Nouvelle correction du chapitre 3 : L'abus de pouvoir par Jas, merci à lui.
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Bonne lecture.
"L'abus d'autorité est le plus grand des délits". Malesherbes.
Chapitre 3 : Abus de pouvoir
Deux jours plus tard, un militaire se présenta au secrétaire du Général, c'était urgent. Mais, dans une base comme celle-ci, la sécurité était primordiale. Le secrétaire ne le laissa pas passer malgré ses arguments. Il devrait patienter que le Général lui accorde un rendez-vous entre deux réunions avec des jaffas et un autre peuple qui demandait des médicaments contre de la main d'œuvre. Le soldat attendait patiemment depuis deux heures, discipliné, quand Jack sortit de son bureau accompagné d'un jaffa. Le soldat se leva tout de suite, se mit au garde-à-vous et demanda la permission d'avoir une entrevue en ajoutant que c'était urgent :
- C'est au sujet de... vous savez qui ?
- Entrez vite, pourquoi ne pas être rentré tout de suite ?
- C'est votre...
- Oui, parfois il fait mal son boulot... Entrez, et Sergent Dan raccompagnez ce monsieur vers la Porte, ordonna Jack.
- Voilà, mon Général, je suis venu vous apporter le dossier du pilote et les rapports de toutes ses missions avec quelques exemplaires. Il faut vraiment y faire attention, ceux qui le liront, devront signer un accord de confidentialité. Choisissez-bien les personnes qui doivent avoir accès à ces rapports, conseilla l'homme.
Sur ce, il lui donna une grosse enveloppe portant le cachet de la sécurité nationale, ce qui montrait qu'elle n'avait pas été ouverte. Il y avait aussi marqué « confidentiel » . Le soldat se mit au garde-à-vous et attendit.
- Rompez, vous pouvez disposer et merci beaucoup pour cette rapidité, sergent.
Le Général demanda alors une réunion à l'équipe SG1.
Tout le monde était présent sauf Mitchell, qui était en congé et tous se demandaient pourquoi Jack leur avait demandé d'interrompre tout ce qu'ils faisaient sauf pour Mitchell. Ils pensaient que c'était une urgence. Jack arriva en coup de vent et leur balança des feuilles et des stylos. Interloqués, ils ne comprirent pas tout de suite. Ils regardèrent le dossier et leur surprise fut encore plus grande : pourquoi devaient-ils signer cet accord de confidentialité. Cependant, sans poser de question, ils les signèrent. Ensuite, Jack leur lança des dossiers et leur demanda de les étudier puis il partit sans demander de reste.
Sam regarda les autres à tour de rôle pour savoir s'ils avaient compris ce qu'il venait de se passer. Alors, ils ouvrirent tous leurs dossiers et comprirent la situation. Puis chacun retourna à ses affaires.
Teal'c, alla quant même voir Jack car il était inquiet de son état. Il était à la cafétéria, fixant sa gelée avec dégoût.
- Vous allez bien, Jack ?
- Oui... en fait, je suis inquiet. J'ai une réunion avec les différents représentants des autres pays et leurs services de sécurité intérieure. Ils sont tous chargés de retrouver cette fille, je ne la connaît même pas, qu'elle me cause déjà des soucis.
- Vous ne savez pas quoi dire aux représentants, n'est ce pas ? comprit Teal'c.
- Oui, et ils sont très en colère et c'est normal. Ce sont nous qui avons montrés aux Oriis que nous existions. Ils demandent des nouvelles et je n'en ai pas, pas de bonnes en tout cas. De plus, le pays d'où vient ce pilote, nous résiste. Il ne veut pas nous aider pour la retrouver. Il faut éclaircir certaines choses. Daniel ne m'a pas prévenu qu'Angéla est une Française. Cela complique tout car depuis la guerre d'Irak, la France est devenue assez réservée envers nous. Ils ne se sont pas totalement impliqués dans cette guerre.
- Ne vous inquiétez pas, la réunion va bien se passer et puis vous ne serez pas tout seul, il y aura le Général Hammond à vos côtés, le rassura Teal'c.
- On verra ,je dois y aller... étudiez bien le dossier et donnez moi des idées quand je reviendrai, le salua Jack avant de partir.
...
Le Général se passa plusieurs fois à l'esprit son futur discours, en changeant quelques expressions pour faire un peu d'humour. Alors qu'il était sur le chemin, dans sa voiture. Mais il n'était pas d'humeur, la situation devenait dramatique. Plus il s'approchait de la salle de conférence, plus la boule dans son estomac grossissait. Il avait peur de décevoir ses supérieurs et cette fois-ci, il y avait peu de chances pour que Thor intervienne. C'est pourquoi il avait souhaité y aller par ses propres moyens, pour mieux réfléchir.
Il arriva sur place, la tension augmenta. De plus, aucune tête lui était familière. Soudain, il entendit une voix qu'il connaissait très bien pour l'avoir entendue pendant plus de cinq ans, il se tourna et vit venir à lui, son ami et Général Hammond :
-J'espérai que vous seriez là aujourd'hui, comment allez-vous ? ça faisait longtemps, salua Jack en se précipitant lui aussi vers lui.
Jack lui serra la main.
-Moi, je vais bien. Je suis désolé que l'on ne se voit que dans des moments critiques, on devrait boire un verre ou deux ou jouer aux échecs, un de ces jours, Jack. Venez, la réunion ne va pas tarder à commencer.
Ils se dirigèrent vers la table circulaire qui avait le don de montrer tous les occupants de la pièce. Plusieurs personnes étaient déjà assises à leur place, leur nom posé juste devant eux sur la table. De vives discussions commençaient déjà entre les pays. À leur arrivée, on aurait juré que les voix s'étaient baissées, puis atténuées. Maintenant tous étaient installés et attendaient que quelqu'un commence à parler. Alors, Hammond prit la parole se jetant à l'eau :
- Vous savez tous pourquoi nous sommes réunis là aujourd'hui. Il faut que vous compreniez que le problème est commun à tous les pays et donc il ne sert à rien de diverger nos avis et il faut qu'on s'unisse devant ce nouvel ennemi.
L'effet de ces paroles fut immédiat, un brouhaha commença, tout le monde voulait donner son avis. Il fut difficile de faire revenir l'ordre. Hammond continua :
- Calmez vous, ce n'est pas en se battant qu'on résoudra le problème. On trouvera une solution ensemble.
- Qu'est ce que vous proposez comme solution ? Mon pays veut participer à la mission de sauvetage même si on doit quitter la Terre... ce que je veux dire c'est qu'on veut participer au projet et utiliser la Porte. Vous n'avez pas le droit de nous mettre à l'écart cette fois-ci, cria le représentant du Royaume-Uni qui s'était alors levé.
Après cette réplique, plusieurs pays montrèrent leur accord.
- C'est impossible, tous les pays ne peuvent pas participer au projet, ajouta le représentant civil américain.
- Pourquoi les américains contrôleraient toutes les opérations ? Comme vous l'avez dit, cela concerne tout le monde, remarqua le représentant de la Chine.
- Nous discuterons de tout ces malentendus après avoir trouvé une solution, répliqua le représentant russe.
Les russes avaient pris l'habitude de se ranger du côté des américains depuis qu'ils avaient perdu le contrôle de leur Porte. Ils faisaient confiance aux équipes du SGC car ils savaient qu'elles étaient compétentes pour ce genre de problèmes. Ils acceptaient toujours leur condition. Même aujourd'hui, ils étaient de leur coté alors que les autres pays se révoltaient.
- Je suis sûr que le Général O'Neill va nous exposer son plan.
La personne concernée se leva, en examinant toute l'assemblée :
- Nous avons déjà discuté longuement avec certains d'entre vous et nous sommes parvenus à un accord. Nous pensons qu'il serait raisonnable de faire une expédition sur la planète dont vous avez la description devant vous.
Ils entendirent les frémissements des feuilles cartonnées alors que les dossiers s'ouvrirent.
- D'après nos scientifiques, le peuple de cette planète aurait la technologie des Anciens. Le seul problème est indiqué dans la suite du rapport avec plus de détails à la page 3-4 : le problème est que leur porte est inaccessible. Si un des scientifiques ici présents, a une idée, pour contourner ce bouclier, je suis prêt à l'écouter, reprit Jack en regardant l'assistance espérant voir une réaction d'un scientifique, qui aurait trouvé une solution que Carter n'aurait pas vu.
Mais il pouvait rêver car si Carter ne trouvait pas de solutions, c'était souvent qu'il n'y en avait pas.
- Si vous nous laissez plus le temps, on pourra peut-être trouver une solution, demanda un des scientifiques du bout de la table.
Il ressemblait à tout scientifique, il portait une barbe blanche, des petites lunettes rondes et avait des tics.
- Mais, nous n'avons pas de temps d'étudier plus en profondeur la question, il a raison il faut trouver un autre moyen pour y accéder, laissez le continuer, rétorqua un représentant allemand.
Jack le remercia d'un signe de tête :
- Alors, je pense qu'il serait préférable de choisir par la voie des airs, c'est à dire grâce à un vaisseau spatial, proposa Jack.
A cette idée, certains commencèrent à se disputer avec leur voisin, sur qui dirigerait le vaisseau.
- Nous avons choisi pour cela le vaisseau que vous voyez en descriptif page 5. L'un de nos tout dernier vaisseau. Il est rapide, souple et possède les nouvelles technologies.
- Qu'attendons-nous alors pour l'envoyer ? demanda le représentant anglais.
- C'est le problème, personne ne sait le piloter.
- Mais vous ne possédez pas un autre vaisseau appelé ... Prométhée ou quelque chose comme ça, dit un représentant anglais.
- Si, mais nos deux vaisseaux sont soit en réparation ou en mission et ne sont pas assez rapides. C'est pourquoi je demande la coopération de tout le monde, il existe une seule personne connue à ce jour, qui est capable de le faire décoller.
- Qu'attendons-nous alors pour le convoquer, c'est vital qu'il nous aide ? demanda l'anglais, interrompant à nouveau Jack.
Jack commençait à en avoir marre d'être interrompu, cet anglais commençait à l'énerver. Hammond décida d'intervenir :
- C'est à ce moment-là qu'on a besoin de votre coopération.
- Que voulez-vous dire ?
- Général Hammond, il est hors de question qu'on vous aide sur ce sujet, intervint un homme sur la droite.
C'était la première fois que le représentant français réagissait.
- De quoi parle-t-il, Général Hammond ? demanda encore l'anglais.
- Le pilote concerné est français et il a été renvoyé par le Pentagone. Il faisait partie de l'unité spéciale des TOP GUN qui regroupe plusieurs nationalités. Depuis ce jour, nous avons perdu toute trace de cette personne, leur expliqua Hammond.
- Est ce notre seule solution ? demanda le Chinois, sceptique.
- Oui, j'en ai peur, répondit O'Neill presque en soupirant.
- Alors, je souhaite mettre le plan Marshall qui stipule que dans de très grands dangers, les représentants ont le droit de prendre n'importe quelle décision, même contraire aux lois du pays concerné et que nous devons nous y soumettre, ordonna l'anglais.
- C'est ce à quoi les Etats-Unis et la Russie pensaient, répondit le russe. Mais comme l'Allemagne et la France font partie des membres importants de cette institution, il faut qu'eux aussi soient d'accord et ce n'est pas le cas.
Tout le monde se tourna vers les personnes concernées.
- Faisons à la majorité alors, ça ne se résume pas qu'à un seul pays.
C'était encore l'Anglais.
- Cela veut dire que vous utiliserez votre autorité et votre abus de pouvoir pour faire revenir cette personne malgré ses souffrances, s'enflamma le français.
- C'est votre problème si vous ne voulez pas sauver la Terre, répliqua l'anglais.
- De quoi parlez-vous ? interrogea le chinois en même temps.
- Je n'ai jamais suggéré ces balivernes, je ne veux pas aider à sa capture, se défendit le français.
- Que veut dire le français ? Il parle comme si on allait faire une chasse à l'homme, demanda le chinois.
- Tout est décrit page 9, répondit Jack, épuisé par cette journée.
Il préférait mille fois plus se battre contre des goa'ulds que contre ces politiciens. Il était beaucoup plus facile de faire une mission à haut risque que de leur parler.
- Mais, c'est une femme, ce pilote, ajouta Anglais pour alourdir en connerie.
- Cela vous dérange ? demanda O'Neill.
- Non, pas du tout ... Mais...
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée de donner une si lourde responsabilité à une femme, remarqua le chinois.
Après un silence, le français demanda :
- Allez-vous abuser de votre pouvoir pour la faire revenir ?
Plusieurs personnes et scientifiques réagirent à ces paroles, ils étaient d'accord avec lui, il ne fallait pas utiliser le pouvoir. La liberté était primordiale.
- Il a raison, il y a de l'abus de pouvoir, répliqua un autre scientifique.
Les Américains regardèrent les Russes et les Anglais, ils étaient tous en accord, le russe finit :
- Oui, s'il le faut on utilisera le plan Marshall.
- L'affaire est close pour ce problème, termina l'américain.
- En réalité, je crois que l'Angleterre se doit de refuser, contredit l'anglais.
Jack le regarda avec surprise comme s'il avait perdu la tête. L'anglais était dans sa poche et maintenant il retournait sa veste.
- La Chine aussi ne pourra pas participer à cette chasse, confirma le représentant chinois.
- Je...
- Cette femme est la chasse gardée de la couronne...-
- Quoi ? Je...
Mais qu'est ce que c'est ce bordel ? pensa Jack.
- Pouvons-nous poursuivre tout de même ? intervint le Général Hammond en se levant.
Personne ne protesta.
- Au sujet de l'équipe, nous voulons qu'un représentant anglais participe, ajouta l'anglais
- Je pense que chaque pays important de l'ONU devrait fournir une liste de volontaires je dis bien de volontaires, qui ont des bonnes qualifications et un bon dossier. Pour la semaine prochaine, O'Neill choisira les personnes selon la capacité… continua Hammond.
Des protestations commencèrent.
- Dans la mesure du possible, poursuivit Hammond. Envoyez vos listes avant la semaine prochaine, les personnes inscrites devront avoir un suivi médical, psychologique et physique... Voilà, c'est tout, la séance est levée à la semaine prochaine, conclut Hammond.
Les discussions vives reprirent entre les pays sur les décisions prises.
Les protestations s'amplifièrent. Les abus de pouvoir étaient malheureusement très fréquents et injustes, il y avait tout le temps quelqu'un qui en souffrait. Généralement, ce sont des personnes qui ne demandaient rien et qui étaient tranquille dans leur vie paisible. Voici comment fut sceller l'avenir d'Angéla, qui ne se doutait de rien. Les pays alors voulaient quant même participer aux recherches. Plusieurs équipes de différents pays furent créer. O'Neill et les autres avaient fait un compromis. S'ils réussissaient à retrouver Angéla, un militaire de certain pays aurait le droit de partir vers la nouvelle planète. Bien sûr, O'Neill devait choisir avec soin les personnes selon leur compétence, dans une liste donnée par leur pays. Les soldats devraient être motivés pour pouvoir avoir une place. Ils ne voulaient pas avoir de soldats forcés à quitter leur maison sans leur consentement. Même si les Etats mettraient la pression sur certaines personnes. O'Neill ne savait pas comment il allait annoncer la nouvelle à Daniel. Ils avaient quant même utilisé leur pouvoir sur son ex-petite amie. Voilà comment peut-on obliger quelqu'un à faire quelques chose qu'elle ne veut pas faire. Il suffit d'être tout en haut de l'échelle sociale, pensa au fond de lui Jack.
END du chapitre
