Titre : Le journal
Genre : Humour/romance
Rating : T
Disclaimer : Rien n'est à moi sinon Yuuri et Wolfram se papouilleraient passionnément et Shori s'en irait dans une contrée perdue et ne reviendrait pas.
Attention ! A partir de ce chapitre, cette histoire change de rating ! Elle passe au rating M. Vous trouverez des relations sexuelles entre deux garçons. Si vous pensez que cela va vous choquer (ça m'étonnerait, mais on sait jamais), ne lisez pas la partie encadrée par : ****
Je ferai un résumé de ce qui s'est passé dans cette partie pour les lectrices (et lecteurs ?) qui ont sauté ce passage.
Réponses aux reviews (des chapitres 21 et 22):
ARnoFool : Merci pour ta review. Ca fait toujours plaisir de savoir que l'histoire plaît. C'est clair que quand Yuuri va annoncer qu'il rompt son engagement, ça va être un bain de sang (l'auteur n'en est pas encore là, dommage.) Sinon, l'auteur de l'histoire n'a pas dit qu'elle arrêtait de publier. Par contre, c'est bien en juin 2010 qu'elle a posté son dernier chapitre. J'espère vraiment qu'elle ne va pas arrêter.
Ariane 57 : Merci pour tes reviews. Je suis contente que l'histoire te plaise autant. J'espère que ce chapitre te fera rire aussi (il est moins drôle, mais beaucoup plus… chaud.). On m'a répondu que 'vent bleu' était le surnom de Conrad quand il est à Grand Shimaron (c'est bizarre, mais je m'en souviens vraiment pas). Merci pour ton aide en tout cas et bonne lecture !
inukag9 : Voilà un nouveau chapitre. J'espère qu'il te plaira. Merci pour ton commentaire et bonne lecture !
Wolfette-von-Bielefeld : Merci beaucoup pour tes reviews ! Moi aussi, j'espère que l'auteur terminera cette histoire. Par contre, si ce n'est pas le cas, je ne pense pas reprendre l'histoire pour y écrire une fin. Je n'ai pas beaucoup d'imagination et de talent pour écrire, donc je trouverais ça dommage de donner une fin bâclée aux lecteurs. En plus, je n'aurais sans doute pas le même style d'écriture que l'auteur. Mais, si jamais l'auteur abandonne cette histoire, quelqu'un d'autre se proposera peut-être pour écrire la fin. En tout cas, pour l'instant, l'auteur n'a pas dit qu'elle abandonné cette fic. Attendons de voir.
Sortilege : Merci pour tes reviews. Personnellement, j'aime pas trop Shori, mais j'avoue que là, je l'ai adoré. Pousser Yuuri dans les bras de Wolf ! Bien joué le grand frère ^^. J'espère que tu apprécieras aussi ce chapitre. Bonne lecture.*
CrimsonThirteen : Merci pour le compliment. J'avoue que la traduction, c'est pas toujours un exercice facile. Mais, cette histoire est tellement bien qu'en fait, je m'éclate à la traduire. Et puis, ça aurait été dommage que les lecteurs qui ont du mal avec l'anglais ne puissent pas la lire. Par contre, l'auteur n'a toujours pas ajouté de chapitre. Je ne perd pas espoir vu qu'elle n'a pas dit qu'elle abandonnait l'écriture de sa fic, mais il va falloir être patient pour avoir les autres chapitres. En tout cas, j'espère que tu aimeras aussi ce chapitre.
inukag9 : Merci pour tes commentaires. En tout cas, tu as raison, ils ne font que boire et aller au toilette dans cette histoire^^. Ils comptaient peut-être sur la boisson pour ralentir les réflexes de Wolfram et échapper à la mort par carbonisation ^^. Bonne lecture !
Michat2 : Merci pour ton aide sur le terme 'vent bleu'. C'est marrant, mais je ne m'en souviens toujours pas. C'est dans quel épisode que Conrad se fait appelé comme ça ? Sinon, oui j'ai bientôt rattrapé l'auteur anglaise. Elle en est au chapitre 24 pour l'instant. J'espère que ce chapitre te plaira également.
nanami74 : Merci pour ton com. Et pour te répondre, malheureusement l'auteur ne poste pas souvent. En plus, je l'ai presque rattrapé puisqu'elle s'est arrêtée au chapitre 24. Il va falloir t'armer de patience pour avoir la suite de l'histoire. En tout cas, bonne lecture !
Pour ceux que j'ai oublié, excusez-moi. En tout cas, toutes vos reviews me font très plaisir et m'encourage à traduire quand j'ai une flemme phénoménale.
Bonne lecture à tous ! Laissez des reviews, qu'elles soient positives ou négatives.
Chapitre 23 : Page 17
Murata avait demandé si quelqu'un voulait un autre verre et il ne fut pas surpris quand ils répondèrent tous positivement. Il secoua la tête, se demandant pourquoi il avait pris la perine de poser la question. Il se leva, s'approcha du bar, et annonça, « Le bar de Murata est maintenant ouvert. »
Avec une vitesse supersonique, Gwendal, Celi, Anissina et Günter furent les premiers à arriver. Conrad se leva lentement de sa chaise en observant Wolfram et Yozak. Wolfram bondit de sa chaise, mais se rassit immédiatement. Yozak se tourna vers lui avec un sourire. Peut-être qu'ils l'avaient fait un peu trop boire. Conrad était heureux que Gwendal n'ait pas été témoin de cette chute sur la chaise. Il décida que le bar pouvait attendre et qu'il valait mieux aller voir comment s'en sortait Wolfram. Yozak s'aperçut que Conrad s'approchait d'eux et il s'inquiéta du fait que qu'il venait l'engueuler pour avoir laisser Wolfram boire autant, ou au moins pour lui avoir donné trop d'alcool. Il se pencha vers Wolfram et chuchota, « Est-ce que ça va ? »
« Je vais très bien, » répondit Wolfram un peu trop gaiement.
« Que diriez-vous d'aller aux toilettes ? »
« Nos nouveaux toilettes ? » demanda joyeusement Wolfram.
« Oui, notre nouvelle pièce attitrée ! »
Conrad l'interrompit, « Comment va-t-il ? »
Wolfram répondit, « Yozak va très bien Petit Grand Frère ! » bien que la question ne lui était pas adressée.
« Il ira mieux dès que nous aurons été aux toilettes, » dit Yozak en riant. Wolfram avait l'alcool joyeux.
Wolfram essaya à nouveau de se lever de sa chaise, mais retomba immédiatement dessus. « Oh, oh ! » dit-il en se tournant vers Yozak, puis Conrad et à nouveau Yozak. Il se tendit vers Yozak, attrapa le bas de sa tête, et rapprocha son visage du sien. A l'oreille de Yozak, Wolfram chuchota, « Aide-moi à sortir vers les jardins, mais soit discret. »
« Ok, Votre Excellence, ce ne sera pas un problème, » murmura Yozak en retour. Il leva son regard vers Conrad et dit, « Nous allons y aller. Nous serons de retour rapidement. »
« Tu as besoin… » Conrad s'apprêtait à dire, 'Tu as besoin d'aide ?' mais Yozak secoua la tête avant qu'il n'ait pu demander.
« Pourquoi n'allez-vous pas rejoindre les autres pendant que le gamin et moi allons aux toilettes ? »
« Très bien, » Conrad hocha la tête, « Je vous commande quelque chose, pendant ce temps ? »
Wolfram répondit, « Je voudrais essayer ce que buvait Gwendal ! » Et, à nouveau, la question ne lui était pas destinée.
« Je prendrai de la vodka, » répondit Yozak.
Murata apparut près du trio en disant, « Excusez-moi, j'ai besoin du Brandy et des liqueurs. » Il se pencha et prit les trois bouteilles.
« Attendez, je croyais que les Godivas étaient pour moi ? » Wolfram s'indigna et fit la moue.
« Et bien…elles le sont, mais vous devriez partager, » dit gentiment Murata. Il n'avait pas remarqué avant maintenant dans quel état se trouvait Wolfram. Il se sentit un peu responsable, mais sans aucune mauvaise conscience.
« Lord von Bielefeld et moi-même allons aux toilettes, » annonça Yozak en aidant Wolfram à se mettre sur ses jambes.
Les lunettes de Murata se mirent à luire. S'il allait avec eux, il pourrait tenir sa promesse envers Shinou. « Je dois également y aller. » Il se tourna vers Conrad et lui tendit les bouteilles. Ou plutôt, il lui jeta les bouteilles dans les bras. « Lord Weller, pourquoi ne vous essayerez-vous pas à la fonction de barman ? »
Avant que Conrad n'ait pu protester ou dire quoique ce soit, Yozak et Murata avaient enroulé leur bras autour de Wolfram et étaient sortis de la pièce. Celi, Anissina, Gwendal et Günter se tournèrent vers Conrad, des questions pleins les yeux. « Ils devaient aller aux toilettes, et Son Altesse m'a demandé de prendre sa place. Alors, qu'est-ce que vous voulez boire ? » Après la déclaration de Conrad, la pensée générale fut 'BAR OUVERT !'
Une fois hors de la pièce, Murata tourna à gauche alors que Yozak tourna à droite. Wolfram, qui était au milieu des deux, agit comme un ressort et s'écarta dans les deux directions. Les deux hommes furent stoppés dans leur élan et furent tirés en arrière, écrasant Wolfram. « OW ! Faites attention ! »
« Les toilettes sont dans cette direction, » dit Murata en pointant la gauche.
« Nous n'allons pas aux toilettes. Nous nous dirigeons vers les jardins, » répondit Yozak en pointant la droite.
« Les jardins ? »
« Vous tenez vraiment à ce que je brûle le château ? » dit Wolfram alors qu'il se débattait pour se libérer de ces deux idiots.
« Désolé, je n'avais pas réalisé que vous vouliez brûler l'alcool que vous avez bu, » s'excusa Murata. Puis, il sourit de son fameux sourire sournois. C'était mieux que d'aller aux toilettes. Personne n'interromprait leur conversation dans les jardins, pendant que Mini Lord brûlait de l'alcool. « Guide-nous Yozak. »
Yozak prit la tête de la petite troupe, suivi de Wolfram, qui essayait de ne pas trop tanguer. Murata, qui fermait la marche, s'amusait des tentatives de Wolfram à marcher en ligne droite. Il n'aurait jamais réussi un contrôle de police avec ça. Le policier aurait répondu 'Votre essai pour marcher droit et l'éthylotest indiquent 2,45 g/l de sang.' Murata gloussa discrètement.
Ils quittèrent le château et se retrouvèrent dans les jardins. Wolfram marcha, ou plutôt zigzagua, jusqu'à la statue d'un dragon et s'appuya dessus. « C'est embarrassant ! Hic ! » s'indigna-t-il alors qu'il tendait ses mains devant lui, les paumes levées.
« Vous n'auriez pas du boire autant, » dit Yozak.
Wolfram rétorqua, « Vous deux, vous êtes ceux qui m'y ont forcé…hic. » Des boules de feu bleues commencèrent à apparaître dans ses paumes.
« C'était soit nous et les boissons, soit vos deux frères qui vous aurez ceinturés sur votre chaise, » expliqua Murata en regardant le bout de ses ongles.
« Je suppose que vous avez raison. Mais, vous aviez vraiment besoin de verser le Brandy dans ma gorge ? »
Yozak répondit, « Vous étiez en état de choc. Nous devions faire quelque chose pour vous faire revenir à vous. »
Murata observa Wolfram brûler l'alcool. Les mazokus qui contrôlaient le feu étaient chanceux. S'ils buvaient trop, ils pouvaient juste brûler le surplus. C'était possible, bien sûr, s'ils s'en rappelaient. Wolfram s'éloigna de la statue. Les boules de feu s'agrandirent alors qu'il se concentrait. Wolfram commençait à retrouver son état habituel.
Murata se tourna vers Yozak et dit, « Tu sais Yozak, si tu ne te sens pas bien le matin, je peux te préparer un breuvage qui apaise la gueule de bois. »
Yozak jeta un œil à Murata, se demandant de quoi il parlait. Murata lui fit un clin d'œil discret. Yozak haussa les épaules et décida de le suivre. « Quel type de breuvage est-ce ? »
« Et bien, mon bon ami et ancien docteur l'a inventé. Il s'intéresse beaucoup aux remèdes faits maison et aux remèdes naturels. »
« Quels types de remèdes ? »
Wolfram prit la conversation en route et écouta calmement.
Murata répondit joyeusement à Yozak, « Il aime utiliser de nombreux fruits dans ses boissons. Il fait des boissons énergisantes, des boissons qui augmentent les fonctions cérébrales, pleins d'autres types de boissons et bien sûr, des remèdes contre la gueule de bois. » Murata remarqua comment Wolfram relevait chacun de ses mots. « Lord von Bielefeld l'a déjà rencontré, » ajouta-t-il à Yozak.
« Vraiment ? » s'étonna Wolfram.
Murata se tourna vers lui. « Oui, vraiment. Vous vous souvenez du Docteur Jose Rodriguez ? »
« Oh…OUI ! » Les yeux de Wolfram s'élargirent.
Murata put entendre les rouages tourner dans le cerveau de Wolfram. Alors que les deux boules de feu rapetissaient et disparaissaient, Wolfram se tourna vers Murata et lui fit un énorme sourire. Murata le fixa du regard et hocha la tête avec satisfaction. 'Il devrait y avoir une loi qui interdirait à Wolfram de sourire comme ça,' pensa Murata. Voilà pourquoi Yuuri le surnommait l'ange.
Yozak regardait alternativement Murata et Wolfram. Qu'est-ce qui était aussi important à propos de Jose Rodri… Jose Rodriguez ! J.R ! Alors là, il était perdu. Comment le docteur était-il impliqué dans cette histoire avec Angel, le livreur de bananes roses. Ou alors, Angel était quelqu'un sur Terre que personne ne connaissait ? Ca devenait intéressant. Yozak était plongé si profondément dans ses pensées qu'il ne remarqua pas que Wolfram et Murata se dirigeaient, côte à côte, vers l'entrée du château.
« Yozak, tu viens ? » cria Wolfram. Yozak, sorti de ses pensées, courut pour rattraper le duo et ils rentrèrent dans le château.
Wolfram comprenait maintenant pourquoi Murata lui avait marché sur le pied deux fois. Murata avait découvert qui était J.R sur Terre et le maryoku n'était pas utilisé sur Terre. Il doutait même qu'il y ait des choses telles que les potions d'amour sur Terre. Le docteur créait des boissons énergisantes et non des potions d'amour, que Yuuri avait ramené ici. Maintenant, la question troublante était, qui est A.F.H ? Il devait demander au Sage. « Vous ne connaissez personne sur Terre ayant les initiales A.F.H, n'est-ce pas ? »
Murata secoua la tête. « La vérité est que je ne connais personne avec de telles initiales. »
« Cette mauviette a intérêt à ne pas me tromper avec quelqu'un sur Terre ! » dit Wolfram avec une mine réfrognée.
Murata répondit, « Je ne pense pas qu'il le fasse, au moins avec personne de ma connaissance. »
« Ce que je ne comprends pas, » commença Yozak, « c'est qu'est-ce que Angel, le livreur… » Wolfram et Murata le coupèrent en milieu de phrase. « Son nom est Nigel ! »
Murata et Wolfram s'arrêtèrent brusquement et se tournèrent l'un vers l'autre. 'Comment est-il au courant pour Nigel Dorton ?' se demandèrent-ils.
« Nigel ? » demanda un Yozak confus et complètement dépassé.
« Tu as du mal entendre Yozak, » répondit Murata.
« Le nom de cet homme est Nigel Dorton, » expliqua Wolfram et, pointant Murata du doigt, il ajouta, « Comment êtes-vous au courant pour Nigel Dorton ? »
« Je pourrais vous poser la même question ! » rétorqua Murata.
« Je ne vais rien vous dire ! »
« Et moi non plus ! »
« Attendez une seconde ! » Yozak interrompit la dispute. « Si le nom de cet homme est Nigel, ne devrions-nous pas en informer les autres ? »
« NON ! » fut la réponse que Murata et Wolfram crièrent à l'unisson.
« La dernière chose dont j'ai besoin, c'est que mes fouineurs de frères me cassent les pieds à propos de Yuuri, et que Günter pense qu'il est l'ange de Yuuri alors que c'est clairement de moi qu'il parle ! » répondit Wolfram. Oupsssss ! Wolfram réalisa qu'il venait juste de faire savoir au Sage et à l'espion qu'il était l'ange de Yuuri et qu'il savait probablement ce qu'était un ange.
« Et bien, et bien. Je crois qu'il ne vaut mieux pas vous demander comment vous en êtes venu à cette conclusion, » dit Murata en agitant la main. Il continua sa route vers la salle à manger.
Au lieu de suivre Murata, Wolfram tourna au coin à droite. « La salle à manger est par là, » pointa du doigt Yozak.
« J'ai besoin d'utiliser les toilettes, » répondit Wolfram.
« Mais, nous venons de les passer ! »
Wolfram leva un élégant sourcil, croisa les bras, pointa son nez parfait sur le côté, et dit, « Tu penses vraiment que moi, Lord Wolfram von Bielefeld, le fiancé du Roi, utiliserait des toilettes si mornes ? Ce serait une insulte pour quelqu'un de mon statut. Je vais utiliser les nouveaux toilettes que nous venons d'acquérir ! » Puis, il se dirigea vers les dits toilettes. Murata et Yozak se jetèrent un œil et suivirent le pas de Lord Wolfram von Bielefeld, le fiancé du Roi. Wolfram était revenu à son état normal, celui de gamin.
Au Temple : Un « Bien joué, mon Grand Sage ! » résonna à travers les murs du sanctuaire. Ulrike se pinça les lèvres, s'empêchant de dire que tout le monde devrait être mis au courant pour Nigel Dorton et Jose Rodriguez. La seule chose qui la soulageait était que maintenant, il y avait une personne hors d'ici qui connaissait la vérité et qui protégerait les intérêts, le cœur, l'âme et bien sûr la réputation du Roi Yuuri.
Dans la salle à manger royale de Shinmakoku, Lord Conrad Weller, second fils du 26ème Maoh Cecile von Spitzweg et le plus grand épéiste du monde, avait vu son noble statut être réduit à simple barman au bar de Murata. Le Grand Sage savait garder les choses sous contrôle, mais avec le barman Conrad, c'était une toute autre affaire. Il n'avait aucune idée de ce qu'il devait leur servir donc, les clients du bar de Murata tiraient avantage de la situation. Gwendal décida de tester les différents cognac, brandy, godiva, et vodka. Celi opta pour six liqueurs différentes. Anissina se servit différents whisky. Gûnter, d'un autre côté, avait pris les trois différents sherries et ajouté les deux vermouths. Une fois que Conrad eut servi et observé la sélection des autres, il choisit un gin et un whisky. Il se servit ainsi six verres. Et il n'oublia pas de verser un verre de chaque vodka pour Yozak.
La porte de la salle à manger s'ouvrit et les trois occupants manquants entrèrent. Yozak fut le premier à entrer, suivi de Murata et de Wolfram. Yozak remarqua les deux verres de vodka à sa place. Et Murata remarqua, avec une stupéfaction sans précédent, que le barman Conrad faisait des heures supplémentaires à son bar. Ses yeux scannèrent la table, comptant le nombre de verres que chaque personne avait. Murata fit remarquer sarcastiquement, « Je vois que Conrad s'en sort très bien en tant que barman. »
Günter répondit rapidement, « Oui, en effet. »
Gwendal ajouta promptement, « Je crois qu'il a raté sa vocation. »
Conrad sourit aux compliments et dit, « Et bien, merci. J'ai fait de mon mieux. »
« Ca, c'est sûr ! » dit Murata avec hargne.
Yozak nota qu'il était le seul à avoir deux verres alors que tous les autres en avaient six. « Capitaine, je n'ai que deux verres. »
« Désolé Yozak. Je ne savais pas quelle autre boisson tu voulais essayer, » répondit Conrad. Puis, il ajouta, « Je suis sûr que Son Altesse sera heureux de t'en servir d'autres. »
Murata jeta à Conra un regard 'ça se payera cher'. « Yozak, qu'est-ce que tu voudrais essayer d'autre ? »
« Pourquoi pas un gin, un cognac et un scotch. » Murata servit les alcools choisis, tout en pleurant intérieurement, 'Ils vont mettre mon bar à sec !' Il tendit les verres à Yozak, et celui-ci retourna s'asseoir joyeusement.
Personne ne remarqua que Wolfram, en dépit du manque de protestation sur le fait que les bouteilles de Godiva n'étaient pas à sa place, était retourné tranquillement à sa chaise. Murata, pensant que Wolfram était près de lui, tourna la tête pour le chercher, puis remarqua qu'il s'asseyait calmement. « Lord von Bielefeld, que voudriez-vous ? »
A la grande surprise de tous, Wolfram répondit, « Rien, vraiment. J'aurais voulu un peu de thé ou mieux, du chocolat chaud, mais il n'y en a pas donc je passe mon tour. Merci. »
« Pourquoi pas un verre d'eau ? » demanda Murata.
« D'accord, » répondit Wolfram à cette suggestion. Murata servit un verre d'eau et se dirigea vers sa place, près de Wolfram.
« Je me sers du saké. Vous en voulez ? »
Wolfram jeta un œil au saké et répondit, « Plus tard peut-être, et merci de proposer. »
Murata, toujours debout, annonça, « C'est la dernière page que Shibuya a écrite. Je crois que, après sa lecture, nous devrions décider d'un plan d'action en ce qui concerne Angel, les potions, et bien sûr les soi-disant ladies. »
« N'oublions pas le Roi des Rats Saralegui et mon oncle, » ajouta Wolfram.
« Vous avez raison Lord von Bielefeld. Puisque nous devons discuter sur plusieurs points, je vais continuer dès à présent la lecture, » Il s'assit, ouvrit le journal, et lut.
Je suis en train de boire une bonne tasse de chocolat chaud. Je n'ai pas pu trouver la crème fouettée et je voulais de la crème fouettée. Oh, on ne peux pas tout avoir dans la vie.
C'est si ridicule ! Mon souhait depuis un bon moment a été exaucé et maintenant que je l'ai depuis plusieurs jours, JE N'EN VEUX PLUS ! Je voulais mon lit pour moi tout seul depuis des années et maintenant, regardez ce qui arrive ! J'ai été tellement habitué aux coups de poing, aux coups de pied, aux ronflements, aux MAUVIETTE criés, aux TRICHEURS criés entre deux marmonnements, et à cette chose rose à fanfreluches, et… Mince, j'ai tellement été habitué à dormir avec Wolfram que ça me manque. Il est si adorable quand il est complètement endormi, roulé en boule sur lui-même. Le lit est froid, silencieux et ennuyeux sans lui. Je préfère être dans mon bureau que seul dans ma chambre.
Wolfram rougissait jusqu'aux oreilles. Il fallait vraiment que Yuuri arrête de dire des choses si mignonnes à son propos.
Gwendal interrompit Murata. « Wolfram il est temps pour toi de déménager de la chambre de sa Majesté. Il est suffisamment vieux pour dormir seul. »
Conrad ajouta, « Gwendal a raison. Si tu es inquiet sur le fait qu'il ne peut pas se défendre, je placerai deux gardes devant sa porte chaque nuit. » Puis, il chuchota à Gwendal, « Egalement pour empêcher une certaine personne de se faufiler dans cette chambre. »
« Gwendal, je ne vais pas déménager de cette chambre, et donc Conrad, tu n'auras pas besoin de mettre deux gardes devant NOTRE porte ! » protesta un Lord von Bielefeld irrité. Vraiment, ses deux frères affichaient un sacré 'brother complexe'.
Défendant son plus jeune fils, Celi dit, « Wolfram n'est pas un enfant, et Yuuri non plus. Maintenant, vous les deux hommes vieux et rasoirs, laissez les jeunes fleurs s'abandonner à la passion sauvage. »
Conrad et Gwendal ouvrirent grand la bouche. 'S'abandonner à la passion sauvage ?'
« Je suis désolé Celi, mais je suis d'accord avec Gwendal et Conrad, » commença Günter. Puis, il ajouta, « D'abord, ils sont beaucoup trop jeunes, et ensuite, je tremble à la pensée de ce que diraient les nobles devant tant de…de…modernisme. »
« Modernisme ? Explique-toi ! » exigea Anissina. Ses yeux bleus flamboyaient.
« Ce que je veux dire par modernisme c'est…comme… notre Plus Magnifique, Pure Innocent et Naïve Majesté dormant avec Wolfram, le séducteur malin, avant le mariage. C'est irrespectueux et scandaleux. Quelle sorte d'images donnent-ils à la population ? » expliqua Günter.
« SEDUCTEUR MALIN ? » hurla Wolfram. Murata et Yozak l'empêchèrent rapidement d'envoyer une boule de feu à Günter.
Défendant Wolfram, Anissina aboya, « DANS QUEL SIECLE VIS-TU GUNTER ? Je..je..n'ai jamais entendu pareilles inepties. Tu es si vieux jeu ! Il faut vivre avec son temps Günter ! »
Après la dernière remarque d'Anissina, un énorme débat, ou plutôt une dispute avec plusieurs cris et doigts pointés, commença entre Celi, Anissina, Günter, Conrad et Gwendal. Anissina et Celi défendaient la chambre commune de Wolfram et Yuuri. Les trois hommes défendaient leurs positions de voir Wolfram quitter immédiatement la chambre royale. Le débat/conflit se poursuivit en incluant les droits des femmes et les droits concernant l'amour.
Murata, Yozak et Wolfram regardaient les narrateurs depuis leur côté de la table.
Murata demanda à Wolfram, « Alors, vous allez déménager ? »
« D'où vous viens cette idée ? »
« Je me demandais juste. »
« Devrais-je les interrompre ou les laisser se disputer ? » demanda Yozak.
« Pourquoi est-ce que tu poses la question ? » interrogea Wolfram.
« Et bien, je ne sais pas si quelqu'un l'a remarqué, mais la plus petite des deux inventions est en train de remuer le truc qui lui sert de nez, » Yozak désigna du doigt le 'Je-Te-Renifle-Et-Te-Donne-Une-Réponse-Kun'. Murata et Wolfram tournèrent leurs yeux effrayés vers l'appareil. Le museau bougeait dans tous les sens comme s'il essayait de renifler quelque chose.
« Pourquoi ne pas garder à l'œil cette chose, » proposa Murata.
« Ne devrions-nous pas avertir Anissina ? » demanda Wolfram.
« Aussi longtemps qu'il ne fait que renifler, je ne vois pas le problème. ET, si Lady Anissina le touche, elle peut le réveiller complètement…je ne veux pas savoir ce qui se passera après ça. Yozak, garde un œil dessus. »
« D'accord, Votre Altesse. »
La dispute de l'autre côté de la table se poursuivit encore un peu. Les personnes impliquées dans le débat, dont le sujet tournait maintenant exclusivement sur le Front de Libération des Femmes, étaient complètement inconscientes du réveil du 'Je-Te-Renifle-Et-Te-Donne-Une-Réponse-Kun'.
Enfin, le débat s'acheva quand Gwendal déclara, « Je n'ai plus de brandy. »
« Oh nonnnnnnnnn, j'ai fini les sherry ! » dit Günter en s'essuyant les yeux.
Murata murmura à Yozak et Wolfram. « En voilà un de complètement fait, encore quatre. » Yozak et Wolfram le regardèrent, n'arrivant pas à croire ce qu'ils venaient d'entendre. D'une voix grave, il dit, « Je serai heureux de vous resservir une fois que nous aurons fini la lecture. »
Celi fronça les sourcils et dit, « Oh, vous êtes vraiment un empêcheur de s'amuser en rond Votre Altesse ! »
Murata murmura, « Correction, deux de complètement faits, plus que trois. » Wolfram et Yozak commencèrent à rire. Ca promettait une soirée intéressante.
Wolfram se couvrit la bouche et chuchota, « Les mazokus commandant l'air ne tiennent pas l'alcool. Le larmoyant devient frivole et le joyeux devient encore plus joyeux. » Murata et Yozak réprimèrent leur rire.
« Puis-je continuer ? » demanda Murata.
Gwendal lança un retentissant, « OUI ! »
Murata poursuivit.
Je dois préparer mon sac à dos pour mon voyage en Suisse. Je me demande ce qui est si important pour que Shori ait besoin de me voir. Je sais – je parie qu'il m'a enrôlé dans plusieurs prestigieuses universités (s'il vous plaît, notez que j'ai utilisé le terme enrôlé et non inscrit ). Je commence vraiment à être fatigué de le voir se mêler de mes affaires. Si maman et papa comprennent mes raisons de ne pas aller à l'université, pourquoi lui ne le peut pas ? Je n'ai pas besoin des cours donnés sur Terre, ce dont j'ai besoin c'est d'étudier la culture, l'histoire, et les lois de Shinmakoku. C'est ma maison, mon monde. La Terre est mon lieu de vacances/évasion. Pourquoi ne peut-il pas le comprendre ?
« Ohhhhhhh, je n'avais pas réalisé que mon Précieux et Magnifique Roi était si intéressé par son tuteur, » déclara Günter, les yeux étincelants.
« Ne rêves pas trop Günter, » cria Wolfram. Il s'apprêtait à dire quelque chose d'autre, mais ce serait inutile de se disputer avec Mr. Frivole. A la place, il dit, « Pourriez-vous poursuivre Votre Altesse ? »
« Je vais continuer, » dit Murata, et il ajouta dans un murmure, « Il est fichu ! »
Je viens juste de vider mon sac à dos pour le préparer pour demain, et j'ai remarqué que j'avais encore une des ces stupides boissons cachées à l'intérieur.
La pièce resta attentive et silencieuse, à l'exception de Günter. « Ne la buvez pas Votre Majesté ! »
Murata secoua la tête. « Je vais lire ce passage, mais s'il vous plaît, pas d'interruptions. »
Je pensais qu'il m'avait donné seulement six boissons, mais on dirait qu'il y en avait finalement sept. Je vais essayer 'Passion Absolue et Sauvage et Succulentes Baies'. C'est écrit sur l'étiquette que ce breuvage particulier sert à augmenter et maintenir la résistance.
'Passion Absolue et Sauvage et Succulentes Baies' n'est pas mauvais du tout. C'est assez doux, bien qu'il y ait toujours ce goût amer dedans. Ce qui rend cela intéressant, c'est que c'est pétillant. Ce n'est pas si mal.
« Oh nonnnnnn Votre Majestéééééé ! Vous n'auriez pas du l'essayer ! » Günter commença à sangloter.
Gwendal grogna. « Voudrais-tu bien arrêter de pleurer Günter ! » aboya-t-il à l'homme gémissant à côté de lui.
« Mais, maintenant, il est sous l'influence de cet horrible Angel ! » Günter continua à pleurer.
« Votre Altesse, s'il vous plaît, poursuivez et ignorez-le, » dit Gwendal entre deux sanglots de Günter.
Plusieurs ricanements se firent entendre autour de la table.
Murata fit ce qu'on lui demandait, tout en regardant à sa droite. Wolfram et Yozak riait discrètement.
Je ne peux plus attendre de voir mon bien-aimé et magnifique Angel. Il me manque. Je sais, je vais écrire une liste de choses que je voudrais faire avec lui, puis aller le voir avec cette liste et lui demander de choisir lesquels il voudrait faire.
A cet instant, Wolfram tendit l'oreille. 'Voyons voir ce que cette mauviette a imaginé,' pensa-t-il.
Celi interrompit Murata à ce moment. « Wolfy mon chéri, je veux que tu te rappelles que Yuuri (hic) est sous l'influence de la potion. Donc, ne t'énerve pas (hic). »
Conrad se leva de sa chaise et annonça, « Je vais vous chercher de l'eau, Mère. »
Wolfram réalisa qu'il était temps de feindre. Il ne pouvait pas laisser quoique Yuuri dirait l'affecter. Il devait…pleurer. Ca avait marché la dernière fois. Il baissa la tête, renifla, et fit semblant d'essuyer une larme. « Ne vous inquiétez pas Mère. J'essayerai de ne pas en être affecté. » Sniff !
Murata et Yozak savaient qu'à cet instant, Wolfram faisait semblant, et ils décidèrent tous les deux de l'aider. Murata tapota le dos de Wolfram, alors que Yozak murmurait à son oreille, « Continuez de jouer la comédie. »
Pendant ce temps, Conrad avait servi un verre d'eau à sa mère et était retourné s'asseoir. Il vit Murata et Yozak prendre soin de son bébé frère. Pauvre Wolfram.
« Je vais poursuivre. »
Les choses que j'aimerai faire avec mon Angel :
aller à un match de base-ball
aller à la finale de la coupe du monde Américaine
aller à la finale de la coupe du monde Japonaise
manger des tonnes de hot dogs
lui faire essayer un uniforme de base-ball
lui apprendre à jouer ( il a un bon bras et il serait peut-être un bon lanceur)
« Il n'y a que des choses à propos du base-ball ? Il ne pourrait pas être un peu plus original ? » gronda Wolfram.
Yozak chuchota rapidement, « Vous allez vous faire griller. »
Oupsss ! Wolfram réalisa rapidement qu'il devrait pleurer. « Buaaaahaaaahaaa …satané Angel ! » Il s'appuya sur Yozak et celui-ci enroula ses bras autour de lui. Yozak put sentir que Wolfram riait.
« Ne pleures pas mon petit Wolfy, » dit Celi.
Günter leva les mains à ses joues, se balançant sur sa chaise, et dit, « Si c'était moi, je me moquerait du lieu où… » Mais, il fut interrompu par Gwendal aboyant, « Günter, on s'en fout. Maintenant, tais-toi ! »
Murata secoua la tête.
aller dans un parc d'attraction
aller dîner lors d'un rendez-vous
aller au théâtre
aller dans une galerie d'art – c'est quelque chose qu'il aimerait faire
« C'est déjà mieux, » chuchota Wolfram.
aller faire un picnic juste tous les deux. Lui donner un gâteau à manger et le regarder le savourer. Placer ma tête sur ses genoux pendant qu'il me caresse les cheveux ou vice versa.
mordiller ses lobes d'oreilles parfaits
ravir ses lèvres intenses et parfaites
Murata s'arrêta brusquement de lire
Wolfram s'arrêta de respirer
Yozak laissa échapper un long sifflement.
« Qu'est-ce que ça dit ? » aboya Gwendal.
« S'il vous plaît, continuez à lire ! » dit joyeusement Celi.
« Ahem, » Murata s'éclaircit la gorge, alors qu'il regardait les visages avides tournés vers lui, à l'exception de Wolfram qui avait le visage enterré dans ses mains. Murata poursuivit.
goûter l'intérieur de son appétissante et humide caverne alors que je fais courir mes doigts dans ses cheveux
glisser mes doigts de sa nuque à son cou jusqu'à sa colonne vertébrale alors que j'embrasse et marque ce cou comme m'appartenant
le faire gémir d'extase et qu'il ne souhaite rien d'autre
Les yeux de Murata s'ouvrirent en grand, alors que ses lunettes glissaient le long de son nez. Est-ce qu'il avait bien lu ? 'Ok Shibuya…et ils disent que je suis un pervers,' pensa Murata.
Wolfram hyper-ventilait. Ses mains manucurées couvraient son visage rouge tomate.
« Je ne savais pas que le gamin avait ça en lui ! » s'exclama Yozak.
« L'amour donne des pensées étranges ! » ajouta Celi.
« Günter, essuye ton nez ! » dit Anissina.
« Uh ? » répondit Günter.
« Tu as un petit problème de saignement de nez, » expliqua Conrad en tapotant son propre nez.
« Oh, mon Dieu ! » Günter s'essuya le nez. « C'est très embarrassant ! »
« Tu devrais arrêter d'imaginer la scène Günter, » aboya Gwendal alors qu'il faisait semblant de tricoter. Comment allait-il servir un roi pervers et trop chargé en hormones ? « Votre Altesse, est-ce qu'il continue d'écrire ce genre de choses ? »
« Ce genre de choses ? Gwenieeee…Je trouve que c'est très sexy, » roucoula Celi.
Wolfram grogna et Conrad secoua la tête.
Murata lut la ligne suivante pour lui-même. Il répondit à la question de Gwendal avec un, « Ummm…ça dit 'Mon Angel est là ! »
« Quoiiiiiiiiiiii ? » Tout les yeux se tournèrent vers Murata, médusés par ce qu'ils venaient d'entendre.
« Ne me regardez pas comme ça. Je ne fais que lire ce qui est écrit. »
« Comment Angel pourrait être là ? » rugit Gwendal. « Conrad ! Wolfram ! Quel genre de sécurité avons-nous là ? »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » aboya Wolfram.
« Comment Angel a pu pénétrer dans le château ? »
« Ne me regardes pas comme ça ! J'étais en patrouille ! » s'énerva Wolfram. Puisqu'il était en patrouille, comment Yuuri avait-il pu le voir dans le bureau ? Qu'est-ce qui se passait ?
« Conrad ? »
Conrad répondit calmement, « Gwendal, je ne pense pas que Angel était présent. Yuuri n'avait-il pas mentionné que les potions causaient des hallucinations ? Et il vient d'en boire une. »
« Après tout ce que nous avons entendu, je crois qu'il a des hallucinations sur Angel, » approuva Anissina.
« Oh, Votre Majesté…(snif)…Je vous ai dit de ne pas boire cette potion, » dit Günter en sanglotant et en saignant du nez dans son mouchoir.
« Je suis d'accord avec Anissina, » dit Wolfram. « Cela expliquerait pourquoi il croit voir Angel. » Ce que pensait réellement Wolfram était, 'Non, ça n'explique pas vraiment pourquoi il me voit. Qu'est-ce qui se passe bordel ? Comment peut-il me voir ? Peut-être qu'il rêve éveillé à cause du manque de sommeil. Ca doit être ça !
« Je suis d'accord également, » ajouta Murata. Ce que pensait réellement Murata était, 'Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi il voit Wolf…errr…Angel ? Serions-nous dans l'erreur et qu'il soit vraiment sous l'influence d'un stupide sort ? C'est impossible. En même temps, avec Shibuya, rien est impossible. Serait-il possible qu'il rêve éveillé ?'
Anissina trouva alors une brillante idée et dit, « Je crois que le mieux serait que Son Altesse lise la suite et voit les effets de cette potion. En sachant les différents effets, je serai peut-être capable de déterminer quels autres ingrédients ont été utilisés. »
Günter ajouta entre deux sanglots, « Donc, tu seras capable de créer un antidote. »
« Correct ! »
Gwendal prit en considération ce qu'ils avaient dit, « Votre Altesse s'il vous plaît, poursuivez. »
Murata prit une longue gorgée de saké. Il sentait qu'il en aurait besoin.
Mon Angel est là ! Et il ne porte rien d'autre qu'une robe blanche garnie d'or, qui est attachée dans le dos, et une ceinture dorée attachée lâchement. Il est si beau. Il est éclatant comme le soleil. Il sourit et marche vers moi, laissant des étoiles dans son sillage. Je me demande ce qu'il veut ou pourquoi il est là. Il me fixe avec un regard vraiment étrange, mais très agréable.
Anissina l'interrompit. « Il vient vraiment de dire 'éclatant comme le soleil' ? 'Des étoiles dans son sillage' ? »
« Oui, » répondit Murata.
« Mmmm, intéressant. Continuez s'il vous plaît. »
Pendant ce temps, Wolfram cachait son visage dans ses mains et pensait, 'Ce n'est pas bon du tout. Pourquoi tout le monde doit-il entendre ça ?'
Il vient d'agripper mes accoudoirs et de se poster devant moi. Il vient de dissoudre les accoudoirs.
« Je pense que ça confirme bien qu'il hallucine. Personne ne peut dissoudre les accoudoirs d'une chaise. »
« Très bien, nous allons donc conclure qu'il hallucine, » affirma Gwendal. « Continuez s'il vous plaît. »
'Et bien,' pensa Wolfram,' au moins ils pensent tous qu'il hallucine.'
Je me demande pourquoi il est en train de défaire l'attache de sa robe. Je dois ajouter qu'il fait ça vraiment lentementttttttt, avec un regard vraiment coquin. Maintenant, il détache sa ceinture et elle tombe sur le sol. Pourquoi a-t-il fait cela ?
« Quoiiiii ! » cria Wolfram. « Cette mauviette ferait mieux de ne pas rêver…halluciner sur mo…Angel en train de faire un STRIP-TEASE ! »
('Je-Te-Renifle-Et-Te-Donne-Une-Réponse-Kun' bougea une jambe)
Yozak, de son côté, riait en pensant, 'C'est certainement ce qui va se passer.'
Conrad et Gwendal à cet instant ne savaient plus quoi penser.
Günter sanglotait.
Anissina prenait mentalement des notes.
Et Celi dit, « Assieds-toi Wolfram. Laisse notre merveilleux Sage lire et ensuite nous verrons si Angel fait un strip-tease ou non ! Il a juste perdu sa ceinture ? Tout le monde peut perdre sa ceinture. »
Wolfram cligna des yeux, incrédule quant aux paroles de sa mère.
Murata ne savait pas quoi dire. Devait-il continuer à lire ? Peut-être devrait-il demander à la personne que ça allait le plus affecter. Il tapota l'épaule de Wolfram. « Devrais-je continuer ? »
Celi répondit pour lui. « Bien sûr que vous devez continuer. »
Personne n'ajouta quoique ce soit.
Murata poursuivit.
Il dit quelque chose, mais je ne peux pas l'entendre. J'adore quand il penche la tête sur le côté comme il vient de le faire. Il fait une$ moue adorable! S'il parlait clairement, je pourrais comprendre ce qu'il veut. Oooooooooh ! Il fait glisser la robe sur ses épaules. La robe est maintenant en train de tomber au sol, révélant son corps splendide très lentement.
« STOP ! CA SUFFIT ! » cria Wolfram de toute la force de ses poumons. « VOUS N'AVEZ PAS BESOIN D'EN ENTENDRE DAVANTAGE ! »
(Le nez bougea et une griffe sortit.)
« J'ai besoin de savoir quel type d'hallucination il a ! » dit sèchement Anissina.
« Anissina a raison ! Vous ne devriez pas arrêter Votre Altesse, » dit Celi, soutenant son amie. « Gwendal, Conrad, qu'en pensez-vous ? Et Wolfy mon chéri, assieds-toi, ça n'a rien à voir avec toi ! » ajouta-t-elle.
Wolfram se tourna vers sa Mère, incrédule. Comment pouvait-elle dire cela, alors que ça avait vraiment quelque chose à voir avec lui ? Il était sur le point de donner son point de vue quand Murata chuchota, « Vous n'êtes pas Angel, rappelez-vous. » Wolfram se mordit la langue et conclut que pour l'instant, il allait rester silencieux.
Gwendal et Conrad était légèrement en état de choc. Ils se demandaient quel type de potion causait ce genre d'hallucinations et où ils pourraient en trouver. Au même moment, les deux frères prirent un verre et le vidèrent d'un coup dans leur gorge.
Yozak, bien sûr, n'était d'aucune aide. Il fourrait son poing dans sa bouche pour s'empêcher de rire. Le gamin avait un rêve éveillé humide à propos de son fiancé. C'était trop bon pour être vrai ! Et, que se passerait-il quand les deux frères le découvriraient ?
Günter, que personne ne prit la peine de remarquer, était sur le point d'avoir un monstrueux saignement de nez.
Murata, jetant un regard circulaire autour de la table, ne savait pas s'il devait continuer de lire dans l'intérêt d'un antidote imaginaire, ou de stopper la lecture dans l'intérêt de Wolfram. Il se décida. « Ecoutez ! Voilà ce que je vais faire, » annonça-t-il, obtenant ainsi l'attention de tous. « Si une partie devient trop embarrassante pour être lue, » il avait vraiment envie de rajouter, 'rating-X', « je passerai la dite-partie et continuerait sur une partie moins embarrassante. » Ce qu'il voulait dire était qu'il garderait les parties contenant des scènes sexuelles explicites et des détails implicites pour lui-même.
« J'ai encore une chose à ajouter, » dit Wolfram, « Je lirai avec Son Altesse et m'assurerai qu'il passe les parties inappropriées. Et cela, en tant que garde du corps personnel du Roi et en tant que soldat, pas en tant que son fiancé. Je dois protéger les intérêts du Roi et c'est ce que je vais faire ! »
« Si tout le monde est d'accord, alors je vais poursuivre la lecture, » dit Murata.
« NON ! » hurla Gwendal. Il était resté silencieux bien trop longtemps. « Wolfram a raison. Nous devons protéger les intérêts de Sa Majesté à n'importe quel prix. Donc Mère, Anissina, Günter et Yozak, s'il vous plaît, quittez la pièce. »
« Je refuse de partir. Qu'est-ce qui vous donne le droit à vous quatre d'entendre ce qui est écrit ? » demanda Anissina. « Moi, en tant que scientifique… »
« Silence ! » rugit Gwendal. « Je suis le second commandant de sa Majesté. Son Altesse est le Grand Sage et la personne qui le connaît depuis le plus longtemps. En plus, il est également son meilleur ami et un représentant du monde d'où il vient. Conrad est son parrain et Wolfram est son fiancé et donc futur mari. »
Wolfram fut surpris de la remarque de Gwendal. Depuis quand Gwendal prenait en considération le fait que lui, Wolfram, était le fiancé de Yuuri ?
Au Temple : « Ajoutez-moi à la liste puisque je suis celui qui l'a nommé Roi ! » dit Shinou.
Ulrike secoua la tête. « Je ne crois pas que nous devrions écouter ce passage. »
Shinou posa sur elle un regard entendu. « Ulrike, tu as raison. TU ne devrais pas écouter. » Ulrike soupira de soulagement, puis réalisa ce qu'il venait de dire. « Tu devrais partir maintenant, » ajouta Shinou. « Et si j'ai besoin de toi, je t'appellerai. » Incrédule, elle quitta le sanctuaire.
« Je suis d'accord avec Gwendal, » approuva Conrad. « Nous quatre… »
« Et moi alors ? Je suis son tuteur et son conseiller ! » pleura Günter. Toutes les têtes se tournèrent vers Günter. Il se balançait sur sa chaise. Il était encore plus pâle que d'habitude et donc, comme le pensait Gwendal, pas en état pour entendre d'autres perversités venant de Yuuri. L'homme était au bord d'un massif saignement de nez. « Yozak, amènes Günter dans les toilettes pour hommes et stoppe ce saignement de nez! Mère, s'il vous plaît, aidez Yozak avec Günter et Anissina, en tant que scientifique, tu peux sans doute les aider. Peut-être pourrais-tu inventer quelque chose pour arrêter les hémoragies nasales. »
Anissina se fit une note mentale pour inventer quelque chose qui stopperait les hémoragies nasales, et elle avait le parfait sujet d'expérience – Günter !
Yozak s'approcha de Günter et l'aida à se lever de sa chaise. « Pourquoi n'irions-nous pas nous occuper de ce saignement de nez ? » dit-il à Günter. Celui-ci, à l'incompréhension de tous, dit, « Oui, oui, vous avez raison. Ouvrez la marche bel Espion. » Yozak ne savait pas comment prendre ce commentaire. C'était la perte de sang ou les sherries qui parlaient ?
Celi fit le tour de la table et plaça un bras autour de Günter. « Yozak, je vais t'aider avec lui. »
Et ainsi, Yozak, Günter, Celi et une Anissina mécontente quittèrent la pièce.
« Vous pouvez poursuivre la lecture, » dit Gwendal.
« Attendez ! » dit rapidement Wolfram. Il devait empêcher Murata d'en lire davantage. Il ne pouvait pas laisser ses frères entendre ce que Yuuri avait écrit. « Je…je…je… »
« Tu quoi Wolfram ? »
Wolfram baissa la tête en signe de défaite. Il pouvait se disputer avec ses frères autant qu'il le voulait, mais à la fin, il allait perdre. « Vous avez gagné. Peu importe ce que je dirai…ça ne changera rien. Mais, il y a une chose que je vais ajouter : si Yuuri découvre que nous avons lu son journal, vous pourrez préparer ma tombe et ma pierre tombale. Je ne pense pas qu'il me pardonnera d'avoir laisser le Grand Sage lire cette page. »
Une pointe de culpabilité traversa les cœurs de Gwendal et Conrad. Conrad prit la parole, « S'il découvre que nous avons lu son journal, je m'assurerai de lui dire que nous avons sauter ce passage. »
« Et je prendrais la responsabilité pour avoir laisser les choses aller si loin, » ajouta Gwendal.
Murata, après avoir entendu ce qu'avaient dit les trois frères, ferma les yeux et réfléchit à la question, 'lire ou ne pas lire ?' Il commençait à se sentir coupable lui aussi. Il fit son choix et ferma le journal dans un bruit sourd. « Je ne vais pas le lire. » Il ne pouvait pas le lire. Son amitié avec Shibuya et Wolfram était plus importante que de lire ce stupide journal.
Wolfram laissa échapper un soupir de soulagement. Conrad et Gwendal hochèrent la tête, d'accord avec eux. MAIS, la mouche qui était restée en second plan bourdonna comme si sa vie en dépendait. Elle vola autour de Murata en colère. Murata essaya de l'écraser en battant des mains, mais la mouche revenait de plus belle. Elle plongea sur le visage de Murata plusieurs fois. « ARRETE CA SHINOU ! » cria-t-il finalement.
Les trois frères dirent à l'unisson, « SHINOU ? »
« Aaaah… Oui Shinou. Il nous a espionné toute la journée, » expliqua Murata.
« Il nous a espionné ? » demanda Conrad.
« Il a utilisé une mouche comme transmetteur. Il a tout vu et tout entendu aujourd'hui. »
« Espionné ? Transmetteur ? » demanda Gwendal. Il ne comprenait pas ce qu'était un transmetteur.
« C'est de la terminologie terrienne, » expliqua Wolfram. « Il a utilisé la mouche pour voir et entendre. Laissez-moi deviner, le globe d'Ulrike est le récepteur ? »
« Correct ! »
« Et que veut Shinou ? » demanda Gwendal en regardant la mouche voler d'une drôle de façon.
Murata fixa la mouche et dit, « L-I-S-E-Z L-E. Il dit 'lisez-le' ! »
De multiples grognements résonnèrent dans la pièce. Il y avait une chose qui était une loi immuable et essentielle à Shinmakoku, une chose qui ne pouvait être changée par aucun Maoh, une chose qui était gravée dans les esprits, les cœurs et l'âme de chaque Mazoku. Cette loi était : Ne jamais désobéir au Maoh Originel.
Murata ouvrit doucement le journal et dit à la mouche, « Très bien ! Mais je fais cela sans mon consentement ! Si Shibuya découvre que nous avons lu cette page, je jure que je ne l'empêcherai pas d'avoir une petite conversation avec toi. Je m'assurerai qu'il sache que TU m'a fait lire cette page ! » La mouche vola dans la pièce joyeusement.
Murata murmura à Wolfram, «Je suis désolé. »
Wolfram haussa les épaules. Il ne pouvait plus rien faire à présent.
Murata commença à lire.
********** Attention ! La partie pouvant être choquante commence ici !
Elle glisse le long de son torse, de ses hanches, de ses jambes parfaites et tombe sur ses sensuels pieds nus. Pourquoi a-t-il fait cela ? Pourquoi je m'en soucie ? Il me laisse voir un superbe spectacle.
La pièce devient plus chaude.
Il est complètement nu à l'exception du sous-vêtement standard de Shinmakoku et qui est fait d'or. Il se rapproche de moi. Je ne peux pas le regarder parce que si je le fais, la pièce va devenir vraiment brûlante.
Qu'est-ce que…Il prend mes mains dans les siennes et les place sur sa taille svelte et maintenant les fait glisser sur ses hanches, sur les liens de son sous-vêtement. Sa peau est si douce. Je me demande ce qu'il attend de moi. Oh, oh, je pense qu'il veut que j'enlève les liens de son dernier vêtement doré.
Je ne peux pas faire ça ! Non ! Non ! Non ! Il pose ses mains sur mon menton et le soulève doucement pour que je lui fasse face. Merde ! Ses yeux (verts) regardent droit dans mon cœur et mon âme, alors que son visage s'approche du mien. Il chuchote à mon oreille, « Enlève-les pour que je puisse nous envoyer au septième ciel. »
« Tu peux m'y envoyer ? »
« Oui, tu as juste à les enlever. »
« C'est la seule chose que je doive faire ? »
« Oui, et après, je te montrerai les étoiles du paradis. »
Je crois que je peux faire ça. J'enlève un des liens et son sous-vêtement ne tient que par l'autre lien et sa bosse au milieu. Je ne peux pas détacher mon regard du précieux. Pourquoi je ne peux pas regarder ailleurs ? Je ne veux pas regarder ailleurs, voilà pourquoi. Je dénoue le deuxième lien. Le vêtement doré tombe de son corps nu. C'est magnifique. Il est si attirant. Je veux le toucher. Sa peau de porcelaine brille comme des étoiles : c'est si beau. Je me demande s'il me laissera la goûter. Je crois qu'il sait ce que je veux parce qu'il dit, « Touche-là. Je sais que tu en meures d'envie, mais tu ne peux pas l'embrasser. »
« Pourquoi je ne peux pas l'embrasser ? » Je le touche gentiment.
« Parce que tes lèvres appartiennent aux miennes ! »
« Ah. » Il commence à se pencher et frôle doucement mes lèvres avec les siennes. Il sépare mes lèvres avec sa douce langue et caresse mes dents. Je ne peux plus rien dire. Je le laisse entrer. Ah, il explore ma bouche. C'est si bon. Il me fait le caresser plus vite et je touche ses globes parfaits. Ils sont si doux. Sa langue est si sucrée. J'en veux plus. Je peux sentir ses mains faire quelque chose le long de mon torse. Qu'est-ce qu'il fait ? Il enlève ma ceinture. Je crois qu'il lit dans mon esprit. Il me caresse à travers mes vêtements. Mince, mon pantalon est si serré. Oh oui, plus ! Il ouvre mon pantalon. Je lève mes hanches pour qu'il puisse tirer mon pantalon et mon sous-vêtement. Ah, le Batteur est libre !
« Batteur ? » questionnèrent Gwendal et Wolfram, alors que Conrad laissait échapper un hurlement de rire.
« Il…il…il…l'appelle Batteurrrrrrrrrrrr ! Hahahahaha…C'est typiquement Yuuri ! » Conrad ne pouvait pas s'arrêter de rire. De tous les noms que Yuuri pouvait donner à son appendice personnel, il avait du l'appeler Batteur. Murata n'avait pas saisi au début, mais quand Conrad avait déclaré que c'était typiquement Yuuri, il avait compris. Il commença lui aussi à rire.
« Qu'est-ce qui est si drôle Weller ? » demanda un Wolfram agacé. Non seulement ses deux frères surprotecteurs, un Grand Sage pervers et le Maoh Originel devait entendre le rêve mouillé de Yuuri à son sujet, mais en plus ils devaient également entendre Yuuri donner un nom à son truc ! « Qu'est-ce qui est si drôle dans le fait d'appeler son…le… » il ne pouvait pas le dire, « une…une limace ? » (Il y a un jeu de mot anglais ici avec slugger = batteur et slug = limace)
Gwendal semblait également confus. « Wolfram a raison. Qu'est-ce qui est si amusant à propos d'une limace ? En fait, c'est plutôt dégoûtant. »
« Pas une limace, mais un Batteur, » rit Conrad. (Encore une fois, la traduction gâche complètement le jeu de mot. Dommage !)
Murata expliqua aux deux frères déboussolés. « Batteur est un terme de base-ball utilisé pour le joueur qui tape fort la balle et qui peut faire pleins de HOMERUNS. »
Gwendal dut faire un commentaire, « Donc illlll….hahahaha…il croit qu'il peut faire pleins de homeruns ! » Conrad avait raison. C'était typiquement Yuuri. « Hahahahahah… »
Wolfram ne pouvait pas comprendre comment Yuuri pouvait appeler son…engin avec un nom si vulgaire et il exprima son opinion à voix haute, « Je n'arrive pas à croire que Yuuri, notre Roi, a nommé son engin par un terme de base-ball. S'il devait lui donner un nom, il aurait du l'appeler Ludwig, Maximilien ou au moins quelque chose de majestueux, digne de son statut. »
Murata, Conrad et Gwendal se tournèrent vers Wolfram incrédules. Ils n'en revenaient pas que le prude Wolfram trouvent des idées pour nommer l'appendice masculin.
Murata se replongea dans le journal et poursuivit là où il avait arrêté.
Oh, mon Dieu ! Il me touche avec ses doigts délicats. Il a arrêté de m'embrasser. Oh non, il est en train de tracer doucement un chemin le long de mon torse nu avec sa langue. Il enlève les boutons de ma chemise. Oooooh ! Il mordille mon mamelon gauche tout en caressant le droit, et c'est si bon. Sa main droite s'active sur mon érection. Il descend plus bas que mon torse. OH MERDE ! Il embrasse et suce ma longueur. Il la lèche de haut en bas. Mon corps s'engourdit. Je deviens vraiment dur. Aaaaaaahhh…Il m'engloutit dans sa bouche et fait aller sa tête d'avant en arrière tout en suçant. Il taquine mes testicules avec ses doigts gracieux. Mon cœur va exploser. Mes mains sont sur sa tête. Ses cheveux sont comme de la soie. Je les caresse gentiment, le laissant savoir que ce qu'il me fait est vraiment bon. Il va me faire venir. Mon érection est si humide et glissante.
Murata ouvrit son col de chemise.
L'œil gauche de Gwendal fut parcouru de tics.
Conrad clignait lentement des yeux et sa bouche était grande ouverte.
Wolfram se cacha le visage dans ses mains, embarrassé, enfin c'est ce que pensaient les autres.
Il s'arrête. Il tire sur mes jambes pour que je m'affale sur la chaise. Son désir est juste devant mes yeux. Il est si beau, je le veux.
« Et maintenant mon amour, je vais t'emmener au paradis. »
La seule chose que je puisse dire est, « Uh ? » alors qu'il me chevauche. Il prend mon désir dans ses mains et…Il ferait mieux de ne pas faire ce que je crois qu'il va faire. « Stop ! Ca va te faire mal. » Je pose mes mains sur sa taille pour l'arrêter.
« Je suis ton ange, donc ça ne me fera pas mal. »
Le cœur de Wolfram tambourinait dans sa poitrine. Les deux autres frères étaient sans voix.
Il me positionne devant son entrée. Doucement, vraiment doucement, je me sens entrer entre ses globes. Je l'aide à descendre calmement. Je peux sentir mon extrémité toucher son orifice. Et, encore plus lentement, je commence à entrer. Aaaaaaaaaaaaah ! Il est si serré et si chaud. Ses parois se resserrent autour de ma chair. La pièce est tellement chaude que je transpire.
Murata stoppa la lecture et but cul sec son saké. Wolfram prit une coupelle à saké et une bouteille et se servit généreusement. Conrad et Gwendal finissaient le reste de leurs boissons.
Il noue ses bras autour de mon cou, et commence à m'embrasser. Je ne peux pas m'en empêcher. Je dois lui faire confiance. Je dois le prendre. Je le sert fermement contre moi et je pousse en lui. Mon sang court dans mes veines. Je peux entendre mon cœur tambouriner à mes oreilles. Je peux sentir la chaleur émanant de nos peaux. Il gémit doucement à mon oreille. Je suis perdu. C'est le paradis ? Ca doit l'être. Je peux sentir son érection glisser sur mon torse alors que je m'enfonce plus profondément en lui. Il crie. « Oui ! Plus loin ! Yuu…Yuuri ! »
« A tes ordres, mon cœur ! »
Je vais plus loin et plus fort. C'est son souhait. Je peux sentir son point sensible en lui. Je dois l'atteindre, pousser dessus. Lui faire crier mon nom. Il s'enfonce davantage. Son dos commence à s'arquer et je vais le plus loin possible encore et encore. Il…il se resserre autour de moi.
« YUURIIIIIII ! » Il se libère. Je ne doit pas faiblir.
Je dois…Ohhhhhhhhhhhhhhhh !
« Je t'aime ! » Ca doit être le paradis ou le septième ciel. Je peux sentir mon sang bouillir dans mes veines, mon corps s'engourdir. Je me libère en lui. Je ne veux pas que ça se termine. Je le serre contre moi comme si c'était la dernière fois. Je ne veux pas perdre ce sentiment. Je le veux. Je veux qu'il sache qu'il est l'essence de ma vie. Il est mon extase. Rien n'existe sans lui. Il est mon ciel et mon paradis.
Il se retire de moi. Il s'éloigne. « Où vas-tu… »
OH ! Pour l'amour de Shinou ! Je ne peux pas croire que j'ai écrit ça !
**** La partie choquante et finie. Pas grand chose à résumer si ce n'est que Yuuri fait un rêve (très) chaud sur Angel et finit par lui dire 'je t'aime'. Il sort de son hallucination et n'arrive pas à croire qu'il a pu écrire tout ça.
Murata arrêta de lire quand il réalisa que Yuuri avait fini son petit fantasme.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Wolfram, sortant de sa transe.
« Il a du s'endormir, et quand il s'est réveillé, il a du voir ce qu'il avait écrit. Je crois. » répondit Murata.
Conrad était toujours sans voix. Où était passé le garçon naïf et innocent de 15 ans ?
Gwendal ne put penser qu'une seule chose, 'Merci Shinou, ce pervers pense à Angel et non à Wolfram.' Et commença à tricoter dans les airs.
« Je vais…ummm….finir, » déclara Murata.
Qu'est-ce qui a bien pu me pousser à écrire ça ? Je suis vraiment tenté d'arracher la page, mais si je le fais, le journal tombera en morceaux. Je dois découvrir ce qui m'a poussé à écrire ces choses. Mince ! Je dois finir de faire mes bagages. Je terminerai cette page quand je reviendrai de mon voyage. Personne ne va le lire de toute façon, n'est-ce pas ? Je dois emballer les douceurs de Gwendal pour qu'elles ne se cassent pas sur la route. Bob va très certainement les apprécier.
« C'est tout pour le journal, et je dois dire que la fin est abrupte. » dit Murata.
« J'ai besoin d'un verre, » déclara Wolfram. Ce qu'il voulait dire en réalité, c'est qu'il avait besoin d'une douche froide. Ses yeux s'ouvrirent en grand quand il pensa à la douche froide. Yuuri prenait des douches froides tous les matins depuis plusieurs mois. Yuuri avait des rêves érotiques avec lui en vedette ! Wolfram couvrit le sourire démoniaque qui apparut sur son visage. 'Et bien, Votre Majesté, que diriez-vous de faire de vos rêves la réalité ? Par exemple, demain soir ? Tu es à moi !' pensa-t-il en cachant un sourire lubrique.
« Qu'est-ce qu'il veut dire par les douceurs de Gwendal ? » demanda Gwendal.
A suivre…
Pfffffffiouuu. Ce chapitre a été très difficile à traduire. Surtout le passage érotique. Il y avait des tournures de phrases que j'ai du complètement modifier. J'espère que ça vous a plu quand même. Je vais sans doute mettre un peu plus de temps pour traduire le prochain chapitre, alors merci d'avance de votre patience.
N'hésitez pas à laisser une petite (ou une grande) review!
