Chapitre 5

Comme son emploi du temps de la journée lui permettait, avant de quitter le bâtiment Santana pris quelques minutes pour présenter Brittany à leur voisins du quatrième étage. Elle était un peu nerveuse à ce sujet, puisque la plupart des autres locataires étaient au mieux excentrique et au pire fou. Mais alors elle réflechi sur le fait que Brittany faisait parfois une première impression inhabituelle aux gens, elle décida que ce n'était pas la peine de s'inquiéter.

Donc, quand elles prirent le train a Midtown, Brittany avait déjà fait la connaissance de Rhonda, perpétuelle parano, immigrante jamaïcaine d'une trentaine d'années qui vivait au même étage, et qui semblait gagner sa vie en vendant des perroquets, des furets et de l'herbes. ("Donc, si jamais tu es intéressé par l'une de ces choses..." Santana avait suggéré ironiquement.) Elle avait rencontré M. et Mme Nguyen, le couple vietnamien de personnes âgées qui vivait juste à côté de Rhonda, et qui était presque annormalement normale selon les normes du bâtiment. Leur seul véritable distinction était qu'ils aimaient faire semblant qu'ils ne parlaient pas anglais quand Rahel était dans les parages, de sorte qu'elle ne les embetait pas avec des questions sur Miss Saigon. ("Je ne comprends pas." Se plaignait-elle souvent à Santana et Kurt. "Je les vois parler à d'autres gens tout le temps. Je ne parle pas assez clairement ?")

Ensuite, elle avait été présenté à , qui occupait l'appartement à côté du leur, et qui était leur voisin préféré. était professeur d'anglais au Brooklyn College bientôt à la retraite, un homme grand, rougeaud qui parlait d'une voix tonitruante et aimait citer des vers aléatoire de poésie de manière agréable aux gens. Il les évoquait tous les trois comme "les enfants du théâtre", et était probablement la seule personne dans le bâtiment qui n'avait jamais porté plaintes pour les chants forts et incessant qui venait de leur appartement à toutes les heures de la journée. En plus de sa tolérance au bruit, il nourrissait également la conviction que dans les pays civilisés l'âge légal pour boire devrait être de douze ans, et donc leur vendait volontier, chaque fois qu'ils le voulaient, des bouteilles de vin. Et bien sur ils en voulaient souvent.

Tout au long de ces présentations, Santana réussi à éviter de mettre une étiquette spécifique sur les rapports entre Brittany et elle. Elle ne faisait pas référence à elle comme une amie, mais elle ne dit pas non plus qu'elle était sa copine. Il aida que la plupart des voisins aimait l'interrompre et parler d'eux. Mais ce n'était pas comme si elle avait honte, pas du tout. C'était plus que, étant donné l'état actuel et complexe de leur relation, elle ne savait pas du tout comment elle devait l'appeler. Elles n'en n'avait pas encore discuter. Brittany pour sa part, ne semblait pas remarquer quoi que se soit. Et au soulagement de Santana, tout le monde semblait l'aimer. Rhonda lui avait même offert un furet gratuit, auquel Santana avait vite dit : "Non." au regard plein d'espoir de Brittany.

La seule personne qu'elle ne pu présenter était Pete,qui était en train de faire sa sieste de l'après-midi dans le halle en bas quand elle quittèrent le bâtiment, sur la pointe des pieds. Santana soupira de soulagement, elle n'aura pas besoin d'expliquer pourquoi elle passait la journée avec Ruby plutôt que Greta. Dans l'esprit embrouillé de Pete, ce serait comme un adultère.

Sur le chemin vers la station de métro, puis le train lui-même, Santana regardait les réacions de Brittany avec amusement. Tout était si nouveau pour elle, tellement excitant. Elle sautait pratiquement sur le trottoir, tirant la main de Santana pour qu'elle se dépêche. Elle regarda chaque vitrine dans leur quartier de Brooklyn, comme si elle était devant les boutiques de la 5e Avenue. Dans le métro, elle respirait l'odeur fétide comme si c'était celle d'une boulangerie à la place d'un journal imbibé d'urine. Puis, dans le train, elle ne pouvait pas rester en place. Elle était en équilibre sur ses genoux, sur le banc, regardant par la fenêtre, même si il n'y avait rien à voir, a par de rapides graffitis flou qui passait trop rapidement pour être lu. Santana se moquait d'elle, ravie. Elle savait qu'elle devrait l'avertir de ne pas attirer l'attention sur elle, mais elle n'avait tout simplement pas le courage de le faire aujourd'hui.

Dans Manhattan, Brittany réussi à freiner son vertige avec une jouissance plus sophistiquée. Après tout, elle était déjà venu ici avant, pour les Nationales. Elle semblait penser que ce premier voyage en ville, lui donnai le droit d'agir comme si elle connaissait bien l'endroit. Pour Santana, c'était tout aussi adorable que sa crainte plus tôt. A la patinoire du Rockefeller Center, Brittany pris tout en charge comme si elle y avait été des dizaines de fois, de l'achat de leurs billets jusqu'au choix de leurs patins, et guida Santana vers un banc où elle pourraient se changer, son visage rayonnant.

"Tu sais," dit-elle à Santana, balançant ses patins. "Quand j'étais enfant, j'avais l'habitude de penser que le verre était de la glace chaude. Et crois-moi, tu ne dois pas mâcher un morceau de verre. Parce qu'il ne fond pas sur ta langue, pas du tout."

Santana lui lança un regard troublé. "Comment as-tu survécu à l'enfance ?"

"Parfois, je me le demande." Brittany admis. Elle se leva et tira Santana derrère elle, excité. "Allez."

Maintenant que les vacances étaient terminées, la patinoire était modérément bondé. Mais à la minute où Santana mis les pieds sur la glace, elle réalisé que cela n'allait pas être aussi facile qu'elle le pensait. Elle avait fait du roller, beaucoup de fois, et elle avait supposé que se serait fondamentalement la même chose. Mais ça ne l'était pas. Même pas un peu. Immédiatement, elle commença à perdre l'équilibre et Brittany dût la rattraper pour l'empêcher de tomber.

"Tout est dans les cheville." lui dit-elle. "Tu dois faire comme si elles étaient fabriqué avec de l'acier."

"Acier ?" Répéta Santana. "Je ne savais pas que tu devais être un robot pour faire du patin."

"Il suffit de t'accrocher à moi jusqu'à ce que tu te stabilise."

Elles ont commencé lentement, Santana s'accrochant à elle et se sentant ridicule. Mais l'enthousiasme de Brittany était contagieuse. Il était clair qu'elle s'amusait, même si elles se déplaçaient à la vitesse d'un escargot et que tout le monde à la patinoire les doublaient, encore et encore. Santana ne pouvait pas s'empêcher de rire d'elle-même et de son ineptie, qui était quelque chose qu'y lui arrivait presque jamais. Peu à peu, elle se relâcha et détendit sa position, mais toujours en gardant la mainmise sur le bras de Brittany.

"Tu vois, c'est amusant, non ?" Brittany lui demanda.

Avant qu'elle ne puisse répondre, un garçon de neuf ou dix ans passa vers elles en leur criants. "Tu crains !"

"Hey !" Santana lui cria après. "Pourquoi ne pas revenir ici et me le redire, petit punk ?"

"Ignore le." déclara Brittany, de manière douce. " J'ai gagné quatre cents dollars en Baby sitting le semestre dernier, et si il y a une chose que j'ai apprise au sujet des enfants, c'est que la meilleur façon de les faire taire quand ils sont ennuyeux, c'est de ne pas faire attention à eux." Elle réfléchi. "Bien sur, parfois ils s'enfuient et volent la voiture du voisin pour se rendre à la fête foraine. Je ne pense pas que les parents de Sam me demanderont à nouveau de les garder."

Santana décida de ne pas demander plus de détails sur cette troublante histoire. Au lieu de cela, elle dit : "M. et Mme Nguyen sont toujours en train de nous demander de garder leurs petits-enfants quand ils leurs rendent visite. Mais nous trouvons toujours des excuses. Je veux dire, entre mon humeur, les porno gay de Kurt et les produits d'épilation de Rachel, l'appartement n'est pas vraiment sur pour des enfants, de toute façon."

En disant cela, elle oublia que ses chevilles étaient censés être en acier, et l'une d'elles c'est soudainement tordu sous elle. Brittany la rattrapa avec des réflexes fulgurants, de sortent qu'aucune des deux ne tombèrent.

"HA HA HA !" entonna le petit garçon de nouveau.

Santana le regarda. "Je suis sur le point d'aller à Lima Heights sur ce gamin."

Brittany lui sourit. Elle se retourna et patina à reculons, lentement, tenant les deux mains de Santana et la tirant. "Je peux te dire un secret ?" Demanda-t-elle. "J'aime bien quand je suis meilleur que toi dans quelque chose."

Santana lui sourit en retour, incapable de s'aider elle-même. "Oh, ouai ? Et comment sais-tu que je ne fais pas semblant pour te faire sentir bien dans ta peau ?"

Pour toute réponse, Brittany la lâcha brusquement, et Santana failli tomber de nouveau avant que Brittany la rattrape de nouveau. Au lieu de protester contre cette injustice, Santana la tira plus près pour un baiser.

Ce n'était rien de plus qu'un petit bisou, elles ne s'arrêtèrent même pas de patiner. Mais avant qu'elles ne se séparent l'une de l'autre, une femme obèse dans un pantalon violet serrés sembla se matérialiser de nulle part à côté d'elles, surgissant comme un buffle. "C'est un endroit familial, les filles." Leur dit-elle, à la fois résigné et dégoûté en même temps.

"Oh, Vraiment." Dit Santana, haussant les sourcils en l'examinant. "Et bien, vous pourriez envisager de couvrir vos orteil de chameau, Wynonna Judd, parce que je suis sur que la vue de ceux-ci viennent d'endommagé mes ovules et traumatisé les enfants que je n'ai pas encore eu."

"Embrasse mon cul !" Dit la femme, abandonnant toute civilité en patinant devant elles.

"Lequel ?" Lui cria santana, avec un sourire agrèable.

Brittany se mordit les lèvres pour ne rien dire. Santana la regarda. "Quoi ? Etais-je censé l'ignorer ?"

Au lieu de répondre, elle dit. "Bon, il est temps pour la deuxième leçon. Plie un peu tes genoux, de sorte de pouvoir avancer. Tu est censé glisser sur la glace, pas marcher dessus."

"C'est un peu difficile de se concentrer sur le glissement quand cet endroit est rempli de trous du cul." Mais elle essaya de toute façon, Brittany avait raison, le mouvement devenait plus facile. Elles ont patinées quelques minutes, augmentant la vitesse jusqu'à ce qu'elles aillent à la même vitesse que tout le monde sur la patinoire. Santana réussi à se détendre suffisamment pour regarder autour d'elle, admirant le fait qu'elle était ici, avec Brittany. A ce moment précis, tout semblait juste, de la façon dont elle avait imaginé que ce serait. C'était comme un jour parfait à New York, avec la seule personne dans le monde avec qui elle voulait le passer.

Alors bien sur, ce fut le moment que l'une de ses jambes choisit pour dévier dans une autre direction, sans sa permission, la prenant avec elle. Elle s'accrocha à Brittany, mais cette fois, pour une raison quelconque, elles n'étaient pas en mesure de garder leur équilibre, et elles tombèrent toutes les deux par terre.

Ce n'était pas une mauvaise chute, mais elles restèrent assise là, sans se relever. "Tu vas bien ?" demanda Brittany.

"Ouai." dit-elle embarrassée. Elles étaient pratiquement en plein centre de la patinoire, et tout le monde continua à patiner en cercle larges autour d'elles. Un couple passa, faisant des manoeuvre complexes, slalomant entre les patineurs avec des mouvements fluides. "Désolé." Elle leva un peu les yeux. "Si ce n'était pas pour moi, tu ferais probablement ça."

Mais Brittany ne semblait pas tenté. Elle détouna le regard du couple et regarda Santana pendant quelques secondes, puis poussa une mèche de cheveux de son visage, et dit d'une voix douce : "Je préfére être ici."

Elle la regarda et la sensation d'une montée d'émotion qui était assez forte pour dominer toute gêne persistante, elle pouvait le sentir, elle se pencha pour un autre baiser, un vrai cette fois. Elle ferma les yeux, se délectant de cette sensation particulière d'embrasser Brittany à l'extérieur un jour d'hiver, la froideur des lèvres par rapport à l'ivresse de la chaleur qui se cache sous la surface. Elle eu le souffle couper.

Elles posèrent leur front ensemble, récupérant de l'intensité du baiser, ne voulant pas se séparer pour l'instant. Santana avait conscience des patineurs qui continuaient à les encercler, et le fait qu'elle puisse s'asseoir ici et l'embrasser devant tout le monde, fit son coeur se gonfler. Aussi ringard que cela puisse paraître, c'était ce qu'elle ressentait. Une flamme.

La joie fut de courte durée, cependant. Quand finalement elle recula, elle remarqua derrière l'épaule de Brittany que la femme au pantalon violet, était de l'autre côté de la paroi de séparation, parlant d'une manière catégorique à l'un des employés de la patinoire, des gestes dirigés vers elles, toujours assisent au milieu de la glace.

Santana secoua la tête, en signe d'incrédulité. "Oh, elle me fait marcher. Cette vache tente de nous éjecter d'ici."

Voyant de quoi elle parlait, l'expression de Brittany devint morose, avec un soupçon d'amertume. "Je pensais que les gens à New York était différents."

"Ils le sont, la plupart du temps." déclara Santana, se hâtant pour la rassurer. "Je veux dire, c'est un endroit vraiment touristique. Avec de la chance, elle est de l'Ohio. Ou un endroit encore pire, comme le Texas."

"Je pense que oui." déclara Brittany. Mais elle avait toujours l'air déçu.

Et comme un signal, le petit garçon odieux patinait vers elles. Apparemment, après avoir vu leur baiser, il chantait, avec l'air du thème des fanfare de basket-ball les mots : " gay gay gay gay, gay gay gay gay, gay gay gay gay..." Au moment où il les approchait, il atteingnat la fin de la mélodie et chanta : " Duh-duh duh-duh duh-duh duh, GAYYYYY !"

Brittany le regarda approcher avec une expression indéchiffrable sur le visage. " Je peux t'emprunter ton écharpe ?" demanda-t-elle.

Confuse, Santana l'enleva et lui passa. Aussitôt qu'elle l'eut dans la main, Brittany dévia son poignet et a envoyé l'écharge glisser à travers la glace, juste en face des patins de l'enfant. Il trébucha et alla voler dans les airs, puis atterri sur ses fesse et continua a glissé, et s'arrêtat enfin à une trentaine de mêtres d'elles.

Santana haletait,couvrant sa bouche avec ses mains. "Brittany !"

Brittany regarda le garçon, ne se sentant pas trop concerné. Elle le regarda pendant quelques secondes, puis elle dit, se retournant : "Il ne saigne pas."

Santana la regardait dans la crainte, abasourdi. "Je suis tellement excitée par toi en ce moment."

Le coin de la bouche de Brittany se levèrent dans un sourire malicieux, cette information de toute évidence lui plaisait.

Après avoir récupéré du choc initial de son vol inattendu et de la chute qui a suivi, l'enfant ouvri sa bouche et hurla à un volume assourdissant : "MAMAAAANNNNNN !"

Et bien sur, qui répondit à son appel, Mme Orteil de Chameau elle même, qui sortit de derrière le mur et se dirigea, en ligne droite toute tremblante de colère vers lui.

"Oh, merde." Déclara Santana dans un souffle, riant un peu.

Le regard effrayé, Brittany dit : "Nous devrions y aller."

Elle se leva et tira Santana, et elle traversèrent la patinoire aussi vite que possible, en essayant de retenir leur rire hystérique, elles regardèrent derrière elles pour voir si on les pousuivaient.

Après que leur aventure à la patinoire soit écourtée, elles allèrent prendre un déjeuner tardif dans un petit restaurant italien que Santana avait découvert, à quelques rue de son école. Ce n'était pas le Breadstix, mais après des semaines de recherche désespéré, il avait été le plus proche qu'elle avait pu trouver. Les gressins étaient bon, mais malheureusement, vous ne pouviez pas en manger à volonter. Santana expliqua alors à Brittany, qu'elle finissait souvent par voler ceux de Kurt et Rachel quand ils ne regardaient pas, "C'est une sorte de buffet à volonté, pour moi." Aujourd'hui, elle prirent des portions limitées, mais firent quand même des folies et commandèrent du fromage pour le dessert. Lorsque elles demandèrent la note, cependant Brittany parut étonné et un peu horrifié par le total. "Je sais." dit Santana. "Tout est super cher. Mais on s'y habitue." Elle avait le sentiment qu'elle allait dire ces mots souvent au cours des prochains jours.

Après avoir mangé, elle lui fit une visite du quartier qu'elle avait appris à connaître presque aussi bien que celui de Brooklyn. Elle montra son école à Brittany, la succursale de la bibliothèque, où elle étudiait parfois. Elle lui montra l'école de Rachel et Kurt, en veillant à rester de l'autre côté de la rue juste au cas où ils étaient là et arriveraient à les repérer. Même si c'était samedi, on ne savait jamais avec certitude. L'endroit semblait les attirer comme un aimant, et parfois, quand elle sortait du travail, elle devait attendre des heures qu'ils veuillent bien rentrer. Mais il était encore préférable de rentrer à la maison en métro seul la nuit.

Mais , la vérité était que certaine fois, même si elle faisait semblant de protester, elle se laissait entraîner dans certaines performances de la NYADA. Juste au cours des derniers mois, elle avait joué Marta dans un groupe pour une répétition, et rejoint un medley improvisé de South Pacific. Mais elle ne mentionna rien de cela à Brittany. Elle aimait maintenir l'illusion qu'il y avait une ligne de démarcation claire entre son monde et le leur.

La dernière étape de sa visite guidée était l'endroit le plus familier de tous, son lieu de travail. Le Pearl ( un nom dont Santana suppose que le propriétaire Bengali avait choisit pour la consonnance vaguement luxueuse et sophistiqué ) commençait tout juste à se remplir pour le week-end happy hour crowd. Elle regarda tout autour, espérant attirer l'attention d'un garçon qu'elle soupçonnait avoir le béguin pour elle, pensant peut-être qu'elle pourrait le convaincre de leur apporter un cockail gratuit. Mais au lieu de ça, le propriétaire, Suresh, s'approcha d'elle.

"Dieu merci, tu es là." dit-il, le regard troublé. "Tu vois l'homme dans le costume bleu ?" Il fit un geste vers une table tout devant. "Il est de la banque. Il doit être très très impressionné par ta performance, il reste ici ce soir."

"Quoi ?" dit-elle agacée. "Non, je ne travail pas aujourd'hui. J'ai demandé ma nuit, comme, il y a trois semaines, Vous vous souvenez ? Je passe la journée avec Brittany." Elle fit un geste vers elle.

Suresh lui donna un petit arc impatient. "Bonjour, Brit-uh-ny." dit-il, en prononçant son nom comme si c'était trois mots distincts. Il se retourna vers Santana. "Je suis désolé pour le désagrément, mais Millie reste ici jusqu'à six heures. Quelqu'un doit chanter maintenant. Si je n'obtient pas ce prêt, il en va de nos emplois à tous. Sais-tu combien il en coûte de louer cet espace ? Pour le même prix en Inde je pourrais acheter tout un village et le remplir de prostituées thaïlandaise. Enfin c'est ce que j'ai entendu dire." ajouta-t-il d'un air coupable.

Elle commença à protester de nouveau, mais la nièce de Suresh approchait, tenant une carte de crédit comme si c'était une sorte d'insecte nuisible. "Elle à été refusée." dit-elle, l'air ennuyé.

Il lui arracha. "Dois-je tout faire moi-même ?" Il l'a poussa vers la scène, en lui disant : "Vas au piano. Je vais gérer le registre."

La jeune fille leva les yeux, mais fit ce qu'il lui avait dit.

Les deux partirent, et Santana resta là avec Brittany. Elle soupira et se tourna vers elle. "Ca te dérange si je travaille un peu ? Ca ne devrait pas durée plus d'une heure ou deux."

"Tu plaisante ?" dit Brittany. "Comment pourrais-je refuser une chance de t'entendre chanter ? Je suis ta plus grande fan. Je pourrais même jeter mon soutien-gorge sur la scène."

Elle se mit à rire. "Essaye juste de ne pas me faire virer."

Elle la conduisit à une table près de la scène, elle dit au clients déjà assis qu'elle était réservé. Quand ils protestèrent, elle reprit son personnage de serveuse de l'enfer pour les chasser. Après l'installation de Brittany à la meilleur place, elle se dirigea sur scène.

Elle parla a voix basse avec Ruma, irrité comme toujours par l'indifférence complète de la jeune fille face à toutes les formes de musique. Pendant les heures normales de travail de Santana, elle n'avait pas à travailler avec elle. Elle avait un pianniste professionnel pour la soutenir, ainsi qu'un groupe au complet pour les occasions spéciales. Mais ce soir, apparemment, ils étaient de retour à l'essentiel.

En approchant du micro, elle dit simplement : "Salut". Il y eu quelques sifflements et des applaudissements des habitués. Sans plus de préliminaires, elle annonça : "Cette première chanson signifie beaucoup pour moi... En faite, je l'ai dans la tête depuis plusieurs jours. et heu, je voudrais la dédier à ma..." et là elle s'arrêta, réalisant que sa prudence depuis ce matin de ne pas nomer Brittany, était maintenant arrivé. La pause ne pouvait pas être plus de quelques secondes. Brittany la regardait, souriant lègérement en l'encouragent.

"... Ma meilleure amie dans le monde entier." Dit-elle enfin, se sentant un peu déçu d'elle-même. "Qui à fait tout le chemin de l'Ohio pour me rendre visite." ajouta-t-elle, juste parce qu'elle se sentait comme si elle avait besoin de dire autre chose. Tout le monde tourna un regard superficiel vers Brittany, qui avait l'air à la fois heureuse et gêné d'être le centre d'attention.

Les premières notes commencèrent à partir du piano, et Santana prit une profonde inspiration, puis commença à chanter The Very Thought of You de Billie Holiday. Elle avait choisi une chanson qu'elle considèrait ne pas être terriblement émotionnelle, en espérant que cela l'aiderait à ne pas passer pour une folle. Mais, au moment où elle arriva à la phrase " Tu ne saura jamais, la lenteur de ses moments, quand je suis près de toi." Il y avait des larmes dans ses yeux.

Brittany la regardait attentivement, un peu près en miroir avec sa propre expression. Santana se déplaça vers le bas de la scène, plus proche d'elle. " Je vois ton visage dans chaque fleur, les yeux dans les étoiles, c'est juste la pensée de toi, la seule pensée de toi, mon amour." Pendant la duré de la chanson, c'était comme si elles étaient les deux seule personnes dans la salle.

Lorsque les derniers accords du piano s'éteignit enfin, elle resta debout devant la table pendant quelques secondes jusqu'à ce que les applaudissements la ramène à la réalité. Elle se força à arracher son regard loin de Brittany, se tamponnant les yeux avec sa manche quand elle revint sur la scène. "Merci", murmura-t-elle à l'audience.

Trop tard, elle se rappela du gars de la banque qu'elle était censé impressionner. Elle parcourut la foule pour le localiser, et fut infiniment soulager de voir qu'il souriait et qu'il ne semblait pas gêné par la performance. Dieu merci. C'était horrible de penser que son affection public vers Brittany pourrait finir par inadvertance à faire perdre son entreprise à Suresh, elle était assez pragmatique pour savoir que la possibilité existait. Cette fois, au moins, elle semblait avoir eu de la chance.

Pour les quarante-cinq prochaine minutes, elle essaya d'être plus professionnel, se rappelant qu'il y avait plus d'une personne dans la salle. ce n'était pas facile, mais elle réussi à le faire, même si ses yeux étaient fixé à la table de Brittany, encore et encore, vérifiant si elle s'amusait toujours. Le gars de la banque partit finalement, mais elle fit un peu plus de chanson afin de compléter l'heure, et parce qu'elle voulait forcer cette gamine Ruma à rester à son piano détesté encore un peu plus longtemps.

Quand elle fini sa préstation, les cris et les acclamations de Brittany était plus fort que n'importe qui d'autre. Elle lui donna même une ovation debout. Santana quitta la scène, lui saissit la main, et la tira à l'arrière de la salle près de la sortie, se sentant à la fois gêné par tout ça et en même temps allumé avec fierté. Pendant tout le temps qu'elle avait travaillé ici, elle n'avait pas réalisé à quel point cela signifierait pour elle que Brittany la voit en action. Le décrire au téléphone n'était pas du tout comparable. D'une certaine façon, elle avait chanter pour elle tout le temps, même quand elle était à des centaines de miles.

Brittany jeta ses bras autour de son cou, pressant ses lèvres à son oreille et dit doucement : "Tu étais incroyable. Je suis fière de toi."

"Aww. Je te remercie." Santana lui sourit et commença à dire quelque chose d'autre, mais juste derrière le dos de Brittany, la porte s'ouvrit et, une rousse aux taches de rousseur, petite, avec un étui à guitare enbandoulière sur son épaule entra. Toute la joie disparut de l'expression de Santana, pour être remplacé par la crainte. Merde, pensa-t-elle, merde merde merde. Pas aujoud'hui. Brittany se retourna pour voir qui elle regardait.

La jeune fille s'approcha, provisoirement, ne semblant pas plus heureuse de voir Santana que Santana était de la voir. "Qu'est ce que tu fais ici ?" Elle demanda avec un accent du Sud, sans faire aucune salutation. "C'est ma nuit. A moins que le calendrier est changé..."

"Non" l'interrompit Santana. "Il n'a pas." Elle pensa à essayer d'expliquer la panique de Suresh face au banquier, mais elle ne voulait pas entrer dans des explications. Au lieu de cela, elle dit : "Nous partons. Je voulais juste montrer à Britt où je travaille."

Maintenant, les yeux de la jeune fille s'ouvrirent. "Oh" dit-elle d'une manière significative. "Alors, c'est Brittany." Elle se tourna vers elle, la scrutant, sans prendre la peine de se cacher.

"Salut." déclara Brittany.

Misérable, Santana réalisa qu'elle n'allait pas être en mesure de sortir de là sans une présentation complète. "C'est Amelia." dit-elle, son expression indiquant qu'elle préférerait être n'importe où sur terre qu'ici. "Elle chante les nuits où je travaille pas."

"Millie." La fille corrigea, s'adressant à Brittany. "Elle est la seule qui refuse de m'appeler comme ça."

"Parce que c'est moche." murmura Santana, pétulante.

"J'aime." Déclara Brittany, ne semblant pas remarquer les mauvaises vibrations grouillant autour d'elles. "Ca me fait penser à des bébés vaches... et aux chats qui boivent le lait dès qu'il est tiré." Elle fit une pause, regardant l'étui en bandoulière sur l'épaule de la jeune fille. "Est-ce une vrai guitare ?"

Millie sembla perplexe, ne sachant pas comment répondre à cette question. " Heu... oui ?"

"Génial." Brittany lui dit agréablement. "Quand j'avais quatorze ans, j'avais l'habitude de porter un étui à violon partout, parce que je pensais que ça me donnerait l'air intelligente. Mais en faite il était juste rempli de Skittles."

"Skittles." Millie dit d'une voix trainante, avec un faux intérêt. "J'aurais mis des M&Ms."

"J'ai essayé." déclara Brittany, hochant la tête. "Mais ils ont fondu."

Millie se retourna pour regarder Santana, avec une expression entre de l'amusement et de la pitié. Elle haussa les sourcils comme pour dire, vraiment ? Ca ?

Creusant ses ongles dans ses paumes afin d'éviter de faire quelque chose qu'elle savait qu'elle allait regretter, Santana dit d'une voix de rage à peine contenue : "Nous avons un train à prendre, donc... Il était bon de te voir." Elle prit le bras de Brittany et la tira vers la porte.

Brittany se tourna pour offrir un poli, "Bye." Mais elles étaient déjà pratiquement sortie de l'immeuble.

La voix de Millie traîna derrière elles, ruisselant d'ironie. "Passer une bonne nuit."

Santana marcha vite, la colère et la mortification la propulsant sur le trottoir. Cette salope. Elle arrivèrent à l'entrée de la station de métro qu'elle utilisait normalement, mais elle continua à avancer. Il y en avait une autre à environ cinq pâtés de maisons. Elle ne pouvait pas supporter l'idée d'être sous terre, d'être écrasé contre tous ces gens. L'air commençait à devenir froid. Elle resta donc en mouvement. Brittany marchait vite pour pouvoir la suivre, lui lançant des regards concernés.

Enfin, Santana commença à se calmer, elle ralentit ses pas. Après un débat interne avec elle-même, elle hésita, puis prit une profonde inspiration. Sans s'arrêter, elle dit : "Alors, au cas où tu ne l'aurais pas compris... c'était mon, euh..." Elle s'éclaicit la gorge. "C'était mon... ananas." Elle jeta immédiatement un coup d'oeil sur Brittany pour évaluer sa réaction.

"Oh." Confuse pour une fraction de seconde, puis son visage changea, comprenant. "Oh. Sérieusement ?"

"Oui." Elle s'arrêta, mal à l'aise, haussant les épaules. "Je veux dire, tu es celle qui m'a dit que je devais..."

"Oui, je sais." l'interrompi Brittany. "Je suis contente. Etes-vous toujours ... ?"

"Non." dit Santana, surprise. "Bien sur que non." Elle regarda le visage de Brittany, ne sachant pas trop ce qu'elle cherchait. Jalousie ? Possessivité ? Tout signe que tout cela n'était pas une bonne chose pour elle ? Mais à sa grande déception, il ne semblait pas y avoir une preuve de tout ça. Elle avait l'air calme, paisible même.

"Et bien, elle avait l'air vraiment bien. Et mignonne, aussi."

Santana l'examina, et dit : "Elle n'est pas aussi belle qu'elle y paraît."

Brittany lui donna un regard interrogateur. "Veux-tu en parler ?" Elles traversèrent la rue, puis tournèrent dans une ruelle plus déserte et plus calme. Il faisait presque complètement nuit, le soir tombant tôt comme toujours avec les ombres de l'architecture imposante de Manhattan.

"Pas ce soir." Puis, sachant qu'elle ne devrait pas, Santana demanda : "Veux-tu parler de Mike Chang ?"

Brittany roula des yeux, comme si elle aurait dû si attendre. Mais, elle n'avait pas l'air gêné. "Je t'ai dit que c'était rien. Il s'est cassé la jambe à la danse et il a dû venir à la maison avec ses parents. Depuis que Tina est retourné avec Artie, nous étions tous les deux juste... solitaire. Et coincé à Lima."

"Assez solitaire pour perdre vos pantalon ?"

"Santana."

"Non, tu as raison... Je suis désolé." dit-elle, lui tenant les mains. "Je ne veux pas le savoir." Elle se tut pendant quelques secondes, mais ne put s'empêcher d'ajouter : "Tu as vraiment un faible pour les gars estropiés, hein ?"

Brittany lui donna un petit sourire, tolérant comme personne d'autre l'inadaptation de Santana. "C'est fini. Il est retourné à Los Angeles... et sa jambe est guérit, donc il peut danser."

"Très bien. Parce que ça aurait été vraiment dommage si il avait été mutilé à vie. Ou si il, tu sais, c'était cassé l'autre."

Brittany pencha la tête sur le côté et lui lança un regard pointu, un regard qu'elle savait était censé lui faire honte.

"Je plaisante." dit-elle. Et elle le faisait, mais seulement un peu. Le fait est, que Chang était sacrément chanceux de ne pas être ici en ce moment. Parce que ce n'était certainement pas sa jambe qu'elle voulait lui casser.

Plus loin, sur le trottoir, elle dépassèrent un groupe de touristes essayant vainement de héler un taxi. Santana pensa leur dire qu'ils n'allaient jamais en avoir un dans cette rue, qu'ils devraient aller dans une artères plus occupés, mais elle ne se sentait pas d'humeur à aider tout ces touristes aujourd'hui. Ils le découvriraient d'eux même par la suite.

Tout ça lui rappela l'Ohio et son introduction boiteuse sur Brittany au Bar. Elle grimaça maintenant, rappelant sa panique mineur. "Tu sais," lui dit-elle. "Quand je t'ai appelé ma meilleur amie là-bas, ce n'était pas parce que j'avais honte d'être gay ou quoi que ce soit. Je ne me sens pas comme ça. Bon, parfois si," admit-elle. "Mais ce n'est pas pour ça que j'ai dit ça. C'est juste... je n'étais pas sur de ce que nous sommes."

"C'est ce que j'ai pensé." dit Brittany, lui donnant un regard compréhensible. "Mais... si tu veux le savoir, tu aurais pu dire petit amie."

"Vraiment ?" Elle demanda, avec un vieux sentiment d'espoir, de gratitude et de réconfort. Le même qu'elle avait ressenti quand Brittany lui avait confirmé, pour la première fois, qu'elles avaient un vrai rendez-vous. C'était le soulagement d'avoir son bonheur validé par la personne qu'il l'avait entre ses mains, sous son contrôle. Elle sentit une vague de soulagement.

Mais une chose étrange se produisi. Ne sachant même pas précisément pourquoi elle fit ça, elle bloqua toutes ces émotions et les poussa hors d'elle, comme quelqu'un assis que une valise rembourrée pour la fermer. La transformation était évidente dans son attitude, une ombre tombant sur elle.

Parce qu'elle ne pouvait pas laisser faire cela. Peut-être, après tout, l'approche avec Amelia avait été une bonne chose. Peut être qu'elle lui avait montré quelque chose qu'elle avait besoin de voir.

Les yeux fixés sur le trottoir, elle dit, "En fait, si... Je pense que..." Elle s'arrêta, puis essaya de nouveau. "Je pense que ce serait mieux, pour le moment... si nous, en quelque sorte, recommencions comme les choses étaient."

Brittany avait l'air perplexe. "Que veux-tu dire, comme les choses étaient ?"

"Je veux dire... à l'époque où nous étions meilleures amies, qui appréciaient... les activités parascolaires. Tu vois ?"

Brittany la regarda comme si elle était folle. Il était évident qu'elle ne comprenait pas tout ce que se passait, ou, d'où cela venait. "Pourquoi ?"

"Et bien, c'était en quelque sorte le plan n'est ce pas ? D'aller lentement."

"Oui, mais..." Brittany haussa les épaules. "Tu vois comment ça a fonctionné."

"Je sais. Mais... je pense que c'était une bonne idée. Même si nous avons un peu foiré le début."

Brittany cessa progressivement de marcher et se tourna vers elle pour la regarder, comme si elle avait besoin de la voir pour essayer de lire exactement ce qui se passait dans sa tête. Elle la regarda pensivement, la question implicite dans ses yeux, Qu'est ce qui te fais si peur ? à haute voix, elle dit seulement : "Et tu sur que c'est ce que tu veux ?"

Santana évita tout contact visuel, sachant qu'elle ne serait pas en mesure de dire les mots autrement, surtout avec le ton désinvolte qu'elle voulait. "Juste en attendant que tout soit réglés. Tant que tu ne sais pas si tu reste ou pas, et... comment sont les choses. Entre nous." Cette dernière partie était plus vague qu'elle l'aurait voulu, mais elle ne pouvait pas supporter d'être plus précise.

Même avec des sous-entendu, Brittany semblait enfin comprendre d'où tout cela venait. Santana pouvait pratiquement voir l'aube de la réalisation en elle, voir son esprit voyager à la nuit de juin. Avec le souvenir est venu un léger regard de culpabilité. Et de tristesse aussi , réalisant que ses propres mots étaient la cause de la crainte de Santana, de sa réticence à mettre tout son coeur dans cet relation à nouveau. "Oh." dit-elle d'une voix douce. "Je comprends."

Sa hâtant de faire un peu marche arrière, parce qu'elle ne voulait pas que les choses ressemble à ce qu'elles n'étaient pas, Santana dit : "Je veux dire, si tu pense à tout ça... Ca ne change pas quoi que se soit de toute façon. C'est juste un mot."

"Je pense que oui." Brittany accepta pendant une seconde, mais il était évident qu'elle ne pensait pas vraiment que c'était vrai. Et à sa grande surprise, quelque part au fond d'elle, Santana pouvait sentir, une petit pincée de satisfaction à la déception de Brittany, à la façon dont cette conversation lui montrait la différence entre amie et petite amie en écho à la différence entre aimer et être amoureux. Tu vois Britt ? Ce n'est pas pareil. Elle se détesta immédiatement de l'amertume de cette pensée, mais elle ne pouvait nier qu'elle avait été là.

"Je pense que ce serait plus intelligent" déclara Santana. "Pour l'instant." Elle le souligna de nouveau. Et même si sa lui faisait mal de dire ces mots, elle sentit un petit soulagement d'en être capable.

"Ouai." déclara Brittany. "Je vois ce que tu veux dire." Mais elle n'en avait pas l'air, pas vraiment.

Elles commencèrent à marcher, bien que chacune fût maintenant dans sa propre bulle de réflexion sombre. Cette journée qui avait si bien commencé était allé dans une spirale descendante soudaine.

Elle restèrent silencieuse pendant quelques minutes, en continuant le long du trottoir. Contrairement à son excitation plus tôt dans l'après-midi, Brittany semblait maintenant un peu dépassé par le nombre de batiments et par la présence implacable de la vie urbaine, partout où elle regardait. Elle ne cessait de regarder vers le ciel assombri, comme si c'était la seule chose familière qu'elle pouvait reconnaître. Mais les étoiles n'étaient pas visible ici, de sorte que même ça n'était pas vraiment familier.

Après un petit moment, elle dit d'une petit voix. "Nous pouvons encore nous tenir la main, non ?"

Santana sortit de sa brume mélancolique et lui sourit. "Bien sur, nous pouvons, As tu besoin de demander ?" Elle prit la main de Brittany, reliant leur doigts. L'entrée de la station de métro se dressant devant, et ensemble, elle se dirigèrent en bas dans l'obsurité.

Le train était bondé, elles n'essayèrent pas de parler. Brittany appuya sa tête sur l'épaule de Santana, fatigué et un peu désabusé. De retour dans les rue de Sunset Park, Santana l'attira près d'elle, et pressa le pas. Elle n'était qu'à quelques pâtés de maison de l'immeuble, et c'était un quartier sur, mais quand même... Elle était toujours heureuse de rentrer. Surtout la nuit.

Quand elles approchèrent de l'immeuble, elle put voir Kurt et Rachel assis sur le perron. "Super. On dirait que Mary et Rhoda sont rentrés avant nous."

"Pourquoi sont-ils assis à l'extérieur ?" demanda Brittany.

"Qui sait." dit-elle avec mépris. "Probablement pour harceler les passants innocents avec des airs de spectacle."

Alors qu'elles approchèrent, Kurt et Rachel se levèrent, Kurt murmurant. "Enfin", comme si ils avaient eu une sorte de rendez-vous et que Santana et Brittany étaient en retard.

"Laissez-moi deviner," dit Santana. "Vous êtes de nouveau enfermé dehors."

"Pas cette fois." déclara Rachel. "C'est Pete. Il a une de ses mauvaises nuits. Il n'a pas pris ses pillules aujourd'hui, parce qu'il pense que nous nous battons. Santana, nous lui devons une visite."

"Oh mon Dieu." gémit-elle. "Ca ne peut pas attendre ?" Elle jeta un regard à Brittany. "Nous avons eu une très longue journée."

"Tu sais, c'est très bien," déclara Rachel. "Si tu es d'accord d'avoir la mort d'un vieil homme, seul et abandonné sur la conscience, alors loin de moi l'idée de..."

"Très bien, très bien !" dit-elle, la coupant. Elle soupira, se dirigeant vers les escaliers. "Epargne-moi le drame. Finissons-en."

Quand ils marchèrent vers la porte, Brittany dit à Rachel : "Alors... est-tu en colère pour le rap de ce matin ?"

"Oh, ça ?" Rachel répondit, d'une voix qui était juste un peu trop forte pour être convaincante. "Pas du tout. J'avoue j'ai peut-être été un peu irrité, mais dans l'intérêt de l'harmonie nationale, j'ai décidé de l'oublier. Je vais le considèrer comme une sorte de... bizutage rituel inverser."

"Cool." déclara Brittany, l'air soulagé. "Je suis contente que tu ne soit pas en colère."

Rachel lui donna un sourire pincé en réponse. Santana la regarda avec un regard soupçonneux, se demandant ce qu'elle cachait. Brittany ne la connaissait pas assez bien pour être en mesure de le voir, mais en dépit d'elle même, Santana le vit.

Mais elle n'avait pas le temps de s'inquiéter à ce sujet maintenant, parce qu'ils avaient atteint la porte d'entrée. Rachel regarda à travers la pièce la première, pour confirmer que la visite était encore nécessaire, puis se retourna et lui tendit la main. Santana regarda Brittany et lui dit d'une voix timide : "Je souhaite que tu n'ai pas à voir ça." Puis, elle prit la main de Rachel et se laissa tiré à travers la porte. Brittany et Kurt suivaient.

"Pee-EETE !" Rachel appela. "Regarde qui j'ai trouvé !"

L'homme dans le fauteuil inclinable qu'ils approchaient mumurait à lui-même, un journal étalé ouvert sur ses genoux. Il semblait avoir dans les soixante-dix ans, avec un visage encore animé, des touffes de cheveux grises qui surgirent dans des directions différentes sur sa tête, et des yeux de faucon, lumineux et brillants. "Aha !" Il cria, faisant claquer le journal. "Voyez-vous ça ? Deux chambres à coucher dans Williamsburg... Le batiment est calme. Calme." Répétait-il. "Vous savez ce que cela signifie ? cela signifie qu'ils ne veulent pas d'Irlandais ou d'Italiens ! Ce sont des messages subliminaux, c'est du racisme !"

"Je pense que ta définition du racisme devrait être un peu plus à jour." déclara Santana avec ironie.

Soudain, il leva la tête et plissa les yeux. "Tante Olive !" Il s'écria, ravi.

"Salut Pete." dit-elle.

"Pourquoi, ne m'as tu pas appelé, ni écrit ?" demanda t-il.

"Je t'ai vu hier matin, tu te souviens ? Je suis allée récupérer ta pantoufle dans la rue après l'avoir jeté sur le facteur."

"Oh, oui." dit-il, son expression de plus en plus méfiante. "Ce garçon chinois. Je n'aime pas la façon dont il me regarde. Il essaie toujours de me donner des magazines sales." Il tira un magazine enroulé de la poche sur le côté de son fauteuil. Sur la couverture il y avait un modèle masculin à demi nu. "Tu vois ?"

L'air embarrassé, Kurt renchérit, "Oh... en fait, je pense que c'est le mien." Il prit le magazine et le glissa discètement dans son manteau.

" ." déclara Pete, remuant son doigt. "Je pensais que j'étais votre étudiant préféré !"

Kurt semblait à court de mots. "Je ne vois pas le rapport." murmura-t-il.

"Quoi qu'il en soit, Pete," décléra Rachel d'une voix douce, en essayant de le distraire. "Olive et moi voulions juste nous arrêter pour te montrer que tout va bien entre nous. Nous ne nous battons pas du tout. Tu vois ?" Elle leva leurs mains liées.

Il les examina, ne semblant pas convaincu. "Humm." Il regarda Rachel. "Es-tu sur qu'elle n'essaie pas de te faire sortir sans culotte à nouveau ?"

"Quoi ?" Santana dit horrifié. "Je n'ai jamais fait ça !" Elle se tourna vers Brittany, répétant d'une voix catégorique : "Je n'ai jamais fait ça."

"Je t'assure." Lui dit Rachel. "J'ai des sous-vêtements en ce moment. Mais même si je n'en avait pas, ce serait ma propre décision, et celle de personne d'autre. Alors..." dit-elle, lâchant la main de Santana et ouvrant la fente du samedi du pilulier sur le plateau intégré dans son fauteuil, "Comme tu peux voir que nous sommes très heureuse, maintenant il est temps pour toi de prendre tes pilules. d'accord ?"

"S'il te plaît, prend les" Santana insista. "En fait si tu veux, prend les toutes à la fois."

"Santana." déclara Rachel fortement.

Pete leva l'une des pilules et la tena vers la lumière, fermant un oeil et regardant avec méfiance. "Vous savez." dit-il, comme s'il confessait un secret important. "Ils ont mis du LSD là dedans. Le gouvernement."

"Bon, si c'était vrai, nous serions tous en train d'essayer d'obtenir des médicaments pour la pression artérielle." déclara Santana, de plus en plus exaspéré. "D'ailleur, la semaine dernière, tu as dit que c'était les Russes."

"Les Russes !" Répétait-il. Il se pencha en avant, disant un aparté paranoïaque. "Ils ont mis des micros secrets dans mon fauteuil. Staline, Lénine... Ils entendent chaque mot que nous disons. Chaque mot ! Vous les enfants l'ignorez."

D'un ton sec, Kurt dit : "Oui, il est vraiment dommage que nous n'ayons jamais été en mesure de rattraper les Russes en termes de technologie d'éspionnage."

Rachel se retourna et leur dit d'une voix basse. "Arrêter de lui répondre. Vous voulez être ici toute la nuit ?"

"Devinez ce que j'ai lu aujourd'hui dans le journal ?" Pete dit, en tapant dessus. "Il semble qu'un certain type de mariage est maintenant légal dans le grand Etat de New York ! Sonnez les cloches, tante Greta ?"

Provisoirement, Rachel suggéra. "Parles-tu... du mariage gay ?"

"Bingo !" Cria-t-il, provoquant un sursaut léger chez Brittany. "C'est ça."

"Il pense que Staline dirige la Russie, mais il est au courant pour le mariage gay ?" Santana dit dans l'incrédulité.

"Ce que je demande, c'est," Pete dit sournoisement, "Pourquoi n'ai je pas entendu d'annonce sur le futur mariage de mes deux tantes préférées dans le monde ?"

"Oh" dit Rachel, surprise. Elle regarda Santana, puis de nouveau Pete, énervé. "Eh bien, nous n'avons pas... exactement... parlé..."

Il la coupa. "Mais je pensais que tout allait bien ? je pensais que vous étiez heureuse ?" Et maintenant il prit un pose de martyr, balayant ses pilules loin avec sa main. "Je ne pense pas que j'ai besoin de prendre ça après tout. Je pense que c'est peut-être mieux que je laisse tout ce monde sans amour pour de bon. Je vais probablement être assassiné bientôt de toute façon... ce n'est qu'une question de temps jusqu'à ce que Castro me trouve."

Rachel soupira. Elle se retourna et fit face à Santana, Santana réalisa soudain exactement ce qu'elle avait en tête. "Ne t'avise pas." Lui dit-elle d'une voix faible.

" C'est la seule façon." déclara Rachel. Puis, sans plus d'hésitation, elle tendit la main et saisit les deux mains de Santana et, la regardant fixement, elle commença à proclamer dans un style dramatique, "Olive ! Ma chere, douce Olive. Depuis que nous nous sommes rencontré, il y a dix-neuf..." Elle tenta de faire les calculs dans sa tête, puis abandonna, "dans un ancien temps... Tu as été le phare lumineux de la lumière dans ma vie."

Souhaitant, qu'elle pourrait disparaître à travers le plancher, Santana jeta un regard vers Brittany, qui était encore dans l'ombre derrière elles. Kurt avait une main pressée sur sa bouche pour contenir son plaisir.

Rachel continua, malgrès la mortification de Santana. "Même à travers tout le chaos qui nous entourait, les gangsters, les... les cow-boys..." elle continua pas très sur d'elles. "Les pirates... ? je ne sais pas grand chose sur l'histoire."

"Il suffit d'abrèger." Lui dit Santana serrant les dents. Pete les regardait avec une attention soutenue, ressemblant à un petit garçon voyant ses parents se réconcilier après un combat.

"Même à travers tout les dangers et la folie," Rachel continua : "Je savais que notre amour serait à l'épreuve du temps. Bien que ce soit un amour interdit, nous savions dans notre coeur, qu'il était pur comme... comme... des draps propres. Olive, tu es la plus belle, la plus drôle, la plus courageuse femme que j'ai jamais rencontré. Et je sais combien tu as peur, et combien de force il t'as fallu pour arriver là où tu es maintenant. Et je suis fière de toi."

Avec ces dernier mots Rachel a légèrement arrêter le style théâtral, les disant avec une touche de sincérité, ce qui mis encore plus mal à l'aise Santana. Elle regarda de nouveau Brittany, et à sa grande surprise, le regard jaloux sur son visage était celui qu'elle avait espéré, celui qu'elle avait besoin de voir plus tôt, quand elle avait parlé d'Amelia. Mais quel sens avait-il ? Pourquoi maintenant ? Ce n'était même pas réel. Elle devait fair une interprétation erronée de son expression.

"Alors sans plus tarder !" Rachel annonça, pour revenir en mode déclaration. Soudain, sans avertissement, elle se laissa tomber sur un genou, provoquant Santana qui murmura dans l'horreur : "Tu me fais marcher, Rachel." Elle remarqua que Kurt avait maintenant son téléphone, essayant de prendre une photo, et elle lui envoya un coup d'oeil qu'elle espérait disait clairement je vais te tuer.

"Aujourd'hui, je m'agenouille devant toi... et te demande du fond de mon grand amour, bouleversant, si toi, Olive..." Elle s'arrêta, incapable de trouver une solution de rechange, "Lopez... me ferai l'honneur..."

"Oui." l'interrompit Santana, pas prête à supporter une seconde de plus tout ça. Elle la tira de force à ses pieds. "Oui, d'accord. Je vais t'épouser, Greta."

Pete frappa le bras de sa chaise dans la joie, sa bouche édentée ouverte dans l'émerveillement.

Rachel applaudi et rebondi sur ses orteils, rayonnante. "Yay !" Elle pinça les lèvres et se pencha un peu comme pour l'embrasser, la réaction de Santana fut : "Oh, non."

Alors, Rachel l'attrapa par le côté et passa ses bras autour d'elle, regardant Pete. "Nous célébrerons ça... plus tard." Elle lui expliqua. "Donc, tu vois, Pete ? Nous sommes tellement, tellement heureuse. En faite, la seule chose qui pourrait nous rendre plus heureuse encore, serait que tu prennes tes pilules. Parce que nous voulons que tu sois en bonne santé pour le mariage, n'est ce pas ?" Elle serra un peu plus Santana.

"Oui." Santana dit, essayant de forcer un sourire, sentant les yeux de Brittany dans son dos. "Nous le voulons vraiment."

Pete semblait y réfléchir, puis joyeusement, il dit "d'accord" ramassa ses piules, où il les avaient dispersés sur son plateau. Il les mis toutes dans sa bouche et pris une gorgée de son verre d'eau. Ils le regardèrent tous avec impatience, en attendant. Il déglutit, puis ouvrit la bouche pour leur montrer, "Tout a disparu."

Santana donna un soupir de soulagement et sans ménagement poussa Rachel loin d'elle. "Bonne nuit, Pete." dit-elle d'une manière péremptoire, déjà en direction de l'escalier.

Brittany la suivi, mais quand elle arriva à la lumière, plus proche de la chaise de Pete, il l'aperçut tout à coup, comme pour la première fois. "Ruby !"

Ils s'arrêtèrent tous, contrarié dans leur fuite. "Ruby va rester avec nous pendant un certain temps." expliqua Kurt. "Elle est une vieille amie." Ensuite, pour avoir un peu plus d'information, il demanda : "Comment pouvez vous vous connaître tous les deux ?"

"Ruby, Ruby..." Pete mumura à lui même avec un air nostalgique. "Elle et moi étions ensemble." dit-il, les yeux toujours fixés sur Brittany. "Quand j'avais douze ans, elle m'a donné mon premier baiser."

"Oh, c'est si romantique." Souffla Rachel.

Il continua : "Et, quand je suis revenu de l'armée, elle ma donné la chaude-pisse."

"C'est... beaucoup moins romantique." déclara Kurt.

"Et ce fut la dernière fois que je l'ai vu. Je lui ai prêté six cents dollars pour qu'elle puisse ouvrir son propre salon de beauté, et je n'ai jamais plus entendu parler d'elle. Je veux que tu me rembourse cet argent." lui dit-il d'un ton accusateur. "Et avec les intérêts, sa doit faire près de cinq mille dollars maintenant."

Brittany, qui jusqu'à présent avait été complètement silencieuse tout au long de l'échange avec Pete, s'avança, l'air pensif et irrité. "Et bien... C'est une sorte de problème, parce que... le salon de beauté ne marche pas si bien. Et tu sais pourquoi ? parce que la dernière fois que nous étions ensemble, je suis tombée enceinte, et j'ai eu un fils. Son nom est Herman." Elle hocha la tête, et continua son histoire. "Il a bien grandit maintenant, et il est testeur de litière professionnel. Et oui, c'est tout aussi grave que ça, parce qu'il n'a aucune estime de soi. Comment pourrait-il, alors qu'il pensait toujours que son père l'avait abandonné ? Quand il était petit, il n'avait pas d'amis. Ses seuls loisirs sont la reproduction des gerbilles et la collecte des souvenirs nazis. Et son thérapeute dit que si il avait eu un père, il n'aurait probablement pas mangé ses propres cils. As-tu une idée de ce que c'est d'élever un enfant comme ça, toute seule ? Surtout en Alaska, où notre seul revenu provenait de la vente d'igloos ? Connaît tu la valeur de la revente d'une maison qui fond ? Mauvaise."

Peta la regarda, abasourdi dans le silence.

"Je pense que Brittany va très bien s'adapter ici." déclara Kurt doucement.

Après quelques secondes, ils la suivirent, laissant Pete le regard dans le vide et le nom de "Herman" sur les lèvres, une expression choquée et émerveillé à l'idée d'avoir un fils. "Herman."

Sur les marches menant du deuxième au troisième étage, Santana vérifia que Brittany était hors de vue, puis se retourna pour bloqué Kurt et le chemin de Rachel. "Avez vous le cadeau ?"

Kurt la regarda d'un air absent. "Quel cadeau ?" Puis, voyant sa réaction, il renifla avec amusement et dit : "Oh, ça valait le coup, juste pour voir la tête que tu viens de faire." Il fit un geste vers Rachel. "Elle l'a."

Rachel ouvrit son sac et retira un petit paquet, environ la moitié de la taille d'une boîte à chaussure. Il semblait vraiment petit. "Je l'ai enveloppé moi-même" dit-elle, avant de lui remettre. "Qu'en pense-tu ?"

"C'est bien." déclara Santana, se souciant guère à quoi il ressemblait. "Qu'est-ce qu'il y a dedans ?"

Ils se regardèrent l'un l'autre, et Kurt dit : "Tu devras juste attendre que Brittany l'ouvre. C'est plus amusant de cette façon, n'est ce pas ?"

Elle les regarda sans comprendre. Rachel avait ce regard du chat-qui-veut-manger-le-canari sur son visage, et Santana plissa les yeux vers elle, suspecte. "Qu'avez-vous fait ?" elle siffla.

Mais juste à ce moment Brittany les appela d'en haut : "Vous arrivez ? j'ai vraiment besoin de faire pipi."

Sauvez par Brittany, Rachel dit avec un visage innocent : "Nous ne devrions pas la faire attendre." Elle continua à monter les escaliers. Santana regarda Kurt, qui lui donna un léger haussement d'épaules, comme pour dire, Je n'y suis pour rien.

Santana cacha la boîte dans la poche de son manteau et l'a suivi, s'en voulant mentalement de leur avoir demandé de le faire en premier lieu. A quoi avait-elle pensé ?

Au cour de la soirée, pendant qu'ils mangeaient le dîner et regardaient la télévision, elle s'est trouvée dans l'espoir que Brittany avait oublié leur idée d'échanger leur cadeau de Noël. Ce qui lui donnerai le temps d'acheter quelque chose elle même, peut-être lundi, quand elle irait en cour. Mais pas de chance. Elle n'oubliait rien de ce genre. En fait, elle suggéra même qu'ils montent sur le toit pour les ouvrir, car elle n'avait pas encore vu la vue dont elle avait tant entendu parler.

Kurt et Rachel étaient assis sur le canapé, agissant comme si ils étaient absorbés dans leur épisode, mais elle pouvait dire qu'ils ne l'étaient pas vraiment. Ils étaient au courant de tous les détails, que Santana et Brittany avaient mis leur manteau et étaient prête à sortir. Et oubliant le mauvais timing, Brittany les regarda pendant quelques secondes, puis semblant décider qu'elle devait se faire pardonner pour son mauvais comportement plus tôt ce matin elle dit : "Les gars, vous pouvez venir si vous voulez."

"Nous ne voulons pas empiéter." déclara Rachel, mais ils étaient tous deux déjà debout entrain de se diriger vers la porte, comme si ils avaient attendu ce signal.

Afin d'avoir Brittany pour elle seule au moins quelques minutes, Santana les envoya acheter une bouteille de vin à M. Bloom. Elle prit l'escalier à demi-caché en direction du toit, tirant Brittany par la main.

Pour rendre le moment plus spécial, elle lui dit de fermer les yeux, puis elle l'amena sur le bord de l'immeuble. "Bien... maintenant." dit-elle, en regardant son visage.

Brittany ouvrit les yeux et haleta un peu. Elle fixa la vue en direction de Manhattan, un spectacle chatoyant et lumineux se reflètant dans ses yeux. "Wow" murmura-t-elle. "C'est comme dans les films. Seulement c'est vrai."

"C'est ce que je voulais te montrer, plus que toute autre chose." Dit Santana. "Chaque fois que je regarde, je pense à toi."

"C'est beau" déclara Brittany.

Santana serra les lèvres, puis d'une manière hésitante, comme si elle savait qu'elle ne devrait pas, elle demanda : "Alors, qu'en pense tu, Britt ? Tu vas rester ? Tu veux être une New-Yorkaise avec moi ?"

"Santana." Elle se tourna vers elle, avec un air essayant d'y aller doucement. "Je n'ai même pas été ici pendant quarante-huit heures. Ou est-ce vingt-quatre ? Attend, combien il y a d'heures dans une journée ?" Elle avait l'air perplexe, puis continua. "Quoi qu'il en soit... la réponse est, je ne sais pas encore. Je suis désolé."

"Ouai je sais." dit Santana, lui donnant un petit sourire er haussant les épaules. "J'ai juste pensé que ça valait le coup."

"Vos boissons sont arrivés, mesdemoiselle." déclara Kurt, apparaissant à la porte, portant une bouteille. "J'ai choisi du vin chaud, puisque c'est votre fête de Noël." Elles lui donnèrent des regards vides. "Parce que c'est une boisson traditionnelle de vacances." expliqua-t-il, ne bénéficient encore d'aucune réponse. "En raison de la canelle et des épices... vous savez quoi, juste oublier" Il posa la bouteille sur le mur avec un air dédaigneux, la façon dont il avait toujours fait quand ses tentatives visant à introduire la haute culture ont été repoussée

Rachel apparut derrière lui, portant quatre verres de vin et les regardant comme si elle avait peur de les faire tomber, Brittany se déplaça pour prendre deux d'entre eux, et les plaça sur le rebord de l'immeuble, en disant : "Je pense que nous devrions ouvrir nos cadeaux avant de boire. Tu peux commencer." dit-elle à Santana, rebondissant d'un pied à l'autre, excité. Santana souhaitait ressentir la même chose.

Elle pris la petit boîte que Brittany lui tendit et soigneusement retira le papier d'emballage avec des bonhomme de neige dessus. C'était une boîte carré recouverte de soie, ça venait clairement d'un magasin de bijoux. Elle souleva le couvercle, un peu nerveusement. Puis elle baissa les yeux sur ce qu'il y avait dedans, momentanément à court de mots. Niché à l'intérieur sur un fond de velours noir, ils y avaient de minuscules, boucles d'oreilles rouges ornées de bijoux en forme de fraises. Elle en souleva délicatement une, la laissant pendre de sa main. D'une certaine manière, elles étaient à la fois adorable et sexy en même temps. "Brittany" dit-elle dans un souffle. "Elles sont magnifique."

"Je voulais juste que tu saches que... les fraises sont toujours mes préférés." déclara Brittany, avec l'ombre d'un sourire discret.

Ravalant l'émotion, Santana leva les yeux et lui dit à peine plus qu'un mumure. "Moi aussi." Elles se donnèrent des regards entendus, puis cassèrent leur regard quand il menaça de devenir trop intense. Rachel et Kurt avaient le sentiment que c'était un moment privé et ne prirent pas la peine d'éssayer de le déchiffrer.

"Bon, à mon tour." déclara Brittany, prenant l'autre paquet. Elle l'examina et dit d'une voix impressionné, " Santana, tu as fait du très bon travail. Habituellement, lorsque tu emballes des cadeaux, on dirait qu'un singe l'a fait."

Agacé, Santana lança un regard à Rachel, qui appréciait chaque seconde.

Brittany tira le papier, révélant une petite boîte en carton blanc. Santana retint son souffle quand elle souleva le couvercle, redoutant ce qu'elle allait trouver. Cependant, les objets sur le dessus semblaient n'être rien de plus que deux bandes identiques de papier glacé. Brittany les leva, les inclinant vers la lumière. A haute voix, elle lu l'impression sur le premier. "Season Ticket NYADA."

Santana ferma les yeux un instant, puis les rouvrit et donna à Kurt et Rachel un regard meurtrier.

Brittany continua à lire. "Ce billet donne le droit à accéder à tous les concert de la NYADA, les lectures, les répétitions générales et les productions pour une année civile complète dès la date d'achat." Avec une expression étrange, elle leva les yeux et dit à Santana, "Wow... Merci."

"Santana" déclara Kurt, feignant la surprise avec sa main sur son coeur. "Je dois dire, c'est si touchant. Et le fait que tu es par toi même..."

"Oui, c'est vraiment touchant." Rachel convenu, une lueur sadique dans ses yeux. "Cela signifie que toutes les deux aurez aucune excuse pour ne manquer aucune de nos performances, peu importe la gravité. Qui sait, peut-être à un moment donné, nous allons même faire du rap !" Elle sourit avec triomphe tandis que Santana la foudroya du regard. "C'est tellement, tellement gentille de ta part de penser à nous."

"Tu sais, tu as raison." dit Santana, jouant le jeu. "C'est très gentil de ma part. En fait, c'est si gentil, que j'ai envie de revivre ce brillant moment de ma vie... je peux les voir ?" elle demanda, prenant soudainement les billets de Brittany.

Mais Rachel fut plus rapide et les arracha de ses mains, en disant : "En fait, pourquoi je ne les garderais pas... pour ne pas les perdre ?" Elle les coinça dans la poche intérieure de son manteau. "Je sais où les ranger."

Santana sourit et hocha la tête à Rachel et Kurt, le regard meurtrier par rapport au calme de sa voix. "J'ai quelques idée où tu pourrais les mettre."

Brittany regardait ce va-et-viens avec un regard confus, mais elle fut distraite par la boîte qu'elle tenait encore. "Attend, il y a autre choses ici." Elle leva un porte-clé avec une photo de la ville de New-York. Dessus pendait quatre clés, ce qui expliquait le bruit qu'avait entendu Santana. Brittany les tenait avec un regard plein de question. Santana tendit la main et prit le trousseau, le scrutant de plus près. Pour son immense soulagement, elle réalisa qu'elle connaissait chaque clés.

"C'est la clé de notre boîte aux lettre," expliqua-t-elle, montrant la plus petite. "Et, euh... celle-là c'est celle de la porte d'entrée de l'immeuble, même si personne ne la verrouille jamais réellement." Brittany s'appuya sur son épaule, lui accordant une attention particulière. "Elle, c'est celle de la porte qui va sur le toit." dit-elle. "Juste au cas où tu veux venir ici par toi-même. Et... la dernière, la plus importante de toutes. C'est la clé de notre appartement."

Brittany sourit un peu, reprenant le trousseau. "Je ne peux pas croire que j'ai le mien." dit-elle, l'air impressionné. "C'est comme si je vivais vraiment ici."

"Ouai." dit Santana. "C'était en quelque sorte l'idée."

"Je l'aime." déclara Brittany. "C'est parfait." Elle commença à se pencher pour un baiser, puis regarda Kurt et Rachel.

"Oh, allez-y" déclara Kurt d'une voix lasse.

Elles s'embrassèrent, puis Brittany la tira dans une longue étreinte. Santana la serra, le regard plein de gratitude pour Kurt et Rachel. Elle articula le mots "Merci". Leurs expressions auto-satisfaites semblaient dire Et tu pensais qu'on allait tout foirer.

Maintenant que l'échange des cadeaux était fini, Kurt versa le vin. Ils prirent chacun un verre et se déplacèrent sur le bord du bâtiment, debout contre le rebord et donnant sur la baie. Pendant un temps, personne ne parla. Ensuite, Kurt prit une profonde respiration et expira, une bouffé blanche dans l'air glacial. "Vous savez ce dont je suis vraiment impatient ?"

"La puberté ?" suggéra Brittany. Santana essaya et échoua de réprimer un rire.

Il les ignora et poursuivit. "Le printemps. J'ai entendu dire que Brooklyn est magnifique au printemps"

Rachel contempla la ville, la nostalgie évidente dans ses yeux. "Vous savez, si quelqu'un m'avait dit il y a un an que je vivrais ailleurs que Manhattan, je me serais mise à pleurer. Mais d'un autre côté, je pense que c'est encore mieux. Quand tu est en plein milieu de ce quartier, tu ne peux pas le voir comme ça."

Ils regardèrent tous du même côté, leur différents espoirs, rêves et peurs jouant sur leurs visages. Seulement l'attention de Brittany semblait être pris, non pas par la lueur de la ville lointaine, mais par quelque chose de beaucoup plus près - une femme dans le bâtiment en face du leur, quelques étages plus bas, qui aspirait son tapis de salon. "est-ce qu'elle pleure ?" demanda-t-elle.

Ils déchirèrent leurs regards de Manhattan et cherchèrent à savoir ce dont elle parlait. Il est vrai; la femme pleurait, inconsolable, traînant l'aspirateur sur le tapis, encore et encore, comme si il pouvait enlever tout ce qu'il lui faisait mal. Ils la regardèrent pendant une minute, un peu tristement.

"Je me souviens quand nous avons emménagé ici," dit Rachel d'une voix douce. "Il semblait si étrange que presque personne ne ferme les rideaux la nuit. Vous pouvez voir tout ce qui se passe dans les maison d'autres personnes... dans leur vies. Mais finalement, ils reste des inconnus. Tu ne peux jamais vraiment connaître leur histoire."

"Mais on s'y habitue." déclara Santana. A côté d'elle, Brittany frissonna légèrement, à cause du froid ou quelque chose d'autre, il était impossible de le dire. Santana se rapprocha d'elle, mettant son bras autour de sa taille.

Peut-être dans une tentative pour égayer leur humeur, Kurt leva son verre de vin. "Je pense que je vais proposer un toast," dit-il. "Pour Ruby." Il sourit. "Peut-elle profiter de son temps ici, dans notre petit monde de fou... aussi longtemps que tu le voudra."

Brittany sourit, puis regarda ses pieds, un peu maladroite. "Ok, alors... Je voudrais un autre toast. Au printemps. "Elle les regarda de nouveau. "Parce que je pense que tu as raison, Kurt. Je pense que ça va être incroyable."

Essayant de ne pas donner trop d'importance à cela, Santana laissa néanmoins un peu d'espoir se tisser à travers elle. Le printemps était encore au moins dans deux mois. Si Brittany était encore là dans deux mois, alors qui sait ce qui pourrait arriver. Tout était possible. Et maintenant, debout sur le toit avec les trois personnes qu'elle considéraient presque comme sa famille (même si elle serait très réticente à l'admettre), il était difficile d'imaginer un avenir qui ne comprenait pas chacun d'eux. Elle va rester, elle pensa pour elle-même. Je le sais. Elle doit rester.

Ils levèrent leur verres de vin, "Pour le printemps." ils répétèrent, la ville brillant dans le fond et la femme pleurant aspirant son tapis et en bas de la rue une alarme de voiture se mis à sonner.

Ils choquèrent leurs verres ensemble et burent.