"Les bons souvenirs ne doivent pas être éphémères." de Marc Levy.


Chapitre 7: Souvenirs


Le bus arriva sur la place du campus, il était déjà bien rempli. Bryan paya deux tickets au chauffeur et les composta. Il eut du mal ensuite à rejoindre Daniel vers l'arrière du bus à cause du monde. Une fois parvenu, ils parlèrent de l'enquête faite par Bryan, il lui expliqua où il avait trouvé toutes les informations et lui parla de toutes les pistes qu'il avait suivies. Deux heures après, une fois arrivé, ils étaient encore assis devant des tonnes de papiers et de photos. Daniel enleva ses lunettes et se pinça le nez, signe d'une grande fatigue. Las de chercher, las de ne rien trouver, il alla chercher une bière:

- Je pense que c'en est assez pour aujourd'hui, je suis trop fatigué pour continuer, je n'arrive plus à me concentrer.

- Le décalage horaire ? supposa Bryan

- Oui, et non, j'ai eu beaucoup de travail en ce moment, expliqua Daniel, ne mentionnant pas les problèmes avec les Oriis et des dangereuses missions.

- Oui, vous avez peut être raison. On devrait faire une pause, moi-même je manque de sommeil, avoua Bryan, ne parlant pas de ses cauchemars et allant chercher lui aussi une bière. Dites moi, où et comment avez-vous rencontré Angéla ?

- Je ne sais pas par où commencer, songea Daniel.

- Je pense que je l'ai rencontrée avant vous, se confessa Bryan. Je la connaissais avant cet accident, j'étais son copilote.

- Ah oui, dit Daniel, content que Bryan parle en premier.

- Quand j'ai appris que c'était une femme qui allait être mon coéquipier, vous auriez vu ma tête.

Flash-back

Un homme s'approcha de Bryan, cet homme venait d'avoir une petite fille, il avait décidé d'arrêter de piloter, de changer de carrière pour s'occuper de sa fille et de sa famille. L'heure de la retraite était arrivée. Il serra Bryan très fort, au fil des années ils étaient devenus meilleurs amis :

- On se reverra promis.

- Promis, accepta Bryan.

Que pouvait-il lui dire d'autre ? Car en réalité c'était un adieu.

...

Bryan devait se rendre bientôt chez le Général Mc Donald pour connaître son nouveau pilote. Il se présenta à la porte à l'heure prévue et se mit au garde à vous, attendant un ordre du Général :

- Ah sergent, c'est vous. Repos, dit négligemment le Général, sans même le regarder. Asseyez vous donc.

- Merci, mon Général.

- Je suppose que vous veniez pour votre futur camarade.

- Oui, mon Général.

- Ce pilote, c'est le plus beau cadeau que l'on peut faire à un homme. Êtes-vous marié, Sergent ?

- Non, mon Général.

- Ah. Alors vous n'avez pas de femme dans votre vie, ni d'enfants.

- Non, hésita le sergent Bryan mal à l'aise.

Il se demandait pourquoi il lui posait ses questions personnelles

- Puis-je poser une question, mon Général ?

- Allez-y, Sergent.

- Pourquoi vous me posez toutes ces questions ?

- Mais pour rien, je fais juste la conversation. D'ailleurs, votre nouveau pilote arrive demain à 7h30 du matin, vous ne volerez pas aujourd'hui. Vous pouvez vous retirer, ordonna le Général.

Puis il se remit au travail.

- Bien, mon Général.

Mais Bryan ne bougea pas.

- Vous voulez autre chose, Sergent ? demanda le Général, voyant que Bryan ne bougeait pas.

- Non, mon Général... Enfin si, normalement, vous devez me donner son dossier, mon Général.

- Je le sais bien, mais il n'y a pas de dossier, répondit le chef, le regardant avec ses yeux perçants.

- Comment , je veux dire c'est un débutant, mon Général ?

Il commençait à s'inquiéter.

- Non, justement c'est un expert mais il n'y a pas de dossier. Enfin si, mais ils sont classés confidentiels.

- Alors vous ne savez pas son identité ? mon Général.

- Si, je la connais. D'ailleurs, j'ai été surpris lorsqu'on m'a dit que votre pilote était affecté ici. Vous êtes un veinard, vous ne mesurez pas la chance que vous avez, Sergent. C'est à la fois le pire et le meilleur pilote que je connaisse. Si j'étais plus jeune, j'aurais souhaité voler avec ce pilote, rêva le Général.

- Comment peut-on être les deux à la fois ?

- Vous verrez, quand le moment sera venu, vous verrez. Dites moi, vous aimez les sensations fortes, Sergent ?

- Oui, mon Général, Pourquoi ?

- Pour rien, sourit le Général. Cet après-midi, c'est moi qui vous ferai cours exceptionnellement.

C'était rare que le Général Mc Donald donne un cours à ces pilotes.

Bryan, étourdi, se leva et rejoignit ses potes dont faisait partie son frère:

- Alors ? demanda son frère, impatient.

- Bah rien.

- Comment ça rien ? questionna un de ses potes.

- Je ne sais pas qui est-ce, il arrive demain à 7h30. En tout cas, le Général en dit du bien, il semble que c'est un bon pilote et ah ! Il nous fait cours tout à l'heure.

- Pourquoi ferait-il ça ? demanda son frère.

- Pour nous apprendre des nouvelles techniques, je pense, répondit un des potes, hâte d'y être.

-'Ou pour nous mettre au même niveau que ce pilote pour ne pas tourner au ridicule', ajouta Bryan avec le sourire.

Ses camarades étaient incorrigibles mais ils avaient soif de connaissances et voulaient parfaitement maitriser leur avion.

Deux heures plus tard, une dizaine de militaires étaient assis dans une petite salle de classe. Il y avait de larges bureaux hauts alignés devant un tableau et un écran géant d'ordinateur où ils devaient faire les simulations. Ils attendirent un quelconque signe dans cette salle silencieuse. Tous attendaient avec excitation. Maintenant, tout le monde savait que le Général allait participer au cours. Le Général arriva accompagné de l'instructeur. Tous se levèrent au garde à vous, immobiles.

- Repos, commença le Général et tous s'assirent. Aujourd'hui, je vais vous parler des techniques classées "spéciales", qui sont normalement très peu utilisées car elles sont techniquement très difficiles à effectuer ou dangeureuses. Il faut connaître ses moteurs sur tous les angles ainsi que sa mécanique. Il faut savoir doser entre l'équilibre, la finesse et la rapidité. Une seule erreur, c'est la mort assurée…

D'habitude les soldats étaient turbulents pendant les cours techniques mais la présence du Général et l'intérêt de sujet attiraient toute leur attention. Tous l'écoutaient attentivement, ils avalaient chaque parole.

- Nous allons commencer par le « 360° », puis « l'arrêt de la mort » et enfin « le pic du diable » ou plus connu sous le nom de "la descente en enfer"'.

Les soldats se redressèrent sur leur tabouret, mal à l'aise. Ils connaissaient tous ses techniques de nom ou de réputation.

Un soldat leva la main , le Général lui donna la parole:

- Mais ces techniques sont classées interdites et dangereuses. De plus, elles sont impossibles à effectuer, à gérer et …'

- Seuls quelques pilotes les ont réussies, je sais tout ça, Sergent, coupa le Général avec le sourire. Mais demain, vous aurez un professeur qui a déjà effectué ces trois techniques et à de nombreuses reprises. Je l'ai vu de mes propres yeux à l'œuvre et c'est époustouflant. Il m'a donné toutes les données théoriques et mécaniques sur les moteurs. Vous devez les étudier attentivement car demain, vous n'aurez qu'à observer. Je peux commencer, y a-t-il d'autres interventions ?

Personne ne bougea, tout le monde se demandait qui c'était. Ils connaissait les noms de ces génies, créateurs de ces figures et aucun n'était en service, aujourd'hui, ils étaient soit en retraite, soit morts. En plus, ils n'auraient jamais divulgué leur secret.

Un soldat distribua des polycopiés pour le cours. Le Général enchaîna avec des tas de chiffres et de calculs compliqués, que les soldats semblaient comprendre et parfaitement maîtriser. Certains écoutaient attentivement tout en feuilletant le dossier, d'autres prenaient des notes sur leur polycopié.

Le lendemain matin, Bryan s'était levé assez tôt, il n'avait pas beaucoup dormi. Il avait toujours rêvé de faire un « 360 » qui consistait à faire retourner un avion sur lui-même au dessus d'un autre alors il serait masqué pour cet avion et pour les radars. Avec un simple avion, c'était facile mais avec des chasseurs pourvus des tous nouveaux moteurs et de nouvelles technologies, c'était impossible. Tout à coup, il entendit un long bruit sourd qui vibrait sur tous les murs, il regarda par la fenêtre et vit une longue traînée de poussière. Il s'habilla vite fait et se précipita dehors où le Général attendait déjà sur place, fixant un point au loin. La fumée était causée par une grosse moto de course qui s'approchait de la base à grande vitesse. Le Général ordonna l'ouverture de la grille d'un signe de tête:

- La moto va beaucoup trop vite, elle ne passera jamais. La grille ne sera jamais ouverte à temps, pensa Bryan.

- Vous vouliez parier, Sergent. La précision est son point fort et pile à l'heure en plus, rétorqua le Général en regardant sa montre qui indiquait 7h29 et 50 secondes. Vous ferez mieux de rentrer, vous allez être en retard à votre cours.

Bryan alors repartit à contre cœur, il continua à se retourner fréquemment pour voir le conducteur de la moto noire. La moto s'approchait dangereusement de la porte, qui était à peine entrouverte. La moto accéléra encore, la porte s'ouvrait à une vitesse remarquablement lente. Soudain, la moto franchit la porte de justesse, le pilote ne ralentissait toujours pas. Maintenant, il se dirigeait vers le Général, qui lui faisait signe. Bryan entra dans les bâtiments tout en regardant à travers les fenêtres. La moto s'approchait du Général de plus en plus près et toujours pas de ralentissement. Bryan s'arrêta, le souffle coupé. Il s'attendait au choc mais au dernier moment la moto freina et fit un dérapage à quelques centimètres de Général, qui n'avait pas bougé. Bryan et ses potes, qui venaient de le joindre, étaient choqués. Comment un soldat avait-il pu avoir un tel comportement aussi déplacé envers le Général ? Le pilote et le Général se serrèrent la main et se dirigèrent sans doute vers le bureau de Général. En tout cas c'est ce qu'ils pensaient.

Dans la matinée, toujours pas de nouvelles du soldat, il était le sujet de toutes les conversations. A midi, Bryan alla manger à la cantine de la base, il prit un plateau et alla rejoindre ses potes. A ce moment là, une femme rentra accompagnée du Général, ils étaient dans une conversation assez active, il semblait parler des techniques " spéciales". Ce qui attira son regard, ce n'était pas le Général mais la jeune fille qui l'accompagnait. Il était rare qu'une femme soit dans cette base à part les infirmières qui étaient généralement des vieilles ou du personnel de seconde main. Elle attirait tout de suite les regards, et elle réveilla des pulsions longtemps cachées chez certains hommes. Bryan commençait à avoir des doutes. Est ce que c'était leur futur professeur ?

Dans l'après midi, le Général et encore cette jeune fille arrivèrent sur les pistes de décollage, ils avaient l'air de bien s'entendre. D'ailleurs, c'était bizarre de voir le Général sur les pistes. D'habitude, il restait dans la tour de contrôle. De plus, la jeune fille portait sous son bras un casque noir et une tenue militaire.

- Voici, le nouveau pilote, coéquipier du Sergent Bryan, annonça le Général, avec fierté.

- Vous rigolez j'espère, mon Général, vous voulez plutôt dire coéquipière, rétorque un soldat assis au dernier rang, en riant.

- Non, ce n'est pas une blague, Capitaine. Je vous présente le soldat Angéla Calling, le pilote aux trois figures "spéciales", regardez et apprenez.

Les soldats commencèrent à protester et à se demander si le Général ne se moquait pas d'eux.

-'L'exercice commence maintenant, et pas de discussions. On va faire un exercice simple pour commencer, voici les équipes, éliminer l'ennemi à plus de 20 miles pieds en dessous vous êtes hors jeu et le tir ne compte pas. Allez, on se remue'.

Tous les pilotes souhaitèrent bonne chance à Bryan.

Fin du flash Back

- Et comment c'était votre premier baptême ? Je veux dire votre premier vol avec elle, demanda Daniel voulant connaître la suite de l'histoire.

- Incroyable, elle nous a tous bluffés, elle a fermé le clapet à beaucoup de soldats. En fait, on a été surpris par sa connaissance en aérophysique. Elle pouvait effectuer des réglages très précis sur un avion et le rendre très dangereux. Dès le premier exercice, elle a attaqué, elle a montré que c'était elle qui commandait, elle nous a fait un « 360 », avec une facilité affolante, je n'ai rien vu venir.

Il ne mentionna pas qu'il avait failli rendre son dernier déjeuner.

- Oui, cela lui a permis de se faire respecter dès le début, supposa Daniel.

- Oui, au début, ce n'était pas gagné. Heureusement qu'elle avait d'autres atouts dans la poche.

- Comment ça ?

- Dans ce genre de base, on voit peu de femmes, car nos sorties sont peu fréquentes. Alors son physique ne l'a pas avantagée. Certains soldats n'ont pas pu résister à la tentation, vous savez les pulsions...

- Ah, qu'est ce qu'il s'est passé ? Il ne s'est passé rien de grave j'espère. Enfin, je veux dire qu'elle n'a pas été…,commença Daniel inquiet.

- Non, non, ce n'est pas d'elle qu'il faut s'inquiéter. Mais c'est de celui qui a essayé de la séduire, il a passé deux semaines à l'infirmerie. Elle savait déjà se défendre. Ensuite, cela a découragé beaucoup d'autres personnes à tenter l'expérience dont moi. Et il ne s'est jamais rien passé de concret entre nous. Pourtant, certains ont continué mais tant que ce n'était pas violent, il ne se passait rien, elle gardait son calme. Je pense qu'ils jouaient à se narguer, enfin vous pouvez imaginer'.

- Pas vraiment.

- Et vous alors, vous l'avez connue comment ? demanda Bryan.

C'était le tour de Daniel.

- Je l'ai connue après son accident... Peu après je pense. Quand elle a été transférée sur notre base, elle venait sans doute d'apprendre qu'elle ne pourrait plus revoler. Elle s'occupait de la sécurité de notre base. Dès le départ, on a eut de bons rapports... je veux dire professionnellement.

- Oui, elle s'entend avec beaucoup de personnes et elle devient vite votre amie si vous êtes fidèle et honnête avec elle. Par contre, elle ne supporte pas les mensonges. Sinon elle accorde son attention à tout le monde, elle est patiente et privilégie toujours la diplomatie avant la force.

- Oui, elle est beaucoup à l'écoute des gens. Mais après nos relations ont évolué, nous nous sommes beaucoup rapprochés, trop prés pour nos rangs respectifs.

- C'est à dire ? hésita Bryan, à cette confession. Vous voulez dire des relations interdites par rapport à votre…

Daniel hocha la tête.

- Oui, beaucoup trop loin, si je me rappelle bien, c'était…, raconta Daniel.

Flash back (première partie)

Daniel était penché sur des photographies, représentant des signes de la langue des Anciens. Il se penchait dessus depuis plusieurs jours et rien n'indiquait qu'une sorte de clef pouvait faire fonctionner le vaisseau. En effet, les Asgards leur avaient raconté qu'ils l'avaient trouvé sur une planète, dans un très mauvais état et qu'ils l'avaient restauré pour l'étudier. Ne voyant aucune utilité de le garder après en avoir appris le maximum, ils n'étaient pas contre de s'en débarrasser. Ils avaient alors décidé d'offrir ce vaisseau à O'Neill pour sa promotion. Mais ils avaient oublié de leur fournir le mode d'emploi pour apprendre à se servir de ce vaisseau. Jusqu'à maintenant ils avaient fait chou blanc, leur tentative se finissait toujours par un échec, ils n'arrivaient pas à l'ouvrir et à le faire fonctionner. Daniel s'était alors proposé pour traduire les signes situés partout sur le vaisseau. En espérant que la clef y soit dissimulée. Mais, la traduction ne répondait pas aux énigmes.

Il décida alors d'aller voir du côté de Sam, qui essayait de trouver la solution à l'aide de l'informatique. Elle avait réussi à connecter un ordinateur sur le système central du vaisseau, ainsi elle avait pu recueillir des informations sur le vaisseau telles que l'énergie qu'il utilise et enfin son état: en munition, en oxygène….Elle avait essayé de l'ouvrir manuellement, c'est à dire à l'aide d'un programme ou même d'un virus pour court-circuiter le système. Elle en avait conclu d'après les données du système que la personne devait posséder un gène spécial, le gène des anciens, pas celui dont on avait l'habitude, pas celui qui était utilisé en Antarctique, mais un autre jusque là inconnu.

- Bonjour Sam, tu as avancé dans tes recherches ? demanda Daniel, avec espoir.

- Non pas vraiment à part que j'ai séquencé entièrement le gène nécessaire grâce aux données de l'appareil de reconnaissance situé sur la porte près de l'ouverture du vaisseau. Ici, ce n'est pas seulement une reconnaissance digitale comme celle trouvée dans les jumpers, pour activer l'appareil, cela marche aussi par ondes, ce qui est très intéressant, car cela permettrait d'activer le vaisseau à distance, enfin une courte distance en tout cas. Je n'ai pas encore découvert quelles ondes mais cela ne va pas tarder je pense, si jamais, on arrive à trouver les longueurs d'ondes, on aurait fait un grand pas.

- Et on pourra l'ouvrir alors tout simplement avec des ondes, ça paraît trop simple pour les Anciens. Car d'après les écritures, ce vaisseau n'est pas un simple vaisseau de voyage, c'est un croiseur de combat aussi.

- Et les fichiers que j'ai réussi à récolter dans le vaisseau, tu les as étudiés et traduits?

- Non, mais j'ai jeté un rapide coup d'œil, ce vaisseau serait une expérience en cours. J'ai étudié ses capacités à combattre mais il n'était qu'au stade primaire.

- Vous croyez qu'ils ont eu des problèmes avec ce vaisseau, d'où la difficulté à l'ouvrir.

- Non, je ne pense pas, les Asgards ont réussi à l'étudier, pensa Daniel.

- Mais qui nous dit qu'ils ont réussi à l'ouvrir. J'ai tout essayé et je ne vois vraiment pas comment l'utiliser. Les Anciens auraient pu le protéger pour éviter une autre catastrophe, les Asgards ont dit qu'il l'avait trouvé en mauvais état, ils l'ont peut être réparé mais extérieurement.

- Tu penses que les ondes soient la solution.

- Oui, je pense. Il me suffit d'établir une courbe d'échelon type et de détecter les ondes entourant le vaisseau et de les essayer mais cela peut prendre du temps car on ne sait même pas si ce sont les ultrasons ou d'autres qui sont mis en jeu. J'aimerais, Daniel que vous me traduisiez le rapport des expériences, cela pourrait nous aider. Ah oui, j'ai oublié une nouvelle équipe de sécurité arrive dans deux heures, alors je serais occupée à leur expliquer le règlement intérieur alors je ne serait pas joignable.

- Ok, je vais te traduire le rapport alors, je pense le finir pour après demain.

- Merci, Daniel, finit Sam.

Elle retourna vers son équipe pour relever les statistiques des niveaux des moteurs qui lui semblaient faibles.

Daniel lui retourna à ses traductions. Le lendemain matin, il alla prendre son déjeuner à la cantine, las de sa nuit. Il s'était encore couché tard, il s'était même endormi sur ses feuilles.

Il prit son plateau et alla s'asseoir vers une table isolée et commença à sortir ces photos. Partout il les emmenait pour ne pas perdre du temps dans ses recherches. Soudain, il vit arriver Sam avec un plateau, assez pressée :

- Il faut qu'on parle, se précipita Sam, excitée.

- Oui, ça a l'air urgent, comprit Daniel.

- Oui, ça l'est. Le vaisseau a eu une réaction !

- Vous avez réussi, enfin à le faire fonctionner.

- C'est ça le problème, c'est qu'on n'a rien fait, Daniel.

- Et ta théorie des ondes…

- Je ne l'ai pas encore mise en place.

- Ah d'où cela vient alors ?

- J'ai étudié les paramètres, ce sont bien des ondes qui l'ont mis en marche.

- Mais je croyais que vous n'aviez pas eu le temps de mettre en place l'appareil des ondes et vous me dîtes…., ah tu veux dire que cela vient de l'extérieur.

- En effet, mais comment ? confirma Sam, un peu perdue.

- Est ce que ce serait une machine ? demanda Daniel.

- Je ne pense pas car sinon le vaisseau aurait réagi depuis longtemps, sauf si ce sont les nouveaux arrivants qui possèdent un objet qui émet des ondes.

- Ce serait possible mais nos agents passent des contrôles.

- Je le sais. Nos machines auraient détecté ses ondes aussi.

- Alors il reste la possibilité que ce soit une personne de la base parmi les nouveaux.

- Le gène. C'est ce que je pensais mais qui, Daniel ? On ne peut pas demander à quelqu'un : « Tiens, est ce que par hasard vous émettiez des ondes parfois ».

- Non, bien sûr. Mais vous pourriez avec une quelconque machine voir si une personne émet des ondes. Mais dîtes-moi, tu m'as dit que l'appareil de détection du vaisseau marchait pour des courtes distances, le vaisseau marche-t-il encore ?

- Oui, il marche encore et on n'arrive pas à l'arrêter. Je pensais que c'était le cas, que l'appareil marchait à courte distance mais là les soldats concernés sont loin car j'ai fait évacué la salle, le vaisseau ne devrait plus fonctionner.

- C'est un comble maintenant, on essaye de l'éteindre, quel soldat s'est rapproché le plus près ? demanda Daniel en pleine réflexion.

- N'importe qui, les rondes sont aléatoires. Ils peuvent se balader à loisir dans la base du moment qu'ils n'empruntent jamais le même chemin au même moment.

- Vous avez appris au moins quelques choses sur ce vaisseau ?

- Oui beaucoup plus que c'est trois dernières semaines, on sait que du point de vue des armes, il est chargé à bloc. A croire que les armes n'ont jamais été utilisées. Le vaisseau n'est toujours pas ouvert mais toutes ses fonctions sont en mode éveil, on pourra sans doute avec le temps réussir à franchir les sécurités. J'ai réussi à retirer une de ses armes, nous sommes sur le point de l'étudier.

- Pour l'ouverture de vaisseau, j'ai une idée. Pourquoi on ne demanderait pas à chaque nouveau soldat de faire un tour de garde, chacun à leur tour. Si on a raison, la personne déclenchera une réaction du vaisseau et on saura qui c'est.

- Oui, pourquoi pas. On peut changer le protocole de sécurité, finit Sam.

Deux jours après, Daniel alla prendre des nouvelles de l'avancé des recherches, il se dirigea vers le bureau de Sam et frappa à la porte :

- Entrez, invita Sam.

Daniel entra.

- Ah, c'est toi Daniel.

- Oui, je passais pour prendre des nouvelles, tu avances ?

- Un peu, merci pour ta traduction, elle nous a beaucoup aidés.

- En fait, je parlais de la personne qui…commença Daniel.

- Ah, non, rien à l'horizon. Pourtant j'ai des sérieux doutes sur l'identité de la personne.

- Et vous lui avez fait faire son tour de garde vers le laboratoire.

- Non pas encore, mais le vaisseau s'illumine tout le temps à la même heure vers 17h30.

- C'est étrange, réfléchit Daniel. Cela veut dire que la personne passe près de cet endroit tous les jours à la même heure.

- Oui, c'est bien cela.

- Et tu penses à qui exactement ? demanda Daniel, curieux.

- Je ne veux pas m'avancer mais un des soldats doit aller à l'infirmerie tous les jours, il passe obligatoirement devant le labo. De plus, la première fois que le vaisseau s'est déclenché, nous venions à peine de passer devant. Je devais l'emmener à l'infirmerie pour lui présenter le corps médical. Mais à ce moment là, on m'a appelé d'urgence : le vaisseau s'était mis en marche sans aucune raison enfin scientifiquement, expliqua Sam, elle regarda sa montre. En fait, sa garde commence dans une heure, je dois y aller pour voir ce qui se passe et savoir si mes théories sont justes, je vous donnerai des nouvelles.

Elle quitta son bureau laissant seul Daniel.

Le soir même, Sam s'approcha de Daniel lors du dîner :

- Je sais qui est le soldat, commença Sam avant que Daniel lui demande.

Elle entama son plat, apparemment elle avait très faim. Depuis quelques jours, elle avait perdu l'appétit à cause de son travail et de ses échecs qu'elle ne supportait pas.

- Et … ? s'impatienta Daniel, voyant que Sam n'alla pas plus loin.

- Elle se prénomme Colonel Angéla Calling, voici son dossier.

Elle le lui tendit.

- Tout s'est passé comme prévu , elle a fait sa ronde dans le labo. A peine arrivée, le vaisseau s'est ouvert, mes collègues essayaient d'ouvrir l'appareil en contournant le boîtier de reconnaissance, quand la porte du vaisseau s'est ouverte, décrit Sam.

- Vous avez pu y rentrer alors ! cria presque Daniel, en se levant presque.

- Non hélas.

Elle continua à manger affamée. Daniel se rassit.

- Et pourquoi ?

Il était déçu.

- A cause du bouclier, dont on ne savait même pas qu'il existait. C'est étonnant car il ne dégage aucune trace énergétique. Il est très discret, à peine visible et assez solide, et ce n'est pas douloureux quand on le touche. Mais l'essentiel c'est qu'on sait maintenant la raison de la réaction du vaisseau et qu'on connaît la cause.

- Comment a réagi cette Angéla ? demanda Daniel regardant une fois encore son dossier.

- Je lui ai parlé.

Elle entama son dessert avec avidité, la nourriture avait pour l'habitude d'être assez répugnante mais Sam ne faisait pas la difficile à ce moment-là.

- Et …

- Et bah, je l'ai convaincue de faire des tests et devines quoi ?

Elle finit son assiette ne laissant aucune miette.

- Elle possède le gène nécessaire, conclut Sam mettant fin au suspense. De plus, j'ai demandé les rapports médicaux effectués par Angéla. Regardes Daniel, c'est vraiment étrange.

Elle lui passa une feuille.

- Je ne vois pas en quoi avoir une tumeur est étonnant, lit Daniel.

- Non, regardez plus loin vers le bas de la page, les petites notes.

- En effet étrange, marmonna Daniel regardant le dossier avec attention. Tu as une explication.

- J'en ai parlé avec elle, elle m'a dit que pendant la bataille de l'Antarctique, une lumière jaune avait envahi son avion et qu'elle avait ressenti alors une grande douleur.

- Tu penses que l'arme des Anciens est la cause de son état mais d'autres personnes ont été exposées, se questionna Daniel.

- Oui, mais aucun n'a ressenti de la douleur, de plus je me suis renseignée, son copilote n'a rien subi, d'après son témoignage. Il a entendu des cris de douleur à lui déchirer le cœur. Ce sont ses mots.

- Tu penses que l'arme l'a « attaquée » volontairement en modifiant son ADN parce qu'elle possède le gène.

- Daniel, Tu penses que ce soit possible ?

- Avec les Anciens on peut s'attendre à tout. On a la banques des données des Anciens qui a été transférée dans le cerveau de Jack. S'ils peuvent transférer des données pourquoi pas des pouvoirs. Mais cela n'aurait pas modifié son état, je veux dire que les effets négatifs n'ont pas lieu d'être.

- Et pourquoi pas, demanda Sam.

- Pourquoi donner des pouvoirs à une personne, si elle ne peut pas s'en servir sans en mourrir.

- Souviens toi que Jack avait failli perdre sa vie pour avoir ces données, son état se détériorait et il perdait la mémoire et la tête.

- Oui, en effet, avoua Daniel.

- En tout cas, je voudrais que tu sois là demain, j'ai expliqué à Angéla qu'il était nécessaire qu'elle soit présente dans le labo pour nous permettre d'avancer dans nos recherches et enfin je lui ai parlé aussi de ses capacités, et du vaisseau, dit Sam, voyant le regard inquiet de Daniel. Bien sûr, je ne lui ai pas tout dit, j'ai dit juste l'essentiel.

- Et elle a accepté.

- Oui, bien sûr, aujourd'hui, on a beaucoup discuté et puis c'est son boulot.

- Ah ok, vous êtes amies maintenant.

- C'est vrai qu'il manque un peu de présence féminine ici.

- Je ne manquerais pour rien au monde l'avancée des recherches et puis, je suis assez pressé de rencontrer cette personne « spéciale ».

- Tu sais, elle est comme tout le monde, Daniel.

- Elle possède quant même plusieurs gènes.

- Ah, tu parles de ça.

- Tu croyais que je parlais de ses pouvoirs. J'aimerai étudier son cas, as-tu fait des relevés d'énergie ou des quelconques études ?

- Non, je pense qu'on lui a déjà beaucoup demandé mais j'ai demandé que l'on séquence son ADN et je ferai des relevés d'énergie demain, discrètement.

- Ok, je vois, alors vivement demain.

Daniel se leva avec son plateau.

Le lendemain, Daniel se dirigea vers le labo du niveau 5, il passa sa carte dans le détecteur et la porte s'ouvrit. Ce labo avait une sécurité renforcée à cause de son contenu. Il se dirigea vers une longue table où étaient placés plusieurs machines et plusieurs ordinateurs. Des scientifiques tournaient autour avec des objets avec précaution et des gestes précis. Certains s'affairaient à résoudre des équations ou à faire des calculs complexes. Sur la droite, deux personnes se disputaient sur les résultats qui n'étaient pas pour l'un acceptable, ils se disputaient au sujet d'une marge d'erreur. Sam était assise au bout de la table, elle était occupée à étudier une sorte de drone mais il n'avait pas l'aspect habituel, au lieu d'être jaune, il était tout bleu et n'arrêtait pas de clignoter à un rythme assez lent. A côté d'elle, une jeune femme aux cheveux bruns à mèches blanches lui parlait. Il s'approcha de Sam en évitant les scientifiques qui travaillaient autour de la table. Mais quelque chose attira son regard à droite de la table. Il y avait le vaisseau, qui prenait une place assez imposante depuis qu'il était en marche. Des lumières jaunes et bleues le parcourait et il ne faisait aucun bruit, on n'entendait presque pas les moteurs, ce qui devait être efficace pour se camoufler. C'était la première fois que Daniel le voyait en état de marche, il était fasciné. Le vaisseau était métamorphosé, rien à voir avec le vaisseau qu'il avait étudié depuis maintenant quelques mois. Bouche bée, il fit le tour de l'engin, les inscriptions étaient maintenant bien visibles, il les regarda et les effleura comme s'il ne les avait jamais vu. Arrivée à la porte, il resta devant immobile pensif, puis il avança comme attiré vers l'intérieur, mais il se heurta à un champs invisible : « j'avais oublié le bouclier, quelle étrange sensation » et il toucha à nouveau le bouclier. Il rapporta son attention vers la table et le drone :

- Bonjour Sam, des nouvelles.

- Bonjour Daniel, oui on avance, répondit Sam sans même le regarder.

Daniel jeta un coup d'œil par dessus l'épaule de Sam, bien sûr il ne comprenait rien. Il y avait des graphiques et des chiffres :

- C'est quoi ?

- Ce sont les relevés énergétique du drone, le logiciel estime des calculs complexes à son sujet, répondit la jeune femme, juste à côté de Sam.

-' Ah, j'avais oublié, Daniel, je vous présente le Colonel Angéla Calling, Angéla, voici Daniel Jackson, notre traducteur et spécialiste des Anciens, présenta Sam. J'ai parlé de votre capacité à Daniel.

- Oui, elle m'a beaucoup parlé de vous, content de vous connaître, Colonel, salua Daniel tendant la main.

- De même.

Angéla lui serra la main.

- Vous travaillez sur quoi ? s'informa Daniel, regardant toujours Angéla.

- On étudie ce drone, d'après les calculs il serait beaucoup plus puissant, en plus Angéla est un génie en chimie, physique et en informatique, et elle se débrouille bien au niveau des calculs de matrices, je lui ai demandé de nous aider, en plus de sa présence.

Daniel les laissa travailler se sentant de trop, il retourna à ses occupations.

...

Quelques jours après au dîner, il rejoignit Sam qui était déjà installée pour manger avec Angéla, leur conversation avait l'air assez vive :

- Puis-je me joindre à vous ? demanda Daniel.

- Mais bien sûr, prends ma place, j'ai terminé et je dois aller finir mon rapport d'urgence pour le Colonel O'Neill, invita Sam.

Sam se leva avec son plateau.

- Tu nous quittes déjà, comprit Daniel, déçu.

- Eh oui, le devoir m'appelle.

Et elle partit, les laissant seuls.

- Vous avez eu une bonne journée, entama Daniel une fois seul.

- Oui, on a découvert que les forces de Van der Walls des atomes hydrogènes sont très stables avec le Césium et le Uranium du vaisseau. C'est extraordinaire, cela nous donne une force de frappe de plusieurs Méga…, commença Angéla, voyant la tête de Daniel, elle s'arrêta. Vous n'êtes pas calé en sciences, je parie.

- Non.

Il lui sourit.

- Je pensais que vous deviez avoir l'habitude avec le Colonel Carter, Docteur Jackson.

- Appelez moi Daniel.

- Alors parlons d'autres choses, proposa Angéla.

Mais un silence profond s'installa.

- Vous avez une idée, demanda Angéla.

- Vous êtes militaire depuis longtemps ?

- C'est l'autre manière de me demander mon âge, rigola Angéla. Cela ne fait pas si longtemps, je suis rentrée dans l'armée pour mes études, elle offrait des possibilités pour les jeunes étudiants et puis je voulais devenir cosmonaute.

- Ce n'est plus le cas, vous ne voulez plus explorer des planètes ou la Lune ?

- Non, c'était un rêve de gosse. J'ai découvert l'aviation, je préfère voler au dessus des nuages, mais pas plus loin. Maintenant, je préfère garder les pieds sur Terre.

- Vous êtes un pilote alors, comprit Daniel soudain intéressé.

- Etais, insista Angéla. Après l'accident en Antarctique, je n'ai plus revolé. L'armée pensait que j'en était plus capable à cause de vous savez quoi.

- C'est vrai que ce n'est pas évident, compatit Daniel. Vous savez piloter quoi ?

- N'importe quel engin du moment qu'il possède des ailes, mais c'est du passé. Et tant mieux, je ne sais pas quelle serait ma réaction, si je me retrouvais à bord d'un avion. Rien que de me souvenir de l'accident, me fait frissonner. D'ailleurs, cela a déclenché ses secousses et « mes pouvoirs ».

- Comment ça ? questionna Daniel avec curiosité.

- J'avais un traumatisme crânien qui causait une amnésie temporelle. Pour éviter que mes souvenirs reviennent d'un seul coup et brutalement, les médecins m'avaient donné un traitement. Mais un jour, alors que j'étais à la cafétéria de la clinique, un bruit de moteur d'hélicoptère des secours passa près des fenêtres, et ce fut le déclic, je me suis rappelée de tous les détails de l'accident. Mon corps fut parcouru de secousses et de chocs électriques. J'ai faillit tuer deux hommes et une infirmière, qui essayaient de me stabiliser. Les médecins ont alors décidé de me dire la vérité : cette anomalie était restée en sommeil, elle était déjà présente avant mon arrivée en réanimation, mais avec le temps, cela s'était calmé, ils pensaient que c'était juste passager, c'est pourquoi qu'ils ne m'avaient pas prévenu.

- Ca va mieux maintenant ? Je veux dire vous vous contrôler, demanda Daniel.

- Les crises de secousses non, mais les sortes de... oui. A l'aide de nombreuses séances de yoga et puis quelques traitements dont les fameuses tisanes des Amérindiens.

- Pourquoi êtes vous resté dans l'armée ?

- Je continue mes études, d'ailleurs j'essaye de rattraper les retards accumulés. Cela me semble impossible à réaliser. Mais à cause de mon contrat avec l'armée, je dois effectuer des gardes, dont ma raison ici.

- Il finit quand ? ce contrat ?

- Bientôt. Mais j'espère pouvoir le prolonger ou peut être pas, je pense aller à Paris.

- A Paris ?

- Oui, j'y suis d'origine. Mais je ne sais vraiment pas quoi choisir pour l'instant, Daniel Jackson. Assez parlé de moi. A part que vous n'aimez pas la science, vous faites quoi ici et vous êtes dans l'armée depuis combien de temps ? Puisque vous portez bien le blason de l'armée américaine, là, dit Angéla, montrant l'épaule de Daniel.

- Est-ce la manière de …

- Non, coupa Angéla. Juste de la curiosité, votre âge ne m'intéresse pas.

- Je suis donc archéologue et je travaille pour l'armée maintenant depuis plus de sept ans.

- Ouaa, siffla Angéla. Mais vous avez suivi un entraînement spécifique pour vos missions ?

- Non pas vraiment, c'est surtout l'habitude et j'ai appris sur le terrain.

- Vous savez alors manier une arme à feu alors.

- Oui, je me débrouille, avoua Daniel ne mentionnant pas les nombreux ennemis qu'il avait tués.

- Et vous étudiez quoi exactement, des momies, les homo sapiens, les indiens ou les Incas… ?

- Un peu de tout, en fait toutes les civilisations. Je m'intéresse à la société, la communication entre les peuples mais aussi leur religion, les coutumes… expliqua Daniel, content de parler de son centre d'intérêt.

Ils discutèrent d'un peu de tout. Angéla finit enfin son dessert et commença à se lever :

- Bon je vais devoir vous laisser. Heureuse d'avoir fait votre connaissance.

- Vous partez déjà ?

Il avait tellement parlé qu'il en était qu'au plat principal, il lui restait des pâtes froides.

- Cela fait deux heures qu'on parle, Docteur Jackson, remarqua Angéla. Je dois aller me reposer sinon demain je ne pourrai pas me lever pour ma ronde.

- Ah oui, déjà ! Le temps passe si vite, soupira Daniel, regardant sa montre. Moi aussi je dois y aller, je vous raccompagne.

- Je ne pense pas qu'on va dans la même direction, mais si vous voulez, on pourra rediscuter un autre jour. J'ai adoré vos théories sur les relations hiérarchiques entre le peuple égyptien et aussi celle aussi du peuple appelé les Anciens.

« C'est normal, elle doit se poser des questions sur ces origines, maintenant qu'elle sait qu'elle possède le gène des Anciens. Elle a le droit d'en savoir plus. Que puis-je faire pour elle , je ne peux pas tout lui dire. En tout cas, elle n'est pas si différente de nous », pensa Daniel.

- Si vous voulez, je peux vous passer de la lecture, proposa Daniel. En attendant.

- Je veux bien, merci, bonne nuit.

Puis elle partit poser son plateau.

Daniel resta songeur pendant un petit temps, sur sa rencontre avec Angéla, puis il réalisa qu'il était un des derniers à sortir de la cantine. Il se dirigea vers sa chambre toujours pensif, las de sa journée bien remplie. Il n'oublia pas de mettre de côté les livres pour Angéla. Il prit soin de ne pas oublier d'enlever ses notes personnelles et lui donna les traductions qui restaient assez vagues sur l'histoire des Anciens. Puis, il observa des objets que Sam lui avait apportés, après sa visite au laboratoire. Il les avait posés sur le plan de travail, il se promit de les étudier dès son réveil.

Deux jours plus tard, il avait l'impression d'avoir peu dormi. En réalité, il était déjà midi et il s'était rendormi sur ses études. Il n'avait guère avancé dans ses recherches sur les fameux objets de Sam. La raison de son brutal réveil retentit, quelqu'un frappait à sa porte, il alla ouvrir, c'était Angéla :

- Bonjour, Docteur Jackson.

- Vous pouvez m'appeler Daniel, Colonel Angéla Calling.

- Alors ce sera Angéla pour moi aussi, je vous ai réveillé, je suis vraiment désolée, remarqua le colonel.

- Ce n'est pas grave, de toute façon, il fallait que je me réveille, j'ai pris du retard.

- Le Colonel Carter m'a prié de vous donner ce dossier et de vous remercier.

Elle tendit les documents.

- Entrez, j'ai justement des livres pour vous.

Angéla alors s'approcha de la paillasse et regarda avec intérêt les objets. Pendant ce temps, Daniel cherchait les livres qu'il était censés avoir mis de côté, mais la pièce était dans un désordre à faire peur. Il les trouva enfin et les tendit à Angéla. A ce moment là, la main de la jeune femme se mit à trembler, les livres s'écrasèrent sur la paillasse. Dans un chaos, les objets se renversèrent, un objet trop près du bord, tomba pour se fracasser contre le sol. Mais une main empêcha sa chute, elle était encore tremblante, c'était la même main, celle d'Angéla :

- Quel réflexe ! fit remarquer Daniel.

Soudain, l'objet se mit à briller. Angéla, surprise, sursauta et électrifia l'objet. Elle le lâcha immédiatement en le posant sur la paillasse :

- Oh, je suis vraiment désolée, je ne voulais pas...

Mais Daniel ne l'écoutait pas, il regarda l'objet plus attentivement avec un œil nouveau. Elle l'avait récupéré de justesse, évitant le pire. Maintenant l'objet clignotait, là parmi les autres objets. Depuis quelques jours, il ne comprenait pas à quoi cela pouvait servir. Il remarqua alors des écritures qu'il n'avait pas remarquées :

- vous l'avez activé, souffla Daniel. Le gène.

- Je ne voulais pas, vraiment je suis…

Elle commençait à reculer pour quitter la pièce.

- Ce n'est pas grave, ajouta Daniel.

Il prit l'objet et le regarda attentivement.

- Il n'est pas endommagé, vous voyez ? murmura Daniel plus à lui-même qu'à Angéla. Venez, approchez pour le regarder.

L'objet clignotait toujours mais plus faiblement. Il ressemblait à une pierre banale avec des écritures qui étaient assez minuscules. Elles devaient être à peine voyantes lorsque la pierre était « éteinte ».

- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, je ferais mieux de partir.

Le regard de Daniel se détourna de la pierre pour observer Angéla, il n'avait pas du tout compris ce qui c'était passé. La crise d'Angéla avait cessé mais des flux énergétiques bleutés qu'il ne pouvait pas décrire, parcouraient les mains d'Angéla. Il commença seulement à s'inquiéter, elle n'allait pas bien :

-' us voulez que j'appelle…

-'Non ce n'est pas la peine , Daniel. Je vais juste aller…'.

- Vous êtes vraiment sûr, vous … insista Daniel.

Il s'interrompit, l'objet ne clignotait plus. Il se demandait s'il pouvait demander à Angéla de le toucher à nouveau. Mais cela l'avait mise dans un tel état, qu'il hésita :

- Je… je voudrais … en fait j'aimerais que vous le touchiez une nouvelle fois, s'il vous plaît.

Il lui tendit. Angéla recula réticente. Il tenta alors de la convaincre :

- Ecoutez, cela fait un certain moment que je travaille dessus. Je ne sais toujours pas ce que c'est et je n'avançais pas dans mes recherches en partie à cause de son inactivation. Je ne pensais pas qu'il pouvait être activé. Je ne savais même pas l'existence de ces petites inscriptions, alors je voudrais que...

- Quelles inscriptions ? demanda Angéla détournant la conversation, toujours éloignée.

- Vous ne les avez pas vues ! quand la pierre était allumée !

- Non, je …

- Tenez, ayez confiance, c'est juste une pierre.

Il lui tendit à nouveau. Peu sûr d'elle, elle prit la pierre de la main de Daniel. Le contact entre les deux mains étonna Daniel. Malgré ses ondes, le contact était assez agréable. Il sentit même de la chaleur l'envahir. A peine, les deux mains posaient sur la pierre, Daniel essaya de lire.

- Ne lâchez pas, j'essaye de lire, c'est marqué Le Transp… traduit Daniel.

Puis plus rien, le noir total. Il devinait toujours Angéla en face de lui. Elle tenait toujours la pierre avec lui. Elle brillait étrangement, lui aussi avait les mains qui brillaient à cause sans doute de leur contact. La lumière était présente partout mais il ne pouvait voir les alentours car la lumière l'aveuglait. Puis le noir, à nouveau. Il attendit que la lumière revienne, mais rien. Même Angéla ne brillait plus. Il avait la mauvaise impression que cette fois-ci, la lumière ne reviendrait pas. Ils étaient tous les deux étourdis. D'ailleurs Angéla ne tenait plus debout, il la sentit à côté de lui, faible, sa main féminine était presque sans vie dans la sienne. Il essayait de la soutenir dans les ténèbres, mais il la sentit tomber. Le noir était lourd :

- Essayons de trouver l'interrupteur, Angéla. Vous pouvez vous lever, tenta Daniel.

- Non, je suis épuisée, répondit Angéla après un silence qui paraissait long dans la pénombre. Vous trouvez, Daniel.

Daniel tentait de chercher la lumière, seul.

- Non, en plus je ne reconnais pas ma chambre.

- Vous êtes sûr ? souffla Angéla avec une voix inquiétante. Peu importe, je dois me reposer.

- Non, restez éveillée. Il faut trouver la lumière, allez courage.

Il continuait à lui parler pour la maintenir éveillée.

- Je crois que je peux faire quelque chose pour la lumière mais vous devez me promettre de…

- Tout ce que vous voulez, pourvu que j'aie de la lumière pour sortir d'ici, coupa Daniel.

- Vous n'allez pas fuir alors.

- Et vous voulez que j'aille où sans lumière, s'énerva un peu Daniel. Excusez-moi c'est la situation qui me met mal à l'aise.

Daniel vit alors des petits éclairs dispersés dans l'air enfin le vide. Ils éclairaient les mains d'Angéla puis peu à peu, une boule pâle se forma et s'éleva pour éclairer l'endroit. La pièce avait l'air assez vaste et vide, à part quelques meubles qui ne pouvaient pas très bien distinguer.

- Désolée, je ne peux pas faire plus. Je suis épuisée, la boule va s'atténuer avec le temps. Je ne pense pas que je sois capable d'en faire une deuxième ou une plus puissante.

- Ouah, je ne savais pas que vous pouvez faire ça, avoua Daniel fascinée.

- Je vous avais dit que je pouvais les contrôler maintenant.

- Oui mais je n'imaginais pas vos pouvoirs comme ça. C'est extraordinaire et pratique. Où est l'objet, Angéla ?

- Je ne sais pas, je l'ai lâché avant vous, il me semble. Il doit être au sol.

Elle chercha des yeux, toujours assise sur le sol. Daniel chercha à son tour.

- Tenez, il est là, Daniel.

Elle tenta de se lever mais perdit l'équilibre.

- Restez assise, je vais le chercher mais je ne le vois pas, vous avez une bonne vue, guidez-moi seulement.

- Bon, alors avancez, avancez encore…encore... stop ! Maintenant tournez légèrement vers la droite, voilà parfait, avancez…arrêtez, il est là.

Daniel s'accroupit et tâtonna le sol, jusqu'à qu'il heurte la pierre.

- Là... voilà, cria presque Daniel avec triomphe.

- Vous avez pu au moins lire les inscriptions.

- Oui et je sais ce que ça veut dire. C'est pourquoi, on est ici et que je ne reconnais pas l'endroit. C'est un transporteur.

- Alors, j'espère qu'on n'est pas loin pour qu'on nous retrouve, et non pas sur une autre planète, rigola Angéla.

Daniel lui ne rigolait pas, il savait que c'était possible.

- Et la clef du retour est la Pierre, j'imagine, dit Angéla.

- Attendez, cette pierre doit nous emmener dans un lieu précis, avez- vous pensé à un endroit particulier pour que la Pierre nous ait envoyé à cette endroit précis et pas un autre.

- Moi, non et vous ?

C'était logique. Tous les deux tenaient la pierre.

- Je ne pense pas que ça marche comme ça alors...

- Et pourquoi donc ? lui demanda Daniel.

- Sinon, on se serait trouvés dans un cornet de glace.

- Quoi ?

Daniel la regarda pour voir si elle ne plaisantait pas.

- Oui, je pensais à une glace au chocolat et sauf erreur de ma part, il n'y a pas de chocolat ici encore moins un cornet, rigola Angéla.

- Oui, c'est vrai.

Daniel pensa qu'elle devait délirer à cause de la fatigue.

- Alors la pierre peut nous envoyer que dans un seul endroit pour lequel elle est programmée.

- Vous pensez qu'elle a été programmée, c'est un piège ?

- Non, ce n'est pas un piège. Elle a été programmée, je pense, que c'était un objet qui était dans l'avion spatial.

- Ah, et comment on fait pour revenir alors ? où on est ? demanda Angéla.

- On peut réessayer de penser à un endroit précis cette fois-ci, Angéla. Tenez, on va essayer à nouveau.

Il lui tendit la pierre.

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je vous l'ai déjà dit.

- Ce ne peut pas être pire qu'ici. On ne sait pas où on est.

En même temps, il n'avait pas exploré les lieux.

- Oui, vous avez raison, Daniel, concéda Angéla.

Elle ferma les yeux et prit la pierre. Il ne se passa rien, elle rouvrit un œil et remarqua qu'elle n'avait pas bougé.

- Pourquoi ça n'a pas marché, Daniel. Vous n'avez pas assez pensé ?

- Peut être, parce que vous êtes épuisée.

- Voilà, maintenant c'est ma faute.

- Non. Je pensais aussi à la glace au chocolat. Ce petit voyage a dû vous épuiser.

- Attendez, Daniel. Vous me dîtes que je suis fatiguée à cause de cette toute petite pierre.

- Oui, il faut bien de l'énergie pour nous transporter, je crois que l'objet s'est servi de votre énergie, expliqua Daniel.

- Je vous l'avais dit que ce n'était pas une bonne idée. Il va falloir que je recharge les piles.

- Combien de temps vous faut-il pour vous « recharger » ? questionna Daniel.

- J'aurais dit il y a quelques jours que j'ai une puissance illimitée mais aujourd'hui, je n'ai plus beaucoup d'énergie en moi.

- Pourtant j'ai cru lire que …

- Mes séjours à l'infirmerie m'épuisent de plus en plus, coupa Angéla.

- Ils vous font subir quoi ?

- Des tas d'examens qui ne servent à rien, je ne sais pas ce qu'ils attendent de moi. Si j'ai bien compris ils me branchent à des tas de machines et de fils et veulent que je fournisse de l'énergie pour des tests. Mais j'en peux plus, ils m'en demandent trop, car leur résistance ne sont pas assez puissantes pour subir des grandes tensions, les tensions que je provoque. Je dois leur fournir l'énergie tout en faisant attention.

- Alors, on attend une ou deux heures.

Daniel comprit qu'elle n'était pas opérationnelle.

- J'espère, dit Angéla.

- ?

- Cela fait plusieurs jours que je suis à plat. Ce que j'ai fait là, avec la boule, c'est un miracle. Pour la former, j'ai dû puiser dans mes ressources. En temps normal, j'aurai pu éclairer toute la pièce.

- Ce n'est pas normal, remarqua Daniel.

- Les docteurs disent que c'est normal alors que je suis débordante d'énergie normalement.

- Attendons, reposez-vous Angéla. En tout cas, la boule a l'air de tenir.

- Oui, mais elle n'est pas assez puissante pour nous réchauffer.

Angéla regarda la boule.

- Moi, je trouve qu'il fait plutôt bon. Vous avez froid ?

Pour seule réponse, elle frissonna, elle claquait des dents.

Il s'approcha d'elle, Angéla s'était appuyée contre le mur et il se mit à côté d'elle. Il la serra pour essayer de la réchauffer. Il était mal à l'aise de cette proximité avec une femme si attirante. Alors que son contact le réchauffait, elle continuait à frissonner, ce qui l'étonnait vu la chaleur qu'elle dégageait, c'était peut être l'épuisement. Il lui avait demandé beaucoup. « Son épuisement m'étonne à moins qu'elle nous ait envoyé sur une autre planète, elle n'a peut être pas mesuré et contrôlé toute sa puissance. Non, elle m'a dit qu'elle l'avait contrôlée. J'espère qu'elle dit vrai, qu'elle était faible. C'est quant même étrange, Sam m'avait raconté qu'elle était très puissante, je mènerai mon enquête auprès des médecins ».

Au fond de lui, il espérait que ce contact ne cesse jamais, tellement qu'il était chaleureux et lui procurait beaucoup de bonheur. Il se demandait si elle éprouvait la même chose. Il faisait des va-et-vient sur les bras d'Angéla pour la réchauffer :

- Vous avez brillé, parla Daniel pour combler le silence.

- Quoi ?

- Vous avez brillé.

- On pourrait se tutoyer puis qu'on est coincé ici pour un moment et qu'on s'appelle par nos prénoms.

- Oui, si vous voulez, enfin si tu veux, je disais que tu brillais quand on touchait tous les deux la pierre.

Il se rappela de son moment, c'était presque aveuglant. Il avait senti une chaleur l'envahir et une légère brise. « La chaleur venait-elle des mains d'Angéla ou de la pierre ? et cette brise, ce vent doux qui me murmurait à l'oreille, d'où venait-il ? du mouvement ou d'Angéla ? ».

Angéla le sortit de sa torpeur :

- Toi aussi, tes mains brillaient, remarqua Angéla.

Elle ne leva même pas les yeux vers Daniel, sa tête était posée sur l'épaule de Daniel. « A-t-elle peur de croiser mon regard ? A quoi pense-t-elle ? »

- Oui, mais toi, tu brillais entièrement.

- C'est peut être la pierre, se justifia-t-elle. Et je croyais que tu regardais la pierre.

- Je la regardais mais après je ne voyais plus rien à cause de la lumière que tu dégageais.

Elle le regarda.

- Enfin je n'arrivais plus à lire, Angéla.

La boule se reflétait dans ses yeux, il regarda la profondeur de ses yeux, il y avait quelque chose, puis elle rompit le contact visuel. « Dans ses yeux, j'ai cru voir, peu importe. Et si c'était un ancien mais non que je suis stupide, on l'aurait détecté et puis elle ne sait rien à propos d'eux. A moins que… non ce n'est pas possible, on lui aurait effacé la mémoire comme une punition, il faut que j'en parle à Sam dès que je serai sorti d'ici. »

- J'ai l'impression que notre lumière faiblit, remarqua Angéla changeant de conversation.

- Oui, un peu. C'est pratique vos pouvoirs.

- C'est surtout dangereux. Voilà où ça nous emmène, répondit Angéla.

- Moi, j'aime bien cet endroit, en tête à tête avec une femme. Il fait bon et c'est calme.

- Vous plaisantez ! Il fait froid et en plus c'est trop calme, je ne me sens vraiment pas bien ici.

- Ah oui et dans quel autre endroit tu ne te sens pas bien ? demanda Daniel voulant en savoir plus sur la jeune femme.

- Où il fait chaud, où il y a beaucoup d'eau et les avions, énuméra Angéla.

- Alors pour l'eau je comprend vu votre pouvoir mais le chaud, je ne vois pas.

- Je ne supporte pas la chaleur et le soleil m'éblouit. Mes pouvoirs sont plus voyants, j'ai les bouts de cheveux qui brillent comme vous aimez si bien dire et mes doigts, c'est horrible, c'est la même chose.

- Et pour les avions, tu étais pilote, rappela Daniel.

- J'étais.

- Ah oui, c'est vrai.

- Je préfère être le pilote. Je ne monte plus dans un avion si je ne le pilote pas et puis, vu mes problèmes, je les évite.

Daniel regarda autour de lui :

- Ce n'est ni l'un ni l'autre. On pourrait visiter, invita Daniel.

Il se leva et prit un morceau de fer. Il s'approcha de la lumière.

- Ne faites pas ça ! cria Angéla.

Mais Angéla avait réagi trop tard, il toucha la boule avec le fer et fut projeter contre le mur. La boule avait rétréci de moitié.

- Tu vas bien, Daniel.

- Oui, oui... ça va. Mince elle a diminué de volume, grogna Daniel.

- Ce n'est pas tout à fait une lumière, c'est encore de l'électricité, restes assis.

- T'aurais pu me prévenir. Oh ! tu es toute frissonnante, tiens prend mon manteau.

Il l'enleva et le posa sur les épaules d'Angéla, laissant voir ses muscles, qui ne passèrent pas inaperçus aux yeux d'Angéla.

-'Ne bouges pas trop, tu as peut être quelque chose de cassé, continua Angéla.

- C'est toi qui ne vas pas bien.

- Je n'ai pas pris mon traitement, expliqua Angéla.

Daniel se plaça à nouveau prés d'elle puis la prit dans ses bras.

- Repose-toi, Angéla. Il faut que tu nous sortes de là pour aller à l'infirmerie.

- Je sais…

Daniel regarda affolé Angéla, il inspecta sa respiration en posant une main sur l'abdomen d'Angéla. Il savait que ce geste était déplacé mais il voulait savoir pour se rassurer. « Elle s'est juste endormie » C'était un sommeil perturbé, Daniel essayait de la rassurer. Mais lui aussi, il était inquiet, il ne savait pas où il était. Son seul espoir était ce corps étendu dans ces bras. Le sommeil commença à le gagner. Mais Angéla fut parcourue de frissons, ce qui le réveilla. Elle devait faire des cauchemars, elle bougea, ces mains cherchaient quelque chose sur le sol. Daniel lui prit les mains. Tout à coup, elle sursauta et cria : « NONNNN », un flux énergétique sortit de son corps, alimentant la boule et Angéla éclaira la pièce sous le choc. Elle n'avait pas encore remarqué ce qu'elle venait de faire. Elle essayait de chasser de sa tête ces mauvaises images, elle était paniquée et furieuse. Daniel était stupéfait par la pièce, c'était une assez vaste salle assez lumineuse car ce n'était plus Angéla qui l'éclairait mais la pièce elle même. Il y avait des tas de machines et de tableaux de bord. Daniel regarda Angéla, paniquée :

- Angéla calme toi, je sais où on est, on est…

Soudain le noir total.


End du chapitre