« Oui. En plus, tu m'as répondu sèchement toute la journée. Ce n'est pas comme si je ne l'avais pas mérité. Mais, d'habitude, tu ne fais que m'ignorer. »

« Vraiment ? » Yuuri fit un grand sourire à son frère.

« Alors, tu vas me dire ce qui ne va pas ? »

Yuuri prit son sac à dos sur les genoux, ouvrit la petite pochette sur le devant et en sortit un sac en plastique. A l'intérieur du sac, Shori remarqua qu'il y avait un morceau de parchemin. Yuuri tendit le sac en plastique à son frère. Shori le prit et l'ouvrit, sortant le morceau de papier. Il le déplia et essaya de lire ce qui était écrit. Il ne pouvait pas vraiment comprendre ce que ça disait puisque c'était écrit en langage mazoku. La seule chose qu'il comprit vraiment, c'était le nom de Yuuri et le nom de Wolfram. Il n'avait pas eu réellement l'occasion d'étudier le langage des mazoku puisqu'il se préparait à devenir le successeur de Bob. « Je suis désolé, je ne comprends pas ce qui est écrit. »

« C'est une requête officielle. Dans les grandes lignes, ça dit que Lord Wolfram von Bielefeld veut rompre son engagement avec le Roi Yuuri Shibuya. »

« Yuu-chan ! » s'exclama Shori avec inquiétude et surprise. « Pourquoi ? »

« Je ne sais pas. Peut-être qu'il en a marre de moi. Peut-être que c'est à cause de ce qui s'est passé au bal. »

« Quel bal ? Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Yuuri lui expliqua ce qui s'était passé et ce qui s'était dit. L'expression de Shori s'assombrit quand il entendit ce que ces soi-disant ladies avait dit. Il fit des remarques pendant l'histoire. Quand Yuuri finit de raconter ce qui s'était passé cette nuit-là, Shori dit, « Je peux comprendre pourquoi Wolfram ragerait. C'est tout à fait son style d'être impétueux et de sauter sur les conclusions. Mais, peut-être que c'est mieux comme ça Yuu-chan. A moins bien sûr que tu n'es des sentiments pour lui. Ce qui est le cas je crois, n'est-ce pas ? »

Yuuri hocha la tête tristement.

Shori lui sourit en retour. « Et bien, il était temps que tu le réalises. »

Yuuri fixa son frère avec surprise.

« Ne me regarde pas comme ça. J'ai toujours su que tu ressentais quelque chose de particulier pour Wolfram. Tu aurais rompu cet engagement il y a bien longtemps si ça n'avait pas été le cas. Est-ce que tu l'aimes ? »

« Ouais, j'aime ce gamin. » déclara Yuuri en rougissant. Shori était la première personne à qui il confiait son éternel amour pour Wolfram.

« Tu lui as dit ? »

« J'ai essayé à plusieurs occasions. Mais, à chaque fois que je tente de l'approcher, il se raidit et m'aboie dessus. Il dit 'Qu'est-ce que tu veux mauviette ?'. »

« Et laisse-moi deviner… tu t'enfuies comme une mauviette ! »

Yuuri baissa la tête, honteux. « Oui. »

Shori jeta un œil au parchemin qu'il tenait toujours. « Quels sont les mots exacts écrits là-dessus ? »

« Ca dit que Wolfram von Bielefeld souhaiterait mettre fin à cet engagement accidentel, du à un malentendu culturel, avec Yuuri Shibuya et bla, bla, bla. Très officiel. »

Shori leva un sourcil et sourit. « Pourquoi ne le signes-tu pas ? »

« Hein ? Je ne veux pas briser cet engagement. Je veux me marier avec lui éventuellement. »

« Signe-le. Cet engagement était accidentel après tout. Pourquoi ne le rends-tu pas non-accidentel ? »

« Hein ? »

« Romps l'engagement, puis gifle-le intentionnellement. Là, il comprendra tes sentiments. »

Yuuri resta les yeux fixés sur son frère et, pour la première fois de la journée, il sourit de son sourire si charmant et un peu idiot. « Je pourrais signer ce papier, puis le redemander en mariage devant tout le monde. De cette façon, personne ne dirait plus que notre engagement était un accident. » Le cerveau de Yuuri tournait à plein régime. « Je pourrais faire ça après-demain. Faire organiser un petit bal et dire que c'est parce que le Maoh veut une fête ! et puis, je pourrais lui donner son cadeau. »

« Tu pourrais faire ça…Mais attends, quel cadeau ? »

Yuuri ouvrit son sac à dos, sortit le sachet venant de la bijouterie et le tendit à Shori. Shori rendit le parchemin à Yuuri avec le sac en plastique, puis il prit le sachet venant de la bijouterie. Il l'ouvrit et en sortit la boîte en velours. Il l'ouvrit, et ses lunettes glissèrent sur son nez alors que ses yeux sortaient de leurs orbites. « Yuuri…qu'est-ce que…où…comment… »

Yuuri décida de sortir son frère de sa détresse, et puis Bob comprendrait. « Je l'ai commandé il y a quelques mois, la dernière fois que je suis venu ici. Comment je l'ai payé ? Comme je te l'ai dit récemment, j'ai un salaire. Günter m'échange une partie de mon salaire en lingots d'or. Je l'ai ai pris avec moi hier, et Bob a été suffisamment gentil pour m'ouvrir un compte à mon nom. Et oui, j'ai parlé à Bob de tout ça la dernière fois que je suis venu. » Il ne prit pas la peine de parler des trocs avec Gwendal.

« Oh…pourquoi tu ne m'en a pas parlé ? »

« Parce que tu fourres toujours ton nez dans mes affaires. Je voulais faire cela par moi-même. Et aussi, tu aurais parlé de ça à papa. Il aurait alors commencé à investir pour moi et je n'aurais plus entendu parler que d'investissements par-ci et d'investissements par-là. »

« Je vois ce que tu veux dire concernant papa et maman. » Shori hocha la tête à la déclaration de Yuuri. « Combien as-tu ramené ? »

« Et bien, j'ai demandé à Günter d'échanger une partie de mon salaire en deux kilos d'or. Il a dit que ce n'était pas assez pour Sa Majesté bien aimée, et donc il en a échangé pour 10 kilos. Et encore, il voulait en faire plus. »

« 10 KILOS ? Combien en as-tu ? »

« Je crois que Günter a dit qu'il y en a assez pour faire 500 kilos, » dit Yuuri de façon nonchalante. Il n'avait pas vraiment compris cette histoire de taux d'échanges. D'un autre côté, Shori, qui comprenait parfaitement les taux d'échanges, s'était presque évanoui. Il commença à calculer combien faisaient 500 kilos en francs suisses, puis en euros, puis en yens et enfin en dollars.

Finalement, Yuuri sortit Shori de ses pensées. « Alors, qu'en penses-tu ? Tu crois qu'il va aimé ? »

« C'est très beau. C'est une chaîne pour foulards, c'est ça ? »

« Oui. »

« J'ai aussi remarqué qu'il y a beaucoup de noir. Tout le monde va clairement voir tes intentions. » (note de la traductrice :Je rappelle qu'il n'y a que la famille royale qui peut porter du noir. Donc, en offrant quelque chose de noir à Wolfram, Yuuri lui dit explicitement qu'il veut qu'il fasse parti de sa famille. J'explique tout ça parce que j'ai mis du temps à comprendre ce que l'auteur voulait dire ^^)

« Yep, personne ne pourra plus remettre en question notre relation. » Le visage de Yuuri s'assombrit alors qu'une autre pensée traversa son esprit. « Et s'il n'accepte pas ? »

« Yuuri, il t'acceptera toi, et le cadeau aussi, » le rassura Shori en lui tendant la boîte à bijoux. « Et s'il n'accepte pas, il nous entendra parler notre mère et moi. »

Yuuri sourit et dit, « C'est maman ! » Les deux frères se mirent à rire, et Shori tira Yuuri vers lui pour lui faire un câlin. « Ne t'inquiète pas Yuu-chan. Tout va bien se passer. »

Toujours dans les bras de son frère, Yuuri demanda, « Pourquoi ne viens-tu pas avec moi ? J'aimerais avoir un membre de la famille au bal. »

Shori éloigna gentiment Yuuri, et le regarda avec surprise. « Est-ce que tu sais que c'est la première fois que tu me demandes de t'accompagner ? »

Yuuri réfléchit là-dessus. « C'est vrai. »

« Pour la première fois que tu me le demandes…je dois refuser. Je ne peux pas partir. J'ai plusieurs choses en attente à faire ici. »

« Oh… »

« Pourquoi ne ramènes-tu pas Wolfram ici, comme ça nous pourrons tous célébrer le moment. Je parie qu'il appréciera l'idée. »

« Très bien, je vais faire ça ! »

« Quand as-tu prévu de partir ? »

« Tard dans la soirée. » Yuuri pensa qu'il valait mieux dire la vérité à Shori. « Et aussi, ton ami Angel est très persuasif. Je lui ai dit qu'il pouvait venir avec moi en tant que docteur voulant apprendre plus de choses sur les traitements mazoku. »

« Pas en tant qu'ambassadeur ? »

« Pas en tant qu'ambassadeur. Bien que je pense que ce soit une bonne idée, je vais devoir en parler à Gwendal et Günter d'abord. »

« Je suis content que tu aimes l'idée. »

« Oui, ça m'a aussi donné l'idée de la personne que je vais envoyer en tant qu'ambassadeur ici, » dit Yuuri en levant un sourcil en direction de son frère.

« Qui ? »

« Tu verras. »

« Pas Anissina ? » demanda Shori effrayé.

« Oh, par la grâce de Shinou, nonnnnnnnnnnnnnnnnn ! Je ne suis pas fou. »

« Tu m'as fait peur pendant une seconde. » dit un frère aîné vraiment soulagé.

L'attention de Yuuri fut attirée vers l'entrée du restaurant, quand il vit Jose leur faire un signe de la main. « Shori, Jose nous appelle. »

« Je crois que nous allons bientôt partir. »

Les deux frères se levèrent et s'approchèrent de Jose, alors que le reste du groupe les rejoignaient. Il était temps de retourner à la résidence de Bob.

A suivre…

Encore un chapitre de bouclé. Pour information, plusieurs personnes m'ont demandé si j'arrêtais la traduction parce que je ne poste pas rapidement. Non, je n'arrêterai pas, mais l'auteur de cette fiction met plusieurs mois pour poster un seul chapitre et je la rattrape de plus en plus. Donc, j'essaye de ne pas poster trop vite pour que vous n'ayez pas à attendre plus de 6 mois pour un nouveau chapitre.

Actuellement, l'auteur a publié 24 chapitres et n'en a pas publié un autre depuis juin de l'année dernière. Pourtant, elle assure à tout le monde qu'elle n'abandonne pas cette fiction. J'espère que c'est le cas, car je serais triste de ne pas pouvoir vous apporter de fin à cette histoire.

Sinon, j'espère que le chapitre vous a plu.

Dans le prochain chapitre, les nobles reprennent la lecture du journal. Je sens que je vais m'éclater à traduire, c'est ces passages-là que je préfère.

A bientôt pour de nouveaux délires !