Me revoilà!! et oui je sais déjà...(vue mes délais de post), vous allez avoir l'explication de mon poste aussi rapide ....

donc Voici la suite de l'histoire, et merci à ma correctrice qui se reconnaitra pour m'avoir corriger ce chapitre en un temps record et pour les conseils que tu m'as donné pour écrire ce chapitre qui m'était difficile à rédiger. ('offre un bouquet de fleur de Bleuet')

Et Vous lecteurs!'me fusillez pas! je ne suis pas armée, laissez moi m'expliquez', je voudrait remercier, vous lecteurs d'être autant patient malgrè les long mois d'attente, je sais, je suis impardonnable et j'espère que ce long chapitre posté rapidement vous plaira.('Je suis vraiment désolée', supplie à genoux). Même si cela ne va pas durer ('Aïe')

D'ailleurs petites explications en bas, après le chapitre ('espérant que ce chapitre vous apaise')

Sur ce, Bonne lecture. (m'enfuit en courant pour éviter les balles sans oublier de poster bien sûre^^)


Chapitre 16 : Querelles et remise en question


Elle se leva et se dirigea vers la porte. A peine Jack frappa la porte qu'elle s'ouvrit, laissant apparaître la jeune femme.

--'Que me vaut cette visite si tardive ?'

--'Il n'est pas si tard que ça. J'aimerai te parler', remarqua Jack.

Jack ne savait pas comment le lui dire. Il cherchait ces mots quand elle l'invita à entrer. Mais il fut tout de même maladroit. Il lui dit qu'il s'inquiétait sur son isolement. Angéla le rassura en lui disant qu'elle ne les évitait pas. C'était juste qu'elle n'avait pas l'habitude de vivre en communauté. Elle lui promit comme elle l'avait promis à Cameron de ne plus s'isoler autant pour le reste du voyage. Jack la quitta trente minutes plus tard, rassuré. L'entrevue s'était pas mal passée.

Tout le monde était dans leur chambre respective et le silence s'installa. Même le vaisseau ne faisait aucun bruit dans sa course. Angéla, avant de se coucher vérifia la trajectoire du vaisseau pour la deuxième fois, il avançait à un bon rythme dans la galaxie immense. Malheureusement Sam ne voulait pas pousser les moteurs « vue qu'ils n'avaient pas servi depuis longtemps ». Alors il avançait moins vite que sa véritable capacité. Rassurée, elle se coucha. Et son regard s'attarda sur le point rouge qui avançait peu à peu sur une ligne courbe vers leur destination. Elle se demandait ce qui les attendait au bout de ses lignes. ce point rouge l'hypnotisa peu à peu.

Angéla se réveilla, mettant fin à un sommeil agité. Comme tous les matins, elle fit son jogging mais cette fois seule. Mitchell avait du mal à se lever ce matin, apparamment. Elle courait depuis 20 minutes quand elle s'attarda sur la parcelle aux étoiles qui avaient encore changé de point de vue au niveau du plafond mais aussi des murs. Elle supposa qu'elles changeaient au fur et à mesure de leur progression dans l'espace. Bientôt, elle espérait qu'ils verront leur destination. Puis elle reprit la route après cette courte pause. Elle cadença ses foulées à une allure régulière en comptant dans sa tête, elle traversait de nombreux couloirs qu'elle connaissait bien maintenant sans y faire vraiment attention. Le vaisseau aussi la connaissait. Les portes s'ouvraient à son passage, elle n'avait même pas besoin de ralentir sa course. Elle finit son jogging par un sprint vers la cafétéria, son jogging fut plus court que d'habitude mais dans cet endroit confiné, elle ne pouvait pas faire plus sans tomber dans la monotonie. Elle en profita pour prendre une pomme comme encas dans les réserves qu'ils avaient amenées de la base du Montana . Car il était trop tôt pour déjeuner puis personne n'était encore levé et elle ne voulias pas manger seule dans le silence inquiétant. Elle se prit aussi un chocolat chaud et se mit en tailleur sur sa place favorite davant l'aquarium, en attendant de reprendre son souffle. Elle croqua dans sa pomme mais arrêta son geste. Car en face d'elle, un animal la fixait. C'était une sorte de poisson en forme de ballon mais ressemblant aussi à un oursin. Car de longues épines parcouraient tout son corps ovale. On aurait pu croire à une forme de transition entre l'oursin et le poisson ou téléostéen. Cet animal remettait peut être en cause la théorie de l'évolution : le Néo-darwinisme en faveur de la théorie de Darwin de 1859 sur les formes de transition entre espèces. Elle tomba dans une réflexion intense car dans ce nouveau monde, des questions sans réponse pourraient être résolues comme la création de l'univers ou justement l'évolution des espèces Jusqu'à maintenant les poissons ne faisaient que passer devant eux. Cette observation mutuelle ne dura pas, le poisson continua son chemin comme s'il ne s'était rien passé ou qu'il ne l'avait pas vu. Elle l'ignora aussi et décida de rentrer dans sa chambre. Mais en passant devant l'infirmerie, elle entendit un bruit sourd, comme si un objet était tombé ou qu'on cognait contre le mur. Elle s'arrêta en alerte. L'idée de Vala, que le vaisseau soit hanté, la traversa. Le bruit s'était évidemment évanoui et elle n'avait pas eu le temps de le localiser avec précision. Elle supposa que cela provenait de l'infirmerie. Elle hésita à y retourner mais elle voulait avoir le cœur net. Personne n'y était retourné. Mais la curiosité l'emporta, elle rentra dans la pièce. Il n'y avait rien. Aucun objet n'était tombé, rien n'avait bougé. Mais elle s'attarda tout de même dans la pièce. Un message d'erreur clignotant, s'était affiché sur l'écran en rouge vif, elle alla voir la console de contrôle et apprit qu'il y avait eu un problème avec son analyse sanguine comme elle s'en était doutée à son arrivée. Il avait détecté le virus et reconnu comme étant la souche DIA999. Ce devait être un code de classification. La base de données connaissait parfaitement ses capacités de virulences et sa toxicité. Il était classé dans la base de données dans les virus très dangereux et très transmissibles par simple contact. En effet au XXème siècle, ce virus avait provoqué la maladie infectieuse la plus mortelle, elle avait tué des millions de personnes, environ 30 millions de morts de 1918 à 1919.

On avait réussi à l'éradiquer grâce aux personnes naturellement immunisées, mais malheureusement, elles avaient été peu nombreuses. Ce fléau avait pour nom sur Terre, La Grippe Espagnole, la souche H1N1.

Angéla se rappelait très bien les circonstances de sa contamination. Mais ce n'était pas le moment de s'en souvenir. La base de données n'avait pas donné le remède puisque le programme avait stoppé ses recherches avant. Elle se demandait pourquoi d'ailleurs. Mais pour l'instant, Angéla ne voulait pas de remède mais elle voulait effacer les données sur elle. Mais le système ne voulait pas. Elle supprima ce qu'elle put. Puis elle sortit de la pièce. Car ce bruit venait d'un autre endroit. Elle tomba face à la fameuse porte fermée. Elle colla son oreille contre la porte pour espérer entendre quelques choses. Mais elle savait d'avance que c'était impossible vue l'épaisseur de la porte blindée. Pourtant son intuition lui disait qu'elle ne se trompait pas. Le bruit venait de l'autre côté, sinon où d'autres. Et comme le bruit ne s'était pas répété, elle n'insista pas, elle laissa tomber. Le temps passait, les autres allaient bientôt se lever et elle voulait prendre une douche. Elle retourna donc dans sa chambre. En se déshabillant, elle se regarda dans la glace, elle vit ses yeux fatigués et pratiquement éteints. Elle semblait pâle. En plus ces mèches blanches s'accentuaient à son plus grand regret et désarroi. Elle se souvient de la remarque de Daniel. Elle prit une décision. Quarante minutes après, elle sortait de la douche et elle se regardait à nouveau dans la glace. Elle était plutôt contente du résultat. Cela faisait longtemps qu'elle voulait le faire mais ses études ne le lui permettaient pas. Elle ne recevrait plus de remarque sur sa couleur de cheveux, enfin presque. Elle sourit, elle imaginait d'ici la tête des autres. Sa nouvelle couleur la rajeunissait encore plus. Elle avait décidé de teindre ces cheveux pour cacher leur couleur blanche. On aurait dit qu'elle était retournée à la période adolescence, un peu casse-cou. Elle se les lissa en pointe comme elle le faisait quand elle sortait de telle sorte que ces cheveux se terminaient par une boucle vers l'extérieur comme si elle avait mis la main dans une prise. Elle se mit à rêvasser de ses années folles qu'elle aurait voulu ne jamais quitter et qui n'étaient pas si loin que ça. Elle quitta la salle de bain toujours entourée d'une serviette en coton et elle se dirigea vers son sac pour chercher des vêtements assez amples. Une fois prête, elle alla à la bibliothèque où elle avait rendez-vous avec Mitchell pour une partie d'échec. Elle croisa Sam et John sur le chemin qui se regardèrent, Sam avait l'air contente de sa nouvelle coupe et John étonné voire choqué.

Daniel prit son déjeuner tranquillement alors que Jack O arriva.

--'Quoi de neuf ? Daniel'.

--'Rien de nouveau. Je n'arrive pas à me concentrer quand Vala est dans les parages.

--'Ouais, elle fait cette effet là à tout le monde', s'amusa Jack.

--'Ouais'

--En faite mais où sont ils tous passés ?'

--'Je ne sais pas', dit Daniel.

--'Bah ils ne doivent pas être loin, puisqu'on est tous sur le même bateau'.

--'Bon je dois y aller, je vais commencer à étudier le contenu de l'amulette en espérant que cela m'aide pour la prophétie'.

--'Tu penses vraiment que ça vaut la peine d'y faire attention'.

--'Oui on ne peut rien négliger'.

--'Bon je t'accompagne, je pourrai t'aider avec mon esprit ouvert', dit Jack.

--'Bah si tu veux, un regard neuf pourrait m'aider et je vois que tu n'as rien d'autres à faire'.

--'ouais, je n'ai pas trouvé Teal'c'.

--'Ah je vois', dit Daniel en se levant,' je me disais aussi'.

Daniel suivit de Jack, se dirigea vers la bibliothèque qui était maintenant le lieu de travail attitré de Daniel. En s'y approchant, ils entendirent des éclats de voix et des rires. Daniel, étonné entra dans la salle. La scène qui se déroulait devant lui lui semblait être sorti d'un vieux film des années 70. En effet, tout le monde était autour du piano soit assis sur les pouf soit sur une chaise soit dans un fauteuil ou même sur le piano dans le cas de Sam. Angéla jouait un air tandis que Sam chantait et Vala tapait la cadence de ses mains, en rigolant. De temps en temps, tous reprenaient le refrain. Jack et Mitchell sifflaient pour les encourager à chanter. A leur entrée, Sam entonnait une chanson de Madonna. Elle chantait à en couper son souffle. Sa voix ensorcelait tout le monde puis Angéla prit le relai. C'était un duo. Leurs voix étaient claires et s'accordaient parfaitement ensemble. Elles résonnaient dans toute la pièce. Enfin ils étaient tous baignés dans une lumière surnaturelle. Daniel et Jack O attendrirent la fin de la chanson pour faire remarqué leur présence. Ils ne voulaient pas rompre le charme. Sam finit la chanson. Ils éclatèrent de rire tandis que Jack O l'applaudit. Il rompit le charme. Toute activité cessa et se retourna vers les deux intrus.

--'Hey mon Général', dit Sam joyeuse. Ses joues étaient toutes rouges car Jack la fixait avec intensité.

--'Vous nous chantez un air ?', demanda Angéla voulant effacer la gène de Sam.

--'Non sans façon', dit Daniel,' je dois travailler'.

--'Allez Daniel, rien qu'une petite, quelques minutes, tu peux laissé tes manuscrits un instant', dit Vala,' ne sois pas timide'.

--'Allez Jack vous avez bien une vieille chanson de l'armée', dit Angéla.

--'Non pas que je me souvienne, peut être parce qu'on essayait d'être discret', dit Jack.

--'Bon bah dans ce cas, il n'y a plus rien à faire là', en se levant.

--'Attends et notre partie d'échec', dit Mitchell.

--'Ah oui c'est vrai, j'étais venue pour ça'.

--'On dirait que j'ai plombé l'ambiance', dit Jack à Teal'c tandis que tout le monde se dispersait.

--'En effet, mais on pouvait pas te forcer à chanter'.

--'En parlant de ça, vous vous débrouillez pas mal, Colonel'.

Ce qui fit rougir Sam.

--'Euh ça peut aller, je crois que je vais retourner à mes occupations', dit Sam en disparaissant le plus vite possible.

--'qu'est ce qui se passe ici ?', dit Jack à Teal'c, 'je vous laisse dix minutes seuls et vous faites la fête, limite à danser sur la table'.

--'Il n'y a pas de table', remarqua Teal'c.

--'Je sais bien, ce n'est qu'une expression', grommela Jack.

--'Mitchell a parlé à Angéla et toi aussi d'ailleurs sur son isolement, et voilà le résultat'.

--'Mais je ne pensais pas à ça, Teal'c'.

--'Et puis aussi tu as remis les étiquettes de hiérarchie, tu as à nouveau appelé Sam, Colonel'.

--'Oui et c'est normal'.

--'Oui mais avec Angéla tu l'as abandonné et puis aussi au départ avec les autres aussi dont Sam'.

--'Vraiment ? J'ai fait ça et elle s'y est habituée…pf', soupira Jack, comprenant la situation.

--'Je crois qu'elle a aimé cette nouvelle complicité dans l'équipe et que tout soit aussi simple entre vous. Et puis avec Angéla vous avez laissé tomber le protocole de côté'.

--'Normal c'est plus facile avec Angéla c'est mon supérieur. Sam doit me prendre pour un macho maintenant', conclut Jack.

--'En effet. Et grâce à votre intervention, ils sont encore isolés. L'équipe est encore disloquée', remarqua Teal'c.

--'Ouais, l'équipe survivra'.

A quelques pas de là.

--'Noir ou blanc', demanda Angéla.

--'Bah blanc, de toute façon cela ne change rien puisque je vais encore perdre'.

--'Non puisque je dois te laisser gagner'.

--'Ah ah très drôle, je plaisantais', dit Mitchell en s'installant en face d'elle', mais c'est vrai que tu joues plutôt bien'.

--'Plutôt bien ! Je suis la meilleure'.

--'Je voulais dire du piano'.

--'Ah ok ouais je me débrouille pas mal, j'ai ça au bout des doigts, c'est presque innée, ma mère…m'a tout appris. Elle m'a appris à lire une partition. Elle m'a aussi appris à ouvrir mon esprit quand je jouais. Elle disait que la mélodie pouvait être l'expression de ton âme, de tes désirs. Même le battement du cœur a un rythme, suit une musique bien à lui, unique. La musique de ton âme permettrait de guérir les blessures les plus graves. Elle disait aussi qu'on mettait un peu de soi quand on jouait ou chantait, une petite partie de toi, comme dans un envoutement, surtout quand la musique était parfaitement jouée.

--'Ta mère devait être une sage femme'.

--'Oui, elle l'était et dans tous les sens de terme', rigola Angéla.

--' ???'

--'Dans mon village où je suis née, elle était …disons sage-mage'.

--'mage ? comme sorcière', dit Mitchell, intrigué.

--'Non ! elle faisait les accouchements', rigola Angéla,' elle savait tout le temps quand c'était le bon moment, elle pouvait aussi sentir l'état de santé du bébé. Tu regardes trop de film, sorcière tu dis n'importe quoi'.

--'Une sage-femme alors'.

--'Ouais sauf qu'on l'appelait sage-mage. Tu as trop d'imagination pour penser que ma mère soit une sorcière'.

--'On a vu tellement de chose'.

--'Mais tu ne peux pas y croire !'.

--'Nous avons rencontré un dragon et il semblait réel'.

--'Un dragon ?', dit Angéla sursautant surprise.

--'Oui, et si on me dit que Harry Potter existe, je suis prêt à y croire'.

--'J'ai lu ce rapport de mission, c'était un hologramme, tu es naïf Cameron. Il y a certaines choses qui ne peuvent existé'.

--'Pas tant que ça, tu existes toi'.

--'Je ne suis pas une sorcière', se plaignit Angéla en chuchotant et e nserrant les dents.

--'Je sais mais tu vois ce que je veux dire et c'est toi qui a commencé avec sage-mage. D'ailleurs pour quoi mage ?'

--'Je ne sais pas vraiment. Je n'ai pas assez vécu là-bas mais je sais qu'il y avait des degrés comme au judo avec les ceintures. On commence un métier comme apprentie puis on devient maître comme un professionnel et…'

--'Mage doit être le boss'.

--'Peut-être. Mais d'après mes souvenirs, il y en avait très peu. C'est comme un Paddawan et le maître Jedi'.

--'Tu serais quoi maintenant si tu étais encore là-bas ?', demanda Mitchell par curiosité.

--'Je ne sais pas, je suis partie définitivement et je ne souhaite pas y retourner, pas en tout cas pas avant ma mor. Je serai enterré là-bas, c'est la traditiont', expliqua Angéla.

--'Tu n'as pas une petite idée'.

--'Non j'ai choisit une voie différente que ma mère voulait, c'est tout'.

--'Laquelle ? militaire bien sûr'.

--'Non'.

--'Non ?', dit Mitchell surprit car il ne voyait pas quoi d'autres.

--'Je n'ai pas envie d'en parler'.

--'alors ce n'est pas la carrière militaire'.

--'Non', répéta Angéla', c'est secondaire, disons un passe temps'.

--'Secondaire. Que peux tu avoir comme rang meilleur que général'.

--'J'ai fait un apprentissage en Chine', dit Angéla simplement comme si c'était évident et que ça expliquait tout.

Mitchell n'insista pas. Il prit une tour et mangea le cavalier d'Angéla qui sourit.

--'Tu le fais exprès'.

--'Quoi donc ? J'ai fait une erreur…je ne vois pas où', dit Mitchell en inspectant le plateau.

Il prit sa tour et la remit à sa place. Puis il bougea son cavalier.

--'Tu es vraiment incroyable. Tu veux absolument me prendre un pion alors que je t'ai dit que la meilleure stratégie était de sacrifier des pions pour former le piège. Et tu tombes dedans à chaque fois'.

--'Je ne vois pas du tout où est le problème', dit Mitchell en regardant attentivement le jeu.

--'C'est normal, dans ce jeu il faut prévoir les coups de l'adversaire à l'avance, plusieurs tours en avance'.

--'Je sais'.

--'Oui mais toi tu prévois qu'un coup à l'avance, moi je prévois parfois jusqu'à 4 coups en avance. Vraiment ? tu ne vois toujours pas'.

--'Non', admit Mitchell.

--'pfff', soupira Angéla en déplaçant sa reine et elle coucha le roi de Mitchell,' Echec et Math, tu es désespérant'.

--'Je ne comprend pas pourquoi !!'

--'Parce que dans tous les cas, je t'ai, même si tu bouges ton roi pour le protéger, tu sacrifies la reine et tu n'auras plus de barrière deux coup d'après, tu ne ferai qu'éviter la fin inévitable. Vas-y bouge comme tu souhaites'.

--'Ok je bouffe la reine'.

--'Ok et moi je fais ça'.

--'Et je suis bloqué. Tu disais quoi sur la Chine, déjà'.

--'Désolé que tu ais perdu'.

--'Pas grave, on se fait une revanche'.

--'Ok'.

--'Tu ne vas pas me répondre pour la Chine'.

--'Non, je ne dirais rien'.

--'Alors laisses-moi deviner'.

--'Si tu veux', rigola Angéla.

--'Ok alors dis-moi pourquoi tu ne veux pas en parler ?'

--'C'est de l'histoire ancienne, c'était mon ancienne vie. Et je n'ai pas le droit d'en parler'.

--'Secret défense ?'

--'Non, j'ai prêté serment'.

--'Ok je commence à faire des suppositions. Tu a dis que tu avais appris à te battre en partie en Chine'.

--'Oui', dit Angéla tandis qu'elle replaçait les pièces.

Pendant ce temps là, à quelques pas, Jack avait rejoint Daniel.

--'Alors du nouveau avec cette prophétie'.

--'Non c'est trop flou et je n'arrive pas à me concentrer dessus. Pour moi, ça ne veut rien dire'.

--'Ce ne serait pas à cause e la jeune femme assise là-bas', dit Jack montrant Angéla.

--'Non, Jack'.

--'Tu lui as parlé depuis ?'

--'Non toujours pas, enfin pas vraiment. Car je lance toujours une réplique mal placée qui gâche l'ambiance'.

--' ???'

--'Tel que « j'adore ta nouvelle couleur'.

--'Aïe, c'est vrai que c'est plutôt maladroit. C'est pour ça qu'elle a changé de couleur de cheveux, pour cacher ces mèches blanches. J'aime bien, moi. Elle ressemble encore plus à une…bah tu sais avec ces cheveux bleus électriques comme une super-héroïne. Bah au moins maintenant tu peux lui dire que t'aimes sa nouvelle teinture, ou pas. Mais bon je te rassure, nous sommes tous comme ça, maladroit devant nos sentiments, on ne sait plus s'exprimer correctement, on devient un homme écervelé de type homo-sapiens. Et on finit par dire n'importe quoi'.

--'Tu n'as jamais eu envie de tout arrêter', dit Daniel songeur, en fixant Angéla.

--'Tout le temps, tout le monde veut arrêter de dire des conneries, de paraître bête devant la femme qu'on aime', dit Jack se souvenant de ses maladresses à chaque fois qu'il était un peu trop seul avec Sam. Il y avait toujours un malaise entre les deux.

--'Je ne parlais pas de ça'.

--'Ah bon de quoi parlais tu alors ?'

--'et toi ?'

--'Bah de cacher nos sentiments, mais on ne parle pas de ça, n'est ce pas ?', dit Jack en voulant couper court la conversation avant qu'il aille trop loin. Il ne voulait pas révéler ces sentiments.

--'Non, moi je parlais de laisser tomber tout ça', dit Daniel en montrant la pièce et il continua,' tu n'as jamais eu envie d'arrêter ces missions, de vivre une vie paisible'.

--'Si mais à chaque fois, je reviens au grand galop. La preuve, je suis à nouveau ici'.

--'Oui c'et vrai mais tu as jamais eu envie d'avoir une vie personnel, de fonder une famille'.

--'Ah nous y voilà. Tu parles d'Angéla'.

--'Pas seulement,' avoua Daniel', j'ai quitté ma femme pour ce projet. Elle en est morte. Je pense que ce serait bien que je refonde une famille. Il ne restera rien de moi quand je mourrai puisque tout ce qu'on fait est secret'.

--'Et tu penses à une personne particulière ?', dit Jack le provoquant,' ok j'arrête avec mes taquineries', voyant les grimaces de Daniel', enfin pour l'instant. Pour te répondre, bien sûre que je voudrais m'arrêter mais on a besoin de nous et mine de rien sans me vanter, on est les meilleurs'.

--'On peut être remplacés. Et puis maintenant on implique des personnes innocentes, qui eux ne sont pas là pour le plaisir comme nous'.

--'Angéla n'est pas vraiment innocente, qui c'est combien de personne elle a tué ?'

--'Personne en tout cas involontairement'.

--'Vraiment ?'

--'elle me l'a avoué', dit Daniel.

--'C'est la meilleur ça, on va alors avoir un problème', dit Jack, ' ce n'était pas prévu ça'.

--'On ne pourra pas l'obliger à tuer une personne'.

--'Ouais. Mais elle est tout de même impliquer maintenant. J'es^ère qu'elle fera ce qu'il faudra le moment voulu en cas de danger. Et pour le côté innocent, ça arrive parfois car il y a toujours des fuites. A chaque fois qu'on traverse la porte, la population est impliquée, sauf qu'elle ne le sait pas. On a sauvé plusieurs fois leur peau sans qu'ils le sachent'.

--'Il n'y a pas que ça. J'aimerai aussi voir autres choses que des missions. Ok on est toujours dans la nature, on découvre pleins de nouvelles choses mais il n'y a pas que ça dans la vie. Parfois j'en ai marre de cette vie', conclut Daniel.

--'Ah…tu veux vraiment arrêter après cette mission. Prendre ta retraite bien méritée. Mais tu ne verrais plus de manuscrits'.

--'Je peux vivre sans manuscrits, Jack'.

--'Vraiment ? Tu n'es pas malade au moins'.

--'Je ne parle pas d'arrêter complètement mais de ralentir'.

--'Pour pouvoir avoir une vie à côté. Mais c'est dur de concilier les deux,' dit Jack', en plus, il faut trouver une compagne qui soit compréhensive que tu rentres aussi tard et qui ne pose pas trop de question sur ton boulot, c'est compliqué ce genre de relation'.

--'Sauf si elle sait ce que je fais'.

--'Tu veux dire le lui dire, c'est impossible'.

--'Ou qu'elle soit déjà au courant'.

--'Je ne vois pas beaucoup de personnes qui le savent à part…', dit Jack commençant à comprendre. Il imagina Daniel chez lui accueilli par sa femme, Angéla avec un gros ventre, accompagnée par ses deux enfants, bruyants et agités', Angéla et je ne l'imagine pas en femme au foyer', en effaçant l'image d'Angéla enceinte,' mais plutôt veuve de plusieurs homme', plaisanta Jack, imaginant une veuve assassinant ses maris', enfin on en reparlerait après tout ça'.

--'Ouais, il faudrait que je comprenne d'abord cette prophétie, on dirait un rebus'.

--'Chouette une énigme. Les anciens sont des petits blagueurs, c'est bien connu ça. Ils adorent les explications vagues et fantaisistes'.

--'C'est vrai', dit Daniel se souvenant du labyrinthe invisible dans la mission sur la quête du Graal.

--'Et les tablettes?', demanda Jack.

--'Je ne sais toujours pas dans qu'elle ordre les mettres, je pensais à des numèros mais ce ne sont pas des chiffres, plutôt des griboullis d'enfants'.

--'Bon je vais te laisser seul devant tes énigmes alors'.

Angéla avait encore battu Mitchell aux échecs. Ce dernier l'avait cuisiné sur sa vie en Chine sans avoir obtenus plus d'informations. Elle l'avait laissé seul devant le plateau de jeu. Jack le rejoignit.

--'Je viens d'avoir une conversation intéressante avec Daniel'.

--'Ah oui', dit Mitchell en rangeant les pièces à leur place.

--'Il veut arrêter'.

--'Vraiment ? mais c'est toute sa vie'.

--'Pas complètement mais bon'.

--'Pourquoi ?'

--'Fonder une famille'.

-''Alors je ne vois pas le problème. Il commence à se faire âgé et il veut s'installer paisiblement', dit Mitchell compréhensif.

--'bah si, il y en a un. Car s'il cherche la tranquillité… et s'il veut la fonder avec Angéla'.

--'Je ne vois pas….'

--'Bah il sera malheureux, elle est mourante et puis elle n'est pas de genre à rester tranquille'.

--'Pourtant c'est ce qu'elle avait commencé à faire', dit Mitchell.

--'Peut-être mais elle avait tout de même une vie agitée'.

--'Une partie', dit Mitchell montrant une pièce.

--'Euh pourquoi pas. C'est comme quand je suis arrivé, vous faisiez la fête, elle a mis de l'ambiance'.

--'Sam aussi'.

--'Justement Sam l'aurait-elle fait si Angéla n'avait pas été là ? c'était bluffant leur duo'.

--'Oui'.

--'Vous vous laissez aller, Colonel'.

--'C'est vrai, mon Général mais ce qui compte c'est qu'Angéla n'était pas isolée alors on n'allait pas…'.

--'Tout gâchait, ouais apparemment je l'ai fait. Mais soyez vigilant. D'ailleurs où va-t-elle ? car nous sommes là, Sam est dans sa chambre et Vala se promène dans le vaisseau cherchant quelque chose à voler, je suppose. Donc elle est peut-être seule face à John ou Jack ou les deux'.

--'Ils ne lui feront rien', dit Mitchell commençant la partie.

--'Mais ce n'est pas d'elle que je m'inquiète'.

--'Ah elle ne leur fera rien alors', rigola Mitchell.

--'Ouais pas si sûre'.

--'Elle a déjà régler ses comptes avec'.

--'Oui mais s'ils la provoquent. Enfin parlons d'autres choses. Mais quelle idée elle a eu de se teindre les cheveux en bleus !', dit Jack.

--'Moi j'aime bien'.

--'Moi aussi ça lui va plutôt bien, en tout cas mieux que ces mèches blanches mais cela accentue son comportement étrange'.

Angéla se dirigea vers la salle de sport. Elle avait encore l'air de la chanson de Sam dans la tête. Elle s'était changée en tenue de sport juste avant. Elle portait alors un jogging noir et un débardeur de sport mauve. Cette tenue faisait ressortir sa nouvelle teinture. Une fois arrivée, elle s'installa sur un coussin. Elle commença à se bander le genou droit qui avait recommencé à la faire souffrir depuis quelques jours. En effet, son cartilage à ce niveau était usé, à cause de l'intensité de ces exercices physiques ou de ses cascaddes dangereuses. Elle aimait un peu trop les fenêtres. Elle se massa d'abord, pour chauffer ses articulations et ses muscles fragilisés puis elle prit une bande pour consolider le tout.

--'Que veux-tu', dit Angéla un peu brusquement au bout d'un moment.

Elle avait senti qu'une personne l'observait derrière elle depuis quelques minutes.

--'Il faut qu'on parle', dit John,' On ne peut pas rester dans cette situation'.

--'J'en ai pas envie'.

--'Alors tu va juste écouter et me répondre si tu veux'.

Angéla haussa les épaules tandis que John s'installa en face d'elle mais à une distance de sécurité suffisante, on ne savait jamais comment elle allait réagir. Elle enroulait la bande autour du genou méthodiquement attentif, pour ne pas gêner ces mouvements.

--'Tu souffres ?', dit John, ne voulant pas la frustrée dès le début.

--'Non c'et juste gênant'.

--'Non, je parlais…', hésita John.

--'D'être ici ?'

--'Ouais en partie de t'avoir obligé à venir ici et…'.

--'Je ne veux pas en parler'.

Elle finit sa tâche en attachant le scratch pour maintenir la bande en place et se leva pour tester sa solidité.

--'Jack m'a dit pour ton identité', continua John. Il voulait savoir ce qui c'était passé dans sa vie après leur séparation. Il voulu étudier sa réaction.

--'C'est-à-dire ?', dit Angéla se méfiant.

--'ça doit être dure de ne plus exister surtout pour tes proches'.

--'Toute ma famille est morte sauf mon frère et mon grand-père et ils le savent que je suis encore vivante'.

--'Oui mais tout de même…'

--'Qu'est ce que tu me veux ?', demanda Angéla, voulant en finir avec cette discussion.

--'Te comprendre. Tu es partie sans dire un en-revoir. Tu peux te mettre à ma place un instant. Tu n'imagines pas dans quel état j'étais. J'ai cru au pire scénario. J'était censé te retrouver…'

--'Bah voyons tu veux vraiment parler de ça. On dirait que c'est toi qui a été trahi. Tu pensais que je n'allais pas m'en apercevoir de ton petit trafic. Je savais tout depuis le début, je savais ce que tu me cachais et pas une seule fois tu m'as dit la vérité'.

Flash back

Angéla revenait d'une mission couronnée de succès. Elle devait récupérer un chimiste de nationalité française et anglaise, en Lituanie. Il avait été enlevé il y a deux mois par les russes et ça faisait deux semaines qu'elle avait préparé cette mission. Maintenant, elle avait réussi à récupérer l'otage la matinée même à l'aide de John Smith. Ils s'étaient réfugiés dans un grand hôtel à Kaunas, pour prendre un avion le lendemain matin. Elle avait choisit cet hôtel pour sa proximité de l'aéroport. De plus, il offrait de nombreuses directions de fuite au cas où. Enfin, il était très animé et de nombreuses personnes y logeaient. C'était donc facile de se fondre dans la masse et les russes n'attaqueraient jamais avec autant de monde dans les environs. Elle vérifia que l'otage dormait bien et s'il n'y avait rien à signaler. Elle avait fait une ronde dans les couloirs par précautions. Son coéquipier lui surveillé sur place l'otage. Elle décida de se doucher après cette dure journée afin de se détendre, enfin. Ces derniers jours avaient été tendus. Elle se doucha, se sécha et s'entoura d'une serviette. Au moment de sortir, elle s'arrêta devant la porte en entrebâillant la porte.

--'Nous avons bien le colis…oui sans problème, ça a été un succès..non, on n'a laissé aucune trace…oui, je les ai détruit moi-même…ce sera fait…non il n'y aura pas de problèmes…mais vous êtes sûre que vous ne voulez pas…ok', dit John au téléphone. Il lui tournait le dos.

Angéla sortit de l'ombre à ce moment.

--'C'était qui ?'

--'Notre contact pour l'aéroport', dit John,' tu es rentrée depuis longtemps ? ça a été ?'

--'Oui, rien à signaler', dit Angéla en s'asseyant sur le lit cherchant des affaires dans son sac de voyage.

--'Tu devrais te reposer', dit John en s'installant derrière elle.

--'Toi aussi', en prenant un haut.

--'Et ta blessure', dit John en commençant à la masser ;

--'Quelle blessure ?'.

--'Je t'ai vu, tu as été blessée'.

--'Ce n'est rien, c'est juste une égratignure'.

--'C'est ce que tu dis, en faite tu dis toujours ça', dit John, en laissant glisser sa main vers son épaule où il y avait une coupure.

Angéla frissonna.

--'Tu vois, tu as mal', dit John en chuchotant à son oreille.

--'Qu'est ce qui te fait dire que c'est la douleur qui m'a fait réagir ?', rigola Angéla.

--'Ah... en effet ça peut être autre chose..., dis moi si je suis dans la bonne voie', dit John en effleurant son cou avec ses lèvres.

Angéla soupira.

--'Je vois, ou c'est peut être un peu des deux'.

Il s'obligea à se concentrer sur la blessure. Il l'examina avec douceur, il déposa un baiser et désinfecta la plaie avant de mettre une compresse.

--'On devrait peut être prendre des vacances', dit John.

--'Peut-être', songea Angéla, se reposant complètement sur John.

Sa tête sur son épaule, ellel e regarda intensément. John mit ses mains sur les hanches de la jeune femme et l'embrassa dans le creux de son cou. Elle était toujours en serviette et il pouvait sentir son corps frémir à son contact

--'Tu penses quoi…de lui', dit John en montrant la chambre d'à côté.

--'Il dort, il nous entendra pas et il ne s'enfuira pas'.

--'Non je veux dire de sa situation. Il a tout de même vendu des informations importantes aux russes'.

--'Il a été dupé et il pensait que sa famille était en danger. Puis tu te plains surtout parce qu'il a plus trahis l'Angleterre que la France. Et on a un accord'.

--'Oui mais il en sait beaucoup trop et il est dangereux'.

--'Moi aussi je le suis, que veux- tu dire ?'

--'Je ne vais pas te cacher que l'Angleterre veux sa mort'.

--'C'est un homme qui a des droits et il a le droit d'être juger, d'être défendu par une cour. Notre accord était de le rapatrier en vie'.

--'Oui tu as raison', avoua John', dormons'.

Angéla se laissa faire, attirée par John dans le lit, dans les bras réconfortants de John. Les paupières d'Angéla étaient lourdes. Ainsi ils dormirent ensemble dans les bras de l'un et l'autre, et passèrent leur première nuit tranquille depuis longtemps.

Mais elle fut réveillée tôt par une boule au ventre. John n'était plus dans le lit. D'après le bruit dans la salle de bain, il devait prendre une douche. Elle remarqua qu'elle était toujours en serviette. Elle se leva et regarda son réveil sur son téléphone portable, il était 5h30. Le soleil se levait à peine. Ils avaient prévu de partir de l'hôtel pour 9 heures et prendre l'avion à 10h30, direction Roissy où un avion de l'armée française les attendait. Elle voulu vérifier ses dispositifs de sécurité autour de la suite qu'elle avait installé pour la prévenir de l'arrivée d'un intrus. Ceux de la fenêtre étaient intacts mais ceux de la porte avaient été enlevés. Elle eut un mauvais pressentiment. Elle ouvrit la porte de chambre du chimiste, elle était vide. La conclusion qui se formait dans l'esprit d'Angéla était évidente. John l'avait trahi en livrant le chimiste à une mort certaine. Mais comment avait elle pu ne rien entendre ? D'habitude, elle avait le sommeil léger et le moindre bruit l'a réveillé. Elle se dirigea dans la douche calmement et ferma le jet d'eau, même pas surprise qu'il n'y ait personne. En sortant de la salle de bain, ses yeux tombèrent sur un verre sur la table. C'était le cocktail qu'elle avait bu la veille, il en restait un fond. Elle renifla la contenue cherchant une quelconque trace de somnifères et elle prit un échantillon. Mais elle savait d'avance qu'elle avait été droguée. Malheureusement pour John, la drogue n'avait pas eu l'effet voulu car maintenant elle était réveillée et elle allait les traquer. Elle s'habilla donc rapidement, laissant tomber la serviette au sol et connecta son ordinateur portable. Elle fit une recherche rapide sur la localisation de John grâce à son téléphone. Elle n'eut aucune difficulté à trianguler le signal. Un point apparu immobile sur une carte de la ville de Kaunas. Il indiquait une position au niveau d'un fleuve : le Nemenas. Elle abandonna ce pistage car elle savait que John s'était débarrassé de son portable et avait espéré que sa puce soit morte. Elle chercha donc sa voiture. John partait toujours en voiture en mission. C'était une de ses manies. C'était une voiture de collection avec une vitesse de pointe conséquente. Il aimait l'avoir auprès de lui, en cas de fuite. Elle savait qu'il l'avait emmené pour cette mission, quelque part dans la ville quelques jours avant la mission. Par précaution, elle avait installé dans une précédente mission un traceur pour le filler au cas où. Elle ne pensait pas en avoir besoin un jour mais maintenant elle était contente d'avoir suivi son intuition. En même temps, dans sa recherche, elle capta à un autre signal. En effet, elle avait aussi mis sous la peau du chimiste un traceur inddétectable qui se dissout au bout de quelques jours. Elle se décida de s'occuper de John en premier. Elle ne voulait pas y penser mais elle était blessée de sa trahison. Elle transforma sa tristesse en colère. Elle nota les différentes positions. Rangea ses affaires qui étaient éparpillées un peu partout. Elle prit un boitier au fond de son sac avec des fils bleu, rouge et jaune puis s'arma légèrement. Elle vérifia ses munitions et téléphona à un ami qui lui devait un service. Elle s'était habillée souplement, avait mis une perruque rousse et s'était légèrement maquillée. Elle appela et demanda au garçon de chambre de s'occuper de ses bagages, en lui donnant une adresse où les expédiaient. Elle descendit à la réception.

--'Vous avez ce que je vous ai demandé', dit Angéla en passant sa clef de chambre 255 au maître d'hôtel.

--'Oui Madame Eva Kolovich, tenez, je me suis permis de vous choisir un 1859 et un bourbon. Ça vous va ?'

--'ça ira. Veuillez le mettre ça sur la note de Mr John Smith'.

--'Vous partez déjà ma dame, j'espère que vous avez été contente de votre séjour'.

--'Oui très bien'.

--'Bien Madame, heureux que votre voyage se soit bien déroulé'.

--'Et ce n'est pas fini. Voici son numéro de compte en banque'.

--'Bien Madame et je vous souhaite bon voyage et à la prochaine', dit le réceptionniste en lui rendant le numéro.

--'Merci beaucoup. Ah en faite, il reste quelques babioles de monsieur dans la chambre, donnez les à une association pour les pauvres'.

Elle quitta l'hôtel et décida de retrouver John. Elle trouva la voiture sans problème, proche d'un autre hôtel. Elle rentra vers la réception.

--'Bonjour, j'aimerai savoir si mon ami John Smith est arrivé'dit Angéla pour savoir s'il avait bien réservé une chambre.

--'Attendez un instant, madame…Non il est absent. Vous voulez laisser un message ?'

--'Non, c'est juste que j'avais un cadeau pour lui. Vous savez à quelle heure il revient ?'

--'Non madame'.

--'C'est que je dois prendre l'avion et j'aimerai vraiment le lui donner avant', dit Angéla en lui montrant la bouteille de bourbon et en lui faisant les yeux doux.

--'Oh un vin français, je comprends c'est un excellent cadeau. Vous pouvez me le laisser et je lui donnerai'.

--'Oui merci bien', dit Angéla lui glissant un billet,' vous me sauvez la vie'.

Puis elle se dirigea vers la voiture. Il n'y avait personne dans le parking. Après quelques minutes, elle chercha à nouveau le signal du chimiste. Il avait changé de place depuis la dernière fois. De toute façon, elle n'avait plus rien à faire là et John n'était pas là. Elle loua une voiture sous son faux nom Eva Kolovich et conduit calmement vers sa destination en chantant. Elle mit la musique comme si rien ne s'était passé.

De son côté, John était en route vers son rendez-vous. Le scientifique à l'arrière de sa voiture n'arrêtait pas de se plaindre. Il aurait voulu s'expliquer avec Angéla avant de partir mais il n'avait pas eu le courage. Il préférait le faire à son retour en espérant qu'elle dorme toujours. Il arriva dans un petit aérodrome isolé en dehors de la ville. Il arrêta sa voiture et éteignit le contact pour attendre son contact. A quelques mètres, un avion militaire anglais de la RFA se déposa. Il sortit de sa voiture et s'appuya contre le capot de la voiture, le temps que les occupants de l'avion arrivent. Une fois que tout le monde soit sortit, John sortit son prisonnier de la voiture. Le secrétaire de son patron du MI6 s'avançait tranquillement vers lui.

--'Je vois que vous avez fini par y réussir. Mettez le dans le hangar le temps qu'on parte', ordonna le secrétaire à des soldats'.

--'Oui grâce à l'agent français avec qui on collabore'.

--'Oui, je sais. Elle est douée dans son métier, c'est nous qui l'avons demandé comme coéquipier pour vous'.

--'Oui et on l'a trahi, comme son pays d'ailleurs', dit John.

--'Oui et nous en subirons les conséquences, enfin peut être pas si tout se passe comme prévu. Et vous savez aussi bien que moi que c'était pour de bonnes raisons'.

--'Je n'aime pas lui mentir, elle se vengera c'est sûre. On se fera un ennemi redoutable si elle l'apprend'.

--'Moi non plus, on prend de grand risque mais si vous avez fait le nécessaire, rien n'arrivera', dit le secrétaire sûr de lui.

--'J'ai envoyé une équipe comme vous me l'avez demandé'.

--'Très bien, vous avez rendu un grand service à votre nation'.

--'Elle ne sera pas blessée, n'est ce pas ?'

--'Bien sûre que non, et vous serez là pour y veiller'.

Le téléphone de John sonna.

--'C'est l'équipe en question'.

--'Mettez le haut-parleur', ordonna le secrétaire.

On a un problème

--'Quel genre de problème ?', demanda le secrétaire.

Il n'y a plus personne.

--'Impossible, elle a bu un somnifère', dit John.

La chambre est vide et les clefs ont été rendues.

John raccrocha.

--'Ce n'est pas grave, on part dans quelques instants'.

--'Si ça l'est !', dit John,' il y a une femme enragée dehors qui va nous pourchasser sans relâche'.

--'Elle ne sait pas qu'on est là'.

--'Oui sans doute, j'ai coupé tout contact et jeté mon portable qu'elle connaissait. Mais elle finira par le savoir où on est'.

--'Mais il sera trop tard'.

--'J'espère', chuchota John qui regardait autour de lui, croyant voir surgir de nulle part Angéla, furieuse.

--'Et les russes ?', dit le secrétaire.

--'Tant qu'on était proche d'Angéla, on était en sécurité, elle surveillait nos arrières mais maintenant je en sais pas où ils en sont dans leur recherche, je pense qu'on a encore le temps pour…'

Une alarme sonna. Les gardes du corps du secrétaire l'entourèrent avec efficacité et rapidité pour le protéger. Les soldats se mirent en position de défense tandis que le bruit approcha de tout part.

--'Qu'est ce que c'est ce bordel', dit le secrétaire en entendant des cris autour d'eux.

--'Ce n'est pas du russe, en tout cas', dit John

John avait reculé dans l'ombre instinctivement. En quelques secondes, le secrétaire et ses hommes furent encerclés et mis en joue par des hommes cagoulés.

--'Ne tirez pas, nous sommes Anglais', dit le secrétaire avec assurance.

Un homme sans arme avança et parla en lituanien pour donner des ordres à ses hommes. John avait eu raison.

--'Nous avons une autorisation pour nous poser sur cette piste', continua le secrétaire imperturbable, en sortant une feuille de sa poche intérieure de son manteau.

L'homme, qui semblait être le chez, avança pour prendre la lettre pendant que des soldats lituaniens rentraient dans les hangars. Le secrétaire jeta un regard inquiet vers John mais il n'était plus là. Il était inquiet car si les soldats étaient alliés avec les russes. La mission aurait échoué.

--Je suis désolé mais nous avons eu une alerte dans cette zone. Des terroristes russes seraient là. Pour votre sécurité, nous devons vous évacués', dit l'homme avec un horrible accent anglais.

--'Ce ne serait pas nécessaire, nous partons dans…'

--'Personne ne quitte cet endroit. J'ai l'ordre de faire un périmètre de sécurité. Je suis désolé mais vous allez devoir attendre. Les russes peuvent être n'importe où et je ne peut pas risquer qu'ils vous prennent en otage. Ils peuvent même être dans votre avion', dit l'homme l'air soupçonneux,' cela durera que quelques instants. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'on arrête ces personnes'.

Le secrétaire pesait le pour et le contre. D'un côté, il voulait rapidement partir pour éviter les russes et se mettre en sécurité à Londres et enfin finir la mission. Mais il ne voulait pas attirer l'intention en voulant précipiter leur départ. En plus, il semblait avoir la situation en main au sujet des russes. De plus, ils empêcheraient Angéla de les atteindre.

--'Bien sûre comme vous le voulez, nous coopérerons'.

L'homme se plongea dans le silence et les emmena dans un des hangars. Tandis que John s'éclipsa. Car quelques choses de louche se passaient. Car derrière le hangar, une voiture quittait la zone. En plus les soldats encerclaient seulement ce hangar, où était retenu le secrétaire. Plus John s'éloignait moins il rencontrait de soldat. Le secrétaire commençait à s'impatienter car l'attente durait un peu trop longtemps à son goût. John lui avait réussi à quitter la zone sans problème, une fois à l'abri, il essaya de contacter le secrétaire.

Le lituanien reçu un appel téléphonique. Le secrétaire essayait de comprendre la conversation mais il parlait en lituanien. Son téléphone vibra. Il regarda le message discrètement et blêmit :

« On a un problème, ça me paraît trop long »

« Quel est le problème ? », le secrétaire renvoya un message.

« Le prisonnier est avec vous »

« Non. Un piège ? Russe »

« Oui sans doute »

« Repliez vous et essayez de localiser l'otage » ordonna le secrétaire dans son dernier message.

--'Y a-t-il un problème ?', demanda le secrétaire reportant son intention sur l'homme, qui avait raccroché.

--'Non, vos papiers sont bien en ordre'.

--'Bien sûre qu'ils le sont et vos suspects ?'

--'Suspects ?'

--'Les terroristes', dit le secrétaire avec suspicion.

--'Arrêtés, vous êtes libre de partir'.

--'Merci'

L'homme suivit le secrétaire dehors, ses soldats se repliaient. Le secrétaire vit au loin des prisonniers cagoulés et ligotés être chargés dans un camion.

--'Les russes', dit simplement l'homme, voyant l'air interrogé de l'anglais.

Le secrétaire commença alors à douter des spéculations de son agent secret. Peu à peu, les soldats lituaniens quittaient les lieux les laissant seuls.

--'Monsieur, on a un problème', dit un soldat accourant vers lui tandis que le dernier convoi partait.

--'Quoi encore ?'

--'Le chimiste. Il a disparu'.

--'Comment ça disparut. Il s'est échappé ?'

--'Non, monsieur, les soldats…'

--'Ils l'ont emmené. Trouvez qui ils sont'.

A quelques kilomètres de là, Angéla conduisait sa voiture de location. Elle reçut un appel et pris la communication en lituanien.

--'Vous avez bien reçu mon message, colonel…vous l'avez trouvé où je vous l'avais dit ?...très bien… il va bien ?...Oui on est quitte…je vous remercie'.

Elle sourit, elle espérait que le reste de son plan allait aussi bien marcher. Dans quelques heures, elle recevra la confirmation que son coli était bien arrivé à destination à Roissy.

De son côté, John décida d'aller dans sa seconde planque, proche du lieu du rendez-vous avec le secrétaire. Il se précipita vers l'hôtel, son second lieu de repli, où il avait réservé une chambre. Arrivée dans le parking à l'arrière de l'hôtel, il pressa le pas vers sa voiture où il y avait des armes et d'autres objets pour pister le chimiste. Il la chercha et se dirigea vers une voiture de sport en cherchant ses clefs de sa voiture dans sa poche. Puis il actionna l'ouverture automatique à distance, à quelques mètres de sa voiture. Soudain, il fut expulsé en arrière par un souffle d'explosion. Sa voiture avait explosé. John tenta de se relever à moitié sonné et à moitié étonné. Il était parcouru par de nombreuses micros coupures causés par les débris et il n'y avait rien de casser. Il observa les dégâts, sa voiture brûlait. Sa voiture n'existait plus. Une fois levée,

--'Merde !' cria John, en jetant ses clefs de voiture au sol. Il s'approcha de sa voiture essayant de sauver quelques affaires mais elle se désintégrait très vite en cendres. Puis une sirène d'alarme hurla et approchait provenant d'un camion de pompier. John encore ému et surpris resta planter là sans bouger à regarder sa voiture préférée disparaître. Ceci était une déclaration de guerre. Il ramassa ses clefs et s'éloigna pour éviter l'arrivée des pompiers.

A quelques kilomètres de là, Angéla écoutait la radio sur une chanson de Céline Dion : le Titanic. Juste après, elle entendit un appel à la radio des pompiers pour des renforts pour une explosion, proche d'un hôtel. Elle sourit, tout se déroulait comme prévu.

John encore choqué entra dans l'hôtel en question. Il n'avait plus envie de fuir. Il demanda la clef de sa chambre réservée à son nom. Il entra dans sa chambre d'un pas trainant. Par réflexe, il balança les clefs de sa voiture qui ne lui servait plus à rien sur une table basse. La seule chose positive était que l'intensité de l'explosion aurait effacé toutes traces de son passage et toutes traces de ses affaires qui auraient pu être compromettantes. Il se laissa tomber sur le sofa, dépité. Puis il se redressa brusquement. En entrant, il n'avait pas vu la bouteille posée sur la table basse. C'était une bouteille de champagne et une de vin. Il ramassa le carton l'accompagnant et vit la référence de l'hôtel où il avait séjourné avec Angéla. Il regarda avec suspicion la bouteille de peur qu'elle lui explose dans la main. Derrière, il était écrit : SURPRISE. Il finit par prendre la bouteille et regarda son étiquette. C'était une bonne bouteille, même une bouteille très chère.

Il téléphona à la réception :

--'Est-ce que j'ai un message à mon nom ?... Non et j'ai pas eu de visite…ah…vous avez son nom, je suppose…non…c'était une femme rousse ?...non c'est bon merci pour l'infos'.

Il alla chercher dans son sac de voyage caché sous le lit et il y prit un ordinateur portable. Il vérifia ses différents dossiers. Apparemment elle n'y avait pas touché. Il vérifia d'autres information et décida de débiter de l'argent sur sa carte, car l'argent de réserve était dans la voiture et était parti en fumé en même temps que celle-ci. Il remarqua un gros virement. Il jura. Elle lui avait mis les notes de frais sur son compte dont la bouteille. Il l'a maudit. Il prit un téléphone portable dans son sac et composa un numéro en espérant qu'il existait toujours.

--'Salut j'attendais ton appel', dit une voix heureuse', tu as aimé mes cadeaux ?'

--'Je savais que c'était toi, tu n'aurais pas dû, tu es…'

--'Assez bavardé, John. Les russes ne vont pas tarder à te trouver et je crois qu'ils vont être très contents de retrouver la personne qui a fait exploser la moitié de leur complexe militaire. Tu as voulu me trahir, tu en payes les conséquences, maintenant'.

--'Je vais t'expliquer, ce n'est pas ce que tu crois, je…allo ! allo !'.

Elle avait raccroché. Il avait essayé de la rappeler après sans succès. Le numéro n'existait plus. « le numéro que vous avez demandé n'est plus attribué » avait longtemps résonné dans son esprit.

Fin de flash-back

--'Tu l'avais cherché', dit simplement Angéla.

--'Tu as réagit un peu violement tout de même !'

--'Violement ! Qu'allait-il faire du chimiste ?'

--'Je…le tuer.'

--'Et on s'était mis d'accord. On était associé pour le délivrer pour le protéger et non le tuer'.

--'Oui mais nous avons décidé autrement. Comment tu as fait ?'

--'J'avais un ami dans l'armée lituanienne, il avait un service à me rendre'.

--'Un service ?'

--'Oui donc je lui ai demandé de vous occuper et de prendre le chimiste avec eux. Il a mit notre ami en sécurité dans un avion direction Paris'.

--'Donc il est revenu en France'.

--'Oui il a une nouvelle vie et puisque vous voulez sa tête, on s'est dit que c'était mieux ainsi. Enfin c'est mieux ce que vous proposez'.

--'Ce n'était pas ma décision'.

--'Peut-être mais c'est celle que tu as décidé de prendre et de suivre. Tu es un agent, merde, tu es censé avoir de la ressource, et être capable de prendre les bonnes décisions et de refuser les ordres par toi-même enfin réfléchir par toi-même. On aurait pu en parler et puis t'aurai pu dire qu'on t'avait échappé et que j'étais meilleur que toi ce qui est vrai. Ou on aurait trouvé une solution ensemble'.

--'J'avais des ordres et je suis fidèle à la Reine. J'avais promis de garder le secret, t'en parler ce serait trahir ma loyauté envers mon pays'.

--'Au dépend d'une vie humaine ! tu es capable de laisser quelqu'un mourir pour ta loyauté, pour un sentiment d'appartenir à une nation, pour une loyauté envers une image. Un pays qui n'est même pas loyal envers toi ! Tu es pathétique', s'emporta Angéla.

--'Que veux tu dire par là, pas loyal ?'

--'Ta mission en Irak', dit simplement Angéla, ' Tu as été trahi'.

--'Par qui ? et alors ? je m'en suis tout de même sorti'.

--'Oui tu as eu de la chance, mais tu as eu tout de même des séquelles physiques. Tu as été trahi par ton propre pays pour des raisons politiques', en insistant sur propre pays', pour cacher une bavure américaine'.

--'Qu'en sais-tu ?', dit John se méfiant de ces informations.

--'Je le sais c'est tout. J'ai du faire une enquête après avoir entendu des rumeurs sur les tortures inégales sur des irakiens par des soldats américains. Bien sûre, ils ont tus l'histoire et ils m'ont fait taire par la même occasion même si j'ai réussi à obtenir des réparations, même si elles se sont faites en secret. Alors ne me parle pas de loyauté envers une image. Tu devrais plutôt être loyal envers une personne et encore du moment que tu suis tes propres idées.'

--'Je suis fidèle à ma patronne. Mais tes conseils m'intéressent pas, car je vois où tu en es toi. Tu es seule'.

--'Oui peut-être mais je suis libre, moi', dit Angéla.

--'Tu es libre là, dans ce vaisseau ?'

--'Oui, je pouvais refuser. Et tu vois ce que je voulais dire. Je ne reçois pas d'ordre et ne les suit pas si je n'adhère pas'.

--'C'est facile, vu ton grade. Tu sais que tu es devenue l'ennemi public numéro un'.

--'Vraiment ?'

--'Oui, tu es encore en vie car aucun tueur à gage ou même espion ne veut s'en occuper. Tu fais peur et tu es encore beaucoup respectée. Mais le jour où tu baisseras ta garde…'

--'Ils t'ont demandé de me tuer ?', dit Angéla venant de comprendre le sens de sa phrase. Car il était le mieux placé pour le faire même si elle aurait plutôt choisi Jack C. Elle lui avait tout de même déclaré la guerre.

--'Oui', dit John avec franchise.

--'Es-tu là pour le faire', dit Angéla mal à l'aise et méfiante.

Elle s'était légèrement éloignée de lui.

--'Tu poses toujours les mauvaises questions. Tu penses vraiment que je suis là pour te tuer'.

--'Peut-être et je devrais me poser quoi d'autres comme questions ?'

--'Comme est ce que tu as accepté ?'

--'Tu n'as pas de réflexion personnelle, tu obéis aux ordres c'est tout, parce que tu es loyal si tu n'as pas accepté, c'est que tu trahis ton pays. On te demande et tu fais'.

--'Ce n'est pas le cas, ici, j'ai refusé et en plus je suis sûre de perdre, enfin pour l'instant'.

--'Qu'est ce qui change ? par rapport aux autres personnes, tu as déjà tué'.

--'tout', dit John avec sincérité.

--'Non. Rien ne change', dit Angéla avec colère,' sauf si tu penses que ma vie vaut mieux que celle du chimiste ou de n'importe qui'.

--'Tu n'as trahi personne ! et tu ne devrais pas te sous-estimer !! tu vaux beaucoup plus que n'importe qui, la preuve tu es là'.

--'Qu'est ce que tu en sais que j'ai pas fait quelques choses de très mal ?'

--'Tu en es incapable, tu es juste'.

--'J'ai voulu te tuer'.

--'Mais tu l'as pas fait'.

--'Car tu étais loin de la voiture'.

--'Tu avais de bonnes raisons, disons', avoua John.

--'Je ne vaux pas mieux que lui. Si tu dois sauver quelqu'un sauve l'autre, avant moi et tu le sais car je m'en voudrais toute ma vie.

--'Tu préfères attendre qu'on te tue'.

--'Je n'ai pas dit que je me défendrais pas'.

--'Oui, mais tu préfère qu'on t'attaque pour te défendre après. Tu n'attaquerai jamais en premier'.

--'Oui'.

--'Moi je préfère prévenir que me faire tuer en premier'.

--'Tu préfère alors tuer'.

--'Oui clairement'.

--'Mais qui tu es pour savoir qui doit vivre ou pas ?'

--'Je n'ai jamais dit que je choisissais !'

--'Tu n'es pas Dieu et même lui, il ne doit pas avoir de droit sur la vie de quelqu'un. On n'a pas à choisir qui doit mourir ou pas, ou choisir qui doit être sauvé. Je préfère être tuer que tuer, surtout s'il y a que ma vie en jeu', dit Angéla.

--'Ce qui explique beaucoup de choses'.

--'Quoi donc ?'

--' Tu es faible en faite. Je me suis toujours demandé pourquoi tu loupais tes cibles, maintenant je le sais'.

--'Je ne loupe aucune de mes cibles, je suis...'.

--'La meilleure dans ce domaine, je sais. mais pour moi tu loupes tes cibles car tu ne les tues pas. Tu les mets juste hors d'état de nuire, temporairement. Tu ne sais pas faire ce qui est nécessaire. Tu n'as jamais tué, n'est ce pas ?'

--'Tu as tort, j'ai du sang sur les mains aussi ! Mon âme n'est pas aussi pure que tu le penses, comme toute le monde dans ce métier'.

--'Ouais tu as tué par accident, j'en suis sûre'.

--'Mes patrons le savent, s'ils ne sont pas contents, ils trouvent quelqu'un d'autres, qui en seraient capable comme toi. Ils ont confiance en mon jugement. Si je juge qu'il n'y a pas besoin d'éliminer quelqu'un, ils me font confiance'.

--'Serais-tu capable de tuer pour nous sauver ?', demanda John.

--'Oui', dit Angéla sans hésitation.

--'Et pour te sauver ?'

--'Non'.

--'C'est un paradoxe cette situation. Mais pourquoi ?', dit John ne la comprenant pas.

--'Car je choisis de vous sauver, enfin faire mon possible mais ma propre vie ne compte pas'.

--'Ta vie ne vaut rien pour toi. Alors tu n'es pas loyale toi aussi si tu te laisses mourir. Etre loyale c'est survivre. Tu dis qu'il faut être loyal envers quelqu'un et tu l'es même pas envers toi'.

--'Je n'ai jamais dit que j'étais loyal envers quelqu'un. La différence c'est que moi je suis plus proche de la mort, qu'est ce que ça change que je meurs plus tôt sans souffrance ou vivre quelques années de plus dans la souffrance. Je suis mourante.

--'Alors c'est ça tu baisses les bras à cause de ta maladie, tu ne veux plus vivre. Tu te caches derrière…'

--'J'ai une tumeur au cerveau, John. Ce n'est pas rien. Je vais atteindre mes derniers stades de cancer, je rentre en métastase et je vais souffrir encore plus, la douleur sera atroce. Cela va atteindre l'hyppocampe et le lobe préfrontal où résident la mémoire. Je vais perdre mes souvenirs les plus précieux et ça a déjà commencé, mon état se dégrade de jour en jour.'

--'Je ne savais pas que…'

--'Et toi envers qui tu es loyal', coupa Angéla ne voulant pas s'attarder sur son cancer. Elle ne voulait pas qu'il s'apitoie sur son sort.

--'Mon pays'.

--'Autre chose que cette stupide image de propagande !'

--'Ma patronne'.

--'Vraiment, pas de femme, amante ou épouse ?'

--'Non'.

--'Tu me déçois, ta patronne t'a trahi'.

--' Elle m'a toujours protégé et soutenu'.

--'Pas dans l'affaire de l'Irak '.

--'Tu reviens sur cette affaire, mais elle n'était peut être pas au courant'.

--'Vraiment ? tu es naïf, tu as une confiance aveugle. M'étais tu loyal ?'

--'Oui', dit John sans hésiter.

--'Pourtant tu m'as trahi'.

--'Tu vois ce que je veux dire, loyal hors vie professionnelle'.

--'C'est une raison de me faire des coups bas dès que je baisse ma garde'.

--'Tu n'étais pas censée le savoir'.

--'Tu m'as drogué. Tu t'es demandée une seule fois si cela pouvait avoir un effet néfaste sur ma santé'.

--'Oui je sais mais je ne savais pas à ce moment que tu étais malade, je n'aurai pas dû et je voulais m'expliquer, j'ai essayé de t'appeler mais tu as disparu de la circulation. Je voulait m'excuser.'

--'Il a fallu que tu gâches tout. Tu n'avais pas l'intention de continuer cette relation dès le début, n'est ce pas ?'

--'Non au contraire', dit John', j'étais sérieux. Je veux dire je ne faisais pas semblant mais je n'avais pas prévu de tomber amoureux et je voulais vraiment construire quelque chose avec toi. J'ai tout essayé pour ne pas te trahir mais j'ai eu peur et je n'ai pas trouvé d'autres solutions. J'ai eu peur que tu ne partages pas les mêmes sentiments que moi. Que je sois juste une aventure de passage pour toi et comme tu es jeune. Je pensais qu'après tu ne voudrais plus de moi et que tu ne comprendrais pas certaines choses et que plus tard tu comprendrais mes actions. Mais en réalité, tu es beaucoup plus mûre que moi et trop têtue pour changer d'avis'.

--'Ces excuses sont bidons'.

--'Peut être mais je voulais vivre à tes côtés jusqu' à la fin de mes jours, vieillir à tes côtés. Je nous imaginais grisonnant et toujours autant attiré l'un envers l'autres après temps d'année de vie commune', avoua John.

--'La vieillesse n'est pas pour moi'.

--'Tu vois ce que je veux dire'.

--'Ouais et je …'

--'Salut vous deux', dit une voie féminine joyeuse.

--'Hey, Vala', répondit Angéla.

--'Je vous dérange', dit Vala.

--'Non'.

--'Oui', dit John en même temps.

--'je m'ennuyais alors je me suis dit « allons faire un peu d'exercice ». cette attente me rend nerveuse et me désespère. J'ai envie d'action, pas vous ?'

--'Donc tu veux un petit combat', conclut Angéla', j'en ai marre de discuter et j'en ai assez de m'échauffer les muscles'.

--'Je n'ai pas envie', dit John,' je n'ai plus rien à dire', en partant.

--'On dirait que je vous ai sauvé', dit Vala attendant que John parte.

--' ??'

--'D'une conversation ennuyeuse'.

--'Euh en effet'.

--'Vous parlez de quoi ?'

--'tu es curieuse', rigola Angéla,' cela te causera des ennuies'.

--'C'est aussi une qualité non ?', dit Vala,' et alors, j'attends la réponse'.

--'à main nue ou bâton'.

--'l'arme, vous évitez la question'.

--'Une histoire personnelle', dit Angéla en lui passant un long bâton', donc ça ne te regarde pas'.

--'Je me doute sinon vous m'aurez répondu depuis longtemps'.

--'Curieuse et perspicace', dit Angéla en attaquant pour la faire taire.

Ce qui marcha car elle attaqua rapidement. Vala fut vite dépasser et Angéla finit par lui donner un petit coup sur les fesses.

--'eh ! Je vois que c'était une discussion pimentée alors, vous êtes en colère ?'

--'Non, c'était pour autre chose, je t'ai déjà dit de ne pas me vous-voyer'.

--'Ah oui c'est vrai', chuchota Vala,' tu n'aimes pas être contrariée non plus'.

--'En effet mais on était d'accord sur ce point. C'était pourtant clair, non ?'

--'Oui mais j'avais oublié', dit Vala en se massant.

--'Oh prochain combat, tu t'en souviendras, j'en suis sûre'.

--'Oh ça oui, j'y manquerai pas', râla Vala,' tu connais Daniel depuis longtemps ?'

--'Plus de deux ans'.

--'Et Cameron ?'

--'Plus longtemps, on s'est connu à l'hôpital. Et toi ?'.

--'Depuis deux ans enfin presque'.

--'Juste après mon départ alors'.

--'On m'a dit que tu avais déjà travaillé sur le vaisseau auparavant ?'

--'Pas exactement, je gérais la surveillance de la base au départ'.

--'Et c'est là que tu as connu Daniel et Sam'.

--'Oui'

--'J'ai entendu dire que vous avez été proche toi et Daniel', dit Vala reprenant son souffle.

--'Ah nous y voilà ! Si tu le veux, prend le. Il n'y a plus rien entre nous', rigola Angéla, la voyant venir.

--'Donc c'est finit', ignorant sa remarque.

--'oui la place est libre', insista Angéla.

--'Ce n'est pas ça du tout, je me renseignais juste', se défendit Vala.

--'Tu te renseignes. Tu me fais pas confiance plutôt'.

--'Comment.. ?'

--'Oui je le sens. Tu me fais pas confiance ou tu ne m'aimes pas, enfin pour moi c'est la même chose. Es tu jalouse ?'

--'Non, c'est juste que je me méfie'.

--'Ou tu as peut être peur que je prenne ta place au sein de l'équipe ou bien c'est mon ancienne relation avec Daniel qui te dérange'.

--'Non ! je me méfie de tes capacités…que je le qualifierai d'anormales', avoua Vala.

--'Moi aussi, je m'en méfie'.

--'Vraiment ?'

--'Tu me prends pour une folle maintenant, n'est ce pas ?'

--'Non, pas du tout, tu es honnête'.

--'Mais bon je sens qu'il n'y a pas que ça, il y a autre chose', dit Angéla, elle la frappa sur l'épaule gauche.

--'Quoi !', surprise,' non'.

--'Si'.

--'Tu lis toujours dans les pensées des autres comme dans un livre ouvert, c'est mal élevé'.

--'Je ne lis pas, je devine et tu le penses tellement fort que je l'entends presque d'ici'.

--'Et tu devines aussi mes attaques d'avance ?', demanda Vala.

--'Oui car tu planifies en avance tes attaques et tu places ton corps avant l'exécution et tu diriges tes yeux où tu veux toucher'.

--'C'est de la triche !'

--'Non tu n'as qu'à cacher tes intentions, c'est tout. Ton corps s'exprime trop'.

--'Jack m'a dit la même chose, c'est un bel homme d'ailleurs'.

--'Vraiment pourtant c'était un de ses points faibles aussi'.

--'Tu trouves que ce soit normal que tu aies des pouvoirs comme lire dans les pensées'.

--'Je ne lis pas dans les pensées', se plaignit Angéla.

--'c'est un pouvoir ancien comme la télépathie', continua Vala sans l'écouter.

--'Où tu veux en venir ? A quoi tu penses ?', dit Angéla faisant une pause.

--'Je ne sais pas…'

--'Tu mens', dit Angéla en reprenant le combat en corsant les coups', tu as une petite idée derrière la tête'.

--'Non pas exactement, j'ai juste des suppositions'.

--'Et j'ai le droit de les connaître, c'est tout de même ma vie !'.

--'As-tu entendu de la prophétie ? Celle de l'amulette', dit Vala en se lançant.

--'Daniel m'en a parlé vite faite'.

--'Tu en penses quoi ?'

--'Rien…en faite je m'en moque. Je n'ai pas confiance à des histoires à dormir debout écrits il y a longtemps. Mais …toi tu y crois…tu crois que la prophétie parle de moi'.

--'Oui', avoua Vala qui commençait à s'essouffler,' on devrait faire une pause'.

--'Non, tu n'as qu'à arrêter de parler, gardes ton souffle pour te battre'.

--'Ce qui t'évitera de me répondre'.

--'Ce serai une idée mais si je ne veux pas te répondre, je ne le fais pas. Et je ne pense pas qu'elle parle de moi'.

--'Tu as des pouvoirs anciens'.

--'Parce que j'ai été modifiée génétiquement, mon ADN…je ne suis pas née comme ça', dit Angéla,' de plus elle parle d'un enfant'.

--'Les anciens n'utilisent pas…le même vocabulaire que… nous, les jeunes peuvent représenter des innocents,… ce qui n'ont pas acquis assez de sagesse …par exemple', dit Vala complètement essoufflée alors qu'Angéla ne semblait pas fatiguer.

--'Ai-je l'air innocente ?'

--'Non', avoua Vala se tenant les côtes.

--'Je teins à mettre les choses au clair avec toi, une fois cette mission terminée, je disparais de la circulation. Tu veux peut-être arrêter avant de cracher tes poumons'.

--'Je veux bien. Que veux-tu dire par disparaître ? Te cacher ?'

--'Il est facile pour moi de disparaître, c'est ma spécialité, mon métier. Je ne me cacherai pas, ce n'est pas mon genre mais disons que j'irai quelques parts où personne me connait'.

--'Tu ferais mieux alors de changer de planète alors', dit Vala.

--'Ce serait une bonne idée', rigola Angéla,' un peu définitive et radicale comme solution mais efficace. Dis moi tu penses à quelle issue pour cette mission ?', demanda Angéla rangeant les armes.

--' inquiète ?', dit Vala.

--'Un peu. Je ne suis pas vraiment en état d'effectuer une mission à risque'.

--'Pourtant tu es en forme'.

--'J'essaye de me garder en forme, nuance. Je suis dans mes meilleurs jours en ce moment'.

--'Alors dans le pire des cas, on ne trouve rien et on rentre rapidement à la maison. Toi tu retourneras dans ta vie tranquille mais la tranquillité sera temporaire car les Oriis eux seront toujours là. Je pense qu'on ne sera pas en danger sur cette planète car elle semble bien protéger'.

--'Et si elle est colonisée. Comment on fait s'ils sont agressifs ?'

--'Ouais mais généralement, on rencontre peu de peuples plus civilisés que nous, enfin je veux dire plus avancés technologiquement'.

--'Mais s'ils ont bien une arme, je suppose qu'ils voudront la garder pour se protéger'.

--'On étudiera alors juste l'arme en espérant que ce ne soit pas trop long de la reconstruire à "la maison"', dit Vala.

-'Vous avez toujours à faire à ces situations là ? comment vous faites pour vous en sortir à chaque fois ?'

--'De la chance et de l'instinct'.

--'Alors espérons que la chance vous a pas quitté', conclut Angéla.

Vala n'insista pas dans son interrogatoire. Elle comprit qu'Angéla avait mis fin à leur conversation. Elle avait tout de même eu quelques informations sur Angéla mais ceux-ci n'avaient pas soulagé son inquiétude, son malaise.

End du chapitre


'd'abord êtes vous apaisé après ce chapitre ?' Non bah tant pis pour moi mais si vous me tuez, vous n'aurez pas la suite...Je me lance. bah voilà mon stage et mes examens pour cause de grève de fac qui s'est éternisée, vont malheureusement se prolonger donc il me sera diffcile de poster avant fin juin sauf si miracle donc voilà grâce à ma correctrice, je vous poste ce long chapitre en attendant, en espérant que vous allez aprécier encore...

et à la prochaine...

et n'hésite pas à vous exprimer...

Rubie22: Alors merci pour ton commentaire, et donc voici la suite et j'espère pour ton plus grand plaisir (?!) Tu es accro...ah à quel degré de dépendance ? car si tu es à un stade avancé, j'ai bien peur que ce soit très grave...même mortel car je ne poste pas à un délai régulier et parfois il faut attendre très longtemps pour la suite et mes lecteurs doivent savoir s'armer de patience, donc pour l'instant tu as juste ce chapitre comme dose et j'espère que tu tiendras pour la prochaine fois...^^lol

voici ma presciption: ce long chapitre mais bon je suppose que si tu es arrivée là, c'est que tu as déjà tout lu Aïe!!! sinon si je tarde trop, il faut juste me rappeler que je suis trop longue ou bien tu peux me poser des questions que je serais heureuse de répondre dans la limite du possible sans trop en dévoiler...

a bientot