Nouvelle correction du chapitre 6.
"Rien ne vaut la recherche lorsqu'on veut trouver quelque chose." Tolkien, Bilbo le Hobbit.
Chapitre 6 : Une aiguille dans une botte de foin.
L'équipe se rendit alors dans l'université choisie. Sam avait téléphoné, auparavant pour avoir un rendez-vous avec le directeur: Jeannot Fournier de ce campus, en ajoutant que c'était urgent. Celui-ci avait pu leur fixer le rendez-vous, tôt dans l'après-midi, malgré ses obligations envers la fac, qui avait été deux semaines plus tôt un vrai champs de bataille. Jusqu'à l'heure fixée, l'équipe décida de se séparer en plusieurs groupes pour poser des questions aux étudiants ou enseignants présents sur le campus. A la vue de toute l'agitation de ce lieu, ils en avaient la nausée. Il y avait tellement de monde, qu'ils ne savaient pas par où commencer. Jack fit équipe avec Daniel, John avec Mitchell, enfin Teal'c avec Sam et Bryan. Ils décidèrent d'aller dans des points stratégiques: le premier groupe alla à la rencontre des étudiants dans le campus au hasard, le deuxième décida d'aller à l'administration où il y avait le moins de monde, pour ne pas déplaire à Mitchell dont la foule le rendait mal à l'aise. Par contre le troisième alla à la cafétéria.
Mitchell et John allèrent alors vers les bureaux. La secrétaire peu aimable, ne voulait pas les aider, n'importe qui ne pouvait pas avoir accès aux dossiers. Elle changea d'avis quand l'agent John Smith sortit sa plaque d'agent du NID. Désolée de son comportement, la secrétaire était confuse. Elle leur trouva une salle vide et leur mit à disposition les dossiers. Elle leur apporta même un café pour essayer de se faire pardonner sans doute.
- Vous voulez quoi exactement comme documents ? demanda la dame.
- Nous cherchons une étudiante, on voudrait tous les dossiers de tous les étudiants classés par études si possible, répondit Mitchell.
- Mais bien sûre, nous sommes ravis de vous aider, je suis entièrement à l'écoute de vos désirs. J'espère que l'étudiant n'a rien fait de grave.
- Et évitez de nous poser des questions, coupa John.
- Oui, je vais chercher ce qu'il faut.
Elle sortit de la salle, les laissant seuls devant leur café.
- Elle vous a à l'œil, remarqua Mitchell.
- Mais non, n'importe quoi, elle veut juste se faire pardonner de son attitude. Puis elle en a après la plaque, sourit John.
- Alors pourquoi vous avez un nuage de lait dans votre café et pas moi.
- Hein, quoi ! Vous n'avez pas de lait.
Il reposa sa tasse.
- Par où commencer, on connaît juste son prénom et on possède son portrait, si depuis elle n'a pas changé. Vous avez une idée, continua Mitchell.
- Non, et comment ça si elle n'a pas changé ?
- Bah, tous les trucs de son âge, le maquillage, les teintures, les vêtements, les tatouages ou piercings… décrit Mitchell.
- Piercing. Ce n'est pas son genre.
- Oui, elle a dû changer de look pour se cacher et se camoufler. Je l'imagine bien avec tatouages et piercing, un look rebelle.
- C'est la galère alors, si elle ne ressemble plus à la photo qu'on a.
- Oui, comment on va la reconnaître ? murmura Mitchell.
- Ces yeux, proposa John.
- Quoi, tu délires, John.
- Non, chaque personne a des yeux uniques. Je reconnaîtrai ses yeux à coup sûr, je connais par cœur cette lueur, cette flamme qui alimente ses yeux et qui fait toute sa force. Il suffira de la mettre en colère, et je reconnaîtrai son regard qui tue et te glace sur place.
- La mettre en colère, rien que ça, pour qu'elle nous tue après et comment veux-tu t'y prendre, John ? sourit Mitchell.
Ils savaient que leur passé était un peu mouvementé.
- Il suffit qu'elle me voie, qu'on croise nos regards quelques secondes... oui je pense pouvoir la reconnaître sauf si elle a des lentilles.
- Il ne manquerait plus que ça, qu'elle mette des lentilles et là elle ne sera pas reconnaissable. Soyons optimistes, elle n'a pas totalement changé de look.
- Même si elle n'avait pas changé, comment la retrouver parmi ces 100 000 étudiants, Mitchell, on ne va pas tous les faire.
- Bryan dit qu'elle aimait les sciences, c'est pourquoi j'ai demandé à la secrétaire de classer les dossiers par études. De plus Sam m'a dit qu'elle était très bonne en Chimie et en Physique alors nous allons chercher dans les étudiants "scientifiques", en premier.
- Ah je vois, c'est pour ça qu'elle était si bonne en explosifs et qu'elle savait à quel moment fuir ou comment désamorcer une bombe.
- Elle est bien longue cette secrétaire, j'espère qu'elle ne nous a pas oubliés, remarqua Mitchell. Montre lui ton insigne la prochaine fois pour pas qu'elle t'oublie ou fais lui ton plus beau sourire, j'en suis sûr que ça ira plus vite.
A ce moment là, la secrétaire arriva avec deux autres personnes portant un chariot de dossiers. A la vue de tous ces dossiers, Mitchell avait déjà mal à la tête.
- Voilà tous les dossiers que nous avons classés par UFR.
- ufr, c'est quoi ? demanda Mitchell.
- Non c'est U-F-R, répéta la femme avec un bon accent anglais.
Elle donna la définition en anglais.
- Ah mais vous parlez anglais, et bien en plus, complimenta John.
- Obligée avec les étudiants étrangers, nous sommes une université internationale, rappela la dame. Ici vous pouvez faire des études même si vous ne savez pas parler français.
- Ah, je vois. Si cela ne vous dérange pas, on continue de parler en anglais car je ne suis pas à l'aise avec le français et je n'ai pas un très bon niveau, proposa Mitchell.
- Ok si vous voulez. Je vous laisse avec ce tas de dossiers et si vous voulez je peux vous donner des cours particuliers, partit la secrétaire.
Elle sortit de la salle et referma la porte.
Mitchell se tourna vers John avec un sourire moqueur:
-Je vous l'avais dit, elle a le béguin pour vous.
Ne sachant pas quoi répondre de peur de s'enfoncer encore plus, il prit le premier dossier des dizaines de piles de feuilles, en espérant que le dossier soit présent dans cette pièce ou ne soit pas le dernier.
John et Mitchell commencèrent alors à feuilleter les piles de dossiers.
...
Pendant ce temps, Daniel et Jack demandaient aux passants des renseignements, sans aucun résultat. Personne n'avait vu la personne du portrait ou ne la reconnaissait. Ils décidèrent de faire une petite pause dans leur investigation, ils allèrent au café près de la fac. Ils prirent tous les deux un soda, étant tous les deux en service. Ils commencèrent une discussion sur leur travail respectif. Bien sûre, tous les deux restèrent vagues puisqu'ils étaient tenus par le secret d'Etat. Puis, ayant vite fait le tour, le dialogue dériva vite sur Angéla, Daniel voulait en savoir plus sur les relations entre Angéla et Jack:
- Comment l'avez vous connu ?
- Qui ?
- Angéla, précisa Daniel , en reposant son verre.
- Ah... ma rencontre avec Angéla fut comment dire… explosive. Et vous, Daniel ?
- Comment ça explosive ?
- Bah... disons qu'elle a fait exploser ma voiture, une belle Porsche des années 80.
- Ah...c'est triste pour la Porsche, c'est même …
- Oui, c'est ce qu'il arrive quand on croise son chemin. Et vous Daniel, quand l'avez vous rencontrée ?
- Moi, c'est… le Colonel Samantha Carter qui me l'a présentée, elles étaient sur un projet sur l'astrophysique et Angéla l'a aidée à résoudre les équations complexes. L'aviez vous revue après son accident ?
- Après son crash ? ... Un an après, réfléchit Jack. Elle était encore soldat dans l'armée française mais d'après ce que j'ai compris, elle allait arrêter et donner sa démission juste après notre dernière mission ensemble. C'était une mission en Irak, un journaliste franco-anglais avait été kidnappé ainsi que deux médecins de l'organisme Médecin sans frontière par des rebelles du gouvernement provisoire. De plus, on devait faire une enquête sur les armes chimiques et nucléaires que possédait ou semblait posséder l'Irak. On devait les détruire si c'était possible dans la plus grande discrétion.
Ils auraient voulu approfondir leurs discussions mais le portable de Daniel sonna:
- Allô
"C'est Sam, j'aimerais que vous me rejoigniez devant le bureau du directeur, Jeannot Fournier. Nous changerons d'équipe: Teal'c, Jack et moi, nous irons voir l'ancienne base militaire dont faisait partie Angéla pour avoir plus de renseignements. Pendant ce temps, Bryan et vous, vous discuterez avec le directeur".
- Ok, nous arrivons tout de suite. Vous n'avez rien trouvé de votre côté, je parie ?
"Non, les étudiants et les personnels voient tellement de monde dans une journée qu'ils ne se souviennent pas. J'espère que du côté de John et Mitchell, ils auront plus de chance. On fera nos rapports ce soir. Après votre rendez-vous, rentrez et faites des recherches dans les dossiers de Bryan. J'ai donné rendez-vous à tout le monde à l'appartement à six heures".
- Ok, alors à ce soir, raccrocha Daniel.
- Alors, quoi de neuf ? se renseigna Jack.
- On doit changer d'équipe. Bryan et moi, nous allons rencontrer le directeur de cette université. Et vous, vous irez avec Sam et Teal'c à la base militaire d'Angéla, qui est assez prés de la région parisienne.
- Tant mieux, enfin de l'action, ce n'est pas que je m'ennuie avec vous mais il me manque un peu d'action. En parlant de Teal'c, je trouve ce mec vraiment bizarre voire louche. Je le trouve très renfermé. De plus il est assez effrayant, je ne le trouve pas normal.
- Pourquoi ? questionna Daniel, avec surprise en espérant que la couverture de Teal'c n'était pas tombée.
Il laissa de la monnaie sur la table.
- D'abord, il porte toujours un bonnet qu'il soit à l'intérieur ou à l'extérieur, en plus son bonnet est vraiment affreux, il n'a pas de goût. Et son regard qui a l'air de dire "reste à ta place sinon…"et il ne comprend pas toujours ce qu'on dit. Je lui ai demandé qu'est ce qu'il pensait de Angélina Jolie et de son dernier film. Tout le monde connaît cette actrice et il semblait qu'il n'en avait jamais entendu parler auparavant, comme s'il venait d'une autre planète.
- C'est peu dire, vous n'êtes pas loin de la vérité, lâcha Daniel sans le vouloir.
Mais c'était trop tard pour reculer, se rappelant de la gaffe qu'il venait de commettre. Il n'était pas très fort pour garder un secret et il était las de mentir tout le temps. Il espérait que Jack ne l'avait pas entendu. Mais Jack continua:
-Il est vraiment bizarre, on dirait qu'il a vécu dans un lieu désertique. Qu'est ce que vous avez dit ? demanda John captant seulement maintenant ce que Daniel lui avait révélé.
- Euh, j'ai dit quoi déjà…., ah oui, en effet il a longtemps vécu loin de toutes civilisations, prés d'un désert en Egypte, à côté des tombes de pharaon. Il participe aux fouilles alors il est loin des médias, se rattrapa Daniel.
- Le pauvre, il n'a jamais vu Angélina Jolie. Je le plains. Bon allons-y.
Sur ce, ils se levèrent, payèrent leur consommation. D'ailleurs, Jack avait du mal à payer, il n'était pas habitué aux pièces françaises: l'Euro. Daniel à l'aise l'aida et ils se dirigèrent vers leur destination.
Daniel était soulagé que Jack ne pose pas plus de questions sur Teal'c. Il ne savait pas trop mentir dans ces situations. D'ailleurs, il n'aimait pas mentir, pour lui, les bases des relations doivent être fondées sur la confiance mutuelle et l'honnêteté. Sur le chemin, ils ne parlèrent guère. Le silence était lourd entre les deux personnes, laissant place à un certain malaise. Ils rejoignirent enfin l'équipe de Sam:
- Les recherches au niveau du campus sont un véritable échec, commença Daniel. La probabilité de rencontrer une personne qui connaît Angéla est très faible.
- En effet, c'est très difficile vu que c'est en perpétuel mouvement, ajouta Bryan.
- Je pense que chercher dans les dossiers scolaires et militaires est ce qu'on nous avons le mieux à faire. De plus, il paraît qu'il y a la moitié des étudiants, qui ont une chambre universitaire dans cette université. Il y a cinq secteurs de foyer répartis sur tout le terrain. Je pense qu'Angéla aurait préféré avoir une chambre proche de l'école, dit Sam
- On a alors la moitié de personnes en moins à aller visiter mais vous vous basez sur des suppositions. En plus, l'université est immense, on en pourra jamais tout passer au peigne fin. Elle a bien choisi sa fac pour se cacher, ça ne m'étonne pas, remarqua jack.
- Oui, mais tout ce qu'on a pour l'instant ce sont mes suppositions. De plus, on ne sait même pas si on a choisi la bonne face, répondit Sam.
- Moi, je pense qu'on est au bon endroit car comme l'a dit Jack, c'est un lieu parfait pour ne pas être retrouvé, commenta Teal'c.
-'Bon, bah on va y aller, Jack vous venez. Vous savez quoi demander Daniel, finit Sam.
Daniel fit oui de la tête. Sam, Teal'c et Jack partirent pour la base, ils avaient rendez-vous vers 16 heures. Le temps d'y aller ce sera l'heure. C'est Jack qui prit le volant de la voiture de fonction car il s'ennuyait.
Simultanément, Daniel et Bryan s'installèrent dans la salle d'attente, patiemment. La secrétaire, une petite et jeune femme qui portait bien la mini jupe, leur apporta du café, encore du café. Ils pensèrent que dans ce pays, les français buvaient beaucoup trop de cette boisson qu'ils prenaient très corsée. Car selon Daniel, c'était un peuple qui vivait dans le stress. Ils attendirent quelques minutes avant qu'une personne s'approcha de la salle. C'était le directeur. Un homme petit et gros portant assez bien la barbe et la moustache, se tenait devant les invités. D'ailleurs, il avait plus de barbes que de cheveux sur la tête, qui était dégarnie. Des cheveux bruns se battaient en duel parmi les cheveux blancs. Il avait l'air beaucoup plus vieux que son âge, dû aux problèmes causés par les étudiants et ces obligations comme les paperasses à remplir ou la sécurité qui devaient user ces journées. En bref, il vieillissait avant l'âge. Cette vieillesse se voyait par la présence de cette petite paire de lunettes au bout de son nez. Malgré la baisse de sa vue, il avait le regard calculateur, il donnait l'air de savoir tout ce qui se passait dans son université et pouvait scruter les personnes comme s'il pouvait lire en eux. C'est cette première impression qu'il donna aux deux personnes attendant dans la salle. Il les regardait avec ces yeux perçants pour les juger. Il devait penser du bien de Daniel car il se dirigea tout de suite vers lui en souriant la main tendue:
- Soyez le bienvenu dans cette université, je suis vraiment désolé de ne pas avoir pu me libérer plus tôt, commença le directeur en serrant la main de Daniel avec énergie malgré son âge.
- Merci, ce n'est pas grave, vous devez être très occupé. Tout cet endroit à contrôler doit être difficile, comprit Daniel.
Bryan serra à son tour la main du directeur.
- En effet, cela me pèse beaucoup, vu mon âge. Si vous voyez ce que je veux dire.
Le directeur leur montra le chemin vers son bureau, il les laissa passer par courtoisie, la principale qualité des français d'après Daniel. Bryan en était moins sûr, d'ailleurs, il n'aimait pas leur langage. Il le trouvait difficile, il ne comprenait pas tout, surtout les blagues, qu'il trouvait stupide. Il comptait sur Daniel pour tenir la conversation avec le directeur. Daniel avait l'air d'être à l'aise dans cette langue. Il semblait adorer les français, il adorait tout contact avec des peuples assez différents du point de vue de leur culture.
- Que me vaut votre visite, Messieurs …commença le directeur Jean Fournier.
- Voici Daniel Jackson, un archéologue américain et moi, c'est Bryan, un militaire de l'armée de l'air.
- Et vous voulez… demanda le directeur.
- Voilà, on cherche un ex-pilote dont on aurait besoin de l'aide pour des raisons vitales, expliqua Daniel, en insistant sur le mot vital.
- Et vous pensiez que ce pilote est dans mon université. Cet homme étudierait ici, commenta le Directeur.
- C'est une femme, ce pilote. Elle est une bonne élève, c'est un génie en informatique, en chimie et en physique. Elle souhaitait vivre à Paris et allait dans un grande université où elle pourrait aider la communauté scientifique et évoluer dans différents domaines, expliqua Daniel.
- Vous avez un profil... Donc ce pilote est une femme et un génie, pensa tout haut le directeur. C'est assez étonnant d'être les trois à la fois surtout dans l'armée de l'air. C'est dur une carrière militaire pour une femme.
- En effet, cela a été dur pour elle, répondit Bryan sous le regard étonné de Daniel. Il ne savait pas que la vie d'Angéla avait été si compliquée. On connaît juste son prénom: Angéla.
- C'est vague. Le problèmes est qu'ici comme vous l'avez si bien dit, c'est une université internationale. Par conséquent, il y a beaucoup de génies. De plus, il me semble qu'il n'y a aucune femme de l'armée de l'air française inscrite. Car les soldats ont un traitement à part à cause de leur disponibilité. Ce sont des gens exceptionnels dont je connais par cœur leurs dossiers qui sont classés à part, leur apprit le Directeur.
- Le problème est qu'elle n'est plus dans l'armée et on sait juste qu'elle est douée. Nous pensons qu'elle est ici puisque c'est le lieu idéal pour étudier dans la recherche, puis c'est une cité assez dynamique, parfaite pour les jeunes de sa tranche d'âge, rajouta Daniel.
- Oui, si vous le dites. J'espère qu'elle n'a rien fait de grave car pour que les américains s'intéressent à elle, il faut une bonne raison, n'est ce pas ?', se demanda le directeur.
- Non, elle n'a rien fait si vous pensez au terrorisme, ajouta rapidement Bryan.
- Alors je n'ai aucune raison de m'inquiéter. Vous savez à quel moment elle s'est inscrite, demanda-t-il tout en tapant sur l'ordinateur.
- Pas exactement, il y a peut être un an et demi au maximum. Je pense qu'elle a dû arriver en cours d'année, estima Daniel.
- Dans ce cas, elle doit chevaucher entre la première année et la deuxième car elle doit rattraper les cours ratés pour ne pas être perdue par rapport aux autres. Ces étudiants sont particulièrement surveillés, leurs emplois de temps sont aménagés à leur "sauce", car c'est difficile de suivre les programmes de deux années, qui sont très chargés. C'est pourquoi ils sont suivis de près par les enseignants, un psychologue et par moi-même, quand c'est nécessaire. Vous savez si elle avait fait des études auparavant ou quel niveau elle avait ? se renseigna le directeur, continuant à taper sur son ordinateur dans le fichier de recherche. Le directeur attendit la réponse.
- Je ne crois pas qu'elle ait obtenu de diplôme mais je sais qu'elle suivait des cours par correspondance sur des matières scientifiques, pour sans doute se maintenir à niveau. Qu'est ce qu'il y a comme niveau sinon?, questionna Daniel.
- Ici, nous sommes dans un tout nouveau système, commun à toute l'Europe, le LMD: Licence-Master-Doctorat... bon, mes recherches n'ont rien donné mais cela diminue quant même le nombre d'étudiants car ils sont peu à faire ce système de double année, termina Jeannot.
- Mes collègues se penchent déjà sur les dossiers, dit Bryan.
- Alors je demanderai à l'administration de leur transmettre en priorité les classeurs de ces étudiants. Avez-vous une photo de cette jeune fille ? Je pourrai demander à la sécurité et les personnels de la rechercher et de nous signaler s'ils la voient, proposa le Directeur.
- Non, c'est bon, vous pourriez l'effrayer, mais par contre, vous pourriez la reconnaître. Tenez, c'est la photo la plus récente que l'on possède, montra Daniel.
Le directeur regarda cette photo attentivement. Il la fixa pendant quelques minutes essayant de chercher dans sa mémoire. Il voyait tellement de personnes. Mais cette personne lui disait quelque chose. Une lueur passa dans ses yeux:
- Il me semble l'avoir déjà vue mais je ne me rappelle pas où. Je pense que vous feriez mieux d'aller voir le psychologue et son équipe. Ils devraient la reconnaître, il connaît tous les dossiers de ses patients par cœur. Mais aujourd'hui, il a une conférence à Lyon, il reviendra demain. Je lui laisserai un message pour qu'il vous prenne d'urgence. Je vous enverrai un message pour fixer le rendez-vous. Je pense que c'est la seule chose que je puisse faire pour vous, termina le Directeur.
- Merci de votre coopération et de votre aide, vous l'avez reconnue c'est déjà ça. On est peut être au bon endroit, conclut Daniel se levant.
Il serra la main du directeur.
Daniel et Bryan sortirent laissant seul le directeur à ses réflexions. Il avait beau chercher, il ne se souvenait pas. Pourtant son visage l'avait marqué. Mais elle n'était pas la femme souriante et pleine de vie de la photo. Il avait rencontré une jeune femme éteinte. Seule une lueur dans ses yeux, montrait qu'elle était encore vivante, elle avait l'air malade. Après c'était le blanc total. La première chose, qu'il avait vu, était ses yeux. « Ses yeux brillants étaient remplis d'énergie et de tristesse, j'ai cru même apercevoir des flammes ou des éclairs. C'était peut être la fatigue qui me faisait halluciner, j'ai tellement de travail ». Au premier regard, il avait comprit qu'elle avait du potentiel malgré son état maladif.
Pendant ce temps, Daniel et Bryan résumèrent ce qu'il avait appris :
- On sait au moins une chose, c'est qu'elle est ici. Vous avez vu son regard, il l'a reconnue même s'il ne s'en souvient pas exactement, résuma Bryan.
- On ferait mieux d'y aller et commencer à éplucher vos dossiers.
- On va prendre le bus, je connais assez bien la ville, venez.
Ils se dirigèrent vers un arrêt de bus.
- Je croyais que vous n'aimiez pas la France, entama Daniel.
- Ce que je n'aime pas c'est leur langue. Ici, rares sont les personnes sachant bien parler notre langue. Sinon la cuisine est bien meilleure que chez nous, puis les filles sont plutôt jolies et Angéla m'a fait visiter Paris plusieurs fois. En fait, les français me rendent mal à l'aise. Arrivé ici, je pensais maîtriser la langue grâce à Angéla. Mais je me suis rendu compte qu'il ne suffisait pas de savoir parler. Ils parlent tellement vite qu'il faut réussir à les suivre. Je ne sais pas si c'est qu'à Paris où les gens sont toujours pressés et cela se traduit dans leur langage. C'est pourquoi j'ai demandé si vous saviez bien parler la langue. Les autres, je ne sais pas mais vous, vous êtes à l'aise malgré votre accent.
- Oui, quand on est archéologue, on a tendance à parler à beaucoup d'étrangers.
- Quelle heure est-il ? demanda Bryan.
- Pardon, ah il est 5h12, pourquoi ?'.
- Le bus arrive dans six minutes normalement. On sera arrivé pour 5h32. Cela vous va ?
- Oui.
Et ils attendirent que le car arrive.
...
Pendant ce temps, dans la salle près de l'administration, Mitchell regarda sa montre :
- Nous allons devoir arrêter nos recherches. Quel dommage, j'adorais tellement lire ses dossiers si ennuyeux.
- On n'a qu'à demander des devoirs à la maison comme ça on pourra continuer le travail, répondit John, le sourire aux lèvres.
- vous rigolez, j'espère.
- Non.
La secrétaire arriva :
- Messieurs, le directeur vous conseille de commencer à chercher par …
Elle chercha un classeur parmi la pile puis deux jusqu'à cinq.
-... ces classeurs. Ce sont les étudiants qui font deux années en un, ce qui est le cas de votre amie. Il est préférable aussi de chercher dans les dossiers les plus récents d'au maximum de deux ans, conseilla la femme toujours en Anglais.
John regarda l'intitulé du dossier qu'il avait dans les mains puis des autres déjà faits. Il était écrit : Troisièmes années. Et il ria intérieurement :
- Mitchell, devine ?
- Devine quoi ? Je ne suis pas d'humeur à jouer aux devinettes.
- Regardes ton dossier.
Mitchell regarda à son tour le dossier puis ceux déjà feuilletés :
- Et bah mince alors. On a commencé par le mauvais côté. On a fait tout ça pour rien. En plus, c'était logique de chercher dans les deuxièmes années puisque ça fait à peine deux ans qu'Angéla a eu son accident, soupira Mitchell.
Frustré, Mitchell ferma son dossier, il venait de passer des heures à lire des trucs inutiles pour rien. Il se leva.
- Bon bah merci pour votre aide Madame. Pourrions-nous emmener quelques dossiers et ces classeurs car nous devions y aller ?
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Si jamais, vous en perdiez un seul, ce serait un drame, se désola la secrétaire.
- Vous avez raison. Est ce que vous avez plutôt un dossier avec que des photos' ? demanda alors Mitchell.
- Je crois que l'on peut avoir ça, attendez.
Elle ressortit.
- Elle pourra avoir tout ce que tu veux, je te dis. Si tu lui avais fait du charme, on aurait même pu partir avec les dossiers, Mitchell.
La secrétaire entra peu de temps après avec deux gros classeurs des deuxièmes et premières années selon les inscriptions :
- Tenez, j'espère que vous irez plus vite.
- Merci.
Mitchell et John prirent les classeurs et partirent vers la voiture pour se rendre à leur point de rendez-vous.
Du côté de Sam, le Général Giles Prévost les accueillit. Après les présentations, il leur montra les affaires d'Angéla, laissées après son départ. Sam lui demanda si elle pouvait les emprunter et elle lui posa des questions. D'après lui, Angéla n'avait fait que six mois de service avec trois grandes missions majeures, puis elle lui avait donné sa démission après une discussion avec les médecins .
- Vous savez, après chaque mission, elle avait du mal à reprendre des forces. D'ailleurs après sa dernière mission, elle était si fatiguée qu'elle ne tenait plus sur ses jambes. Puis son état empirait chaque jour, ses douleurs étaient insupportables. On en a discuté longtemps avant qu'elle prenne sa décision : c'était mon meilleur élément, ce fut une grande perte. Si vous voulez mon avis, elle a eu raison de partir. Elle mérite une vie tranquille. Je sais que vous désirez la réintégrer dans l'armée et au fond de moi, j'espère que vous ne la retrouvez pas... si elle n'est pas morte.
- Parce que vous pensez qu'elle pourrait être morte, questionna Sam.
-Je ne sais pas franchement. D'un côté, c'est une battante mais de l'autre son dernier bilan de santé était médiocre, répondit le Général.
- Est ce que vous avez un exemplaire de ce bilan ? demanda Sam.
- Non, tout a été détruit.
- Détruit ? s'étonna Teal'c.
- Oui, tout ce qui provenait d'Angéla, devait être détruit, expliqua le Général.
- Pourquoi ? questionna Teal'c, ne comprenant pas.
- Parce que c'est la règle, tous documents existants sur un agent secret doivent être brûlés ou rendus à son propriétaire, pour le protéger sans doute, répondit Jack.
- Vous savez, elle était beaucoup aimée ici, je crois qu'elle est restée en contact avec un de nos soldats. Il l'a peut être prévenue que vous la cherchiez', dit Giles.
- Comment ça ? demanda Jack.
- Vos confrères sont déjà venus il y a deux semaines, toute la base était au courant.
- Bonjour la discrétion. Pourrions nous le voir ? demanda Sam.
- Désolé, il est parti en mission depuis une semaine, il reviendra dans deux semaines si tout va bien. Mais il a déjà répondu à toutes les questions de vos collègues.
- Bien, ils communiquaient comment selon vous ? questionna Sam.
- Ils utilisaient une surface d'échanges que tous les jeunes utilisent, c'est de l'instantané, une vraie drogue. Je crois que ça s'appelle MSN ou Messenger. Avez vous d'autres questions car j'ai des choses pressantes à faire, termina Giles.
- Non ce sera tout. Ah si pourrions-nous voir le médecin qui s'occupait d'elle ? Celui qui a fait le bilan sauf s'il est aussi en mission, demanda Sam.
- Mais bien sûr, prenez le deuxième couloir à gauche et allez au bout, demandez Mr et Mme Carter. Au revoir.
L'équipe se dirigea vers les indications.
- C'est vraiment bizarre que ce soldat soit justement en mission, remarqua Jack. Il a été éloigné. Qui sont les collègues ?
- Oui, vraiment étrange, rappelez moi de lancer des recherches dans les morgues et les cimetières. Enfin, la France ne voulait pas collaborer au départ, il fallait s'y attendre, pensa Sam. Il faudra aussi se renseigner sur les collègues.
Ils arrivèrent devant le bureau de l'infirmerie. Il y avait deux bureaux face à face, où une vieille femme assez ronde travaillait sur une machine à écrire. Elle tapait avec énergie les touches. De l'autre côté, tout l'opposé, un jeune homme était penché sur un écran d'ordinateur. Il avait l'air beaucoup plus fatigué que sa collègue. Sam frappa à la porte pour attirer leur attention, seule la femme âgée leva la tête.
- Bonjour, nous sommes bien à l'infirmerie, nous cherchons le Docteur Carter, demanda Sam.
- Oui, c'est bien ici. Lequel ? répondit la femme âgée. Je suis Mme Elisabeth Carter et voici Marc Carter. Que puis-je faire pour votre service ?
L'équipe la dévisagea l'air étonné, en effet il avait une grande différence d'âge entre les deux médecins. La vieille dame comprit :
- Marc Carter est mon fils, continua Elisabeth, allant rire dans son coin.
- Nous venons pour des renseignements sur Angéla, expliqua Sam.
A ce nom, Marc Carter leva brusquement la tête, à se tordre le cou. Il se leva et alla serrer les mains des invités :
- Ne vous inquiétez pas vous n'êtes pas les premières personnes à qui notre différence d'âges trouble. Ne faites pas attention à ma vieille mère, elle adore voir les réactions des gens, vous êtes venus pour…
Le docteur retourna à son bureau invitant les invités à s'asseoir en face de lui. La dame, elle, retourna à son travail.
- Angéla. Le Général Prévost nous a dit que vous aviez fait un bilan de santé à Angéla. Ce qui avait précipité son départ, commença Sam.
- Oui, en effet. A chaque fin de mission, nous en effectuons un. Sa dernière mission ne s'était pas très bien passée pour elle. Elle était revenue dans un état déplorable sauf que là ce n'était pas de sa faute.
- Comment ça ? demanda Teal'c.
- Je ne connais pas les détails, la mission a été classée secret défense donc je ne sais pas comment elle a pu se faire ses blessures. Elle revient tout le temps avec des blessures alors je ne pose pas de questions mais là, c'en était trop. J'ai voulu savoir mais le Général ne m'a rien dit et les autres soldats non plus. Je ne veux pas m'avancer mais je pense qu'elle a été torturée car elle est rentrée beaucoup plus tard que prévue de sa mission et le Général a mobilisé une équipe de choc, utilisée qu'en cas extrême. A mon avis, elle prenait beaucoup trop de risques à mon goût. Elle ne connaissait aucune limite, elle n'écoutait pas assez son corps. J'ai entendu dire qu'elle était passée par la fenêtre de cinquième étage pour s'échapper, une fois. Qui peut s'en sortir sans aucune séquelle ? pensa Carter, navré.
- C'est tout elle, et je parie qu'elle a presque rien eu après sa chute et qu'elle a continué à courir comme si rien ne s'était passé, continua Jack.
- En effet, mais son corps doit tellement encaisser de chocs que son organisme et son squelette se détériorent, expliqua le médecin.
- En parlant de son état, vous pouvez nous en dire plus sur le dernier bilan de santé. Et de l'avancée de ses maladies, dériva Sam.
- Ses maladies ? Quelles maladies ? s'étonna jack.
- Ah, vous êtes au courant pour ses maladies, chuchota le docteur, ne faisant pas attention à Jack. Je pense que les modifications physiologiques qu'elle a subies, ne peuvent pas être considérées comme une maladie à part entière. Elle a appris à se maîtriser, le véritable problème est qu'elle s'affaiblit de plus en plus, alors elle a du mal à se contrôler. De plus, sa tumeur a atteint une taille inquiétante, les anti-proliférateurs ne font plus d'effet ainsi que les anti-douleurs. ses crises sont de plus en plus rapprochées. Si cela continue à ce rythme, elle sera plongée dans un coma. Malheureusement, ses crises affectent son cœur et certains organes vitaux. Elle a déjà fait plusieurs arrêts cardiaques. Nous avons déjà utilisé tous les traitements et les techniques existantes même ceux qui sont en cours de préparation à l'Institut Pasteur. Aucun n'arrive à agir à cause de l'état de ses cellules qui possèdent un potentiel électrique de membrane beaucoup plus élevé que la normale, termina le docteur Carter.
- Oui, je sais, je suis au courant de toutes ses anomalies. D'ailleurs, son corps s'est bien adapté à ces changements. Avez-vous essayé le génie génétique ou des virus à ADN modifiés et thérapeutiques, proposa Sam.
- Non, comme son ADN a déjà subi des dommages importants avec des erreurs de réplications très fréquentes et avec son incapacité à résoudre ces erreurs avec l'ADN polymérases III. On s'est dit qu'il n'était pas préférable d'essayer, réfuta le docteur Carter.
- Et les agents mutagènes ou les rayons X'.
- La tumeur n'est pas très bien placée en fait, pour utiliser ces techniques. On risque d'endommager des cellules qui ne peuvent pas être remplacées dans le cerveau comme les neurones, expliqua le docteur. Mais vous les américains, vous avez peut être d'autres solutions. D'ailleurs, j'ai fait de nombreuses recherches et demander l'avis à de multiples spécialistes :cancérologues, neurologues... Aucun n'a la clef. Et aucun américain ne m'a répondu. Je crois que je vous ai dit tout et je n'ai rien à rajouter. Maman, ai-je oublié quelques choses ? s'adressa Marc à sa mère.
- Non, je ne crois pas, à part que c'est une vraie peste. Impossible de lui faire une piqûre sans qu'elle vous tue. Pour si peu. J'avoue que la dernière fois, elle avait une grosse marque sur la peau après une prise de sang. D'ailleurs, j'ai pris une photo, tenez.
Elle pris une photo dans un tiroir et la tendit à Sam.
Sam la prit et fit une grimace. Ce n'était pas du tout beau à voir, la peau était devenue noire avec des croûtes au niveau de la plaie. Le sang semblait avoir cristallisé autour de la blessure. On aurait dit qu'elle avait été contaminée par la peste ou une autre maladie.
- Sinon mon fils vous a tout dit. Sauf qu'avant qu'elle parte, elle allait un peu mieux moralement. Elle parlait même de faire des études longues et de faire des recherches sur sa maladie. A mon avis, elle voulait se battre contre cette tumeur mais comme elle disait : « Il est difficile de combattre un ennemi que l'on ne connaît pas ou qu'on ne voit pas et quand on n'a pas les armes nécessaires » . Alors je pense qu'elle a cherché à mieux connaître son « ennemi », pour mieux le combattre. C'est une battante. Mais, je crois que c'est peine perdue, continua Elisabeth avec tristesse.
- Elle a pu alors suivre des études spécialisées comme la cancérologie ou autres, se demanda Jack.
- Oui, peut être. Je sais qu'il y a une fac à Paris où un très grand professeur, spécialiste des cancers enseigne. Mais, je ne me rappelle plus où c'est exactement mais j'ai son nom : Pascal Martin. Si vous arrivez à la retrouver, vous pourriez peut être la soigner, termina Elisabeth.
- Je l'espère, on va vous laisser, au revoir, salua Sam.
Sam et son équipe sortirent, ils ne parlèrent pas jusqu'à la voiture :
- Je na savais pas qu'elle était malade, entama Jack. Mais cela explique beaucoup de choses comme ses envies suicidaires, je parle de l'épisode de la fenêtre puis... du vécût. Qu'est qu'il voulait dire par des modifications physiologiques ?
- C'est une longue histoire, mais en bref, elle a reçu une très forte décharge électrique, affectant ainsi l'équilibre de ses cellules par rapport aux potentiels électriques, c'est à dire la dépolarisation et l'hyper-polarisation des membranes et l'équilibre électrostatique est totalement bouleversé…'.
- Colonel, vous partez dans des détails trop compliqués, coupa Teal'c.
- Désolée, merci Teal'c, en plus simple, son corps est parcouru en permanence par des ondes électriques. Elle est même capable de maîtriser ses ondes, simplifia Sam.
- Si j'ai bien compris, vous voulez dire qu'elle possède une sorte de pouvoir, conclut Jack.
- Oui, c'est cela.
Sur ce, ils se turent. Jack n'en revenait pas. « Comment n'ai-je pas deviné pour sa maladie ? Comment n'ai-je pas remarqué son état enfin... ses pouvoirs ? J'aurai dû m'en douter de ses capacités particulières et spéciales mais je n'ai rien vues. Maintenant que je sais, certains détails au début troublants, s'expliquent et auraient pu me mettre sur la piste comme les coups de fatigue, sa résistance et sa force ». :
-'A-t-elle été, comment dire,…
Il hésita sur le mot à employer.
- ...étudier ? Car c'est rare ce phénomène.
- ce n'est pas si rare que ça, il existe d'autres personnes qui ont ce problème, en fait tout le monde. Mais à des degrés différents comme quand vous vous prenez « un coup de jus ». Mais elle, elle a atteint un très haut niveau d'énergie. En effet, des scientifiques l'ont étudiée d'ailleurs contre son gré, provoquant son départ vers la France, je pense. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé exactement mais j'ai ma petite idée. En tout cas, j'ai étudié les relevés qu'ils avaient pris. Elle possédait à cette époque l'énergie d'une centrale nucléaire mais elle a dû évoluer aujourd'hui.
- En effet, siffla Jack. Mais comment cela a pu arriver ? Elle n'est pas née avec. Et de passer à « des coups de jus » à ses ondes. Cela doit être douloureux pour elle. Je hais « ses coups de jus », ça fait horriblement mal.
- On ne sait pas mais j'ai quelques théories.
Elle resta vague.
- Le Général Prévost a peut être vu juste pour la morgue, constata Teal'c.
- On verra, lâcha Sam entre ses dents.
Elle ne voulait pas y penser.
Ils dérivèrent sur un autre sujet, ils résumèrent ce qu'il avait appris de la journée, tout en se dirigeant vers la planque.
Fin du chapitre
