Chapitre 9: Enfin des indices ou retrouvailles.
Mitchell resta immobile longuement et prit sa décision. Il fit signe à Sam, Daniel et Teal'c. Ils se regroupèrent.
--'J'ai quelque chose à vous montrer,' Mitchell tendit à Sam la feuille,' ce sont ces coordonnées'.
--'Comment vous les avez eut ?', demanda Sam.
--'Le Général O'Neill ne vous a rien dit'.
--'Non, apparemment, il a oublié de nous le dire', dit Daniel .
--'Comme beaucoup de chose, Daniel, nous ne possédons pas tous les même informations', dit Teal'c en regardant Daniel avec insistance.
--'Vous vous rappelez de vos visites à l'hôpital après mon accident lors de la bataille d'Antarctique', continua Mitchell.
--'Oui, mais je ne vois pas le rapport', dit Daniel.
--'Laissez le finir, Daniel ', dit Teal'c.
--'Merci Teal'c, le lit voisin, vous vous souvenez'.
--'Oui, la personne avec les bandes partout et les morceaux de tubes un peu partout répartit sur le corps, on aurait dit une momie. Mais qu'est ce que vous voulez dire ?', demanda Daniel ne comprenant pas.
--'Oh non je crois que j'ai compris', s'exclama Sam,' c'était …'
--'Angéla', finit Mitchell.
--'J'aurai dû m'en douter, j'avais vu son dossier médical mais je ne m'en rappelais plus', ajouta Sam.
--'Moi aussi, je ne me rappelais plus de ce papier, elle me l'a donné avant de partir. Elle est sortit avant moi, et tous les mois, on communiquait. Généralement, c'est elle qui m'écrit en premier'.
Un silence s'installa. Ils s'aperçurent que toute l'équipe ainsi que les deux agents et Bryan avaient déjà rencontré Angéla. Ils décidèrent de l'annoncer aux autres sans donner de détails sur la provenance des coordonnées.
--'C'est bien, on a un numéro de téléphone portable ainsi que son mail, c'est déjà ça. On peut essayer de la localiser. Mais je pense qu'on devrai quant même continuer à chercher dans les classeurs,' proposa Bryan.
--'Bon, bah je vais m'occuper du portable et de l'adresse, ce sera facile je pense pour la localiser', Sam s'isola dans une autre pièce où elle avait installé son matériel.
Teal'c s'installa avec les deux agents secrets et Bryan, et prit un des classeurs de la fac. Daniel et Mitchell rejoignit Sam, qui pianotait déjà sur son ordinateur portable. Elle était occupée.
--'Tu la contactait souvent ?', demanda Daniel.
--'Oui à chaque fin de mois', répondit Daniel.
--'En faite, je veux dire régulièrement'.
--'Normalement oui, mais ces derniers mois, on communiquait moins et le dernier message était vraiment court'.
--'Son dernier message était le mois dernier ?'
--'Oui, mais c'est quoi toutes ces questions ?'
--'Je…'
--'Je crois que je vais pouvoir la localiser', interrompit Sam,' c'est une adresse assez souvent utilisée. C'est une adresse d'un serveur de rencontre et de discussion très connu et très utilisé. Je dois pouvoir pister et trouver où et quand était la dernière connexion sur cette adresse', elle tapota vivement sur son clavier pour lancer les nombreux programmes de dépistage,' voilà j'ai lancé la recherche. Maintenant le portable, je vais déjà essayer de l'appeler, avec un peu de chance, elle répondra et je pourrai la situer dans un rayon de 1 km',.
Elle brancha le portable à un appareil qui était lui même branché sur son ordinateur puis elle composa le numéro une fois prête. Elle alluma le haut parleur et attendit. Ils tombèrent immédiatement sur le répondeur.
--'On pourrai laisser un message', proposa Mitchell.
--'Pour lui dire quoi ?', dit Daniel,' pour lui dire qu'on la cherche à tout prix pour une mission à des milliards de kilomètres de la Terre'.
--'Je ne sais pas, mais je pense que si on lui dit ceci, elle fuira automatiquement ou nous rira au nez. Elle m'a dit quand elle m'a donné ces coordonnées que si j'avais besoin de parler ou d'aide, je pourrai l'appeler et peut-être se voir'.
--'On peut toujours essayer, Daniel, c'est mieux que rien', Sam tendit le téléphone à Mitchell pour qu'il laisse un message vocal.
Après son message, Mitchell se plaça devant l'écran de l'ordinateur pour surveiller l'avancée de la localisation pendant que Sam travaillait sur le numéro de téléphone et que Daniel rejoignit les autres pour les aider au sujet des classeurs. Deux heures plus tard, Bryan interrompit tout le monde, il avait enfin la photo qu'ils cherchaient tous dans les gros classeurs, la photo d'Angéla avec son numéro d'étudiant. Ils savaient enfin qu'Angéla était bien présente dans cette ville et dans cette fac. Mitchell proposa d'aller chercher le lendemain les dossiers la concernant, maintenant qu'il avait son numéro d'étudiant. Sam toujours devant son ordinateur s'occupait de sa localisation. Soudain son deuxième ordinateur s'activa, il avait finit sa recherche de localisation avec l'adresse mail.
--'Daniel, je crois que j'ai quelques choses', dit Sam
Mitchell et Daniel se précipitèrent dans la pièce d'à côté.
--'Le résultat va arrivé', commenta Sam,' elle se trouve….'
Tous les trois étaient penchés sur l'écran.
--'Au Japon ?', dit Mitchell
--'Il doit y avoir un problème,' elle tapota sur le clavier, le programme réagit,' attendez, regardez une autre localisation. Mais c'est en Espagne'.
Puis d'autres points apparurent un peu partout sur toute la planète. Impossible de la localiser avec certitudes.
--'Je croyais que le programme était stable et que la marche d'erreur était d'un kilomètre', plaisanta Mitchell.
--'Il devrait'.
--'Alors il a un bug', proposa Daniel
--'Non, tout marche', Sam vérifia plusieurs paramètres pour voir si elle ne s'était pas trompée dans les réglages,' non tout fonctionne. Je ne comprend pas que …. A moins qu'elle utilise un pare-feu ou un système de sécurité'.
--'Alors on peut peut-être le contourner', dit Daniel,' comme on le fait souvent'.
--'Non, j'ai peur que je puisse rien faire, c'est le meilleur programmateur que je connais. S'il n'arrive pas à passer les sécurités mises en place par Angéla, aucun autre ne pourra.', elle chercha quant même une faille mais rien.
--'J'aurai dû me douter, ce n'est pas un agent secret pour rien, elle sait surveiller ses arrières', ajouta Mitchell,' c'était trop facile'.
Il regarda la photo qu'il avait réussi à retrouver parmi les autres, ce n'était plus la même personne qu'il avait connu. Angéla possédait des yeux plus foncés, d'un vert perçant, des mèches blanches parcouraient maintenant sa chevelure d'un noir profond. Des cernes se voyaient sur son visage, qui ne voulaient plus s'effacer. Elle souriait d'un léger sourire sur des lèvres qui n'avaient plus l'habitude de rire. Il l'a reconnaissait sans vraiment retrouver le jeune femme qu'il avait connu. Mitchell s'installa sur un des ordinateurs et commença à écrire un message pour son amie:
Angéla,
Par où commencer ? j'ai tellement à dire.
Depuis notre dernier contact, il m'est arrivé beaucoup de choses que tu ne peux même pas imaginer sauf en rêve peut-être et encore si tu as un esprit tordu ce que je pense n'est pas le cas….J'aimerais tout te raconter mais je ne peux pas le faire, ici, j'ai peur d'avoir de gros problèmes. Il est urgent (pour moi) de te revoir ou au moins en discuter. Ces choses m'ont bouleversé, j'ai besoin de tes conseils. De mauvais souvenirs refont surface alors que ceux-ci appartiennent à un lointain passé. Mon passé me rattrape. Et puis comme on dit un problème n'arrive jamais seul. Mais je ne vais pas me tarder trop. Toi comment ça va ? Je suis très inquiet de ne pas avoir de nouvelles. Tes nouvelles sont bizarrement brèves depuis quelques mois. Je commence à me demander si tout se passe bien pour toi. Je veux avoir plus de tes nouvelles qu'un simple "je vais bien", en faite j'exige si c'est pas trop demandé.
J'espère qu'on se reverra dès que possible ou bien qu'on en parlera. Je ne te cache pas que je suis pressé que l'on se rencontre. On ne s'est quant même pas vu depuis longtemps, c'est à dire pour te rafraîchir la mémoire lors de ton départ à l'hôpital, quand tu m'as… Bref qu'on en parle.
Pour finir je te dis à bientôt.
Amicalement
Mitchell.
Ps: avec un peu d'espoir, je suis libre comme l'air. Je peux à tout moment me libérer.
Mitchell relit son message. Il ne savait pas si c'était une bonne idée de parler de ces petits problèmes personnels. Elle pourrait s'affoler. Déjà, il avait hésité le mois dernier à lui en parler. Mais son problème persistait à le ronger, même s'il ne laissait rien paraître, il fallait qu'il en parle à une amie. Angéla était la personne idéale, elle savait écouter et ses conseils étaient assez sages. Avec les derniers événements, il les avait oublié mais ils étaient restés bien blottit au chaud dans le creux de son estomac, attendant un petit signe pour ressurgir. Ils attendaient juste leur heure. Il se décida et envoya le message à son adresse avec aucun regret. Il en avait besoin et il ne lui mentait pas. Il pourrait toujours parler de ses problèmes puis déviait sur le gros problème: les Oriis.
La fatigue envahit Mitchell, il était deux heures du matin. Les autres se relayaient pour rechercher des indices dans les affaires d'Angéla récupérer à la base, enfin le peu d'affaire.
Quelques heures plus tard, vers six heures de matin, Sam les réveilla tous, c'était l'heure de continuer les recherches. Daniel, Sam et Mitchell décidèrent d'aller chercher le dossier scolaire d'Angéla. Pendant que les autres s'occupaient du numéro de téléphone et de l'adresse. Le premier groupe arriva à l'université deux heures après. Le temps s'était calmé mais le ciel était toujours nuageux et un vent glacial souffla dans la ville triste et en effervescence. Sur le chemin, Mitchell en profita pour parler du message qu'il avait envoyé à Angéla. Arrivée à l'administration, Sam montra sa carte de militaire de l'armée américaine. Ils tombèrent sur la même secrétaire que Mitchell avait rencontré la veille et elle les reconnut tout de suite et les emmena dans la même pièce.
--'Vous avez trouvé ce que vous cherchez', commença la secrétaire en Anglais.
--'Oui, nous avons trouvé son numéro d'étudiant,' Sam lui tendit un bout de papier,' je pense que cela facilitera votre recherche'.
--'En effet, installez vous, j'en ai pour quelques minutes', la secrétaire sortit de la salle.
--'Très accueillante', dit Sam.
--'Oui, c'est un des caractère des français', indiqua Daniel en connaisseur.
--'Détrompez vous, on n'a pas eu le même accueil dans cette base militaire'.
--'Excusez moi, mais ce sont des militaires et ce sont les mêmes dans tous les pays', ajouta Daniel.
--'Que voulez vous dire ? que nous ne sachons pas accueillir'.
--'Non, mais vous manquez de tact et ça c'est partout.
Mitchell n'intervînt pas dans la discussion et n'osa les interrompre. C'est la secrétaire qui s'en chargea.
--'Voilà, son dossier. Bien sûre, c'est une photocopie, l'original ne doit pas quitter cet endroit', elle tendit le dossier qui fut pris immédiatement par Mitchell qui devança Sam', vous voulez travailler ici ?,' continua-t-elle en Anglais.
--'Oui, je vous remercie, nous allons rester une heure voire deux', répondit Sam.
La secrétaire les laissa seuls. Mitchell s'installa et ouvrit le dossier. Il le sépara en trois et le distribua. Chacun étudia sa partie. Apparemment, Angéla avait une chambre universitaire dans la cité universitaire la plus proche de la fac, près d'un complexe dynamique: discothèque, bibliothèque et complexe sportif. Malheureusement, il n'y était pas indiqué son adresse précise. De plus, elle était inscrite à plusieurs bibliothèque ce qui supposa qu'elle y allait souvent et une partie de son emploi du temps était présente. Elle possédait aussi une carte de cantine. Ils espéraient l'apercevoir dans la journée. A cette heure-ci, Angéla devait avoir un cours magistral de neurologie humaine. Ce cours terminait dans cinq minutes. Avec un peu de chance, ils réussiront à arriver à temps pour l'intercepter. L'équipe rangea en vitesse le dossier, salua la secrétaire et ils se précipitèrent de trouver l'amphithéâtre. Ils eurent du mal à le trouver, une fois trouver, les étudiants y sortaient déjà. Ils montrèrent des photos d'Angéla à quelques élèves. Un des étudiants la reconnut, il leur informa qu'il l'avait connu dans une discothèque où elle travaillait. Il donna le nom de la boîte de nuit et indiqua qu'elle n'y travaillait pas ce soir mais demain, avant de partir pour son prochain cours. Mitchell regarda les personnes qui sortaient, Angéla n'y était pas : elle devait déjà être sortie. Ils décidèrent donc d'aller interroger le professeur de Neurologie qui leur apprit que Angéla suivait ce cours en candidat libre et pour son loisir. Il leur conseilla d'aller voir plutôt ces collègues biochimiste ou mathématiciens qui la connaissaient plus, où elle excellait. Ils suivirent le professeur qui les guida à travers de nombreux couloirs. Ils arrivèrent dans un petit amphithéâtre d'un cinquantaine de places. En face d'une paillasse, se trouvait le professeur de Math Sup penché sur des copies. C'était un homme très petit et assez mince. Il portait une longue barbe à la Professeur Tournesol sauf que sa barbichette était rousse. De fines lunettes étaient posées sur le bout de son nez qui était assez long. Il rangeait ses affaires méthodiquement avec des gestes précis, il était très méticuleux. Quelques élèves s'attardaient à sortir: ils sortaient d'examen. Le prof de Neurologie attendit que le dernier des étudiants soit sorti pour les présenter.
--'Marc, je voudrais te présenter le Colonel Samantha Carter et le Colonel Cameron Mitchell de l'Armée des Etats-Unis, ainsi que le docteur Daniel Jackson', voyant que son collègue ne réagissait pas malgré son insistance sur la provenance des étrangers,' il s'intéresse à une de tes élèves, je crois'.
Le mathématicien leva brusquement la tête, sous le regard amusé du Professeur de Neurologie.
--'Tu as bien dit de l'Armée américaine', dit le Mathématicien, presque en chuchotant
--'Oui c'est cela'.
--'Et tu dis qu'il s'intéresse à une de mes élèves'.
--'Oui'.
--'Je ne vois pas qui cela peut être, ils sont tous immature si tu veux mon avis, aucun ne deviendra un grand savant.je ne vous serez d'aucun secours,' toujours tout bas.
--'Tu peux au moins regarder la photo et essayer de nous en dire plus', le professeur fit signe à Sam de lui montrer la photographie.
--'Oui, je l'ai vu quelques fois à mes cours mais elle ne m'a pas attiré mon intention, elle n'était pas tout le temps présent à mes cours. Je pense qu'elle manque d'intérêt pour cette délicate matière qu'est l'étude des nombres'.
--'Ce que veut dire Marc, c'est qu'elle n'est pas assez intelligence pour être digne de son intention. Il ne s'intéresse qu'à des élèves brillants', ajouta le Professeur de Neurologie.
--' Je ne vois pas l'intérêt d'enseigner à des personnes négligentes, l'esprit des Math à des personnes qui ne viennent pas régulièrement et qui n'ont pas d'avenir dans ce monde, mon cher ami'.
--'Nous voulions juste savoir quand vous allez lui faire votre prochain cour ou où on pourrait la retrouver en ce moment même', coupa Mitchell cette échange courtois entre les deux savants.
--'Dans une bibliothèque bien sûre, si elle est sérieuse ou peut être que …', réfléchit le prof de Math,' je sais qu'elle s'est inscrite dans un groupe d'étude pour une thèse sur les nombres premiers. Elle peut alors avoir accès à la bibliothèque des enseignants et utiliser certaines salles de TD et nos laboratoires, si elle prévient. Dans ce cas, elle doit faire une demande avant 48 heures de la date prévue d'utilisation pour les salles et les salle de TP. Suivez moi, je vais regarder si elle a réservé'.
Il prit ses affaires et ses copies et sortit de la salle de cours. Alors le professeur de Neurologie entama une nouvelle conversation pendant que l'équipe les suivait en silence, songeur.
--'J'ai entendu dire que tu avais déjà donné "ton sujet de l'année", qui, soit disant, ouvrira de nombreuses portes à l'élève qui le résoudra. Encore une de tes folies. Tu sais que je n'aime pas ta façon de déclencher une sorte de rivalités dans ton groupe d'élève. tu les montes les uns contre les autres, pauvres élèves, je les plaints'.
--'Oui mais cela me permet de savoir qui sont les plus forts et doués. Tu sais bien que dans cette discipline, il n'y a pas de places pour les faibles. Et puis celui qui résout ce problème, se voit sa carrière toute tracée et toutes les portes lui seront ouvertes. De plus chaque année, la concurrence devient de plus en plus rude'.
--'As tu déjà eu une réponse ?', demanda le prof de Neurologie.
--'oh non, et j'en aurai pas avant longtemps, j'ai de quoi les nourrir pendant au moins un mois. J'ai posé un problème de niveau 4 après que tous les professeurs se soient concertés bien sûre', content de lui.
--' Tu leur demande beaucoup trop'.
--'Oui mais pour avoir un bon résultat. Ce sera difficile pour eux cette année pour travailler sur la Théorie de Newman'.
--'Vieux fou !!', s'exclama le neurologue,' tu y travaille depuis plus de 40 ans et tu ne l'a toujours pas résolu. Tu n'espère pas quant même qu'un de tes élèves réussit à trouver la réponse'.
--'Je ne veux pas qu'ils trouvent l'équation mais qu'ils y réfléchissent, je veux voir leur esprit logique et leur résonnement '.
--'Et au sujet de cette élève, tu n'as rien retenu de particulier', changeant de sujet.
--'Non, elle a aucune capacité extraordinaire en Math, si c'est ce que tu penses. Elle a une autre vision des chiffres que je n'aime pas du tout et que je trouve absurde', termina le mathématicien.
Ils arrivèrent dans son bureau. C'était une petite pièce très bien rangé avec précision. Rien n'était laissé au hasard. Tout le bureau possédait des tableaux sur les murs et il n'y avait pas de fenêtres. Des chiffres incompréhensibles et complexes étaient écrits à la craie sur les tableaux avec des ratures un peu partout, suivies d'une correction. Une petite bibliothèque personnelle se trouvait derrière l'unique bureau. Tous les livres avaient pour sujet les Maths. Le professeur chercha des feuilles dans un trieur, il ne tarda pas à les trouver si bien il était organisé. Il la lit brièvement:
--'Aujourd'hui, elle a travaillé une heure avec son groupe dans une salle de TP puis seule dans une salle de TD et Angéla devrait y être en ce moment'.
Il demanda à son assistant dans la pièce d'à côté s'il avait vu Angéla pour la salle. Il avait acquiescé. Le prof et son assistant guida l'équipe et le professeur de Neurologie vers la pièce. Arrivée à la salle, ils remarquèrent qu'elle était fermée.
--'Elle est peut être déjà parti', indiqua l'assistant,' ou bien elle s'est peut être enfermée, après ce qu'il s'est passé cette semaine'.
--'Que s'est il passé ?', demanda Daniel, qui prit la parole pour la première fois. Il n'avait pas pu intervenir avant car il s'y connaissait pas en Math et puis les deux professeurs étaient très bavards.
--'Un labo a été volé, des cellules souches ont disparu et d'autres choses comme des ordinateurs et puis il y a eu plusieurs agressions d'étudiants', expliqua le Neurologue.
L'assistant sortit ces propres clefs et ouvrit la porte. La lumière était encore ouverte ainsi qu'un des ordinateurs. On venait de quitter la pièce, en effet l'écran de veille de l'ordinateur ne s'était pas encore déclenché. Sam se dirigea immédiatement sur l'ordinateur et commença à l'étudier. Mais quelques choses attiraient l'intention des deux professeurs et de Mitchell. Un immense tableau noir se dressait devant eux et de longues équations à n'en plus finir le parcouraient. Mitchell était fasciné par la complexité des chiffres qui ne comprenaient pas bien sûr. Le professeur de Neurologie brisa le silence:
--' Marc, je crois que tu as la réponse à ta question'.
--'Mais, c'est impossible, je ne…', il ne continua pas tellement il fut surpris.
Les chiffres s'enchaînaient dans une logique que fascinait le professeur.
--'Il faut que tu avoue que dans ta classe tu as un génie'.
--'Oui sans doute', rétorqua le mathématicien,' et en plus il a été plus loin que moi'.
--'Que vous voulez dire ?', demanda Sam,' je connais ce théorème et personne ne l'a encore résolut. Je veux dire que la communauté scientifique y travaille depuis plus d'un demi-siècle et là, un étudiant a pratiquement trouvé la solution'.
--'Je sais bien que c'est une idée irréelle et pourtant,' soudain intéressé par Sam, voyant qu'elle s'y connaissait, le professeur de Math ajouta,' cette personne a fait une approche sur la théorie de Newman totalement nouvelle et inconnue, que personne n'avait imaginé', puis il posa la main sur les écritures se concentrant sur la signification des formules,' Incroyable' chuchota-t-il,' la première partie a l'air correcte. Mais qui a pu faire ça ?'.
--'Il y a eu 15 étudiants qui sont venus dans cette salle, depuis que vous avez noté votre sujet, professeur', annonça l'assistant.
--'Dont fait partie Angéla', ajouta Mitchell.
--'J'aimerai vous emprunter ce disque dur où Angéla a travaillé,' demanda Sam.
--'Mais bien sûre,' dit le mathématicien toujours étonné,' mais il faudrait nous le ramener d'ici peu. En effet, je vais faire un TD sur un programme que j'ai moi même élaboré. Je vous laisse faire, je dois me pencher sur ceci,' en montrant le tableau.
--'je crois que vous ne tirerez plus rien de Marc. Vous comprenez, il est obsédé par cette théorie. Et si vous voulez mon avis c'est sans doute cette Angéla qui a participé à ceci, même s'il ne veut pas l'admettre. Il n'aime pas se tromper', dit le neurologue.
--'Bien, nous emmenons ceci,' Sam commença à démonter le disque dur,' et si vous avez des nouvelles ou si vous la revoyez, contactez nous', elle lui tendit sa carte.
--'Je n'y manquerai pas', termina le prof.
L'équipe laissèrent les professeurs dans la salle.
--'on dirait qu'elle est partie peu de temps avant qu'on arrive, j'ai vérifier avec l'ordinateur, elle était là 2 min avant notre rentrée', dit Sam.
--'Juste avant qu'on ouvre la porte', dit Mitchell.
--'Vous pensez qu'elle sait qu'on la cherche ou qu'on était là', demanda Daniel.
--'Bah, à la base militaire d'Angéla, on nous a dit qu'un soldat discutait souvent avec elle et puis c'est un agent secret. Elle est habituée et a dû nous entendre arriver', informa Sam.
--'Oui, peut être,' dit Mitchell d'un air songeur. De savoir qu'elle était si proche le fit frissonné.
Ils se dirigèrent vers la voiture pour retourner vers l'appartement, il était 13 heures passées. Les autres avaient commandé des pizzas et avait déjà commencé à manger quand Sam et le reste de son équipe arrivèrent. Ils se racontèrent leur journée. Bryan et son groupe avait trouvé qu'Angéla téléphoné souvent à plusieurs numéros comme celui d'une discothèque, d'un restaurant qui faisait des plats à emporter et un numéros relié à un poste de l'ancienne base militaire d'Angéla. Les autres numéros d'appel devaient sans doute être ceux de ces amis. Après le repas, Sam s'occupa du disque dur pendant que Mitchell regardait s'il n'avait pas de message électronique. Il s'installa et commença à aller sur sa messagerie: il avait un nouveau message. Son cœur se mit battre plus fort et plus rapidement. De sa main tremblante, il cliqua sur son message non-lu:
Mitchell
Ce soir à 20heures, connectes toi sur Messenger
A ce soir.
Angéla.
Il relut plusieurs fois le message. Il rejoignit Daniel et Sam pour leur dire la nouvelle. Sam, de son côté avait réussi à savoir sur quoi elle travaillé. En réalité, c'était Angéla qui avait écrit l'équation de Newman. Sam avait réussi à récupérer des petits fragments de la démonstration. Elle créa alors une adresse de messagerie hotmail pour pouvoir se connecter sur messenger. Elle prépara d'autres programmes pour essayer de la localiser. Une fois tout mit en place, il était l'heure. Mitchell s'installa en face de l'écran, derrière lui Sam et Daniel observés l'écran. Sam lui avait expliqué le fonctionnement de la plateforme de discussion. A 8h05, Angéla se connecta, une fenêtre d'information apparut sur l'écran. Une fenêtre de dialogue s'ouvrit. Il attendit encore et Angéla commença la conversation:
A: Salut
M: Salut
A: comment ça va alors ?
Daniel et Sam le laissa seul, en toute intimité. Sam déclencha les programmes.
M: Ca va. Et toi?
A: comme d'hab. tu voulais me parler, fais vite car j'ai pas beaucoup de temps.
M: Voilà, j'ai besoin de toi. J' ai été accusé de meurtre.
A???tu ne l'ai pu alors c'est quoi le problème.
M: je vais pas bien, j'ai eu une autre histoire semblable dans le passé. Cela fait bizarre d'en parler par l'intermédiaire d'un écran.
A: Parce que tu n'as pas l'habitude.
M: En faite tu sais que je suis en France.
A: Cool
M: A Paris, en faite j'espérais te retrouver
A: …
M: Pour te faire la surprise mais c'est raté.
A: Tu es où à Paris ?
M: Dans le XIII arrondissement, je crois.
A: Ah.
M: Ah quoi ?
A: Rien, c'est une expression courant sur MSN, tu disais quoi déjà.
Mitchell remonte la fenêtre pour savoir de quoi il parlait:
M: Il y a quelques temps, j'ai été accusé de meurtre.
A: Et c'était vrai ?
M: Mais non !! bien sûre,
M: Pas à ce moment là.
A??
M: longtemps avant j'ai tué des personnes dans un raid aérien.
A: tu as quoi?
A: qu'est ce qui s'est passé?
M:Je devais éliminer un camion ennemi et…, c'était un accident. Je sais pas quoi dire.
A: tu l'a dit toi même, c'était un accident mais ton histoire est un peu flou.
M: et il n'y a pas que ça.
A: je ne vois pas ce qui peut être pire que ça.
M: je suis en danger de mort.
M: enfin nous sommes en danger .
A: tu généralise un peu là. Lol.
M: Lol ???
A: lol je rigole
M: je ne lol pas vraiment. Je ne peux pas te dire de détails pour l'instant mais cela causerait la mort de nombreuses personnes, peut-être des millions.
A: Autant ?
M: oui
A: Bon écoute, je dois te laisser, il se fait tard.
M: déjà.
Mitchell commençait à s'habituer à utiliser MSN, et il ne voulais pas que la conversation se finit.
M: Ne pars pas, j'ai tellement de choses à te dire.
A: je crois que j'en ai assez entendu. Tu es désespéré. Ecoutes, je te donne RDV demain à 23 heures à cette adresse
A: 15 rue de la nuit des folies 75013 Paris
A: C'est une discothèque
A+
M: Ok à demain.
Puis elle se déconnecta aussitôt. Mitchell appela Sam et Daniel. Elle regarda l'ordinateur pour le programme de localisation: il avait échoué. Ils notèrent l'adresse: c'était celle de la discothèque où elle travaillait. Il allait enfin la voir, ils l'annoncèrent aux autres et établirent un stratagème. Ils décidèrent de tous y aller mais que c'est Mitchell qui devrait aller à l'encontre d'Angéla comme il était prévu. L'après midi passa assez vite pendant qu'il établissait le plan. Teal'c et Mitchell décidèrent d'aller étudier le terrain. La soirée arriva vite et ils décidèrent de se reposer. Il avait une affaire difficile à négocier demain, il fallait bien s'y préparer.
Le lendemain, ils se levèrent très tôt, ils remémorèrent le plan une dernière fois. Puis ils allèrent s'installer. Ils trouvèrent un appartement libre juste en face de la discothèque. Sam avait été posée des questions au patron de la boîte de nuit. Angéla prenait son service à 21 heure jusqu'à l'heure qu'elle voulait du moment qu'elle prévenait. Elle y travaillait depuis un mois maintenant. Le patron l'a trouvé sympathique et gentil avec ses clients avec qui elle s'entendait très bien. Elle était payée chaque nuit. Il indiqua aussi qu'elle travaillait autre part aussi, comme coursier. Elle venait soit en moto, soit en vélo. Sa moto était noire. Sam le remercia et demanda qu'on repère toutes les motos noires aux alentours de la discothèque, ou les personnes qui arrivent en vélo. Bryan, John et Mitchell s'occupèrent des caméras sur les différentes sorties de la discothèque ainsi que les parkings. Ensuite, on plaça une caméra sur Mitchell, ainsi qu'un micro. Ils vérifièrent tout le matériel autant la vidéo que le son. Tout était prêt. La mise en place prit toute la journée, le soleil se couchait sous la pluie. Un orage se préparait, des éclairs traversaient le ciel à de nombreuses reprises. L'heure approchait doucement de celle du RDV. Teal'c et Daniel s'installèrent sur une table près du bar et d'une des sorties. Mitchell s'était placé sur une table proche d'une scène et du bar. Sam et les autres s'occupait de la surveillance. Sam et John s'occupait des caméras de Mitchell et de Daniel. Jack et Bryan des caméras extérieures. La boîte de nuit se remplissait déjà vers 20 heures. Les serveuses déambulait autour des tables pour servir les clients. Ils n'allaient jamais la retrouver dans cette foule. Mitchell refusa plusieurs commandes, il voulait rester lucide. Sam lui annonça qu'une moto était garée derrière la discothèque. Elle lui recommanda d'être attentif, Angéla devait être là. Du côté de Mitchell et de Daniel, rien à signaler. La salle commençait à être bien remplis, la musique commença. Sam n'entendait plus rien de ce que disait Mitchell et elle ne voyait pas mieux sur les caméras. Comment repérait Angéla dans cette salle ? 22 heures 50, toujours personne. Bryan se demandait si elle allait vraiment venir ou si elle n'avait pas remarqué toutes les surveillances qu'ils avaient mis. Mitchell alors décida de s'amuser un peu, il commanda une bière et écouta le chanteur de rap qui était sur la scène. Puis, tout se bascula. Le chanteur annonça sa prochaine chanson en duo avec une de ses amies et présenta les danseurs. La musique retentit, les danseurs commencèrent à danser, un mélange de rap de hip-hop et de R'nB. Le chanteur commença sa chanson. Les jeunes se levèrent pour aller se mettre sur la piste de danse. Puis des applaudissements retentirent à la venue d'une jeune femme qui se mit à chanter et à danser avec les autres danseurs. Tous les jeunes se mirent à imiter ses pas de danse. Mitchell s'intéressa à la jeune fille. Puis il se redressa, cette jeune femme avait de quelque chose de familier. C'était….. C'était Angéla. Elle avait l'air plutôt en forme, elle dansait avec énergie et plutôt bien. Il remarqua que les hommes n'étaient pas insensibles aux courbes d'Angéla. A la fin de sa danse, elle se dirigea vers le bar. Mitchell demanda à Daniel s'il l'avait vu. Daniel avait l'air étonné et perplexe. Sa bouche était légèrement ouverte. Mitchell se demandait comment il avait connu Angéla. Il redirigea son intention sur Angéla, elle avait disparue de son champs de vision. Il la chercha partout. Quand il se retourna, Angéla était là devant lui, assise juste en face. Il fut surprit .
--'Salut', commença Angéla, elle lui tendit une bière.
--'Salut', ne sachant pas quoi dire maintenant qu'elle était là.
--'J'ai pris ma pause et j'ai demandé de finir mon service après ma danse, je suis à toi'.
--'Super numéro, d'ailleurs'
--'Je ne pensais pas que tu allait venir plus tôt, à moins que…', elle jeta un regard aux alentours,' non rien', alors tu aimes cette endroit.
--'oui, bonne musique, belles chanteuses et danseuses ainsi que de belles serveuses, tout pour me plaire,' il fit un clin d'œil à Angéla puis but un coup.
--'Tu me vois comme une simple danseuse et serveuse'.
--'J'ai dit belle danseuse et belle serveuse,' voyant qu'elle ne rigolait pas, il continua,' je sais aussi que tu es un petit génie'.
--'Bon assez parler de moi, vas-y je t'écoute', puis elle sirota son cocktail.
--'Je ne sais pas par où commencer, je ….'
Puis quelqu'un les interrompit pour inviter Angéla a dansé.
--'Attends un instant, j'adore cette chanson, allez viens danser'.
Mitchell rejeta l'offre. Il vit Angéla se dirigeait sur la piste de danse avec un jeune homme qui la tenait pas la main. Un sentiment de jalousie s'installa. Il la regarda danser, se déhanchait devant ce mec qu'elle ne connaissait même pas. Ils dansaient avec énergie. La danse se termina 5 minutes après, suivit par un slow. Alors la lumière s'éteignit, il la perdit de vue. La voix du D J annonça le titre de la chanson et le but de jeu: danser avec le plus de personnes sans voir avec qui on danse. Mitchell se leva pour repérer Angéla mais il fut emmener par le flot, une femme l'attrapa et il fut obliger de suivre la danse. Il tomba même sur des hommes, pensait-il. Puis, il aperçut Angéla, il essaya de la rejoindre, mais fut emmener par une autre vague. Puis, par miracle, il réussit à la rejoindre, par hasard. Il l'a prit par les hanches, et continua à danser. Elle ne remarqua pas que c'était avec Mitchell qu'elle dansait. Mitchell attendit, le slow allait bientôt se terminer. Puis inconsciemment, ses lèvres s'approchèrent de la bouche d'Angéla. il l'embrassa brièvement.
--'Mitchell ?', s'étonna Angéla.
--'Je crois que je viens de te rendre ce que tu m'avais donné et oublié', expliqua Mitchell.
Le slow se termina. La lumière se ralluma. Angéla quitta les bras de Mitchell brusquement.
--'On ferai mieux d'aller s'asseoir avant qu'on nous pique la place', dit Angéla.
Elle se dirigea vers la table et Mitchell la suivit. Il jeta un œil à Daniel et Teal'c qui ne comprenaient pas ce qui venait de se passer. Il la regarda avec intérêt. Son visage était toujours le même à part quelques cicatrices. Ses yeux étaient toujours aussi vert qui semblait sonder ton esprit. Ces cheveux d'un noir profond tombaient sur ces épaules. Des mèches blanches parcouraient sa chevelure. Ses vêtements cachaient mal ses belles courbes et son corps musclé. Elle avait une petite taille, Mitchell la dépassait d'une tête. Elle était plutôt belle femme. Beaucoup d'hommes l'observaient et enviaient Mitchell. Ils étaient en admiration devant elle. Elle dégageait une aura qui mettaient tout le monde de bonne humeur. Une certaine force se dégageait de sa personnalité. Elle le surprit en train de l'observer. Elle le sortit de ces rêveries.
--'Qu'est ce qu'on disait déjà ?', demanda Angéla, buvant une gorgée.
--'Tu parlais du baiser'.
--'Non, je veux dire…', dit elle avec confusion.
--'On pourrai aller dans un lieu plus tranquille', demanda Mitchell.
--'Oui, bien sûr. Je te laisse le temps de prévenir tes amis. Si tu veux , ils peuvent même venir'.
Mitchell ne cacha pas son étonnement, il ne s'attendait pas du tout à cette réaction. Angéla se leva et commença à débarrasser la table. Pendant ce temps, Mitchell se dirigea ver Daniel et Teal'c.
--'Elle a tout capté', dit Mitchell.
--'Comment ça ?', demanda Daniel.
--'Elle a découvert qu'on l'observe, elle va nous emmener dans un endroit plus tranquille, vous voulez venir'.
--'Pourquoi pas', dit Teal'c,' j'ai hâte de faire connaissance'.
Mitchell chercha Angéla dans la foule, elle était au niveau du bar, elle prit un plateau et des boissons puis se dirigea vers un rideau à droite de la scène à l'opposé de la sortie principale. Elle leur fit signe. Ils se dirigèrent vers elle. Ils passèrent le rideau rouge et se retrouvèrent dans une autre salle où il y avait des tables rondes. Des joueurs y étaient assis autour pour jouer aux cartes. Ils se dirigèrent vers une table proche du rideau et s'installèrent.
--'Daniel, heureux de te revoir', commença Angéla.
--'Oui, moi aussi', dit Daniel,' je te présente Teal'c, un ami et voici Angéla'.
--'Tarot ou poker', proposa Angéla.
--'Poker', dit Teal'c.
--'Je vous déconseille, elle gagne tout le temps', dit Mitchell.
Angéla commença à distribuer:
--'Alors comme ça Daniel, tu travailles avec le Colonel Mitchell'.
--'En effet'.
--'Pourquoi tu me l'a pas dit ?', parlant à Mitchell.
--'Je ne savais pas que tu le connaissait', dit Mitchell.
--'Et vous aussi, vous travaillez avec eux'.
--'En effet', dit Teal'c, il prit ses cartes et demanda deux cartes.
--'Avec le Colonel Samantha Carter', elle n'attendit même pas la réponse,' je vais aller droit au but que me voulez vous ?'.
--'Tu n'as pas changé, toujours aussi directe', dit Mitchell, ' comme je t'ai déjà dit, on a un gros problème'.
--'Tu veux dire les millions de personnes qui vont mourir', dit Angéla.
--'Sérieusement, on n'a un gros problème et tu es la seule à pouvoir nous aider', intervînt Daniel.
--'ça aussi c'est direct,' Mitchell se tourna vers Daniel,' un peu plus de tact aurait été bien bienvenu'.
--'Mais on n'a pas le temps pour la courtoisie, il nous reste peu de temps'.
--'Ce n'est rien j'ai l'habitude avec Daniel, mais j'ai bien peur de ne pas pouvoir vous aider, si je ne peux pas avoir de détails'.
Teal'c et Mitchell se tournèrent vers Daniel. Tout reposait sur ce qu'il allait dire.
--'Nous ne pouvons rien te dire d'autres'.
--'Alors je suis censée accepter sans en savoir plus'.
--'Ce n'est pas tout à fait ça', dit Mitchell.
Angéla se leva soudain, elle regarda brièvement Daniel et Mitchell. Ils ne comprirent pas la réaction d'Angéla. Sur son visage, se lisait de la colère. Puis tout arriva vite, elle sortit de la salle et s'enfuit. Mitchell essaya de la suivre. Mais elle était déjà à la sortie de derrière. Il s'y précipita:
--'Angéla', cria-t-il.
Mais elle était déjà sur sa moto et elle s'envola.
Mitchell rejoignit ses amis, Sam et le reste de l'équipe les avaient rejoint.
--'Envolée', dit Mitchell.
--' Mais je croyais que vous surveillez toutes les sorties', dit Daniel.
--'Oui, mais tout est arrivé très vite', dit Sam.
--'Elle a su', dit Mitchell.
--'Comment ça elle a su ?' dit Bryan.
--'Elle savait qu'on la surveillait', dit Teal'c.
--'Elle a dû nous remarquer, à coup sûr', dit John.
--'Il n'y a pas que ça', dit Daniel,' mais…', il hésita,' je crois qu'elle savait qu'on avait le pouvoir de l'obliger à revenir aux Etats-Unis et ça l'a mis en colère qu'on l'utilise'.
--'Ah parce qu'elle est en colère maintenant, nous allons devoir doubler notre vigilance', dit Jack.
Ils rentrèrent dans leur planque avec un sentiment d'échec. La nuit se faisait froide, sur le chemin, ils marchèrent en silence. Mitchell cacha du froid ses mains dans ses poches. Il sentit alors un bout de papier. Il le sortit: il y était marqué une adresse et un numéro de chambre. Il pensa tout de suite qu'Angéla l'avait glissé dans sa poche, mais à quel moment ? il ne le savait pas et le saurait jamais. Cette adresse était celle de sa chambre d'étudiant. Il décida de la garder pour lui. Il avait impression qu'il l'avait trahi. Arrivée à la planque, tous s'isolèrent pour ravaler leur déception. Mitchell lui alla se connecter sur MSN:
M: Désoler
Mais personne ne lui répondit. Il fit alors des recherches sur le lieu de sa chambre. Daniel lui broya du noir. Il aurait dû être plus diplomatique avec elle, pourtant il avait l'habitude des situations difficiles. Mitchell décida de sortir soit disant pour prendre l'air.
Il prit la voiture et se dirigea vers la cité universitaire, il était deux heures du matin. Il alla acheter d'abord une pizza et une bouteille de vin, ce qui fut difficile à cette heure là. Il trouva assez facilement grâce au GPS . Il se dirigea vers le Bâtiment F au troisième étage. Devant, se trouvait une moto noire garée, il la reconnut. Il s'avança jusqu'à la porte numéro 312. Puis il frappa. Personne lui répondit. Il refrappa alors il entendit du bruit de l'autre côté de la porte. Quelqu'un déverrouilla la porte. La porte s'ouvrit, laissant apparaître le visage d'Angéla endormi.
--'Ah c'est toi,' elle le laissa entrer.
--'Je te dérange pas', il lui montra le bout de papier.
--'Je ne m'attendais pas à te voir ce soir, entre', elle s'effaça de l'ouverture de la porte.
Mitchell rentra, elle n'avait pas encore allumé la lumière. Une fois que la lumière fut, il entrevit une petite pièce, un peu en fouillis, des livres traînaient un peu partout ainsi que des feuilles et des stylos, éparpillées sur le sol, sur une table. Sur les murs aussi c'était le bazar, des poster de divers chanteurs et acteurs parcouraient celui-ci, mais aussi des animaux et un immense tableau prenait tout un mur, où étaient inscrites de multiples formules, avec un petit coin en haut à droite encadré intitulé:" A ne pas oublier", suivie d'une liste de tâche et de rendez-vous notés. Des vêtements étaient posés n'importe où dans la pièce. Elle essaya de ranger un peu mais sans succès. Elle se dirigea vers son lit pour s'asseoir. Elle proposa l'unique fauteuil à Mitchell. Il vit que son lit était défait:
--'Tu dormais ?', demanda Mitchell.
--'Oui, j'ai eu une dure journée'.
--'J'espère que tu as faim et soif', montrant sa bouteille et la boîte de pizza.
--'Pourquoi pas,' elle ajouta,' je ne pensais pas que tu allais venir dès ce soir, …'
--'Je voulais m'excuser'.
--'Ce n'est rien, tu ne voulais pas ça, n'est ce pas ?'.
--'Non, bien sûre, mais je suis content de te revoir,' il hésita,' ne t'imagines pas que je t'ai emmené dans un piège'.
--'C'était quoi alors, car pour moi ça y ressemblait,' , criant légèrement elle se leva et prit un bout de pizza.
Soudain, ils entendirent un grognement . Mitchell sursauta.
--'Ce n'est rien ,c'est Voyau, mon chien, j'ai dû le réveiller'.
En effet, il ne l'avait pas remarqué tout de suite, mais sur le lit, il y avait une touffe de poils parmi la couverture en boule. C'était un Rottweiler assez costaud, il portait quelques pansements. Il s'approcha d'Angéla et se coucha près d'elle.
--'Il a été attaqué', expliqua Angéla voyant la tête de Mitchell,' il appartenait à un barman, mais un jour il a mordu quelqu'un et la poursuivit. Quand il est revenu à son maître, le voyant blessé et plein de sang, il a voulut le tué d'une balle dans la tête, pour ne pas avoir des problèmes avec les autorités. Je passais à ce moment là, je ne pouvais pas laisser faire. Alors je l'ai pris'.
Mitchell comprenait la réaction d'Angéla et ne posa pas la question sur le comment elle avait réussi à empêcher l'homme de le tuer.
--'Je t'assure que je disais vrai sur mes problèmes', dit sérieusement Mitchell.
Voyant que Mitchell n'en disait pas plus, Angéla se leva et alla chercher des verres pour boire le vin. Pendant qu'Angéla les chercha, Mitchell se confessa:
--'C'étaient des innocents', commença Mitchell.
Angéla se retourna:
--'Quoi ?'
--'J'ai tué des innocents,' il fit une pause puis ajouta,' tu sais l'histoire que je t'ai parlé, sur l'accusation de meurtre. Le souvenir qui refait surface, c'était ça'.
--'Que veux tu dire ?', elle lui tendit le verre et s'installa.
--'Je devais détruite un camion qui était censé être rempli d'armes'.
Flash back
-Tour de contrôle, je suis en visée sur le camion, donnez moi la confirmation.
-….
-Tour de contrôle, j'ai le camion dans le collimateur, ai-je le feu vert pour tirer.
-Oui vous l'avez.
-Pouvez répéter l'ordre
-….
-Tour de contrôle, puis-je ouvrir le feu.
-Oui, vous avez le feu vert.
Mitchell arma, une fusée se détacha de l'avion pour exploser dans un camion.
-Attendez, vous n'avez pas tirer j'espère.
-Tour de contrôle, le missile est déjà parti. Pourquoi?
-C'était des civils
-Il n'y avait pas d'armes ?.
-non
Fin du flash back
--'C'étaient des civils, ils n'avaient rien demandé,' continua Mitchell.
--'Tu n'as fait qu'obéir à des ordres, Mitchell, mais je ne vois pas le rapport avec le meurtre'.
--'Un jour que j'avais un peu bu, je me suis retrouvé dans la même pièce qu'une femme qui avait été assassinée, j'avais son sang partout sur mes vêtements quand je me suis réveillé. Alors j'ai été tout de suite accusé. J'ai dû passer aux détecteurs de mensonges. Et ce souvenir m'est revenu'.
--'Tu as aucune raison de t'inquiéter. J'ai le même problème. Je n'ai plus touché à un avion depuis l'accident. J'ai peur de ce qu'on me demandera de faire. Quelques choses que je n'ai pas envie de faire. J'ai fait moi aussi des choses que je ne voulais pas faire et parfois cela me hante souvent', dit Angéla n'ajoutant pas qu'elle en faisait des cauchemars tous les soirs,' mais parlons d'autres choses'.
--'Tu as su qu'on était là quand nous sommes venus dans la salle de TD'
--'Oui, je n'était pas encore prête de vous rencontrer, j'ai pris peur, je vous ai senti venir'.
--'Et c'est toi qui a résolu le problème sur le tableau'.
--'Oui, mais je n'avais pas fini. Je n'avais rien à faire alors…'
--'Alors toi quand tu n'as rien à faire, tu fais des maths juste pour s'amuser', plaisanta Mitchell,' t'aurai vu la tête du prof'.
--'Ah lui, c'est un vrai égoïste, il pense qu'à sa petite personne, je ne …. Mais nous nous égarons, je voulais qu'on parle de ton autre problème.'
--'???'
--'Celui où beaucoup de monde pourraient en mourir'.
--'C'est pourquoi on est là'.
--'j'ai une question d'abord', demanda Angéla.
--'Vas-y'.
--'Je possède l'immunité, alors comment pouvez vous m'obliger à vous suivre ?'
--'La loi de plan Marshall'
--'Mais, elle utilisait que pour les crimes contre l'humanité. Je n'ai pas… ohhhh'.
--'Je suis désolé'.
--'Racontes'.
--'Je ne peux pas te dire, mais on court un grand danger. Je n'aurai pas demandé ton aide si ce n'était pas le cas', il s'approcha d'Angéla, il s'assit à côté d'elle et lui prit les mains,' et je te promets qu'il ne t'y arriverai rien et que je te protégerai';
--'Désolé, mais j'ai besoin d'en savoir plus, sinon je ne peux plus rien faire pour vous'.
--'Je sais bien. Faisons un marché. Je vais, sans faire exprès d'oublier ce dossier,' et il montra le dossier qu'il sortit de sa poche,' où il y a tout ce qui faut savoir en résumer. Toi tu vas croire que c'est un de tes papiers et tu vas le lire. Et tu vois après ce que tu en penses. Si tu es d'accord pour faire partie du voyage. Promets moi que tu vas le lire et que tu vas y réfléchir '.
--'Ok je te promets'.
--'Je te laisse demain pour lire. Après demain pour prendre ta réponse. Si tu veux venir, téléphones moi à ce numéro', il lui tendit son numéro,' et rappelles toi, je serai toujours auprès de toi, je te protégerai quoi qu'il arrive', puis il se lève et posa le dossier sur une table. Il se dirigea vers la porte pour partir'.
--'Mitchell, je n'ai pas besoin de protection'.
Mitchell lui envoya un baiser qui s'envola dans les airs. Angéla l'attrapa puis se coucha. Elle s'endormit aussitôt. Mitchell la regarda un bref instant, et se décida. Il déposa un baiser sur le front d'Angéla. puis éteignit la lumière. Il prit soin de refermer la porte. Sur le retour, il se demandait s'il avait bien fait de lui laisser le dossier. Une fois rentrée, personne ne lui posa de questions alors il alla se coucher. Sam était toujours penchée sur son ordinateur, elle essayait de passer les sécurités qu'Angéla avait posé mais elle n'avait pas tous les moyens nécessaires pour y parvenir. Elle commença à voir trouble quand elle décida de faire une pause. Les autres n'avançaient guère, ils avaient étudié et réétudié les vidéos mais sans succès . Un à un, ils s'endormirent dans le pays des rêves. L'aube se leva, quand Mitchell se leva. Il croyait qu'il était le premier réveillé mais il vit Teal'c assit en tailleur en pleine méditation. Mitchell prit le petit déjeuner puis le rejoignit.
--'Vous n'avez pas dormit, Teal'c'.
--'Non, en effet'.
--'Je l'ai vu hier soir'.
--'Nous aussi Mitchell'.
--'Non, je veux dire, je suis allé la voir après notre fiasco'.
--'Ah oui et...'
--'et bien, rien. J'ai décidé de lui en dire un peu plus et je lui ai donné le choix. Qu'est ce qui vous fait sourire?'
--'Oh rien, vous y êtes aller derrière notre dos et mais elle n'a pas le choix, je vous le rappelle', dit Teal'c.
--'Je sais bien'.
--'On pourrai aller la voir'.
--'Je sais bien. Mais je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle'.
--'Non, je voulais dire maintenant. J'aimerai essayer de la convaincre'.
--'Mais vous avez vu l'heure, il est même pas cinq heures, elle ne va pas aimer qu'on la réveille si tôt'.
--'On peut toujours essayer, et puis avec des petits beignets, elle nous dira rien'.
--'Ok mais pourquoi aimerez vous la voir, Teal'c ?'
--'Premièrement, je suis pressé de la rencontrer mieux qu'hier et puisque vous lui avez parler de notre problème, j'aimerai ajouter ma contribution, si elle ne vous croit pas'.
--'Ah je vois ce que vous voulez dire mais elle n'aura pas encore lu le dossier'.
--'Moi je crois que si , les femmes sont assez curieuses de nature, elle a dû jeter un coup d'œil, Mitchell'.
--'Je ne suis pas si sûr, Teal'c car je l'ai vu s'endormir'.
--'???'
--'Laissez tomber'.
Ils s'habillèrent et se préparèrent à partir sans faire de bruits pour ne pas réveiller les autres. Mitchell prit les clefs d'une des voitures. Puis sortit à la suite de Teal'c. Mitchell prit le volant, Teal'c avait prit les beignets restants de la veille et avait fait du café. Une pluie fine tombait. Ils arrivèrent dans le campus à 5h30. Le temps de trouver une place pour se garer et de trouver le Bâtiment F, il était presque 6 heures. Ils se dirigèrent vers la chambre d'étudiants d'Angéla. Mitchell frappa doucement pour ne pas réveiller les voisins de chambre. Personne leur répondit. Mitchell essaya d'ouvrir la porte, elle était ouverte comme il l'avait laissé le matin même. Ils rentrèrent avec attention, car Mitchell n'avait pas oublié le gros chien: Voyou. Il n'y avait personne même pas le chien.
--'Elle est peut-être déjà sortie', proposa Teal'c tout en refermant la porte derrière lui.
--'Pour faire quoi ? ces cours commencent à 8h30 et la cafétéria à 7h30'.
--'Promener son chien'.
--'Oui peut être, mais elle se lève bien tôt pour le promener'.
--'En tout cas sa chambre est un vrai fouillis'.
--'Oui'.
Teal'c posa ces beignets où il put. Mitchell lui s'intéressa au dossier, il était là où il l'avait laissé, elle n'y avait sûrement pas lu.
--'On n'as plus qu'à attendre', dit Mitchell.
--'En effet'.
Teal'c et Mitchell s'intéressa aux différents livres et feuilles posées un peu partout. Soudain, ils attendirent un bruit de l'autre côté de la porte. Celle-ci s'ouvrit doucement, laissant apparaître une jeune femme et un chien tout trempés, dont les corps laissaient échapper de la fumer. Les vêtements d'Angéla lui collaient la peau laissant apparaître ses courbes.
--'Oh quel sale…', elle ne finit pas sa phrase quand elle les vit. Son chien commença à grogner.
--'Bonjour Angéla', salua Mitchell,' je te présente mon ami, Teal'c, il travaille avec moi'. Teal'c baissa légèrement la tête en signe de salut.
--'Enchantée mais on s'est déjà vue hier même si c'était bref. Faites comme chez vous; VOYOU', cria Angéla,' va te coucher, t'es mouillé je te rappelle'. Son chien lui obéit.
--'Tu es déjà réveillée. Je pensais que tu dormais à cette heure là'.
--'Non je ne dors pas beaucoup, et même si je pouvais je n'y arriverai pas,' dit elle presque en chuchotant, puis plus fort,' je vais courir tout les jours vers cinq heures du matin avec mon chien. J'ai lu ce que tu as oublié malencontreusement et …'.
--'Ecoutes au sujet de ça, je ne veux pas tu crois que c'est une plaisanterie', coupa Mitchell.
--'Non, tu pensais que …,' elle rigola. Son rire les toucha en plein cœur, une joie immense les envahit, ne sachant pas pourquoi, ils étaient heureux,' non, je l'ai lu avec sérieux'.
--'Vraiment ?', dit Teal'c.
--'Ca m'étonne pas, en faite. J'ai lu avec attention et la création d'un vortex entre deux mondes est techniquement impossible mais pas irréelle, il y a eu plusieurs théories et…'.
--'Tu vas me dire que tu as étudié ce phénomène', dit Mitchell.
--'Non bien sûre, mais j'ai étudié la physique et la mécanique quantique alors je m'y connais un peu. Mais ce qui concernent les Oriis, je suis perdus. Vous dîtes que par accident, vous avez révélé notre existence à ces personnes qui sont des êtres élevés à un autre niveau spirituel et qu'ils ont développé des capacités autant destructeurs que réparatrices. Mais qu'est ce que vous appelez à un autre niveau spirituel ?'.
--'C'est l'ascensiomètre', dit Mitchell,' mais ce n'est pas ma spécialité, c'est celle de Daniel'.
--'De Daniel ?', s'étonna Angéla.
--'Oui, c'est un archéologue alors il s'y connaît et puis lui aussi s'est élevé', dit Mitchell.
--'???', Angéla ne comprenait pas.
--' Daniel a atteint ce niveau de spiritualité où tu deviens pure énergie', expliqua Tea'c.
--'Vous voulez dire que lui aussi il a eu ses capacités', dit Angéla.
--'Oui mais lui ne s'en servait pas car il ne devait pas intervenir dans les histoires humaines,
enfin c'est compliqué', dit Mitchell.
--'Je te dirai ma réponse demain alors comme convenu', dit Angéla, voyant que Mitchell n'allais pas en dire plus.
--'J'aimerai vous parler avant', dit Teal'c.
--'Au sujet de vos origines', dit Angéla.
--'?????', s'étonnèrent Mitchell et Tea'c.
--'Oui, je sais que vous n'êtes pas Terriens, vous avez une aura particulière', s'expliqua Angéla.
--'En effet et …'
--'Mais je ne peux pas vous écouter pour l'instant, il faut que je me change si je ne veux pas attraper du mal. Je vais prendre une douche', elle se dirigea vers sa buanderie et choisit des vêtements. Elle saisit sa trousse de toilette et une serviette en sortant,' ah vous m'attendez là, surveillez Voyou qu'il ne bouge pas et qui ne monte pas sur le lit'.
Puis elle sortit, ils attendirent quelques dizaines de minutes avant son retour.
--'Voilà je suis à votre disposition'.
Elle portait un débardeur bleu et un vieux jean mal repassé. Elle enfila des chaussons en forme de poule. Mitchell remarqua les cicatrices sur ses bras et au niveau de sa nuque. Il vit aussi qu'elle portait un pansement propre au niveau du bras gauche. Certaines cicatrices étaient encore vives et récentes. Elle portait des mitaines noires. Le tatouage sur son omoplate y était toujours: il ne savait toujours pas ce qu'il représentait. D'ailleurs, Teal'c s'intéressa à ce tatouage. Ne voyant pas les regards des hommes, elle alla chercher un sèche-cheveux et commença à sécher son chien. Elle sentit les poils de son cou se redressés, signe qu'on l'observait ou qu'elle était en danger. Elle regarda les hommes attendant une réaction. Mais les deux hommes étaient fascinés devant la jeune femme, assise devant la fenêtre avec son chien. En effet, le levée du soleil reflétait sur ses cheveux, faisant apparaître une sorte d'aura autour d'Angéla. Les rayons de soleil soulevaient la poussière autour d'elle.
--'Je croyais que vous vouliez me dire quelques choses', rompit elle le silence imposant.
--'En effet' dit Teal'c puis il raconta son histoire. Angéla l'écoutait attentivement, en le respectant, en ne lui posant pas de questions et ne l'interrompant pas. Il finit,' c'est pour ça que je me bats pour que les hommes et les Jaffas soient libres de leur choix. Ils ne doivent pas se soumettre comme ils l'ont fait des milliers d'années, à des faux dieux. Certes les pouvoirs des Oriis sont bien réels mais ils n'ont pas le droit d'imposer leur volonté et obliger les hommes de les vénérer. Il faut les combattre par tous les moyens que nous possédons et malheureusement, nous en possédons peu'.
--'je comprend tes objectifs Teal'c et ils sont honorables mais quel est mon rôle dans cette "quête" comme vous l'avez appelé ?', demanda Angéla.
--'Nous avons besoin de toi en tant que pilote, laisse moi terminer,' Dit Mitchell, voyant qu'Angéla allait réagir,' Daniel pense, enfin nous pensons que nous pouvons obtenir des "moyens" en allant les chercher sur une planète où habiterait une population possédant la technologie des Anciens. Mais notre moyen habituel pour voyager n'est pas utilisable pour y parvenir. Le seul vaisseau qui peut faire se voyage est l'Espoir'.
--'L'Espoir ?', dit Angéla, tout en continuant de sécher son chien.
--'C'est le nom du vaisseau, et tu es la seule à pouvoir l'utiliser'.
--'Ohhhhhh', Angéla savait de quel vaisseau, il parlait. C'était celui qu'elle avait étudié avec le Colonel Carter.,' Seulement, il y a un problème'.
--'Lequel ?', demanda Teal'c.
--'C'est que je ne remonterai jamais dans un avion, simplement, Teal'c. Vos amis sont au courant', répondit Angéla, et elle commença à sécher ses cheveux mouillés.
--'A cause de l'accident', dit Teal'c.
--'Il n'y a pas que ça. Voyez vous, je suis rentrée dans l'armée pour étudier. J'ai commencé à voler parce que j'aimais voler. Je ne m'attendais pas rentrer en guerre. Car c'était bien une guerre contre des "martiens" pas un simple exercice. Je ne suis pas idiote. Je n'était pas prête et je sais maintenant que je ne serai jamais prête car on m'avait demandé d'ôter la vie de quelqu'un. Même si ces personnes étaient des méchants et représentaient le mal. Ils étaient faits de chaire et de sang: ce sont des êtres humains. Qui je suis pour prendre la vie de quelqu'un. Le sang sur mes mains a installé une sorte de barrière mentale. Je ne revolerai jamais. Ce qui était pour moi, un plaisir de voler, est devenu un cauchemar, une horreur. J'ai perdu des amis. Alors je vous dit que je ne suis pas prête de remonter dans un avion, Teal'c. Après un accident, il faut dépasser nos peurs. On ne m'a pas laissé l'opportunité de les affronter. Maintenant il est trop tard'.
Après cette longue réplique, le silence s'installa. Voyant qu'aucun des deux allait réagir elle continua:
--'Je vous ai écouté avec intention, c'est à moi de prendre la décision,' elle se leva, rangea son sèche-cheveux, et prit un beignet que Teal'c lui tendit,' maintenant j'aimerai aller bosser à la bibliothèque'. Elle prit son sac.
Elle rangea des livres dans son sac et quitta sa chambre sans se retourner et sans même regarder ses invités. Ils n'en revenaient pas qu'elle venait de les planter là.
--' ça s'est plutôt bien passé', dit Teal'c.
--'Alors ?', dit Mitchell, une fois dans la voiture.
--'Elle me semble sympathique, mais pour ce qui est de la convaincre de nous suivre, ce n'est pas facile à prévoir, elle est imprévisible et assez têtue. Il faudra l'aborder avec tact la prochaine fois qu'on viendra la chercher. Je lis sur son visage qu'elle a beaucoup souffert. Son sale caractère l'a aidé à le supporter'.
--'Ah ça oui, elle a un sale caractère. Elle ne cache pas ses opinions, elle dit ce qu'elle pense. Elle n'hésite pas à balancer la vérité même si elle fait un peu mal. Elle nous a bien fait comprendre qu'il y a peu de chance de la voir coopérer,' voyant Teal'c sourire, il demanda,' on dirait que vous avez une idée derrière la tête'.
--'Je ne peux pas m'avancer, je ne la connais pas bien, mais je pense que notre petite conversation trotte dans sa tête', dit Teal'c,' ce qu'on lui demande ressemble à un défi, inédit pour elle et elle voudrait sûrement le relever'.
--'Pour être inédit, c'est inédit, on ne demande pas à tout le monde de piloter un vaisseau pour voyager dans l'espace. Vous êtes un peu trop optimiste'.
--'En effet'.
--' Alors pourquoi elle…?'
--'Ne s'est pas décidée ?,' continua Teal'c,' pour plusieurs raisons, je pense pour faire semblant de ne pas s'intéressée à cette affaire ou tout simplement pour des raisons de santé'.
--'Je ne pense pas, cela l'a jamais empêché de relever des défis'.
--'Sans doute mais les derniers événements lui ont laissé des cicatrices qui ne sont pas encore guéries. Elle est quant même sensible à la douleur puis elle possède des limites réduites dû à sa santé'.
--'sans doute Teal'c,' Mitchell hésita,' mais je ne la comprend plus, je veux dire son comportement à changer. On s'est pas vu depuis un an et elle n'exprime pas autant de joie que moi dans cette rencontre. Elle discute comme si on ne s'était pas quitté. Elle est bizarre'.
--'???'
--Je ne la reconnais plus. Ces gestes qui étaient précis et rapide, sont lents et approximatifs, son regard, qui était vif et observateur, est vide de toute expression, tout a changé. Ces cheveux qui étaient bruns, sont parcourus de mèches blanches, je pourrai aller loin dans mon énumération'.
--'Il s'est produit beaucoup de choses depuis un an, vous aussi vous avez changé, Mitchell'.
--'Tant de choses ont changé', termina Mitchell.
Ils s'arrêtèrent à la boulangerie pour acheter des viennoiseries. Quand ils rentrèrent dans l'appartement, tous étaient levés une tasse de café à la main. Mitchell jeta un coup d'œil à Teal'c, qui s'installa avec Bryan pour dévorer ses beignets. Et Mitchell comprit qu'il n'allait rien dire de leur rencontre avec Angéla.
Le morale du groupe était à zéro mais par pour les mêmes raisons pour tout le monde. Certains doutaient de l'issus de cette mission, d'autres avaient l'impression de perdre son temps. La journée s'écoula rapidement sans activité pour l'équipe, sous un temps toujours maussade: ce qui n'arrangeait pas la situation. Chacun s'isolait, le groupe perdait peu à peu de sa solidarité et de sa complicité, heure après heure. Seul Teal'c paraissait confiant, il essayait de faire profiter les autres de sa bonne humeur, sans succès. Le lendemain, la situation n'était guère mieux. Le morale continuait à descendre dans les valeurs négatives. Ils ne se parlaient pratiquement plus. Sam décida de faire changé les idées à son équipe, de les faire bouger. Elle demanda à Teal'c, Mitchell et John d'aller enquêter aux environs de la discothèque: "la Fiesta", où travaillait Angéla. Elle, Daniel et Bryan, eux allaient à la fac. Jack ne voulait pas participer aux recherches. Il avait attraper un rhume. Il voulais rester à l'appartement. Sam pensait qu'il simulait mais elle ne savait pas quoi lui dire et comment réagir. La bonne humeur regagna la petite troupe. Cela les occupait au moins.
De son côté, Jack se fit une tasse de thé pour essayer de se réchauffer et pour calmer son rhume. Il emprunta l'ordinateur portable de Bryan et commença à faire ces propres recherches. Ils n'avaient pas suivi toutes les pistes qu'ils avaient, jugées inutiles. Lui pensait le contraire alors il fit des recherches sur le numéro du permis de conduire d'Angéla de sa moto, où devait être marqué sa nouvelle adresse. Il dut forcer plusieurs barrière de sécurité du site du ministère de l'Académie de Police de Paris, tout en faisant attention de ne pas se faire repérer. Nullement étonné, il trouva qu'elle n'avait pas de permis mais il savait qu'elle ne conduirait pas illégalement. D'ailleurs, après une recherche poussée, il découvrit qu'elle n'avait pas d'identité civil, en tout cas plus d'identité. En effet, le nom qu'elle portait, appartenait à une jeune femme morte alors qu'elle avait pratiquement vingt ans. L'âge où Angéla était rentrée dans les services secrets. L'avait il fait disparaître ? ou avait elle emprunter ce nom ?. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale . il ne connaissait pas grand chose d'Angéla. il avait beau cherché, il ne savait rien d'elle. Même la seule chose qu'il connaissait: son nom, était sans doute fausse. Il apprit que la jeune femme avait été enterrée près de Paris? Pas loin de la fac. Bien sûre, rien indiquait la cause de la mort. Sa mort avait été déclarée dans des circonstances peu claires. L'affaire était vraiment étrange. Il y avait un numéro de dossier. Il se promit plus tard d'aller vérifier. Il nota rapidement l'adresse du cimetière, finit son thé et s'habilla chaudement pour sortir. Il appela un taxi qui arriva quelques minutes après et il tendit au chauffeur l'adresse, dont le sourire s'effaça. Ce n'était jamais agréable d'aller au cimetière. Sur le chemin, il acheta un bouquet de roses jaunes. Ce serait un prétexte pour aller vers sa tombe. Il voulais savoir, il voulait des réponses à ces questions. De plus, il savait que "la date d'anniversaire de la mort d'Angéla" approchait d'après la date de décès.
Une fois arrivée, il se trouva ridicule d'être dans ce cimetière. Il se mit à pleuvoir encore plus fort quand il traversa le grand portail. Ce grand portail noir ne donnait pas envie d'y rentrer, on aurait dit un cimetière antique comme le montrait le panneau qui retraçait l'histoire de ce cimetière. Des personnes et des familles entières y étaient enterrés, certaines depuis des siècles. Il était même effrayant, deux gargouilles surveillées l'entrée de leur deux yeux vides et de leurs bouches grandes ouvertes. La pluie ruisselant sur ces statues, donnait une idée plus triste de cet endroit. Jack eut la chair de poule en passant devant. Il ne se sentait pas rassuré. Pour accentuer cette insécurité, le cimetière était vide, quelques chats erraient parmi les tombes. De longues rangées de tombes défilaient à l'infini, parcouru par des hauts chênes. Le gardien le regarda passer d'un œil déplaisant. Jack frôla sa hanche pour se rassurer : il vérifiait si son arme était bien là. A son contact, il fut immédiatement rassuré. Il traversa les nombreuses allées, voyant défilé l'horreur de la mort. Il aperçut des caveaux de bébé d'à peine 2 jours. La nausée envahit sa gorge. Il avait vu tellement d'horreur, mais la pensée de cet petit être, tel un bébé ou un enfant mort si jeune l'écœurait. Il fut soulagé de trouver l'allée de la tombe d'Angéla, soulagé d'être bientôt arrivé. Des tombes à moitié abandonnées se suivaient inlassablement. Il n'osait même plus regarder les noms sur les stèles. Puis, il aperçut un caveaux familial où sur le toit, une statue de cheval furieux se cabrait. La pluie coulait sur les muscles du cheval, les mettant en valeur. Dans ces yeux se lisaient la peur, la douleur mais aussi de la colère. La tombe avait la taille d'un petite maison. Elle était placée tout au fond du cimetière, elle surpassait tout les autres tombes et avait l'air ancienne. Derrière la tombe en dehors du cimetière, il se dressait une très vieille maison dont les murs étaient fissurés et accolés à la tombe. Personne n'avait l'air d'y habitait et cela se comprenait avoir une vue sur un cimetière n'était pas agréable. A chaque pas , le doute l'envahit. Il s'y approcha et lut le numéro: c'était bien la tombe d'Angéla. son regard dériva sur une pierre: "Ici, gît Angéla" Ces trois mots étaient gravés en or dans la pierre à jamais. Ces mots résonnèrent dans sa tête. Il leva la tête et la vit. Sur l'entrée du caveau, il y avait une peinture du portrait d'Angéla, qui portait une longue robe de soie bleu. L'effet de contraste et du fond donnait l'impression qu'elle était un ange. Une aura l'entourait. Il la reconnaissait, malgré la robe. En effet, il pensait qu'elle ne portait jamais de robe. L'artiste avait bien réussi la toile s'il voulait faire ressortir la noblesse et l'élégance du corps souple de la jeune femme. Par rapport aux autres tombes, celle d'Angéla possédait de nombreuses fleurs de toutes sortes, plus ou moins fânées, posées au hasard devant le tombeau, sauf deux roses. En effet deux roses noires étaient posées de chaque côté du petit portillon du tombeau, juste à côté des torches qui avaient l'air tout le temps enflammées. Le caveau avait l'air d'accueillir qu'un seul défunt, ce qui l'étonnait, vue sa taille, il pouvait recueillir toute une famille facilement. Puis quelques détails le tirèrent de ses rêveries. Des fleurs toutes fraîches étaient posées sur un petit muret à côté de "la maison", où reposait un livre où des personnes pouvaient marquer leur pensée au sujet des défunts. Enfin ici la défunte. Il s'y approcha pour se mettre à l'abri et par curiosité. Il prit les fleurs avaient quelques heures, elles étaient encore humides à cause de la pluie, de plus le livre n'était pas refermé. Quelqu'un était venu récemment se recueillir sur cette tombe et avait oublier de refermer le livre. D'un geste, il le referma quand il vit des traces de pas de boues près du muret. Il s'abaissa pour l'étudier. c'était des pas de femme, assez légère puis il les reconnut. Comment n'y avait il pas pensé avant ? il aurait dû les reconnaître tout de suite. C'étaient les pas d'Angéla, il les connaissait par cœur. D'après la disposition des pas, elle s'était assise sur le muret et elle avait dû feuilleter le livre. Puis une idée lui traversa l'esprit. Elle était peut être encore dans le cimetière à le regarder, attendant le moment propice de lui sauter dessus pour sans doute le tuer. Son regard parcourut le cimetière et vit que de là où il était, il avait une vue sur tout le cimetière. Elle avait pu le voir arriver. Soudain il vit une ombre sur la droite, instinctivement il se mit en garde. Tous ces muscles étaient tendus près à rentrer en action. Mais rien se passa. Il se dit que cela devait être un chat ou qu'il était sous pression avec ce mauvais rhume. Il posa le bouquet de fleur parmi les autres et s'apprêta à partir. Quand il décida de laisser un petit mot sur le livre. Il chercha un stylo dans sa poche. Quand il en aperçut sur le sol à côté du muret, il se baissa pour le prendre et découvrit des gouttes de sang. Il le toucha du bout de doigt, il était encore chaud. Son sang se glaça. La pluie effaçait peu à peu les gouttes. Il lui fallut une grande détermination pour écrire les mots. Il se surprit ses mains tremblées. D'une écriture hésitante, il écrivit:
A Angéla
Maintenant qu'il avait commencé, il ne savait pas quoi écrire.
A une personne plein de joie de vivre. Je ne la connaissais pas beaucoup mais on aurait pu être beaucoup plus proche si elle avait arrêté de fuir.
Ecrire au passé le mettait mal à l'aise, une gêne qui s'accentuait par le fait qu'il savait qu'elle était encore en vie. Ecrire des condoléances sur une personne vivante, était assez étrange, en faite. Mais cela lui permettait de dire ce qu'il n'avait jamais pu dire à Angéla.
D'oublier le passé. Une femme qui était destinée à faire de grandes choses. Elle donnait son cœur, sa bonne humeur et sa vie à l'humanité, qui lui donnait rien en échange si ce n'est que souffrances, douleurs et déceptions.
Il ne savait pas s'il devait signer. Il n'était pas vraiment de bon ami, en réalité. Il signa.
Jack
Il referma soigneusement le livre et le posa avec le stylos sur le muret. L'impression qu'on l'épiait avait disparut. Il s'encouragea pour rentrer et traverser les torrents d'eau. La journée s'annonçait mal. Une fois rentrée, il se prépara une autre tasse de thé et monta les chauffages, des radiateurs près des fauteuils. Puis il s'installa sur le canapé avec l'ordinateur portable de Bryan sur les genoux. Il se décida de trouver le dossier d'acte de décès d'Angéla. Ce qui n'était pas une tâche facile. Les dossiers étaient soit vides ou soit sécurisés. Il trouva quant même un dossier médical avec des photos de bras et de thorax, qui étaient parcourut de coupures, alors que la nuit tombait. Les autres de l'équipe n'était toujours pas rentrée. Il regarda d'un air dégoûté les photos. Soudain il entendit un léger bruit comme un frottement avec une légère brise. Il se leva tout en approchant sa main de son arme, il passa dans la pièce d'à côté, et alluma la lumière. Il n'y avait rien. Il pensa qu'il était fatigué et commençait à halluciner. Le pression n'avait cessé d'augmenter dans la journée. Il n'arrivait pas à se décontracter. Il ferma la lumière et alla se reposer sur le sofa. Il ne laissa qu'une petite lumière juste à côté du divan. La lumière éclairait seulement l'ordinateur portable posé sur ces genoux. Le reste de la pièce était plongée dans le noir. Il se repassa plusieurs fois les photos, cherchant à comprendre d'où ces blessures provenaient. Puis ces paupières commençaient à se refermer sur ces yeux, ne s'attendant pas du tout à ce qui allait arriver. Tout commença par son envie d'éternuer.
--'Atchoum'.
--'A tes souhaits', dit une voix, 'tu veux un mouchoir ?'
--'????'
Jack sursauta. Il dirigea instinctivement la main vers son arme et de l'autre dirigea la lumière vers la voix. Et il découvrit que c'était…..
Fin du chapitre
j'espère que vous aprécierez ce chapitre, je suis désoler du retard mais j'ai été prise par les études, la prochain chapitre viendra je pense fin aout vue que je l'ai écrit que sur papier. N'hésitez pas à laisser des commentaires
