Hello ! Voici enfin la suite de Compagnon après un mois de silence venant de ma part… Je ne suis pas fière, vraiment, mais j'espère que vous ne m'en voudriez pas trop : le travail au lycée est assez dur et les profs ont un malin plaisir à nous donner beaucoup de devoirs… Pas que je cherche une excuse à tout ce bazar, hein… Cela ne me ressemblerait pas *regard tout sauf le lecteur.*

Par contre vous pouvez remerciez la grippe qui me cloue au lit et qui m'a permit de me secouer les puces pour finir ce texte qui attendait bien au chaud dans mes brouillons. Voici donc la suite de nos basketteurs préférés ! Bonne lecture, et encore désolée !


CHAPITRE VIII

Pour la première fois de leur vie, la Génération des Miracles voyait l'un de leur membres les plus imperturbables se laisser submerger par la panique. En effet, Kuroko Tetsuya se tenait devant eux, les yeux écarquillés par la peur, d'adorables oreilles de chat se plaquant nerveusement sur ses cheveux, tandis que sa queue de la même couleur que ces derniers, se balançait avec tout autant de force.

«Oï, Tetsu, qu'est-ce que c'est que cette merde ? s'exclama sa lumière, incrédule.

- Daiki surveille ton langage avant qu'il ne me prenne l'envie de te couper la langue, menaça Akashi, très sérieux, maintenant, Tetsuya, est-ce que tu pourrais m'expliquer ce qui ce passe ?

- J'ai l'air d'en savoir quelque chose ? répliqua Kuroko, acide malgré la panique bien audible dans sa voix. »

Akashi haussa un sourcil, visiblement pris de court mais laissa passer le ton rude et impoli de son partenaire, préférant trouver une solution à cette bien étrange situation. Près de lui, la génération des Miracles se tenait silencieuse, choquée.

Midorima n'accordait pas la moindre attention à son objet chanceux du jour – une statue de Tanuki-, qui traînait négligemment à ses pieds.

Murasakibara laissait fondre sa glace, sans même s'émouvoir, bien trop concentré par ce qui se déroulait sous ses yeux.

Aomine et Momoi eux, ressemblaient à des carpes hors de l'eau avec leurs yeux globuleux et leurs bouches qui se fermaient par intermittence.

Mais celui dont la réaction était la plus comique était bien celle de Kise, qui tremblait de tous ses membre, car malgré le fait de voir l'un de ses plus proches coéquipier être affublé de véritables attributs animaux, il ne pouvait s'empêcher de trouver le jeune garçon… à croquer…littéralement.

C'est alors que le fantôme gémit et se plia en deux, se tenant les côtes, faisant paniquer les personnes présentes :

« Oï, Tetsu ! Qu'est-ce qui se passe ? s'alarma le bleuté.

- J'ai…chaud, murmura l'ombre de Teiko, je crois que j'ai de la fièvre…»

Akashi se ressaisit rapidement et posa délicatement sa main sur le front de son ami avant de la retirer rapidement : il était brûlant ! Rapidement, il prit sa décision et tous ensemble, ils décidèrent de s'occuper de leur ami jusqu'à ce que dernier aille un peu mieux. Les questions pouvaient attendre…


« Sérieux, s'exclama Kagami, tu es tombé malade ? Comment ?

- Apparemment le choc de la transformation était trop pour mon métabolisme, qui a décidé de se rebeller à cet instant, répondit Kuroko, d'un calme olympien.

- C'est vrai que tu n'as pas la plus robuste des constitutions, encore aujourd'hui… fit remarquer Furihata. »

Tous hochèrent la tête, bien conscient que le jeune cyan était de constitution fragile ; son corps n'avait visiblement pas pu suivre la métamorphose.

« Mais puisque tu étais le premier à changer, comment avez-vous fait pour comprendre ce qui se passait ?

- En réalité, je n'étais que le premier Japonais a subir une telle mutation et Akashi-kun avait réussi à étouffer l'affaire en un temps record… Mais il y avait eu d'autres transformations avant moi et plusieurs étaient fichés dans la base de données des pays concernés. Ce fut un jeu d'enfant pour Momoi de cracker et de récupérer les informations dont nous avions besoin. »

Takao, Himuro, Furihata et Kagami sursautèrent, tournèrent la tête en parfaite synchronisation vers la pas-si-pure-et-innocente-que-ça jeune fille :

« QUOIIIII ? »

Momoi, toussota gênée et répondit, les yeux baissés :

« J'ai deux-trois compétences en informatique… Mais c'était pour aider Tetsu-kun ! se défendit-elle avec véhémence.

- Calme-toi Momoi-san, ils ne t'accusent pas. Ils sont juste un peu surpris. »

Et sous le regard impassible -quoique curieusement menaçant- du plus petit, les jeunes gens s'empressèrent de confirmer ses dire, laissant tout le loisir à Kuroko de continuer son récit :

« Où en étais-je ? Ah oui : nous avions donc pu réussir à comprendre ce qui m'arrivait et à essayer de trouver une solution pour que je puisse me contrôler lorsque Midorima s'est transformé à son tour. Jusqu'à ce que toute la Génération des Miracles soit totalement touchée en moins de deux mois, le dernier à avoir découvert sa véritable nature étant-…


Kise regarda avec un mélange de crainte et d'étonnement les deux oreilles en fourrure sur son crâne, tandis qu'une queue de fourrure épaisse et touffue se balançait derrière lui. Finalement, il avait été touché lui aussi par cette curieuse mutation, se dit-il. S'observant sous toutes les coutures, il essaya de deviner la nature de l'animal qui l'habitait jusqu'à ce qu'un grognement résonna dans sa tête. Il sursauta, surpris par le bruit qui avait résonné dans les parois de son crâne et ses deux oreilles se tendirent alors que le grognement retentissait une nouvelle fois.

« Ce genre de bruit m'est familier… » se dit le mannequin. En effet, il était presque sûr d'avoir entendu ce son alors qu'il se promenait devant la cage aux loups du zoo de Tokyo…La cage à loups… Le blond claqua des doigts, une mine de compréhension éclairant son beau visage. Il ne perdit pas de temps pour se diriger vers son ordinateur et commencer à taper les caractères qui l'intéressait. Moins d'une demi-heure plus tard, il avait la confirmation : son animal était bien un loup. Et pas n'importe lequel : en effet, avec la forme de la queue et des oreille, l'adolescent avait pu déterminer –non sans difficulté- à quelle sous-espèce il appartenait : celle du Canis Rufus ou loup rouge, une sous-espèce quasi-éteinte qui vivait dans les plaine d'Amérique du Nord.

Il se renfonça dans son siège et rejeta la tête en arrière, pensif : qu'est-ce qu'il devait faire, maintenant ? Il regarda son réveil et grimaça devant l'heure tardive : il n'allait pas prévenir ses coéquipiers à une telle heure ! Akashi et les autres le tuerait sans aucun remord pour les avoir réveillés à deux heures du matin, mutation ou pas et il n'était pas suicidaire !

Il soupira et décida que la meilleur des solutions était d'aller se coucher et de prévenir ses camarades le lendemain… Ouais, il allait faire ça ! Une minute plus tard, le mannequin s'était enfoui sous les draps froids de son lit, sachant pertinemment que l'excitation allait l'empêcher de s'endormir.


« Le lendemain ce fut un zombie de première fraîcheur qui s'écroulait devant nous , juste après avoir annoncé « l'heureuse nouvelle », grimaça l'ombre. »

Kagami et Takao ricanèrent joyeusement à cette image peu reluisante du mannequin, toujours impeccable et tiré à quatre épingles lors de leurs rencontres. Mais ils s'étouffèrent bien vite lorsqu'une subite douleur se fit sentir dans leurs côtes et Kuroko regarda presque avec satisfaction les deux idiots gémir de douleur tandis que leurs amis les regardaient avec compassion.

« Je disais donc, que notre nature s'était éveillée en chacun de nous. Nous avions peu à peu acceptés le fait que nous étions différents des autres et la vie suivait son cours à peu près normalement, jusqu'à ce qu'Himuro-kun, ici présent, nous fit découvrir par le plus grand des hasards, que cet état cachait bien des aspects… »

Le presque-frère de Taiga sentit un frisson lui remonter l'échine alors que quatre paires d'yeux inquisiteurs se posaient sur lui. Il déglutit nerveusement, n'aimant pas du tout la tournure des événements.

« Tatsuyaaaaa, Is there anything you had hide from me, during all this time ? susurra le Tigre de Seirin, le ton mielleux donnant des frissons de peur au pauvre Américain.

- Well, In fact, Taiga, It's pretty complicated to explain... You see, I've just...

- I don't care about you're fucking excuses, unless you tell me what really happened the time you were in Japan when I was still in America... Now ! »

Himuro jeta un regard apeuré à l'aura sauvage qui suintait des pores de son frère en une vague étouffante et étouffa une plainte : où était donc passé son petit Taiga au sourire d'ange ? Bien loin, apparemment… Il soupira : il n'allait de toute façon pas échapper à cet interrogatoire et il fallait bien qu'il raconte tôt ou tard de quelle manière, il avait découvert Atsushi. Bien qu'il n'aimait pas trop comment cela avait tourné :

« Et bien, c'est assez compliqué à expliquer… commença-t-il, incertain, Tu sais que j'ai quitté les States, un an avant toi ?

- Attends, ne me dis pas que c'est durant cette période que tu as découvert que Murasakibara était….s'exclama le rouge, ne croyant pas ses oreilles.

- Hem, si c'est bien ça, avoua piteusement le reptile.

- Holy Fu-AÏE ! Kuroko, ça fait mal ! »

L'ombre de Seirin regarda sa lumière, le visage impassible mais la main curieusement fumante. Tout comme la tête du plus grand, dont une bosse venait tout juste de s'inviter sur le cuir chevelu…

« Cela t'apprendra, Kagami-kun. Himuro-kun, je t'en pris continue. S'adressa-t-il au jeune homme.

- Oh euh, oui bien sûr… Et bien, cela faisait près de trois mois que je m'était installé au Japon et l'année scolaire venait tout juste de se terminer… »

Un éclair de compréhension traversa tout les jeunes gens présents : à ce moment, la Génération des Miracles venait de se séparer.


Le jeune homme brun se dirigeait vers le lycée Yosen, en vue de remplir le formulaire d'inscription qui lui permettrait de commencer sa nouvelle année. Arrivé devant les portes du bâtiment, il s'aperçut qu'il n'était pas le seul à avoir eu cette idée : de nombreuses personnes se pressaient vers le secrétariat, attendant visiblement leur tour pour recevoir la feuille de papier. Il s'apprêtait à suivre l'exemple de ces jeunes gens quand de nombreux murmures de surprise retendirent derrière lui, le faisant se retourner pour découvrir qui pouvait bien être à l'origine de tout ce bruit. Par contre ce qu'il n'avait pas prévu, c'était que sa mâchoire se décroche littéralement lorsque ses yeux tombèrent sur l'adolescent le plus grand qu'il lui avait jamais été donné de voir. Hypnotisé, il ne pouvait détacher ses yeux de ce géant aux cheveux violets qui dominait la foule.

C'est alors que violet tourna la tête et l'améthyste rencontra la pierre de lune *, faisant sursauter le possesseur de ces dernières, qui n'avait pas prévu cette intensité quasi magnétique. Bien trop occupé à dévorer des yeux cet inconnu, Himuro fut donc très surpris lorsqu'il sentit un corps s'écraser contre le sien, lui faisant perdre l'équilibre. Il ferma les yeux, se préparant au choc brutal du bitume mais rencontra la chaleur d'un corps et la fermeté des muscles à la place. Il cligna des yeux :

« Eh ?

- Myrtillechin devrait faire attention la prochaine fois. »

Le brun releva la tête pour croiser à nouveau ces améthystes si bruyante, mais cette fois-ci il était tellement proche qu'il pouvait distinguer chaque petite nuance de couleur. Il sentit ses joues atteindre une température un peu trop élevée à son goût et s'empressa de se dégager de l'étreinte bien qu' avec le plus de considération possible. Puis il baissa la tête, courbant son corps dans le salut japonais :

« Merci beaucoup de m'avoir rattrapé !

- Hnn ?

- Eeeh, excusez-moi, je dois allez cherchez ma fiche d'inscription, encore merci ! »

Il ne perdit pas de temps pour s'éclipser, disparaissant rapidement dans la foule, laissant en plan le grand jeune homme, qui haussa les épaules avant de sortir sans se presser de l'enceinte du bâtiment.

Trois jours plus tard, Himuro n'arrivait toujours pas à ce sortir de la tête, l'image du bel adolescent, ce qui commençait sérieusement à lui casser les couilles. Affalé dans son lit, le jeune homme se tournait inlassablement dans la chaleur de ses draps, les froissant sans pitié.

« Tatsuya, tu es vraiment idiot de penser tout le temps à un étranger que tu as aperçu 5 minutes ! Certes tu es gay et ça fait un moment que tu n'as pas été avec quelqu'un mais c'est pas une raison valable pour fantasmer sur le premier mec potable croisé ! Et puis y'a ta foutu nature qui pose problème… »

« Oï, oï, oï, c'est quoi ce bordel ? s'exclama Kagami, don't tell my you were…

- Well, in fact, yes I was…»

Une veine apparut sur le front du tigre, pulsant de manière plutôt inquiétante alors que les yeux rouges sondaient sans aucune compassion, celles de son frère.

« Tatsuya, When ? And don't lie to me...

- The time I said you that we can't be brother anymore.

- Was Alex-

- Yes, she was. »

Un lourd silence tomba avec la force d'une chape de plomb, tandis que les autres prenaient lentement conscience de ce qui se passait. Lentement, le jeune homme avança une main prudente vers l'épaule du rouge :

« Taiga…

- Why ? Why you didn'tell me ? »

La voie légèrement rauque de Kagami serra douloureusement le cœur d'Himuro, qui baissa piteusement la tête, honteux de ne pas pouvoir pu partager ce secret…

« C'est bon ? Vous avait fini de vous comportez comme les protagonistes d'un mauvais drama ?

- Hein ? »

Les deux jeunes hommes se retournèrent vers le possesseur de cette voix, qui n'était autre que…Furihata Kouki ? Chacun regardait avec de grands yeux, celui qui était connu comme la personne la plus douce, la plus gentille et la plus effrayée au monde…Enfin, jusqu'à maintenant. Même Kuroko regardait avec surprise le petit brun. Mais avant même que quelqu'un ne puisse dire quoi que soit, Furihata reprit la parole, imperturbable :

« Vous êtes des abrutis de première catégorie ou quoi ? Kagami, certes Himuro a eu tort de ne pas t'en parler et de masquer la véritable raison par une autre, bien qu'extrêmement débile celle-là : non mais vraiment ; « je ne peux plus être ton frère parce que tu deviens plus fort que moi et je n'en suis plus digne ? » Conneries tout ça : si tu veux trouver une excuse valable, donnes-en une qui a plus de crédibilité ! Mais ce n'est pas une raison pour se sentir trahi pour autant ! Himuro a sans doute voulu te protéger et ne pas t'effrayer ! Il préférait partir avant que tu ne te mettes à le détester ! Ce qui veut dire que vous êtes tous les deux fautifs dans tout ça ! Non mais vraiment quand vous vous y mettez vous êtes aussi cons qu'un mollusque mono-cellulaire ! »

Le jeune homme, s'était tellement enflammé, qu'il s'était relevé et avait laissé son animal reprendre le dessus, laissant apercevoir à tout le monde les mignonnes oreilles de fennec se balancer furieusement sur sa tête. Kuroko regardait le jeune homme, dont l'aura avait commencé à s'assombrir dangereusement et sourit, amusé :

« Akashi-kun a vraiment de l'influence, qui aurait cru que le doux Furihata Kouki se transformerait en un petit animal sauvage ? »

L'effet fut immédiat : les paupières du jeune brun clignèrent trois fois, avant qu'il ne regarde d'un air perdu chacune des personnes présentes et se rappelle de son comportement. Il rougit furieusement, et se rassit aussi sec, cachant son visage honteux dans ses mains tremblantes. Un long silence suivit jusqu'à ce qu'un léger pouffement se fasse entendre. En effet, Takao se retenait visiblement de ne pas exploser de rire mais il croisa alors les yeux de Kagami et d'Himuro et ne put se retenir plus longtemps : il se plia en deux, laissant les larmes couler sur ses joues. Malheureusement pour les abdominaux et le souffle de chacun, le rire du faucon était communicatif et ce fut Himuro, Takao, Kagami, Momoi et Furihata qui se retrouvèrent à tenter vainement de se calmer.

Il leur fallu un long moment pour ce calmer complètement, mais une fois qu'ils réussirent à ne pas retourner dans leur fou rire, chaque fois qu'ils croisaient le regard de quelqu'un d'autre, l'atmosphère s'était considérablement apaisée. Kagami regarda alors Himuro et celui-ci fit de même, ne prononçant aucune parole jusqu'à ce le rouge se frotte vigoureusement le cuir chevelu :

« Raaah, Je peux même pas t'en vouloir trop longtemps Tatsuya ! Fais chier !

- Ta gentillesse te perdra un jour Taiga …

- T-tais toi !

Pendant un moment, Kuroko et les autres regardèrent avec satisfaction les deux jeunes gens se chamailler gentiment, jusqu'à ce que le turquoise se racle la gorge, attirant l'attention dont il avait besoin. Un simple mouvement de tête dans sa direction et Himuro comprit qu'il allait devoir continuer son histoire :


Le jeune homme rentra dans la boutique de sucreries et huma avec délice l'odeur sucrée qui flottait dans l'air. Cela faisait un petit moment qu'il n'avait pas mangé de douceurs et il espérait que les friandises allaient le libérer de l'image omniprésente du violet…Une heure plus tard, il sortait avec près d'un kilo de friandise de toute les couleurs, tenant difficilement dans un sachet plastique.

Alors qu'il essayait désespérément de dénouer le nœud qui l'empêchait d'atteindre ces petites merveilles, une grande main surgit dans son champ de vision et attrapa sans ménagement son précieux paquet. Indigné, il releva les yeux, près à crier sur la personne qui avait osé lui piquer son achat quand sa protestation s'étrangla dans sa gorge. En effet, le géant aux cheveux violets était devant lui, à quelques centimètres à peine de lui, une mine concentrée sur le visage. Trop concentré à regarder le moindre millimètre carré de ce si beau visage, le plus petit ne comprit pas très bien lorsqu'un poids soudain atterrit dans ses mains. Hébété, il baissa les yeux et s'aperçut que le nœud avait été défait, sans que le plastique n'ait été endommagé. Il releva les yeux, bredouillant :

« Oh, euh merci… ?

- Murasakibara Atsushi. Myrtillechin est vraiment une personne maladroite

- Que ? Mais non ! Et puis c'est quoi ce Myrtillechin ?

- Ben tes cheveux ont la couleur de la myrtille… »

Himuro sentit ses joues le chauffer désagréablement et pesta intérieurement : pourquoi diable son cœur s'amusait à faire des galipettes lorsqu'il était comparé à une myrtille ?! Il soupira, prit un bonbon, et commença à le suçoter jusqu'à ce qu'une idée lui traverse l'esprit. Lentement presque avec timidité, il tendit son paquet de friandise vers le plus grand :

« Pour te remercier de m'avoir rattrapé il y a quelques jours… et aussi juste avant, marmonna-t-il. Et je m'appelle Himuro Tatsuya ! »

Et alors un miracle se produit, le visage sans expression du jeune homme s'illumine complètement, se transformant en une expression de bonheur total, alors qu'il prenait une petite poignée de friandises et les fourrait dans sa bouche.

« Mmh, je t'aime bien, Muro-chin ! »

Ba-thump ! Le brun regarda sa poitrine, n'aimant pas du tout ce que cet étrange personnage faisait à son pauvre cœur…


« La suite est assez simple : nous avons sympathisés et nous sortions assez souvent ensemble. Mais plus je m'attachais à Atsushi et plus je me sentais mal à l'aise : contrairement à lui et à vous tous, je ne savais que trop bien la raison de cette mystérieuse période où la chaleur du corps augmentait un peu trop. Je ne pouvais pas tomber amoureux de lui puisque j'était persuadé qu'il n'était qu'un simple humain. J'étais donc de plus en plus désespéré, jusqu'au jour où … »


Le jeune homme, affalé dans les draps moites de son lit, tentait vainement de baisser la température infernale de son corps, mais rien ne semblait pouvoir le soulager. L'idée de s'enfermer dans le congélateur pour ne plus en sortir commençait à le démanger furieusement mais ses pensées furent interrompus par le bruit strident de la sonnette d'entrée. Il grimaça mais avant qu'il puisse songer à ignorer le visiteur surprise, la sonnette retentit une nouvelle fois, meurtrissant ses pauvres tympans. Il siffla de mécontentement et se leva en trombe, traversant le salon et l'entrée en un temps record pour ouvrir en grand la porte de son appartement se souciant peu du fait qu'il ne portait qu'un caleçon.

« J'espère bien que vous avez un bonne raison pour me déranger parce que là… »

Il ne put continuer, il plongea dans deux améthystes du plus pur éclat et s'y noya. Une odeur absolument enivrante lui fouetta les sens et ses yeux ne perdirent pas de temps pour se métamorphoser, passant du gris clair au jaune ambré hyptonisant tandis que ses pupilles se réduisirent en de très fines fentes verticales. Ses canines s'allongèrent un peu trop et il sentit ses écailles apparaître sur son dos. A l'intérieur de lui, son animal sifflait avec toute la force qu'il avait, heureux d'avoir découvert son compagnon.

« Oï, Muro-chin ? »

Son compagnon ?

«Muro-chiiiin ? »

Une vague de chaleur le frappa de plein fouet, lui faisant perdre le peu de raison qu'il lui restait : il agrippa le col de Murasakibara et plaqua férocement ses lèvres sur les siennes, infiltrant sa langue vicieusement dans la cavité humide qui n'attendait que lui pour…


« STOOOOP, Tatsuya ! You're going too far !

- Nnh ? »

Interrompue dans son récit, le métamorphe releva les yeux pour se retrouver avec une moitié de homards trop cuits comme public.

« Himuro-kun, nous avions dit : « pas de détails intimes », déclara calmement Kuroko.

- C'était juste un baiser, tu sais…

- Je sais, mais quelque chose me dit que vous ne vous êtes pas arrêté subitement pour aller ensuite jouer au poker…

- Effectivement, gloussa le jeune homme.

- Mais Murasakibara ne t'a pas repoussé ? Il n'a pas été surpris ou choqué ? s'étonna Furihata.

- D'après mes souvenirs, il avait réagi plus favorablement à mon assaut…Et quand je lui avais expliqué toute l'histoire, il m'a juste pris dans ses bras en disant « De toute façon j'étais pas près à te laisser partir, Muro-chin »… »

Les yeux de Momoi étincelèrent subitement et elle gloussa hystériquement alors qu'elle s'imaginait la scène, tandis que les mâles de l'assemblée la regardait d'un œil suspicieux. Puis Takao posa la question qui lui taraudait l'esprit depuis un moment :

« Et en quoi, l'histoire d'Himuro a un lien avec la tienne, Kuroko ?

- Oh ça, et bien, Murasakibara nous a envoyé un long e-mail à chacun des membres de la Génération des Miracles où il expliquait la nouvelle situation. Cela a changé beaucoup de chose pour nous tous… »

Le jeune métamorphe venait de finir le message de l'ancien joueur de Teiko et s'adossa contre le dossier de son fauteuil, pensif. Un compagnon pour la vie, hein ? Cela avait de quoi être déroutant…et effrayant. Comment pouvait-on passer toute sa vie avec une seule personne sans que l'amour ne se fane ? Et puis, si son compagnon était à l'autre bout du monde ? Si cette « connexion » le liait avec une personne trois fois plus âgé que lui ? Pourrait-il avoir des enfant s'il était couplé à un homme ? Et si-Kuroko se tapa les joues fermement, ne voulant pas partir dans des conclusions trop hâtives.

Il soupira et laissa sa tête reposer contre son bureau, laissant ses méninges se mettre en marche et trier ces informations dans le bon ordre. Cela lui prit un moment, mais il réussit finalement à dégager les informations essentielles. Et une seule question subsistait : Qui voulait-il comme compagnon ?

« Kurokocchi ! ». Cette voix chaleureuse. Ces doux cheveux blonds. Et ces yeux d'ambres purs…


*Pierre de lune : une pierre précieuse de couleur grise qui se teinte de reflets violets lorsqu'on la met face à une source de lumière


Et coupé !

Alors ? Vous en pensez quoi ? C'est bien, c'est pas bien ? Je suis immonde ? Vous pouvez toujours me lancer de tomates ou tout autre genre de fruit et légume vous savez ?

N'hésitez pas à me faire des remarques sur les fautes de grammaire, d'orthographe etc... Un simple commentaire pour me dire à quel point vous avez aimez est tou aussi valorisant pour l'humble auteur que je suis.

Sur ce je vous dis à bientôt et encore désolée pour ce retard !