Nouvelle correction du chapitre 4 : Mirage 911 par Jas, merci à lui.
Laissez des reviews please. Lâchez vous, dites moi ce que vous en pensez, si je fais des fautes n'hésitez pas à me le dire...
Bonne lecture.
"Le passé ne peut pas être guéri", Elisabeth I
Chapitre 4 : Mirage 911.
Dans une discothèque, un homme était assis seul au fond de la salle. Bryan était plutôt beau gosse mais ne s'était pas encore casé. Il était blond, assez musclé et toujours prêt à aider les autres. Il avait un charme irrésistible, personne ne pouvait rien lui refuser. Rare étaient les personnes seules dans ces lieux. C'était d'ailleurs un lieu où il ne devrait pas être mais il était en mission. Le boulot c'est le boulot. Et puis, ceci ne lui déplaisait pas : il y avait des belles serveuses, de bons cocktails et de la bonne musique. D'ailleurs, c'était un des endroits possibles dans lequel la personne, qu'il devait trouver, pouvait passer ses soirées. En effet, il s'était proposé de retrouver Angéla. Pas seulement parce qu'il la connaissait, elle était plus qu'une coéquipière : c'était aussi son amie. Il voulait lui dire ce qu'il n'avait pas pu lui dire, il voulait la remercier pour ce qu'elle avait fait pour lui et son frère, mais la dernière fois qu'il l'avait vu, elle était étendue sur un lit d'hôpital. A ce moment là, il n'avait pas eu le courage de lui parler, il avait peur de lui dire la vérité. Pourtant, elle l'avait toujours soutenu même dans les pires moments et il regrettait de ne pas avoir été honnête avec elle. Ils avaient tellement vécu de choses ensemble : des missions à haut risques où ils s'en sortaient toujours indemnes jusqu'à ce terrible accident. Elle était la meilleure pilote qu'il n'avait jamais vu. Personne d'autres n'aurait pu se tirer d'affaire après une telle descente en pic. Cet événement avait été infernal, l'avion avait tourné à n'en plus en finir, elle avait réussi à se poser en catastrophe. En tous cas, ils étaient en vie et ce n'était pas grâce à lui. Maintenant, l'oiseau avait les ailes brisées, il ne volera plus. Il n'arrêtait pas d'y penser, s'il avait été présent dans un autre chasseur, serais-je en vie encore ? Tout à coup, il crut voir sa silhouette furtive, il regarda avec insistance mais elle avait disparu. Etait-elle vraiment là ? Est ce possible ? Ou avait-t-il encore rêvé à cause d'une consommation abusive d'alcool ? Ces questions n'eurent pas de réponse.
Il se leva, paya sans chercher à demander sa monnaie et sortit de cet endroit, qui commençait à lui donner la nausée. Il avait un peu forcé sur son cocktail car sa tête tournait et lui faisait souffrir. Il voulait se reposer et laisser tomber ses recherches pour cette soirée là. Peu importe, des renforts allaient arriver pour l'aider. Et là, il pourrait enfin tout lui dire, que ce n'était pas sa faute : l'accident. Demain, la journée serait encore plus rude car les recherches continueront avec plus d'ardeur. Il espérait que l'armée ne lui avait pas envoyé des débutants et qu'ils connaissaient le dossier. Il ne voulait pas perdre du temps à leur expliquer. A vrai dire, il souhaitait surtout que ces personnes ne soient pas des brutes sans cervelle, qui n'hésiteraient pas à employer la manière forte pour finir leur mission le plus rapidement possible.
Il avait fait des recherches depuis trois jours, il voulait retrouver cette personne pour la protéger. Et à son tour d'être son ange gardien comme elle avait été pour lui.
Il entra dans sa chambre d'hôtel. Ces pensée l'avaient guidé jusqu'à cette petite ville de la Région Parisienne. Affamé, il prit une boîte de thon et se laissa tomber sur le canapé, las. En même temps, il regarda tous les documents qu'il avait réussi à réunir. Il savait que son amie était par ici, elle lui avait souvent parler de son envie de venir à Paris et qu'elle rêvait d'y faire ses études.
Regardant un avion par la fenêtre, il se souvint alors de la promesse qu'elle lui avait faite avant leur dernière mission. Ses paroles résonnèrent encore dans sa tête.
« Ne t'inquiète pas, je garde un œil sur ton petit frère, je le protégerai et puis laisse le voler de ses propres ailes ... »
Jason, son frère, était lui aussi dans la même unité spéciale des TOP GUN réouverte officieusement. Mais il avait été affecté avec un autre coéquipier. Le choc de Bryan fut terrible quand il apprit que c'était une femme qui allait le piloter. Il avait vite appris à respecter son coéquipier malgré la différence de sexe. De plus, elle était jolie à regarder et était sympathique, ce qui avait facilité leur relation. Et puis son frère n'était pas loin. C'était une des dernières discussions qu'ils avaient eu et elle avait tenu sa promesse. Elle les tenait toujours, souriant en se rappelant le seau d'eau froide sur la tête qu'elle lui avait promis, c'était horrible. Sa vue commença à se brouiller, il était épuisé et il décida d'aller se coucher. Il tomba dans un sommeil profond, immédiatement. Mais ce fût un repos perturbé :
Il se voyait encore une fois à bord du Mirage911, son avion de combat, prêt pour le combat. Le ciel était sombre. Son pilote, Angéla, lui demandait la position de l'ennemi : « Où sont-ils Bryan ? ». Mais sa vue se brouillait, il n'arrivait pas à les repérer. Elle lui criait de réagir, mais il ne pouvait pas. Les instruments de bord étaient dans un mauvais état et il manquait d'oxygène. Il voyait des lumières clignoter partout sur le tableau de bord. Il ne réagissait toujours pas. Ces défaillances étaient causés par l'impact d'un projectile ennemi quand ils avaient voulu protéger son frère pour qu'il puisse se poser sans dommage. Sur le radar, il ne restait que deux avions alliés, l'un explosa sous leur yeux et l'autre demandait de l'aide. Angéla lui répondit qu'ils le couvraient malgré leurs dégâts. L'avion endommagé put se poser correctement et Angéla reprit de l'altitude. Ils étaient seuls maintenant, aucune aide ne pourrait venir à leur secours ou protéger leurs arrières. Ils leurs restaient deux missiles à jeter et Bryan savait qu'ils ne rentreraient pas sans les avoir lancé. Ils devaient rester jusqu'au bout et devaient protéger le gros vaisseau à l'allure bizarre en y repensant. Soudain, la radio crépita :
« Ici, Lieutenant Mitchell sur Colombe3, répondez »,
« Ici, Colonel Angéla sur Mirage911 »
« une femme ! »,
« Exposez votre problème ou fermez -là si cela vous dérange »,
« Non pas du tout je suis juste surpris »,
« vous allez bavarder encore longtemps , Lieutenant Mitchell »,
« Non, j'ai perdu mon co-pilote... évanoui. Nous ne sommes pas de la même unité mais nous pouvons nous allier »,
«Ici, Sergent Sheppard sur Cométe13, nous avons besoin d'aide aussi»,
« Ok, il me reste deux gros missiles, je vous couvre, Sheppard et Mitchell ».
Mais les deux autres avions durent pourtant se poser quelques minutes plus tard. Colombe3 avait fait un atterrissage corsé malgré la protection apportée par le Mirage911. On espérait qu'il soit encore en vie. Maintenant il fallait s'occuper de Cométe13, il était en difficulté aussi. Un vaisseau ennemi lui lança un missile. Son impact lui aurait été fatal alors le Mirage911 intercepta le missile et le prit en pleine aile. La situation était critique, le réacteur gauche s'enflamma et l'aile droite était à moitié pendante. L'avion commença à piquer du nez, au moment où on entendit l'atterrissage confirmé de Cométe13. Bryan ne réagissait toujours pas, paralysé par la peur. La terre se rapprochait dangereusement. Elle lui ordonnait peut-être de s'éjecter. Soudain, une lumière jaune aveuglante apparut, elle envahit tout l'avion. Il avait la tête qui tournait et il se sentit tombé lentement dans les ténèbres, malgré ses efforts pour rester conscient. Pourtant, il devait aider son coéquipier. Il l'entendit crier, un cri qui lui fit froid dans le dos comme une douche froide, un cri qui le réveilla un peu, car c'était un cri de souffrance atroce, de torture, mêlé à de la peur. Il aurait voulu l'aider, soulager sa souffrance et la soutenir. Mais ses yeux ne lui obéissaient plus et se fermèrent lentement. La lumière prit les contrôles de la machine et de son corps. Il comprit que la bataille était finie, mais…
Il sursauta, il était en sueur, son torse musclé était trempé. Il ne portait qu'un seul pantalon en guise de pyjama. Son torse se soulevait à un rythme inquiétant. Son cœur battait fort à cause du choc. Cette vision le terrifiait encore mais pourquoi ? Il s'assit au bord du lit et se prit la tête dans les mains. Il ne connaissait pas la suite, il s'était évanouit. Comment avait-il atterri à l'hôpital ? Cela faisait plusieurs mois qu'il en rêvait, à partir du moment où il apprit que son amie ne pourrait plus ni voler à nouveau à cause de ses problèmes de santé, ni même revenir dans l'armée. Il avait demandé plusieurs fois de ses nouvelles à son supérieur. Au début, celui-ci avait été réticent à lui donner mais comme Bryan n'avait pas laissé tomber l'affaire, il lui en avait finalement donné. Cette nouvelle lui avait fait un choc, son supérieur lui avait caché pendant plus de deux mois l'état de santé de sa coéquipière. Au début il lui avait dit qu'elle allait probablement mourir puis qu'elle allait sans sortir et enfin la dernière nouvelle était qu'elle avait été irradiée, renvoyée de l'armée et qu'elle n'avait pas l'autorisation de revoir ses anciens amis de l'armée pour faire ses adieux. Maintenant il désirait à tout prix la retrouver pour aider l'armée alors qu'il ne voulait plus d'elle . Quel ironie ! Il ne lui avait pas dit non plus ce qu'étaient ses autres problèmes. Depuis, il faisait ce cauchemar, il se leva pour se rincer le visage et prendre des cachets contre le mal de tête. Il se regarda dans la glace, il n'était plus le même, plus le séduisant homme, il se promit de faire attention à sa tenue dés qu'il aurait une piste. Il avait l'air malade.
Pourquoi était-elle tombée malade ? Alors que moi aussi j'étais là, dans la même situation. Est-ce l'exposition à la lumière ? mais moi aussi, j'ai été exposé à cette lumière aveuglante. Elle n'avait pas gardé de lésions graves, après quatre mois à l'hôpital. Cependant elle était quant même malade. Est-ce parce qu'elle a résisté pour réussir à atterrir sans trop de dommage pour sauver nos vies ?
Qu'est ce qui s'est passé pendant que j'étais évanoui ? J'aurai dû résister pour l'aider. Cela aurait-il changé la situation ? Était-elle déjà malade avant ?
Flash back
Il avait appris que les médecins avaient découvert quelque chose lors des nombreux examens. Après l'accident, ils lui avaient fait subir des examens très précis et complexes pour connaître l'explication de son état. Ils avaient alors approfondi leurs recherches, car ces examens n'avaient pas suffit à expliquer son état, ils ne comprenaient pas. Il avait réussi à avoir une visite, il l'avait vu allongée sans bouger sur un lit d'hôpital, recouverte d'un drap d'un blanc immaculé, entourée de médecins qui discutaient de diagnostics. D'après les docteurs, elle était tombée dans un coma profond alors que techniquement elle allait bien et devrait être réveillée. Elle était allongée parmi de tas de tuyaux et de bandelettes. Les médecins et les infirmières inquiets travaillaient hâtivement autour de son lit. Selon eux, quand elle était arrivée, elle était dans un sale état. Ils pensaient qu'elle avait été propulsée hors de la cabine de pilotage, à très grande vitesse. Les ceintures de sécurité avaient été rompues sous la force du choc.
Les soldats lancés à la recherche de l'épave de l'avion d'Angéla et de Bryan, avaient été étonnés de voir les pilotes encore en vie, après un tel crash. Seul le transport d'Angéla, vu son état, avait demandé de l'attention et des précautions. A l'arrivée des secours, son état s'était légèrement stabilisé après deux heures de soin sur le site même. Mais arrivée à l'hôpital de fortune, son cœur s'était arrêtée et son corps avait été secoué par une crise. Ils avaient réussi à la réanimer au bout de quinze minutes. Son cœur s'était arrêté assez longtemps pour causer des dommages au cerveau. Après elle fut plongé dans ce coma profond afin de surveiller ses réactions cérébrales.
Trois semaines plus tard, le commandant de ces pilotes, le Général Mc Donald avait dit à Bryan que l'accident était mortel et qu'ils avaient eu beaucoup de chance d'être encore vivants. D'ailleurs, quand il avait envoyé les secours, il n'espérait pas retrouver l'épave de l'avion et encore moins, ses pilotes encore vivants. Il lui avait posé beaucoup de questions car ils étaient les derniers à être encore en ligne de combat et en état de voler. De plus le contact radio avait été perdu ainsi que leur position. Il se demandait comment ils avaient réussi à atterrir sans trop de dégâts. Bryan lui avait dit que l'éjection automatique d'urgence n'avait pas fonctionné, qu'ils avaient été touchés à l'un des deux moteurs et qu'ils devaient se poser d'urgence après avoir aidé Comète13 et Colombe3 à rebrousser chemin mais qu'ils avaient été touchés par un deuxième missile au niveau d'une aile alors ils avaient commencé à se rapprocher de la terre dangereusement puis qu'il s'était évanoui peu après l'apparition de la lumière jaune, laissant seul son coéquipier face à la situation. Il ne lui parla pas des cris. La dernière chose, dont il se souvenait, était cette lumière aveuglante et le sol qui se rapprochait.
- Avez-vous ressenti quelque chose ? lui avait demandé le Général.
Non, il n'avait rien ressenti à part les secousses de l'appareil et la fatigue l'envahir. Il se rappela aussi que le tableau de bord et l'appareil étaient parcourus d'ondes électriques. S'il l'avait touché, il aurait été électrocuté. Alors seulement il avait compris la raison des cris de souffrances de son amie, elle avait dû résister à ces ondes pour poser l'appareil. Mc Donald l'avait consolé : « Vous ne pouviez rien faire pour l'aider, vous aurez pu mourir si vous l'aviez fait et elle était la seule personne à pouvoir rétablir la situation, étant le meilleur pilote de l'unité. D'ailleurs, ce n'était pas la première fois qu'elle réussissait à se sortir d'une mauvaise situation, même dans les dangers les plus mortels ».
Un soldat, expert dans les télécommunications interrompit cette consolation, il chuchota quelques mots à l'oreille du Général tel que Bryan ne puisse pas l'entendre. Le Général, qui avait l'air soudain pressé, demanda à Bryan de le suivre. Ils se dirigèrent vers une salle presque vide, il y avait quelques écrans sur les murs et quelques ordinateurs et il lui annonça :
- J'ai demandé à nos meilleurs spécialistes que nous possédons, de me trouver quelques images satellite de votre avion lors de la bataille de l'Antarctique. Notre satellite étant tombé en rade, ils ont utilisé les autres satellites mis en orbite. Et enfin, ils en ont trouvé. J'aimerai que nous les regardions ensemble pour confirmer votre histoire. Ceci restera entre nous, bien sûr.
Bryan fit oui de la tête, il était pressé de revoir la scène et de savoir ce qui c'était vraiment passé. Car tous les événements étaient flous et peut-être désordonnés. L'expert en question démarra un programme sur les écrans :
- J'ai regroupé les images des différents satellites dans un ordre chronologique pour former une vidéo. Voilà, ce que cela donne, Messieurs.
Alors ils virent le point représentant le Mirage911 autour de ses ennemis et de ses alliés. Puis tout arriva vite, un premier missile évita de justesse l'avion et alla s'écraser sur un vaisseau ennemi. Sur les écrans, on voyait disparaître des avions qui avaient soit abandonné le combat soit explosé. Puis ils virent l'interception d'un deuxième missile envoyé vers un vaisseau allié, celui de son frère grâce à un missile bien visé par Angéla. Les deux missiles se rencontrèrent et explosèrent sans causer de dégâts graves. Le Mirage suivit cet avion allié jusqu'à la zone de sécurité pour qu'il puisse se poser correctement. Après, le Mirage alla à la rescousse de l'avion du petit ami d'Angéla. Les tirs se rapprochaient dangereusement de son avion, qui était déjà en difficulté, alors Angéla décida de se diriger vers le missile pour arrêter sa course et les tirs. Son petit ami en avait profité pour s'éloigner du conflit et se poser. L'avion ennemi explosa délivrant de nombreux débris. L'impact avec l'un d'eux était inévitable, mais elle avait déjà pris sa décision et ne pouvait pas changer aussi rapidement de trajectoire. L'impact avait touché l'un des réacteurs. Ce dommage n'arrêta pas pour autant le Mirage. Il était le dernier encore en ligne de combat. Bryan regarda le Général et vit encore deux ennemis disparaître de l'écran. Soudain, deux autres vaisseaux s'approchaient du Mirage911, ils n'avaient pas la couleur rouge habituelle, représentant l'ennemi. Le commandant, étonné, lui demanda des explications. Bryan lui raconta que c'étaient des avions d'autres unités alliées et qu'ils s'étaient entraidés mais qu'il ne se rappelait plus de leur nom.
Un de ces deux avions s'effaça du moniteur et le deuxième était en difficulté, un missile le poursuivait. Encore une fois, le Mirage 911 croisa le missile, se brisant une aile. Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. L'avion se mit à piquer dangereusement vers le sol, sur un des écrans l'avion clignotait, montrant qu'il avait un problème technique et sur les autres, on ne le distinguait même plus à cause de la fumée causée par le réacteur qui commençait à lâcher. Tout doucement, l'avion se redressa à l'horizontale mais il allait beaucoup trop vite et il était trop tard pour freiner. Le vaisseau percuta le sol et on ne vit plus rien. C'était la fin de la vidéo. Le Général, ému décida de s'asseoir, il était choqué par cette vidéo. Le Mirage911 avait sauvé de nombreuses vies et avait un peu permis la victoire. De quoi ? Et contre qui ? Le Général ne le savait pas, c'était classé secret d'état. Il avait envoyé ses Hommes à un massacre certain sans en connaître la raison. Beaucoup de membres de son unité avaient perdus la vie sans savoir pourquoi. D'ailleurs, il lui restait peu d'homme de cette bataille : Bryan, son frère Jason et son coéquipier, Angéla, son petit ami David et son co-pilote.
Bryan et le Général Mc Donald rendirent visite à Angéla. Elle était réveillée, enfin presque, elle n'avait pas encore toute sa tête. Les médecins leur annoncèrent qu'il avait fait un grand pas depuis qu'elle avait décidé de sortir de coma. Elle semblait reprendre des forces. Ils disaient même qu'elle pourrait sûrement courir un marathon, pour détendre l'atmosphère. Mais ils n'étaient pas d'humeur à rire. Bryan venait souvent puis un jour il arriva dans sa chambre comme d'habitude, elle était absente. Tout de suite, il commença à paniquer : « avait-elle fait une rechute, il lui est arrivé quelque chose ? ». Il était sorti dans le couloir affolé, et l'avait vu marcher vers lui avec un grand sourire : « Elle est si belle, radieuse, Ai-je des sentiments pour elle ? ou est-ce que je m'inquiète juste pour mon équipier ? Le sentiment de l'avoir perdu, l'avait sans doute rapproché d'elle. Ils purent discuter de multiple chose en évitant le sujet de l 'accident.
Peu après, trois jours après, il se dirigea vers sa chambre et vit quelqu'un d'autre l'occuper. Il chercha un médecin, qui lui annonça qu'elle ne recevait plus de visites et qu'elle avait changé de service. Voyant son inquiétude, il lui expliqua qu'elle devait suivre des séances spécialisées de rééducation et des entraînements pour retrouver la forme.
Fin du Flash back
Depuis, il ne l'avait plus revue.
A des milliers de kilomètres de Bryan, dans la base du SGC, dans le bureau de Jack, Mitchell entra :
- Vous vouliez me voir, mon Général.
Jack lui montra une feuille, il était très occupé à choisir l'équipe, qui partirai sur le nouveau vaisseau.
- Pourquoi vous voulez que je signe cette feuille ?
- Ah, c'est vrai, vous n'êtes pas au courant.
- Au courant de quoi ?
- Signez, je vais vous expliquer. En fait, c'était bien vos petites vacances ?
- Oui, très bien. Bon je vous écoute, répondit-il, en signant la feuille.
- Vous êtes au courant que nous avons décidé d'aller sur la planète dans la galaxie du Dragon.
- Oui, d'ailleurs il faudrait penser à lui donner un nom.
- Nous avons choisis notre pilote et maintenant il faut aller le chercher, reprit Jack ignorant sa remarque et voyant que Mitchell l'écoutait attentivement, il continua. C'est pourquoi je vous ai fait signer cet accord de confidentialité car les dossiers le concernant sont classés top secret et j'ai besoin que vous les étudiez pour retrouver cette personne grâce à des petits indices, avez vous compris ?
- Oui, mais ce n'est pas un militaire , pourquoi il faut le chercher ?
- En effet, ce n'est plus un soldat et cette personne se... cache.
Mitchell lui rendit la feuille.
- Alors, il me faut des indices le plus vite possible, continua Jack.
- Ok, où je trouve les dossiers ?
A ce moment là, Daniel arriva avec un air de triomphe :
- Je crois que j'ai quelque chose qui pourrait vous intéresser.
- J'espère Daniel, pouvez vous passer le dossier à Mitchell ?
Daniel lui donna le dossier qu'il ouvrit et Mitchell commença à le lire.
- Voilà, il est dit dans les dossiers qu'elle aurait voulu suivre des études en sciences à Paris, on pourrait ainsi restreindre nos recherches, reprit Daniel.
- C'est une bonne idée et un bon début, préparez vous avec Carter, prenez Teal'c avec vous si jamais il y a besoin de bras et de gros muscles, dit Jack
Jack regarda Mitchell, il avait l'air soucieux. Mitchell connaissait ce visage. Cette fille, il la connaissait. Un flash arriva et il comprit. Il l'avait vu après l'accident de la bataille de l'Antarctique à l'hôpital mais aussi avait pris contact avec elle pendant son séjour. Tout lui revint en quelques secondes : les moments qu'ils avaient passés ensemble dans la même chambre. Ils étaient tous les deux dans des états critiques. Elle était partie, il se souvint très bien de son départ, elle lui avait donné un long baiser. Il n'avait pas compris son geste. Elle s'appelait comment déjà : « C'était Angéla, je crois. Comme est ce possible, je savais qu'elle était pilote mais pourquoi ils l'ont choisit ? Il avait entendu des rumeurs qu'elle contrôlait très bien toutes sortes de chasseurs. Pourquoi pas ? Que lui est-il arrivée ? » Il voulait la revoir pour voir comment elle allait, elle méritait de guérir de ses blessures, c'était une battante.
- Mon Général, je devrais alors me joindre à eux.
- Et pourquoi ?
Tous deux le regardèrent, étonnés. Il y avait quelque chose qui n'allait pas.
- Parce que je connais Angéla, mon Général et d'après le dossier, de l'aide serait le bienvenu. Vu son dossier impressionnant de missions, je pense que ce n'était pas un agent secret pour rien.
- Comment ça vous la connaissez, Colonel ?
- On était dans la même chambre d'hôpital... le lit, qui était à côté de moi et dont vous avez dit que j'avais eu beaucoup plus de chances que cette personne. C'était Angéla. J'ai passé plusieurs mois avec elle dans la même chambre dans la section pour blessé grave, et nous avons créé des liens.
- Ah, oui je me rappelle mais avec toutes les bandes et les tuyaux, je ne l'avais pas reconnue. Quel genre de lien ? demanda Jack.
Mitchell ne savait pas pourquoi Jack regardait avec insistance Daniel en posant cette question.
- Disons que nous nous sommes aidés mutuellement à surmonter les épreuves. Elle m'a beaucoup aidé à remarcher, elle m'a redonnée du courage et je pense savoir où elle est, elle me parlait souvent de certains endroits où elle aurait aimé aller, expliqua Mitchell, sans parler du baiser.
- C'est tout ? Ah bon je croyais que…, laissez tomber.
Jack avait l'air déçu.
- Je ne comprend pas le « c'est tout ».
- Laissez tomber c'est une mauvaise blague de Jack, intervint Daniel.
- Il va bien falloir lui dire, il doit tout savoir pour le bon fonctionnement de l'enquête, contredit Jack en souriant. C'est d'accord, vous partez à midi pile, conclut Jack en regardant sa montre.
- Dans deux heures ! s'exclamèrent les deux autres en même temps.
- Et oui, l'heure tourne. Pendant ce temps, les Oriis approchent.
- Je les avais oublié ceux-là, plaisanta Mitchell.
- Comment les oublier ? En fait une équipe vous rejoindra pour l'expédition, c'est un petit cocktail d'un peu de tout. Certains vont vous aider à retrouver ce pilote si précieux et d'autres feront partie du voyage. Comme ça, vous aurez le temps de faire connaissance, informa Jack.
Jack leur donna un dossier.
- C'est l'équipe d'expédition que vous avez choisi définitivement ?
Daniel lit la liste.
- Oui, certains ne sont pas encore disponibles et je n'ai pas encore tout choisi, si vous pouvez m'aider. Et je vous donne quatre jours pour la trouver.
- Seulement ? Oui je sais le temps presse, dit Daniel, voyant Jack montrer sa montre.
Daniel et Mitchell s'éloignèrent du bureau de Jack en silence et chacun alla se préparer.
Jack, lui, était soucieux. Mitchell avait raison, ce ne serait pas une mince affaire de la retrouver, elle était douée pour s'échapper. On l'avait prévenu et ils allaient relever le défi.
End du chapitre
HamJess:
Oui, je voulais reprendre les fameuses assemblées des différents pays où il y a toujours des désaccords et où des décisions graves sont prises. Merci beaucoup pour ton com qui me fait chaud très chaud cœur (je renverse un verre d'eau pour éteindre les flammes en renversant la moitié sur le clavier...) enfin bref cela me fait plaisir. J'espère que la suite te plaira. je suis impatiente de savoir ce que tu en penses. Contente de te faire des révisions pour le brevet.
