Titre : Le journal
Genre : Humour/romance
Rating : T
Disclaimer : Rien n'est à moi sinon Yuuri et Wolfram se papouilleraient passionnément et Shori s'en irait dans une contrée perdue et ne reviendrait pas.
Et non, vous ne rêvez pas. Voici déjà le nouveau chapitre. Vu que l'on retrouve ce que Yuuri écrit dans son journal, j'ai eu une de ces motivation pour traduire ce chapitre. J'espère que ça vous plaira. Au fait, même après ce que vous lirez, ne vous inquiétez pas, c'est toujours du YuurixWolfram. Merci à tout ce qui lisent cette histoire et qui me laissent des reviews. Bonne lecture à tous!
Chapitre 22 : Page 16
Murata avait demandé qui voulait un verre, mais Gwendal secoua la tête et montra discrètement les domestiques. Murata comprit l'insinuation, il fallait attendre que le personnel parte.
Murata s'approcha du bar et vérifia que tout était en ordre. Il jeta un œil à la bouteille de tequila. Elle était à moitié pleine. Et bien, ils avaient vraiment tapé dans la tequila durant l'après-midi. Il se tourna vers Gwendal et remarqua qu'il commençait à s'agiter. Les domestiques prenaient trop de temps pour nettoyer la table.
Enfin, après de longues minutes, le personnel s'excusa et partit. Murata put apercevoir les visages déçus des domestiques. Elles voulaient vraiment savoir ce que ce passait, il pouvait le parier. Plus tard, il allait sans doute laisser échapper des informations peu importantes. Comme ça, la loterie de l'Amour aurait quelques petites améliorations, avec les compliments de Ken Murata.
Dès que le personnel partit, Günter se leva de sa chaise et demanda, « Devrais-je lancer un sort pour bloquer la porte de service ? »
Gwendal lui répondit, « Je pense que ce serait mieux, et place aussi une barrière insonorisante autour de la pièce. Fais aussi en sorte qu'elle résiste au rire de Yozak… » Tout le monde se tourna vers Yozak qui rougissait. « Je ne peux pas m'empêcher de rire aux trucs marrants que le gamin dit, » se justifia-t-il en se grattant l'arrière de la tête.
Günter ferma les yeux et commença à psalmodier les sorts dans sa tête. Le processus allait prendre quelques minutes.
Murata, à l'autre bout de la pièce, commençait à arranger les verres pour les boissons. Il balaya du regard le chariot pour voir s'il y avait un service à saké. Malheureusement pour lui, il n'y en avait pas. Il voulait du saké. La prochaine fois qu'il irait au Japon, il devrait ramener plusieurs services à saké.
Tout le monde restait silencieux pendant que Günter plaçait les barrières. Günter pouvait perdre sa concentration s'ils parlaient, mais ça ne voulait pas dire qu'ils ne pouvaient pas se diriger vers le bar de Murata. Silencieusement, tout le monde se leva de leurs chaises et se dirigea sur la pointe des pieds vers le bar.
Murata remarqua comment cinq paires d'yeux parcouraient le bar. Il comprit facilement ce que chaque personne, debout devant lui, voulait. Il était sur le point de verser un verre de Chambord pour Celi, mais se rappela qu'elle l'avait déjà goûté. Il se demanda ce qui pourrait lui convenir. N'avait-elle pas dit que la bouteille du Louis XIII était magnifique ? Celi semblait être une lady qui apprécierait un bon cognac. Il prit un verre à cognac et versa un peu de Louis XIII dedans. Il lui tendit. Celi fut surprise que le Sage lui ait donné un verre venant de la superbe bouteille. Il était sur le point de lui chuchoter le pourquoi de sa décision, quand Günter dit, « Je pense que j'ai fini. Quelqu'un pourrait vérifier pour moi ? »
« Je vais vérifier, » se porta volontaire Conrad. « Yozak, pourrais-tu rire bruyamment pour moi quand je serai hors de la pièce ? » Yozak hocha la tête et Conrad quitta la pièce par la porte de service en fermant la porte derrière lui.
Yozak réfléchit à quelque chose de drôle et se mit à rire sans réserve. Qu'est-ce qui pourrait être plus drôle que Sa Royale Majesté Yuuri pensant qu'il pourrait être enceint ? Il ne fallait pas lui laisser oublier l'histoire du gant sous la chemise. Plus il y pensait, plus il riait. Après une minute, on put entendre frapper à la porte de service. Günter ouvrit la porte, et Conrad fut accueilli par le rire de Yozak.
« La barrière insonorisante fonctionne Günter, et je n'ai pas pu ouvrir la porte, » informa Conrad. « Quoiqu'il en soit, Yozak, tu peux arrêter de rire. »
« Je…je…ne peux pas ! Le gant…sous…la chemise ! » dit Yozak entre deux rires alors que des larmes coulaient de ses yeux. Tout le monde se tourna vers Yozak et se mit à rire.
Finalement, après une minute de rires, Murata s'adressa à Celi, « Je me suis dit que, puisque vous avez déjà essayé le Chambord, vous voudriez goûter le Louis XIII. »
« Comme d'habitude Votra Altesse, vous avez raison. » roucoula Celi.
Puis, Murata se tourna vers Anissina et lui demanda, « Voudriez-vous essayer le Château Kyappogue ? »
« Vous m'impressionnez Votre Altesse. Comment avez-vous su ? » demanda Anissina.
« Vous semblez être une lady qui aime les whiskys, et un whisky irlandais vous va parfaitement, » répondit Murata en lui tendant un verre.
Gwendal reçut, bien sûr, le cognac Louis XIII. Il le fit tournoyer dans son verre, le tint dans ses deux mains, et le sentit. Il ne remarqua pas qu'un petit sourire satisfait était apparu sur son visage.
On donna à Conrad le whisky Malt Scottish, de 42 ans d'âge. Il leva un sourcil alors qu'il humait le liquide. IL avait un arôme très plaisant. Il fallait le siroter et pas le descendre en une gorgée. Il fallait le déguster lentement.
Günter était une énigme. Il avait déjà essayé tous les sherries, et Murata était perplexe. « Lord von Christ, que voulez-vous essayer ? Et, s'il vous plaît, goûtez à autre chose que les sherries. »
« Je pensais à un shery, mais vous avez peut-être raison. »
Murata se tapota le menton, pensif. Il se tourna vers le bar, inclina la tête, et le cours de ses pensées fut interrompu par quelqu'un qui toquait à la porte de service.
Yozak s'approcha de la porte et l'ouvrit. Sangria entra en s'excusant et dit, « Nous sommes désolées de vous déranger Excellences. Nous avons oublié de poser ce service sur le chariot. » Elle souleva le plateau qu'elle portait pour que tout le monde puisse voir. A la grande joie de Murata, le plateau contenait de la vaisselle ressemblant étrangement à un service à saké.
« Sangria, merci beaucoup, » dit Murata en lui prenant le plateau. Puis, il remarqua que Doria et Effe étaient derrière elle. Doria portait une petite urne d'eau chaude, et Effe tenait un bol de glace. Murata était à présent ravi. « Ladies, posez tout cela sur le bar, s'il vous plaît. Et merci beaucoup. » Doria et Effe firent ce qu'on leur avait dit pendant que Murata plaçait le chariot devant sa chaise.
Les trois domestiques s'apprêtaient à partir quand Murata les stoppa. « Ladies, je voudrais vous remercier pour votre excellent travail aujourd'hui. J'aimerais que vous goûtiez l'une de ces boissons. »
Les domestiques, comme le dictait l'étiquette, protestèrent qu'elles ne devraient pas. Murata dit qu'il ne voulait pas entendre cela et servit deux verres de Grand Marnier et deux verres de Cointreau. Il tendit les verres aux domestiques, qui rougissaient, et elles les prirent avec reconnaissance. Elles s'inclinèrent plusieurs fois avec gratitude et quittèrent la pièce.
Dehors, dans le couloir de service, les domestiques se ruèrent vers les cuisines où Lasana finissait de nettoyer. Elle fut surprise et impatiente quand elle vit les alcools. Elle devrait remercier le Sage plus tard.
Revenons à la salle à manger, où Murata versait de l'eau chaude dans un bol.
« Lord von Christ, voulez-vous vous joindre à moi pour un peu de saké ? » Murata savait que Günter apprécierait le saké.
« J'en serais ravi, » dit un Günter vraiment excité. Il se rappela combien c'était délicieux quand il en avait goûté sur Terre, dans la maison de Sa Majesté.
Yozak entendit l'échange et demanda, « Cela vous embêterait si je me joignais à vous ? »
« Je pensais que tu voudrais essayer le Stoli ou l'Absolute ? » dit Murata.
Yozak fit un grand sourire. « La nuit va être longue et il y aura de nombreuses autres occasions pour tout essayer. »
La bouche de Murata s'ouvrit en grand. Yozak allait anéantir son bar ! Murata prit le bol et le plaça devant sa chaise. Il prit les trois bouteilles de saké et les plaça également sur la table. Puis, à la surprise de tous, il retourna au bar, prit les deux liqueurs Godiva et deux verres, retourna à la table et plaça les bouteilles et verres devant la place de Wolfram. 'Pourquoi le Sage fait-il cela ?' se demandèrent toutes les personnes à l'unisson.
« Excusez-moi, » commença Gwendal un peu confus, « mais, pourquoi avez-vous posé les bouteilles devant la chaise de Wolfram ? »
« Comment pourrais-je vous dire cela, » dit le Grand Sage. « Quand je vous ai annoncé combien de pages il restait tout à l'heure, mes yeux ont vu quelques mots de la page suivante. » Il secoua la tête et se mordit les lèvres. Comment allait-il annoncer ça, en effet.
« Et qu'étaient ces mots ? » demanda Gwendal, avec une teinte de peur dans la voix. Personne d'autre n'osa demander.
Murata sourit innocemment et déclara, d'une petite voix, « Comment j'ai rencontré le Roi Saralegui. »
« … »
« … »
« … »
La pièce restait mortellement calme. Le silence régnait. Pas une respiration ne fut entendu. Tout le monde pensait la même chose. Ils devaient s'enfuir d'ici, et vite. Finalement, après ce qui semblait être une éternité, Gwendal dit, « Ca ne sera pas suffisant. Vous n'avez pas quelque chose de plus fort ? »
« Je lui ai donné les bouteilles ! Je vais remplacer les verres par des plus grands, » déclara Murata en regardant les deux verres trop chétifs.
« Donnez-lui deux verres à cognac, et remplissez-les à ras bord avant qu'il ne revienne ! » aboya Gwendal. Juste alors qu'il allait déguster son succulent cognac, il avait du entendre ça !
Le toujours vigilant Conrad dit, « Je crois que nous devrions élaborer un autre plan , en plus de le calmer avec de l'alcool. »
« Pourquoi ne pas fuir tout simplement, » suggéra Yozak.
« Je suis pour ! » s'exclama Günter.
« Vous deux, mes garçons, » dit Celi en regardant ses fils, « vous allez lui annoncer avant que nous recommencions la lecture. »
« Mère, il prendra mieux la nouvelle si vous lui dites, » dit Gwendal extraordinairement gentiment.
Conrad acquiesça, « Gwendal a raison, Mère. Vous êtes plus maternelle, gentille, douce et calme pour lui dire les choses. Enfin, je…je crois que vous l'êtes plus que nous. »
« Comment Wolfie appelle Yuuri…ah oui…une MAUVIETTE. Vous êtes tous les deux des MAUVIETTES ! » aboya Celi à ses deux fils plus âgés. « Je ne peux pas croire que j'ai élevé deux mauviettes ! » Elle les foudroya du regard, croisa les bras et se vexa. « Bien ! Je vais le faire. » Elle pointa ses deux fils, qui se recroquevillaient sur place, « De toute façon, je crois que vous auriez causé plus de problèmes si vous lui aviez dit. »
Murata jeta un œil à Celi. Wolfram avait hérité de sa beauté et de son tempérament.
« Et bien, c'est réglé. Et en ce qui concerne l'arrangement des chaises… » Gwendal fut interrompu par Günter. « Je crois que ce serait mieux si vous, Celi et Gwendal vous asseyez à côté de lui, et que les autres s'assoient à l'opposé. »
« Mauviette ! » rétroqua Celi.
Günter se mit derrière Yozak pour se protéger.
« Je m'assiérais à côté de lui. » annonça Yozak.
« Qu'est-ce que tu viens de dire ? » demanda Conrad.
« J'ai dit que je m'assiérais à côté de lui. Je ne vois pas ce que ça a d'extraordinaire. Ca ne peut pas être pire que les inventions d'Anissina. »
« Je préférerais faire face à une invention qu'à un Lord Gamin quand on mentionne Saralegui devant lui, » assura Günter de derrière Yozak.
« Je me servirais de ça Günter, » dit Anissina. Maintenant, elle savait comment faire pour que Günter courre jusqu'à son labo. En le menaçant de mentionner Saralegui en face de Wolfram.
« Je m'assiérais de l'autre côté, » déclara Murata.
« Je ne pense pas que ce soit sage Votre Altesse. Il pourrait flamber le journal, » dit Günter.
« Ne vous inquiétez pas. Il ne le fera pas. Je lui parlerais rapidement avant que nous commencions la lecture. »
« Si vous pensez que ça ira, alors c'est réglé ! » dit Gwendal.
« Je vais m'asseoir à la place de Shibuya, Wolfram sera à sa place habituelle et Yozak, tu te mettras où j'étais assis tout à l'heure. »
« Ca marche. »
« Vous voyez, ces deux-là ne sont pas des mauviettes, » déclara Celi à ses deux fils trouillards.
Murata, avec l'aide de Yozak, déplacèrent le service à saké à la place de Yuuri. Il commença à préparer le saké, sous le regard de Yozak et Günter. Murata versa finalement le saké dans des plus petites coupelles et leur tendit les coupelles. Günter commenta, « Vous n'allez pas vous en servir une ? »
« Vous voyez, en tant qu'hôte, je sers mes invités. En retour, l'invité sert un verre pour l'hôte. »
« Je vois, » dit Günter, et il entreprit de servir une coupelle pour Murata de la même manière que celui-ci l'avait fait.
Tous les autres s'étaient assis à leur place et commençaient à déguster leur verres. On put entendre un faible gémissement venant de Gwendal. On fit des commentaires sur les boissons autour de la table.
Après quelques minutes, la porte principale s'ouvrit et Wolfram entra en riant. « Oui, Anissina, le méchant de l'histoire est le meilleur que tu aies créé ! » annonça-t-il en s'avançant.
Tout le monde se tourna vers Wolfram. Il semblait être de bonne humeur, ce qui, ils le savaient, n'allait pas durer longtemps.
« Merci Wolfram. Mon prochain méchant sera un fantôme blanc, une mauviette avec des cheveux lavandes, » informa Anissina à Wolfram.
« Il va falloir que je lise ça également, » dit Wolfram alors qu'il se tenait devant sa chaise.
Wolfram était sur le point de s'asseoir quand il remarqua les deux bouteilles et les verres remplis de cognac devant lui. Il jeta un coup œil à tout le monde, se demandant pourquoi ils étaient assis de cette façon. Il se tourna vers le Sage, des questions pleins les yeux. « Pourquoi ces deux bouteilles se trouvent là ? »
« Et bien, mon chéri, » commença sa mère, « tu vois, tu as deux mauviettes pour frères. »
« MERE ! » s'exclamèrent Gwendal et Conrad.
« Uh ? »
« Oui Wolfie, ce sont tous les deux des mauviettes. »
« Pourquoi dites-vous cela ? »
« Et bien, vois-tu ,on parle du Roi Saralegui dans la page suivante, et tes deux frères m'ont demandé de te le dire puisqu'ils se sont dégonflés. »
Wolfram fixa sa mère. Son œil droit commença à avoir des tics. Alors, la mauviette allait parler du Roi des Rats. Puis, Wolfram se tourna vers ses deux frères. « Mauviettes ! » Il prit un verre d'alcool et en but la moitié. « Comment savez-vous que Sara est le sujet de discussion de la page suivante ? » demanda-t-il avec hargne.
« Voyez-vous Lord von Bielefeld, » dit Murata, « Quand je vous ai informé du nombre de pages qui restaient, j'ai vu le nom du Roi Saralegui. »
« Il pourrait juste parler du fait que ce rat vient ici. »
« Shibuya a écrit 'Comment j'ai rencontré le Roi Saralegui'. »
Murata aurait juré que, quand Wolfram avait tourné la tête vers lui, il l'avait fait façon 'exorciste'. Wolfram cligna de ses grands yeux vers Murata. Sans voir ce qu'il faisait, il termina le verre d'une traite. « Finissons-en. Lisez ! » dit-il d'une voix froide.
« Je voudrais bien le lire, mais le journal n'a pas encore été ramené, » dit Murata en se tournant vers Conrad.
Conrad finit son whisky. Il était temps de distraire Wolfram. « Cela vous embêterait-il de me servir un autre verre pendant que je vais chercher le journal ? »
« Non, pas du tout, » répondit Murata alors qu'il se levait et se dirigeait vers le bar. « Lord Weller, avant que vous ne partiez, » Murata remplit un verre de Liqueur 43, « pouvez-vous donner cette Liqueur 43 à Dacascos ? Je voudrais montrer ma gratitude pour son travail d'aujourd'hui. »
« Bien sûr, je serais heureux de lui dire que cela vient de vous, » assura Conrad en prenant le verre que lui tendait Murata. Il quitta la pièce avec le verre dans les mains.
Une minute plus tard, Conrad était à son bureau. Dacascos était debout avec sa lance dans la main quand Conrad arriva. « Repos Dacascos. Tout va bien ? »
« OUI SIR ! »
« Bien. Tiens, prends ça, » dit Conrad en tendant le verre au soldat. « Son Altesse le Sage veut te remercier pour ton travail d'aujourd'hui. C'est de la Liqueur 43. J'espère que tu aimeras. » Dacascos ne savait pas quoi dire. Il fixa le verre que Lord Weller tenait. Il leva lentement la main et prit le verre des mains de Lord Weller. « S'il vous plaît, remerciez le Grand Sage pour moi Sir. Je le remercierais formellement demain. »
« Ne t'inquiète pas pour ça Dacascos, » dit Conrad en entrant dans son bureau.
Dacascos était parti quand Conrad sortit du bureau avec le journal en main. Alors qu'il se dirigeait vers la salle à manger, il fut stoppé par Doria. « Lord Weller ? »
« Oui Doria, »
« Allez-vous voir Lord von Bielefeld dans la soirée ? »
« Il est dans la salle à manger royale. Vous avez besoin de lui pour quelque chose ? » demanda Conrad.
« C'est juste qu'il a laissé ce morceau de parchemin dans la pochette de la veste qu'il nous a demandé de nettoyer. Je ne sais pas si c'est important. »
« Pourquoi ne pas me le donner et je lui remettrai. »
« Merci Sir. » dit Doria en lui tendant le papier. « Bonne nuit Lord Weller. »
« Bonne nuit Doria. »
Conrad mit distraitement le papier dans une de ses poches. Il était tenté de lire ce que Yuuri avait dit à propos de Saralegui. Il ouvrit le journal et trouva la bonne page. Il était écrit en langage mazoku, 'Comment j'ai rencontré le Roi Saralegui et mes aventures avec lui'. Conrad grogna. Wolfram n'allait pas aimer ça.
Dans la salle à manger, Murata avait servi du saké pour tout le monde. Günter, en retour, avait resservi Murata. Wolfram avait pris la nouvelle avec sérénité. Il avait bu un des verre de Godiva et deux coupelles de saké. Alors que Conrad entrait dans la pièce, Wolfram riait à l'imitation que Yozak faisait de Günter, quand il s'était caché derrière lui. « Encore une mauviette ! Je suis entouré de MAUVIETTES ! » cria Wolfram en plaisantant. Conrad était soulagé que la pièce ne brûle pas et que tout le monde soit encore vivant.
Conrad se dirigea vers Murata et lui tendit le journal. Il espérait que d'avoir mis le Sage à côté de Wolfram était une bonne idée. Conrad retourna à sa chaise pour trouver son verre à nouveau plein et une coupelle de saké. Il s'assit et décida de prendre une gorgée de saké.
« Et bien, je pense que nous pouvons commencer avec la page suivante si cela convient à tout le monde. » annonça Murata. Tout le monde acquiesça et il put démarrer.
Murata s'éclaircit la groge.
Je viens juste de penser. Comment je vais annoncer à Wolfram que Sara va venir ? Dois-je dire, « Hé, Wolfram, Sara va venir, » puis m'enfuir,
« Mauviette ! »
ou, « Wolfram, j'ai quelque chose d'important à te dire. Sara va venir, » puis m'enfuir, ou peut-être je pourrais lui passer une note et m'enfuir pendant qu'il la lit.
« Dans n'importe quelle situation, il finit toujours par s'enfuir, » commenta Yozak.
Quelque soit ma manière de lui dire, je vais quand même devoir m'enfuir. Devrais-je être celui qui lui annoncera ? Peut-être Gwendal ? Ou Conrad ? Peut-être Celi pourrait-elle lui annoncer pour nous ?
« Maintenant, il veut envoyer l'un de vous trois pour me le dire, quelle MAUVIETTE ! » Wolfram secoua ses boucles d'or. « Pourquoi tout le monde est-il si effrayé à l'idée de me dire que ce Roi des Rats Saralegui de Petit Shimaron vient ici ? Je ne comprends pas. Je suis si effrayant que ça ? »
« Et bien, mon chéri, tu piques de sacrés crises de colère quand Saralegui est mentionné, » répondit sa mère d'une voix douce. Ses frères décidèrent qu'il fallait mieux garder le silence.
« Ce n'est pas vrai ! » Wolfram s'indigna et haleta. Murata regarda à sa droite, pouvant jurer avoir vu de la fumée sortir des oreilles de Wolfram.
« Je veux juste voir à quelle vitesse ils peuvent s'enfuir, » dit Yozak en riant et en donnant un coup de coude à Wolfram. « Lequel des trois penses-tu qu'il pourrait s'enfuir le plus loin le plus vite ? »
Wolfram se tourna vers Yozak. « Gwendal serait le premier à la traîne, puis probablement Yuuri ensuite, et Conrad serait celui qui s'est le plus éloigné puisque ses jambes sont plus longues que celles de Yuuri. »
« Mais, Shibuya pourrait sauter dans une flaque ou une fontaine, » dit Murata.
« Vous n'avez pas tord, » admit Wolfram.
Les deux frères se jetèrent un regard suite à cet échange entre Wolfram, Murata et Yozak. C'était probablement la meilleure idée que personne n'ait eu de placer ces deux farceurs près de Wolfram.
« Poursuivez s'il vous plaît. Voyons ce que cette mauviette a à dire de plus, » dit Wolfram.
Peut-être que nous quatre, nous pourrions attendre qu'il ait mangé une délicieuse, onctueuse, succulente mousse au chocolat blanc, et puis lui dire. Où sont les oiseaux de mauvais présages quand on en a besoin ? Je vais juste lui annoncer quand je le verrai. Il le prendra peut-être mieux si ça vient de moi.
« Alors la mauviette avait prévu de me le dire. Pourquoi ne me l'a-t-il pas dit quand je l'ai vu ? »
« A-t-il dit qu'il voulait vous parler quand vous l'avez vu ? » demanda Murata.
« Oui, mais je devais faire mon rapport à Gwendal, aller surveiller mes hommes et aller voir Greta. Il est parti avant que j'ai fini. Il aurait du me le dire quand je l'ai vu la première fois, » dit Wolfram en croisant les bras dans une attitude gamine. La vérité est qu'il avait réellement voulu éviter Yuuri à tout prix ce jour-là, et il avait réussi. Il était rentré avec des excuses pour ne pas lui parler.
« Je vais reprendre la lecture du journal, » annonça Murata. Il avait l'impression que Wolfram avait tout fait, ce jour-là, pour éviter Shibuya.
Ai-je mentionné le fait qu'il est 1h du matin et que je suis à nouveau dans mon bureau ? Que je ne peux pas dormir parce que ma chambre est trop calme quand personne ne ronfle ou ne gémit 'mauviette' ou 'tricheur' ?
« On dirait que c'est sa berceuse ! » s'exclama Yozak.
« Quoi ? Je ne ronfle pas et je ne parle pas dans mon sommeil ! » s'indigna Wolfram.
« Wolfram, tu joues une vraie symphonie quand tu dors, » dit Celi. Un léger gloussement put être entendu venant de Günter.
Pendant cet échange, Conrad fixait Gwendal qui avait les bras croisés et l'œil gauche qui tiquait. « Anissina, cela te gênerait-il si nous échangions nos places ? » chuchota Conrad à Anissina. La jeune femme lui jeta un regard perplexe, mais acquiesça. Bien que Conrad savait qu'il aurait les inventions menaçantes derrière lui, il voulait surtout s'asseoir à côté de Gwendal. Il avait besoin de faire un commentaire à Gwendal et vice versa. Anissina et Conrad échangèrent leurs places doucement. Le reste des occupants se tournèrent vers eux, se demandant pourquoi ils changeaient de sièges, à l'exception de Celi. Elle savait que ses fils les plus âgés allaient parler de ce que Yuuri venait d'écrire.
Après le changement de sièges, Gwendal chuchota à Conrad, « Il s'en va de cette chambre ! » Conrad répondit « Demain matin, au plus tard ! »
Wolfram les fixait du regard. Il savait qu'ils discutaient pour le faire quitter la chambre royale. 'Aucune chance que ça n'arrive' pensa-t-il.
Murata poursuivit.
Que puis-je dire de mon ami, le Roi Saralegui de Petit Shimaron ? Qu'il est séduisant ? Qu'il est assez beau ? Qu'il a une voix douce et mélodieuse ? Il y a tellement de moyens pour décrire une telle beauté.
Tout le monde dans la pièce se préparèrent mentalement à une explosion de Wolfram. Yozak plaça rapidement sa main gauche sur l'épaule droite de Wolfram. « On dirait qu'il est sarcastique, » chuchota Yozak à l'oreille de Wolfram.
Wolfram plissa les lèvres et inspira profondément par le nez. « Dans son intérêt, il vaudrait mieux qu'il soit sarcastique ! »
« S'il ne l'est pas, je vous aiderais personnellement à enfoncer un peu de bon sens dans sa tête quand il reviendra, » assura Yozak.
« Marché conclu ! »
Murata avait entendu la conversation et espérait que Yuuri était bien sarcastique. Il continua.
Comment j'ai rencontré le Roi Saralegui et mes aventures avec lui :
Je me rappelle cette nuit-là, comme si c'était hier, où j'ai dansé pour la première fois avec ce magnifique roi.
Grognements.
C'était il y a un peu plus de deux ans. Je pensais qu'il pouvait facilement rivaliser avec Wolfram dans la catégorie séduction.
« QUOI ! ESPECE DE BON A RIEN, TRICHEUR, CRETIN, SALE MAUVIETTE ! ATTENDS QUE JE TE METTE LA MAIN DESSUS ! »
« Rappelez-vous que je vous ai dit que je vous aiderais ! » dit Yozak en tapotant l'épaule de Wolfram. Wolfram se tourna vers lui soufflant et haletant. Cette fois-ci, Murata en était sûr : de la fumée sortait bien des oreilles de Wolfram.
« Lord von Bielefeld, » Wolfram tourna brusquement la tête vers Murata. « Je suis d'accord avec Yozak. Je crois que Shibuya est sarcastique, et sil vous plaît, souvenez-vous que ces événements ont eu lieu il y a deux ans. »
Cela sembla fonctionner. Wolfram se calma et prit une longue gorgée de l'alcool restant.
Murata s'éclaircit la gorge.
Mince, je crois que j'ai rougi un peu à ce moment-là. (Grognements) Il était un danseur si délicat. (Grognements) Il sentait très bon. (Grognements plus forts) Sa voix était si mélodieusement douce. (Grognements bruyants) Par chance, Wolfram était parti pour enquêter sur quelque chose et ne m'a pas vu danser avec lui.
« Si je l'avais vu danser, il serait mort à cet instant ! »
Yozak chuchota à Wolfram, « Si vous l'aviez tué, alors il n'aurait pas pu être charrier sur l'histoire du gant sous la chemise ! » Wolfram fixa Yozak, la bouche grande ouverte. Il voulait dire quelque chose, mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Tous les autres voulaient savoir ce que Yozak avait dit à Wolfram pour le faire taire.
Conrad et Gwendal se regardèrent. Ils auraient du mettre Yozak à côté de Wolfram toute la journée. Qu'importe ce que Yozak disait ou faisait, ça marchait.
La nuit, malheureusement, tourna en un véritable fiasco.
Je me rappelle quand il nous a invité dans son pays, la première fois. J'ai vu son château impressionnant, mais qui ne pouvait pas être aussi impressionnant que sa beauté. (Grognements) Je me rappelle avoir marché le long des couloirs avec lui à mes côtés et Conrad, Günter, Murata et Wolfram marchant derrière nous. Je me rappelle le portrait de son père. Il semblait être une personne sévère. Je me rappelle que nous avons parlé de nos pays et de comment nous allions les faire prospérer et du fait qu'il serait un bon roi.
« Et bien, on dirait qu'il ne se souvient pas avoir tenu la main de ce rat durant cette conversation si particulière, » dit Wolfram.
« Si je me rappelle bien Conrad, » commença Günter, « Toi et moi avons du le retenir, » en désignant Wolfram.
« Tu sais Günter, je m'en rappelle également. »
« Sa Majesté donnait juste un support moral au Roi Saralegui, » dit Günter.
« Je suis d'accord avec toi Günter, » approuva Conrad.
« Un support moral, oui bien sûr ! Je vais vous en montrer du support moral, » aboya Wolfram.
« Ils ne font que te taquiner Wolfram, » déclara Gwendal, puis il ajouta, « Conrad, Günter, ça suffit ! »
Yozak chuchota à Wolfram, « Je vous aiderais pour ça plus tard. »
« Puis-je continuer ? » demanda Murata.
Je me rappelle comment le château avait été attaqué et comment nous nous sommes cachés des attaquants. Sara m'a conduit à travers un passage secret dans la crypte royale. Nous nous sommes cachés dans un des cercueils allongés l'un en face de l'autre.
« Quoi ! » s'exclama un Wolfram énervé.
« Ils ne faisaient que se cacher, » dit Yozak d'un ton patient.
« Ce rat blond l'a fait exprès. Il savait que Yuuri avait un engagement avec moi, ce sale hypocrite ! »
« Je suis d'accord avec vous, » dit Murata.
« Merci Ken, » dit Wolfram. Enfin, quelqu'un était d'accord avec lui.
Je me souviens de combien il sentait bon et j'ai rougi d'être si près de lui. Il était si beau. Je dois avouer que je voulais faire courir ma main dans ses cheveux dorés.
Les occupants de la pièce se préparèrent mentalement à une énorme explosion de Wolfram. A leur grande surprise, il n'y en eu pas. A la place, tout le corps de Wolfram tremblait, ses yeux étaient grands ouverts mais vagues, sa bouche était serrée, et ses mains étaient étroitement entrelacées ensemble. Yozak attrapa le verre de Wolfram contenant encore de l'alcool et le leva jusqu'au champ de vision du blond. Il secoua le verre. Puis, il agita la main devant Wolfram. Il ne reçut aucune réaction de Wolfram. « Je crois qu'il est en état de choc ! »
Murata commença à secouer l'épaule gauche de Wolfram, tout en l'appelant, « Lord von Bielefeld, ohé ! WOLFRAM ! »
Celi se leva et courut jusqu'à son jeune fils, « Wolfram, mon bébé, regarde-moi, » elle tourna le visage de Wolfram vers elle. Tout ce qu'elle reçut fut un regard vide.
« Mère, est-ce qu'il va bien ? » demanda Gwendal alors que Conrad se levait.
« Il est en état de choc ! » répondit-elle.
Murata se leva rapidement, alla jusqu'au bar, prit la bouteille de Brandy Grand Duc de Alba, l'ouvrit et courut jusqu'à Celi. « Aidez-moi à lui ouvrir la bouche, » dit-il. Celi tint la tête de Wolfram en arrière pendant que Yozak essayait de lui ouvrir la bouche. Yozak réussit à séparer les lèvres de Wolfram, mais ses dents restaient serrées. Murata commença à verser un peu de Brandy dans sa bouche. « Allez Lord Bielefeld, revenez à vous. »
Le brandy commença à couler dans la bouche de Wolfram, entre ses dents serrées. Il cligna des yeux et bondit hors de sa chaise, repoussant tout le monde. « Qu'est…qu'est-ce qui s'est passé ? » Sa mère le serra étroitement dans ses bras. Il sentit le goût du brandy dans sa bouche.
« Tu étais en état de choc, mon chéri, » expliqua sa mère.
« Pourquoi ? Oh ! » Il se rappela ce que Murata venait de lire. Sa lèvre inférieure tremblait. Il jeta un œil à la bouteille que tenait Murata. « Donnez-moi cette bouteille ! » dit-il en s'échappant de l'étreinte de sa mère. Il prit la bouteille des mains de Murata et allait se servir quand il remarqua que ses verres étaient sales. Murata, instantanément, courut jusqu'au bar, prit un verre de cognac, et courut vers Wolfram. Il tendit le verre au blond qui se versa un verre plein.
« Vous êtes supposé boire lentement ce brandy, » informa doucement Murata.
Wolfram prit une gorgée, s'assit et plaça la bouteille en face de lui. « C'est très bon ! » dit-il. « Gwendal, tu devrais essayer. »
« Je goûterai plus tard, » dit-il en souriant à son frère.
« Bien, je vais poursuivre puisque Lord von Bielefeld semble aller mieux, » dit un Grand Sage soulagé.
Celi retourna à sa chaise, alors que Yozak et Conrad s'asseyaient. Anissina et Günter avaient regardé toute la scène attentivement depuis leurs chaises.
Murata poursuivit la lecture.
Je viens de relire ce que j'ai écrit. Je ferais mieux d'insérer quelques notes dans ce paragraphe. Ca ne semble pas suffisamment sarcastique. Si quelqu'un le lisait, il pourrait se faire une fausse idée.
« Vous voyez, je vous l'avais dit, » dit Yozak en poussant Wolfram du coude.
« Humpf ! »
Voici la version revisitée.
Je me rappelle cette nuit-là, comme si c'était hier, où j'ai dansé pour la première fois avec ce magnifique roi. ( je n'avais pas encore perfectionné ma technique de danse. J'ai oublié de mentionné qu'il ressemblait à une fille.)
« Il n'y a pas besoin de l'habiller d'une robe. Il ressemble déjà à une fille ! » ricana Wolfram.
« Il n'y a aucune chance qu'il gagne un jour le concours de Miss Mazoku Drag Queen ! » proclama Yozak.
Murata secoua la tête.
C'était il y a un peu plus de deux ans. Je pensais qu'il pouvait facilement rivaliser avec Wolfram dans la catégorie séduction. (FAUX ! J'étais pas bien dans ma tête ? J'aurais eu besoin de quelqu'un pour examiner mon cerveau à ce moment-là et vérifier si aucune maladie ne l'affectait.)
Encore une fois, Wolfram fit un commentaire. « Nous aurions du faire vérifier son cerveau à Gisela quand il est arrivé. Je parie qu'il n'y a rien que de la paille dedans. »
Celi, toujours inquiète pour son plus jeune fils, demanda, « Günter, quand est-ce que Gisela revient ? »
« Elle devrait rentrer tard dans la soirée, ou tôt demain matin. Je pense qu'elle a dit qu'elle allait faire une halte au temple d'abord. Donc, elle arrivera probablement demain matin. »
Murata s'éclaircit la gorge.
Mince, je crois que j'ai rougi un peu à ce moment-là. (Je suis stupide, méchant Yuuri ! Claque mentale ! Espèce de mauviette, tricheur !)
Wolfram bondit de sa chaise. « Vous voyez ce que je n'arrête pas de vous répéter. C'est une mauviette ! C'est un tricheur ! Même lui, il le réalise. Je dois encore vous le redire? »
Gwendal lui répondit en disant, « Non, tu n'as pas besoin. Maintenant, assieds-toi et laisse Son Altesse lire. »
Wolfram se rassit. Il s'assit avec un sourire suffisant sur le visage. Il croisa les bras triomphalement. Cette mauviette savait que c'était un tricheur.
Murata et Yozak rirent discrètement.
Il était un danseur si délicat. (trop mielleux et agile avec ses pieds) Il sentait très bon. (la lavande mélangée à de la pomme et du soufre avec une trace d'ammoniaque).
« Du soufre et de l'ammoniaque ? C'est possible comme combinaison ça ? » demanda Yozak entre deux rires.
Anissina répondit à la question, « Je ne crois pas. Ce serait explosif. »
« Avec Saralegui, tout est possible. » affirma Murata.
« Oh, l'odeur, » dit Günter.
Conrad commenta, « Je parie que l'odeur d'ammoniaque vient de la teinture qu'il met sur ses cheveux ! »
Des rires fusèrent autour de la table, même Gwendal rit.
« Comment sais-tu cela ? » demanda Günter.
« Yozak me l'a dit un jour, » répondit Conrad.
Tout le monde se tourna vers Yozak. « Je pensais que ce serait une bonne idée de colorer mes cheveux en blond pour une mission. »
Murata dut demander, « Et tu l'as fait ? »
« Et bien…j'ai essayé. Je crois que j'en avais trop mis ! J'étais horrible ! »
Gwendal rit encore plus fort et dit, « Je m'en souviens ! »
« Gwendal, tu te rappelles des perruques qu'il a utilisé pendant ce temps-là ? » demanda Conrad.
« S'il te plaît, ne me le rappelles pas. »
« Avant que quelqu'un ne demande à quoi ces perruques ressemblaient, je vous les ramènerai un jour. Je les ai encore, » annonça fièrement Yozak.
Murata devait savoir, donc il demanda, « L'une d'entre elles ne serait pas cette chose qui ressemble à un gros mouton blanc ? »
Ce à quoi Conrad répondit, « C'est l'une des meilleures. »
Murata secoua la tête. Il ne pouvait qu'imaginer à quoi ressemblaient ces perruques. « Je vais continuer. »
Sa voix était si mélodieusement douce. ( Douce jusqu'à l'écœurement, au point de causer une crise de diabète).
« Oooooh, c'est affreux ça ! » chuchota Murata.
« Ca me rend nauséeux, » répondit en murmurant Wolfram.
Yozak approuva.
Par chance, Wolfram était parti pour enquêter sur quelque chose et ne m'a pas vu danser avec lui (Grosse erreur de sa part). La nuit, malheureusement, tourna en un véritable fiasco.
« Attendez une minute ! Il me blâme maintenant ! Qui a laissé l'autre tout seul d'abord ? » protesta Wolfram.
« Si aucun de vous n'avait quitté Fanfan, les choses ne se seraient pas déroulées ainsi, » accusa Celi.
« Nous étions là-bas pour enquêter Mère ! »
« Le fait est que, Wolfram, aucun de vous deux n'auriez du courir vers une aventure si enfantine ! » répliqua Gwendal.
« Et bien, si Conrad et le Sage n'étaient pas parti vivre cette petite aventure… »
Conrad l'interrompit, « Vous n'auriez pas du partir à notre recherche. »
« Bien, dans ce cas, il ne fallait pas que quelqu'un, » Wolfram pointa Murata du doigt, « ne laisse de note à Yuuri pour le prévenir qu'il voulait visiter des vieilles ruines dans la montagne, ou quoi que ce soit d'autre ! Pour Yuuri, c'était devenu une histoire très attirante. »
« Nous savions ce que nous faisions, » ajouta Murata.
« Je pensais que vous tous connaîtriez Yuuri mieux que ça. C'est peut-être une mauviette, mais il n'est pas stupide ! Vous pensiez vraiment que Yuuri allait gober un tel mensonge ? »
« Ca suffit ! Vous avez tous les deux des arguments valables, » grogna Gwendal. « Votre Altesse, s'il vous plaît, continuez. »
Murata prit une grande inspiration et poursuivit.
Je me rappelle quand il nous a invité dans son pays, la première fois. J'ai vu son château impressionnant, mais qui ne pouvait pas être aussi impressionnant que sa beauté. (J'ai du écrire ça sous un moment d'égarement) Je me rappelle avoir marché le long des couloirs avec lui à mes côtés et Conrad, Günter, Murata et Wolfram marchant derrière nous. (Wolfram, tu vas rester à côté de moi, et c'est un ordre royal que personne ne pourra critiquer.)
« Très bien, vous avez tous entendu ça ! » s'exclama triomphalement Wolfram. « C'est maintenant un ORDRE ROYAL, je dois rester près de Yuuri. » Il se leva et pointa tout le monde du doigt, « Et aucun d'entre vous ne pourra rien y redire ! »
« Ca ne veut pas dire qu'il ne reviendra pas sur ce qu'il a dit, » fit remarquer Gwendal.
« Je lui ferai signer une Proclamation Royale ! » répondit Wolfram.
Conrad se pencha vers Gwendal et chuchota, « Nous devons trouver un moyen de séparer ces deux-là. »
« Je suis d'accord, » murmura Gwendal. « Ils sont devenus bien trop proches pour ma santé. Ils sont bien trop jeunes. »
Conrad hocha la tête.
Je me rappelle le portrait de son père. Il semblait être une personne sévère.( Pas besoin de se demander de qui il tient.) Je me rappelle que nous avons parlé de nos pays et de comment nous allions les faire prospérer et du fait qu'il serait un bon roi. (Que puis-je dire, il pourrait éventuellement être un bon roi. Je préférerais qu'il devienne une meilleure personne.)
Je me rappelle comment le château avait été attaqué et comment nous nous sommes cachés des attaquants.(Qu'il connaissait très bien.) Sara m'a conduit à travers un passage secret dans la crypte royale. (Je parie qu'il avait tout plannifié, ou je ne m'appelle plus Shibuya Yuuri.) Nous nous sommes cachés dans un des cercueils allongés l'un en face de l'autre. Je me souviens de combien il sentait bon et j'ai rougi d'être si près de lui. (Quelqu'un devrait vraiment me botter les fesses pour avoir penser à ça. Wolfram, c'est ta responsabilité de me maintenir dans le droit chemin.)
« Maintenant, c'est ma responsabilité de le maintenir dans le droit chemin ! Il pense que je suis quoi ? Sa nounou ? Qu'est-ce que cette mauviette pense que j'ai fait durant tout ce temps ? Je serais heureux de te botter les fesses, espèce de…de mauviette ! »
Gwendal et Conrad hochèrent la tête en se regardant.
Murata jeta un regard en direction des deux frères aînés. Il les vit se regarder et se faire un signe, et se demanda ce qu'ils manigançaient. Il devrait les surveiller.
Il était si beau. ( Aussi mignon que la variole du dragon.)
Innocemment, Günter dit, « Ce n'est pas du tout mignon ! » Tout le monde se tourna vers lui. Où n'avait-il pas compris que Yuuri était sarcastique ?
De façon inattendue, Yozak ajouta, « Aussi mignon que les blagues de Conrad ! »
Wolfram dit, « Elle était bonne celle-là Yozak ! » Il tapota l'épaule de Yozak.
« Aussi mignon que Yozak déguisé en infirmière, » rétorqua Conrad en revenant au score.
« Aussi mignon que les jeux de mots de Conrad, » attaqua Yozak.
« Deux pour Yozak, un pour Conrad, » annonça Wolfram. Et ainsi, un match de tennis commença. Les têtes allaient de l'un vers l'autre.
Conrad : Aussi mignon que l'une des perruques de Yozak.
Wolfram : Deux-deux.
Yozak : Aussi mignon que Conrad habillé en 'Blue Wind' (j'ai pas compris là désolée)
Wolfram : Trois-deux.
Conrad : Aussi mignon que Yozak lui-même !
Spectateurs : Ooooooooooh.
Wolfram : Trois-trois.
Yozak : C'était bas ça. Aussi mignon que Conrad portant l'uniforme de Grand Shimaron.
Le silence régna dans la pièce alors que les deux hommes étaient debout, et se fusillaient du regard.
Wolfram : Faute technique. Trois-quatre.
Yozak : Faute technique ? Il m'a fait un sacré coup bas.
Gwendal décida d'arrêter le match. « Asseyez-vous tous les deux, » ordonna-t-il en tirant sur le bras d'un Conrad boudeur.
Yozak se rassit. Il était mignon pensa-t-il, mais lui-même avait peut-être dépassé les bornes. Il murmura à Wolfram et Murata, « J'ai été trop loin, pas vrai ? » Les deux jeunes hommes hochèrent la tête. Se sentant coupable, il dit, « Tout le monde, Conrad en particulier, je suis désolé pour mon dernier commentaire. »
Conrad sourit et répondit, « Ne t'inquiète pas pour ça. Amis ? »
Yozak laissa échapper un soupir d'amusement et avec un geste de la main, il déclara, « Amis ? J'aimerais tellement plus. »
Conrad devint rouge jusqu'aux oreilles alors que tout le monde dans la pièce éclatait d'un rire soulagé.
Comme Conrad ne répondait pas à la dernière remarque de Yozak, Wolfram annonça, « Yozak vainqueur du match. »
Murata, encore une fois, s'éclaircit la gorge et dit, « Je vais continuer. »
Je dois avouer que je voulais faire courir ma main dans ses cheveux dorés. (Je serais probablement tombé sur des nœuds, des épis et des pointes fourchues. MAUVIETTE ! TRICHEUR ! Tu vois Wolfram, je me nomme moi-même comme ça pour ce que j'ai pensé à ce moment-là.)
« Aha ! » Wolfram se leva brusquement de sa chaise et croisa les bras. « Il admet finalement être un tricheur ! »
Gwendal demanda, « Puisqu'il a admis qu'il était un tricheur, ça voudrait dire que tu vas déménager de sa chambre ? »
Conrad ajouta, « Tu ne veux pas rester proche d'un tricheur, pas vrai ? »
Celi lança des regards furieux à ses fils aînés.
Murata comprenait maintenant le but des deux frères, surprotecteurs, et têtus, dans la relation entre Wolfram et Shibuya. Il se rappela également sa promesse donnée à Shinou. Alors qu'il marchait gentiment et discrètement sur le pied de Wolfram, il déclara, « D'après ce que j'ai lu, il pense vraiment avoir été un tricheur. Mais, il ne fait plus ce genre de choses maintenant. » Instantanément, Gwendal et Conrad se tournèrent vers Murata, furieux. Wolfram lui jeta un regard perplexe.
« Vous n'avez pas oublié Angel, tout de même ? » demanda Conrad.
Murata choisit prudemment ses mots et répondit, « Non, pas du tout. Mais souvenez-vous que Yuuri est sous l'influence d'une potion d'amour. Donc, il ne peut pas penser rationellement. » En disant cela, il marcha à nouveau gentiment sur le pied de Wolfram. Celui-ci était encore plus perplexe. Le Sage savait-il quelque chose que, lui, ignorait ? Essayait-il de lui dire quelque chose ?
Au Temple, Shinou laissa échapper un soupir de soulagement. « Il a enfin fait une allusion à Wolfram ! Tu l'as vu marcher sur le pied de Wolfram ? » demanda-t-il à Ulrike.
Elle répondit un « Oui, » ennuyé.
Voilà, c'est beaucoup mieux.
Oh Sara, Sara, Sara. Un jeune homme très sage, et un de mes amis, m'a dit récemment, « Garde tes amis proches de toi et tes amis sournois encore plus proches ! »
« C'est moi qui ait dit ça ! » déclara fièrement Murata.
Wolfram dit avec un petit sourire suffisant, « Je crois que vous faisiez référence à vous-même et à Shinou. N'est-ce pas ? »
Murata donna à Wolfram un sourire inamical. Il avait promis à Shinou qu'il donnerait quelques pistes à Wolfram, mais ce magnifique gamin devait-il vraiment rendre cela si difficile ? Il prit une petite gorgée de saké.
Je crois en Sara et au final, je ne doute pas de lui le moins du monde. Je le crois et ne doute pas qu'il va venir avec un projet sournois en rapport avec moi. Je ne pense pas qu'il viendrait pour entretenir de bonnes relations. Qu'est-ce qu'il veut cette fois-ci ? Est-ce qu'il veut encore m'utiliser dans un plan pour conquérir Grand Shimaron ? Je ne pense pas que ça marchera. Si quelqu'un doit manipuler quelqu'un d'autre, ce sera moi. J'ai besoin de lui soutirer des informations. Sara doit savoir ce qui se passe actuellement à Grand Shimaron. J'aurai Gwendal, Günter et Conrad avec moi quand je lui parlerai. Je ne pourrai pas avoir Wolfram avec moi. Je voudrais qu'il soit à mes côtés, mais il causera une quelconque explosion quand je serai mielleusement gentil avec Sara.
Wolfram prit la parole, « Attendez une seconde ! Il n'avait pas dit, il y a seulement quelques minutes, que j'étais supposé rester près de lui et que c'était un ORDRE ROYAL ? »
Anissina était d'accord avec Wolfram et dit, « C'est ce qu'il a fait, en effet, » Si elle pouvait avoir Yuuri, Wolfram, Saralegui, Conrad et son détecteur d'amour dans la même pièce, elle pourrait effectuer une expérience incroyable.
Puis, Gwendal répondit, « Wolfram, je crois que Sa Majesté s'inquiète du fait que tu pourrais piquer une crise de colère quand il sera 'mielleusement gentil' avec le Roi Saralegui. »
Ce à quoi Conrad ajouta, « Yuuri connaît tes sentiments envers le Roi Saralegui. Il sait également que s'il…ahem…comment je pourrais dire ça… »
« Flirte ! » dit Gûnter pour l'aider.
Conrad envoya des dagues rien qu'avec ses yeux à Günter. « Ce n'était pas vraiment le mot que je cherchais, mais quoiqu'il en soit…ahem…s'il est plus qu'amical avec Saralegui, il pourra probablement obtenir des informations. »
Wolfram jeta un regard un peu vide aux trois hommes à l'autre bout de la table. Est-ce qu'il entendait bien ? Il demanda, « Flirterrrrrrrr ? Etre plus qu'amicallllllll ? » Murata et Yozak ne se croyaient pas capables de contenir l'explosion nucléaire de Wolfram qui arrivait.
Celi ajouta de l'huile sur le feu en disant, « Ne t'inquiète pas si Yuuri flirte avec Saralegui, bien qu'ils aient l'air vraiment mignons ensemble. »
« MERE, COMMENT POUVEZ-VOUS DIRE CELA ! IL EST MON FIANCE ! » cria Wolfram à travers la pièce. Murata remplit rapidement un verre de cognac avec du Grand Duc. Yozak attrapa le verre et le mit devant le visage de Wolfram.
« Je disais juste que si Yuuri n'avait pas un engagement avec toi, lui et le Roi Saralegui feraient un très joli couple. »
Gwendal et Conrad regardaient leur mère, la bouche grande ouverte et la respiration coupée. Comment avait-elle pu dire cela ! Oh Shinou, aidez-nous tous !
Au Temple, un petit homme juché sur un coffre interdit mit ses doigts dans ses oreilles. Shinou se tourna vers Ulrike et dit, « Prépare-toi mentalement Ulrike. Je ne crois pas que le château va survivre à cette nuit. » Puis, il commença à décompter, « Dix, neuf, huit, sept,… »
Revenons à la salle à manger où Yozak s'était levé et avait agrippé le visage de Wolfram. Il tourna brusquement le visage de Wolfram vers lui, et plaça le verre de cognac aux lèvres de Wolfram. Il força Wolfram à en boire tout en disant, « Calme-toi Wolfram, elle ne voulait pas dire ça. Bois un peu plus. »
Tout à coup, la situation se dénoua par Anissina quand elle dit, « Celi, vous avez complètement tord. Yuuri et Saralegui ensemble font un couple horrible. Si l'un des deux était une fille, leurs enfants seraient affreux. Alors que, d'un autre côté, une enfant combiné Yuuri-Wolfram serait un envoyé des cieux. Et c'est ce que je dis d'un point de vue scientifique. Malheureusement, ce sont tous les deux des hommes. »
Wolfram se tourna vers elle et lui sourit. Pour une fois, Anissina était très bien. Un enfant venant de Yuuri et de lui serait magnifique.
Murata ajouta de l'eau sur les quelques braises restantes quand il ajouta, « Lady Anissina vous avez raison sur un point. » Il leva son verre et ils eurent une lueur d'amusement dans les yeux quand il dit sournoisement, « Yuuri est un Maoh à moitié humain, et qui sait s'il peut ou non avoir des enfants. » Murata haussa innocemment les épaules.
« Peut-être que cet essai avec le gant sous la chemise n'était pas vain ! » s'exclama Yozak.
Tout le monde commença à rire et pensa que Conrad avait été vraiment chanceux d'assister à ce qui sera connu sous le nom de l'épisode du 'gant sous la chemise' dans les futures générations.
Wolfram se rassit, et Murata lui tapota le bras. Il chuchota, « Je parie que cela ne vous gênerait pas d'aider Shibuya avec ce problème de procréation. » Wolfram posa son regard sur lui, leva un sourcil et dit lascivement, « Non, pas du tout. » Ce n'était pas la réponse à laquelle s'attendait Murata. Il s'éclaircit la gorge et dit, « Je vais poursuivre. »
Je suis toujours une personne naïve, mais ma naïveté à son propos s'est évaporée il y a longtemps. Il peut être si machiavélique (encore plus que Shinou et Murata réunis et auxquels s'ajouterait Yozak), mais je me sens désolé pour lui. Je sais qu'il veut vraiment, du fond du cœur, être un bon roi pour son pays. Je sais également qu'il veut le trône de Grand Shimaron. (En fait, ce ne serait pas une si mauvaise idée.)
Nous sommes tous les deux similaires dans le sens où nous sommes tous les deux de jeunes rois avec des conseillers pour s'occuper de nous, mais c'est là où les similitudes s'arrêtent. Nous avons été tous les deux élevés de façon complètement différente. J'ai grandi dans une famille très aimante, pendant qu'il grandissait avec un père froid et une mère non-existante. La seule personne qui prenait soin de lui et lui donnait un peu d'amour était son oncle, son conseiller, et son garde du corps Beryes. Ce n'est pas un bon environnement pour grandir, pour quelqu'un comme lui. Il a du avoir une enfance bien solitaire. Je crois qu'ils appellent ça l'amour dur. La seule chose qu'apporte ce genre d'amour, c'est de rendre la personne sans émotion et de lui donner un cœur glacé. J'espère qu'il a parlé à la Reine Alazon. Ces deux-là ont vraiment besoin d'une thérapie familiale ensemble.
La vérité est que je considère Sara comme un ami. Quand il n'est pas entrain de préparer un des ses plans sournois, il peut être assez gentil, bienveillant et très drôle. Je sais qu'il se soucie vraiment de son oncle. Je sais qu'il se soucie aussi de mon bien-être. Il a également le sens de l'humour. Il est assez observateur et comprend les gens. Il fait également la plus incroyable et probablement la meilleure imitation de Günter que je n'ai jamais vu. Il fait les geignements et les oscillations de Günter à la perfection.
Toutes les têtes se tournèrent vers Günter, « Quoiiiiiii !, » dit-il en geignant.
« Il faut que je vois ça, » murmura Wolfram, Yozak et Murata à l'unisson.
Murata lut rapidement la dernière ligne.
Je suis d'humeur pour une tasse de chocolat chaud.
« C'est tout pour cette page-ci. Qui voudrait un autre verre ? » demanda Murata.
A suivre...
Et voilà encore un chapitre de bouclé. J'espère que ça vous a plu et n'hésitez pas à me le dire en m'envoyant des reviews (petites ou grandes, je lis tout!)
Dans le prochain chapitre, on lit la page 17 du journal et il y a énormément de YuurixWolfram. En plus, il y a changement de rating. L'histoire deviendra M au prochain chapitre. Je vous préviens à l'avance et je vous fais languir héhé. A moi de me bouger un peu pour traduire le chapitre 23. Pour l'instant, je ne l'ai pas encore commencé, mais je vais me dépêcher.
A bientôt pour encore plus de YuurixWolfram^^
