'Pointe son nez discraitement sur le site de fanfiction'

'Personne? ouf'

Voila vous aller me dire : Ah enfin elle publie! ou bien me jeter des tomates pour l'attente ou bien à cause de mon dernier chapitre qui vous a pas plut. Et je profite des vacances pour poster et pour m'avancer dans le prochain chapitre qui est qu'en état de brouillon

Oui j'avoue, cela fait presque deux mois que j'ai pas publié mais bon ça va pas aller en s'arrangeant. Car le prochain chapitre sera encore plus long à venir et je compatit car moi aussi je déteste attendre une suite... C'est pourquoi j'ai crée le journal de bord, mis à jour régulièrement.

De plus moi même et ma correctrice somme surchargées cette années pour la préparation au concours (elle agro et moi CAPES). Et puis je ne sais toujours pas si cette fic vous plait pour les nouveaux ou si elle continue à vous plaire pour les anciens car pas de nouvelles de votre part. DONNEZ MOI VOTRE AVIS comme ouh c'est nul! ouh beurk c'est illisible (je le sais mon style n'est pas bon du tout mais j'essaye de m'améliorer) ou ça me plait (ça ce serait cool^^) Alors n'hésitez pas!!

RubieLove : Cette histoire te plait-il toujours? en tout cas voici ta dose de début de trimestre^^

sur ce Bonne lecture pour ce chapitre assez long BONNE VACANCE ( pour les chanceux) et j'attend vos coms!!

Chapitre 20 : Dans l'au-delà

Le lendemain, Daniel et Jack allèrent comme prévue au Conseil tandis que Sam accompagnée de John allaient au vaisseau pour continuer à réparer les nombreux dégâts.

Daniel remarqua que l'assemblée se déroulait comme la veille : à nouveau, tous les membres étaient présents dans l'amphithéâtre et le même rituel était en place. Au même moment, Mitchell et Teal'c, suivis de Vala et Jack C cherchaient un visage connu dans la cité. Ils repassèrent devant la fontaine où ils avaient été accueillis la veille, qui leur paraissait lointain. A la sortie du hall, Mitchell demanda à un passant où ils pouvaient trouver Adred. L'homme leur indiqua le chemin mais il ne parlait pas leur langue donc le passant leur fit des grands signes de la main pour leur montrer la direction. Mais pour eux ces gestes étaient vagues et peu précis. Ils se perdirent donc dans un grand couloir large bordé par des grandes fenêtres vitrées et de statues alignées. Leurs pas raisonnaient fortement tandis qu'ils traversaient ce couloir et franchirent enfin une porte à double battants.

--'Oh bah ça alors ! je me demandais où elle était placée. Je la voyait plutôtcomme piève dans un musée, vu qu'ils s'en servent pas ou peu', dit Vala en entrant dans une cour.

En effet, devant eux, au centre d'une cour immense, la porte des Etoiles y était dressée, fière. Enfin ils voyaient quelques choses de familier dans cet endroit étrange. Ils tournèrent autour de la Porte pour l'observer sur toutes ses coutures et pour voir s'il y avait des différences avec celle qu'ils connaissaient. Puis ils regardèrent les alentours : ils étaient dans un milieu complètement désertique. La cour était circulaire et il n'y avait rien d'autres que la porte, des murs en cercle et du sable blanc. Le DHD n'était même pas présent.

Au bout d'un moment,…

--'Elle vaut le coup d'œil', dit quelqu'un derrière eux', on m'a dit que vous me cherchiez et comme vous avez pris la mauvaise direction, le passant avait peur que vous vous égarez dans la cité'.

C'était Adred.

--'Oui, nous aimerons voir Angéla', dit Mitchell allant droit au but et détachant le regard de la Porte avec regret.

--'Je pense que maintenant ce soit possible si vous me promettez de ne pas s'en approcher', songea Adred', suivez moi'.

Mitchell et Teal'c allèrent à sa suite, Mitchell remarqua qu'Adred n'avait laissé aucune trace dans le sable blanc parfaitement lisse devant eux. Alors qu'ils pouvaient apercevoir leur trace bien enfoncée de leur botte.

--'Oui promettez moi de ne pas s'en approcher car je vous préviens, je ne pense pas que ce soit encore possible de s'en approcher de très près et ce n'est pas très beau à voir. Bien que Castiel y a travaillé toute la nuit même moi je ne peux malheureusement pas l'approcher encore', dit Adred l'air abattu, reprenant la conversation.

--'Pourquoi vous voudrez l'approcher', dit Teal'c.

--'Je la trouve fascinante surtout avec …enfin je pourrai l'aider à ma manière. Et puis je suis curieux. D'ailleurs j'ai une petite question indiscrète à vous poser pendant que Shola est occupée et que mon frère ne soit pas là'.

--'Une question personnelle ?', dit Teal'c.

--'Oui, un peu…je me demandais…enfin j'ai remarqué que…Est-ce que beaucoup de vos femmes ont des cheveux bleus ?'

--'Pardon ?', dit Mitchell s'arrêtant brusquement, étonné par la question.

--'Oh je suis désolé, je ne voulais pas vous blesser ni vous choquer, je pense juste qu'il y avait peut être une signification au sujet de cette couleur comme une hiérarchie ou bien connotation sexuelle'.

--'Non !', dit Mitchell choqué par le mot sexuel,' non ! je veux dire , vous nous n'avez pas blessé mais c'est juste que…Non ce n'est pas commun à nos coutumes et cela n'a aucune signification à part peut être le côté rebelle'.

--'Rien de sexuel alors car certain peuple colore les cheveux de leurs femmes pour dire qu'elles sont déjà prises, ou bien vierges…Mais cela existe chez certains animaux surtout les oiseaux qui changent la couleur de leur plume s'ils sont en couple ou libre'.

--'Rien de tout ça', assura Mitchell.

--'Intéressant', pensa Adred,' c'est juste pour se distinguer alors'.

--'Enfin pas tout à fait', dit Teal'c.

--'Mais vous avez dit …'

--'C'est vrai, elle aurait pu choisir une autre couleur, je pense mais à la base elle voulait surtout cacher ces cheveux blancs sur le moment', expliqua Mitchell.

--'Oh elle a déjà des cheveux blancs, si jeune'.

--'Oui déjà', dit Teal'c.

--'Cela ne veut rien dire bien sûre mais c'est vrai qu'à son âge, ce n'est peu commun'.

--'Ce n'est pas dû à la vieillesse', ajouta Teal'c avec une pointe de tristesse.

--'Ah', dit Adred n'insistant pas même s'il n'arrivait pas bien à capter ces pensées.

Ils quittèrent le couloir aux vitres qu'ils avaient passés à peine 10 minutes plut tôt. Vala et Jack C s'étaient éclipsés comme prévu pour fouiller la Cité.

--'ça peut être jolie d'avoir des cheveux blanc', dit Adred l'air pensif.

--'Hum…,' dit Mitchell pas si sûre.

--'Je vois que vous avez enfin décidé de visiter le cœur de la cité', dit Adred qui avait remarqué l'absence des deux autres.

--'A votre avis comment se passe le Conseil ?', demanda Teal'c qui marchait à sa hauteur.

--'A peu près de la même façon qu'hier, c'est à dire ennuyante pour Jack, je le crains. Je crois qu'il y a à nouveau tout le monde, deux fois en un astra, ça relève du miracle', dit Adred l'air rêveur', enfin je pense qu'ils auront les mêmes réponses qu'hier pour votre demande d'aide malgré vos preuves. Mais ne vous inquiétez pas, ils vous aideront'.

--'Quand ? comment ?', dit Mitchell.

--'ça je l'avoue, je ne sais pas…en tout cas pas encore. Le temps nous le dira je suppose', soupira Adred l'air soudain fatigué.

--'Où est Angéla exactement ?', demanda Teal'c.

--'Dans une grotte, dans le cœur même du volcan, là où il fait frais. Son corps est gardé à bonne température car elle a des difficultés à se réchauffer et elle est parcourut de temps en temps de pic de fièvre. De plus, elle y est à l'abri face aux infections extérieures. Elle est bien traitée, ne vous inquiétez pas pour elle, c'est une battante. Par contre elle est toujours dans ces anciens habits, ils n'ont pas osé la déshabiller. Il y a donc beaucoup de sang dessus. Je vous conseille de les ignorer. Je ne pense pas que vous verrez les blessures les plus graves mais on ne sait jamais, je préfère que vous soyer préparer et au courant'.

--'On a vu pire', dit Teal'c.

--'Oui peut être mais pas sur quelqu'un d'aussi proche, à qui vous tenez énormément', dit Adred.

--'C'est vrai', accorda Mitchell.

Ils firent le reste du chemin en silence. Mitchell imaginait le pire. Ils passèrent une arche rocheuse d'environ de deux mètres. Mitchell supposa qu'il venait de rentrer dans cette fameuse grotte qui abritait Angéla. Cette fameuse grotte stérile. La cavité de la grotte semblait naturelle et constituait un véritable labyrinthe puisque d'autres conduits y menaient. L'homme ne faisait qu'utiliser ces chemins naturels. Les parois avaient l'air humide, brillées à la lumière des différentes torches accrochées aux murs par des hommes.

--'Ce milieu humide n'est-il pas au contraire propice aux moisissures ! ', demanda Mitchell, perplexe.

--'Non, ce ne sont pas des canaux complètement humides car avant d'être des tunnels, c'étaient des conduits ou des cheminées secondaires du stratovolcan et les larges cavités où est votre amie étaient des chambres magmatiques secondaires, des poches de stockages de magma primaire. En réalité, l'humidité provient de la condensation de l'air humidifiée recrachée par nos poumons lors de notre respiration car les parois sont encore chaudes. Les fungi ou les champignons comme vous les appelez ne peuvent pas donc y pousser. Les mycorhizes ne peuvent y survivre ni y croître sur les mousses, ainsi que les microbes. Ne vous inquiétez pas les conditions sont idéales pour obtenir un milieu stéril et le préserver', expliqua Adred.

Ils arrivèrent sur une plateforme de 3 mètres de hauteur, comme sur un balcon d'opéra. En contre bas, ils virent trois personnes qui s'agitaient avec précision autour d'un bloc de roche plat, ressemblant à un lit naturellement rocheux.

--'Hey ! tout va bien', héla Adred pour faire remarquer leur présence ;

Un des hommes leva la tête l'air distrait vers leur direction, c'était Uriel. Il lui fit signe de la tête en signe de réponse. La cavité était silencieuse, ils n'entendaient que le frottement des vêtements des trois hommes et leur propre respiration.

--'Restons là', ordonna Adred.

Mais il se pencha au maximum pour voir le corps de la jeune femme de plus près par curiosité mais sans succès.

Uriel s'éloigna du rocher avec un plateau rempli de linge sale et tâché de sang, leur dégageant ainsi la vue. Mitchell put enfin voir ce qui les occupait. Astyan était placé à l'un des extrémités du rocher plat. Quand Uriel s'écarta, Mitchell aperçut le corps d'Angéla allongé, les mains croisées sur le ventre. Astyan était au niveau de sa tête, les mains posées sur les tempes de la jeune femme et sa tête proche de quelques centimètres de celle d'Angéla, comme s'ils étaient sur le point de l'embrasser. Castiel avait lui les mains posées sur la poitrine du corps inconscient, une au niveau du cœur, l'autre au niveau des mains croisées. Angéla avait l'air paisible dans ce tableau calme. Allongée sur le rocher, elle portait encore comme l'avait dit Adred, ses vêtements militaires de la veille tâchés de sang, son sang. Ses mains étaient bandées avec soin par un linge propre. Un pansement entourait sa tête, parfois une tâche de sang apparaissait, certaines des blessures avaient dû se rouvrir. A part ces traces, ils ne voyaient pas les autres blessures. Par contre, elle avait de nombreux bleus sur tout le corps. Contrairement à ses vêtements, sa peau semblait propre, mêmes les blessures l'étaient.

--'Mais que font-ils ?', demanda Mitchell, un peu perplexe en chuchotant pour ne pas déconcentrer les deux hommes.

--'Castiel surveille le rythme cardiaque ainsi que la respiration de votre amie pendant qu'Astyan essaye de la réveiller, de la sortir du coma'.

--'Comment ?', demanda Teal'c par curiosité.

--'En entrant dans son esprit bien sûre, c'est un exercice très difficile surtout quand la personne est inconsciente. Déjà éveillé, c'est très difficile. On utilise cette technique dans les traumatismes graves, comme de l'hypnose. Il faut qu'Astyan soit sur la même … longueur d'onde disons. En plus, ici c'est compliqué car Angéla possède une barrière mentale puissante et entrée dans un esprit sans l'autorisation de la personne est non conseillée. De plus Uriel est inquiet. Il a capté une anomalie dans l'électro-encéphalogramme de votre amie. Au lieu d'avoir une seule signature électrique émise, il y en a deux très peu différentes mais qui se distinguent de plus en plus au cours du temps.

--'Et c'est mal ?', demanda Mitchell inquiet n'y connaissant rien en neruophysiologie.

--'Je ne sais pas, je ne suis pas un spécialiste dans ce domaine, ça c'est pour Uriel mais sachez qu'un individu a sa propre activité cérébrale, sa propre activité électrique, unique comme une emprunte digitale de la main. Le fait qu'elle en a deux qui se distinguent…je ne sais pas si c'est bon signe. Au départ elle avait plutôt un signal élevé et fort. On ne distinguait pas de différence mais maintenant, on commence à en apercevoir une légère. Et c'est ça qui nous inquiètent'.

--'Qu'est ce que ça peut vouloir dire ?', souffla Mitchell.

--'sans doute rien car les deux signatures comme je l'ai déjà dit, ne sont pas totalement distinctes. C'est assez flou pour le moment. Ce phénomène a lieu que par moment ou…', dit Adred l'air rassurant.

--'Ou ?', insista Teal'c.

--'Ce la peut être une maladie mentale'.

--'Comme la schizophrénie ?'

--'Quel est cette maladie ?'

--'Une sorte de dédoublement de personnalité ou une altération de la perception de la réalité', indiqua Mitchell.

--'Oh…ceci peut expliquer cette anomalie mais d'après vos visages, Angéla ne souffre pas de cette maladie'.

--'Pas à ma connaissance…mais c'est peut être à cause de ce qu'elle faisait', dit Mitchell.

--'être pilote ne donne pas…', dit Adred ne comprenant pas.

--'Je ne parle pas de ça', coupa Mitchell', elle a été aussi espion et les espions ont la capacité de se fondre dans n'importe quelle identité'.

--'Comme un métamorphe', dit Adred surpris.

--'Un quoi ?', dit Teal'c.

--'C'est une personne qui est capable de changer de forme comme un caméléon', précisa Adred.

--'Euh…oui', hésita Mitchell.

--'C'est une métamorphe !! ils sont très rare, j'en ai connu qu'un seul et il a mal fini', dit Adred impressionné.

--'Mal finit ?', dit Teal'c.

--'Oui, il n'arrivait pas à revenir dans sa forme originale et il y en est mort. Il changeait d'identité toutes les 10 secondes'.

--'En faite, ce n'est pas tout à fait une… métamorphe. C'est juste qu'elle se déguise, se maquille…', dit Mitchell.

--'Donc…vous dites qu'elle peut jouer…un rôle', dit Adred.

--'Oui n'importe quel rôle comme dans un grand film hollywoodien', dit Teal'c.

--'Film ? Hollywoodien ?', demanda Adred intrigué.

--'Comme une actrice', expliqua Mitchell.

--'C'est comme dans une pièce de théâtre', dit Adred.

--'Oui'

--'J'aime bien le théâtre', dit Adred en regardant Angéla sous un autre angle, fasciné.

Mitchell lui aussi la regardait l'imaginant dans un de ses déguisements. Après un moment, une autre hypothèse vint :

--'Cela peut être aussi tout simplement lié au coma, non ?', dit Mitchell.

Adred le regarda étonné par cette nouvelle hypothèse.

--'Il y a sûrement autre chose', pensa Adred, ' je sais que 'est une femme extraordinaire…dites moi, vous avez parlé lors du Conseil d'un peuple très avancé technologiquement, plus que vous encore…'

--'Les anciens', informa Teal'c.

--'Pouvez vous m'en dire plus ?', dit Adred avec une idée derrière la tête.

--'Je ne vois pas le rapport avec Angéla', dit Mitchell perdu, ' mais qu'est ce que vous voulez savoir ?'

--'Sont-ils parmi vous ?'

--'Non, hélas', dit Teal'c voyant que Mitchell ne répondait pas.

--'En êtes vous bien sûre ? ils peuvent se cacher de vous comme ils sont différents, ils ont peut être peurs', supposa Adred.

--'Oui, on en est certain'.

--'Pourtant vous avez dit qu'il faut un …comment vous l'avez appelé pour contrôler le vaisseau, une essence ?', dit Adred.

--'Un gène', dit Teal'c,' c'est de l'information génétique'.

--'De l'information génétique…pourtant cela ne suffit pas votre chef…Jack n'a pas réussi là où Angéla a réussi'.

--'Où vous voulez en venir ?', demanda Mitchell.

--'Il ne faut peut être pas que ce gène'.

--'Et quoi donc ? et puis Angéla en possède une grande partie, cela suffit peut être', dit Teal'c.

--'Je ne sais pas moi, je m'y connais pas mais c'est de la logique, et puis si certain d'entre vous possède ces gènes, c'est que un moment ou un autre, les Anciens se sont mélangés avec votre peuple'.

--'Oui, Daniel pense que oui dans un temps éloigné', dit Mitchell.

--'et Daniel… que pense-t-il du cas "Angéla" ?', dit Adred puis après un moment', elle a une bonne partie de l'information génétique,' hésitant sur ce mot', des Anciens donc le mélange a été récent, non ? À moins que ça ne marche pas comme ça'.

--'Si mais Daniel n' a pas encore d'hypothèse, mais je ne vois pas où vous voulez en venir, vous voulez dire qu'il y a des Anciens parmi notre peuple et que l'on ne le sait pas et qu'Angéla en fait partie', dit Mitchell interloqué.

--'Votre raisonnement parait juste Adred mais Angéla n'a pas été dans cet état depuis sa naissance, elle n'est pas née avec cette information génétique Ancienne, mais il a été réécrit'.

--'Réécrit ? mais comment c'est possible ? vous avec des connaissances tellement poussées !', dit Adred.

--'Non cela ne vient pas de nous enfin pas exactement. En générale, on évite de jouer aux apprentis sorciers ', dit Mitchell.

--'Alors quelle est la raison de son état ?', demanda Adred.

--'Mais de l'accident, c'est l'accident qui lui a causé ce coma', dit Mitchell ne voyant pas où Adred voulait en venir. Il crut un instant qu'il avait perdu la tête. Et Mitchell supposa qu'il parla du coma.

--'Non je ne parlais pas de son coma mais de sa tumeur'.

--'comment… ?'

--'Nous l'avons détecté aussi, enfin Castiel, et elle date d'avant l'accident', coupa Adred, ' et ce phénomène est rare'.

--'Rare ?', dit Teal'c étonné.

--'Pas chez vous ?'.

--'Non, les tumeurs sont fréquentes chez nous'.

--'Et qui provoquent ces tumeurs sur votre planète ?', demanda Adred.

--'Le soleil enfin les UV, la pollution…'

--'Et dans son cas ?', demanda Adred montrant la jeune femme.

--'Une machine ancienne, on suppose…'

--'Vous supposez ?', coupa Adred.

Mitchell se mordit la langue. Sans se rendre compte, il lui dévoilé plus qu'il le voulait. Pendant leur conversation, il ne s'était pas méfié et avait répondu aux questions sans réfléchir.

--'Sam et Daniel', précisa Mitchell à regret.

--'Ils ont l'air de s'y connaître, ont-ils une hypothèse ?', continua Adred ne remarquant pas l'hésitation de Mitchell.

--'Pas vraiment, ils étudient dans le flou ,en tâtonnant', soupira Mitchell,' mais pourquoi ces questions, vous pensez qu'il y a un rapport avec l'anomalie enfin celle que vous avez enregistré'.

--'Parce qu'il y en a d'autres !', dit Adred surpris.

Mitchell se mordit à nouveau la langue pour avoir trahi le secret d'Angéla.

--'Vous nous avez pas répondu', dit Teal'c faisant diversion.

Mais c'était trop tard, Adred semblait sonder du regard les yeux de Mitchell puis il reporta son regard sur la jeune femme cherchant la vérité sur cette femme endormie mais n'y trouva rien, enfin rien qu'il ne savait déjà, puis il regarda de biais Mitchell.

--'Vous non plus', dit Adred voulant connaître la réponse.

--'Y a-t-il un rapport ?', répéta Mitchell entre ses dents

--'Non', dit précipitamment Adred.

Il évita à nouveau de regarder Mitchell et reporta son attention sur son frère, comme un appel d'aide muet. Mais ce dernier ne pouvait pas l'aider, il était beaucoup trop occupé et concentré sur Angéla. Il lui envoya tout de même un peu de réconfort et une onde d'apaisement.

--'Et votre réponse', ajouta Adred avec tension.

--'Et vous pourrez l'affirmer devant votre sœur', demanda Mitchell sentant son hésitation et son regard fuyant.

Adred se retourna brusquement vers Mitchell et le regarda intensément dans les yeux.

--'On ferait mieux de les laisser tranquille dans leur travail', finit Adred en se retournant vers le conduit sans enthousiasme et plongé dans ces réflexions.

Le chemin du retour se fit dans un silence profond. Adred de temps en temps jetait des coups d'œil bref à Mitchell. Mitchell, lui avait l'air d'être plongé dans une profonde reflexion, et un combat rude faisait rage et ce qu'il en déduisait, ne lui plaisait pas du tout. Sauf si Adred voyait un proche futur comme ils l'avaient supposé, mais pas le passé. Adred alors n'était pas capable de découvrir ce qu'il avait faillit révéler. Mitchell pouvait le sentir bouillonné de frustration. Mitchell vota pour cette dernière hypothèse. Adred les ramena devant leur suite et prit congé sans rajouter autres choses. Vala et Jack C étaient déjà de retour.

--'Alors quoi de neuf ?', demanda Mitchell en s'installant sur un des sofas.

--'Rien, à par qu'on a découvert, enfin peut être le système qui protège la porte mais je ne suis sûre de rien', dit Vala.

--'Vous êtes retourné dans la cour sableuse… ?', dit Teal'c étonné.

--'Oui, car quelque chose m'a intrigué, et je me suis trompée sur cette cité, car la technologie qui protège cette porte est très avancée, si avancée que je n'ai pas pu m'en approcher et y jeter un œil', dit Vala dépitée.

--'Elle n'a même pas pu y toucher', précisa Jack avec le sourire.

--'Ouais je me suis fais repoussée par un bouclier…électrique', ajouta Vala à contrecœur.

--'Et ?', demanda Mitchell.

--'Et ça fait mal'.

--'Je veux dire qu'est ce que vous avez vu d'autres ?', dit Mitchell désespéré.

--'Ah nous avons trouvé une sorte de bibliothèque, enfin d'après ce qu'ils disent, enfin rien d'intéressant', dit Vala prenant un biscuit restant du matin même.

--'Dit le à Daniel', ria Mitchell.

--'enfin pas de troisième signe en ligne de mire', conclut Jack.

--'Et en même temps, il peut être aussi tout petit contrairement aux autres, alors il nous faudrait des années pour le trouver', dit Vala se servant cette fois-ci une infusion.

--'Vous avez visité toute la cité ?', dit Teal'c pensif.

--'Le cœur', rectifia Jack', cette cité est immense, on pourrait la comparer à Paris, ce devait être un sacré grand volcan avant'.

--'Paris…j'aimerai la visiter, mieux que la dernière fois', dit Teal'c.

--'En faite d'après ce que j'ai comprit, la surface n'est qu'une partie cachée de l'iceberg', continua Jack ignorant la remarque de Teal'c,' le volcan s'étend aussi dans les profondeurs avec de nombreux conduites de magma, en plus il devait posséder plusieurs poches magmatiques au cœur du volcan'.

--'Je confirme', dit Mitchell pensant immédiatement à la grotte,' nous avons pu aller dans un de ses conduits pour voir Angéla. Donc il peut avoir de nombreux souterrains sous la ville même'.

--'Donc pour tout fouillé, c'est encore plus hard', dit Vala, surprenant Mitchell.

Il avait toujours dû mal à entendre les expressions terriennes dans la bouche de Vala.

--'De plus certaines zones ne doivent pas être accessibles car ils doivent s'en servir comme usine thermique ou métallurgique. Une partie de la ville est parcourut par un fleuve souterrain de lave en ébullition procurant ainsi une source d'énergie considérable', décrit Jack,' je pense que c'est le même système que les sources hydrothermales de l'Islande ou en Italie'.

--'Ils tirent donc leur énergie du volcan pour leur propre besoin', dit Teal'c.

--'C'et astucieux et écologique pour un peuple si primitif, d'ailleurs ils ne connaissent pas les graves maladies comme les tumeurs ou les cancers. La pollution ne doit pas exister', dit Mitchell.

--'Pas tant que ça car certaines de nos vieilles civilisations l'utilisaient', dit Jack voyant leur air étonné,' bah…quoi, j'ai des loisirs en dehors de ma vie d'espion, je m'intéresse beaucoup à l'histoire, quand je n'ai rien à faire. J'ai même été prof d'histoire une fois lors d'une de mes missions comme couverture pour intégrer…enfin bref leur système n'est pas si sophistiqué que ça mais il faut voir leur système de plus près pour en être sûre…et puis comme Mitchell l'a dit, c'est uns système très écologique'.

--'Peut être que nos vieilles civilisations l'utilisaient aussi mais qui nous dit pas que ce n'était pas des Anciens qui l'ont amené dans notre culture', dit Mitchell.

--'Non attends un moment, tu as aussi intégrer une association écologique', dit Vala.

--'Pas vraiment', rigola Jack', mais Angéla a fait une thèse…'

--'une thèse ? Mais je croyais qu'il fallait au moins 6 ans d'études pour en faire une et elle doit avoir 25 au plus et elle a déjà fait une thèse en physique quantique. Je croyais qu'elle s'intéressait qu'aux math ou même à la chimie', dit Vala étonnée.

--'Eh non, elle a fait aussi des thèses, comme tu la dit en physique quantique, mais aussi dans d'autres domaines comme la médecine, plus exactement sur les nanotechnologies,... enfin elle en a fait pas mal et je n'ai pas eu tous le temps de tous les lire. La dernière que j'ai lu c'était sur l'énergie renouvelable, sur une nouvelle énergie tirée de la propre énergie magnétique terrestre pour faire vivre tout un village autonome, c'était un modéle. C'était plus dans ma capacité de compréhension et accessible pour moi, les autres sont beaucoup trop complexe', précisa Jack.

--'Mais dites donc, nous avons là un vrai petit génie, en avance sur son âge', dit Val un peu moqueuse', quel est son QI ?'

--'QI ?', demanda Teal'c.

--'Quotient intellectuel. Et oui je me suis renseignée sur pleins de choses de votre chère planèten moi aussi', dit Vala en regardant Jack.

--'A vrai dire je ne connais pas son QI mais ce serait intéressant de le savoir cela expliquerai pourquoi elle me coiffe toujours sur le poteau. Je ne sais même pas si elle en a mesuré un', dit Jack.

--'Pourquoi lire ces thèses ?', demanda Teal'c curieux.

--'Pour mieux la connaître, les thèses de chimie par exemple peuvent me dire qu'elle est douée en explosif donc il faut vérifier sa voiture…ce qui n'a pas été le cas pour John d'ailleurs, les maths bah ça montre qu'elle est capable de s'adapter à un imprévu rapidement, car son cerveau analyse très vite la situation. Donc j'ai lu ces thèses pour connaître son savoir et découvrir les domaines où elle est faible', s'expliqua Jack.

--'Pour connaître ses faiblesses', dit Mitchell.

--'Oui'.

--'Et tu as trouvé quoi ?', dit Vala intéressée.

--'Qu'il ne faut pas s'y frotter trop', rigola Jack,' mais je ne peux m'en empêcher de la taquiner, c'est comme un jeu entre nous. Enfin elle est mauvaise en lettre et en critique d'arts, en bref, aucune infos importante pour être gagnant face à elle' :

--'Ouais, je ne pense pas que savoir qu'elle ne s'y connait pas au mouvement baroque ou au pointillisme, peut servir pour la battre', dit Mitchell en riant.

--'Et j'ai récolté que des maux de tête en prime', ajouta Jack.

--'Elle a bien d'autres faiblesses', insista Vala.

--'Oui comme tout le monde mais elle le cache bien. Mais bon il ya bien des petits défauts comme la générosité, la compassion', dit Jack.

--'Je ne vois pas en quoi…', dit Mitchell.

--'à donner sa confiance à n'importe qui, lui jouera un tour un jour. Pour l'instant, c'est une force car certaines personnes lui sont redevables mais ce ne sera pas toujours tout le temps le cas', dit Jack.

--'Sinon vous avez quoi comme nouvelles de votre côté ?', demanda Vala changeant la conversation.

--'On a vu où elle était mais on l'a aperçut de loin', informa Teal'c.

--'Et ?', dit Jack voulant en savoir plus.

--'Elle est dans état pitoyable', soupira Mitchell qui voulait éviter d'en reparler,' on n'a pas vu toutes ces blessures mais elle a l'air bien physiquement. En tout cas, ils s'occupent d'elle, enfin ont l'air. La radio fonctionne-t-elle ?'.

--'Je ne sais pas pourquoi ?', dit Vala en se levant pour aller chercher la sienne.

--'J'aimerai contacter le vaisseau pour leur demander de ramener des vêtements pour nous et Angéla'.

--'Tiens', lui tendant la radio.

Mitchell prit la radio avec reconnaissance. Il manipula quelques boutons avant de s'en servir.

« Allo. Ici le Colonel Mitchell, quelqu'un me reçoit ? »

Grésillement. Mitchell changea les réglages.

--'Ils n'ont pas dû changer leur fréquence', dit Teal'c.

--'Tu as raison', dit Mitchell

« Allo ! Ici Mitchell, vous me recevez ? »

Toujours rien.

--'Quelque chose bloque le signal ?', se demanda Teal'c.

--'La porte ?', dit Mitchell.

--'Non, je ne pense pas que le système brouille les ondes, il n'agit que localement', dit Vala.

--'Ils existent donc d'autres machines sophistiquées qui bloquent ces ondes', supposa Jack.

--'Sûrement', dit Mitchell.

--'Ou la radio est tout simplement morte ou endommagée. Après tout, j'ai été endormi avec leur arme', dit Vala.

--'Les armes ?'

--'Oui c'est ce que j'ai dit'.

--'Moi je n'ai vu que des bâtons de bois', dit Jack.

--'Justement ces armes ne sons pas de simples armes à mon avis', poursuivit Vala.

--'Ouais vous vous souvenez du bâton d'Astyan', dit Mitchell se levant pour aller chercher sa radio.

--'Non, j'étais trop occupé à…être assommée peut être', dit Vala avec sarcasme.

--'Oui, c'était un bâton avec une pierre bleue au bout, je dirai que c'était du Chêne. La pierre était comme illuminée lorsqu'il s'en ai servit pour assommer Vala ', dit Jack qui avait une excellente mémoire.

--'Comme les Oriis', précisa Teal'c.

--'Mais ce ne sont pas tout de même des…', dit Vala inquiète sur le qui-vive.

--'Non, mais nous savons qu'à une époque, les Oriis et les Anciens ne faisaient qu'un, et donc ils pouvaient utiliser les mêmes armes. On peut juste dire qu'à part leur apparence, ce sont des armes aussi sophistiquées', remarqua Mitchell.

--'Les autres gardes avaient d'autres couleurs pour leur pierre et je pense d'autres matières pour leur bois, cela a peut être aussi une signification', ajouta Jack.

--'Pourquoi on y a pas pensé avant !', dit Mitchell, essayant sa radio.

Elle grésillait toujours.

--'Peut être parce qu'on a eut un grave accident et qu'on avait autres choses à penser sur le moment pour survivre', dit Vala avec ironie.

--'Les couleurs pourraient signifier différentes types d'armes ou tout simplement les rangs hiérarchiques', supposa Teal'c ignorant la remarque de Vala.

--'Peut être mais moi je n'irai pas vérifier, une fois cela m'a suffit', dit Vala sérieusement cette fois-ci.

--'Peu importe les couleurs. Ce qui est important c'est de voir leur force de frappe avec des armes « manuelles », alors imaginez avec des armes de masse', dit Jack gravement.

--'Tu penses qu'ils ont bien pu nous attaquer, enfin qu'ils en sont capables car où cacheraient-ils une telle arme ?', dit Mitchell.

--'Et ils peuvent sans doute nous aider aussi pour les Oriis', dit Vala.

--'Mais ne le veulent pas', remarqua Teal'c, ' et si ce sont bien des Anciens, ils seront fidèles à leur conviction. Ils ne peuvent être que des témoins et ne peuvent pas intervenir. C'est leur règle'.

--'Foutue règle de M…', dit Vala.

--'Mais alors pourquoi nous avoir attaqué ?', dit Mitchell ne comprenant pas,' ils ont fait une grave erreur en nous attaquant'.

--'Et pourraient la réparer en nous aidant', dit Vala.

--'Ouais, Adred avait l'air d'accusé son frère, à un moment', dit Jack songeur.

--' ???'

--'Je me souviens plus quand c'étais mais je sais que j'ai mis l'information dans la case à surveiller', s'expliqua Jack.

--'à surveillerr ?', demanda Vala', comment ça marche ?'

--'Je retiens tout pour analyser les événements après, au calme. C'est comme des ralentis, des flashs'.

--'Des flashs ?', dit Vala.

--'C'est des trucs d'espions tout cela, peu en sont capables de se souvenir de petits détails comme le bâton en chêne', expliqua Mitchell.

--'Et Angéla, elle en est capable ?', dit Vala revenant toujours à le jeune femme.

--'Elle est encore plus douée que moi, elle n'a pas les mêmes critères d'analyse par exemple elle aurait cherché une faiblesse dans l'arme pas une description. En plus, elle enregistre plus les sons que les images', répondit Jack.

--'Les conversations, en bref', dit Vala.

--'Oui, on n'a pas le droit à l'erreur quand on lui parle, la moindre bavure est marquée à jamais dans sa mémoire. Elle est capable de déceler une petite hésitation, un changement d'intonation dans la voie…'

--'C'est comme un mémoire flash, comme une photographie', dit Vala.

--'Oui. Par exemple si tu me montre rapidement une série de chiffre, je serai capable de te les répéter. Angéla, il faut qu'elle les entende. Je ne te dis pas qu'elle n'est pas capable de retenir une suite de chiffres écrits, loin de là mais c'est plus facile quand c'est des sons pour elle'.

Au bout d'une heure de discussion sur différentes théories, une femme rousse vint leur donner leur repas, interrompant leur monotonie et leur réflexion. Ils durent encore attendre deux autres heures avant que Sam et John reviennent, juste avant la tombée de la nuit. Sam et John étaient suivis par deux hommes portant chacun deux sacs. Sam avait elle-même pensé à prendre des vêtements de tout le monde. Mitchell lui expliqua dès son arrivée le problème qu'il avait eu avec les radios.

--'C'est étrange car John et moi, nous avons communiqué sans problème quand il partait à l'extérieur pour se dégourdir les jambes et cela marchait parfaitement', dit Sam.

--'La cité doit alors bloquer le signal', proposa Mitchell.

--'Peut-être', dit Sam en sortant son pc portable.

Elle était déjà en pleine concentration. Elle se connecta

--'Je l'ai prit pour repérer des signaux énergétique anormalement haut sur cette planète', ajouta Sam, ' et dans ces sacs, il y a quelques vêtements pour nous mais aussi pour Angéla, elle pourrait en avoir besoin', en interrogeant du regard Mitchell.

--'Tu as parfaitement raison, on l'a bien vu, rassures toi. Ils s'occupent d'elle. Je les donnerai à Astyan ou peut-être plutôt à Shola', dit Mitchell pensif.

A quelques mètres de leur suite, à un niveau plus bas, Castiel et ses compagnons étaient toujours penchés sur le cas Angéla.

--'Je n'y arrive pas', dit Astyan désespéré.

Son cri de détresse raisonna dans toute la grotte.

--'Calme toi', dit Uriel,' Viens par là, repose toi un peu'.

Uriel le prit par l'épaule pour l'encourager et le réconforter.

--'Je crois que c'est une mauvaise idée que je sois là, j'en suis incapable et ça on le sait tous'.

--'Justement, c'est une excellente idée', réfuta Castiel derrière lui,' tu l'as déjà aidé sur place, c'est plus facile si c'est toi qui reprend le contact avec elle. Nous, on a déjà essayé sans succès et puis c'est une bonne raison et le meilleur moyen de leur fermer leur clapet aux autres'.

--'Oui peut être mais je ne sais même pas comment j'ai fait là-bas, c'était instinctif', dit Astyan.

--'Car tu l'as dans le sang', ajouta Castiel d'une voix confiante.

--'Et puis, on utilise peut-être pas la bonne méthode tout simplement', dit Uriel songeur', cette jeune femme est complexe, et je pense avoir trouvé comment l'atteindre…regardes, tu devrais te focaliser sur la plus faible signature de l'électro-encéphalogramme. Je pense que cela peut être son point de faiblesse. Concentres-toi dessus, sur ce signal uniquement', indiqua Uriel.

--'Tu es sûre de toi ?', demanda Astyan, lisant les paramètres.

--'Je ne peux pas être sûre à 100%, car je suis dans l'inconnu avec ce patient. Nous sommes dans l'inconnu. Elle est trop différente. Son esprit est fort. Nous n'avons jamais imaginé pareil chose auparavant. Je ne m'attendais pas à ça. Mais on peut toujours tenter'.

--'Tu as raison, il faut tenter et il faut qu'on y arrive…', soupira Astyan.

--'Je vois ce que tu veux dire…on fait le maximum', dit Castiel', en tout cas tout ce qu'on peut faire pour les aider'.

--'Et on y arrive même pas', chuchota Astyan.

--'Pour l'instant. Ne baisse pas les bras aussi vite. Tu sais bien que rien nous résiste bien longtemps. Patience, laisse nous du temps', dit Castiel.

--'On y retourne', encouragea Uriel.

--'Ouais', soupira Astyan dépité', mais je me demande pourquoi je suis encore là'.

Uriel et Castiel s'échangèrent des regards amusés et pleins de sous-entendus. Astyan ne remarqua même pas leur attitude, il était déjà plongé dans une profonde concentration et intense. Il pose ses mains avec délicatesse une par une sur les tempes de la tête de la jeune femme étendue devant lui. Ecartant soigneusement ces mèches bleues de son front, il se pencha. Leurs lèvres auraient presque pu se toucher. Il chuchota le nom de la jeune femme dans un murmure presque inaudible : Angéla…il le répéta plus précisément une seconde fois, plus clairement aussi mais toujours doucement. Au bout de la troisième, il se tut, sa respiration devînt très lente. Il y était enfin. Sa respiration s'était naturellement calée sur celle de la jeune femme, leurs cœurs battaient maintenant à l'unisson comme un tambour de guerre…Pompom…POm…pom-pompom…

Il ouvrit les yeux mentalement. Tout était blanc, l'aveuglant. Il dut les refermer pour soulager la douleur perçante causée par la lumière trop vive. Il les rouvrit cette fois-ci plus lentement sans se précipiter afin de s'habituer à la luminosité et aux paysages. Peu à peu, il distingua des éléments de plus en plus précis et nets. Il entra alors dans le monde intérieur d'Angéla. Le vent se leva, ébouriffant ces cheveux déjà mal coiffés. C'était un vent violent et agressif. Astyan ne pouvait garder les yeux grands-ouverts, ils lui piquaient trop et le vent le faisait pleurer. Il essaya d'observer le paysage à travers la tempête sans grand succès. Le monde était chaotique, des zones de ténèbres déchiraient la toile, aspirant quelques éléments du décor, comme des plantes. Puis il aperçut sur sa droite, une oasis qui ne semblait pas atteinte par la destruction. Elle semblait au contraire paisible, à part, étranger aux chaos. Il s'en approcha lentement avec prudence, évitant les zones de ténèbres. Des cris de colère et de douleur déchiraient le silence et lui parvenaient en échos. Il redoubla sa vigilance. Peu à peu, l'oasis s'agrandissait à vue d'œil en s'y approchant. L'oasis était très fleurie presque sauvage, elle était composée surtout d'arbustes épineux et de ronces. Elle était de petite taille par rapport à l'étendu désertique qui l'entourait, elle devait faire au maximum 10 mètre de large, créant une barrière naturelle face au désert. En s'y approchant de plus près, Astyan remarqua que la végétation formait un milieu clos comme un petit cocon de protection. Il essaya de trouver une entrée ou une fissure mais n'en trouva pas. L'oasis était hermétiquement inaccessible. Le vent s'agitait de plus en plus autour de lui, des morceaux de plus en plus importants et grands disparaissaient devant ses yeux sans qu'il puisse intervenir. Des ombres noirs menaçantes semblaient voler dans sa direction et fondre sur lui. Ses poils sur sa nuque se redressèrent face à cette menace : il était en grand danger. Astyan sentit qu'il se passait ici des choses pas claires et affreuses. Il força un passage dans la barrière naturelle pour échapper à cette ombre. Il se piqua les mains avec les épines et de déchira les vêtements à cause des ronces qui s'y accrochaient comme pour l'empêcher de passer. Il ignora la douleur et les écorchures sur sa peau voulant échapper à la menace grandissante à tout prix. Après tout, il était dans l'irréel pourtant la peur était présente et pressante. Rien ne pouvait le toucher, en théorie. Il réussit à franchir la barrière récalcitrante, et se méfia de son environnement. Il se hâta pour se mettre à l'abri avant de laisser un dernier coup d'œil sur la percé qu'il avait créé pour franchir les arbustes. Le trou qu'il avait fermé se refermarapidement.

--'Qui êtes vous ?'

Astyan localisa la voix. Et c'est là qu'il la vit, recroquevillée sur elle-même, regardant l'horizon, le regard perdu. Il y avait un grand arbre au milieu de l'oasis où était appuyée Angéla.

--'Qui êtes vous ?', répéta la jeune femme sans le regarder.

Son attention semblait diriger autre part.

Astyan s'avança lentement vers elle pour mieux la regarder.

--'Je suis Astyan, je suis…guérisseur'.

Ce mot sonnait juste à présent dans sa bouche et raisonnait étrangement dans son esprit. Et il savait que c'était vrai pour la première fois depuis longtemps, depuis le dernier accident.

--'Je n'ai pas besoin de vous'.

La jeune femme montra son corps intact.

--'je suis Astyan, le guérisseur', répéta Astyan plus pour lui-même.

--'C'est bon ! j'ai assez entendu, je ne suis pas sourde'.

Elle tourna enfin son visage vers lui, si serein et si splendide. Il décida de commencer la thérapie tout de suite avec des questions simples.

--'Qui êtes vous ?', dit Astyan doucement pour ne pas l'offenser.

--'Vous le savez très bien, vous m'avez appelé et je suis là. Enfin plutôt vous êtes là'.

--'Dites le', insista Astyan content qu'elle réagisse.

--'Angéla Calling, le général Angéla Calling, soldat à votre service', dit la jeune femme d'un ton sûr et dur', et vous n'êtes pas guérisseur'.

--'Si', dit Astyan étonné.

--'Pas avant aujourd'hui en tout cas, vos vêtements sont trop propres, pas de sang…'

--'En effet', avoua Astyan,' je me suis éloigné de cette vocation. Et j'appartiens aussi à une famille noble, d'où mes vêtements. Je suis ce que vous qualifierez peut être un prince'.

--'Prince ? Chez moi, les rois sont en générale décapités, guillotinés, enfin…Crouic', passant un doigt sur sa gorge pour mimer le geste.

--'Oh alors j'espère que vous ne me couperez pas la tête', dit Astyan avec humour.

--'Je n'ai jamais fait ça. Que me voulez vous ? Pourquoi m'avoir appelé ?'

--'Pour vous sortir de là', comme si c'était évident.

--'Et si je n'ai pas envie'.

Astyan n'avait pas prévu cette réponse. Il n'avait jamais envisagé que l'on pouvait volontairement se mettre dans cet état.

--'Mais vous ne pouvez pas rester là !', dit Astyan étonné.

--'Pourquoi pas ! C'est plutôt pas mal ici, non ? Et puis je me suis réfugiée ici de mon plein gré. J'y suis en sécurité'.

--'Pour l'instant', regardant dehors', et vous avez besoin d'aide', montrant l'extérieur de l'oasis.

--'Oh ça ! Ce n'est rien', rigola Angéla puis plus sérieusement', la bataille est rude, très rude', soupira Angéla.

--'Battez vous !', cria Astyan en haussant la voix sans le savoir en la voyant hausser les épaules.

--'C'est ce que je fais !', dit Angéla en colère en se levant brusquement l'air menaçant.

--'En vous cachant ici !'

--'Me cacher !', dit Angéla scandalisée,' Jamais ! Non je protège le plus important, ce que je suis, les souvenirs, les sensations…mon âme est ici en sécurité. Je me bats, regardez'.

Elle montra du doigt une fenêtre dans son abri vers une direction précise. C'était ce qu'elle regardait auparavant avec intérêt. Astyan regarda dans cette direction. Le chaos avait fait de nombreux petits trous qui s'éparpillaient un peu partout. Devant lui, un dragon de couleur or se battait à côté d'un lion à la crinière bleutée et d'autres animaux. Il ne put s'empêcher de penser à la couleur des cheveux d'Angéla en regardant le lion mais son regard fut particulièrement attiré par le lézard géant.

--'La Bête !'

--'Ce sont des parcelles de moi, le lion, le dragon…'

--'Dragon ?'

--'Ouais, le lézard géant avec des ailes, aujourd'hui, il est en or. Tout doit sortir de mon imagination'.

De son imagination. Astyan se tourna vers Angéla. Pensait-elle vraiment ce qu'elle disait. Il aurait pu la prendre pour une folle s'il ne le voyait pas de ses yeux. Ces animaux se jetaient sur les ombres pour les avaler et les engloutir, le dragon par son feu refermait les brèches de la toile.

--'Mais qu'est ce qui se passe ici ?'

--'La revanche, je suppose'.

--' ???'

--'Il y a déjà eu un combat avant de ce genre. J'avais gagné la première fois, là c'est moins sûre', dit Angéla sans peur.

--'pourquoi cette…guerre ?'

--'Sans doute parce que je suis faible, très affaiblie. Cette chose réessaye de reprendre le contrôle de tout ça. Elle doit le sentir et donc en profite pour relancer l'assaut. Je suis en mauvais état, je suppose, vous n'êtes pas au bon endroit en tout cas'.

--'Pourtant, vous allez bien physiquement, en tout cas rien de grave'.

--'Ah bon !! ah c'est un problème alors… on se connait ?', dit Angéla en le dévisageant plus précisément.

--'Non', surpris par sa question.

--'Vous êtes sûre…c'est vous qui m'avez soigné, non ?'

--'Oui'.

--'Donc je vais bien. Pourquoi tout ceci alors…', dit Angéla dans ces pensées.

--'Qu'est ce qui s'est passé ?'

--'J'ai dû me réfugier ici car il y a dû se passer quelques choses d'horrible mais quoi…'

--'Rappelez-vous…'

--'Le crash !'

--'En parler, vous ferez du bien', dit Astyan pour l'encourager à se confier.

--'Je pourrai plutôt vous le montrer'.

--'Comment ?'

--'Vous êtes chez moi, tout es possible car je le veux. Je peux même faire pleuvoir des frites même si ça ne sert à rien en soit.

--'Des frites ?'

--'Laissez tomber. Prenez ma main', dit Angéla oubliant sa méfiance.

Flash back

Angéla venait d'enclencher la téléportation. Elle en avait usé ces dernières ressources pour y parvenir. Ces forces diminuaient dangereusement et il ne lui restait plus beaucoup de temps pour se téléporter elle-même, ni la volonté. Dans un dernier acte de conscience, elle décida de transférer le reste de bouclier à l'avant pour amortir au maximum le choc lors de l'impact. Peu à peu, elle perdit conscience et son esprit se mettait à l'abri. Elle se redressa sur son fauteuil de commandement pour faire face au danger comme un capitaine de son navire qui est en train de couler. Comme un capitaine coulant avec son navire, elle allait se crasher avec son avion. Son regard décidé et intense fixait droit devant elle intensément, la terre approchant dangereusement. Une larme coula sur sa joue, ne pouvant la retenir plus longtemps. L'impact était éminent. Elle se promit de ne pas bouger, ni d'avoir peur, de rester droite fière jusqu'au bout, d'affronter l'inévitable. Mais elle ne put tenir sa promesse muette. Elle leva les mains instinctivement pour se protéger le visage. Elle sentit son corps projeté en avant et se disloqué. Puis une douleur atroce. Plus rien. Le noir.

Astyan s'approchait avec son équipe avec précaution du vaisseau, les sens aux aguets. Il ordonna d'un signe de tête et de son bâton une dispersion de son équipe alors que lui-même entra seul dans l'entrée béante comme une plaie ouverte du vaisseau en fumée et en flamme. Il ignora les flammes, la chaleur et la fumée qui lui piquait les yeux. Tout ça ne pouvait pas l'atteindre. Des câbles électriques pendaient paresseusement du plafond du vaisseau. Des étincelles éclataient un peu partout. Il les ignora, il avait un seul objectif pour l'instant. Et son objectif était au fond du vaisseau, là où était le véritable danger. D'instinct, il se dirigea dans les couloirs du vaisseau. Il dégagea les débris dans sa progression, pour ne pas le gêner. Son cœur battait de plus en plus fort et vite contre sa poitrine, contrastant avec le silence morbide du vaisseau. Il déplaça donc les débris sur le côté, qui bloquaient le passage avec facilité et aussi les poutres de l'armature du vaisseau à travers le chemin. Son cœur allait exploser, il avait peur d'arriver trop tard vers son objectif, l'espoir s'envola. Il rencontra bientôt des débris qui ne provenaient pas du vaisseau : des débris de terre, de roche et de végétation arrachaient lors de l'impact sur le passage du vaisseau. Il était arrivé près de la salle de contrôle. Un début d'incendie naquit. D'un geste négligeant de la main, il étouffa le feu. Le feu essaya de résister, mais Astyan insista du regard. Le feu disparut comme par magie et comme un enfant pris en faute. Il soupira. Puis du bout de son bâton, il se fit un passage dans la salle de contrôle. il regarda avec plus attention la salle. Le sceau sur le sol était toujours allumé, toujours intact. Il s'agenouilla et le caressa du bout de ses doigts. Son regard fut soudain attiré par une masse sombre près de la baie vitrée maintenant fissurée à certain endroit. Il s'appuya sur son bâton pour se relever, sa pierre à l'extrémité s'alluma. Il remarqua que la vitre avait tout de même assez bien résisté au choc de l'impact. Seul, un impact circulaire la parcourait. Il s'approcha prudemment de la masse allongée sur le sol. C'était un humain. Il retourna le corps doucement. Il avait devant lui, une jeune femme avec une blessure à la tête. Astyan regarda à nouveau la baie vitrée. Elle s'était cognée la tête violemment contre la vitre, déjà fragilisée par l'impact. Un mince filée de sang s'échappait de sa bouche. Il colla son oreille contre la bouche de la jeune femme : elle respirait. Certes, sa respiration était faible fuyante et irrégulière mais c'était déjà ça, elle était vivante. L'espoir refit surface.

Le noir. Plus aucune sensation. Je ne ressens plus rien. Je revins à moi avec difficultés tellement mes pensées se dispersaient. Avec effort, j'ouvris les yeux mais la lumière m'aveugla, et une douleur atroce traversa mon crâne déjà endolori. Je clignotai les yeux pour m'habituer. Je regrettai tout de suite, la douleur était partout, jusqu'aux racines de mes cheveux.

--'Ne vous inquiétez pas, je m'occupe de vous', dit une voix qui paraissait loin.

Si loin. J'essaye de lui parler pour lui répondre mais aucun son ne sortit. Un liquide envahit sa bouche et ce n'était pas de la salive…Beurk…C'était ferreux. Avec horreur, je compris que c'était du sang, mon propre du sang. Mais d'où venait-il ? Le goût du sang me dégouta. Je tentai de bouger mais rien ne m'obéit. Aïe. La douleur devint de plus en plus atroce, je ne pourrai pas la supporter encore longtemps. Je me réfugiai donc dans mon moi et l'accueillit avec reconnaissance.

Il passa une main au niveau de son sœur pour percevoir ses battements. Ils étaient réguliers et faibles. Il commença à inspecter les autres constantes et l'état de ces organes. Elle se réveilla en siffoquant et il sursauta par surprise. Elle tentait d'ouvrir les yeux. Il put voir ces yeux si magnifiques pendant une courte seconde.

--'Ne vous inquiétez pas, je m'occupe de vous'.

Il sonda attentivement tout son corps en imprégnant sa conscience dans la circulation sanguine de sa patiente. Son esprit passa d'une aorte aux artères puis artérioles jusqu'aux plus petits vaisseaux sanguins. Elle saignait de partout : hémorragie interne. Il s'ordonna de se calmer, il savait qu'il pouvait encore la sauver. Il dirigea le globule rouge dont il avait pris le contrôle vers les brèches. Il ordonna aux plaquettes sanguines de former des caillots pour stopper les hémorragies. Pour combler les brèches. Puis il s'occupa de ses fractures. Elle avait des côtes flottantes qui avaient perforées un de ses poumons. Il passa donc d'un globule rouge à un ostéocyte puis un ostéoblaste. Car il devait détruire de la masse osseuse avant de la reformer correctement afin de réparer les fractures. L'os de reformait doucement.

Il agit avec facilité et habilité. Le corps de sa patiente coopéra bien avec lui et accepta son aide.

Je sentis tout de suite l'intrus comme une infection bactérienne. Mais je ne réagis pas à cette attaque, trop faible et bizarrement, cette présence me faisait du bien, elle atténuait la douleur. Même si je ne la sentais plus où j'étais. Et puis en plus, j'avais d'autres chats à fouetter et n'avais pas la force de le rejeter de mon organisme. Ce serait une partie de cache-cache trop difficile pour moi.

Car fatiguée et heureuse de rentrer dans mon jardin intime, je fus immédiatement attaquée comme un coup de poing dans le nez sans que je puisse réagir. Ce même nez qui saignait maintenant. Aïe !

Le vent se leva brusquement. L'atmosphère changea brutalement. Je me retrouve non pas dans une forêt luxuriante mais un désert chaotique. Un arbre encore jeune fut déraciné. Oh non ! Pas ça !

Car ce que je vis au loin, ne me plut pas du tout. En effet, je vis au loin, un nuage noir s'approchant dangereusement de moi. Pas encore ! Je ne réagis pas tout de suite à cette attaque. C'est toujours comme ça. Et oui ça n'arrive pas que dans les films d'épouvantes où la femme blonde reste plantée là à crier alors que son assaillant l'attaque pour la tuer ou lorsqu'une voiture fonce vers elle.

Mais moi tout de même je réagis et je ne crie pas. Certes à retardement mais je réagis. Ouf je ne suis pas blonde mais…quoi déjà…bleu ! Ouille ! Je me mis à sprinter. Je suis sûre que j'aurai pu gagner aux J-O, sans m'en vanter. C'est fou que dans ces moments là, on se surpasse. Mais malheureusement, cela provoqua aussi l'accélération du nuage maléfique. A l'aide ! Une forme rouge se rua vers moi. Je me couchai juste à temps pour l'éviter. Coucher est un faible mot mais plutôt plongea. Ouch ! je regardai en arrière, tout en me relevant. Mauvaise idée, je trébuchai à nouveau mais réussis tout de même à me lever. Vue mon état, faire deux choses en même temps relève du miracle. Face à l'affront, se tenait mon ami le vieux dragon. Il se dirigea vers le nuage lentement comme s'il jugeai son ennemi avec soin et sans importance, tandis que moi, je reprenais ma course pour aller où…je me rappelle plus mais je courrai tout de même, mettant ainsi une plus grande distances entre le nuage et mes fesses. Je regardais tout de même de temps en temps en arrière par curiosité et contempler la situation. Malheur à moi, la curiosité est un vilain défaut. J'ai déjà dit ça à quelqu'un récemment…ah oui à Vala, je me souviens. Donc à cause de cette foutue curiosité, je trébuchai rudement au sol, voulant jeter ce regard fatidique pour moi. Je trébuchai à cause de…d'une tortue ! Mais qu'est ce qu'elle fait là bon sang !

--'Bah j'aide moi aussi, bêta !', répondit la tortue.

--'Euh, toi aidez'.

Je rigolai, non j'explosai de rire tandis que la fameuse tortue me fusillait du regard. Aïe mauvaise idée. J'ai des côtes cassées.

--'Aidez le dragon', ajouta la tortue avant de reprendre sa route à une vitesse de croisière, c'est-à-dire très lente. Avant de lâcher :

--'Ah c'est humain !'

On aurai même cru qu'elle avait regardé en l'air.

Pathétique, je suis aidée par une tortue.

--'Le dragon sera content, j'en suis sûre'. Je ne sais pas pourquoi je criai ça mais bon c'est fait.

Ce dernier d'ailleurs, avait arrêté sa course. Il battait plus lentement des ailes pour maintenir sa hauteur. Je me relevai lentement et avec difficulté. Je me mis à marcher cette fois-ci vers…où ?..Ah oui ! Le cœur de mon inconscient où je serai le plus en sécurité.

Les naseaux du dragon fumait, il était très en colère de cette affront. Puis il ouvrit la gueule pour hurler son mécontentement ou peut être un avertissement, va savoir. Et cracha du feu vers le nuage qui se brisa en millions d'éclats qui se mirent à grignoter le paysage. Oh non !

Je me retournai et me cognai dans un arbre. Content de te voir enfin ! Je suis enfin dans le cœur. Ça te dérange pas si je m'appuie contre toi, épuisée. C'était un platane d'Espagne. Il devait être assez vieux. Il avait subit de nombreux marcottage qui donnaient de nombreux autres clones plus petits. J'estimai son âge à 500 ans.

--'3253 ans', souffla le vent, faisant bouger les feuilles, les plus basses.

--'C'est bon, tu devrais être content je te rajeunis !'.

Je fermai les yeux et imagina alors une forteresse autour de moi pour me protéger. J'ouvre les yeux. Oooh ! J'aurai préférée des pierres ou du béton armé mais je m'en contenterai, j'imagine.

En effet, une barrière végétale s'était formée autour d'elle.

Elle s'assoupit. Elle sentit l'intrus encore en œuvre en elle. Elle frissonna car l'intrus allait dans des endroits les plus intimes où personnes d'autres avaient atteint. Il caressait chaque organe, chaque cellule, chaque particule de son être, avec son esprit. La signature de cette présence serait à jamais gravées dans ces cellules. C'est pour cela que ce même homme essaya plus tard de l'atteindre, de franchir ces barrières solides, en chuchotant son nom comme une caresse. Quand il avait essayé de reprendre contact avec elle, le vent s'était levé, l'entourant avec son nom gravé dans l'air. Ces mots avaient caressé son visage et s'étaient emmêlés dans ces cheveux. Elle accepta sa présence. Mais son attention fut vite attirée sur le front de la bataille. Une bataille qui faisait rage, qui avait déjà eu lieu deux ans plus tôt. Contrairement à la première fois, là elle savait qui l'attaquait et ce qu'il voulait. Moi ! Mais pourquoi moi ! Il veut mon corps plus exactement. Car je sais que ce que je suis en train de vivre n'est pas la lumière au fond du tunnel et si c'était le cas, c'est nul. C'est nul de mourir. Mais je sens que ce n'est pas la mort qui vient me chercher. Mais plutôt un geôlier qui cherche à m'enfermer dans des oubliettes. Je regardai par un petit trou de la barrière végétale où en était le dragon. Maintenant j'avais mobilisé non seulement le dragon et …la tortue. Quelle idée d'ailleurs franchement ! Et pas la meilleur que j'ai eu, mais aussi un lion, un loup, un faucon, une grenouille…une grenouille ? Enfin une vrai petite armée. En parlant de tortue, cette dernière était revenue dans l'abri après l'apparition des autres animaux. Une tortue qui mangeait les feuilles de mon abri…eh ! Ne mange pas tout…

Fin du Flash Back

--'Il y a eu un accident', chuchota Angéla toujours dans ses songes.

Ils étaient revenus à la réalité, leurs mains toujours en contact.

--'Oui'.

Angéla enleva brusquement sa main de la main d'Astyan, rompant ainsi le contact.

--'Un accident que vous avez provoqué', dit Angéla en colère en reculant pour s'éloigner d4Astyan.

Un vent violent se leva, faisant échos à la colère d'Angéla. Il entoura Astyan qui manquait de s'étouffer.

--'Ne vous êtes plus le bienvenu', continua Angéla.

--'Non, on essaye de réparer nos erreurs', suffoqua Astyan.

--'Comment ? pourquoi nous avoir attaqué ?'.

Le vent redoubla de violence et d'intensité.

--'En vous aidant dans un premier temps', dit Astyan en un souffle, résistant au vent qui le faisait reculer,' on s'est occupé des autres'.

--'Ils vont bien ?'.

Le vent diminua d'intensité.

--'Oui, vous vous inquiétez plus pour eux que pour vous'.

--'Pourquoi nous avoir attaqué ?', redemanda Angéla.

--'La peur, on vous a vu comme une menace, je suis vraiment désolé'.

Le vent tomba brusquement.

--'Veuillez partir, je suis épuisée. Je ne veux pas en discuter, maintenant'.

--'Je pourrai revenir plus tard ?'

--'Peut-être', se retournant vers le cœur de la bataille', si je suis encore là'.

--'Je pars seulement si j'ai votre promesse pour mon retour'.

--'Vous n'êtes pas en position d'exigez quelque chose. Faites ce que vous avez à faire…mais pourquoi vous vous intéressez à moi ?'

--'Parce ce que je vous…'

Le vent le poussa en dehors de l'abri. Il comprit qu'elle l'avait congédié. Il ferma les yeux, ignorant le combat qui faisait rage et fit le vide dans son esprit. Son corps disparut petit à petit de ce paysage chaotique.

Il se retrouva dans son corps dans la réalité. La tête toujours au dessus de celle de la jeune femme. Il observa attentivement ses traits pour se les mémoriser à jamais.

--'Je te reviendrai', chuchota Astyan.

--'As-tu réussi ?', demanda Adred juste au dessus de lui sur le balcon faisant sursauté Astyan.

--'Oui', dans un souffle.

--'Je pourrai ?', dit Adred rayonnant en s'approchant les yeux fixés sur Angéla.

--'Non', un peu durement.

--'Oh, dommage', un peu déçu.

--'Elle est farouche et elle sait', expliqua Astyan.

--'Quoi exactement ?'.

--'Que c'est nous, les coupables de leur accident'.

--'Ah !... Comment elle l'a su ?'

--'Elle nous a sentit, elle m'a sentit, je pense. Mais ceci sera un autre problème', dit Astyan tendu.

--'Elle t'a viré ?', rigola Adred pour changer de conversation.

--'Oui', avoua Astyan moins tendu.

--'Elle a du caractère, c'est sûr. Je ne te comprends pas. Toutes les femmes de la cité voudraient que tu leur ouvres ta porte et la seule que tu veux voir t'ouvrir sa porte, te la claque au nez. Tu me surprendras toujours, mon frère. Tu sais aussi que tu peux avoir toutes les femmes que tu veux ?'

--'Je ne vois pas de quoi tu parles'.

--'Ne me mens pas, je ne suis pas aveugle, mais bon on veut toujours avoir ce que l'on peut obtenir', dit Adred pensif,' en tout cas je l'aime bien si elle t'a foutu dehors comme une vielle chaussette, je crois que c'est l'une des expressions de nos amis', expliqua Adred voyant l'air interrogateur de son frère.

--'Laisse moi me reposer, veux-tu ? Tu me fatigues', supplia Astyan.

--'Ok comme tu le voudras mais je ne te lâcherai pas ni Shola d'ailleurs', finit Adred avant de se retourner dans le tunnel de sortie, amusé, presque en sautillant.

Astyan soupira, son frère le taquinait beaucoup trop à son goût ces derniers temps. Il regarda les données qu'Uriel lui avait obtenues auparavant. Les constantes étaient stables. Castiel avait bien replacé les côtes de la jeune femme. Tous les organes étaient à nouveau irrigués par le sang. Castiel trouvait un peu alarmant les données sur le foie et les reins mais Astyan les trouvait normaux vue les conditions et les traumatismes que le corps avait subit et supporté. Il s'installa dans un coin de la grotte où il pourrait observer Angéla à loisir, pour étudier les signatures électriques du cerveau de celle-ci.

Deux jours se passèrent dans la même routine pour l'équipe SG1. Sam allait quotidiennement au vaisseau toujours accompagnée. Le reste de l'équipe passait son temps à rechercher des indices alors que Daniel avait réquisitionné les archives de la cité. En effet, Shola lui avait montré ces archives et l'avait présenté aux personnes qui s'en occupaient. Les archives étaient tenues par deux personnes. L'une était une femme assez âgée, l'autre était un apprenti d'à peine 13 ans. Malgré leur écart d'âge, elles s'entendaient à merveille, même parfaitement pour leur passion commune. Daniel et O'Neill n'avaient plus été invités au Conseil au désarroi de Daniel et pour le plus grand plaisir de Jack, qui détestait ces personnes de la haute société comme il aimait le répéter souvent.

Shola marchait rêveusement mais avec une bonne cadence dans un souterrain. Elle avait enfin prise sa décision d'aller faire un tour dans la grotte, qui servait d'hôpital pour les grands malades. Elle était suivie par deux de ses sœurs inquisitrices, qui étaient aussi ses gardes du corps et ses assistantes. Elle finit par atteindre le bout de tunnel, toujours plongée dans ses pensées où la lumière bleutée et agréable l'accueillit. En effet, des personnes avaient placé ces flammes bleues particulières qui éclairaient très bien le milieu sans en aveuglé les occupants. Elle sortit de sa transe à l'entrée de la grotte. Son regard se dirigea directement sur la jeune femme endormie, l'air apaisé. Une femme, une aide soignante s'en occupait soigneusement et avec délicatesse.

--'Mère inquisitrice', salua cette dernière.

--'Steela, sois béni', répondit Shola s'approchant du lit occupé en descendant les escaliers avec grâce.

--'Je vais vous laisser…', en s'inclinant légèrement.

Mais Shola ne l'entendit pas, ni ne la vit s'éclipser. Les deux autres inquisitrices s'éclipsèrent aussi discrètement dans l'ombre du tunnel de la grotte, pour ne pas la déranger, laissant seule Shola, mère inquisitrice dans ses méditations. Shola remarqua que l'aide soignante venait de nettoyer les plaies et de changer les pansements. Maintenant, Angéla ne portait plus ses vêtements mais était nue sous un drap posée simplement sur son corps. Shola s'approcha de ses vêtements pour les toucher et les sentir. sentir le doux parfum de la jeune femme. Elle ne fut pas étonnée de voir un pantalon parmi ces vêtements. Pour un soldat, c'était normal car c'était plus pratique. Shola caressa les vêtements, les tissus étaient tout de même doux. Shola imaginait la jeune femme, portant une longue robe blanche, fraîche. Elle reporta son attention sur Angéla, allongée paisiblement. Le drap blanc contrastait avec les cheveux foncés de la jeune femme. Avec ce drap, elle paraissait encore plus pâle qu'auparavant. Shola s'en approcha de plus près, ses doigts chassèrent une mèche rebelle qui tombait sur le front d'Angéla. Puis elle caressa la joue de la jeune femme où un bleu avait apparu depuis la dernière fois où Shola l'avait vu. Elle ne l'avait jamais vu de si près, elle était fascinée par rapport au visage parfait d'Angéla. Puis ces doigts continuèrent leur course au niveau du cou puis de l'épaule droite. Ces courbes étaient aussi parfaites. Angéla était musclée sans paraître vulgaire. Elle s'attarda sur le pansement propre au niveau de l'épaule. Elle poursuivit sa course au niveau de l'avant bras jusqu'à la main. Elle lui prit la main. Elle était gelée. Elle la reposa délicatement puis elle s'approcha de son oreille pour lui murmurer :

--'Qu'est ce qui ne va pas chez toi ? qu'est ce qui te tracasse autant ? Mais tout va aller bien maintenant qu'on est là', en lui caressant les cheveux d'une main.

De l'autre, elle caressa à nouveau le bras dans le sens inverse.

--'On fera tout pour que tu ailles mieux, le plus rapidement possible', continua Shola.

--'Qu'est ce que tu fais là ?', dit une voix brusque derrière elle.

--'Je viens prendre des nouvelles de ta patiente et voir vos progrès, Astyan'.

--'Tu ne pourras pas l'aider…'

--'Je sais, je sais…Dis moi plutôt, n'a-t-elle pas froid dans cette tenue, elle a la main gelée'.

--'Non pourquoi sa tenue te gène ?'

--'Tu veux dire son absence de vêtements. Non, mon cher, au contraire, son corps est si parfait…', regardant à nouveau le corps avec envie.

--'Si tu pouvais arrêter de faire ça ?'

--'Quoi ?'

--'De la regarder comme tu le fais, ce regard de convoitise', dit Astyan.

--'Est-ce de la jalousie, Astyan ?'

--'Jalousie ? Non ! mais je te préviens, elle aime les hommes'.

--'Rien n'est gravé à jamais dans la pierre'.

--'Si tu le dis. Laisses moi maintenant. Je dois faire mon travail'.

--'Je vois que tu travailles dur pour elle, c'est bien que tu aies repris goût. Tu y retournes ?'

--'Oui '.

--'Très bien', dit Shola frôlant le corps d'Angéla de ses doigts. Elle lui chuchota à bientôt.

--'Arrêtes ça, Shola'.

--'Pourquoi ça te donne envie ou t'es jaloux que moi j'ose le faire'.

--'Grrr…', grogna Astyan,' respectes au moins son corps, c'est tout ce qui lui reste'.

--'Pour l'instant'.

--'Certes'.

--'Désolé si je t'ai blessé, je ne voulais pas non plus l'offenser', dit Shola avec sincérité', tu penses que tu vas réussir ?'

--'Elle ne veut pas revenir', dit Astyan l'air navré.

--'Mais pourquoi ?', dit Shola étonnée.

--'Je ne sais pas vraiment c'est raison…mais il n'y a pas que ça comme problème. Son esprit se fait détruire. Quelque chose l'attaque.'

--'Très intéressant', songeuse.

--'Je ne trouve pas'.

--'On devrait peut être laissé faire, c'est peut être ce qu'on a détecté au départ…'

--'Hors de question. Elle se bat et je pense qu'aucun ne survivra, si elle perd, en tout cas elle fera tout pour ne pas être effacée'.

--'D'autres problèmes ?'

--'Elle sait', dit Astyan inquiet.

--'Ils le savent qui on est et c'est qu'une question de temps avant…'

--'Non, je ne parle pas de ça même si ceci est un problème aussi mais ce que je veux dire c'est qu'elle sait ce qu'on a fait'.

--'Ils ont des doutes eux aussi'.

--'Oui mais elle en est sûre et elle est furax'.

--'Ah…Cela peut-il être un problème pour son retour, pour son rétablissement ?'

--'Peut être'.

--'Seul toi peut la convaincre et tu dois utiliser tous les moyens, même si elle pense qu'on est une menace pour elle, ou même pour eux', conseilla Shola.

--'Même le mensonge'.

--'Evites si tu le peux car une femme en colère est redoutable', ria Shola,' mais tu peux essayer les demi-vérités ou même la séduire, ce qui ne sera pas difficile, vue les sentiments que tu éprouves'.

--'Pour qu'elle soit à moitié en colère et peut-être que toi tu voudrais bien essayer de la séduire à ma place', ajouta Astyan.

--'Ce n'est pas ce que je veux. Ce qui est important dans un premier temps c'est ce qu'elle veut et qui elle veut pour l'aider. Et apparemment elle veut toi'.

--'Oui car c'est moi qui l'ai touché en premier dans le vaisseau et qu'elle a accepté mon contact, c'est tout', soupira Astyan.

--'et elle t'a reconnu bien avant ça on dirait car si elle sait que c'est nous les coupables, elle t'a senti. Et nous ?', demanda Shola.

--'Je ne sais pas', avoua Astyan.

--'Je pourrai alors peut être intervenir si elle ne me reconnait pas, comme des intervenants dans ce désastre', pensa Shola', mais elle ne veut pas pour l'instant, je sais…Fais ce que tu as à faire pour qu'elle s'en sorte. Aie confiance en toi, tu seras trouvé les bons mots pour la convaincre, écoute ton instinct ou ton cœur'.

Puis elle se retourna, faisant voltiger sa cape protégeant ces épaules. Ces deux sœurs inquisitrices la rejoignirent avant de partir en silence. Astyan regarda sa sœur disparaitre avec inquiétude. Il était troublé par le comportement de sa sœur. Il connaissait les goûts de sa sœur. Il n'avait jamais pu s'imaginer qu'elle ait pu être attirée par Angéla, s'en était presque maternelle. Cela se voyait dans son regard mais aussi ses gestes. Shola ne semblait même pas gênée par ces nouveaux sentiment, ni par la rivalité qu'il représentait pour elle. En effet, deux personnes étaient attirées par cette belle inconnue, une attirance irrésistible. Et ce nouveau sentiment leur était complètement nouveau, inconnu jusque là. Ils avaient les mêmes goûts et cela l'effrayait. Mais il se sentait tout de même privilégié d'être le seul à rentrer en contact avec l'esprit de l'inconnue. Il la regarda longuement, il aimait la contempler dans son sommeil ou plutôt dans le coma. Elle semblait si paisible alors que derrière cette façade se cachait une personne explosive, pleines d'énergies. Il pourrait la regarder ainsi pendant une éternité mais elle n'avait pas toute l'éternité devant elle. Puis avec douceur, il posa ses doigts sur les tempes de la jeune femme et approcha sa tête de la sienne à quelques millimètres. Il pouvait sentir son souffle chaud. Il murmura son nom, encore et encore avec de l'envie jusqu'à qu'ils soient en symbiose parfaite.

Quand il rouvrit les yeux, il se retrouva dans le désert si familier. Le soleil était maintenant caché par des nuages noirs. Ils ne provenaient pas d'une tempête naturelle. Le ciel semblait figer, attendant que quelque chose se passe. Il chercha l'oasis qui semblait encore intact au loin. Il se dirigea sans méfiance vers celle-ci. Alors qu'il marchait, il remarqua que le sol commençait à se craqueler à certains endroits, comme s'il avait subit une sécheresse intense. Les craquelures paraissaient profondes et s'élargissaient de plus en plus. Il s'en inquiéta car si le sol se fissurait comme une banquise en saison d'été, ce serait catastrophique car le sol ne serait plus stable et cela voulait dire que le temps pressait. Il comprit alors l'urgence de la situation, il devait l'aider vite avant qu'il en soit trop tard et que les marques causées soient irréversibles. Il ne s'était même pas aperçu qu'il était déjà arrivé devant la barrière végétale tellement que son esprit était occupé à établir des stratégies pour convaincre Angéla. Il prit une bouffée d'air puis se décida à se frayer un passage. Un trou se forma plus facilement que la première fois soit parce que la barrière se fragilisait à cause du combat rude qui se déroulait soit parce qu'Angéla l'avait reconnu, lui facilitant son arrivée.

Une fois passé, Astyan chercha immédiatement du regard Angéla. L'intérieur avait changé depuis sa dernière visite. L'arbre et ses clones étaient toujours là, dressés et si puissants. Maintenant, il y avait d'énormes rochers, des grés de sables tassées. Une tortue dans un coin mangeait des feuilles tombées de platane. Il ne l'avait pas remarqué la première fois. Elle semblait le fixer avec reproche, le mettant mal à l'aise. Angéla était assise sur un bloc de gré, en face d'un plus petit où quelque chose brillait. Il ne put distinguer avec précision l'objet en question car une aura blanche l'entourait l'aveuglant. Ne sachant pas quoi dire pour montrer sa présence, il toussa.

--'Je suis de retour', voyant qu'elle ne réagissait pas.

--'Hum, je sais, je ne suis pas aveugle non plus'.

Les buissons composant la barrière tremblaient brutalement par moment comme s'ils devaient faire face à un affront et s'agitaient à s'en déraciner mais tenaient toujours bon.

--'Il faut qu'on s'en aille', dit Astyan avec urgence, la pressant.

Mais elle ne l'écoutait pas, son regard était perdu au loin, sans peur.

--'Que me voulez vous ?', dit Angéla. Pourquoi cet homme s'acharnait-il sur elle ?

--'Vous aidez, il faut que vous venez avec moi', en lui tendant la main.

--'Je ne veux pas', ignorant sa main.

Elle descendit de son rocher souplement. Ses vêtements étaient déchirés par endroit. Elle n'avait pas l'air blessée, pas encore.

--'Que vous est-il arrivé ?'

--'Je me suis battue mais aussi, je me repose juste un peu. Je reprends mon souffle'.

--'Vous ne pouvez pas continuer comme ça !'

Elle tourna la tête vers lui. Il se noya dans son regard. Il put enfin observer son visage. Il était ridé, les veines sur ses tempes ressortaient sous l'effort de la concentration.

--'vous ne tiendrez pas longtemps dans cette situation', supplia Astyan.

--'Que me proposez-vous d'autres ? Abandonnée ?', l'air distraite.

--'Laissez moi vous aider', soupira Astyan,'même si je sais que vous me faites pas totalement confiance. Mais croyez moi, je ne veux que votre bien. Venez plutôt dans mon esprit, on y sera plus en sécurité et vous vous reposerez'.

--'Je ne sais pas si c'est une bonne idée que je m'éloigne…'

--'Ce n'est que temporaire, c'est juste pour parler dans le calme, loin de tout ça. Vous n'êtes pas tranquille et ne pouvez pas avoir une discussion sérieuse dans ces conditions', en lui tendant la main.

Après une courte hésitation, elle l'a prit. A ce contact, elle frissonna. Une lueur blanche envahit le corps d'Astyan puis le sien les entourant et ils disparurent. Ils se retrouvèrent dans un magnifique jardin fleurit et lumineux. Tout avait changé le décor, l'atmosphère mais aussi ses vêtements. Une fontaine représentant un cygne en plein vol crachait de l'eau pure et claire. Angéla portait des vêtements qui lui étaient étrangers, d'une autre époque. Elle portait maintenant une longue robe rose pastelle largement ouverte dans le dos laissant apparaître ses tatouages, mais aussi ouverte sur le devant ainsi que sur les côtés en deux larges fentes laissant apparaître ces jambes musclées. Angéla regarda avec surprise ses nouveaux tatouages sur ces bras et avec curiosité. C'étaient des formes géométriques telles que des losanges, des demi-cercles... Puis elle remarqua avec horreur sa tenue. Le tissu était doux et fluide, comme si du liquide coulait le long de son corps. La robe laissait à vue un peu trop sa nudité à son goût. Des papillons volaient autour d'elle et s'accrochaient dans ses cheveux détachés et emmêlés. Astyan voyant son embarra…

--'Désolé si cela ne vous plait pas mais vous êtes chez moi et je trouve que vous êtes mieux dans cette robe'.

--'Vous n'avez aucun droit de …', dit Angéla outragée et en colère, essayant de cacher sa nudité du mieux qu'elle put.

Astyan prit sa rage en pleine face mais ne se démonta pas.

--'Cela ne vous plait vraiment pas ?', dit Astyan qui l'a trouvé plutôt jolie.

--'Non', cria Angéla.

--'Cela vous va à merveille', dit Astyan ne comprenant pas sa colère.

--'Et ça aussi c'est vous ? c'est gribouillis !', montrant ses tatouages au niveau de son poignet.

--'Non', murmura Astyan inquiet.

Il lui prit le poignet pour les observer en détail, l'air soucieux. Mais elle lui retira brusquement comme s'il l'avait brûlé.

--'Je veux retrouver mes vêtements', s'éloignant de lui en colère et en croisant les bras sur sa poitrine.

Il put voir son large décolleté dans son dos de sa robe et il eut du mal à en détacher le regard.

--'Reposez vous plutôt', dit Astyan d'une voix douce.

En effet, Angéla sentait peu à peu ses yeux se fermer malgré elle. Elle essaya de résister sans succès. Elle se laissa donc aller et son corps devient tout mou. Astyan s'approcha d'elle délicatement, la prit dans ses bras alors qu'elle s'endormait paisiblement. Sa tête tomba sur ses épaules. Il attrapa ses jambes et il la porta soigneusement vers un lit végétal de pétale de fleurs jaunes. Il la posa avec soin dans ce lit naturel aux milles senteurs. Puis il attendit patiemment, il caressa les cheveux d'Angéla en rythme, au même rythme que son cœur, tout en la regardant le regard perdu. Une heure après, elle se réveilla enfin interrompant ce moment magique et en suspension. Quand elle ouvrit les yeux, elle vit Astyan allongé près d'elle à une distance raisonnable d'elle, la regardant en souriant, rayonnant de bonheur.

--'Je suis assoupis depuis longtemps ?', tandis qu'elle se réorientait.

--'Non. Une heure à peine. Vous êtes si belle et rayonnante quand vous dormez, que je n'osais pas vous réveiller'.

--'Euh…je ferai mieux d'y aller…je me suis absentée assez longtemps', un peu gêné du compliment.

Elle se commença à se lever mal à l'aise, par le regard d'Astyan.

--'Comme vous voulez', dit Astyan lui tendant la main.

Il ne pouvait pas la retenir éternellement, en plus il ne voulait pas la contrariée. Il l'aida à se lever complètement, l'attirant contre lui, accentuant encore plus le mal être d'Angéla. Puis une lueur blanche et intense les entoura à nouveau et ils se retrouvèrent dans l'abri d'Angéla. Elle avait retrouvé ses vêtements à son grand soulagement. Astyan le remarqua et en sourit.

--'Ce sera tout pour aujourd'hui', dit Angéla, défroissant ses vêtements qui n'avaient aucun plis,' il faut que j'y retourne, je me suis absentée trop longtemps à mon goût'.

A ces mots, Astyan se sentit rejeter en arrière et il se retrouva dans son corps dans la grotte sans qu'il puisse résister, ni lui dire au revoir. Angéla n'aimait pas quand Astyan lui rendait visite dans son monde. Elle se sentait mise à nue devant ce bel inconnu. Dans un monde que très peu de personne avait eu accès. En plus, elle avait l'impression qu'il prenait plaisir de venir dans son monde. Car quand il partait, elle entendait toujours ces questions muettes sur son retour. Et il sous-entendait souvent que le plus tôt serait le mieux. Elle frissonna quand le vent s'engouffra dans ces cheveux détachés. Elle les attacha avec une lanière en cuir pour pas qu'ils lui gênent. Elle frissonna comme elle l'avait fait quand elle lui avait pris la main. Encore quand elle s'était retrouvée dans cette robe soyeuse et aussi quand il la caressait du regard, ne cachant pas son désir. Ce désir était effrayant car ils pouvaient s'y noyer. Elle frissonna. Plus à cause d'Astyan mais à cause de ce qu'il allait se passer. Elle tendit sa main sur le côté par habitude, une double lame apparut.

--'A nous deux maintenant'.

Puis elle s'avança vers la barrière végétale qui s'écarta d'elle-même la laissant passer pour s'engouffrer dans les ténèbres à corps perdu.

Astyan avait encore le cœur qui battait la chamade après l'avoir quitté. Il l'avait sentie confuse, un peu perdu et mal à l'aise. Il avait tellement savouré ce moment, elle, allongée, assoupie à ces côtés dans cette robe laissant apparaître ces courbes souples, plastiques et musclées. Il alla se reposer un peu alors que ses pensées s'affolaient, laissant libre court à son imagination.

Shona revient dans la grotte, seule cette fois-ci. Elle vérifia si elle était bien seule. Il y avait personne. Les lumières bleues avaient baissé d'intensité. Elle s'approcha du corps vers la tête. Puis appuya ses doigts sur les tempes d'Angéla. Elle ferma les yeux et essaya de rentrer dans le monde de la jeune femme. Elle arriva directement dans l'abri. Elle était invisible aux yeux d'Angéla. Cette dernière était debout sur un rocher, les poings serrés. Le vent faisait voler ses beaux cheveux. Shola l'admira quelques instants. Elle était si belle comme une statue grecque, là immobile. Soudain, Angéla tourna sa tête dans la direction de Shola, ces yeux étaient vides, blancs. Elle avait repéré l'intrus. L'intrus fut effrayé par ses yeux laiteux qui cherchaient l'étranger sans le voir. Shola recula vivement. Elle n'était pas la bienvenue. Elle le comprit et s'éclipsa en arrière plan. Elle sourit tout de même car elle n'avait pas dit son dernier mot. Elle capta un des souvenirs d'Angéla dont elle allait pouvoir s'en servir pour prendre contact.

Angéla, sur son rocher observait la scène qui se déroulait vers l'horizon avec attention. Mais elle sentit une présence qu'elle ne voyait pas et qu'elle ne connaissait pas. Puis elle l'ignora ne se sentant pas en danger dans l'immédiat. Elle descendit de son gré et sortit de son abri. Un brouillard se leva. Un brouillard surnaturel. Elle était sur ses gardes et perçut des pas étouffés dans le sable s'approchant d'elle. Elle en chercha l'origine sur sa droite. Elle vit une ombre se formée au fur et à mesure qu'elle approchait. Les sonda les environs et ne perçut aucun danger. L'individu n'était pas un danger pour elle. Elle pensa reconnaître la silhouette d'un homme.

--'Astyan', hésita Angéla.

Mais la silhouette était légèrement plus petite et moins imposante. Elle comprit que ce n'était pas Astyan. Peu à peu, les traits de la personne devenaient plus nets.

--'Qui est-ce ?', demanda Angéla.

Mais la personne ne répondit pas mais continua sa route vers elle. Peu à peu, elle reconnut certains traits qu'elle avait cru ne jamais revoir. Et son cœur rata un battement, puis un autre car elle se trouva devant la personne qu'elle rêvait de revoir chaque nuit dans ses rêves les plus beaux.

--'Dean, c'est bien toi !', s'étrangla Angéla sous le coup de l'émotion et le souffle coupé.

Elle ne pouvait pas se tromper, elle connaissait ces traits par cœur. Il avait été son fiancé, sa moitié, son âme sœur. Elle se rua dans ces bras et elle se nicha la tête contre son épaule.

--'Oui c'est bien moi', la tête dans ces cheveux.

--'Tu m'as tellement manqué'.

--'Moi aussi, ma puce'.

--' Je ne peux pas croire que c'est bien toi'.

Elle toucha du bout de ses doigts ses joues pour vérifier que c'était réel. Le contact avec sa peau l'était. Il était tel qu'elle se souvenait de lui, il n'avait pas changé ni vieilli. Elle prit sa tête entre ses mains et l'embrassa longuement.

--'Eh doucement, j'ai besoin de respirer, je ne tiens pas ma respiration aussi longtemps que toi'.

Angéla rigola.

--'C'est bien toi', dit Angéla n'en croyant pas ses yeux.

--'Oui. Qui veux-tu que je sois d'autre ?'

--'Je ne sais pas, le fruit de mon imagination. Je commence à délirer.'

--' ???'

--'J'ai vu ma mère, il y a peu et maintenant toi'.

--'Tu as l'air pâle', dit Dean inquiet.

--'Je vais bien'.

Elle lui prit la main pour ne pas qu'il s'envole. Leurs mains entrecroisées, elle les posa sur son cœur. Dean emmena sa paume vers sa bouche pour y déposer un baiser.

--'ça faisait si longtemps', reprit Angéla.

--'Oui trop longtemps'.

Puis toujours les mains enlacées, ils marchèrent côte à côte en silence. Au bout d'un moment, Dean s'arrêta et attira Angéla contre lui pour l'embrasser.

--'Il faut que j'y aille', chuchota Dean.

--'Ne me laisses pas'.

Elle le serra plus fort désespérée pour pas qu'il lui échappe.

--'Je ne peux pas rester et tu le sais. Ce n'est plus mon monde et puis je serai toujours là présent pour toi, en toi', en posant une main sur le cœur d'Angéla.

--'Ne me quittes pas', chuchota Angéla.

Tandis qu'il s'éloignait doucement, leurs mains se séparèrent lentement, glissants. Angéla ne put bouger pour le retenir, elle n'avait plus de force. Dean disparut dans un brouillard. Elle se laissa tomber sur les genoux lourdement sur le sol. Elle avait mal au niveau de la poitrine ,elel cria de douleur. Son cœur cognait fortement contre sa cage thoracique, réveillant la douleur. Elle se releva péniblement et se dirigea vers son abri tel un zombi pour se recroqueviller sur elle-même afin d'atténuer la douleur.

Shola retourna dans son corps, le sourire aux lèvres et heureuse. Son contact avec Angéla avait été magnifique même si elle ne s'était aps présentée sous sa véritable forme. Elle avait juste emprunté un souvenir marquant de la jeune femme. Angéla l'avait reconnu tout de suite, endormant sa méfiance. Shola se souvint du contact de ses doigts fins sur son proche visage, des sa bouche sur ses lèvres mais aussi de sa tête contre sa poitrine qui allait exploser sous le coup de l'émotion. Elle se souvint de ses cheveux soyeux qui chatouillaient son cou, de son cœur battant la chamade. Elle rêvait encore de ce contact pour prolonger son bonheur mais elle fut interrompue par l'arrivée de son frère.

--'Qu'est ce que tu fait là, Shola ?'

--'Je viens aux nouvelles', dit Shola précipitamment comme prise sur le fait.

--'Hum…bah il n'y en a pas'.

--'Oh dans ce cas, je vais te laisser tranquille, Astyan'.

Shola partit. Astyan fut surpris de la voir partir aussi vite, sans insister. Il sentait une embrouille dans l'air ou une grosse bêtise. Mais il s'en moqua sur le moment, il y avait d'autre problème et puis son esprit était occupé et pressé de rejoindre Angéla. Il se mit en position pour rejoindre le désert. L'exercice devenait de plus en plus facile à effectuer pour lui. Quand il entra dans l'abri, quelque chose avait changé. Il pleuvait abondamment. Angéla était assise contre le Platane d'Espagne. Elle avait les larmes aux yeux. Sa tristesse le submergea comme une douche froide. Il s'en approcha et s'assit juste à côté contre l'arbre, en silence. Il sonda son cœur. Il était fissuré. Elle avait le cœur brisé car elle avait revu une personne qu'elle tenait beaucoup, disparut depuis longtemps. Il chercha l'origine de son mal et reconnut l'essence de sa sœur. Non ce n'était pas possible ! Qu'est que qu'elle avait fait ? Angéla le regarda et lui ouvrit son esprit. Il vit l'homme, ce Dean. En apparence c'était lui mais son âme n'était pas la sienne mais celle de sa sœur. La colère l'envahit mais il l'étouffa pour ne pas inquiéter Angéla. Au début, il n'osait pas lui parler, de peur d'empirer la situation puis il lui tendit la main.

--'Tu veux qu'on en discute ?'

--'Non'

--'On se promène ?'

Elle lui prit la main et atterrit dans un champ de fleur en plein printemps. Il était dans son intérieur à lui, il garda sa main pour la guider et il se mirent en marche. Il arracha une marguerite, la sentit et la tendit à Angéla qui sourit pour ce geste. Puis ils arrivèrent près d'un lac qui brillait. En effet, au fond des cailloux bleus donnaient la couleur si particulière de l'eau. Ils s'y assirent. La surface de l'eau était calme, ce qui apaisa Angéla.

--'Laisse moi t'aider', lui lâchant la main voyant son air gênée', laisses moi te sortir de là, je vous promets de vous aider, toi et tes amis'.

--'Nous aider ?'

--'Vous êtes là pour une raison, non ? Ce voyage…'

--'On cherche une arme, enfin ils cherchent. Moi je suis juste…là'.

--'Et si je te promets de vous la fournir, tu accepterais de venir avec moi ?'

--' et comment, vous ne voulez pas, je le sais', dit Angéla méfiante.

--'Je trouverai un moyen'.

--'Hum'.

--'Tu doutes de moi'.

--'Tu crois ce que tu dis mais ce n'est pas à toi de choisir finalement'.

--'C'est vrai mais je pense réussir cette mission pour toi'.

--'C'est un accord sincère ?'

--'Oui, je vous apprécie beaucoup et…'

--'Jurez le sur ces tatouages', coupa Angéla.

--'Quoi ?', dit Astyan surpris.

--'J'ai vu comment vous les avez regardé. Je ne sais pas ce qu'ils signifient mais pour vous, ils ont un sens et ça signifie beaucoup'.

--'Angéla, je ne pense pas…', hésita Astyan.

Et elle le vit. Elle se leva brusquement.

--'Tu dis que tu es sincère mais tu ne l'es pas, tu veux me convaincre par tous les moyens ! Mais saches Astyan, héritier d'Attalon. Je sais lire dans les personnes et je sais quand ils sont sincères. Je ne supporte pas le mensonge et inutile de me cacher la vérité car je finis toujours pas la connaître. D'autres hommes avant toi ont essayé et ils l'ont immédiatement regretté. Crois-moi. Tu n'es plus le bienvenu ici'.

Le vent s'était levé brutalement. Il avait atterrit dans le désert. Elle le rejeta violemment de son esprit. Ce fut douloureux pour lui. Le souffle coupé, Astyan était choqué. Ile ne savait pas comment la discussion avait dégénéré. Il avait été choqué d'avoir été rejeté ainsi. Elle savait qu'il avait essayé de la piéger avec ces demi-vérités. Même s'il avait été sincère sur le moment. En plus, elle connaissait sa véritable identité. Il ne se souvint pas de lui avoir parlé. Il comprit que le mensonge n'allait pas fonctionner sur elle car elle le mettra à jour facilement. Choqué il ne savait pas quoi faire, elle l'avait même surprit au sujet de ses tatouages.

La première fois qu'il les avait vu, cela ne l'avait même pas étonné, au contraire. Une joie immense l'avait envahit, c'était une réponse à ses prières. Il n'en avait même pas parler à sa sœur et son frère. Et il lui en parlera pas avant d'avoir eu une petite explication avec elle. Etincelant de rage contre sa sœur, il laissa à regret Angéla seul dans la grotte. Il aurait voulu s'excuser mais elle l'avait repoussé pour l'instant. Il décida de s'isoler au lieu de s'énerver ou de créer une catastrophe qu'il regretterait plus tard.

--'Où est Astyan ?' je ne le trouve nulle part'.

--'Je ne sais pas Shola, mais il avait l'air troublé', dit Adred', tu penses que je peux montrer ces parchemins au docteur Jackson ?' ;

--'Je ne sais pas Adred et je m'en moque. Astyan n'est pas seulement troublé, il est furax. Tu sais bien qu'il…'

--'Il sait se contrôler', coupa Adred,' oui il es furax et contre toi, pour ce qui est de troublé c'est plutôt ce qui c'est passé ou ce qu'il a vu quand Angéla est rentrée dans son esprit'.

--'Elle est…Non pourquoi il a fait ça ? Rentrer dans son esprit avec elle, il est fou!'

--'Je ne sais pas mais j'ai confiance en lui'.

--'Mais il a vu quoi ?'

--'Ce n'est pas le problème. Mais c'est plutôt qu'est ce que tu as fait pour le mettre dans cet état ?', demanda Adred.

--'Rien de grave…je suis juste rentrée au contact d'Angéla'.

--'Tu as fait quoi ! il avait dit de ne rien tenter'.

--'Je sais mais je ne suis pas allée sous ma forme originale. Elle connaissait la personne et elle l'appréciait bien, apparemment'.

--'Ce n'était pas une bonne idée, Shola. Tu ne sais pas quelle conséquence, ton intervention a pu provoquer. Ce ne sont que des humains. Leurs sentiments ont une part importante dans leur vie. C'est même une grande partie de leur personnalité. Il ne pardonne pas facilement. Ils ont beaucoup de haine, de peur et d'amour dans leur cœur. Certains sentiments nous sont inconnus. D'ailleurs, ils n'ont pas la même notion d'amour que nous'.

--'Et tu sais ça comment ?'

--'Daniel. Pour lui l'amour c'est passionnel. Pour John, c'est plutôt physique'.

--'Physique ?'

--'Oui…avec beaucoup de contact', dit Adred cherchant les mots.

--'Avec les lèvres par exemple'.

--'Oui…c'est un baiser'.

--'Elle m'a embrassé et sa langue…', dit Shola l'air rêveuse.

--'C'était comment ?', curieux.

--'Fantastique. L'amour physique est génial !!'

--'Mais cela ne se résume pas qu'à ça…enfin c'est complexe', expliqua Adred,' je n'ai pas pu tout décortiqué', mal à l'aise,' pour l'instant, c'est le doute qui domine leur cœur'.

--' ???'

--'Il se demande s'ils ont bien fait de faire ce voyage, de nous contacter'.

--'Hum…as-tu étudié leur… tablette ?', demanda Shola.

--'Oui. Elle sont authentiques, ce qu'il veut dire qu'ils ont bien eu des contacts avec des Anciens'.

--'Hum…mais le conseil ne veut tout de même pas les aider malgré ces tablettes. Mais tu peux leur montrer la voie'.

--'Oui mais pour les occuper. Les choses s'arrangeront d'elles-mêmes'.

--'Qu'est ce que tu veux dire par là, Adred ?'

--'Astyan va promettre à Angéla de les aider et il va le faire'.

--'Oh non !!'

--'en suivant tes conseils', dit Adred.

--'Mais je lui ai dit…'

--'de mentir. Oui mais elle va le piéger. Enfin elle va faire tout pour qu'il respecte sa promesse'.

--'Et donc ?'

--'L'avenir nous le dira', dit Adred énigmatique,' je devrais peut-être présenter Wellan à Daniel'.

--'Et en quoi un historien de mauvaise humeur peut-il l'intéressé ?', demanda Shola.

Adred haussa les épaules.

--'Tu as une autre idée pour les occuper et pour étudier les tablettes, Wellan est le mieux placé pour le faire'.

--'Fais comme tu veux mais avec l'âge, il est venu asociale'.

--'Cela l'occupera un peu et je sais que Daniel sera un auditeur intéressé. Cela lui plaira', dit Adred.

--'Bah vas-y alors'.

--'Et toi, je te conseille de résoudre ton problème avec Astyan'.

--'Tu sais où il se trouve, n'est ce pas ?'

--'Ne le sens tu pas ?', dit Adred étonné.

--'Non ! Il a du me fermer son esprit et je ne détecte rien'.

--'Je ferai mieux de t'accompagner. Je servirai de témoin pour ton futur assassinat, s'il veut t'étrangler'.

Choquée, elle lui tourna le dos, faisant claquer sa cape de voyage.

--'Attends moi !', dit Adred reposant précipitamment le parchemin', tu ne sais même pas où il est'.

--'Je ne peux que le deviner'.

--'Shola, arrêtez de vous battre'.

--'On ne se bat…'

--'Si depuis qu'elle est là. Dis moi tu n'as pas aussi des vues…'

--'Pf ne racontes pas n'importe quoi'.

--'On y irai plus vite si…'

--'Vu mon état, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Astyan n'aurait même pas besoin de me découper en morceau…'

--'Oui il ne faut pas gâcher son plaisir', plaisanta Adred,' laisses moi te guider'.

Il lui tendit la main. A contre cœur, Shola la prit. Elle n'aimait pas ne pas être maître de la situation. Une lumière blanche les entoura et ils s'éclipsèrent pour arriver dans la grotte qui servait de salle de soin.

--Il n'est pas là', dit Adred tandis qu'elle cherchait Astyan.

Il continua son chemin suivit de sa sœur. Il arriva dans une ouverture éclairée fortement pas le soleil. Ils entrèrent dans une carrière. Ils remarquèrent Astyan assit sur un tronc d'arbre.

--'Il vient toujours là quand il doit réfléchir', dit Adred.

--'Il est toujours attaché à cette endroit après tout ce temps'.

--'C'est là où tout a commencé', dit Adred,' à cause de son meilleur ami'.

En effet, Astyan était proche de son meilleur ami. C'était un magnifique étalon gris pommelé, qui broutait à ces côtés.

--'Astyan, c'est nous, ton frère et ta sœur chérie que tu aimes tant', dit Adred l'air moqueur.

Il essayait de détendre l'atmosphère. Shola lui tira la langue et lui frappa l'épaule.

Le sol de la carrière était composé de la même matière que l'intérieur du volcan mais en poudre. Il y avait aussi des cristaux bleus qui clignotaient.

--'Ce n'est pas bon signe', chuchota Adred', on ferait mieux de repartir avant que…'

--'Que me vaut cette fois-ci cettevisite ?', dit une voix dure.

Adred prit les devants pour protéger sa sœur et s'approcha de son frère qui avait l'air soucieux.

--'Je sens que tu es préoccupé', commença Adred.

--'On se demanda à qui la faute', rétorqua Astyan.

Adred jeta un coup d'œil à Shola qui affrontait le regard d'accusation et de colère d'Astyan, avec courage, sans faiblir.

--'Ecoutes, Astyan, je suis désolée…'

--'Qu'est ce qui se passe ?', coupa Adred, en voyant les lumières virées aux rouges. Il posa la main sur les épaules de son frère pour lui envoyer une vague d'apaisement, ce qui marcha un peu.

--'Je n'arrive plus à rentrer en contact elle', soupira Astyan.

--'Je suis désolée…'

--'Mais pourquoi ?', coupa encore Adred inquiet', est-elle morte ?'

--'Non'

Adred était soulagé. Astyan regardait Shola. Des larmes montèrent aux yeux de cette dernière, sous le regard inquisiteur de son frère.

--'Je crois que j'ai fait une bêtise', admit Shola.

--' La personne dont tu as pris l'apparence, c'était…son fiancée…comme une âme-sœur pour elle. Une âme-sœur qui ne fait plus partit de ce monde maintenant', expliqua Astyan.

--'Tu veux dire mort', dit Adred.

--'Oh qu'est ce que j'ai fait ?', comprit Shola.

--'Tu n'as pas réfléchit, tu as agit sans réfléchir comme d'habitude', accusa Astyan.

--'Elle doit être si triste', compatit Adred.

--'Elle est dévasté, elle s'efface…', dit Astyan.

--'Je suis tellement désolée…'.

--'Ce qui est fait, est fait', coupa Adred,' mais tu aurais pu la réconforter'.

--'Je l'ai fait mais elle m'a demandé de faire une promesse'.

--'Et alors ? oh c'est la promesse de les aider', comprit Shola.

--'oui'.

--'Et je pense que le conseil de Shola était correct, Astyan, tu n'as pas le choix'', dit Adred.

--'Sauf que je n'ai pas pu ce qu'il l'a mit en colère', dit Astyan.

--'Je sais que c'et dure pour toi de lui mentir mais tu tiendras ta promesse. On finira par les aider', expliqua Shola.

--'Comment ?'

Shola montra qu'elle n'en savait pas plus.

--'Je ne sais pas mais ce qui compte c'est la fin. Le mensonge ne comptera plus'.

--'Mais je ne pouvais pas lui mentir'.

--'Bien sûre que oui', dit Shola.

--'Laisses le parler, expliques toi', dit Adred.

--'Je ne vous ai pas tout dit. Elle a demandé de jurer sur la marque des Premiers'.

Le silence s'installa. Shola avait séché ses larmes. La stupeur se lisait sur leurs visages.

--'Comment connait-elle leur existence ?', demanda Shola étonnée.

--'Elle ne les connait pas, elle ne sait pas ce qu'ils signifient', expliqua Astyan,' la marque des Premiers est gravée sur sa peau'.

--'T'en es sûre !...Elle est apparu quand elle est entrée dans ton esprit, n'est ce pas ?', demanda Adred.

--'Oui', murmura Astyan', et je sais les reconnaître puisque Shola la possède'.

--'Cela confirme nos soupçons', conclut Adred.

--'Et il a raison, il ne peut pas mentir sur cette marque', admit Shola,' mais ce n'est pas une inquisitrice pourtant. Où est sa marque ?', alors que la sienne était sur l'omoplate.

--'Ce n'est pas exactement la même', hésita Astyan.

--'Normal ! Elle n'est pas inqui…'

Adred la fusilla du regard pour son interruption.

--'La marque est étendue sur les bras, dans le dos, cela semble se propager sur tout son corps'.

--'Hum. Il ne faut pas faire des conclusions trop hâtives. Avec cette jeune femme, on ne s'ennuit pas', conclut Adred.

--'Fais la promesse', réfléchit Shola.

--'Quoi ! Tu veux ma mort', dit Astyan.

--'Non, Adred a dit qu'on les aidera, elle devra s'en contenter quelque soit l'aide qu'on leur accorde. Adred n'a pas vu ta mort proche et comme il le dit l'avenir nous le dira', expliqua Shola.

--'Merci de me citer, ma sœur', surpris,' mais elle a raison, tu n'as pas le choix'.

--'Et comment je fais maintenant ? les portes de son esprit me sont fermées'.

--'Tu trouveras, Astyan', dit Adred.

--'Excuses toi, dis lui que sa proposition t'a mis mal à l'aise, ce qui est vrai. Que tu devais bien y réfléchir avant de faire une promesse que tu n'étais pas sûre de tenir à ce moment là ou que ce pacte t'a effrayé', dit Shola.

--'Et j'espère que pour toi que leur coutume n'exige pas un de tes doigts comme preuve de ta confiance',se moqua Adred.

Astyan tomba dans une réflexion intense. Shola et Adred se volatilisèrent. Astyan tourna le problème dans tous les sens dans sa tête, faisant naître un mal de tête, tout en caressant l'encolure de son ami.

End du chapitre

Pour le prochain :

chapitre 21 : Le réveil ou Leçon d'Histoire (titre provisoire), en brouillon(30 pages), partiellement écrit (14 pages).