Chapitre 2

C'était fin Août quand elle est arrivé en ville. Parce que Brittany était partie en juin pour passer l'été avec ses grands-parents, et parce que leur séparation c'était passer sur des termes ambigus, il ne semblait pas y avoir beaucoup d'intérêt à rester à Lima. Elle avait été soucieuse de donner suite à sa décision spontanée de ne pas aller à l'université où elle avait été accepté, celle où ses parents l'avait inscrite, et de partir pour New York, prendre des cours dans une université communautaire, en esperant que la vie allait lui offrir quelque chose d'étonnant.

Non pas qu'elle pensait comme ça, parce qu'elle savait a quel point cela sonnait ringard et cliché. Comme quelque chose que penserait Berry. Et en parlant de Rachel,bien sur, elle savait (comme tout le monde dans un rayon de cinquante miles, semblait-il) que Kurt et elle avaient été acceptés à la NYADA et habiteraient ainsi en ville. Mais cela n'avait rien avoir avec sa propre décision. Bien au contraire. Elle avait longuement réfléchi pour savoir si elle voulait prendre le risque d'être contaminé par leur attitude de perdant dans son projet d'independance post-lycée. Mais elle était motivée, New York était une ville de huit million de personnes. Quelles étaient les chances qu'elle les croisent ?

Elle était arrivé à l'aéroport JFK pendant une étouffante journée d'été, les odeurs de pot d'échappement et les vapeurs d'essence de voiture lui donnait la nausé. Déterminé à agir comme si elle savait ce qu'elle faisait, elle avait attendu un taxi ( préparé à pousser les vieilles dames sur la route pour en avoir un.) Quand elle est finalement monté dans un taxi et remis au conducteur le bout de papier avec l'adresse de son cousin à Washington Heights, elle eu son premier sentiment que quelque chose n'allait pas. Le chauffeur pakistanais avait lu l'adresse, tourna sa tête en arrière pour analyser sa garde robe coûteuse, puis regarda à nouveau le papier. "Vous êtes sur que c'est l'endroit où vous voulez aller ?"

"Ouai, je suis sur, Mohammed." Dit-elle dans son attitude la plus garce, pour lui faire savoir qu'il ne pouvait pas profiter de sa naïveté juste parce qu'elle était étrangère à la ville. Il leva les mains en signe d'acceptation, amusé et a commença à conduire.

Le trajet sembla durer éternellement, mais il ne dura pas plus d'une demi-heure. Quand finalement il s'arrêta, elle resta assise dans son siège, attendant qu'il continue à conduire. Mais il ne le fit pas.

"Je ne pense pas que ce soit le bon endroit." fini t-elle par dire.

"Oh, c'est le bon endroit." Il semblait amusé. "Cinquante-huit dollars, s'il vous plait. Sauf si vous voulez aller ailleurs ?"

Mais le prix de la course était déjà assez chère pour elle, et elle savait qu'elle ne pouvait pas se permettre de le doubler. Alors elle s'est forcé à sortir, transportant tous ses sacs avec elle. Elle était debout sur le trottoir devant une clôture, levant les yeux vers une grande tour d'au moins trente étages. Saint enfer, elle réalisa avec un sentiment de consternation. Ce sont les projets concrets.

Du linge pendait tristement sur la plupart des balcons. Certaines fenêtre était fermé avec du ruban adhésif, et beaucoup d'entre elles étaient ouvertes, malgré le faite qu'il faisait au moins quatre-vingt dix degrés dehors. Tout ce qui était à la hauteur d'un bras humain était recouvert de gribouillages coloré et de graffiti obscène. Du bruit semblait venir de toutes les directions à la fois, un rappeur en conflit avec un boléros, un joueur de reggae qui tente de noyer une meringue. Les batiments s'élevaient avec une telle présence massive, si intimidant qu'elle se sentait écrasé.

Elle fit un pas en arrière et sentit quelque chose craqué sous son talon. Regardant vers le bas, elle vit qu'il s'agissait d'une seringue hypodermique. Immédiatement, elle se retourna pour revenir dans le taxi, en pensant pas grave si je n'est pas d'argent, je vais payer avec des bijoux.Mais la voiture était déjà loin à mi-chemin dans la rue. Pendant un bref instant, elle avait considéré courir après lui, de prendre la dernière parcelle de dignité qu'elle ait jamais possédé. Au lieu de cela, se sentant comme si elle était surveillé, elle rassembla ses bagages ensemble, prit une profonde inspiration, et essaya de comprendre le quel de ces bâtiments était celui qu'elle cherchait.

D'une certaine manière, entre essayer d'éviter tout contact visuel mais aussi de garder la tête haute et ne pas avoir peur, elle avait réussi à trouver le bon bâtiment, le bon étage, le bon appartement. Au moment où elle a atteint la porte ses genoux tremblaient, son coeur était dans sa gorge, et elle a dû serrer les dents ensemble pour retenir les vagues de nausées, mais elle y était. Elle était meme un peu fière d'elle.

Elle avait martelé sur la porte de metal bosselé pendant un moment, puis, comme il n'y avait pas de réponse, elle fouilla dans son sac à main pour trouver la clé que son cousin Ricky lui avait envoyé au cas ou il ne serait pas chez lui. Dans l'appartement, elle a essayé de se convaincre que ce n'était pas si mal que ça. Bon, sa sentait le vestiaire des garçons et il faisait une chaleur étouffante, et il y avait une couche de gravier sous ses chaussures qui ressemblait à une sorte de poudre, et elle a remarqué du coin de l'oeil des mouvements qu'elle soupçonnait être des cafards... mais l'important, c'est qu'elle était ici. Elle était à New York. La vie d'une fière lesbienne pourrait commencer maintenant. Super ?

Pendant cette première nuit, son cousin n'était pas rentrer à la maison. Elle avait essayé de l'appeler, mais le numéro qu'il lui avait donné n'était apparemment plus le sien. La climatisation, quand elle a essayé de l'allumer, a émis un bruit strident et une bouffée d'air chaud qui sentait l'huile de moteur s'en échappa, puis à commencé à se secouer si fort qu'elle la referma. La télé fonctionnait, mais elle était bloqué sur Turner Classic Movies, et elle ne pouvait pas trouver la télécommande. Elle était donc forcé de regarder une de ces comédies loufoques en noir et blanc des années quarante où le fils débite un million de mots par minute sans jamais s'arrêter. Plus tard, quand elle a voulu prendre une douche, elle à découvert que l'eau chaude est resté exactement trois minutes et devin glacial.

Quand la nuit est tombé, les bruits à l'extérieur de l'appartement semblait augmenter d'heure en heure. Le bruit de la circulation et des sirènes ont joué avec ses nerfs, et le son des stéréos d'autres personnes ainsi qu'une télévision semblaient venir de tous les côté. Il y avait ce qui ressemblait à un combat de chiens en cours quelque part en bas de sa fenêtre, mais il faisait trop sombre pour le dire avec certitude. Dans un autres appartements à l'étage, un homme et une femme ont commencé à hurler sur l'autre dans une langue qu'elle ne pouvait déchiffrer, et un bébé (le leur ? Ou celui de quelqu'un d'autre ?) criait depuis des heures. Elle augmenta le son du téléviseur pour noyer tout ça, mais maintenant, le film était fini, et de toute façon elle commençait à ressentir la nostalgie de Lima.

Elle pensa à essayer de commander une pizza, mais elle ne s'avait pas si il livrait jusqu'à la porte,et la perspective d'aller jusqu'à la reception était trop effrayante. Elle n'avait pas beaucoup d'appétit de toute façon. Alors elle a fini par manger un bol de Lucky Charms périmé pour le dîner, sans lait. Les céréales lui rappelait Brittany, et qu'elle devait l'appeler. Mais elle ne pouvait se résoudre à le faire. elle savait que le son de la voix de Brittany allait la briser. Il serait trop difficile de lui mentir, de lui dire que tout était parfait comme elle l'avait imaginé. Alors, elle lui a envoyé un texto a la place. Hey je suis arrivé, C génial ! Je suis entrain de dîner maintenant, je t'appel 2m1. Ensuite, après avoir hésité quelques secondes, Je t'aime. Elle a essayé de son mieux pour ne pas céder aux larmes, elle s'est endormie sur le canapé avec ses mains pressées contre ses oreilles pour bloquer le bruit.

Les jours suivant se sont passés de la même manière, avec toujours aucun signe de Ricky. Elle a finalement eu assez de courage pour commencer à quitter le bâtiment pour de courtes excursions, mais elles étaient terrifiantes à chaque fois. (Et épuisante, car le plus souvent les ascenseur étaient en panne.) Elle pensait que les gens commençaient à s'habituer à elle, qu'elle commençaient à s'intégrer, mais en faite, plus elle interagissait avec les autres colocataires, plus il semblait voir à travers elle, et plus ils se moquaient d'elle. Pour aggraver les choses, elle avait découvert que son espagnol n'était pas vraiment bon. La plupart des latinos avec qui elle avait parlé c'était mis à rire de son accent. Et avaient appelé leurs amis afin qu'ils puisse eux aussi rire de son accent.

Le quatrième jour, elle n'en pouvait plus d'eux, et quand elle passa devant un groupe de filles dominicaines dans la cage d'escalier et l'une d'entre elle à crié, " Hey puta ! Qui a tu baisé pour pouvoir te payer ces chaussures ?" Elle se retourna et demanda de manière conflictuelle, " excuse-moi, Rosie Perez ?" Puis elle a commencé une diatribe épique digne de Lima Heights, une diatribe qui a fait ses jours de gloire à l'école secondaire. Elle avait sentit une monté d'endorphines, et elle se sentait de nouveau comme Santana Lopez. Mais avant même qu'elle est fini, elle avait commencé à se demander si ce n'était pas une erreur. Et dans un silence dangereux qui a immédiatement suivis sa tirade, les filles se sont regardées comme si elles avaient juste attendu que cette occasion se présente. Oh merde.

Elle avait reculé de quelques pas, puis se retourna et se mit à courir, les cinq filles à ses talons, criant des menaces. Par miracle, peut-être grâce à ses entrainements de cheerios, elle avait atteint l'appartement, c'était faufiler à l'intérieur avant qu'elle puisse la ratraper, elle claqua la porte et la bloqua de toute ses forces pour pas qu'elles puissent l'atteindre.

Dans un moment d'ironie, cependant elle remarqua qu'elle avait perdu une chaussure.

Enfin, après presque une semaine, son cousin avait fait son apparition tardive. il semblait avoir oublié qu'elle devait venir. "Yo, Santana !" dit-il, en levant la main pour un high five, qu'elle lui retourna maladroitement. "Comment ça va cousine ?" Et avant qu'elle puisse répondre, " Putain, tu as grossis des seins !"

Elle baissa les yeux sur sa poitrine. "Heu... ouai... je suppose."

"C'est génial" il a ri comme si elle avait dit une blague, il partit dans la chambre. Elle le suivit. Il a continué à parler pendant qu'il jetait quelques vêtements dans un sac de sport. "Alors, combien as tu payé pour ça ? Je pense en offrir à ma petit amie. Il y a ce doc cubain qui en fait des pas chère à l'arrière du salon de beauté . Il n'est pas autorisé, mais il est vraiment doué... au cas où que tu veuilles une mise à niveau."

"Merci" dit-elle sèchement. "Mais je pense que je vais rester comme ça."

Il entra dans la salle de bain et ramassa quelques choses dans l'armoire à pharmacie. "Alors , tu es bien ici ? As tu besoin de quelques choses ?" Avant qu'elle ne puisse répondre, "Et, comment va ta maman ? Elle est toujours aussi Chaude ?"

Santana essaya de trouver un moyen de répondre à cette question un peu inquiétante, mais il s'était déjà dirigé vers la porte d'entrée. Perplexes, elle a dit : " Attend, tu pars encore ?"

"Oui." dit-il avec un air de regret : " Tu sais comment c'est. Le boulo toute la semaine, la fête tout le week-end. Tu es bien ici ?"

Il y avait tellement de façons de dire non à cette question qu'elle ne savait pas par où commencer. Alors, au lieu de cela, elle a fait la chose la plus facile, celle qui était devenue une habitude. Elle a menti. " Oui, tout va bien. J'apprécie vraiment que tu me laisse rester ici."

"Très bien. Tu sais ce qu'ils disent Cousine. Su casa es mi casa. Ou un truc comme ça." Il a commencé à partir, et passa sa tête par la porte. "Oh, encore une chose. Assure toi de gardez la porte verrouillé. Si certains gars nigérians viennent ici pour me voir, ne les laisse pas entrer, dit leur que je suis occupé à travailler... problème d'argent avec eux. Compris ?"

"Heu...Okay." Dit-elle, l'air inquiète, mais il était déjà parti.

Et si ce n'était que ça. Elle essaya de ne pas trop se laisser déprimé, mais c'était difficile. Dans le fond de son esprit, elle avait pensé que quand il serait enfin à la maison, elle ne se serait pas sentit aussi seule, si isolé. Mais c'était comme si il vivait à peine ici. Elle se tenait là pendant une minute, puis soupira et retourna regarder encore un autre acien film odieux. Bien sur, elle avait oublié de lui demander pour la télécommande.

Après sa réticence de la première nuit, elle avait fini par penser à la possibilité d'appeler Brittany. Parfois, elle l'appelai quatre ou cinq fois par jour, même si elle savait qu'elle ne devait pas. Mais il semblait impossible d'arrêter. Elle avait besoin d'entendre sa voix. Elle s'accrochait à elle comme à une bouée de sauvetage, qui l'empêchait de céder au désespoir. Brittany, n'a jamais prétendu être occupé ou tenté de mettre fin à une conversation. Peut-être qu'elle se sentait obligé, puisque c'était elle qui l'avait convaincu de venir s'installer en ville. Elle avait refusé qu'elle reste avec elle à Lima, qui avait été la première envie, de l'instinct terrifié de Santana. C'est pour cette raison, que Brittany restait en ligne pendant des heures si elle le voulait, et parfois elle le voulait. Mais le fait est, que maintenant l'école à Lima avait repris, et elle avait besoin de se mettre à étudier si elle voulait avoir l'espoir de finalement décrocher son diplôme qu'elle n'avait pas eu le semestre dernier. Santana le savait, et elle detestait de devoir mettre fin à une conversation.

Et pour être honnête, maintenant qu'elles étaient loin l'une de l'autre, elle avait découvert que Brittany n'était pas très bavarde au téléphone. Leurs conversations se terminaient souvent en longs silences génant. Quand elles étaient ensemble, ces silences faisaient partie de leur dynamique, ils étaient réconfortant, apaisant même. Au téléphone, cependant, ils n'était que des silences déroutants. Santana lui demandait souvent : " Est-tu encore là ?" Mais même les bruits de fond de la maison de Brittany était plus agréable que sa solitude, elle avait l'impression d'être chez elle. Parfois, elle avait l'envie folle de lui demander si elle ne voulait pas tout simplement laisser la ligne ouverte tout le temps alors qu'elle vaquait à ses occupations.

Finalement, comme elle l'avait prévus, vint le jour où elle pouvait voir que son argent pour la nourriture et les frais des ses envie mineures était bientôt épuisée. Ricky n'avait rien dit à propos de partager le loyer, et elle suppose que , comme il s'agissait d'un logement à faible revenu peut-être que ce n'était pas vraiment un problème pour lui. Mais elle avait besoin de nourriture. Son père, après des mois de magouille et de manipulation par elle et sa mère, avait accepté avec une grande réticence de payer pour ses frais de scolarité à l'université où elle c'était inscrite. Mais pour s'assurer qu'elle se rende compte de la déception et du dégoût pour ses choix, il avait refusé de payer un centime pour couvrir tout autre dépense. Ce qui signifiait qu'elle allait devoir subir la plus redoutée, horrible de toutes les dégradations humaines : Elle allait devoir trouver un emploi.

Au lieu de chercher dans le quartier de Washingtn Heights où elle ne voulait pas travailler, elle chercha dans le centre ville du côté de son université elle-même, en espérant qu'une fois l'école commencé, les cours plus le boulot signifierait qu'elle n'aurait pas besoin de rentrer dans le quartier pour dormir. A sa grande surprise, il n'était pas difficile de décrocher un travail de serveuse dans un bar à concert nommé le ritzy drinks. Tout ce qu'elle avait a faire était de mentir et de dire qu'elle avait vingt et un ans puisque la direction refusait d'embaucher une personne n'ayant pas l'âge légal pour boire, ce qui n'était pas trop grave. Elle avait de multiple fausses pièces d'identités, dont lâge variait de 19 à 32 ans. Elle ne savait pas dans qu'elle genre de situation elle aurait besoin d'avoir trente-deux ans, mais elle pensait qu'il était préférable d'être prêt à tout.

En dépit d'être une heure en retard pour son premier jour, en raison d'un pitbull déchaînée qu'elle avait essayé dévité dans le couloir pendant au moins dix minutes et qui lui a fait manquer son train, elle pensait que les choses s'étaient plutôt bien passé. Elle aimait le propriétaire, un type indien qui lui rappelait vaguement le Principal Figgins, ce qui n'aurait pas dû être réconfortant, mais qu'il l'était de toute façon. Sans oublier, que n'importe quel crétin pourrait faire ce boulot. Il fallait juste servire des boissons à des imbéciles et ivrognes trou du cul. Peut-être que cet idée d'emploi n'était pas si mal après tout. Je suis une putain de bonne serveuse, elle pensa quand ses heures de travaille on pris fin.

"Vous êtes une serveuse terrible." Le propriétaire l'a informée, après avoir demandé de la voir avant son départ. Il se tenait à une table entrain de remplir des salières. "La pire que j'ai vu dans toute l'histoire de la restauration. Et j'ai embauché beaucoup, beaucoup de serveuses."

"Quoi ?" Elle était vraiment perplexe. "Mais je me suis trompé dans aucune commande !"

"Ce n'est pas les commandes, c'est votre attitude. Vous êtes terrible avec les gens. Vous ne pouvez pas traiter les clients comme ça. L'un deux a voulu prendre une ordonnance restrictive contre vous."

"Qui ? Ce gars qui avait la tête de Conan O'Brien ?" Elle demanda d'une voix maussade. " Il devrait, si il pense que c'est bon pour lui."

"Je suis désolé, mais ça ne va pas aller. Je peux vous payer en espèces pour les heures travaillées ce soir, mais c'est tout." Il se dirigea vers le registre, et elle le suivit.

"Quand est -il des autres serveurs ?" elle a protesté. "Il m'ont presque tout laissé."

"Ils pensaient que c'était une soirée-théâtre. Quand ils sont partis, il m'ont félicité pour l'embauche d'une actrice qui joue une convaincante horrible salope !"

"Et bien, il y a de l'idée." elle a offert un peu penaud. "Pourquoi ne pas travailler là dessus ?"

"Tentant, mais je pense que je vais passer." dit-il. Il a commencé à compter les billets.

"Ecouter, j'ai vraiment besoin de ce travail, d'accord ? Je suis nouvelle en ville, et..." Elle baissa la voix parce que c'était tellement embarrassant de l'admetter. "Je suis foché."

"Savez-vous combien d'autres filles sont là en ce moment avec exactement la même histoire ?" il a demandé. "Des centaines. Peut-être des milliers. La différence est, que la plupart d'entre elles ne risque pas de perdre la vie."

Elle soupira, et abandonna. Ca ne servait à rien. Evidemment, il n'allait pas changer d'avis. Elle attendit qu'il finisse de compter son argent, ce qui permetta à ses yeux de érrer autour du restaurant, essayant de ne pas lui montrer comment elle se sentait désespérée. Elle voulait le poste, mais elle ne voulait pas de sa pitié. Son regard a accroché sur quelque chose au font qu'elle n'avait pas remarqué lors de son bref passage en tant que serveuse.

"C'est une estrade pour ?"

Il leva les yeux vers elle, comme si il avait oublié qu'elle était là. " J'avais l'habitude de faire venir un groupe. Quatre frères. Puis un week-end ils sont partis rendre visite à leur famille à Toronto, et ils ne sont jamais revenu." Il secoua la tête dégoûté. "Les Canadiens."

Elle vit une lueur d'espoir, mais essaya de ne pas agir trop impatiemment. " Et bien... Je suis une chanteuse."

Il lui donna un regard sceptique. "Quel genre d'expèrience avez-vous ?"

Merde,il fallait qu'il pose cette question."Je... J'était dans une chorale penant trois ans à l'école secondaire." Immédiatement, elle vit qu'elle avait perdu son attention, elle se hâta d'ajouter : "Je sais que cela semble faible. Je veux dire, il l'est. Mais nous avons gagné un championnat national l'an dernier. Nous étions bon."

Nous étions génial, se dit-elle farouchement, sentant une hausse surprenante de fièrté.

"Tout cela semble très mignon, mais je crains que ce ne soit pas exactement..."

"Je peux chanter n'importe quoi." l'interrompit-elle. "Peut importe le style que vous voulez. J'ai des goût très éclectiques..." Etait-ce le mot juste ? elle essaya de se rappeler ses cours de vocabulaire, en priant qu'elle n'avait pas dit quelque chose de ridicule. Maintenant, elle pouvait le voir hésiter, donc elle joua sa derniére carte. "Ecoutez, juste donner moi une chance, d'accord ? Je jure que je vais pas déconner. Si les gens me detestent toujours, alors... vous n'aurez même pas besoin de me payer. Je partirai. Vous n'entendrer plus jamais parler de cette horrible salope."

Il lui tendit une pile mince d'argent, son salaire pour une nuit. "Très bien." dit-il, avec une certaine appréhension évidente. "Une chance de plus. Demain soir. Mais je vous promet rien."

"Merci." dit-elle, soulagée voulait limite l'embrasser. "Merci beaucoup. Et si je suis désagréable avec les gens, ils penseront juste que ça fait partie de la performance." Voyant son regard, elle leva la main et ajouta rapidement, "mais, je ne le serai pas." Puis, avant qu'elle ne dise quelque chose qui pourrait le faire changer d'avis, elle partit.

Quand elle rentra chez elle, le soir, l'ascenseur l'emmena jusqu'au 14eme étage, puis s'arrêta, refusant d'aller plus loin. Elle prit les escaliers pour le monter le reste des étages, elle était tellement distraite par ses pensées de chansons potentiels qu'elle n'avait même pas remarqué le groupe de filles dominicaines qui traînaient sur le sol de la cage d'escalier du 16eme étage et faillit leur marcher dessus.

"Hey, Perra !" Salua la même fille que l'autre jour. "Tu ne devrais pas trainer si tard. Mais puisque t'es là, nous avons une offre à te faire."

Santana a attendu, méfiante, essayant de garder sa bouche fermée.

"Nous allons te rendre ta chaussure en échange de cette veste."

La veste en question valait six cents dollars, et elle savait que la porter ce soir était probablement une erreur, car il faisait encore chaud à l'exterieur, mais elle avais voulu être présentable pour son premier jour de travail. Il etait clair, cependant, que cet échange n'était pas une option. Ainsi, après quelques secondes de débat interne, elle serra les dents, à enlever sa veste, et leur remis, en priant qu'elles la laisse partir sans aucun autre harcèlement.

"Oh merde." dit la jeune fille, en remettant la veste a une de ses amies pour la garder. "Tu sais quoi, je viens de me rappeler. J'ai donné ta chaussure à mon frère. Il l'utilise comme cendrier."

Les autres filles se mirent à rire, et Santana leur a donné un pâle sourire amer, parce que bien sur, elle ne s'attendait pas à revoir sa putain de chaussure. Elle à commencé à monter les escaliers, mais la meneuse à crier. "Hé, d'où tu viens, de toute façon ?"

Elle à pensé ignoré la question, mais elle n'a pas voulu les contrarier plus que nécessaire, elle se tourna à moitié et dit : "Ohio."

Elles rirent encore plus maintenant, comme si c'était la chose la plus drôle qu'elles avaient entendu au cours des années. La jeune fille alluma une cigarette quand elle arrêta de rire. Elle cherchait Santana, elle dit : "Permet-moi de te donner quelques conseils, fille. Rentre chez toi. Parce que ce putain d'endroit ? tu ne va pas t'y faire." Il y avait quelque chose de profond dans son expression qui ressemblait à de la réelle sincérité, mais il était difficile de le voir derrière la moquerie, l'envie, et le mépris. Dans un univers alternatif, elles auraient pu être amies. Mais pas dans celui-ci.

Santana à continué à monter les escaliers, et une fois dans la sécurité de l'appartement, elle ne tarda pas à appeler Brittany. Elle lui raconta les événement de la journée, au sujet de son nouvel emploi, et sur les filles dans le couloir. Seulement dans cette version un peu censurée, elle avait donné sa veste parce qu'elle se sentait désolé pour leur pauvreté et leur sens de la mode horrible, et parce qu'elle craignait de toute façon. Parfois, elle se demandait si Brittany croyait tout ce qu'elle lui disait ou pas. Mais il suffisait qu'elle fasse semblant. C'était presque comme si Santana pouvait rendre cet version plus optimistes de sa vie en ville vrai en le disant à haute voix. Presque, mais pas tout à fait.

En plus d'être le début officiel de sa carrière de chanteuse, le lendemain se trouvait être également son premier jour de classe. C'était le moment, pensait-elle, de se faire tous les amis qu'elle avait prévus de se faire au moment où elle est arrivé à New York. Ici, elle finirait par en avoir.

Mais rien ne semblait aller dans ce sens. Elle est allée à tous les cours, elle a même réussi à s'y intéresser. Il était étonnant de voir combien elle pouvait se concentrer en cour lorsque Brittany n'était pas là pour lui jeter des boules en papier machés dans son dos, ou jouant à chifoumi avec elle sous la table. Personne ne lui parla. Presque personne n'a même établi de contact visuel avec elle. Dehors, dans le centre du campus, en essayant de trouver un endroit pour déjeuner, elle avait été confrontée à l'horreur qu'elle n'avais jamais dû faire face au lycée, pas une seule fois. Elle avait dû s'asseoir seule. Il y avait des groupes d'étudiants partout, et il y avait des couples, à la fois homosexuels et hétérosexuels. Tout le monde semblait avoir quelqu'un. Tout le monde sauf elle. Elle n'avait plus son uniforme de Cheerios et plus de statut ce qui lui a donné une douleur presque physique. A McKinley, même dans Lima, les gens la regardait avec respect et ils se rendaient comptes qu'elle était une personne importante. Ici, elle n'était rien. Elle pourrait aussi bien être invisible.

Lorsque les cours se sont fini pour la journée, elle a fait une tentative de dernière chance pour rencontrer des gens en décidant de partiper à une réunion d'étudiants gay et lesbienne qu'elle avait vu sur un dépliant dans le couloir. Mais quand elle atteigna la porte de la salle de classe, les personnes à l'intérieur étaient regroupés dans un groupe serré, et riaient ensemble comme si ils se connaissaient depuis des années. Elle était rester en arrière pendant une minute, jusqu'à ce que finalement un homme la remarque et demande de façon polie mais légèrement impatient, "Puis-je t'aider ?" Ils se retournèrent tous pour la regarder, et elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir comme si elle interrompait quelque chose. "Désolé, mauvaise salle." elle murmura, et se retira. Et... c'était tout.

Il n'est pas surprenant que le temps qu'elle atteigne le restaurant son niveau de confiance était au plus bas. Et peut-être qu'elle se l'imaginait, mais l'endroit semblait beaucoup plus remplis de monde que quand elle avait fait la serveuse la nuit dernière. En faite la pièce elle-même semblait plus grande, avec plus de table. Le propriétaire n'a pas perdu de temps pour faire son introduction et lui présenter le pianiste. Il l'a informée que si elle voulait plus de musique, elle n'aurait qu'à le faire elle-même. Et puis, sans cérémonie, il lui montra la scéne, où elle pouvait voir que le matériel avait déjà été mis en place.

"Maintenant ?" elle lui demanda. Tout semblait si brusque.

"Oh je suis désolé. Voulez-vous faire une pause avant de commencer à travailler ?" Dit-il avec sarcasme.

"Non, je voulais juste dire... bon j'y vais." Elle déglutit, se forçant à aller vers la scéne, c'était ridicule. Elle avait été performante depuis des années. Pourquoi avait-elle l'impression de se trouver dans des sables mouvants ? Pourquoi sa bouche était si sèche ? Pourquoi était-ce si terrible ?

Quand elle monta les deux marches et se trouvait sur la plate-forme légèrement surélevée avec vu sur le restaurant, elle savait tout d'un coup. C'est parce qu'elle n'avait jamais fait cela par elle-même avant. Autre que des auditions devant seulement quelques personnes qu'elle connaissait bien, elle n'avait jamais été sur scène, seule comme ça, avec tous ces yeux sur elle. Elle avait eu une chorale entière, une famille entière, juste là à côté d'elle. Debout ici, ce soir, elle se sentait plus seule que jamais auparavant.

Peu à peu, la salle a commencé à se calmer, les clients l'on remarqué et on attendu que quelque chose arrive. Elle ne pouvait pas imaginer ce qu'ils attendaient qu'elle fasse. Elle se retourna et regarda la pianiste, comme si elle avait l'espoir qu'elle la sorte de là, mais la jeune fille lui rendit son regard avec un visage blanc, attendant ses instructions.

Elle se retourna, et la salle était encore plus silencieuse. Quelques personnes raclaient leur gorge, comme si ils étaient gênés pour elle. Il y avait une petite onde de rire ivre, alors un chut s'éleva contre la personne résponsable. Le propriétaire se tenait derrière tout le monde, les bras croisés, le regard impatient et déjà irrité par elle.

Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose... n'importe quoi. Mais rien ne vint à elle. Et tout à coup elle se rendit compte qu'elle ne pouvait pas le faire. Ca n'allait tout simplement pas se produire. Elle avait surestimé son courage.

"Je... Je suis désolé." mumura-t-elle dans le micro. "Désolé." Elle se retouna pour partir.

Puis, à une table sombres sur le côté opposé de la pièce, une voix a crier : "Alors, que faut-il faire pour entendre du Winehouse ici ?" Pas n'importe quel voix, mais une voix familière.

Elle tourna sa tête, surprise. A la lumière trouble, elle pouvait à peine le voir. Kurt. Et assis à côté de lui, Rachel, qui mis ses doigts dans sa bouche et émis l'un de ces sifflement désagréable, suivi d'un "Wooo !" et une vague d'applaudissements.

Elle les regarda en état de choc, puis elle sentit un sourire se former sur son visage, peut-être le premier vrai sourire depuis des semaines. Le sourire s'est transformé en un silencieux rire soulagé. Elle sentit sa confiance combler le vide. Après avoir hésité quelques secondes, elle mumura quelque chose à la pianiste qui sortit la bonne partition. La tête droite, elles se dirigea vers le micro et dit de sa voix normale, " Ok, la première pour Pants au fond de la salle."

La musique a commencé, elle chanta une version plus lente. Et maintenant qu'elle avait le rythme, elle n'était pas du tout surprise de voir que la salle entière était sous son emprise, c'est à peine si il y avait du bruit et tout les yeux étaient rivés sur elle. Je suis dans mon milieu, pensa-t-elle. Après la chanson d'Amy, elle avait chanter du Adèle, puis des truc plus rétro des années soixante. Elle décrocha le micro du pied et utilisa toute la scène, parfois assise sur le bord de celle-ci et quelques fois même sautillant sur le piano. ( La pianiste lui a donné un regard désapprobateur. Qu'elle fit semblant de ne pas voir.)

Après ça elle le savait, il était temps de prendre une pause. Elle failli ne pas s'arrêter, parce qu'elle était en train de flirter à travers ses chansons avec quelques-unes des clientes, et même si elles pensait qu'elles n'étaient pas homosexuels, elle avait l'impression qu'elle faisait un assez bon travail pour les convaincre qu'elles pourraient l'être. Elle baigna dans les applaudissements pendant une minute ou deux, puis prit un verre d'eau et se dirigea de l'autre côté de la salle.

"Tu était exeptionnelle." Rachel a jailli avant même que Santana puisse s'asseoir. "Tu as tout déchiré. Cependant, il y a eu quelques mauvaises notes, à des moments clés, et desfois tu était un peu incertaine, ce qui bien sur ne peu être remarquer seulement par quelqu'un qui as eu une formation musicale supérieure comme moi..."

"Rachel." Kurt lui donna une secousse rapide sur la tête.

Comprenant son signal elle dit : "mais nous pouvons en parler une autre fois."

Santana sirotait son eau, émerveillé par le fait que ces babillages pouvaient effectivement sembler ennuyeusement réconfortant. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il faisaient ici, mais dans un sens, cela semblait inévitable.

"C'est une performance incroyable." Kurt lui dit. " Ils ton adorés, J'avais l'impression de regarder un pasteur de Holy Roller convertir des pécheurs par la puissance du Seigneur. Uniquement avec ton regard le plus sexuel."

"Ouai, bien, merci. Pour ton... tu sais." Elle ne voulait pas préciser. Maintenant qu'elle avait elle même provoqué un succés, le trac et le sauvetage était comme si sa c'était passé il y a des années.

Il semblait comprendre, et lui donna un petit sourire. "A chaque fois."

"Comment diable avez-vous trouver ce bar ?"

Ils se sont regardés l'un l'autre avec un regard significatif comme si ils essayaient de garder un secret, et Rachel dit : "Il s'avère que notre école se trouve à quelques rues d'ici vers l'ouest. Quelles sont les chances, non ?"

"Mais pour être honnête Santana," Kurt a repris. "Nous somme venue ici ce soir avec une arrière-pensée... autre que de te regarder travailler ta magie noire."

"Est-ce pour me demander de te sauver de cet horrible écharpe ? parce que, pour être honnête ? Je pense que c'est peut-être déjà trop tard."

Kurt jeta un oeil à l'écharpe en question, et sembla être à court de mots. "Pourquoi ne commence tu pas ?" Il suggéra à Rachel.

"D'accord, voici la chose. Tu sais que Kurt et moi avons été acceptés dans la préstigieuse Academie des Arts dramatique de New York, communément appelés NYADA." Elle dit ces mots d'une voix forte, comme si les gens proches d'eux seraient impréssionné. "Techniquement, tous le étudiants de première année sont tenus de vivre sur le campus et nous étions tellement excités à ce sujet. Nous pensions que se serait une occasion unique dans nos vie d'être entouré de personnes comme nous. Inutile de dire que nous étions tous les deux exalté de d'emmenager dans les dortoirs, il y a quelques semaines." Elle fit une pause, le regard dramatique. "Et bien... pour le dire crûment, c'était un désastre complet. Tout ce qui pourrait mal touner, a mal tourné. Mon colocataire ? Etait une diva narcissique totale. Tout ce qu'elle faisait, c'était de parler tout le temps et sans arrêt de son incroyable talent. Peut-tu imaginer ?"

"Ca a dû être atroce." Répondit Santana avec sarcasme.

"Tu peux dire ça. Non seulement cela, mais il y avait tellement de règle ridicules. Comme par exemple, pas de claquettes dans les couloirs. Allo ! C'est une école des arts du spectacle !"

"De plus , ils ne me laissait pas rester dans la chambre de Rachel passé vingt-et-une heures." déclara Kurt."Je veux dire, pour l'amour de Nancy, qu'est ce qu'ils pensaient que l'on faisait là-dedans ?" Il frissonna un peu. "Honnêtement."

"Et comme si tout cela ne suffisait pas," Rachel s'énerva, "Ils ne voulaient même pas que nous allumions des bougies parfumées." Elle parlait comme si c'était l'indignation ultime et le point qui a tranché la question.

Santana se retourna vers la scène, se demandant combien de temps sa pause était et si cette histoire avait un quelconque rapport avec elle.

"Enfin bref." déclara Kurt remarquant son impatiente, "Pour couper court, les papas de Rachel ont réussi à nous avoir une note du médecin qui prétend qu'en raison de notre éducation du Midwest sous le soleil de l'Ohio, nous souffrons tous les deux d'une grave phobie vertical qui nous empêche de vivre dans un bâtiment plus haut que quatre étages."

"C'est la chose la plus stupide que j'ai jamais entendue." déclara Santana.

"Oui, mais la menace d'une action en justice peut être un argument de poids. Ils nous ont donc permis d'aller vivre à l'exterieur du campus."

"Nous avons trouvé cet endroit incroyable." continua Rachel, à nouveau excité. "c'est à Brooklyn. Sunset Park. Le trajet est un peu long, mais c'est un quaurtier très sur. Et nous sommes au quatrième étage, nous avons donc accès à la toiture. La vue est à couper le souffle."

"C'est très bien." Déclara Santana, en féniant tout enthousiasme. " Tu dois te sentir comme une Felicity juive. Qu'est-ce que cela a à voir avec moi ?"

"Et bien la chose est," Kurt dit : "Même si le loyer est très abordable pour la taille, nous avons encore besoin d'au moins une autre personne pour être en mesure de le payer."

"Et il y a trois chambres à coucher." Ajouta Rachel. "Même si nous soupçonnons que deux d'entre elles devaient être une chambre et que quelqu'un à construit un mur illégal au milieu."

Santana pensa qu'elle commençait enfin à voir où tout cela menait. "Attendez, vous me demandez d'aller vivre avec vous ?" A sa grande surprise, quelque part au fond d'elle, cette idée absurde ressemblait comme une corde jetée à une victime de la noyade.

"Nous avons juste pensé qu'il serait logique. Je veux dire, je sais que tu vis à Washington Heights," déclara Rachel. "Et si nous parlons à partir d'un point de vue de théâtre musical, je dois dire que j'approuve sans réserve. Je ne pense pas que quiconque conteste que Lin-Manuel Miranda est un génie."

"Qui ?"

"Ce que Rachel essaie de dire c'est..." Kurt repris, "Tu n'es pas dans un quartier très sur. Surtout pour quelqu'un d'externe à la ville. Savais tu qu'une fille a été attaqué à seulement trois pâtés de son bâtiment la semaine dernière ? et contrairement à toi, elle ne portait probablement pas de bijoux qui valent plus que la voiture de la plupart des gens."

"Mais à côté de tout cela, Tu vie seule par toi même." Dit plus tranquillement Rachel. "Je ne peux même pas imaginer. Nous savons que tu as eu un peu de mal à t'adapter."

"Pourquoi pense tu cela ?" Santana demanda d'une voix forte. Il y avait de la sympathie dans la voix de Rachel, qui l'hérissa immédiatement. Qu'est ce qui se passait ici ?

Ils se lancèrent un regard secret encore, comme si ils se demandaient comment lui dire.

Et puis, tout d'un coup, le déclic, dans son esprit. Brittany. Bien sur. Ca devait être Brittany. Tout avait un sens maintenant... Elle avait provoqué tout ça. C'est comme ça qu'ils savaient où elle vivait. C'est comme ça qu'ils avaient su qu'elle avait un spectacle ici en premier lieu. Il s'agissait d'une embuscade.

Elle se pencha en arrière sur sa chaise fermant les yeux pendant une seconde, se sentant trahi.

Ils se regardèrent, se rendant compte qu'elle avait pensé à elle.

"Elle est juste inquiète pour toi." Dit Kurt doucement. "Elle pense que tu as un moment difficile. Et elle se demande si peut-être nous pourrions nous entraider les uns les autres. C'est tout."

Santana inhala lentement. Elle avait été tenté. Il y a quelques secondes, elle ne pouvait pas nier qu'elle avait été un peu tenté. Mais s'il y avait une chose dans le monde, qu'elle ne pouvait pas supporter, c'était la pitié de quelqu'un d'autre. Surtout venant de ces deux là. Et maintenant, elle avait toute la motivation qu'elle avait besoin pour leur dire de retourner à leur affaire et de leur faire savoir à quel point il l'avait mal évalué.

"D"accord, mettons les choses au clair ici, Laverne et Shirley." dit-elle. " Là où j'habite ce ne sont pas vos affaires. Mais même s'il l'était, vous pourriez encore vous ridiculiser, parce que, pour votre information ? Depuis que je suis en ville, ma vie a été fabuleuse. Et donc, oui, peut-être que je ne voulais pas que Brittany le sache. Peut-être que je l'ai fait paraître un peu plus ghetto qu'elle n'est, et vous savez pourquoi ? Parce que je me sens mal pour elle. Je suis ici à vivre comme dans un clip de Jay-Z, et elle est toujours coincé à Loserville avec un glee club qui n'a même plus Mercedes et moi pour le sauver de la médiocrité."

Kurt et Rachel se regardèrent comme si ils s'attendaient à cette réaction, et même si elle ne pouvait pas dire qu'ils croyaient un seul mot de tout cela, elle ne pouvait pas s'arrêter maintenant.

"Vous pensez, que juste parce que nous nous trouvons tous ici dans la même ville, nous allons magiquement devenir les meilleurs amis ? parce que je veux dire, le fait est, je vais traîner avec des gens badass ici. Juste quand... dès que je les aurait rencontré." a-t-elle ajouter évasivement, son regard se déplaçant vers le bas pour une seconde. "Et quand cela arrivera, je ne veux pas avoir deux souris trainant dans ma rue avec vos référence sur le théâtre obscur et vos armoire traumatisantes. Sérieusement, Hummel, pourquoi ce foulard à le droit d'exister ?"

"Santana..." dit Rachel.

"Non, non, non, laisse moi finir. J'ai besoin de préciser une chose. Parce que nous trois ? Nous n'allons pas avoir d'autre conversation. Nous n'allons pas traîner ensemble. Et nous n'allons certainement pas devenir des colocataires. Compris ?"

Et si une infime partie d'elle se detestait pour cela, elle ne pouvait pas nier que le mal et l'embarras sur leur visages lui a donné un sentiment de puissance qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps.

Ils étaient tous les deux silencieux pendant quelques secondes, absorbant son discours. Finalement, Rachel à esquissé un sourire amer et dit : "Très bien. Si c'est ce que tu ressent, alors nous n'allons pas te déranger à nouveau" Elle se leva et se retourna pour partir. Puis semblant avoir des doutes, elle a tiré un bout de papier pliée de son sac. "Mais voici l'adresse, juste au cas où tu serais dans le quartier."

"Je ne serai surment pas dans le quartier." lui dit Santana. Mais elle prit le papier.

Kurt la regarda avec résignation. Elle pouvait dire qu'il était désolé pour elle. "Bonne chance, Santana." dit-il du voix sardonique sec. "Si tu ... as besoin de quoi que se soit."

Et puis il sont sortis. Et il y avait une voix au fond d'elle se demandant ce que diable elle faisait, une voix criant Arrête les, elle ne la pas fait. Elle resta assise là et les regarda s'éloigner, en essayant de maintenir son expression de supériorité.

Quelque part sur le côté, un homme eu une toux significative, elle regarda autour pour voir le propriétaire du club pointer sa montre. Génial. Elle avait presque oublié qu'elle devait retourner sur scéne et chanter. Elle se leva et se dirigea vers la scéne d'un air las. Maintenant, bien sur, la salle était de nouveau pleine d'étrangers.

Bien que le reste de la nuit était un peu embrouillé, elle avait toujours le sentiment que tout se passait bien. Le public ne semblait pas remarquer que quelque chose la tracassait, au moins. Et le propriétaire semblait assez heureux, car quand elle partit à la fin de la nuit, il avait souri et lui donna ses horaires de travail officiel. Ainsi, au moins une chose dans cette journée n'avait pas été une catastrophe.

Son retour dans le quartier semblait encore plus terrifiant que d'habitude, elle pouvait blâmer Kurt pour lui avoir mit des craintes dans sa tête. Avait-il vraiment besoin de lui parler de la jeune fille qui avait été attaquée ? C'était probablement juste son imagination, mais tout le monde semblait la regarder, regarder ses vêtements coûteux, ses ongles parfaitement manucurés et son collier de diamants qu'elle savait devrait cesser de porter, mais a refusé de le faire. A l'intérieure de sa poche, elle gardait une main nerveuse serrant le cadeau d'adieu du Coach Sylvester, une boîte contenant un mélange de gaz poivré, d'acide sulfurique et d'eau de cologne de Will Schuester, garantissant de " défigurer et donner la nausée en même temps" à ses potentiels agresseurs.

En toute sécurité à l'intérieur de l'appartement, elle avait pensé appeler Brittany, mais changea d'avis et mis le téléphone de côté. D'une part, elle était en colère. Brittany n'avait pas le droit de raconter tout ça à Kurt et Rachel. A quoi avait-elle pensé ? Mais plus encore que d'être en colère, Santana avait honte. Elle savait que Britt serai déçu par sa réaction, par la façon dont elle avait ruiné ce qui semblait être pour tout le monde comme la situation idéale. Et elle ne voulait pas faire face à cette déception ce soir.

Ainsi, au lieu de sa, elle s'installa sur le canapé pour commencer sa routine habituelle avant d'aller se coucher, manger un repas surgelé seule et regarder TCM. Contre sa volonté, elle était devenue de plus en plus cinéphile. Mais dans une cruelle ironie, qui semblait être la cerise sur le sundae qu'avait été cette semaine de merde, le film qui passait ce soir était la version original de 1961 de West Side Story. Elle considera de ne pas le regarder, mais l'endroit était trop calme sans le téléviseur. Alors elle s'alongea avec une boule dans la gorge, se demandant pourquoi elle avait eu tellement hâte que le lycée se termine. En ce moment, elle se sentait comme si elle voulait revenir un an en arrière.

Au moment où le film était presque terminé avec le duo de Boy Likes That, la boule dans sa gorges était presque entrain de l'étouffer, et ses yeux la brûlaient de larmes. Elle savait que si elle craquait en ce moment, ce serait une crise émotionnelle épique, le genre de crise qui peut duré pendant des heures, sa nature ne lui avait pas permis de craqué depuis son arrivé ici, il y a quelques semaines. Et elle decida presque de la laisser venir, de laisser aller cette tempête sur elle jusqu'à ce qu'elle soit épuisé, car elle ne pouvait pas se sentir pire quand ce moment.

Puis, tout d'un coup, on frappa fort à la porte. Plus un martèlement. Elle sursauta, surprise.

Une voix masculine profonde en plein essor dit : "Ricky ! Tu es là ?"

Elle voulu commencé à crier qu'il n'était pas chez lui, que techniquement il ne vivait même pas ici, mais pour une raison quelconque, elle se retint.

La voix de l'homme à ajouter, "Tu ferais mieux d'ouvrir tout de suite, l'ami ! Nous devons parler business !"

Son accent lui était étranger, elle ne pouvait pas tout à fait savoir d'où il venait, mais alors les paroles de son cousin à son seul et unique passage à l'appartement lui revint. Oh merde. Le gars du Nigeria ?

Se deplaçant aussi discrétement qu'elle le pouvait, elle est allée éteindre la télé, puis le lampadaire. La salle à été immédiatement plongé dans le noir, la seule lumière était les lampadaires qui brillaient à travers la fenêtre. Peut-être qu'il penserait que personne n'était à la maison.

Le plan semblait fonctionner quand elle entendit l'un d'eux dire à l'autre, "On dirait qu'il n'est pas ici." Elle poussa un soupir de soulagement, mais le soulagement fut de courte durée, parce que les prochaines paroles qu'elle entendit était : "Allez-y défoncer la porte."

Un coup éclata contre la porte. Elle se figea comme un cerf dans des phares, ne sachant pas quoi faire. Puis un autre coup. Cette fois, elle se força de se déplacer vers une chambre. Et alors que le troisième coup brisa la porte de ses gonds, elle plongea sous le lit, et roula aussi loin contre le mur, comme elle le pouvait.

Elle gisait sur le sol, le frond en sueur, les bourdonnement de son coeur dans ses oreilles étaient si fort qu'elle ne pouvait presque pas entendre si ils étaient à l'intérieure de l'appartement ou pas. Mais ensuite ils ont commencé à tout casser dans l'appartement. Elle pouvait entendre des éclatement de verre, des tiroirs retirés et mis sur le côté, du mobilier renversé. Elle entendit ce qui devait être la télévision s'écraser sur le sol, et le circuit électrique faire "pop". Elle resta immobile comme elle le pouvait, faisait aucun bruit. Il y avait quelque chose derrière son dos, mais elle ne pouvait pas suffisamment bouger pour l'enlever.

De toute évidence ils ne trouvaient pas ce qu'ils cherchaient dans le salon, ils se sont donc déplacé dans la chambre. Putain de merde, pensa-t-elle, sa main se déplaçant automatiquement dans sa poche où se trouvait le spray au poivre, mais elle avait oublié qu'elle avait déjà changer de vêtement. Le plafonnier a été renversé, et il marchaient à travers la pièce, vers le lit. Elle les entendit fouiller dans le tiroir de la table de chevet. Leurs pieds était si près, qu'elle aurait pu touché leurs chaussures.

Ne regardez pas sous le lit, elle pria. Ne regardez pas sous le lit. Elle ferma les yeux, comme si cela allait l'empêcher d'être vu. Puis elle sentit quelque chose ramper sur sa cheville, quelque chose qu'elle soupçonnait être probablement un cafard. Elle se mordit la lèvre et essaya de la supporter, en utilisant tout la volonté qu'elle possédait pour ne pas tirer sa jambe.

"Il n'y a pas de shit ici." l'un d'eux dit finalement d'une voix déçu. "Il a tout garder sur lui."

"Viens, allons-y." l'autre homme à répondu. "J'ai une idée d'où il pourrait être."

Elle les entendit se retirer vers l'entrer, puis à la porte, dans le couloir et vers la cage d'escalier. Pourtant, elle ne bougea pas. Elle réspira à peine.

Enfin, après ce qui semblait être une heure, mais probablement pas plus de cinq minutes, elle sortit de dessous le lit, hésitante, comme si ils avaient fait semblant de partir. Elle était trempée de sueur et couvert de crasse, et avec une grimace, elle sortit ce qui avait creusé dans ses côtes. La télécommande. Bien sur. Bien sur, maintenant elle trouvait cette putain de télécommande.

Elle la garda dans sa main une seconde, à la regarder, puis la jeta si fort contre le mur qu'elle se brisa. L'une des piles heurta sa chaussure.

Elle se leva du sol, et ne tarda pas à emballer ses affaires, ou ce qu'elle pouvait encore trouver dans cet appartement ravagé. Elle rassemble tous ses vêtements, son maquillage, ses produits pour la douche, son iPod, aussi vite qu'elle le pouvait. Elle a penser laisser ses manuels neufs, mais décida que comme elle les avait payé une fortune, elle ne pouvait pas les laisser, même si il y avait peu de chance qu'elle les utilises.

Parce que c'était fini. Elle abandonne. Elle admettait la défaite et allait rentrer à la maison. Rentrer dans l'Ohio, rentrer à Lima, retrouver Brittany. Elle vivrait avec ses parents pour toujours. Elle aurait dix-huit chats et commencerai à collectionner les bouteilles de lait et devenir une de ces lesbiennes qui portent des vêtement excentriques et qui se marmonne des truc à elles-mêmes dans la rue. Elle ne s'en souciait plus. La ville avait gagné.

Sans même prendre le temps de se laver, elle réunit tout ses sacs ensemble et partit sans regarder en arrière. Elle se sentirait plus en sécurité à dormir sur un bac à l'aéroport que de passer une autre nuit dans cet enfer. Même si elle ne pouvait pas avoir un vol tout de suite, même si elle devait attendre que son père mette des jours à accepter de payer le billet, elle serait encore mieux là-bas qu'ici.

Elle avait quitté le bâtiment avec la ferme intention d'aller à l'aeroport JFK. Il n'y avait pas d'autre plan dans son esprit. Mais alors... sans jamais tout à fait comprendre comment c'était arrivé ou quand elle avait pris la décision ou quelle étrange, tordu, puissance satirique dans l'univers mais... elle n'avait pas terminé à l'aéroport. Elle n'avait même pas attérit près de l'aeroport.

Au lieu de cela, quelques heures après avoir quitté Washington Heights, elle s'était retrouvée à Brooklyn.

Elle se trouvait debout dans une rue calme, relativement pacifique, ou aussi calme qu'une rue de New York peut être dans une heure tardive en pleine nuit. Elle était là regardant un bâtiment en briques brun patiné, probablement construit au début du 20e siècle et portant l'âge d'une vieille dame en lambeaux, mais encore respectable. Elle monta les marches doucement passa devant un homme qui dormait dans un fauteuil instable dans le couloir en bas (Qu'est ce que c'est que ça ?) et jusqu'au quatrième étages. Et puis, contre toute logique qui existait dans le monde, elle se trouva tapant sur la porte de l'appartement marqué 403. Et comme personne ne répondit, elle tapa plus fort.

Et quand tous les deux vinrent ouvrire la porte dans leurs ridicules pyjamas (Oh mon dieu, leur pyjama sont assorti ?), elle laissa tombé ses sacs sur le sol et ouvrit la bouche pour leur parler de l'immense faveur qu'elle leur faisait en étant ici avec eux, mais comme après avoir réflechit, elle décida de prendre pitié d'eux et de leurs petites vies misérables.

Ils l'a regardèrent avec confusion, les yeux larmoyants de sommeil, attendant. Mais les mots ne venaient pas. Au lieu de cela, son visage se décomposa, ses lèvres tremblaient, et d'une voix plaintive elle gémit, "Je déteste New York."

Ils la regardèrent pendant un bref instant, sans dire un mot, et puis stupéfait... ils s'écartèrent pour la laisser entrer. Elle s'avança et s'éffondra contre eux dans une étreinte maladroite, en espèrant que cela suffise pour un merci sans qu'elle ait besoin de dire les mots. Elle s'accrocha à eux pendant quelques minutes, pleurant toujours, alors ils lui caressèrent le dos et levèrent les yeux pour se regarder.

Puis elle renifla bruyamment, pris une inspiration tremblante, et s'éloigna pour trouver la douche, laissant ses sacs dans le couloir pour qu'ils lui apportent.

Et depuis... elle avait été ici.

Evidemment, dès le début, sa n'avait pas été un arrangement parfait. Dès le premier matin, quand elle est arrivé dans la cuisine en pyjama, sans maquillage, les cheveux en désordre, et ses lunettes, Kurt avait sursauté en état de choc et mumura : "Oh mon dieu. Rachel,qui est ce ?" Alors, quand il est sortit sur le balcon pour lire le journal, elle l'avait enfermé pendant deux heures.

Tous les trois se chamaillaient et rivalisait non-stop, ils se moquaient les uns des autres sans pitié. A partir de ce premier jour, ils se battaient sur tout; allant des décisions pour le dîner, ce qu'ils allaient regarder à la télé, à la façon de mettre correctement le rouleau de papier toilette. (Rachel : tu est censé le tirer par l'avant. Tout le monde sait ça !) Ils se sont battus pour le loyer, la facture du câble et les produits de l'épicerie. (Santana : Je ne vais pas payer pour ton lait et tes légumes dégueulasses, tu sais combien coûte cette merde ?) Ils se sont battus pour savoir qui avait utilisé toute l'eau chaude, à a qui était le tour de faire la vaisselle et qui était celui qui n'avait pas rabattu le siège des toilettes. (Kurt : Je suis désolé, Mesdames, mais même si je suis gay, je ne fait toujours pas pipi assis.)

En raison d'un malentendu lié au message téléphonique, il avaient passé toute une journée sans se dire un mot. Cela avait été le moment le plus paisible que l'appartement avait connu. Ils se sont tous demandé si cela allait pouvoir fonctionner. Mais quand Rachel à reçut un chèque de sa grand-mère pour son anniversaire et décida de l'utiliser pour s'acheter de nouveaux vêtements, il n'y avait pas moyen que Kurt et Santana laisse cela se produire sans leur intervention. Après tout, ils allaient devoir être vu en public avec elle. Alors , le silence fut brissé, ils sont allés faire du shopping avec elle et tous les trois on passé l'après-midi a se battre sur ce qu'elle devait acheter.

Et oui, parfois, c'était presque trop à supporter. Il est vrai que, parfois Santana devait cacher les couteaux de cuisine avant d'aller au lit le soir, parce qu'elle avait peur qu'une fois endormi tous les deux essayeraient de la tuer. Il est vrai que, parfois, Kurt se demandait si il ne préfèrait pas aller dans un établissement psychiatrique que de passer encore une nuit de plus avec elle deux. Il est vrai que la porte de la chambre de Rachel avait fini par être un peu fissuré a force de la claqué tant de fois avec un air mélodramatique.

Mais malgrès tout ça, ils ont réussit en quelque sorte à vivre ensemble. Ils formaient des alliances changeantes, parfois c'était Kurt contre les deux jeunes filles. Parfois, c'était Rachel contre les deux gays. Parfois, c'était Santana contre les deux perdants. De cette façon, jamais l'un d'entre eux c'est retrouvé à part pendant plus de quelques heures. En général, aucune régle majortaire régnait plus de quelques minutes.

Et peut-être que la chose la plus surprenante, pour chacun d'eux, c'est que, même au milieu d'un combat, ils trouvaient des petites façons de prendre soin les uns des autres. Parce qu'à la fin de la journée, ils étaient juste eux trois et personne d'autre. Lors de la première visite de Blaine qui s'est terminée en une rupture inattendue, Santana et Rachel ont essayé de remonter le moral de Kurt avec la cuisson de petits gateaux et lui on acheter un abonnement au site porno gay. ("c'est le meilleur" Rachel lui avait assuré.) Et quand Santana décida de commander un extra-rare cheeseburger au restaurant du coin qu'ils fréquantaient, et a ensuite passé toute la nuit à vomir, ils étaient resté tous les deux avec elle à lui tenir les cheveux en arrière et la forcer à boire du Pepto Bismol. Lorsque tous les trois on opté pour diverses raisons de rester en ville pour Thanksgiving et que Finn essaya de faire culpabilisé Rachel à ce sujet, Santana l'avait appeler pour lui donner une longue liste détaillée sur les nombreuses façon qu'un mâle humain peut "accidentellement" perdre ses testicules. En fin de compte, il avait trouvé que rester était une excellente idée. Il était même venu pour une visite surprise, à ses propres frais, pour passer les vacances avec eux.

Et quand sa propre relation avec Brittany est devenue confuse, Kurt et Rachel l'on soutenue et encouragé à rencontrer de nouvelles personnes. Après des semaines de protestation, ils l'avaient traînée dans sa première boîte de nuit lesbienne. Elle avait été surprise de constater sur le chemin du retour que Rachel avait obtenue plus de numéro de téléphone qu'elle. (Santana : Que va tu même faire de ça ? Rachel: Rien, évidemment, c'est juste agrèable d'être apprécié.) Et quand elle avait enfin rencontré quelqu'un, ils avaient essayé de leur mieux de l'enraciné dans la relation, même si à la fin elle n'avait pas été en mesure de garder son enthousiasme, mais c'est une tout autre histoire.

Donc dans l'ensemble,malgrès les inconvénients, leur situation de vie était supportable. Et parfois, Santana devait l'admettre, elle était encore plus que supportable.

Comme quand Kurt et Rachel lui ont rendu visite au travail (ils n'avait pas mentit sur le fait que leur école était à seulement à quelques pâtés de maisons) et qu'elle les a invités sur scène pour des duos et un trio occasionnel. Quand ils ont chanté ensemble, ils semblaient connecter. Ou quand ils sentassaient dans le canapé pour s'adonner à leur passion commune pour le trashy reality TV. Parfois ils s'endormaient et se réveillaient avec des membres enchevêtrés comme une portée de chiots. (Lorsque cela arrivait, ils s'extirpaient sans contact visuel et ne parlaient jamais de ça à haute voix.) Ou les moments où ils jouaient au Pictionnary ivre et qu'ils se mettaient à rire si fort sur les compétence horrible de Rachel et sur son indignation face à leur incapacité à comprendre ses dessins, alors les voisins du dessous tapait sur leur plafond avec un balai pour les faire taire.

Et, en particulier, les nuits où ils se trouvaient sur le toit, à boire du vin acheté illégalement pour se sentir sophistiqué, regardant à travers la ville et voir les vives lumières scintillantes de Manhattan. Dans ces moments là, tout était beaucoup plus supportable, Dans ces moment là, on avait l'impression que c'était ce pourquoi ils étaient venus à New York. Que la vie rêvé n'était pas juste à portée de main, mais qu'elle était ici.

Et ce sentiment, plus que tout, c'était ce qu'elle voulait partager avec Brittany.