Et voilàààà, la suite et fin de la partie « Histoire de couple » de cette fanfiction ! Le prochain chapitre sera donc bientôt d'une tout autre action ! Curieuse de voir à quoi vous allez penser… Enfin bref, vous verrez bien ! Bref, dans ce chapitre donc, i la fois, le AkaFuri et le KiseKuro (auteure qui possède visiblement l'envie de retourner vite fait bien fait dans l'AoKaga – qui reste son couple favori ultime- et qui assume totalement !) et le prémice d'une action toute nouvelle… Mwah ah ah !

De toute façon, puisque c'est les vacances, les chapitres seront postés un plus vite, puisque j'ai décidé d'avoir l'activité cérébrale et physique d'une limace et de limiter mes déplacements à la cuisine, l'ordinateur, la salle de bains et mon lit. Si on fait donc l'addition, le résultat sera donc : PLUS D'ECRITS PERVERS ET DEPLACES SUR CE FANDOM !

Voili, voilou, place à la lecture maintenant !

!ATTENTION ! Ce chapitre peut contenir des spoils sur la fin de KnB ! Vous êtes avertis !


CHAPITRE IX

Kuroko Aemi pliait tranquillement le linge dans une pièce de la maison lorsqu'elle entendit un son étouffé dans la chambre de son fils. Sur le coup, elle ne fit pas attention mais un second bruit retentit…puis un troisième… et un quatrième suivi de plusieurs autres. Inquiète, elle toqua à la porte :

« Tetsuya ? Ça ne va pas ? »

N'obtenant pas de réponse, elle ouvrit la porte et tomba sur une image pour le moins déroutante. En effet, voir son fils – d'habitude si calme – rouler, en position fœtale, sur la moquette de sa chambre jusqu'à ce que sa tête cogne le rebord de son lit, puis recommencer avec une ardeur renouvelée était assez…surprenant.

« Mon cœur, tu es sûr que tout va bien ? demanda-t-elle, une fois remise de sa surprise.

- Mmh ? Ah, maman… Tout va bien, j'ai juste un tout petit problème de relations sociales en ce moment.

- Tu sais que si tu veux, je suis prête à t'écouter, mon chéri…

- Ne t'inquiète pas maman, tout va s'arranger très vite, je te le promets. »

- Un sourire rassurant étira les lèvres de son unique fils et Aemi hocha la tête, quoiqu'avec inquiétude et referma doucement la porte.

Kuroko soupira de soulagement lorsque les pas de sa mère s'éloignèrent, le laissant dans sa tourmente psychologique dans laquelle il se complaisait depuis près de trois heures. En effet, cela faisait trois heures qu'il avait appris l'incroyable aventure de son ancien coéquipier aux cheveux violets, trois heures qu'il avait découvert que sa nature possédait des aspects bien différents de la simple apparence, trois heures qu'il avait appris que sa vie avait dramatiquement tournée vers la recherche inlassable d'un compagnon éternel et trois heures qu'il avait réalisé qu'il ne voulait pas d'autre compagnon que celui dont la carrière naissante de mannequin ne faisait que de décoller.

Kise Ryouta.

Le jeune homme se sentit une nouvelle fois de plus sourire bêtement en imaginant le sourire éclatant du blond. Un brusque sursaut de lucidité lui fit perdre bien vite le rictus sur ses lèvres et il se remit à se taper contre le rebord de son lit avec désespoir. Il ne pouvait vraiment pas tomber plus bas : être amoureux d'un de ses anciens coéquipiers qui ne voyait qu'en lui un très bon ami et –plus récemment- celui qui les avaient quitté juste avant le championnat de basket.

Il n'avait depuis, repris contact avec aucun d'entre eux et aucun n'avait non plus essayé de le contacter. Leurs relations étaient donc au point le plus mort. Mais le mail de Murasakibara avait changé la donne et Kuroko sentait que les choses allaient drastiquement bouger. Pour le meilleur ou le pire…

« Mon intuition ne me trompa pas : deux jours plus tard, je reçus un message de la part de Ryota-kun, me demandant de le retrouver à un terrain de basket non loin du centre de la ville, et après un long moment d'hésitation je décidais d'accepter. »

Il se tenait devant lui, les mains dans les poches, le regard aussi doux que son sourire et Kuroko maudit son cœur qui s'autorisait à partir en vrille. A ce rythme-ci, il finirait par mourir d'un arrêt cardiaque à vingt-cinq ans. Kise Ryota n'était vraiment pas bon pour sa santé, qu'elle soit physique, mentale ou morale.

« Ça fait longtemps, Kurokocchi, le ton badin du jeune homme tranchant avec la tension extrême de son corps.

- Tu n'en as pas marre d'utiliser ce surnom ? répliqua le bleuté.

- Quand quelqu'un gagne mon respect et mon admiration, rare arrive la fois où il la perd.

- Et si tu me disais la raison de cette soudaine rencontre ? Nos relations étaient quelques peu inexistantes, à la fin de l'année, je suis donc surpris de cette soudaine envie.

- Je pense que tu t'en doutes un peu. »

Le plus petit resta imperturbable, mais il sentit un frisson d'appréhension le parcourir en apercevant l'expression sérieuse du blond. Il fronça imperceptiblement les sourcils :

« Si c'est de la dernière nouvelle que Murasakibara-kun nous a fait partager, je doute qu'elle ait avoir quelque chose entre nous, Kise-kun.

- C'est là où tu te trompes Kurokocchi »

Le malaise de Kuroko ne fit que s'augmenter au fur et à mesure que le mannequin réduisait la distance entre eux mais atteint définitivement son paroxysme, lorsque, s'arrêtant à moins de dix centimètres, le jeune homme planta fermement ses prunelles dans les siennes :

« Au contraire, tu as tout à y voir…

- Kise-kun, commença-t-il, bien vite coupé par la main douce et chaude de Kise.

- Tut, tut, tut ! Laisse-moi tout t'expliquer et je te promets que tu auras le droit de me frapper dès que j'aurais fini. De toute façon, tu ne pourrais que ressentir que du dégoût envers moi, rit amèrement le jeune homme. »

Le bleuté écarquilla les yeux, mais la main ne lui permit pas de répliquer, laissant tout le loisir au plus grand de continuer :

« Je suppose que lorsque tu as reçu le message de Murasakibaracchi, tu étais surpris n'est-ce pas ? Voir effrayé ? Mais après tout, qui ne le serais pas en apprenant qu'en plus d'être une personne anormale, il se retrouve lié à une personne - connue ou inconnue – pour le restant de ses jours. Même Akaschicchi a dû se trouver désemparé l'espace d'une seconde.

-Mais pour moi…pour moi, ce fut tout le contraire : dès que j'eus fini de lire cet email, ce n'est pas la peur ou le dégoût qui m'a envahit, mais une joie profonde et incroyable. Parce que ce que je ressentais n'était pas anormal, parce que ces symptômes qui me gâchaient quotidiennement la vie n'étaient pas des atrocités commises à l'intégrité de la personne envers qui je les ressentais. »

Kuroko sentit son cœur échapper un battement, alors que la réalisation se faisait lentement un chemin dans son esprit.

« On dirait que tu commences à comprendre, Kurokocchi. Eh oui, les symptômes que Murasakibaracchi décrit, je les avais ressentis bien avant. Comme son compagnon, j'ai eu quelques périodes où la température de mon corps devenait insoutenable. Et comme lui, j'ai ressenti l'impérieuse envie de me lier totalement à la personne qui avait déclenché cet incontrôlable rut par mégarde. Mais contrairement à lui, je ne savais pas du tout ce qui se passait, ce qui m'arrivait. Et pour moi, ressentir ces sensations était manquer de respect envers cette personne, que j'aimais et respectait plus que tout au monde depuis qu'elle m'avait appris une chose importante sur les apparences. »

Le cœur du pauvre bleuté tambourinait dans sa poitrine et un sentiment pointa le bout de son nez malgré lui : l'espoir.

« Cette personne, c'est toi, Kurokocchi… Tu es mon compagnon. Et j'en ressens malgré moi, un bonheur coupable. »

La grande main se détacha doucement de sa bouche, lui laissant de nouveau le droit de parler, mais le jeune homme était bien trop estomaqué pour pouvoir émettre le moindre son.

« Tu es certainement en colère et rempli de dégoût envers moi, maintenant. Mais je ne regrette absolument pas de te l'avoir dit. »

Un dernier sourire à l'appui, le mannequin tourna les talons et s'éloigna lentement du jeune homme pétrifié.

Ce dernier ne semblait pas vouloir bouger d'un iota, son cerveau et son cœur venant sérieusement de s'en prendre un coup. A l'intérieur de lui, ses pensées ne semblaient plus avoir de sens et tourbillonnaient allègrement dans toutes les directions, le laissant un peu sonné :

« compagnon…est…Kise-kun…mon… ».

Cette idée quelque peu désordonnée semblait se répéter à l'infini dans sa tête et il écarquilla les yeux, se rendant compte de l'ampleur de la situation. Ses yeux cherchèrent avidement la silhouette familière de Kise, mais il était trop tard : le jeune mannequin avait disparu de son champ de vision.

Le jeune homme au cheveux bleu sentit une colère lourde le prendre à la gorge : cet idiot osait lâcher sa bombe et partir comme ça ? Il allait voir !

Kise marchait d'un pas lent, très lent. La tête baissée, ses longues mèches cachaient ses yeux ambrés qui commençaient doucement, mais sûrement à se remplir de larmes. Quel con… Il se morfondait avec ferveur lorsqu'un Objet Volant Non identifié…vola jusqu'à lui pour le percuter avec force. Il glapit, de surprise et de douleur mêlées et baissa un regard meurtrier vers la source de sa douleur qui n'était autre…qu'une chaussure de basket ? Il cligna des yeux, dérouté. Il pivota, se demandant qui pouvait être à l'origine de ce tir, lorsque la seconde chaussure eut visiblement l'envie d'aller retrouver sa compagne.

Il se frotta le nez dans un gémissement de douleur, puis ouvrit les yeux, malgré son champ de vision obscurci par les larmes. Et ce qu'il vit le laissa pantois.

En effet, à quelques mètres devant lui se tenait l'homme qui avait volé son cœur, le bras tendu et le visage marqué par une expression qui ne lui serait sûrement plus jamais donnée de voir. Véritable mélange de colère, de doute, de timidité et de détermination, Kuroko Tetsuya était littéralement à violer… Kise se secoua la tête, comme pour se réveiller d'un rêve :

« K-Kurokocchi… »

Le jeune homme en face de lui restait silencieux et le blond commençait vraiment à craindre pour sa vie lorsque, s'approchant soudainement, le bleuté le frappa dans les côtes, déclarant abruptement :

« Idiot !

- Aïe ! Ça fait mal, Kurokocchi ! »

Avant qu'il ne puisse se plaindre un peu plus, une douce pression se fit sentir sur ses lèvres, le pétrifiant : le fantôme l'embrassait ! Mais avant même qu'il ne puisse se reprendre et donner un peu de répondant à cet échange, ma foi, un peu trop chaste à son goût, le garçon décolla ses lèvres des siennes.

Tous deux se dévisagèrent en silence, l'un complètement perdu, l'autre avec son éternelle expression indéchiffrable sur le visage. Puis Kuroko posa délicatement ses mains sur les joues du blond et posa son front contre son nez, ne pouvant atteindre son front dû à sa petite taille :

« Ai-je vraiment l'air d'être dégoûté, Kise-kun ?

- Kurokocchi, la voix de Kise était légèrement tremblante, presque cassée.

- La prochaine fois, avant de fuir après une déclaration enflammé, essaie d'écouter ce que l'autre à te dire. Cela évitera un lancer de chaussures intempestif par exemple. »

Le blond fixa les cheveux bleus de son compagnon et pouffa légèrement, le cœur gonflé de joie :

« Hé hé hé ! Je t'adore, Tetsuyacchi ! »

Satsuki tremblait de toute la force de son corps, faisant craindre les jeunes gens de sa santé mentale alors que l'ombre venait à peine de terminer son histoire. Mais la jeune femme n'en pouvait vraiment plus, une autre histoire comme celle-ci et il était sûr qu'elle allait…

« A ton tour, Furihata ! s'exclama Takao, dont le sourire s'était élargi en même temps que celui du châtain s'était flétri.

- M-Mais…

- Ben quoi ? Me dis pas que ton couplage avec le grand Akashi Seijurou s'est fait de la façon la plus normale ?! Ce serait nous décevoir ! »

Le plus jeune commença à trembler compulsivement et Kuroko, qui n'avait rien dit jusque là, se mit à sourire :

« Il est vrai que pour le coup, Furihata-kun nous as vraiment surpris…

- Sérieux ? s'exclama Kagami, dont la curiosité était piquée à vif. »

Sous l'intensité des regards dirigés vers lui, Furihata déglutit nerveusement. Dans moins d'une dizaine de seconde, il allait passer sous la casserole…et ce n'était pas du tout pour lui plaire.

Furihata Kouki soupira une énième fois alors que l'euphorie du match retombait et que la joie d'avoir gagnée la WinterCup se diffusait plus doucement dans leur veines. Avec lenteur, il se changea, l'esprit préoccupé. En effet, il éprouvait une étrange fascination envers ce capitaine aux yeux hétérochromes : au début du match il avait l'orgueil et la fierté d'un lion prêt à en découdre, mais dès que l'issue du match avait été scellé et qu'il avait compris qu'il avait perdu, son comportement s'était…adouci.

Enfin, il ne faisait plus aussi peur. Au contraire même il dégageait une sorte de fragilité qui donnait envie de le … le protéger. Le châtain secoua la tête vigoureusement, essayant de chasser cette stupide pensée, sous les yeux étonnés de ses amis. Le match lui avait vraiment retourné le cerveau dans tous les sens. Il soupira encore une fois et enfila son sweat-shirt avec lenteur.

Il fut le dernier à sortir et alors qu'il se dépêchait de rattraper le groupe qui avait décidé de sortir pour fêter leur victoire, un frisson lui traversa l'échine. Il se retourna vivement, ayant la désagréable sensation d'être épié mais le couloir était silencieux. Une illusion ? Il se mordit la lèvre et alors qu'il essayait de sonder la couloir qui était définitivement vide de toute présence, ses coéquipiers l'appelèrent et il s'empressa de rejoindre ses camarades.

Ce qu'il ne savait pas, c'est que deux yeux d'un rouge profond le suivirent jusqu'à ce qu'il disparaisse, comme magnétisés par le jeune adolescent.

« Il ne s'est donc rien passé après le match ? S'écria Momoi, presque déçue.

- N-non ! Pourquoi ce serait-il passé quelque chose à ce moment-là ? Je n'étais qu'un débutant qui avait à peine tenu une minute face à ce vétéran du basket ! Il était impossible qu'il se souvienne de moi !

- Tu te sous-estimes un peu trop Furihata ! s'enflamma la jeune femme »

Takao haussa un sourcil, devant l'attitude de plus en plus étrange de la rose. Cette dernière semblait s'exciter au fur et à mesure que la soirée avançait. Il haussa les épaules : il espérait juste qu'elle ne fasse pas de bêtise avant la fin de l'histoire du petit brun. C'est qu'il était curieux d'apprendre comment le petit fennec tremblant avait réussi à ferrer le fier lion...

Furihata soupira encore une fois, dégorgeant tout l'air dans ses poumons. Il ferma les yeux, découragé : se perdre, un jour de festival, en plein Kyoto, était vraiment la pire des situations possibles. Son oncle et sa tante allaient s'inquiéter s'il ne rentrait pas rapidement mais comment se repérer dans tout cette foule qui se pressait autour de lui ?

« Bon, ce n'est pas en te lamentant que tu arriveras à retrouver ton chemin » se fustigea-t-il. Il poussa un grande inspiration et se claqua fermement les mains sur les joues, essayant de remettre un peu d'ordre dans son esprit et regarda tout autour de lui. Soudain, il lui sembla voir une personne familière et son corps, pris d'une subite impulsion, se hâta de se diriger vers cette personne.

Avec quelques difficultés, il se fraya un chemin dans la foule, et il tendit la main vers ce jeune homme aux cheveux pourpres si familiers :

« Excu-OUAH ! »

Son pied avait eu le malheur d'esquisser un faux mouvement et en un instant, son corps chutait vers l'avant et le sol s'approchait à une vitesse un peu trop rapide. C'est alors que sa main, mue par une volonté propre s'agrippa au premier truc qui lui permettrait d'éviter une chute douloureuse. Aussi la dernière sensation que Kouki put ressentir avant de tomber et de se cogner violemment la tête était celle d'une très douce fabrique. Puis ce fut le noir complet.

« Hein ?! Tu t'es évanoui ? S'exclama Kagami, qui était le plus proche de Furihata avec Kuroko mais aussi le plus impulsif, et qui par conséquent s'inquiétait beaucoup pour le plus petit. »

Avec amusement, ses amis le virent franchir la distance qui le séparait du châtain et prendre sans ménagement la tête du plus petit avec ses mains et le scanner en profondeur sous les rougissement de plus en plus violent du patient face à la soudaine proximité physique.

« K-Kagami ! Je n'ai rien ! Ça c'est passé, il y a plusieurs mois !

- Mmh, effectivement tu n'as rien, déclara le jeune homme qui enleva simplement ses mains et se rassit, imperturbable.»

Le pauvre petit fennec se recroquevilla, les joues encore fumantes : les Américains n'avaient vraiment aucune retenue ! Il lui fallu un moment, mais il parvint à se calmer et à reprendre le cours de son histoire :

« Donc, je m'étais évanoui... Mais au lieu de me réveiller dans un endroit proche du festival, ou encore mieux chez mon oncle, je me réveillait dans l'endroit où je m'attendais le moins de m'y trouver...

Son corps était lourd et bien qu'il était conscient, ses yeux semblaient ne pas vouloir s'ouvrir. Un bruit de coulissement se fit alors entendre et des bruits de pas s'approchèrent doucement jusqu'à lui. Ils se stoppèrent et le jeune homme eut la désagréable impression qu'on le regardait sans son consentement. Bon il ne pouvait pas ouvrir les yeux et cette personne était sûrement celle qui avait pris soin d'elle mais ce n'était pas une raison pour... Une brusque bouffée de panique l'envahit : et si on l'avait kidnappé ? Et si son bienfaiteur n'était autre qu'un dangereux pervers pédophile ou pire, un yakuza ?

Une main se posa délicatement sur son front, lui faisant ouvrir les yeux et se redresser brusquement. Une vieille dame, vêtue d'un kimono austère mais magnifique, le regardait de ses deux prunelles grises bienveillantes.

« Enfin réveillé jeune homme ? Vous nous avez fait peur : c'est bien la première fois que le jeune maître ramène quelqu'un de lui-même, évanoui de surcroit.

- Le...jeune maître ? »

Furihata n'y comprenais décidément plus rien. On l'avait amené ici ? Mais comment ? Pourquoi ? Et qui était donc ce jeune maître dont la vieille dame parlait ?

« Vous vous êtes agrippé à son kimono avant que vous ne tombiez et l'avez entraîné dans votre chute. Mais contrairement à lui, qui a atterri sur vous, votre tête a rencontré le bitume violemment, vous laissant inconscient. Le jeune maître a préféré vous amenez ici et vous a porter sur son dos durant tout le trajet. Puis il vous a confiés à nous le temps que vous vous réveillez. Mais je dois vous avouez que je suis assez surprise, rit doucement l'ancêtre, c'est bien la première fois qu'Akashi-sama fait attention à quelqu'un qui ne fait même pas parti de sa famille. Cela peut-être à voir avec les changements qui l'ont bouleversé il y a quelque temps, mais quand même...»

Le visage du pauvre adolescent se décomposait au fur et à mesure que la vieille lui contait ses honteuses mésaventures. Enfin, n'y tenant plus, il cacha son visage dans ses mains, tremblant de honte. Mon Dieu...Il ne pourrait plus regarder cet Akashi dans le blanc des yeux.

Un moment... Akashi... Elle ne voulait quand même pas dire cet Akashi, tout de mê-

« Je vois qu'il est réveillé, surgit une voix qu'il ne pourrait définitivement jamais oublier. Furihata Kouki, salua-t-elle.»

Il tourna la tête, découvrant nul autre qu'Akashi Seijuro, capitaine de la puissante équipe de basket de Rakuzan et héritier fortuné, se tenir dans l'embrasure du mur en papier de riz. Son kimono noir, délicatement imprimé et son port de tête conquérant le faisait ressembler à un haut noble de l'ère Meiji.

Mais cette fois-ci encore, Furihata crut déceler une certaine fragilité dans l'apparente confiance du jeune homme. Il lui fallu un moment avant de comprendre que le rouge s'était adressé à lui et il sursauta, soudainement paniqué :

« Oh euh … Merci beaucoup de m'avoir aidé dans mon état !

- Je t'en prie, sourit poliment l'empereur. »

Maladroitement, le plus petit se leva et se courba plusieurs fois vers la vieille dame, la remerciant abondamment. Il allait faire de même pour Akashi, mais ce dernier le stoppa dans sa tentative d'un geste gracieux de la main :

« Ce n'est vraiment pas la peine de me remercier, si tu me disais plutôt pourquoi un joueur de Seirin se trouve à Kyoto, visiblement perdu ? »

La question -qui ressemblait plus à un ordre (on ne change pas les vieilles habitudes) qu'autre chose- dérouta encore plus Furihata : en quoi sa situation pouvait bien intéresser le grand Akashi Seijurou ? Malgré tout, il lui expliqua assez laborieusement la raison de sa venue à Kyoto (une simple visite de courtoisie à sa famille) et comment il s'était perdu.

Alors qu'Akashi hochait la tête d'un air impénétrable, le plus petit se disait que quelque chose qui ne tournait pas rond. Comment diable le rouge pouvait-il se rappeler de lui, l'aider et l'écouter raconter ses mésaventures qui n'avaient rien désintéressant ! Son but à lui n'était pas d'écraser les plus faibles ?

« Finalement après m'avoir écouté sans bronché une seule fois, il m'a poliment ramené chez mon oncle et ma tante qui n'étaient qu'à trois rues de sa résidence secondaire. Puis il m'a laissé devant chez moi après avoir émis le souhait de se revoir, termina le fennec, un léger sourire aux lèvres. »

Devant lui, la plupart des personnes qui l'écoutait avait la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés en découvrant l'attitude du jeune homme aux cheveux pourpres. Akashi Seijurou était décidément un homme direct ! Complètement excitée, Satsuki frappa dans ses mains, les yeux remplis d'étoiles :

« Et alors ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Rien de bien fantastique : deux jours plus tard, quelqu'un a frappé à la porte, mais mon oncle et ma tante étaient sortis et j'étais seul à la maison, avec - ce que je pensais être- une forte fièvre.

- Tu veux dire que tu étais... ? Demanda Takao qui n'en croyait pas ses oreilles.

- Oui, j'ai commencé à avoir mes chaleurs avant même de me transformer définitivement. Je suis donc allé ouvrir avec cette idée de fièvre pour trouver Sei-kun devant moi. Mais avant même qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, je l'ai agrippé par le col, fait entrer de force dans la maison vide, claquer la porte violemment, le coincer contre cette dernière et l'embrasser...un peu trop sauvagement. »

L'effet de cet aveu fut immédiat, il suffit à Himuro de croiser le regard de Kagami pour partir dans un fou rire mémorable, bien vite suivi par ce dernier, tandis que Momoi et Takao essayait tant bien que mal de ne pas gêner encore plus le pauvre châtain qui ne savait définitivement plus où se mettre. Mais l'image de Furihata en train de sauter et d'embrasser un Akashi sans défense avait de quoi être hilarant. Surtout s'ils imaginaient la tête que pouvait avoir l'empereur à ce moment-là...

« Hu hu, tu fais vraiment les choses pas comme les autres, Furi, gloussa le rouge

- U-uh désolé ! S'exclama le fennec, dans un réflexe qui n'était pas le sien mais celui d'un certain champignon... »

Son ami balaya ses excuses d'un vague geste de la main, préférant poser son menton sur ses mains, un sourire malicieux sur les lèvres :

« Et ensuite ? Me dit pas que tu vas nous laisser sur notre faim... »

Il n'en fallu pas plus pour la pauvre victime d'atteindre une température au-dessus de la moyenne et de laisser son cerveau fondre littéralement. Sous les yeux paniqués de ses congénères, Furihata s'évanouit sous la puissance de ses souvenirs de cette nuit passée avec le bel empereur. Alors que Kagami et Momoi commençaient à paniquer, Kuroko leva la main en un geste apaisant :

« Je pense qu'on n'en saura pas plus sur ce qui s'est passé ensuite. Tout ce qu'il y a savoir, c'est qu'Akashi-kun n'a pas repoussé les avances de Furihata-kun mais une fois que ce dernier a récupéré ses esprits, il a commencer à éviter de tout son possible son compagnon, puisqu'il ne comprenait rien et avait honte de ce qu'il avait fait. Akashi-kun l'a donc kidnappé un soir et lui a expliqué tout ce qui se passait.

- Pourquoi cette méthode ne m'étonne même pas venant de la part de ce mec...

- Ta remarque était inutile, Kagami-kun. Il a réussi à calmer Furihata-kun et l'a courtisé pendant près de trois mois entiers sans interruption jusqu'à ce que notre ami tombe dans ses bras.

- Car ce que veux un Akashi, il l'obtient, fit remarquer Takao, le rire présent dans sa voix. »

Tous sans exception, sourirent, amusés par cette remarque et alors que Furihata semblait lentement retrouver ses esprits, et que la soirée se déroulait sans problème. Un cri déchirant perça les murs de l'appartement, glaçant tous ceux qui étaient présents.


Et voilà ! Alors c'était bien ? Non ? Yougoslavie ? *auteur fatiguée*

Plein de guimauve, de KiseKuro et d'AkaFuri que j'espère que vous apprécierez à leur juste valeur ( cette phrase n'était pas du tout française ! ) et le petit Furihata qui ne fait décidément rien comme les autres en ayant ses chaleurs avant même de s'être transformé complètement. Non ce n'est pas une erreur de ma part, c'est juste que notre petit fennec fait partie des mutants de son espèce...

Bref, une nouvelle action montre le bout de son nez et j'ai réussi à poster mon chapitre avec une semaine d'avance ! (vive les vacances ! )

N'hésitez pas à commentez ou me MP pour me faire part de vos impressions ou tout simplement des remarques ou incohérences au niveau de l'orthographe et de la grammaire.

À bientôt !