Hey ! Me revoilà avec le troisième chapitre ! J'espère qu'il vous plaira !

Un peu plus d'action, d'AoKaga, de pensées perverses et de drame (enfin si je peux appeler ça du drame …) !

Attention : pas mal de violence dans ce chapitre avec des descriptions qui pourraient peut-être choquer et un chouîa d'érotisme (deux-trois lignes pas plus )

Merci encore pour vos commentaires qui m'ont fait extrêmement plaisir.

Auteur : me...And only me *glare*

Disclaimer : Le grand Tadatoshi Fujimaki !

Bonne lecture


CHAPITRE III

Kagami était de très mauvaise humeur. Depuis que le bleu lui avait rudement claqué la porte au nez, Aomine se montrait distant avec lui. Leur one-on-one s'étaient faits de plus en plus rares et l'ace ne squattait plus chez lui pour une raison ou pour une autre. Le lit de la chambre d'amis n'était plus défait et sentait la lessive propre, il n'y avait plus de combat pour celui qui prendrait en premier la douche ou la meilleure place dans le canapé et il mangeait désormais seul. Son appartement était redevenu silencieux et impersonnel.

« Cet Aho me manque... » pensa-t-il. Et cette simple pensée le rendait irascible. Il était très bien tout seul avant alors pourquoi cet idiot arrogant et sûr de lui avait décidé de s'immiscer dans sa vie pour ensuite s'en éloigner sans aucune explication. Car c'était ce qui mettait le plus en colère Kagami : le fait de ne pas savoir. Ne pas savoir pourquoi Aomine s'éloignait de lui, pourquoi il s'en souciait tant et pourquoi une douleur s'invitait dans sa poitrine à l'idée de se retrouver sans lui !

Malheureusement, son humeur se répercutait dans ses actions et autour de lui : il dormait mal, prêtait de moins en moins attention en classe et ses camarades l'évitaient. Ses coéquipiers du club lui demandaient sans arrêt s'il allait bien, s'il n'était pas malade et s'il lui était arrivé quelque chose qu'il devait en parler parce qu'ils étaient une équipe et bla bla bla... Seul Kuroko avait la bonté d'agir comme si de rien n'était, de le traiter comme tel et cela le rouge lui en était reconnaissant.

De plus son ombre était d'une grande aide en ce qui concernait son deuxième gros problème même s'il manquait énormément de tact et de pudeur des fois :

« Kagami-kun, as-tu regardé quand étaient tes chaleurs ? Ce serait extrêmement ennuyeux si tu sautais sur une personne en pub...

- Non, je ne l'ai pas fait ! éructa Kagami, et évite de parler aussi librement de ce sujet ! Imagine si des gens nous entendent ! Ils nous prendraient pour des fous ! »

Kuroko haussa imperceptiblement un sourcil, du genre « mais-bien-sûr-comme-si-quelqu'un-allait-venir-en-haut-du-toit-de-l'école-à-l'heure-du-déjeuner-avec-ma-misdirection-en-place» et répondit :

« J'ai bien peur que la majorité d'entre eux ne nous prendraient pas au sérieux

- Ah oui et que fais-tu de ceux qui ne font pas partie de cette majorité? demanda le rouge

- Et bien je pense que soit ils feraient tout pour nous éradiquer, soit ils essaieraient de nous enfermer pour faire de nous des sujets de laboratoire. Les humains craignent et haïssent ce qui est différent d'eux. Très peu nous accepteraient sans aucune méfiance ou crainte. »

À ces mots, l'atmosphère se refroidit considérablement et Kagami baissa le regard sur son bentô, mal à l'aise. Le fantôme avait raison : très peu de personnes accepteraient le fait que certains d'entre eux puissent se transformer en créature mi-bête, mi-humaine. C'est pour cela que les hybrides devaient se cacher jusqu'à ce qu'ils soient assez nombreux pour pouvoir se dévoiler sans déclencher d'émeutes. Cela pouvait être très long. Mais selon les statistiques de l'ancien capitaine de Rakuzan, le gène, indétectable sur les porteurs sains, était tellement véloce que la moitié de la population sur Terre serait contaminée d'ici cinq années. Ces nouvelles étaient rassurantes en soi, mais pour l'instant ils devaient faire attention. Qui sait ce qui pourrait leur arriver si des personnes malveillantes possédaient ces informations entre leurs mains ?

Kagami n'avait aucune envie de le découvrir et préférait oublier cette menace lointaine mais présente. Pour l'instant, il devait se concentrer à maîtriser le tigre à l'intérieur de lui et à apprendre ce qu'il lui était indispensable. C'est alors qu'une idée lui traversa l'esprit, idée qu'il s'empressa de demander à son ami en face de lui :

« Est-ce qu'on peut se transformer complètement en l'animal qui nous habite ?»

Kuroko regard son ami et après plusieurs minutes de silence, répondit précautionneusement :

« Je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un qui se serait transformé à 100 % en son animal. Certaines fois, des attributs animaux autres que la queue, les oreilles et les canines peuvent apparaître mais cela n'arrive que lorsque l'hybride est sous l'emprise d'émotions assez fortes... Mais ta question est pertinente, Kagami-kun et je suis sûr qu'Akashi-kun serait ravi de s'occuper de cette énigme.

- Évite, je t'en prie, grimaça le rouge, qui n'avait aucune envie de revoir ce fêlé.

- Aurais-tu peur de moi, Kagami ? Susurra une voix bien trop connue au goût du joueur de Seirin.»

Celui-ci se pétrifia, et tourna la tête avec lenteur pour apercevoir Akashi Seijuro, dont le sourire bienveillant avait quelque chose de malsain et d'effrayant . Derrière lui se tenait Furihata, un sourire contrit aux lèvres. Décidément ce n'était pas sa journée pensa Kagami.


Il allait devenir fou, ce n'était pas possible désespéra le jeune homme brun. Enfermé dans sa chambre, Aomine gémissait, une main coulissant sur son membre dur, l'autre main parcourant son corps fiévreux et quémandeur. « Des mains de Kagami » pensa-t-il. Petit à petit, il s'abandonna complètement à son imagination : bientôt ce furent les mains de Kagami et non les siennes, qui enserraient son sexe et touchaient son corps. Il sentait presque la bouche du rouge tracer des rivières de feu sur sa peau et mordiller ses abdominaux, descendre plus bas, encore plus bas pour...

Aomine jouit sans aucune retenue et étouffa son gémissement en se mordant violemment la lèvre. Une fois revenu du pays d'Orgasme-land et après avoir nettoyé tout le désordre qu'il avait mis, le jeune homme s'aperçut que ses oreilles et sa queue étaient apparues. Il soupira et après les avoir faits disparaître il décida de sortir un peu, pensant qu'une petite virée à la tombée du jour n'allait pas lui faire de mal.

Après avoir promis à sa mère qu'il ne rentrerait pas trop tard et que, oui il était un grand garçon et qu'il savait très bien se défendre tout seul merci bien, le jeune homme sortit de chez lui et marcha d'un pas rapide sans aucun but précis. Dix minutes de marche intensive plus tard, le jeune homme s'affala sur un banc près d'un terrain de streetball et regarda dans le vide, essayant de faire le tri dans ses pensées pour le moins chaotiques.

Qu'il soit le compagnon de Kagami était plus que certain dans l'esprit du jeune homme mais Aomine ne voulait pas faire peur au tigre de Seirin en lui révélant cette information, au risque de perdre définitivement le rouge. Mais le cœur et le corps ont leurs raisons que la raison ignore puisque le bleuté ne pouvait tout simplement pas rester plus de cinq minutes en présence du joueur sans avoir la furieuse envie de l'embrasser et de le prendre contre un mur, bien que la période de son oestrus se soit éloignée. Heureusement car sinon l'ace était sûr que Kagami aurait été violé à la seconde où il l'aurait vu.

Mais la panthère à l'intérieur de sa tête, très mécontente de ne pas avoir pu prendre de suite le tigre appétissant et lui faisait payer chèrement. En lui envoyant sans cesse des images dont le narrateur se permettra de censurer la vulgarité pour la sensibilité et la pureté des pauvres lecteurs. Couplés à celles que lui envoyait son esprit à lui, Aomine en était réduit à utiliser son imagination et sa main droite pour se soulager et évitait du mieux qu'il pouvait le jeune homme. Mais ne plus revoir le rouge, le faisait souffrir lui et la panthère : il lui manquait tellement ! Il souhaitait vraiment que les chaleurs de Kagami arrivent rapidement pour qu'ils aient un semblant de discussion civilisée avant de pouvoir enfin rejoindre leur corps en une danse bestiale et sensuelle.

Après, il fallait que Kagami réagisse positivement au fait que le basané était son compagnon pour la vie et ça, Aomine en était moins sûr. Il redoutait plus que tout que le rouge le rejette totalement. Bien que son animal intérieur commandât ses instincts, il n'en empêchait pas moins qu'il préférerait si le tigre l'acceptait complètement, corps et âme...

Perdu dans ses pensées, le jeune homme avait baissé sa garde et ne pût donc pas esquiver le coup puissant qui s'abattit sur sa nuque, l'assommant immédiatement et le plongeant dans l'inconscience.


Kagami bailla, complètement épuisé. Les entraînements de la veille et son insomnie de cette nuit l'avaient vidé de son énergie. Et la température anormalement élevée de son corps lui faisait penser qu'il avait peut-être choppé un virus ou un truc dans le genre. Il jeta un coup d'œil désintéressé au professeur d'Histoire qui déblatérait son cours avec autant d'enthousiasme qu'un mollusque ayant goûté à la cuisine démoniaque du coach. Il regarda discrètement alors vers son ami derrière lui, dont le visage traduisait la même expression préoccupée qu'il affichait depuis près de deux jours. Le tigre l'avait surpris plusieurs fois à regarder son téléphone, semblant vérifier si quelqu'un ne lui avait pas envoyé de messages ou de nouvelles.

Cela titillait la curiosité du rouge qui n'y tenant plus, écrit un message sur un bout de papier, la roula en boule et la lança derrière lui, sachant qu'elle allait atterrir en plein dans la trousse ouverte de son coéquipier. Il fit ensuite mine de s'intéresser au cours et rapidement la même boulette de papier atterrit juste à côté de sa trousse. Il la déplia et lut rapidement ce qui y était écrit :

Qu'est-ce qui se passe ? Ça fait deux jours que tu regardes sans cesse ton téléphone et que tu à l'air préoccupé...

Je suis inquiet, Kagami-kun : cela fait deux jours qu'Aomine n'est pas rentré chez lui et que je n'ai aucune nouvelle de lui. J'ai appelé chez sa mère mais elle non plus ne sait rien.

Il grimaça rapidement, sa rancœur sur le joueur encore tenace dans son esprit. Malgré tout, une pointe d'inquiétude le traversa et il s'empressa d'écrire un nouveau mot et de le renvoyer :

Et les autres membres de la Génération des Miracles ?

Ils n'ont pas plus de nouvelles que moi, Akashi-kun continue les recherches.

Cette fois-ci, la surprise le frappa, même Akashi ne savait rien ? Ça devenait inquiétant. Il renvoya une nouvelle fois la boulette de papier et attendit une réponse. Qui ne vint pas. Au bout de dix minutes d'attente, le jeune homme se retourna pour voir ce que diable son ami faisait . Il tomba sur Kuroko, livide dont la respiration était devenue sifflante. Le jeune homme était visiblement mal en point. Sans attendre, il se leva, prit son ombre par l'épaule et demanda au professeur s'il pouvait emmener son ami à l'infirmerie. Devant la mine souffreteuse du cyan et inquiète du rouge, le professeur acquiesça et les laissa partir de la salle.

Ils n'avaient même pas fait dix pas que le plus petit se redressa soudainement, toute trace de malaise dissipée et parla devant un Kagami ébahi, tendant son téléphone devant lui :

« Akashi a découvert quelque chose et il demande que la Génération des Miracles, toi, Takao-kun, Himuro-kun et Furihata-kun viennent d'urgence au point de rendez-vous habituel dans moins d'une heure.

- M-mais et les cours ? Bredouilla le tigre, dépassé par les événements.

- Kagami-kun, je préfère sécher une journée de cours plutôt que de ne rien faire en sachant qu'Aomine a certainement besoin de nous. »

Le joueur de Seirin regarda son coéquipier, dont les prunelles étaient remplies de détermination et acquiesça . Lui aussi voulait savoir ce qu'il était arrivé à Aomine. Pas qu'il tenait à cet idiot...enfin si mais ça il ne l'avouerait jamais à voix haute !

« D'accord,d'accord on prend Furihata et on y va. »


L'eau froide balancée sans aucun scrupule, suffit à le faire sortir de sa transe. Il battit des paupières, essayant de reprendre ses sens mais une soudaine et violente douleur dans l'estomac le plia en deux. Toussant et crachant, Aomine ouvrit difficilement les yeux et s'aperçut qu'il se trouvait enfermé dans une sorte de cellule. Une lampe néon suspendue au plafond, éclairait les murs d'une lumière blafarde et glauque et projetait les ombres des barreaux de façon sinistre... Le sol était fait de terre battue et de cailloux, s'il en croyait les protestations douloureuses de son dos.

Une main entra alors dans son champ de vision et avant qu'il ait pu réagir, l'agrippa par le menton et lui força à relever la tête. Ses yeux embrouillés par les larmes de douleur, ne virent qu'une forme sombre et vaguement mouvante, mais son odorat l'informa très bien de l'odeur de sang, de mort qui entourait l'inconnu comme une seconde peau. La panthère se ressaisit rapidement et gronda, sortant ses griffes, prête à déchiqueter l'intrus qui osait la retenir prisonnière . Sous la pression, ses oreilles et sa queue apparurent et ses canines s'allongèrent, arrachant un rire sinistre de la part de son ravisseur :

« Le petit chaton montre les griffes ? Tu es bien courageux dis-moi...

- Qui êtes-vous? Vous me voulez quoi ? »

L'hybride avait finalement recouvert tous ses sens et le faciès de son interlocuteur, déformé par un maelström d'émotions négatives et malsaines le fit frissonner d'horreur. Baissant les yeux, il s'aperçut que ses mains avaient été menottés solidement et alors qu'il essayait vainement de s'en débarrasser, l'homme en face de lui secoua la tête de déception :

« Je pensais que tu étais plus malin que ça...Mais apparemment le fait d'être devenu un monstre t'a quelque peu endommagé l'esprit.

- C'est vous le fou dans cette histoire ! Relâchez-moi avant que je...

- Avant que tu ne fasses quoi ? Tu penses qu'un monstre comme toi peux me battre, moi ? Les gens de ton espèce, je les tues après les avoir fait souffrir...

- Mais vous êtes malade, putain ! »

Aomine ne put esquiver l'attaque fulgurante et un poing massif s'écrasa avec force sur sa pommette. Le deuxième coup, plus violent et plus puissant atterrit sur son nez. Le troisième et les suivants, frappèrent son corps avec intensité et le firent grincer les dents mais il ne gémit pas, trop fier pour ça. Le sang avait une teinte métallique dans sa bouche et son nez saignait abondamment. Des contusions se formaient sur sa peau la rendant encore plus sombre qu'elle ne l'était en différents endroits.

C'est alors qu'un objet bien plus lourd et long s'abattit sur sa jambe avec force. Les os craquèrent et il hurla, submergé par une vague de souffrance comme jamais il n'en avait connu. Son cerveau lâcha et il sombra avec soulagement dans l'inconscience, le rire hystérique de l'homme résonnant dans ses oreilles.


Kagami regarda avec curiosité la photo de l'homme que leur avait donné chacun Akashi. Grand, une quarantaine d'années, les cheveux gris, le visage avenant, l'homme semblait à priori normal et inoffensif. Jusqu'à ce que le capitaine de Rakuzan prenne la parole :

« Cet individu est le dirigeant d'un parti extrémiste condamnant les déviations mentales et physiques humaines. Selon eux, chaque membre de leur groupe est un être humain « parfait », sans défaut. Leur but est d'éradiquer toute personne« imparfaite » et ainsi commencer l'ère de la race supérieure. »

Tous écarquillèrent les yeux, surpris de ne pas avoir entendu parler d'une telle secte. Apercevant leur mine interrogatrices, le jeunes homme aux yeux hétérochromes s'empressa de clarifier les informations :

« Au yeux de l'État, ce parti est trop peu important en nombre et n'a jamais menacé le gouvernement directement pour qu'il soit considéré comme une réelle menace. Mais aussi petit qu'il soit, ce parti n'en est pas moins dangereux : ses plus fervents partisans sont les membres d'élite des réseaux de trafics d'armes, de drogues et de prostitution de tout le Japon. »

Cette fois, le choc et l'horreur peignaient leurs traits : dans quoi s'était encore fourré Aomine ? Kagami regarda une nouvelle fois l'image de cet homme et frissonna, saisit par un frisson de peur. Il n'aimerait pas mais alors pas du tout rencontrer cet individu, même de loin et le tigre à l'intérieur de lui feula, clairement énervé. C'est alors que Momoi posa la question qui trottait dans leur tête à tous :

« Quel est le rapport entre cet homme et la disparition de Dai-chan ?

- J'y viens, il y a trois heures des...acolytes de mon père ont surpris une conversation téléphonique entre cet homme et un de ses bras droits. Ils parlaient normalement mais les termes qu'ils ont utilisés ont fait penser aux hommes de mon père qu'ils utilisaient un langage codé. Ils sont alors allés en référer directement à mon père qui n'a pas plus compris qu'eux. Malgré son intelligence acérée, mon père essaie de voir des choses à travers d'autres alors qu'il n'y en a pas. Mais étant de nature différente, il ne m'a pas fallu longtemps avant de savoir de quoi ils parlaient. Écoutez par vous-même... »

Le jeune homme sortit son portable, mit le haut-parleur et appuya sur une touche. Des bribes d'une conversation retentirent alors dans le hangar :

« ...le félin a bien été attrapé ? Demanda une voix basse et tranchante comme une lame de rasoir, figeant les occupants de la pièce.

- Il a été enfermé dans sa cage, répondit la deuxième voix, éraillée et tout aussi peu rassurante que la première. Cela n'a pas été bien difficile de le capturer, tellement il était faible.

- Bien, bien, bien. Tu seras récompensé comme il se doit. Mais n'oublie pas que c'est à moi que me revient l'honneur de m'occuper de lui comme il se le doit. Après tout ce n'est pas souvent qu'on se retrouve avec une panthère entre les mains... »

-Les deux hommes continuèrent de parler mais les personnes présentes dans la pièce s'en fichaient bien. Personne ne parlait mais leurs instincts leur hurlaient au danger. Akashi reprit la parole, le ton grave et sans appel :

« Il est évident que ces deux individus ne parlaient pas d'une véritable panthère mais de Daiki. Apparemment, ils ont réussi à apprendre d'une manière ou d'une autre l'existence de notre véritable nature. Et celle de Daiki. Comment ont-ils fait, ça je n'en sais rien mais il est sûr et certain qu'ils n'ont pas enlevé Daiki pour discuter gentiment avec lui. Il est en danger de mort. »

L'atmosphère déjà pesante, sembla s'alourdir un peu plus. La tension tétanisait leurs muscles mais visiblement le roux n'avait pas fini de parler puisqu'un sourire particulièrement malsain prit place sur ses lèvres

« Comme vous le savez tous, la Génération des Miracles est très importante pour moi. Et ceux qui osent toucher à un de leurs membres ou à ceux qui leur sont chers, sont irrémédiablement écrasés. Aussi, si durant cette nuit, une secte fantôme viendrait à disparaître mystérieusement, l'état ne réagira même pas et la police locale conclura à un règlement de comptes entre groupes de yakuzas. Surtout si des preuves ont été laissé « accidentellement » derrière. »

Le sourire démoniaque avait maintenant atteint les lèvres de tous les membres de la génération des Miracles. Et alors qu'Akashi mettait en place son plan et que les quatre autres prodiges laissaient l'animal prendre le dessus sur l'homme, une chose frappa Kagami, Takao, Himuro et Furihata : quiconque touchait à la famille était visiblement quelqu'un dont l'espérance de vie devenait très très courte.


Le garde s'écroula sans un bruit, la balle l'ayant atteinte en pleine tête. Le sniper releva son silencieux et fit un signe à ses coéquipiers qui s'empressèrent de sortir de leur cachette et de camoufler le corps. La voie étant libre, les mercenaires avancèrent silencieusement, tuant sans aucune hésitation toutes âmes qui se trouvaient sur leur passage, telles des ombres silencieuses et mortelles.

Derrière eux, habillés de combinaison de camouflage Akashi, Kagami, Musarakibara, Kise et Himuro les suivaient avec précaution. Sur le terrain, leurs capacités animales pouvaient être très utiles.

Postés sur un toit, Midorima et Takao, eux, supervisaient les opérations, l'un pour son intelligence et son sens tactique, l'autre pour sa vision de faucon. Près d'eux, Momoi, Kuroko et Furihata s'occupaient de la communication et donnaient les directives :

« Il faut tourner à gauche et ouvrir la porte tout au fond du couloir pour descendre au sous-sol. À partir de ce moment, il faudra oublier de se faire discret : il y a près d'une trentaine de soldats, armés jusqu'aux dents. Mais avec l'effet de surprise, vous devriez avoir l'avantage pendant une petite dizaine de secondes.

- Bien reçu, Satsuki. On te recontactera dès que ce sera fini »

Akashi coupa le micro puis se tourna vers les mercenaires :

« Vous avez compris ? Que ce soit clair, je ne veux aucun survivant, massacrez-les. »

Son regard se dirigea alors vers les hybrides qui déglutirent et s'adoucit devant la peur et le malaise palpables des adolescents :

« Je sais très bien que vous êtes incapables de tuer la moindre personne, aussi je vous demande juste de les neutraliser et d'aider les mercenaires grâce à vos habiletés. Gardez juste à l'esprit que votre animal sous le coup de l'adrénaline et du sang, risque de vous inciter à neutraliser de façon définitive. Soyez donc très prudents »

Les jeunes hommes hochèrent la tête, plus soulagés mais la tension restait palpable. Kagami, de son côté était de plus en plus fébrile : son corps bouillonnait depuis presque 24 heures et la sueur dégoulinait de son front, brouillant sa vision. Et à l'intérieur de lui, le tigre, rugissait et feulait d'anticipation, impatient de s'occuper de ces misérables humains. Un rapide coup d'œil vers ses camarades, confirma que leurs animaux menaçaient à tout moment de faire surface.

L'idée que les oreilles et la queue d'Himuro et de Musarakibara apparaissent le fit marrer intérieurement, en effet le violet serait tout sauf crédible avec des oreilles et une queue d'ours. Himuro quand à lui... serait effrayant, avec ses écailles vertes de serpent et ses yeux jaunes à la pupille fendue... Sortant de ses pensées, le rouge s'aperçut qu'ils étaient arrivés devant l'entrée du sous-sol. Inspirant profondément, il essaya de calmer les battements effrénés de son cœur.

La véritable partie commençait.


Aomine était à la frontière du rêve et de la réalité . Il ne savait plus si la douleur sourde dans son être et la forme noire qui se mouvait devant lui étaient réelles ou les purs fruits de son imagination. Ses vêtements étaient déchirés et couverts de sang séché. Son corps saignait en de multiples blessures dont la plupart étaient superficielles mais qui n'en étaient pas moins douloureuses. Ses cheveux étaient poisseux de sang coagulé et de sueur mélangé et ses lèvres fendues lui faisaient un mal de chien. Sa jambe droite était gonflée et un énorme hématome violet parcourait sa cheville jusqu'au tibia. À l'intérieur de lui, la panthère se faisait de moins en moins combative, de plus en plus plaintive. Le bleuté ne souhaitait qu'une chose : que toute cette torture s'arrête et qu'il puisse enfin dormir en paix.

Mais l'homme au-dessus de lui avait d'autre projets en tête : agrippant les cheveux de son prisonnier, il le força à se relever. Avec satisfaction, il vit le monstre, trop faible pour tenir sur ses jambes, tomber sur ses genoux, complètement épuisé. Enfin, il lui releva le menton presque avec délicatesse et susurra à son oreille :

« Je n'en ai pas fini avec toi, mon mignon... L'échauffement vient à peine de se terminer. »

Clignant des yeux, le jeune homme aperçut le reflet glacial et brillant d'une lame aiguisée. Son ravisseur tenait un couteau cranté et semblait s'amuser comme un fou, au vu de la lueur dans ses prunelles. Comme dans un mauvais rêve, l'acier se rapprocha lentement de son torse. Il ferma les yeux, se préparant à la douleur cuisante qui allait lui brûler incessamment sous peu.

Un rugissement d'animal les pétrifia tous deux. Aomine rouvrit les yeux et vit un énorme tigre sauter sur son ravisseur, toutes griffes sorties.


C'était un véritable massacre : le sang giclait sur les murs par litres et les cadavres qui jonchaient le sol, déversant leurs organes internes, se faisaient de plus en plus nombreux. Kagami se retint de justesse de vomir l'odeur du sang et des tripes, combinée avec sa température corporelle extrêmement élevée lui donnait la nausée. Mais à l'intérieur de lui, le tigre rugissait de joie et griffait les parois des barrières de son esprit. Soudain une main l'agrippa par l'épaule et le traîna hors du combat. Tournant la tête avec surprise, il aperçut Akashi, qui la mine fermée, l'éloignait du centre d'action. Tout aussi silencieusement, les deux hommes se faufilèrent hors de la pièce et le capitaine activa son micro :

« Satsuki, Kagami et moi nous trouvons près des cellules.

- Parfait ! Aomine se trouve manifestement dans l'une d'elles et selon mes données, le chef de l'organisation devrait être avec lui

- Très bien, on s'occupe d'eux. Terminé coupa le roux. »

Il se tourna vers Kagami, dont le visage pâle tranchait avec sa chevelure carmine. Fronçant les sourcils, Akashi posa une main sur le front du jeune homme pour la retirer brusquement : il était brûlant ! Le joueur de Seirin, face au regard assombri de l'empereur, essaya de se justifier :

« Je ne suis pas malade et je n'ai pas la fièvre, promis ! J'ai juste un peu chaud depuis plusieurs jours...et visiblement ça affecte aussi mon animal. »

En effet, les oreilles et la queue du tigre avaient décidé d'apparaître pendant qu'il parlait. Reconnaissant les symptômes, Akashi écarquilla imperceptiblement ses yeux, surpris que l'œstrus de Kagami se manifeste aussi rapidement après son « réveil ». Mais puisque le rouge semblait à peu près en état de se battre, il décida que cela suffirait pour vaincre le chef. Après tout, essayez de vaincre un lion et un tigre à mains nues...

La pièce contenant les cellules lançait des frissons de crainte dans l'échine de Kagami. À ses côtés, Akashi marchait tranquillement, son ouïe et son odorat à l'affût du moindre indice.

Ce fut l'odeur du sang qui les frappa en premier, écœurante et métallique. Puis ce fut les gémissements de douleur qui se firent entendre. Les deux hybrides pressèrent le pas, se mettant à courir et tombèrent sur une porte de cellule grande ouverte. Vraisemblablement , l'odeur et les voix venaient d'ici.

Prudemment, Akashi vérifia que le geôlier de la panthère leur tournait le dos. Satisfait, il s'avança sans un bruit, suivi de près par Kagami, qui vit enfin Aomine. Tout se passa alors très vite : le tigre croisa les yeux bleus onyx du bleuté et un maelström de sensation le traversèrent en une nanoseconde. Son tigre prit les commandes de son esprit : il rugit de joie, une vague de désir sauvage l'enveloppant tout entier pour être remplacé par la colère. Mais voir son compagnon aussi mal en point ne fut pas ce qui le perdit, non. Ce qui le perdit, fut de voir l'humain approcher d'Aomine, une lame se dirigeant vers sa poitrine. « Il va le blesser, il va le tuer ! » rugit le tigre, « Non ! » hurlèrent la partie humaine et la partie animale

Une rage inhumaine, animale lui obscurcit l'esprit et sa vision se teinta de rouge. Son corps grossit, s'étira, se couvrit de poils pour finir par se transformer en un magnifique tigre imposant sous les yeux ébahis d'Akashi. Et alors qu'il bondit vers l'humain qui menaçait son compagnon, la partie humaine de Kagami se rappela des paroles prononcées par Kuroko avant qu'elle ne sombre dans le noir complet :

« Certaines fois, des attributs animaux autres que la queue, les oreilles et les canines peuvent apparaître mais cela n'arrive que lorsque l'hybride est sous l'emprise d'émotions assez fortes... »

Visiblement, il avait ressenti plus que « des émotions assez fortes »...


Fiou ! Fini !

L'action est assez rapide et Aomine souffre particulièrement dans ce chapitre... Ne me tuez pas d'accord ?Il est peut-être blessé mais pas mort et cela ne gênera en rien ses ...hum capacités pour la suite, je vous le promets. Je n'ai aucune envie de mourir merci bien.

J'espère que l'alternance Aomine/Kagami ne casse pas trop le rythme mais on verra bien.

Sur ce je vous laisse avec cette fin et m'en vais de ce pas écrire le quatrième avant de me faire trucider.

N'hésitez pas à commenter, critiquer etc, etc...

Et à bientôt !