salut!
d'abord un joyeux Nowel à tous, le père nowel a bien pensé à vous ( et oui c'est moi la mère Nowel) car la suite des aventures de nos héros favoris arrive grâce à ma correctrice adorée qui l'a corrigé en...une soirée!! Chapeau pour elle !! (même si j'en ai pas)
Je vous souhaite aussi de bonne fête et et d'excellentes vacances
j'espère que vous avez été gâté pour nowel en tout cas moi je vous ai gâté...(ok après beaucoup d'attente mais tout de même c'est un très long chapitre)
et n'oubliez pas mes cadeaux aussi!! J'adore les cadeaux.
Exprimez vous, vous pouvez le faire en toute liberté, votre opinion m'interesse toujours et vos questions aussi....
voici votre cadeau
Chapitre 21 : Le réveil
Daniel se retrouva seul penché sur de nombreux parchemins poussiéreux et un peu jauni avec l'âge. Il était accompagné par un homme sinistre, Wellan, un historien réputé dans la cité pour sa mémoire. Un homme qui n'arrêtait pas de bougonner ou marmonner dans sa barbe blanche.
--'Vous avez dit que vous pensiez reconnaître l'auteur de nos tablettes', dit Daniel rompant le silence, l'air songeur.
--'Pas personnellement !! mais je connais qu'une personne capable de faire des prophéties aussi précise, jusque là je croyais que c'était une légende, une histoire embellie par des orgueilleux. Mais la précision de ces prédictions sont incroyables et ...'.
--'Précis', murmura Daniel étonné ne voulant pas contredire le vieil homme.
--'Et aussi éloigné dans le temps'.
Il se mit à faire les cent pas.
--'Vous savez c'est une science difficile à étudier la divination car elle dépend de nombreux paramètre dont le jugement de chacun. Le proverbe « rien n'est écrit pas avance » est presque vrai. Certaine chose doit arriver, c'est certain, inéluctable mais le choix personnel peut faire valser une prophétie ou une prédiction presque sûre. Je trouve qu'être aussi précis est remarquable et sur une longue période d'action en plus'.
--'Je l'ai trouve plutôt vague au contraire', dit Daniel.
--'Et vous êtes pourtant là sur Attalon', dit Wellan en s'arrêtant.
--'Euh, oui', avoua Daniel.
--'Pour en revenir à cette personne, je pense mais je peux me tromper aussi...je peux pouvoir affirmer sans erreur qu'il était un des 9'.
--'Un des 9 ?'
--'Oui, ce sont des ancêtres très éloignés. Des personnes très importantes. Leur existence persiste dans nos contes pour enfant. Un des neuf serait un de nos ancêtres, enfin pour une petite partie de la population globale de cette planète. Elle aurait apporté la vie sur cette planète. Même si à mon avis, elle existait déjà et elle a apporté juste des améliorations dans nos vies comme l'utilisation des volcans pour nous procurer toute notre énergie. C'est dommage que nous n'ayons qu'un récit vague et sûrement embelli de ces contes pour enfants. Mais nous savons qu'ils dirigeaient de très grandes cités magnifiques, brillantes de mille éclats. Leur technologie dépassait notre imagination. Ils étaient en couple…Mais nous racontons l'histoire courte aux enfants. Je dois avoir la véritable histoire enfin celle qui se rapproche le plus quelques part …', dit Wellan en s'engouffrant dans une allée.
Il s'éclipsa sans prévenir. Daniel l'entendit marmonner pour lui-même pestant sur le désordre des archives. Il soupira, enleva ses lunettes et se pinça le nez. Quand celle qui ne voulait pas entendre, arriva.
--'Alors quoi de neuf ?', dit une voix féminine derrière lui.
--'Rien, je suis encore plus perdu qu'avant', soupira Daniel sans se retourner.
--'Pourtant l'historien connait son métier', dit Vala qui ne pouvait pas comprendre comment on pouvait s'enfermer dans cet endroit poussiéreux toute la journée, surtout pendant une si belle journée.
--'Wellan ? Oh oui. Il a toujours une anecdote à raconter pour toutes les situations possibles. Mêmes dans les écrits les plus obscures, il voit une signification, quelque chose d'important. Il a même dit que les prophéties étaient très précises'.
--'Ah oui ? peut être pour lui. Ou c'est peut être plus facile pour lui de comprendre car c'est peut être lui aussi un ancien donc il sait de quoi cela parle. Mais en quoi il les trouve précise ? et pourquoi ?'
--'Parce qu'on est là !'
--'Ah…en effet, à mon avis, il est fou. A force de rester là, il a perdu la tête. Fais attention. Toi aussi, tu pourrai devenir… enfin il est toujours pessimiste et puis il a cette façon de se parler à lui-même. C'est effrayant', dit Vala.
…
Dans la grotte, Astyan faisait les cent pas aussi pour résoudre son dilemme. Puis il se décida à affronter Angéla maintenant, plutôt que d'attendre que les choses se tassent et empirent. Il récita dans sa tête le discours d'excuse qu'il avait préparé. Il se mit en position, ferma les yeux tout en récitant mentalement ses excuses mais rien ne se passait. Les mots n'avaient pas l'air de faire son effet et de suffire. Il suivit alors son instinct et lui ouvrit complètement son cœur. « Je suis désolé » chuchota-t- il avec tout son âme, plus avec son cœur qu'avec la parole. Aucun était sortit.
--'Je vous crois', dit Angéla assise en tailleur devant lui.
Il rouvrit les yeux et ne cacha pas sa surprise de la voir devant lui. Il oublia son discours devant sa vue. Mais il parvint tout de même à parler.
--'Je ne voulais pas vous blesser. Croyez moi, je n'ai pas l'habitude de faire des promesses. On ne m'en demande jamais. En plus vous m'avez surpris par votre proposition. J'ai réfléchit et je suis d'accord pour accepter votre pacte', reprit Astyan.
--'Très bien', dit Angéla en se relevant.
Elle fit apparaître un petit poignard en argent, entouré d'une aura lumineuse aveuglante. La gorge d'Astyan se serra en le voyant. C'était une belle arme pure. Il comprit ce qu'elle voulait faire avec. Elle voulait clore leur accord par le sang. Ils allaient faire un pacte de sang inviolable, qu'il ne pourrait pas rompre.
--'Prêt ?'
Il haussa les épaules pour affirmer son accord. Sûre d'elle, Angéla entaille la paume de sa main pour laisser couler un filet de sang sur le sol. Elle n'avait même pas grimacé, elle l'avait fait dans le calme avec assurance. Puis elle lui tendit le poignard par la lame, voyant son hésitation :
--'Vous n'aurez pas mal. Ce n'est qu'un symbole', dit Angéla en souriant pour le rassurer.
Il n'y avait pas pensé tellement que leur échange était réel. Là , il prit sans hésitation cette fois-ci le poignard par le manche. Il fit le même geste qu'Angéla auparavant au niveau de sa paume. Pendant que quelques gouttes de sang d'Angéla continuaient de couler et de s'infiltrer dans le sol, le tâchant. Il apporta sa main au dessus des tâches et secoua sa main afin de faire tomber lui aussi quelques gouttes pour sceller sa promesse. Le couteau s'échappa de sa main pour aller dans celle d'Angéla qui le fit disparaître dans un petit nuage de poussière. Il regarda à nouveau Angéla. Il pensait voir le soulagement sur son visage et un sourire. Mais elle ne laissa rien paraître car le pire était encore à venir et elle le savait. Il devait tenir son serment maintenant. Angéla lui tendit la main comme une invitation et il la prit avec grand soulagement et de bonheur de ressentir à nouveau ce contact. La colère avait déserté le cœur d'Angéla. Il souffla, il avait réussi la première étape de sa guérison.
--'Comment allez vous procéder ?', demanda Angéla soucieuse au bout d'un moment,' la dernière fois j'ai mis presqu'un an à me sortir du coma'.
--'Je vais vous aider comme on sera deux, on ira pus vite. L'union fait la force. A deux, nous arriverons. Nous devons d'abord éliminer cette menace qui vous suit. On y parviendra', rassura Astyan sûre de lui.
Il fixa les nuages gris et noirs à l'horizon.
--'Fermez les yeux et laissez vous faire. Cela pourrait être douloureux de vous extraire de force de votre monde où vous vous sentez normalement en sécurité. Quoi qu'il arrive, n'intervenez pas même si j'ai des problèmes. Ne me résistez pas', conseilla Astyan.
Il ferma aussi les yeux et se concentra. Il se mit à scintiller de plus en plus fortement et à étendre son aura lumineuse de plus en plus loin. Il engloba ainsi son corps et Angéla ainsi que son monde. Au départ, l'exercice était aisé, il ne rencontra aucune résistance. Mais cela ne dura pas car au contact des ténèbres, il fut immédiatement attaqué. Du vent le fouettait et lui coupa le souffle. Il le déchiquetait la moindre parcelle de peau, multipliant, amplifiant la douleur à chaque assaut. Il résista. Il était dans un monde irréel mais la douleur était bien réelle. Il se sentit découpé en petits morceaux alors qu'il recollait les morceaux petit à petit. Ce fut un combat de destruction et de reconstruction acharnée. Puis il lui parvient une voix surnaturelle, une voie inhumaine qui lui criait de laisser tomber. Il reconnut avec stupeur l'essence d'un Premier. Il ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux pour aller plus loin dans sa découverte. Il perdit ainsi sa concentration et du terrain dans son combat. Ce qu'il vit l'horrifia mais aussi le fascina. L'essence était magnifique et majestueuse. Elle possédait le corps de la jeune femme. C'était Angéla, enfin une partie d'elle. Ces yeux était d'un blanc laiteux, vide de toute trace de vie. Il traduisait un peu tout de même de l'agacement et de la colère. Il ne restait aussi plus aucune expression d'Angéla sur son visage. Seule une larme coulant sur sa joue lui appartenait. Cela devait être très douloureux pour la jeune femme. Cette larme le fit revenir à la réalité. Il ne pouvait pas laisser Angéla, innocente, qui avait réussit à toucher son cœur, sans défense et disparaître à jamais. Car elle était encore pleine de vie. Il y avait des règles qu'on devait tous respecter. Il devait les faire respecter même si c'était un Premier qui les enfreindrait. A moins que c'était cette entité qui maintenait le corps de la jeune femme encore en vie ainsi que son âme. Il s'interrogea, le doute le rongea. L'essence vit son hésitation et adoucit sa voix pour lui promettre ces plus beaux rêves. Elle lui promit d'occuper un autre corps dès qu'elle le pourrait car elle savait qu'il tenait à la jeune femme devant lui. Elle lui rendrait la jeune femme qu'il aimait tant. Elle lui promit aussi l'amour de la jeune femme, de la protéger. Il fut tenter un court moment mais aux yeux d'Astyan, ce n'était plus Angéla en cet instant. Il douta tout de même. Les preuves étaient pourtant là devant lui : le cancer, le sauvetage du crash, sa survie …
Tout pouvait s'expliquer mais il ne pouvait pas vraiment être sûr qu'elle ne soit pas la responsable. Elle aurait pu être partit depuis longtemps si l'entité n'était pas présente et la maintenait pas en vie. La voix insistante continuait à lui susurrer des promesses alléchantes. Il reprit ses idées, prit un choix et se concentra à nouveau. Il recommença le travail qu'il avait entamé. La voix se déforma de frustration, la douceur qui l'avait envahi disparut, laissant place à l'horreur. Il ressentit toute l'immense force brute de la puissance du Premier. Une essence pure et très ancienne marquée par l'âge et la sagesse résultat de nombreux témoignages et d'expériences. Il ferma son esprit contre les intrusions pour éviter d'être submerger par cette puissance insoutenable. Il essaya de calquer son monde sur celui d'Angéla. Arbres après arbres, roches après roches, il remplaça tous les éléments un par un. Peu à peu l'essence pure s'éloignait perdant le combat pour disparaître finalement.
Astyan se sentit libérer soudainement. Il se retrouva brutalement dans son corps. Il ouvrit les yeux doucement pour revoir la grotte. Ses oreilles bourdonnaient, il se sentit tout à coup lasse, épuisé, vidé de toute énergie. Il n'avait alors qu'une seule envie, c'était de s'allonger pour se laisser aller et dormir longtemps. Très longtemps. Il résista à cette nouvelle sensation, il combattit la fatigue et regarda attentivement le visage de la jeune femme tout près du sien. Rien n'avait changé en apparence. Son visage était aussi figé qu'auparavant. Soudain, elle ouvrit les yeux et sa main s'approcha vivement de la gorge d'Astyan pour la saisir. Elle l'étrangla. L'air lui manqua et sa vue commençait à se brouiller. Angéla resserra encore sa prise de plus en plus fortement. Astyan essaya de respirer et de se dégager mais Angéla continua à serrer. Des petits points noirs commençaient à envahir son champ de vision, signe d'évanouissement. Il essaya de lui parler sans succès.
…
Castiel et Uriel lisaient de nombreux parchemins cherchant une trace d'un exemple ou d'un cas ayant les mêmes symptômes qu'Angéla, dans les écrits de l'histoire d'Attalon. Castiel était de plus en plus épuisé. Le poids de son âge commençait à se faire ressentir. De plus étudier n'était pas sa passion et son passe temps favori.
--'C'est un cas unique', répéta Uriel pour la troisième fois.
--'Non. Cela a bien dû se produire à un moment ou un autre, au moins une fois. Si seulement, on pouvait avoir accès à la mémoire collective'.
--'On peut demander à Shola l'autorisation. Mais ce ne serait pas bien vu', proposa Uriel.
--'Si seulement, je m'en souvenais…'
--'On ne peut pas nous souvenir de tout c'est pour cela que ces parchemins existent ainsi que la mémoire collective. Wellan pourrait nous aider…'
--'Non, on apporterait alors des soupçons et le conseil le verrait comme une menace ou il voudra intervenir et…'
Mais Castiel s'interrompit brusquement. Il avait sentit le signal d'alarme. Astyan était en danger. Il se leva brusquement, suivi d'Uriel qui l'avait aussi capté. Toute trace de fatigue avait disparut. Ils se ruèrent vers l'origine de l'appel de détresse ou vers l'appel là l'aide. La scène qu'ils découvrirent les stupéfia. Astyan se débattait avec Angéla, la jeune femme bien réveillée, dont ils avaient eu beaucoup de mal à sortir du coma. Uriel fut le premier à réagir et à intervenir entre les deux. Il se précipité vers la patiente pour essayer de dégager Astyan. Castiel avait mi ses mains sur les épaules de la jeune femme, en envoyant des vagues d'apaisements. Mais cela ne fonctionna pas. L'étonnement se lit sur son visage et Uriel lui autorisa à pousser son apaisement. Il n'avait pas le choix, il insista alors. Les yeux d'Angéla s'alourdirent. Sa main se décontracta petit à petit, desserrant sa prise. Angéla s'endormit. Astyan toussa en reprenant son souffle. Sa gorge le brûlait. Uriel s'occupait de lui tandis que Castiel s'occupait Angéla, fasciné. Car elle avait résisté à son pouvoir tranquillisant.
--'On dirait que tu as réussit. Elle est en vie et à l'air parfaitement en bonne santé. Elle va bien', dit Castiel après son examen.
--'Oh oui ! un peu trop même', ria Uriel.
Astyan lui jeta un regard noir de reproche.
--'Mais ce que je veux savoir c'est qu'est ce qui c'est passé ? pourquoi elle t'a agressé ?'
--'Elle a eu peur je pense. Elle ne m'a pas reconnu !'
--'Comment ça ?', demanda Uriel.
--'Elle a dû tout oublier', supposa Castiel.
--'On dirait', soupira Astyan.
--'Peut être à cause du choc de son réveil. En tout cas tu as fait du bon travail', complimenta Castiel.
--'On va la transférer dans un lieu plus commode pour elle en faisant en sorte qu'elle n'attaque pas d'autres personnes', dit Uriel,'en tout cas elle ne t'a pas loupé'.
--'Hum…'
--'Va te reposer et tout rentrera dans l'ordre. Je m'occupe de son transfert', dit Castiel rassurant.
Daniel était toujours plongé dans ces parchemins quand Wellan le rejoignit toujours en marmonnant dans sa barbe.
--'Avez vous trouvez ce que vous voulez ?', demanda Daniel ne quittant pas du regard les anciens parchemins.
--'Non'.
--'J'en suis sûre que l'archiviste…', proposa Daniel.
--'Je ne veux pas lui demander. Nous ne sommes pas en très bon termes en ce moment. Mais ce n'est pas grave. Ma mémoire suffira, vous n'avez pas besoin de tous les détails pour l'instant. L'apprenti nous cherchera pendant ce temps les textes originaux. Venez, allons nous promener dans un milieu peu propice. Cet endroit me donne la migraine. Daniel ne bougea pas, hébété par cette proposition soudaine, noyé parmi ces parchemins.
--'Allez bougez vous !!' , dit Wellan exaspéré.
Daniel sortit de sa torpeur et se précipita comme un enfant pris en faute par son professeur.
--'La genèse de cette cité n'est qu'une petite parcelle de l'histoire', commença Wellan dans ses pensées,' en faite je vais nous transporter dans un temps plus lointain pour la compréhension. Je ne serai vous dire avec précision tous les détails mais comme on est encore peu à connaitre cette histoire malgré nos efforts pour la transmettre, je vais faire de mon mieux. L'origine n'a pas lieu sur Attalon. Tous les habitants de la planète descendent de neuf familles clefs. Parmi ces neuf, il y avait une famille qui dirigeait les autres. Chaque famille dirigeait une cité de lumière. Ce qui faisait une capitale et ces huit annexes. En faite ces familles dérivent elle-même de 9 couples : neuf femmes et neuf hommes, et là c'est assez étrange, ce n'est qu'une légende, mais ils seraient issu du ciel. Nous supposons que ce sont des voyageurs comme vous qui se sont installés. Un de ces couples enfin une de ses familles ce sont ainsi installés ici. Ces couples avaient une espérance de vie hors du commun, particulièrement longue car leurs enveloppes corporelles mourraient mais leurs âmes rejoignaient le cosmos pour renaître dans un nouveau-né. Ainsi ils revenaient en vie de nombreuses fois. Ils ont ainsi traversé de nombreuses années. Ils avaient aussi des capacités extraordinaires : une intelligence hors norme, de la force et certains pouvoirs'.
--'Que sont-ils devenus ?', demanda Daniel.
--'Un jour, ils ont disparu, ils ne se sont pas réincarnés'.
--'Pourquoi ?'
--'On suppose à cause de la guerre car ces couples avaient eu des descendants et dans certains cas, ils avaient les capacités de leur parent moins puissant bien sûre. Mais leur durée de vie restait humaine et la jalousie amena les ténèbres dans leur cœur. Des rudes combats ont eu lieu entre les deux car les couples ne pouvaient laisser utiliser leur pouvoir contre les humains. Ces descendants demandaient qu'on les vénère, qu'on les honore. Il demandait d'être les chefs de tous les villages de contrôler les villes. Ils devinrent des tyrans puis ils disparurent dans l'ombre comme tout humain. Mais leurs faits restèrent dans la mémoire des hommes, ils devinrent une légende. Ils étaient considérés comme des dieux. Il avait perverti une petite partie de la population. Tout le contraire des parents. Ce qui faut savoir c'est que les couples eux aussi dirigeaient le peuple sans vraiment diriger. C'est difficile à expliquer mais ils donnaient plutôt des conseils. C'était à la population de choisir ou non de les suivre. Ils apportaient aussi des savoirs qui pouvaient paraître divins comme l'utilisation du feu et du fer, mais aussi de la pierre pour les constructions…Des connaissances qui ont changé et facilité la vie des peuples. C'étaient plutôt des personnes discrètes. Seule leur longévité faisait leur célébrité. Puis un jour eux aussi ont disparut. Les peuples attendaient leur résurrection en vain.
--'Comment se passait-elle exactement cette réincarnation ?'
--'Les couples avant de mourir choisissaient un couple dans la population avec grand soin pour porter leur future enveloppe corporelle. Puis vingt ans après, un enfant voyait le jour pour contenir leur âme. A partir de ce moment, le nouveau-né était protégé dans un temple jusqu'à sa taille adulte'.
--'Mais un jour, il n'y a pas eu de nouveau-né pour les accueillir ?'
--'Non, ils ont attendu cinquante ans puis un siècle car le cycle pouvait varier. Ce n'était pas précis. Cette histoire vous paraît elle farfelue', demanda Wellan.
--'Non. Certaines de nos civilisations aiment croire à la réincarnation mais nous on parle plutôt d'un esprit inanimé comme des arbres ou même des animaux. Ils aiment croire qu'il y a une vie après la mort et qu'on existe sous une autre forme après la mort sur un autre plan d'existence'.
--'Vous voulais dire par esprit des fantômes'.
--'Oui et non car un esprit c'est plutôt une âme qui n'a pas trouvé de repos'.
--'Cela est complexe', songea Wellan.
--'Oui, votre histoire est intéressante car certains détails me sont familiers et concordent avec certaines de nos mythologies. Mais il y a quelques trucs qui me chiffonnent. Vous avez dit que l'origine n'avait pas eu lieu, ici sur cette planète ?', dit Daniel.
--'Non, en effet, nous pensons que leurs disparitions ont changé l'opinion publique de la population. Ils se sont sentis abandonnés par leur guide. Ils restaient tout de même leurs descendants qui ne s'étaient pas écartés du droit chemin. Ils ont essayé de continuer à répandre leurs savoirs acquis de leurs parents et de les perpétuer. Mais leurs savoirs s'effacèrent peu à peu au cours du temps dans les mémoires. Après, ils se sont senti en danger quand ils n'ont pas rétablir l'harmonie dans le peuple. Ils ont alors décidé de quitter leur planète. Plusieurs descendants se sont réfugiés ici par la porte. D'ailleurs, je pense que c'est à ce moment là que la planète a arrêté les échanges commerciaux avec le Grand Extérieur. Ils ont voulu s'isoler. D'autres racontent qu'il y a eu une querelle'.
--'Que leur aient-ils arrivé à votre avis à ces couples ? Ne sont-ils pas tout simplement partit aussi ? et comment une guerre a pu les empêcher de revenir ?'
--'Ils se sont peut être perdu. Leur âme doit bien aller quelque part quand ils quittent leur enveloppe charnelle. Mais je pense plutôt que leurs ennemis ont joué sur cet autre plan d'existence pour gagner la guerre'.
--'Ils les ont empêché de se ressusciter ?'
--'Sans doute. Au départ ils tuaient les enfants hôtes puis tous les enfants nouveau-nés car après les familles cachaient les enfants et ils ne savaient pas lesquels étaient le bon. Cela retardait juste leur retour car ils arrivaient toujours à naître dans une famille isolée. Mais après, ils ont dû trouver un autre moyen de les nuire en coinçant leur âme dans un endroit de nos retours. Mais tout ceci est une légende pour ma part. Leur disparition reste un mystère complet. Car les ennemis eux aussi ont disparut'.
--'Ne sont ils pas allés ailleurs pour fuir ?', supposa Daniel.
--'Que voulez vous dire ?'
--'Comme je vous l'ai dit certains détails me sont familiers. Ces couples pourraient être des Anciens, nous savons qu'ils avaient réussi à survivre au-delà de notre existence physique'.
--'J'ai eu un compte rendu du Conseil. Cela ma intriqué au départ car selon vous eux aussi avaient des capacités particulières et possédaient de grandes cités. Ont-ils disparut aussi ?'
--'Oui'.
--'Hum…et vos ennemis, les…'
--'Les Oriis'.
--'Oui les Oriis seraient leur ennemi. Hum ça se tient…'
Puis il se mit à marmonner pour lui-même. Daniel ne le comprit pas car il parlait dans sa langue. Puis Daniel vit le jeune apprenti de l'archiviste se dirigeait vers eux noyé sous des tas de parchemins.
--'Ah voilà nos écrits', dit Wellan sortant de ses rêveries', ce sont nos archives à ce sujet. Bien sûr ce n'est qu'une copie'.
--'Oui car nous effectuons des copies tous les cinq ans pour les préserver du temps et nous les rangeons dans un autre lieu. On a tous les textes en double rangés dans deux lieux différents au cas où un des lieux subit un incident tel un incendie', dit le garçon fièrement.
--'Merci, mon garçon'.
Il tria les parchemins et prit un des parchemins.
--'Voilà c'est pour vous, vous trouverez plus de détails sur cette histoire si vous voulez en savoir plus. Si vous avez encore besoin de moi. Faites moi quérir', dit Wellan avant de prendre congé.
Daniel lui avait donné de quoi réfléchir. A son ton, Daniel comprit que c'était mieux de ne plus le déranger et de ne pas insister. Il prit le parchemin en soupirant, débarrassant ainsi l'enfant de sa charge.
…
Sam jetait un coup d'œil de temps en temps vers Sachia pour reconnaitre des signes ou un comportement anormal chez elle. Elle ne remarqua rien de suspect comme la veille. Elle semblait fatiguée. Elle avait réussi à réparer quelques systèmes électriques. Sachia avait fait venir un souffleur de verre pour réparer la baie vitrée. Malheureusement, elle ne pouvait pas faire grand-chose sur le vaisseau pourtant Angéla n'était pas très loin. Le vaisseau n'était pas en contact avec elle. Le fait qu'Angéla était inconsciente n'arrangeait pas les choses. Soudain, le vaisseau se connecta à son pc la faisant sursautée.
--'Vous avez réussi', s'exclama Sachia avec enthousiasme.
--'Ouais mais ce n'est pas moi', dit Sam déconcertée.
Elle ne lui avait pas dit qu'elle avait abandonné , découragée et qu'elle faisait semblant de se pencher sur son pc pour travailler pour mieux la surveiller. Elle accusa Sachia d'avoir fait accélérer les choses. Sachia s'était approchée d'elle.
--'Alors qui ?', étonnée.
Voyant que ce n'était pas elle qui avait causé la connexion du pc, son visage s'éclaira.
--'Angéla !'
Sam reconnu la signature de la jeune femme, juste à temps avant que le vaisseau se déconnecte.
--' ??'
--'Elle est réveillée enfin l'était', dit Sam excitée.
Elle ferma son pc un peu brusquement, le débrancha maladroitement et se précipita à l'extérieur prévenir Teal'c et John qui étaient en train de discuter.
…
Adred était assis parmi le reste de l'équipe. Tout aussi impatient qu'eux. Quelques minutes après, il avait vu Sam courir suivi de ses collègues le sourire aux lèvres. Ce qui avait immédiatement attiré son attention. Puis elle avait annoncé qu'Angéla était réveillée. Sous le regard étonné de Jack, elle lui avait expliqué l'activation soudaine du vaisseau et sa déduction. Adred avait immédiatement envoyé une question mentale à sa sœur. Ils attendaient la réponse.
Puis Shola vint avec Castiel. Shola souriait.
--'Où est Astyan ?', demanda Adred inquiet que ce ne soit pas son frère qui annonce la bonne nouvelle.
--'Il va bien', rassura Shola.
--'Il a juste eu quelques problèmes', ajouta Castiel.
--'Quel genre ?'
--'Rien de grave', rassura Castiel.
--'Y a-t-il un rapport avec Angéla ?, dit Mitchell ne tenant plus en place.
Shola regarda Castiel.
--'Oui'.
--'Elle s'est réveillée mais on a dû la rendormir, elle a attaqué Astyan', affirma Castiel.
--'Pourquoi ?', dit Adred surpris.
Il l'avait pourtant aidé.
--'Elle a sûrement été surprise ou bien elle s'est senti en danger dans ce lieu inconnu', dit Mitchell.
--'Nous pensons qu'elle ne souvient de rien. Elle dort sans rêve pour éviter que tout lui revient d'un coup en cauchemar', expliqua Castiel.
--'Quand elle se réveillera à nouveau, la vérité reprendra le dessus et comblera les trous de mémoire', ajouta Shola.
--'Alors ce serait mieux que l'un de nous soit auprès d'elle à son réveil', proposa Mitchell en pensant à lui évidement.
Castiel regarda Shola.
--'Nous ne pouvons pas vous empêcher d'attendre qu'elle se réveille pour aller la voir. Castiel vous indiquera sa chambre. Le calme devra être respecté. Car vous serez dans une aile réservée aux malades'.
Jack autorisa Mitchell et Jack.C à suivre Castiel.
Ils suivirent de nombreux couleurs et changea complètement de décor. Les couloirs étaient plus espacés. Le plafond montait à plusieurs mètres de hauteur. Les couloirs étaient bordés par différentes statues de bronze et de pierre mais il y avait aussi des poteries sur des piliers et des tableaux. Des fenêtres étaient encadrées par de longs draps attachés par des fleurs.
--'Nous sommes au cœur même de la cité. Ce sont des appartements de luxe où se situent aussi les chambres de convalescence. Les membres du Conseil ainsi que l'ordre des Inquisitrices y résident. Ainsi que la famille royale et ses héritiers.
--'La famille royale ?', demanda Mitchell.
--'Oui'.
--'On nous en a pas parlé'.
--'Pourtant vous en avez rencontré', dit Castiel en riant.
--'Ah bon'.
--'Au conseil ?', suggéra Jack.C.
--'En partie', dit Castiel en souriant, content de jouer aux devinettes.
--'Maryl', proposa Jack.C.
--'Oui', rigola Castiel', vous avez remarqué comment elle se départage des autres quand elle parle. Mais vous avez aussi mangé parmi eux aussi. Ils ne se distinguent pas par rapport aux autres. Certains membres de la famille travaillent même dans les champs. Adred, Astyan et Shola sont aussi des héritiers'.
Il pouffa de rire en voyant l'air incrédule des deux hommes.
--'Pourquoi l'avoir mis dans ces quartiers ?', demanda Jack.C.
--'Parce qu'elle est malade. La grotte n'est pas un lieu propice pour le réveil. Vue sa réaction la première fois. C'est mieux de se réveiller dans une chambre dans un lit douillé que dans une grotte obscure. Et puis le logement des malades a été mis en place il y a longtemps en temps de guerre pour les blessés. Ils ont été maintenus ici après. Les grottes ne servent qu'aux manipulations délicates et les soins intensifs', dit Castiel,' nos habitudes datent et les plus anciens comme moi d'ailleurs ont dû mal à faire face aux changements. Votre arrivée a beaucoup bouleversé dans nos vies et ce n'est pas un mal au contraire. Nous voilà arrivez', finit Castiel', trouverez-vous me chemin ultérieurement ?'
--'Sans problème', assura Jack.
Mitchell affirma aussi. Il ouvrit la porte pour les laisser passer et les laissa seuls.
C'était une grande chambre, peu meublée donnant sur un long balcon. Mitchell regarda immédiatement vers le lit. Angéla était là en train de dormir paisiblement. Ces vêtements avaient disparut. Jack.C posa un sac à côté du lit avec des affaires à elle. Un feu réchauffait doucement la pièce. Mitchell s'approcha du lit de plus près. Elle avait les cheveux détachés sur ces épaules. Il pensa à la Belle au Bois Dormant dans sa belle robe de Princesse. Il sourit. Il se demandait si un baiser la réveillerait. Il reprit ses esprits. Elle n'était même pas en robe. Un haut blanc caché juste sa poitrine, le reste du corps était caché par une fine couverture laissant apparaître son ventre. Il osa toucher son front du dos de sa main, puis il la glissa sur sa joue. Mitchell prit une chaise et s'installa à côté d'elle pour lui prendre la main. Elle était chaude, sa poitrine se soulevait régulièrement au rythme de sa respiration. Jack lui se dirigea vers le balcon, leur tournant le dos. Il ne savait pas pourquoi il était venu. Il ne s'était jamais vraiment bien entendu avec elle. Mais elle avait toujours été loyale, honnête. Elle n'avait pas hésité à mettre sa vie en danger pour sauver la leur, la sienne. Alors que lui il avait toujours été égoïste. La voir dans cet état là, le rendit triste. Il avait tellement profité d'elle, profiter de sa gentillesse pour la manipuler. Pourtant ils avaient eu une relation, il s'était d'ailleurs attaché à elle. Il avait eu du mal à s'en séparer, à rompre sans se briser le cœur. Son odeur lui manquait, sa peau contre son corps lui manquait. Le contact avec ses lèvres lui manquait. Tout lui manquait. Il en rêvait la nuit. Il avait essayé d'avoir d'autres relations avec d'autres femmes mais il n'éprouvait plus aucun plaisirs ni désir avec les autres. Elle l'avait ensorcelé. Malheureusement pour lui, il avait perdu sa confiance peut être à jamais, tout ça à cause de son abus de confiance. Et d'après ce qu'il avait comprit, elle n'était pas prête à lui pardonner, vu sa réaction lors de sa sortie en forêt. Sa gorge le serra voyant Mitchell aussi proche d'elle. Il s'imaginait facilement à sa place. Mitchell lui était aussi plongé dans ses pensées, tenant la main d'Angéla. Elle était chaude dans la sienne. Elle était en vie c'était certain. Ils restèrent ainsi un long moment, Mitchell au chevet d'Angéla. Jack, proche de la fenêtre dans ses regrets, quand Castiel et Astyan arrivèrent.
Castiel s'approcha.
--'Vous êtes encore là, je viens pour changer ses pansements. Vous ferez mieux d'aller vous reposer. Je viendrai vous chercher immédiatement si elle se réveille'.
Mitchell hésita mais finit par accepter de partir, épuisé, suivi de Jack.C qui lança un dernier regard vers Angéla.
--'Comment va-t-elle ?', s'enquit Astyan.
--'Mieux. Et toi ?'
--'Oublié. Elle ne va pas être encore contente', dit Astyan le sourire aux lèvres alors qu'il l'observait.
--' ??'
--'Ce changement de vêtements, elle n'aime pas montrer sa nudité, d'après ce que j'ai pu comprendre'.
--'Nous avons brûlé ces vêtements, on ne pouvait pas la laisser toute nue et puis cela lui va très bien'.
--'Oui c'est sûre que c'est mieux que rien', rigola Astyan.
…
Angéla s'était sentit en danger au réveil. Elle avait suffoqué et avait paniqué en voyant un homme penché sur elle. Si proche d'elle, par réflexe, elle l'avait étranglé. Mais elle s'était sentit très vite vidée de ses forces et elle avait sombré dans un sommeil profond grâce aux renforts que l'homme avait eu.
…
Angéla rouvrit les yeux, elle se trouvait dans une autre pièce. Elle ne sentait plus la pierrre si froide de la caverne sombre. Elle était allongée dans un lit douillet dans une pièce vivement éclairée. Elle cligna des yeux plusieurs fois pour s'habituer à l'intensité lumineuse de la pièce. Elle avait mal partout, chaque parcelle de son corps la faisait souffrir. Le lit large semblait trop grand pour elle toute seule. Elle remarqua que la large pièce était très peu meublée. Elle perçut un mouvement sur sa droite, elle tourna vivement sa tête lui arrachant une douleur vive dans le cou. Elle serra les dents et se mordit la lèvre. Un vieil homme était assis dans un fauteuil confortable à côté d'elle. Il lui souriait tranquillement d'un air rassurant tout en manipulant différents flacons.
--'Vous êtes enfin réveillée, vos amis commençaient à s'inquiéter'.
Le son de sa voix raisonnait dans son crâne et s'amplifia en plusieurs échos. Un mal de crâne s'y logea.
--'Hum…Mes amis', souffla Angéla, sa gorge sèche.
--'Oui, Daniel, Mitchell…vous souvenez d'eux tout de même ?'
--'Si…de l'eau', dit Angéla avec difficulté et beaucoup d'hésitation comme si elle apprenait à parler.
--'Ah désolé, j'en oublie les bonnes manières. Excusez ma maladresse, j'en oublie aussi mes obligations', en se levant.
Il lui tendit un verre d'eau. Elle hésita.
--'Je n'ai rien mi dedans', avec un sourire', vous avez assez dormi, je pense'.
Elle but une gorgée, une douleur de brûlure s'éveilla dans sa gorge. Elle déglutit avec difficulté puis elle se força à boire une deuxième gorgée puis une troisième.
--'C'est bien. Comment allez-vous ? Mise à part votre mal de crâne. Avez-vous mal quelque part de particulier', demanda le vieil homme.
--'Non', mentit Angéla, alors que des coups tambourinaient son pauvre crâne.
--'Hum…bien sûre…vous supportez assez bien la douleur, je pourrai vous apaiser pourtant'.
--'Combien de temps j'ai dormi ?', en essayant de se redresser.
--'En comptant votre coma, presque un astar'.
--'Un aster ?'
--'environ quatre jours'.
--'Je ne veux pas me rendormir, la douleur me maintiendra réveiller'.
--'C'est compréhensible'.
--'Qui êtes vous ?'
--'Castiel à votre servie, un médecin, je suis resté à votre chevet. Vous vous souvenez de tout ?'', demanda Castiel à contrecœur.
Des flashs défilèrent devant ses yeux, rapidement, lui rappelant les derniers événements : le crash, le jardin intime, Astyan, le combat, Astyan, l'enfer, Astyan, la douleur, Astyan, le réveil douloureux quand l'air avait brûlé ses poumons.
--'Bien sûre que vous vous rappelez', dit Castiel, voyant son regard vague.
Différentes expressions étaient passées sur son visage.
--'Vous n'oubliez pas aussi facilement', continua Castiel.
--'Astyan'.
--'Il va bien, il a juste été un peu étonné de votre attaque alors qu'il vous avait aidé'.
--'Il est aussi responsable de cet accident', dit simplement Angéla sans colère.
C'était une affirmation, Castiel ne chercha pas à nier. Ce serait insulté l'intelligence de la jeune femme mais il resta tout de même muet ne sachant pas quoi répondre. Il l'observa avec ses yeux perçants, comme s'il cherchait à lire en elle. Au bout d'un moment, il se leva et rompit le contact. Soit il avait eu ce qu'il cherchait soir il n'avait rien trouvé et n'avait pas insisté. Il prit une petite serviette et le trempa dans l'eau puis l'essora.
--'Je vais nettoyer vos plaies', prévint Castiel.
--'Vous êtes médecin comme ça', dit Angéla.
--'Oui je l'étais, il fut un temps', rigola Castiel', le meilleur de ma discipline sans me vanter et pourtant j'ai été incapable de vous aider et j'en suis désolé . j'ai repris du service pour votre cas exceptionnel', précisa Castiel.
--'Pourquoi ?'
--'J'avais besoin de rentrer en contact avec votre esprit mais il était trop bien protéger et Astyan avait eu un premier contact dans le vaisseau, c'est pour ça qu'il a pu faire ce qu'il a fait'.
--'Vous avez essayé au moins'.
--'Oui et puis je suis soulagé car comme ça, à votre réveil je ne me suis pas fait étranglé'.
--'Hum…'
--'Je sais qu'à ce moment là votre mémoire avait des lacunes mais attaquez vous souvent les gens ?'
--'C'est un reflexe de soldat, être toujours vigilant. On nous réveille souvent brusquement et en générale, il faut être prêt à combattre'.
--'Toujours sur le qui vive alors'.
--'C'est cela'.
--'Vous êtes alors opérationnel rapidement, vous avez été bien entraînée … et vous vous êtes rétablit rapidement. Vous êtes une femme exceptionnelle, Angéla'.
Elle regarda ces gestes au niveau de ses plaies.
--'Vous avez surtout des bleues, c'est la seule blessure grave. Votre sauveur voudra prendre de vos nouvelles…'
--'et non je ne l'attaquerai pas', coupa Angéla,' même si je le devrais'.
--'Je ne vais pas me mêler de vos affaires mais…'
--'Mais vous allez tout de même le faire'.
--'Oui', sourit Castiel', c'était une erreur. Ils ont réagit trop rapidement et c'était une décision prise à plusieurs'.
--'Tuez vous souvent vos visiteurs ?', dit Angéla dans le même ton qu'il avait employé.
--'Nous en recevons peu'.
--'Sûrement car vous les éliminez. Que craignez vous ou qui ?'
--'Nous avons été tout le temps isolés, c'est un reflexe comme vous le dites'.
--'Vous en faisiez partit ?'
--'Non, je ne vous ai pas attaqué, je n'ai pas participé. Je me suis retiré de tout, j'ai repris uniquement le service pour vous'.
--'C'est un honneur'.
--'Et vous le méritez. Vous êtes une héroïne. On ne parle que de vous dans la cité. Vous êtes la nouvelle curiosité du peuple, tout le monde veut vous rencontrer. Vous recevrez de nombreuses invitations. Mais si vous voulez, je pourrai leur décliner à cause de votre état préoccupant', dit Castiel, complice avec un clin d'œil.
--'Hum, je verrai'.
--'Mais je vous conseille tout de même d'accepter votre première invitation'.
--' ??'
--'Ou plutôt les deux premières. Moi-même j'aimerais manger avec vous, votre conversation et votre présence me plait bien et ça fait longtemps que je ne me suis pas amusé. La deuxième est celle d'Astyan'.
--'Et quand reverrai-je mes amis ?'
--'Bientôt. Certains ont été beaucoup plus des amis, n'est ce pas ? Comment avez-vous réussi à vivre dans cette situation ? La tension, la compétition à sa place dans ce genre de relation. Mais pour répondre à votre question plus précisément, c'est quand vous voulez mais je vous conseille de vous reposer avant. Moi-même, je vais vous laisser tranquille même si je meurs d'envie de continuer cette conversation. Mais je sais être raisonnable quand ile le faut', dit Castiel en lui faisant un autre clin d'œil.
Puis il se leva et quitta la chambre. Seule, Angéla essaya de se redresser encore un peu plus mais une douleur fulgurante traversa son épaule où auparavant Castiel avait nettoyé ses plaies. La pièce se mit à tourner sous la douleur puis à disparaître. Elle sombra dans un sommeil. Demain elle ira mieux, le sommeil était réparateur. Demain, elle reverra ses amis, Mitchell, Sam…
Elle voulait s'assurer de leur bonne santé, après elle s'occupera d'elle. Elle soignera ses plaies. Elle n'arrivait plus à penser correctement.
--'Comment va-t-elle', demanda une silhouette appuyée contre le mur juste à côté de la porte.
--'Elle va bien. J'ai fait en sorte qu'elle se rendorme', dit Castiel.
--'Bien'.
--'Bien ? Même très bien ? Tu as fait un excellent travail. Tu devrais penser à ton avenir dans cette branche. J'ai toujours su que tu étais doué. Je pourrai t'aider dans ta formation…'
--'Je ne veux pas en parler maintenant', coupa Astyan.
--'Soit. Comme tu le voudras…je respecte ton choix…elle est surprenant, je te l'accorde. Je dois te l'avouer, je l'aime bien. Mais attends un peu avant de la réveiller,…'
--'Je le sais, il ne faut pas la brusquer dans son rétablissement'.
--'Et elle nous causera des problèmes. Elle posera sans doute de tas de questions dont elle connait sûrement déjà la réponse. Juste pour savoir si elle peut nous faire confiance maintenant. Elle attirera donc l'attention.'
--'Que doit-on faire ?'
--'Lui dire ce qu'elle veut entendre, la vérité'.
--'En plus, tu le sais peut être déjà mais tous les membres du Conseil hébergent dans la cité. Je dis bien tous'.
--'Grrr'
--'Apparemment, tu ne le savais pas. Bien trop occupé à réveiller la belle', ria Castiel,' mais t'inquiète pas, d'après ce que j'ai pu voir, elle est capable de se défendre seule. Elle sera leur parler ou ne rien dire. Bon, je dois te laisser pour aller ranger ces maudits parchemins. L'archiviste va nous tuer pour notre retard'.
--'Merci pour tout, merci pour Angéla. Je sais que c'est Uriel qui t'a convaincu de soigner Angéla. Et vous avez fait d'excellent boulot. Merci d'avoir pris la peine d'étudier dans les archives médicales alors que tu détestes cela'.
--'T'inquiète pas pour ça. Je ne déteste pas autant les études que je le prétends. Je me suis juste un peu trop habitué à ma retraite paisible et je vais te l'avouer ennuyante. Ne le dis pas à Uriel car sinon il va m'entraîner encore dans les parchemins mais je me suis jamais autant amusé dans nos recherches même si c'est au dépend de la jeune femme'.
--'Je vois', rigola Astyan,' Merci pour tous'.
Astyan lui serra le bras avant de le quitter. Il se dirigea directement dans ses appartements, non loin de la chambre d'Angéla. Castiel avait tout prévu ce qu'il le fit sourire. Ses appartements étaient composés de nombreuses pièces toutes luxueuses qui lui apparaissaient maintenant banales, vide sans utilité. Il s'était habitué à la petite grotte humide et inconfortable proche de la belle jeune femme. Il alla directement vers un bassin en pierre au milieu d'une pièce. Il y versa de l'eau et la remua du bout du doigt. Il regarda à sa surface. Il voulait s'assurer que tout allait bien. Il vit à travers l'eau, Angéla assoupie dans son lit, seule. Il ne pouvait voir son visage. Il n'avait pas pu résister à la tentation de vérifier alors qu'il venait tout juste de la quitter.
Puis il s'installa sur une table de marbre pratiquement vide. Seuls des plumes et des rouleaux y étaient posés. Il en déroula un, et commença à écrire son journal intime comme il le faisait depuis longtemps. Ces derniers jours, il l'avait négligé, occupé à s'occuper d'Angéla. Mais c'était pour une bonne raison, puisque maintenant il avait pleins de choses à lui raconter, à écrire noir sur blanc et à graver à jamais sur le papier. Après quelques dizaines de minutes, il reposa sa plume et enroula le parchemin. Il se leva et ouvrit une grande armoire grâce à sa paume de main. Il posa sa main sur la porte de l'armoire qui s'éclaira puis s'ouvrit. Deux portes lourdes s'ouvrirent en grinçant. Il y avait tout ce qu'il possédait. Il avait de nombreuses étagères. La moitié était remplie de rouleau. Il y en avait des milliers. En effet, il y avait toute sa vie, une longue vie. Et seul cette page était la plus palpitante et intéressante de son histoire. Il soupira en rangeant le parchemin avec soin. Puis il prit la décision d'exécuter la décision qu'il avait prise lors de l'écriture de ces mots personnels. Il appela sa sœur et son frère mentalement qui étaient ensemble avec le reste de l'équipe. Ces derniers n'avaient même pas remarqué cet échange muet. Puis il communiqua avec Castiel et Uriel qui étaient en pleines discussions, disputes avec l'archiviste. Ce dernier les disputait pour leur rangement. L'archiviste perçut l'appel insistant d'Astyan et n'insista auprès des deux fouteurs de trouble dans sa bibliothèque et les laissa partir sans dégâts avec des remontrances.
Astyan les attendit dans son fauteuil favori devant la cheminée. Il avait fait amené des rafraîchissements pour accueillir ces invités. Quelques minutes après, ils arrivèrent, l'un après l'autre. Des interrogations se lisaient sur leur visage.
--'Que nous vaut cette invitation soudaine,' dit Shola joyeuse.
--'Laisses le parler. Le sujet est important, ne le coupes pas', dit Adred sérieusement.
--'Facile pour toi, tu sais probablement déjà de quoi il va nous parler', boudeuse.
--'Asseyez vous', invita Astyan.
--'Merci', dit Castiel,' si tu as comme sous entend Adred, des révélations à nous faire, je suis content et fier d'en faire partie'.
--'Je pensais que cela allait t'intéresser. Et peut être répondre à certaines de tes interrogations. Enfin je vous dois bien ça', se lança Astyan', servez vous'.
--'Arrêtes de nous faire languir. Es au sujet d'Angéla ?', s'impatienta Shola.
--'Oui au sujet de son coma'.
--'Ah enfin, tu t'es décidé à nous en dire plus', dit Adred.
--'Oui mais pour cela je dois raconter tout depuis le début pour Castiel et Uriel. Comme je l'ai déjà raconté à ma sœur et à mon frère, pour réussir à guérir Angéla, je l'ai invité dans mon Intérieur'.
--'Tu as quoi ?', dit Castiel surpris.
--'Tu devais protéger tes secrets, tu es vulnérable quand tu t'ouvres', dit Uriel désapprobateur.
--'Je me suis introduit dans le sien, par la force sans son autorisation au moment où elle était la plus faible. Voyant ainsi ses plus sombres secrets. Je lui ai montré le mien pour qu'elle ait plus confiance en moi. Et puis elle savait déjà le plus important, elle l'a su dès notre première rencontre'.
--'Soit', dit Uriel.
--'Donc eux aussi possèdent un Intérieur', dit Castiel.
--'Oui il l'appelle leur jardin intime'.
--'Dans ce cas, on les a sous-estimé. Ils en savent plus sur l'esprit que nous le pensons', dit Uriel.
--'Donc son coma…elle s'est juste réfugiée dans son Intérieur'.
--'Oui pour échapper à un souvenir, le crash. Mais il y a bien plus, elle a…d'immenses pouvoirs…tout ce qu'elle veut se réalise. Tout y est possible, pour elle. Tout vient de l'imagination'.
--'Mais c'est faux ! C'est le reflet de ce qu'on est vraiment, de ce qu'on est capable. Le reflet de réalité', dit Castiel.
--'Oui une réalité cauchemardesque alors son monde est chaotique, monstrueux et à la fois magnifique. Je n'ai jamais vu au cours de mon existence un tel paysage', dit Astyan.
--'Alors comme ça elle a donc des capacités. Elle n'a pas seulement le don', dit Adred, pensif.
--'Le don !', dit Castiel étonné.
--'Que voulez vous dire par là', dit Uriel.
--'Astyan n'a pas seulement invité la demoiselle, il a aussi révélé des tatouages. Elle est marquée par les Premiers', expliqua Adred.
--'Et pas que cela', ajouta Astyan.
--'Non pas seulement', confirma Adred.
--'Je m'explique, quand j'ai essayé de la sortir de son coma, j'ai senti que…quelque chose…une présence m'empêchait d'agir. J'ai reconnu l'essence des Premiers'.
--'Et pourquoi les Premiers t'empêcheraient de l'aider', interrogea Shola.
--'Ce n'est pas ça le plus important. Ce qui est vraiment important, c'est que les Premiers sont toujours là, vivants quelques parts et sont parmi nous. De retour dans notre réalité', dit Uriel.
--'Non pas seulement,' chuchota Adred en se levant.
Il se dirigea vers le bassin où l'eau reposait tranquillement sans perturbation.
--'J'ai eu une vision …en faite une image…très flou…elle remonte à très loin. Elle est bien plus que ça. Elle est un Premier. Son corps abrite cette essence, n'est ce pas ?'
--'Oui. Et comment cela se termine pour elle ?'
--'Je ne sais pas, pas très bien, j'imagine', dit Adred,' je suis désolé'.
--'Comment s'est possible ?', dit Castiel abasourdit.
--'L'un d'eux a enfin pu se réincarner après toutes ses centaines années. Il a enfin réussi à revenir. Qui est-ce ? Raphaël. Cybile ?', dit Uriel.
Personne ne répondit.
--'Ce qui explique le dédoublement de personnalité comme il l'appelle', dit Shola.
--'la double signature électrique, oui cela explique, une des signatures domine l'autre'.
--'Mais pourquoi, le Premier…une femme je pense…n'a pas ressuscité dans un corps de nourrisson mais chez une femme adulte. C'est plus facile chez les nouveau-nés', dit Adred.
--'En effet. De plus le Premier aurait dû effacer l'autre…', dit Castiel.
--'Mais il n'a pas pu. Car l'esprit d'un adulte est déjà bien mature et difficile à remodeler. L'esprit d'Angéla doit être très puissant', dit Astyan.
--'Et surtout le Premier a enfreint la principale règle', dit Shola en colère.
--'Il n'a peut être pas eu le choix'.
--'Ou elle est sans scrupule pour son hôte'.
--'En tout cas ce que nous a raconté, change tout et cela explique beaucoup de choses', interrompit Castiel.
--' ???'
--'L'esprit de la jeune femme est vif et rapide mais sa survie, elle le doit au Premier qui veut prendre possession de con corps. Nous l'avons affaibli quand on les a attaqués, créant une ouverture d'attaque pour le Premier. En plus, il se peut que les Douze connaissent son identité', s'expliqua Castiel.
--'D'où leur présence au Conseil', dit Uriel, l'air grave.
--'Et leur présence dans la cité', ajouta Adred.
--'Et elle ne sait même pas le danger qu'elle coure'.
--'Oui car ils la voudront', dit Shola.
--'On ne les laissera pas faire', gronda Astyan.
--'En effet, mon frère. On doit alors convaincre Maryl et les autres de les aider pour qu'ils partent le plus rapidement possible'.
--'Comment ?'
--'En disant à Maryl, une partie de notre découverte', dit Shola.
--'Pourquoi pas ?', acquiesça Uriel.
--'Elle possède une partie des Gènes des Premiers. Dis lui que tu veux la prendre pour femme et comme gage de bonne foi ou cadeau de noce, on leur offre notre aide. Elle est si désespéré pour te marier qu'elle accepterait', se moqua Adred', bien sûre tu devras demander à ta Belle de jouer le jeu. Comme ça elle repart vite fait à l'abri des douze'.
--'C'est une idée intéressante', dit Castiel,' mais impossible à mettre en place'.
--'Pourquoi la veulent-ils ?', soupira Astyan.
Même si l'idée d'épouser Angéla ne lui déplaisait pas. Son cœur s'était même emballé.
--'Demande-leur', dit Adred.
--'Je n'y manquerai pas', pesta Astyan', je crois que je vous ai tout dit'.
--'Et de quoi nous faire réfléchir', dit Castiel,' si jamais les Anciens comme Maryl l'apprennent, ils voudront qu'elle reste. Ils feront tout pour la retenir'.
--'Sabotage ?', proposa Shola.
--'Oui, accueillir les autres serait juste une contre partie à accepter, à moins de la retenir prisonnière', dit Adred.
--'Pour que le Premier se manifeste, qu'on subisse sa colère', dit Uriel.
--'En tout cas je parlerai à Sachia pour qu'elle accélère les réparations', proposa Adred.
--'Mais ils n'avanceront pas assez vite !', dit Astyan.
--'Peut être mais maintenant que leur pilote est réveillé, elle les aidera et ça ira plus vite. D'après ce que j'ai comprit, Sam dit qu'elle a une affinité avec le vaisseau. Je peux aussi accélérer sa guérison', proposa Castiel.
--'Elle en payera le prix plus tard, elle sera affaibli au moindre choc', dit Shola.
--'Peut être mais elle sera à l'abri et ils le seront aussi'.
--'Il ne voudront jamais partir sans notre aide. En plus, Daniel a l'air de trouver des réponses dans nos archives. Et puis cela prendra du temps de convaincre le conseil. Surtout les Douze. Les représentants des Terres Extérieurs ne poseront pas de problèmes'.
--'Alors il faut accélérer les choses', conclut Adred.
--'Comment ?', dit Castiel suspectant Adred d'avoir une idée derrière la tête.
--'Faire un acte impardonnable afin d'obliger le conseil à accepter de les aider pour s'excuser'.
--'Tu veux dire le meurtre !', dit Shola horrifiée.
--'Qui ?', demanda Astyan.
--'Astyan, tu ne vas pas tout de même…', dit Uriel.
--'Non mais autres choses de moins grave…',coupa Adred avant que les esprits s'échauffent.
--'Je ne cautionne pas ton idée, je ne veux pas en savoir plus', dit Castiel.
--'Je ne vois pas en quoi le mariage est un acte impardonnable', dit Astyan, captant ses pensées.
--'Oh non je ne parle pas de ça. Mes pensées s'égaraient, désolé. Tu trouveras j'en suis sûre'.
--'Je crois qu'on ferait mieux un terme à cette conversation. Je vous promets de garder ces révélations pour moi et pour cette…idée, je m'en souviendrai même plus en sortant de la pièce. Je ne veux même pas en entendre encore une fois en parler. Nous il faut qu'on retourne aux archives hélas', soupira Castiel en se levant.
--'Je vais vous accompagner pour calmer les ardeurs de l'archiviste et de son apprenti, je suis en bon terme avec eux'.
--'Qui ne l'ai pas ? Personne veut mettre en colère la Mère Inquisitrice', dit Adred moqueur.
Ils se levèrent tous pour prendre congé. Shola sourit à Astyan pour le rassurer avant de quitter la pièce.
--'Est-ce l'avenir que tu as vu tout à l'heure', demanda Astyan curieux.
--'Oh non, je rêvassais'.
--'De moi me mariant'.
--'Oui'.
--'Avec Angéla'.
--'Son avenir est flou, le tien aussi d'ailleurs dés que cela concerne la jeune femme'.
--'Quel en est la raison ?'
--'Je ne sais pas', soupira Adred, ' mais cela me donne mal au crâne de voir que des images flous incomplètes. C'est peut être son imprévisibilité, on ne peut pas savoir ce qu'elle va faire ou bien l'essence du Premier me brouille mon troisième œil ou elle est trop puissante'.
--'Plus puissante que toi ?'
--'Peut être. Cela t'effraie, n'est ce pas ? car tu es guerrier, et tu sais ce que vaut sa puissance. Mais cela peut être de nombreuses raisons. Tout ce que je peux t'affirmer c'est que le Premier est très puissant, il faut s'en méfier. Car même s'il n'a pas le contrôle de la jeune femme, il peut se manifester dans les émotions fortes. En tout cas, Angéla doit l'être aussi pour éloigner aussi longtemps cet esprit puissant'.
--'Ou il y a une raison pour que la première règle existe : ressusciter dans un corps de nouveau-né. Il est difficile de prendre le contrôle d'un esprit déjà adulte , ancré dans son corps. Pourquoi le Premier a-t-il violé la première loi', demanda Astyan.
--'¨Par désespoir. Pas le choix, là aussi on ne peut que supposer. Je vais te laisser te reposer, tu en as besoin. Profites en pour méditer', dit Adred,' tu as la solution en toi'.
Il posa une main sur son épaule avant de se lever et disparaître.
Il avait raison. Astyan avait besoin de repos. Il se dirigea vers le bassin, regarda une dernière fois le reflet avant de vider l'eau d'un geste négligeant. Il passa dans une autre pièce qui donnait dans un jardin. C'était sa chambre à coucher, un lieu intime et simple. Il se laissa tomber sur le lit, à peine froissé dû à son absence de ces derniers jours. Il accueillit avec gratitude la tranquillité de ses appartements et la douceur de son li. Il ferma les yeux et entra dans un rêve contrôlé. Il sourit. C'était de plus en plus facile d'effectuer ces voyages. Son esprit voyagea en dehors de son corps qui se reposait pour aller à l'extérieur vers…
…
Angéla s'était endormie dans un sommeil à rêve tout aussi déconcertant qu'effrayant. Elle revit différentes scènes de sa vie, lui ravivant la mémoire à vif. Le crash, le combat, Astyan, une douleur atroce, le vide dans son corps, plus aucune sensation. Elle avait ressenti l'étranger dés son premier contact. Astyan, un homme partagé entre la fascination et la colère. Elle courait dans un long couloir où d'autres plus petits donnaient. Des portes y étaient fermées ou entrouvertes. C'était un vrai labyrinthe de souvenir. Elle courrait pour échapper à ses souvenirs qu'elle avait assez vécu. Elle aperçut en passant devant la porte, son reflet courant alors qu'un dragon la survola. Puis une partie d'échec avec Mitchell…
Une porte au bout du couloir s'ouvrit, accueillante et lumineuse. Epuisée de courir, elle s'y dirigea. En passant la porte, elle fut aveuglée par la lumière du soleil de l'autre côté contrastant avec l'obscurité du couloir. Elle comprit qu'elle ne contrôlait plus rien dans son rêve. Elle pensa qu'elle n'était plus dans son rêve a udépart. En effet, elle n'avait jamais vu pareil paysage auparavant. Ce n'était pas un de ses souvenirs. Le fruit de son imagination ? Non, généralement son imagination était plus farfelue. Soit il y avait des chimères, soit un paysage volcanique. Parfois même elle possédait des ailes roses ou n'avait plus de capacités, enfin elle était normale à nouveau. Là c'était complètement différent. Une musique sortait de nulle part, douce et surnaturelle. Le sol était couvert d'un tapis de feuilles mortes rouges. Il y avait aussi des fleurs partout. Même le plus beau des jardins sur Terre faisait pâle figure à côté. Toute méfiance avait disparut tellement que l'ambiance était apaisante. Elle marcha d'un pas feutré sur les feuilles mortes vers un petit ruisseau coulant calmement. Elle y trempa sa main. L'eau était fraîche, pure et claire. Elle se sentit apaisée et reposée. Toute angoisse avait disparu. Elle sentit au bout d'un moment une présence, elle reprit sa route vers cette présence. Au niveau d'une clairière, la présence la rejoignit sortant de branchages. C'était Astyan.
--'Bonjour, dormez-vous bien ? Votre sommeil paraissait agité'.
--'C'est vous qui avez ouvert la porte ?', demanda Angéla.
--'Non. C'est votre rêve'.
--'J'en doute. Je ne contrôle rien. Cela ne vient pas de moi ce paysage'.
--'Alors de qui d'autre ?'
--'De vous !'
--'Non. Ce n'est pas de moi. Un sommeil partagé ? Je ne pense pas, non plus. Nous sommes dans un endroit où tout est possible, c'est tout, c'est le domaine du rêve. On ne contrôle pas ses rêves. Mais nous n'allons pas discuter de ça pendant tout votre sommeil'.
Puis tout s'accéléra pour Angéla. Sans contrôle, une aura blanche les entoura. Elle se retrouva main dans la main avec Astyan, en train de se promener au bord du lac. La mélodie qu'elle avait entendue s'intensifia légèrement. Un nouveau flash. Elle se tenait près d'Astyan, assise les jambes dans l'eau. Flash. Elle était dans l'eau seule. Une eau chaude et claire. Puis quelqu'un l'attrapa par la taille. Elle se retourna vivement et se retrouva devant Astyan, qui l'éclaboussa. Ces cheveux étaient collés au visage. La musique s'intensifia encore plus. Ils se mirent à jouer dans l'eau et à rire ensemble. Flash. La lumière commençait à décliner. Angéla se retrouva dans les bras d'Astyan. Un peu trop proche de lui mais comme elle ne contrôlait rien, elle ne s'écarta pas. Seul lui paraissait maître de lui. Il lui caressa la joue et replaça une mèche de cheveux mouillés derrière son oreille. Il lui fit une remarque sur sa couleur. Elle ria de bon cœur. Flash. Il faisait presque nuit, un feu brûlait, elle grelottait dans ses vêtements trempés. Ses dents claquaient. Juste en face d'elle, Astyan n'était pas dans un meilleur état. Il tremblait encore plus. Elle rigola nerveusement, alors que ces dents claquaient. Lui aussi.
--'Si c'était mon rêve. Il ferait plus chaud et mes vêtements seraient secs', rigola Astyan.
Il s'approcha d'elle.
--'On aura plus chaud en échangeant nos chaleurs corporelles', ajouta Astyan.
Elle frissonna. Puis n'en pouvant plus, Astyan enleva son haut trempé. Il se retrouva torse nu, laissant apparaître ces muscles bien entretenus. Angéla déglutina et frissonna encore plus. Astyan le prit comme un frissonnement de froid et l'a prit dans ses bras, tout en frottant son dos pour la réchauffer. Il éprouva un plaisir intense à ce contact. Il osa aller plus loin. Il glissa une main sur son épaule pour lui ôter sa veste.
--'Tu auras moins froid'.
Elle en douta mais elle ne dit rien, le froid l'en empêchant. Il se colla encore plus, pressant sa peau contre elle. Il eut un frisson de plaisir mais aussi à cause des vêtements humides d'Angéla qui lui collaient à sa peau. Elle grelottait encore malgré ses efforts. Puis il ne put retenir son désir plus longtemps. Il fit glisser du bout de ses doigts soigneusement et doucement en l'effleurant la bretelle de son débardeur.
--'Tu es gelée'.
Plus pour longtemps pensa Angéla. Bientôt, elle allait brûler de désir. Astyan approcha ses lèvres de son cou, tout en faisant descendre encore plus la bretelle. Sa main continua sa course le long du bras alors que ses lèvres chaudes chatouillaient le cou d'Angéla. Flash. La musique atteignit son maximum, son optimum. Astyan l'embrassa sur les lèvres timidement. Leurs langues s'entremêlèrent. Astyan allongea Angéla soigneusement tout en continuant à l'embrasser fougueusement maintenant. Il pressa son corps contre celui d'Angéla, une main derrière sa tête pour l'attirer vers lui et l'autre au niveau de sa taille. Il commença à soulever son débardeur en embrassant le bas ventre. Angéla haletait tandis qu'il remontait son haut complètement…
…
Elle se réveilla en sursautant, en sueur. Son pouls s'était accéléré. Elle regarda autour d'elle et reconnu la pièce. Rassurée, elle retomba sur son coussin. Elle avait dû faire un cauchemar. Comme à chaque fois, elle ne se souvenait plus de rien. Epuisée, elle se rendormit sans rêve agité, seule cette fois-ci…
…
Adred avait passé les nouvelles à sa compagne Sachia qui l'avait pris avec enthousiasme. Elle allait enfin pouvoir faire ce qu'elle savait faire le mieux : réparer toute genre d'objet, comme le vaisseau…Adred alla rejoindre son frère. Il le retrouva joyeux, en train de siffloter à s'occuper de son cheval gris pommelé.
--'T'es bien heureux ce matin, mon frère'.
--'Je me suis levé de bon pied, c'est tout et passé une très bonne matinée', dit Astyan en bouchonnant l'encolure de son cheval.
--'Je vois et en quoi consistait cette matinée ?'
--' Quelques broutilles'
--'Hum…Tu ne m'en diras pas plus je suppose ?'
--'J'étais juste de bonne humeur à mon réveil'.
--'Mouais',dit Adred méfiant.
--'Alors tu es dans de bonne condition pour avoir les dernières nouvelles. Maryl est au courant pour ton intervention, elle sait donc qu'Angéla est réveillée. Les bruits courent vite dans la Cité'.
--'Déjà ! Tu m'as gâché ma journée'.
--'Comme ça je ne serai pas le seul à passer une mauvaise journée'.
--' ??', en posant la brosse douce sur un muret.
--'Shola est excitée mais d'autres s'impatientent aussi. Ils sont nerveux. En faite Maryl veut l'inviter au dernier dîné de cet Astra. Tu pourras alors faire ta proposition, je suppose'.
--'Quoi ! mais c'est bientôt. Inviter Angéla si tôt , n'est pas une bonne idée ! J'avais complètement oublié', il flatta l'encolure de son cheval et rentra.
--'Comment as-tu pu oublier les Douze ? Mais où avait tu la tête ? J'aurai pensé que tu aurais pensé toute la nuit à nos problèmes. Qu'as-tu fait cette nuit ?', demanda Adred, étonné.
--'Me suis reposé', en se lavant les mains.
--'Hum…Tu pouvais rentrer dans un sommeil réparateur d'une heure. Cela saurait suffit pour te requinquer. Tu récupères rapidement d'habitude', lui fit remarquer Adred en lui passant une serviette.
--'Merci. Je n'étais pas fatiguée. Je voulais juste un peu de calme'.
--'En tout cas, cela t'a réussi, on dirait'.
--'Tu devrais essayer aussi de dormir, mon frère. Un rafraîchissement ?', proposa Astyan.
--'Oui et toi aussi car tu en auras besoin pour la suite des nouvelles', conseilla Adred.
--'Maryl sera se tenir'.
--'Oui, elle sera très contente de tes prouesses. Elle t'accordera même peut être ta demande. En plus, Castiel a suggéré de réunir tous les repas en un car il a dit qu'elle avait besoin de se reposer. Mais ce n'est pas ça le problème'.
--'Quoi alors si Castiel intervient'.
--'Il y a Kaith, elle dort dans la cité'.
--'Je ne vois pas en quoi c'est un problème.
--'Elle te voulait et tu la repoussais. On ne repousse pas une des Douze. En plus, je te rappelle que c'est une spécialiste des herbes médicinales et donc des poisons. Je te conseille de surveiller ce que tu manges. Tu vas me dire qu'elle n'est pas la seule à avoir essayé de te séduire mais c'est la seule qui est vraiment dangereuse. Elle va voir Angéla comme une rivale'.
--' ??'
--'Certains ont fait courir certains bruits comme quoi tu es attirée par Angéla. D'ailleurs confirmes-tu ces rumeurs', dit Adred amusé, puis voyant le silence de son frère', enfin bref, Kaith sera un sérieux problème ainsi que les autres comme Faith'.
--'Elle ne m'intéresse pas. Elles ne m'intéressent pas et elle le savent. Il ne sait jamais passer quelque chose entre nous et il ne se passera jamais rien. Je ne peux pas être plus clair. Je ne vois pas le problème, j'ai été très clair. Où tu veux en venir ?'
--'Kaith a aussi des oreilles. A l'heure qu'il est, elle doit être aussi au courant du réveil d'Angéla. Et je te donne ma main à couper qu'elle en a parlé aux autres. Kaleb a demandé une audience à Maryl pour voir Angéla.
--''Quoi !!'
--''Et tu sais bien que Maryl ne peut pas lui refuser. Elle n'a aucune raison de ne pas le faire. Il possède ce droit'.
--'Il faut agir vite alors !'.
--'Mon frère. De quoi as-tu vraiment peur ?'
--'Ce sont des prédateurs'.
--'Tu exagères !', dit Adred.
--'Ils collectionnent les femmes'.
--'Ah c'est donc ça ? Tu as peur de leur pouvoir séducteur'.
--'Oui, tu sais bien que les femmes ont du mal à leur résister'.
--'Pas toute. Et je ne pense pas qu'Angéla soit une femme facile à influencer'.
--'Je ne veux pas prendre de risque, Adred'.
--'Hum…Tu es maintenant prévenu. Ne soit pas surpris. Mais tu ne m'écoutes pas, je t'ai dit que Castiel a conseillé à Maryl de faire un seul repas pour inviter Angéla. Il sera donc organiser un seul dîné où tout le monde sera présent. On sera donc là ainsi que ces amis'.
--'Elle ne sera donc pas seul', dit Astyan plus tranquille.
--'Oui car Kaleb n'a pas précisé qu'il voulait la voir seule', dit Adred l'air malicieux', maintenant c'est à toi de jouer pour écourter le voyage de nos amis. Sachia s'occupe du vaisseau, elle le remet en état. Moi et Shola les aident dans leur recherche. Tu dois amener ta contribution maintenant'.
--'J'ai aidé à soigner Angéla!'.
--'Hum…oui mais tu peux faire bien plus'.
--'Et si tu me le disais plus clairement ce que tu as en tête, ce que tu as vu, ça ira plus vite', dit Astyan.
--'Ce serait trop facile, seul toi à la solution et je t'ai déjà mis sur la voie'.
--'Tu parles de l'acte impardonnable, m'aideras-tu ?'
--'Oui bien sûre quand tu me le demanderas'.
--'Je te le demande'.
--'Tu sais ce que je veux faire ? tu sais ton idée n'était pas mal'.
--'De quoi tu parles ?'
--'De ce que tu pensais avant que j'arrive…', dit Adred,' peut être quand je partirai, cela te reviendra', en se dirigeant vers la porte.
--'Je …je ne comprend pas'.
Adred le salua de la main en souriant.
Astyan se perdit dans ces pensées. Avant l'arrivée de son frère, il pensait au futur moment seul qu'il passerait avec Angéla. Et il ne voyait pas le rapport avec la solution aux problèmes. A moins que… Son frère l'étonnait toujours. Il sourit.
…
Angéla se réveilla. Mitchell lui tenait la main.
--'Hey' ?
--'Salut, tu vas bien ?'
--'ça peut aller', elle essaya de se redresser sans avoir de douleur dans l'épaule.
Immédiatement, Mitchell vint à son aide en calant un coussin derrière son dos.
--'Merci et les autres comment…'
--'Ils vont bien', coupa Mitchell avant qu'elle s'inquiète.
--'Quelles sont les nouvelles ?'
--'Sam s'occupe des dégâts causés. Daniel est plongé dans ces écrits, Vala l'emmerde et les autres s'occupent. As-tu bien dormit ?', résuma Mitchell.
--'Moi j'en ai marre de rester allongée'.
--'Toujours la même', rigola Mitchell.
--'Oh oui ! Certaines choses ne changent pas', dit Angéla en rejetant sa couverture à ses pieds.
Un haut recouvrait tout juste sa poitrine et elle portait un pantalon taille base très large. Elle passa ses jambes en dehors du lit et se leva. Mitchell admira le corps d'Angéla puis s'attarda sur ses bleus et sa blessure à l'épaule. Leur vue lui fit mal au cœur. Elle lui tourna le dos pour regarder l'extérieur par la fenêtre. Il put donc admirer son tatouage à volonté. Son dos était musclé et marqué.
--'Tu es magnifique…je veux dire que tu as l'air en forme', se reprit Mitchell.
Angéla se retourna le sourire aux lèvres. Elle regarda sa tenue et haussa les épaules. Sa tenue ne la gênait pas devant lui, ils se connaissaient tellement bien.
--'Combien de temps…j'étais absente ?', demanda Angéla.
--'4 Jours environs, je ne sais pas exactement, le temps ne passe pas de la même manière ici. Les journées sont plus longues et les nuits très courtes. Je suis un peu déphasé, le décalage horaire on va dire'.
--'Avez-vous eu ce que vous voulez ?'
--'Non, hélas, je suis désolé'.
--'Ce n'est rien, je m'en doutais. Pourquoi on est là alors ?'
--' ??'
--'Ils n'ont pas ce qu'on veut et ils nous ont attaqué. Pourquoi rester !'
Mitchell se leva brusquement. Angéla le regarda avec étonnement pour sa réaction.
--'Nous avions des soupçons mais de là à l'affirmer. Comment tu le sais ?'
--'Je le sais c'est tout. Je les ai sentit, je suppose lors de l'attaque. Je ne peux pas te l'expliquer clairement'.
--'Que doit-on faire', demanda Mitchell.
Angéla haussa les épaules pour lui montrer son ignorance.
--'Rien. On ne peut pas les attaquer, on n'est pas assez nombreux ni assez puissant et ils nous ont recueillit après. Vous avez l'air d'aller, on est libre de se déplacer'.
--'Ils regrettent leur geste, tu penses ?'
--'Oui je pense surtout parce qu'on y a survécut'.
--'Oui', rigola Mitchell,' les morts ne peuvent pas se plaindre, enfin c'est raraeet c'est grâce à toi qu'on peut se plaindre'.
--'C'était mon travail', dit Angéla simplement.
--'Il faut qu'on parle de la suite des événements'.
--'Pas maintenant, on a de la visite', coupa Angéla.
--'Comment tu le sais que… ?'
A ce moment là, quelqu'un frappa à la porte et entra sans attendre de réponse.
Castiel en rentrant, vit Angéla debout devant la fenêtre. Une aura l'entourait grâce à la lumière du soleil. Il sourit, content de la voir debout. Il était suivit d'Astyan, avec un plateau de nourriture.
Ce dernier s'interrompit dans son geste pour la contempler. Il admira aussi son corps magnifique. Castiel remarque le blanc et rompit le silence.
--'Comment va la demoiselle, ce matin ?'
--'Elle va bien', dit Angéla rapportant son attention sur eux.
--'Nous avons amené des encas en attendant le repas car vous devez avoir faim maintenant', dit Castiel.
Astyan sortit de sa torpeur et amena le plateau sur la table. Angéla alla s'asseoir à côté de Mitchell. Castiel prit une assiette et la remplit pour la tendre à Angéla.
--'Tenez, reprenez vos forces'.
--'Merci à vous'.
Puis ils discutèrent d'un peu de tout sans but précis. C'était surtout Castiel qui parlait.
Après le petit goûter, Mitchell et Angéla décidèrent d'aller se promener et de rendre visite aux autres. Avant, Mitchell lui avait montrait les vêtements qu'il avait apporté. Elle les avait accueillit avec joie. Elle s'était changée dans la hâte car elle n'avait pas envie de se promener ainsi et d'être dévisagée lors de sa sortie par les passants. Elle put donc revoir les autres. Ils l'accueillirent avec joie et elle aussi. Angéla leur posa de tas de questions.
--'J'ai appris des choses intéressantes grâce à Wellan', dit Daniel
--'Qui est-ce ?', demanda Angéla.
--'L'historien de la Cité', répondit Daniel.
--'A quel sujet ? sur les armes ?', demanda John.
--'Sur nos hôtes ?', dit Vala.
--'Les deux en faite. Sur le passé de nos hôtes. Ils sont des descendants des Anciens. Certains d'entre eux sont même peut être des Anciens. Comme Merlin, au moyen-âge. Sauf que sur cette planète, ils ont pu y vivre plus longtemps discrètement'.
--'C'est sûre s'ils éliminent les visiteurs', dit Jack.C sèchement.
Angéla le regarda avec surprise à cause de sa remarque et du ton qu'il avait pris.
--'Ce qui est étrange dans leur histoire, c'est que les Anciens ont choisit 9 couples apparemment pour continuer à vivre sur Terre pour transmettre leur savoir. Car je pense que c'est sur notre planète que tout a commencé. Ce peuple a vécut sur notre planète au départ', raconta Daniel.
--'Merlin en faisait partie de ces couples ?', demanda Vala.
--'Peut être, il a parlé de catastrophe quand je lui ai demandé pourquoi ils nous aidé plus. Morgane a parlé d'erreur d'ailleurs, d'erreur de jugement qu'il avait fait…Je pense que cet événement a eu lieu dans un passé lointain sur Terre et qu'il a causé leur départ de la Terre car même Merlin semblait l'avoir oublié ou ne pas connaître ces erreurs commises c'était un moment où les Anciens étaient nombreux, les 18 plus leur descendant dont Merlin sans doute. Ce dernier s'est isolé et est réapparu au Moyen-âge. L'événement a dû aussi les séparer. Certains ont disparut, d'autres sont partis et d'autres comme Merlin sont restés, avec d'autres ? ça je ne sais pas. En faite, c'est l'apparition d'un ennemi qui a mi fin à leur civilisation'.
--'Les Oriis'.
--'Oui sans doute. Mais d'après Wellan, ce sont des descendants jaloux qui auraient été leur ennemi'.
--'Et on sait que les Oriis et les Anciens ont la même origine', dit Sam.
--'Oui et cela correspondrait à la mythologie grecque', répondit Daniel.
--'Les Titans et les Géants', dit Sam.
--'Oui je pensais à eux'.
--'Les Titans ont enfermés les Géants sous Terre selon la légende et les Oriis ne sont pas des prisonniers', remarqua John.
--'Non mais cela collerait bien car ils ne pouvaient pas non plus rester éternellement enfermés. Les Géants ont instauré une sorte de Religion aveugle et totalitaire, composée de perversité, de violence et de mal. Ils n'avaient même pas besoin d'être encore là, le mal était fait, inscrit dans les mœurs. Certains Anciens ont fuit ne pouvant rien faire ni changer les mœurs gravés à jamais dans la mémoire des peuples. Certains sont restés pour essayer de sauver le peuple', raconta Daniel.
--'Comment les Terriens ont été sauvés ?', demanda Vala, intéressé.
--'Ils ne l'ont pas complètement été', dit Angéla d'un air grave,' je ne sais pas si tu as déjà visité notre planète, Vala,. Mais la vie n'est pas rose partout. Le meurtre, le viol, le vol, la guerre existent bien, même si on le cache derrière une façade de bonheur'.
--'Il y a eu une période de totale bonheur mais on ne l'a pas connu. On a juste des traces écrites, si je ne me trompe pas', dit Mitchell.
--'Non, c'était l'âge d'Or, d'après Tite Live c'est lui qui a retransmit les mots de Socrate sur la chute d'Atlantis', ajouta Daniel,' une période très peu décrite, on a tout oublié. Enfin bref, les Géants sont issus des Titans mais on prit une autre voie de croyance. Ce qui sont restés sur la Terre ont finit par réussir à se débarrasser de leur ennemi en « lavant la Terre de tous ces démons dans une pluie de déluge de boule de feu »'.
--'Des météorites', dit Sam.
--'Peut être'.
--'On n'en recense pas des récentes, la dernière pluie de météorites date du Crétacé et a causé la disparition des dinosaures', dit Angéla,' et puis comment les Anciens auraient apporter ces météorites sur Terre, il faudrait une force colossale'.
--'La colère, le désespoir', proposa Daniel.
--'Le plus puissant d'entre eux', dit O'Neill.
--'Ce n'est pas comme abattre toute une flotte d'Anubis', protesta Sam.
--'Pas des météorites mais une arme qui envoie des boules de feu', dit Vala.
--'Cela pourrait être alors l'arme que nous cherchons'.
--'C'est ce que je pensais', affirma Daniel.
--'Ils sont des descendants des Anciens terrestre, ils possèdent donc l'arme en question', conclut Mitchell.
--'Oui cela collerait avec la mythologie', dit Daniel.
--'Cet événement de pluie de déluge est aussi relaté plus récemment dans la Bible', dit Angéla pensive.
--'La descente des Anges et Archanges sur Terre pour emprisonner Lucifer avec l'Ange Michael. Dans le cas d'Attalon, c'était une femme qui a nettoyé les démons', raconta Daniel.
--'Le couple infernal, les Justiciers', dit Vala.
--'Wella m'a parlé d'un couple qui se détachait des autres. Ils étaient plus puissants et n'hésitaient pas à utiliser leur pouvoir pour se battre. Ils faisaient partit de ceux qu'ils sont restés. La femme s'appelait Anéa, son mari Raphaël', dit Daniel
--'Anéa', chuchota Angéla.
--'Oui ça te dit quelques choses', demanda Daniel.
--'Non'.
--'En tout cas pas Michael', remarqua Vala.
--'Non', dit Teal'c.
--'Un amant peut être', proposa Vala.
--'Je ne pense pas Vala, ce sont des personnes fidèles très traditionnelles, on parle d'Ange', dit Teal'c.
--'Oui mais après de centaines d'années de vie commune, ils avaient peut être envie d'aller voir ailleurs', se défendit Vala.
--'Ou un couple polygame ou ouvert', dit John.
--'L'amour n'a pas la même signification pour eux. Rien de corporelle', dit Vala pour se défendre.
--'Où on en est pour le vaisseau ?', demanda Teal'c pour changer de conversation.
--'La baie est réparée, j'ai presque finit les moteurs'.
--'Très bien', dit O'Neill,' j'aimerai pouvoir partir le plus rapidement possible au cas où car je n'aime pas l'attitude de Maryl au sujet du vaisseau, cela me met mal à l'aise'.
--' ??'
--'Maryl est un des membres du Conseil, elle s'intéresse un peu trop au vaisseau à notre goût et à toi d'ailleurs', expliqua Mitchell à Angéla.
--'Hum…'
--'J'ai aussi lancé un scan pour capter les différentes anomalies de flux d'énergie sur la planète pour détecter une quelconque arme', ajouta Sam.
--'Pas de résultat je suppose', dit O'Neill.
--'Non'.
--'Aucun aussi pour les autres signes', ajouta Teal'c.
--'On est dans l'impasse', conclut Vala.
--'En plus, on est encore invité tous demain soir pour dîner', soupira O'Neill,' et cela va arriver vite malheureusement'.
--'Il faut que j'y aille. Castiel doit me changer mes pansements et vérifier mes plaies. Il doit enlever aussi mes bandages au niveau des mains, il pense que je pourrai m'en passer', dit Angéla en se levant.
--'Je vais t'accompagner', dit Daniel en se levant brusquement.
--'Si tu veux'.
Puis elle salua les autres. Une fois partie :
--'Tu voulais me parler seul à seul ?', demanda Angéla.
--'Oui, j'ai une idée qui me trotte dans la tête et je voulais t'en parler'.
--'Vous avez fait de nombreuses théories pendant mon absence. Vous ne vous êtes pas ennuyé.
--'En effet, nous avons cherché dans un premier temps l'origine de notre attaque mais de ce côté aussi on fait chou blanc'.
--'Avez-vous identifié ou même détecté des signaux ou des signatures d'énergie ', demanda Angéla songeuse.
--'Non c'est brouillon'.
--'On n'a rien'.
--'Il n'y a pas de trace ni de résidu d'énergie'.
--'Tu as une idée derrière la tête', dit Angéla.
--'Hum…qu'as-tu ressentit… ?', hésita Daniel.
--'Je…ne sais pas. Pleins de chose. Mais je pense que vous ne trouverez pas la source car elle n'existe plus. Je ne pense pas qu'il existe une arme. L'énergie n'est pas stockée, elle est juste concentrée au bon moment pour un temps donnée pour être libérée. Si pas de stockage, on ne peut pas détecter.
--'Que veux tu dire par là ?', dit Daniel.
--'Tu avais l'air de dire que des Anciens vivaient sur cette planète comme cette…Maryl. S'ils sont plusieurs, ils ont pu combiner leur force pour nous attaquer, utiliser leur capacité'.
--'Tu veux dire qu'ils nous ont attaqué avec leur pouvoir'.
--'Les Anciens n'ont-ils pas de grands pouvoirs ?'
--'Si mais…quand j'étais Merlin, je pouvais jeter des éclairs, bouger des objets, j'étais puissant mais de là à jeter des éclairs dans l'espace. Sam l'a dit c'est indéchiffrable'.
--'Même pour plusieurs personnes ?'
--'A moins qu'ils sont beaucoup plus proche des Anciens que je le crois. Car au cours des années, ce serait logique que leur capacité soit diluée jusqu'à disparaître chez les descendants comme sur Terre avec la présence de quelques gènes chez certaines personnes. En faite, tu soupçonne que Maryl…'
--'Soit des descendants directs des Anciens enfin des couples', coupa Angéla', enfin que voulais tu me demander ?'
--'Prendre un cheveu ou une empreinte d'Astyan ou de Castiel, selon ce que tu peux avoir pour que Sam l'étudie. Avec leur ADN on aurait une réponse fixe'.
--'Pas de problème mais pourquoi Astyan…Oh ! Tu crois que c'est…un Ancien. A-t-il des pouvoirs particuliers ?'
--'Oui, Shola sa sœur, lit dans les pensées, les autres aussi un peu et …', expliqua Daniel.
--'Et Astyan est guérisseur comme Castiel. Ils ont donc utilisé leur pouvoir sur moi', dit Angéla.
--'Qu'as-tu ? tu as l'air troublé', dit Daniel.
--'Non rien'.
Mais ce n'était pas vrai. Elle venait de se rappeler une partie de son rêve de sa dernière nuit.
--'Ces informations me surprennent c'est tout', ajouta Angéla pour le rassurer', dis moi. Tu n'imaginais pas trouver encore des représentants de ce peuple, n'est ce pas ?'
--'Non mais on est toujours étonné avec eux. Ils sont bien plus impliqués dans nos histoires qu'ils le devraient. Les tablettes peuvent nous indiquer leur dernier refuge ou une des étapes de leur voyage. Certains se sont installés ici sur Attalon, d'autres ont continué leur voyage vers d'autres galaxies'.
--'Nous voilà arrivez', dit Angéla devant la porte', je suis épuisée'.
Daniel ouvrit la porte et la laissa passer.
--'Je vais te laisser te reposer alors. Content de t'avoir revu en bonne santé'.
--'Merci'.
La porte se referma derrière elle.
Dans la chambre, il y avait Astyan assis dans un fauteuil, avec un plateau de nourriture à côté de lui. Il ne l'avait pas encore remarqué. Il sifflotait un air qu'elle semblait reconnaître. Quand le souvenir flou qu'elle avait eu juste avant rejaillit du fin fond de sa mémoire, le rouge monta aux joues, mal à l'aise. Astyan dû le sentir car à ce moment là, il se retourna vers elle.
--'Ah vous êtes là, je ne vous avez pas entendu revenir', dit Astyan, ' je pensais que vous serez encore affamée'.
--'Merci', bégaya Angéla.
Mais elle ne bougea pas pour autant. Elle avait encore le souvenir gravé sur sa rétine. Pouvait-il rentrer dans les rêves d'autrui? Il la fixait du regard et capta son mal aise. Elle pensait à un rêve fait la veille. Il rougit aussi car lui aussi il se souvenait très bien de ce rêve avec beaucoup plus de détails.
--'N'avez-vous pas faim ?', dit Astyan pour faire diversion.
--'Si si'.
Mais elle ne bougea toujours pas, bloquée sur son souvenir. La diversion ne marcha pas.
--'Je vais vous laisser tranquille pour manger. J'aimerai vous faire visiter la cité ou l'extérieur demain'.
--'Euh… pourquoi pas ? J'aurai aimé voir le vaisseau si possible'.
--'Si vous voulez c'est comme vous le désirez selon votre état', dit Astyan avec enthousiasme, content qu'elle accepte.
Il se dirigea vers la porte alors qu'elle n'avait toujours pas bougé, tétanisée.
--'Je viens vous chercher demain tôt le matin'.
--'Très bien'.
Il passa juste à côté d'elle et la frôla un peu. Elle soupira de soulagement une fois qu'il soit partit car la tension avait été insoutenable. Angéla accepta pourtant de bon cœur son repas avant de se coucher.
…
Le lendemain, Angéla était allongée les yeux ouverts perdu dans les dessins du plafond dans ces profondes pensées. Elle n'avait pas dormi de la nuit car elle n'avait pas osé se rendormir de peur qu'Astyan s'introduise encore dans ces rêves. Il faisait à peine jour qu'elle se leva et s'habilla chaudement pour une sortie matinale. Elle remercia Sam intérieurement pour ces vêtements, elle pensait vraiment à tout. A peine fini que quelqu'un frappa à la porte. C'était Adred et Astyan. Elle avait espéré s'éclipser avant leurs venus. Mais ils avaient déjoué son plan. Elle avait l'air étonné de les voir aussi tôt et Adred le remarqua. Il lui sourit.
--'Je vois que vous êtes déjà prête à prendre votre petit déjeuner, vous êtes synchrone avec nous !'.
--'Euh…oui'.
--'Alors allons-y', dit Astyan lui offrant son bras.
--'Où allons-nous ?', demanda Angéla,' je pensais qu'on allait déjeuner ici'.
--'Si nous te le disons, ce ne serai pas une surprise, et pas un mot Astyan', dit Adred', et nous allons justement déjeuner mais dans un autre endroit plus convenable'.
--'Je n'aime pas les surprises'.
--'Allons. Soyez patiente. Les femmes adorent les surprises et puis ce n'est pas loin', dit Adred pour l'encourager.
Après quelque dizaines de minutes de marche, ils arrivèrent dans une sorte de plaine verdoyante dans la cité. Angéla pouvait voir au loin les murs naturels formés par les bords de l'ancien Volcan.
--'Nous allons déjeuner ici', dit Astyan, content de lui, voyant Angéla admirait le paysage.
Adred choisit avec soin un endroit plat sous un arbre dont elle ne connaissait pas l'espèce, peut être une ancienne espèce fossile de prêle géant disparut sur terre. Ils s'installèrent et Astyan servit le repas. Le soleil dépassa les murailles naturelles, projetant ces rayons dorés sur la plaine à la surface du sol sur les feuilles. Le soleil se reflétait dans les gouttes de rosée. C'était magnifique, la beauté du paysage coupa le souffle d'Angéla. Elle admira ce que la nature lui offrait.
--'C'est jolie n'est ce pas ?', dit Adred, 'Astyan aime bien et endroit'.
--'Oui', dans un souffle', alors comme ça vous êtes frères', pour entamer la conversation.
--'Oui'.
--'pourquoi alors vous vous envoyez des pics et de conseils énigmatiques ? Pour moi, vous deviez vous soutenir au contraire'.
Adred ouvrit la bouche puis la ferma ne sachant pas quoi lui répondre.
--'Avez-vous un frère ou une sœur ?'
--'Oui, un frère. Mais je ne le vois pas beaucoup'.
--'Vous êtes alors presque une fille unique alors. Ce que vous voyez c'est de la camaraderie. On aime bien se taquiner un peu', expliqua Adred.
--'Moi je trouve qu'elle a raison. Tu devrais être plus compatissant avec moi et m'aider plus'.
--'Je…', rougit Adred.
--'Quel est le programme d'aujourd'hui ?', demanda Angéla curieuse et changeant de conversation.
--'Ce que vous voulez, au-delà des limites de la cité si vous le voulez dans la limite de vos forces bien sûre', dit Adred.
--'Mangez pour prendre vos forces puis nous irons au vaisseau', conseilla Astyan.
--'Au vaisseau ?', sursauta Adred surpris.
--'Oui elle veut y retourner'.
--'Tu l'emmènes à l'extérieur dès maintenant ?! d'après Castiel et je suis de son avis, ce sera épuisant pour elle d'y aller'.
--'Je l'aiderai bien sûre', affirma Astyan.
--'Bien sûre, tu l'aideras…vous partirez peut être avec ma femme Sachia alors…'
Puis ils mangèrent en silence. De temps en temps, Adred jetait des coups d'œil vers son frère et essayait d'entamer une nouvelle conversation. Angéla regardait le paysage. Puis elle tourna la tête semblant capter un bruit au loin sur sa gauche. Adred ne remarqua rien alors qu'Astyan se redressait à l'écoute, le regard dans le vague.
--'Nous avons de la visite, mon frère', ria Astyan, soudainement joyeux.
--'Hum…', un morceau dans la bouche.
Elle entendit le bruit caractéristique de sabot crissant sur les cailloux. Entre les arbres, une silhouette grise sortit. C'était un cheval gris pommelé s'avançant dans un trot régulier. Angéla admira sa démarche majestueuse et la couleur de sa robe qui brillait au soleil levant. Une couleur luisante au niveau de ses muscles, la tête haute fière, les oreilles dressées, le poitrail bombé, il avançait sans peur. Il s'approchait d'eux majestueusement avec une allure aérienne, souple et élégante. Il touchait à peine le sol ave sa foulée légère. Seul le bruit des sabots témoignait sa présence. Il s'approcha de plus en plus d'eux accentuant son imposante silhouette, il passa au pas et ronfla comme un vrai étalon. Puis à quelque pas, il tendit son large encolure en ronflant et soufflant fortement avec ces naseaux. Astyan lui tendit un morceau de pomme, en riant. Angéla lui envia ce contact. Il ria de tout cœur, c'était un homme transformé. Elle regarda avec étonnement Astyan et son cheval.
--'Ils ont une histoire commune', chuchota Adred, ne voulant pas rompre le charme.
--'Je vous présente Minautaur, mon cheval et en effet, il fait partie de ma vie depuis toujours'.
--'Quelle est cette histoire ?', demanda Angéla curieuse.
--'Quand on naît, on offre un animal de compagnie qui naît le même jour que nous, c'est la tradition. Selon les familles, nous recevons des animaux qui ont plus ou moins de la valeur…', expliqua Adred.
--'Selon la classe sociale', dit Angéla.
--'Oui selon les moyens des familles, moi j'ai eu un hibou très rare, ma sœur un aigle blanc'.
--'Et moi Minautaure', ajouta Astyan.
--'Donc vos êtes nés en même temps', réfléchit Angéla.
--'Oui il a le même âge que moi'.
--'Et maintenant ils sont inséparables, plus que jamais', dit Adred le regard dans le vide.
--'Si c'est le cas alors il devrait être très âgé !! car vous avez quel âge ?'
Adred regarda son frère qui détourna le regard.
--'Ce qui faut savoir et ce qui est important dans l'histoire c'est que son cheval a été malade, très malade quand il avait 17 ans. Il y était très attaché déjà à cette époque…mais ce n'est pas à moi de vous raconter cette histoire. Il le fera en tant voulu, je suppose', dit Adred.
--'Il est temps d'y aller', intervint Astyan,' savez-vous monter à cheval ?'
--'Oui'
--'Je vous ferai alors parvenir un cheval. Je ne vous laisserai pas monter tous les deux sur le pauvre Minautaur'.
Ce dernier soupira comme de soulagement. Astyan rigola. Adred fusilla son frère puis le cheval. Angéla suivit étonnée cet échange muet.
--'On ira choisir plutôt nous même, une monture. Ce n'est pas loin d'ici'.
--'Comme tu veux', dit Adred vexé.
Ce dernier s'éloigna.
--'Quel âge a-t-il alors ?'
--'C'est votre manière de me demander mon âge', sourit Astyan.
--'Non ! Je peux donner le mien si vous voulez'.
--'Généralement les femmes préfèrent taire leur âge ou mentir. Certaines s'arrête de compter à partir d'un certain âge'.
--'Vous le serez si je mens de toute façon. Vous le savez déjà sans doute d'ailleurs et puis c'est juste pour comparer avec les chevaux de chez moi ? sur Terre, le plus vieux cheval avait plus de 40 ans'.
--'Hum.
--'Quoi ?'
--'Je dirai juste qu'il est bien plus âgé'.
--'Vous vous moquez de moi !!'
--'Non je n'oserai jamais !'
--'Et les animaux de compagnie de votre sœur et frère'.
--'Morts depuis longtemps'.
--'Vous ne les remplacez pas'.
--'Si mais ce n'est pas pareil. On a vécu nos enfances avec eux'.
--'Je comprend. J'ai un chien, j'ai eu du mal à le quitter pour cette mission. Il s'appelle Voyou'.
--'Il vous manque donc ?'
--'Oh oui énormément'.
Ils arrivèrent près d'un enclos sans fin. Elle ne vit rien de particulier aucune âme.
--'Approchez vous', conseilla Astyan en caressant Minautaur rêveusement légèrement en retrait.
--' ??'
--'Faites le et vous comprendrez'.
Elle fit ce qu'on lui demandait de faire sans savoir pourquoi. Elle s'approcha de la barrière et s'y accouda.
--'Qu'est ce que je dois faire de particulier… ?'
Mais elle s'interrompit car elle entendit ou plutôt sentit la terre tremblée légèrement à ses pieds puis de plus en plus fortement. Enfin elle finit par apercevoir un nuage de poussières qui avançait vers elle. Elle interrogea du regard Astyan. Ce dernier et le cheval fixaient le nuage avec intensité. Le cheval avait dressé ses oreilles en avant.
--'ça a été rapide…parfois cela dure plusieurs années'.
--'De quoi ?'
--'Ce n'est pas le cavalier qui choisit la monture mais l'inverse, et de temps en temps le cheval n'est pas encore né pour une personne donc il doit revenir tous les ans s'il veut avoir un compagnon. Dans votre cas, c'était plutôt rapide, votre monture vous attend peut-être depuis longtemps ou le choix a été rapide', expliqua Astyan.
--'Comment ce choix se passe-t-il ?
Alors que la forme du nuage continuait à approcher.
--'Nul ne le sait vraiment. Certains ont essayé d'étudier le phénomène, d'autres ont essayé de tricher car le choix du cheval ne leur plaisait pas mais cela n'a jamais fonctionné, c'était toujours la même monture qui venait. Mais nous avons quelques idées. Certains pensent que c'est l'affinité qui joue un rôle majeur dans le choix comme des âmes-sœurs, d'autres pensent que c'est une question de puissance, de rang, allez savoir'.
--'Et vous qu'en pensez vous ?'
--'Je suis pour l'affinité vue mes relations avec Minautaur et vue mon cas. Il me semble que je sois quelqu'un d'influence et de haut rang et pourtant il a été très malade donc pour moi la qualité de la personne ne suffit pas'.
--'Qu'avait il ?'
--'Un problème de digestion', répondit Astyan.
--'Une colique ?'
--'Oui', dit Astyan surprit.
--'Je m'y connais un peu, c'est une des causes de mortalité la plus importante chez les équidés', avoua Angéla.
--'Vous avez beaucoup étudié ?'
--'Oui je touche un peu à tout, enfin j'essaye'.
--'Ce n'était pas mon cas, les études ne m'intéressaient pas, c'est plutôt le domaine de mon frère'.
Elle reporta son attention sur l'animal qui approchait. Ne supportant plus le silence :
--'Quel sexe sera-t-il ?', demanda Angéla.
--'Cela dépend. Il n'y a pas de règle. En général, on s'entend mieux avec le même sexe que soit, comme ça il n'y a pas de rivalités amoureuses'.
Le cheval prit forme. Autant Minautaur était très clair, autant ce cheval était très sombre, voir maléfique. Il se détachait du nuage. Sa foulée de galop était régulière et lourde, faisant tremblé le sol, contrairement à Minautaur. Mais ce n'était pas à cause de son poids mais de sa puissance. Puis il ralentit et s'arrêta devant la barrière à une certaine distance. Angéla avait le souffle coupé. Astyan avait l'air soucieux et étonné. Le cheval n'était pas totalement noir, il avait quatre balzanes blanches lui faisant des chaussettes. Elle voulut rire mais se retint. Il avait aussi une liste allant jusqu'aux naseaux. Sa crinière était mi-longue, à moitié noir et blanc en alternance. Elle n'avait jamais vu cette race de cheval ni vu cette robe. C'était un cheval très grand et massif. Apparemment c'était un mâle. Ces yeux fixaient Angéla comme s'il la jugeait. Impressionnée, elle n'osait pas bouger. Astyan lui était devenu muet et n'intervenait pas plonger dans ses pensées. C'est le cheval qui prit l'initiation de s'approcher, il secoua l'encolure pour montrer son mécontentement face à cet accueil. S'attendait-il qu'elle se jette dans ces bras ? C'était un géant, elle ne le connaissait même pas, il aurait pu les écraser comme une vulgaire fourmi. Il secoua la tête, un air de moquerie se lisait dans ces yeux. Il posa sa bouche contre la barrière et attendit. Il n'était même pas essoufflé par sa course.
--'Vous avez été choisit par un étalon, ils ont sale caractère, j'espère qu'il s'entendra avec mon hongre'.
Le cheval ignorait Minautaur qui était devenu nerveux. Il fixait toujours Angéla et elle aussi.
--'C'est aussi difficile à maîtriser', déglutit Angéla.
--'Vous n'aurez pas d'autres montures et je pense qu'il est trop tard pour demander à mon frère de nous en ramener une et puis s'il vous a choisit, il ne vous désarçonnera pas sauf s'il est d'humeur joueur', rigola Astyan puis plus sérieusement', sinon on a toujours la solution de monter tous les deux sur le mien.
Elle frissonna, se savoir si proche du corps d'Astyan, lui rappelant du coup à la mémoire son rêve. Puis le cheval n'était pas du même avis. Il baissa ces oreilles en arrière et montra ces dents vers Minautaur. Ce dernier qui semblait si impressionnant auparavant, tremblait mais ne bougea pas pour autant. Astyan l'apaisa en lui flattant l'encolure. Angéla prit sa décision.
--'Non ça ira, il est âgé, je ferai avec'.
Le cheval frappa du sabot les faisant sursauter tous les deux comme si elle avait prise la bonne décision et comme s'il montrait son accord. Astyan se ressaisit. Il prit un filet accroché sur la barrière et regarda l'étalon comme s'il attendait son autorisation. Puis il ouvrit l'enclos pour lui mettre le filet. Ces gestes étaient lents, précise et doux, pour ne pas faire de gestes brusques et l'effrayer. Il semblait éviter au maximum le contact avec le cheval. Le cheval se laissa faire tout en gardant un œil sur Angéla. Astyan prit les rênes mais en les gardant lâches tout de même, il emmena la monture en dehors de l'enclos. Il le suivit docilement pendant qu'Angéla refermait l'enclos derrière eux. Après quelques minutes, les chevaux étaient enfin prêts. Astyan aida Angéla pour monter. A peine dessus, elle se souvint de tout ce qu'elle avait appris étant petite. Elle prit les rênes avec assurance, créant un contact sûre avec la bouche du cheval tandis qu'Astyan se mettait lui aussi à cheval. Elle était prête. Elle pressa légèrement les mollets sur les flancs du cheval qui réagit immédiatement en se mettant au pas.
Ils discutèrent et rirent de bon cœur au cours de leur promenade. Leurs chevaux marchaient aux bottes à bottes, à la même hauteur. Parfois les jambes des cavaliers se frottèrent. Au départ, Angéla était mal à l'aise comme Minautaur mais peu à peu ils se tranquillisèrent.
Au bout de 40 minutes de cheval, Angéla aperçut enfin le vaisseau, luisant au soleil. John était dehors avec Teal'c en pleine discussion. Elle ralentit sa monture, Astyan fit de même. A leur arrivée, les deux hommes levèrent la tête et les regardèrent arriver le sourire aux lèvres.
--'Quelles sont les nouvelles ?', demanda Angéla, en descendant de cheval.
--'Elles sont plutôt bonnes', dit John.
--'Je vois que tu vas beaucoup mieux', dit Teal'c souriant.
--'Pas assez pour venir à pied', dit Angéla.
John regarda avec intérêt sa monture sans s'en approcher.
--'Sam doit savoir que tu es là déjà. Elle doit sans doute t'attendre, ne la fait pas attendre !', dit Teal'c avec le sourire.
--'Ouais à tout à l'heure'.
Elle retrouva Sam et elles travaillèrent ensemble comme auparavant sous l'œil amusé de Sachia et Astyan. Quand elles se disputaient sur des mesures. Au bout de deux heures, Angéla remonta à cheval pour rentrer se reposer.
--'S'il m'a choisit, c'est qu'il ne voudra de personne d'autres'.
--'En effet', comprenant qu'elle parlait du cheval,' il est à vous'.
--'Je ne peux pas !!'
--'Comme vous l'avez dit, il ne voudra de personnes, il vous faudra l'emmener'.
--'Hum…Daniel pense que vous êtes des descendants des Anciens', allant droit au but,' moi je pense que c'est bien plus'.
--'Ah bon'.
Il la regarda avec amusement.
--'Vous avez de nombreuses capacités. J'ai vu Sachia se servir de ces pouvoirs pour réparer la ventilation d'air pure'.
--'Vue ? Elle était pourtant discrète'.
--'ok, je l'ai plutôt senti, ne me prenez pas pour une idiote !'
--'Loin de là, en effet, nous sommes plus puissants que nous le montrons'.
--'Donc, c'est bien vous qui nous avez attaqué, vous étiez plusieurs, ce sont vos pouvoirs que vous avez utilisé pas des armes'.
--'oui et j'en suis désolé', attristé.
--'Je vous crois, vous essayez de réparer vos erreurs même si ce n'est pas le cas de tout le monde'.
--'Vous l'avez remarqué', ria Astyan.
--'Dites moi en plus. Vous me le devez bien'.
--'sur quel sujet ?'
--'Commençons par ce Khaleb, qui veut me rencontrer… votre frère m'en a parlé'.
--'Il n'aurait pas dû'.
Elle vit de la tension sur son visage.
--'Je n'ai rien à dire à son sujet', ajouta Astyan.
--'Que me veut-il au moins dite le moi ? J'ai le droit de savoir'.
--'Vous', soupira Astyan,' une femme'.
--'Je ne suis pas à prendre'.
--'Vraiment ?', à la fois soulagé et un peu déçu.
Elle rougit.
--'Suis-je en danger ?'
--'Oui car se refuser à lui serait mal vu et non je serai là pour vous défendre'.
--'êtes vous de taille ?', demanda Angéla.
Astyan rigola.
--'Nous sommes des hommes pacifiques mais nous savons nous défendre quand cela en vaut la peine et vous en valez.... la peine que je me mette en colère. D'ailleurs nous mettre en colère n'est pas une bonne idée. Je suis un homme très puissant, Angéla car j'ai voulu améliorer mes capacités de guerriers au lieu d'étudier. J'ai donc développé mes pouvoirs au delà de ce que l'on croit. Je saurai vous défendre. Nous savons défendre ce que nous aimons…'
Angéla rata un battement.
--'êtes vous alors en danger à cause de moi ?'
Astyan ria.
--'Oui sans doute, mais il ne pourra rien faire tant que je suis encore vivant'.
Elle frissonna. Cet homme pourrait mourir pour elle. Ses sous-entendus la mettaient mal à l'aise.
--'Que savez vous faire ?'
--'Votre accident n'est pas un témoin suffisant de ma puissance ?', demanda Astyan.
--'A part tuer !!'
--'Hum…désolé je ne voulais pas vous faire peur…vous avez raison, cette manifestation de mes pouvoirs n'est pas très positive. Je vous ai soigné'.
--'Jusqu'à quel point vous pouvez le faire ?'
--'J'ai fait juste le nécessaire pour vous mais si vous le voulez, je pourrai soigner bien plus come vos autres maux'.
Alors il savait. Elle aurait dû s'en douter qu'en partageant son intimité, il en découvrait un peu plus.
--'Vous savez alors que je suis malade…condamnée'.
--'Oui je le sais et vos amis aussi, ils sont tous inquiets à votre sujet'.
--'Oui comme toujours. Mais vous avez parlé de maux'.
--'Oui vous avez aussi un corps étranger dans votre sang et dans certain tissu même s'il me paraît inoffensif pour l'instant ou maîtriser. Il ne reste pas moins un danger à long terme'.
--'Vous ne parlez plus de ma tumeur'.
--'Non'.
--'Pour ma tumeur, c'est un …mal qui n'est pas curable chez nous, enfin pas encore'.
--'Je pourrai vous soigner', affirma Astyan.
--'Mais à quel prix ?'
--' ???'
--'Quel prix vous payerez vous ? Il doit bien y avoir une contre partie. Et puis je ne suis pas intéressée. Je m'y suis faite. Mourir ne me fait pas peur. C'est mon destin. Mais étrangement, je m'accroche à la vie. Et puis je ne souffre pas autant que je le devrais. Je suis plutôt en bonne « santé », vue la situation. Mais vous pourrez peut être me donner une réponse à mes interrogations et me dire quelle en est la cause'.
--'Et qui vous dit que je le sais'.
--'Vous savez que je suis malade alors que vous ne me connaissez pas et cela ne se voit pas à l'extérieur. Vous avez sûrement vu que quelques choses clochaient chez moi'.
--'Je pense que vous ne vous adressez pas à la bonne personne', dit Astyan en réfléchissant sur ce qu'il pouvait ou non dévoiler.
--'Pourquoi pas vous ?'
--'J'ai une mauvaise réputation quand il s'agit de soigner les gens. J'ai eu disons des excès'.
--'OK', elle n'insista pas,' au sujet de l'autre mal, je vois de quoi vous parlez, personne n'est au courant et j'en suis responsable'.
--' ???'
--'Je l'ai provoqué. Je me suis injectée moi-même ce corps étranger, une bactérie modifiée avec un virus donc je l'assumerai jusqu'au bout'.
--'Pourquoi se torturait !!'
--'J'ai mes raisons et vous qu'avez-vous fait pour avoir cette mauvaise réputation dans le monde de la médecine'.
--'J'ai fait un acte irréfléchi, interdit dans ma profession mais j'avais mes raisons'.
--'Hum. Faisons un deal. Je suis assez curieuse. Racontez moi et je vous raconterai mon histoire'.
--'Et qui vous dit que je suis curieux', dit Astyan d'un air malicieux.
--'Ok pas de problème alors je vous harcellerai'.
--'Alors dans ce cas, je m'incline et j'abandonne d'avance. Mais vous aimerez peut être moins encore mes capacités. Parfois, ma puissance me permet de dépasser les limites qu'il faut éviter de franchir. Je ne sais pas par quoi commencer', pensa Astyan.
--'Par le début'.
--'Que savez vous des Anciens ?'
--'Qu'ils sont prétentieux, arrogants, solitaires…d'après mes sources'.
--'Alors vous devez avoir une mauvaise opinion de nous alors, vous qui croyez que nous sommes proches de ce peuple'.
--'Assez oui', rigola Angéla.
--'Hum…alors je vais commencer par…vous dire sans précision que je suis beaucoup plus vieux que j'en ai l'air…'
--'Ah bon !! De combien ?', coupa Angéla', 5…10…20 Ans…'
--'J'ai dit sans précision…Hum…Ne cherchez pas mais Minautaur a largement dépassé l'espérance de vie de vos chevaux'.
--'Vous avez plus de 50 ans !!!...comment est-ce possible ?'
--'à mes 17 ans', ignora Astyan', Minautaur a eu une colique avec double torsion de l'intestin. C'était horrible. C'est le pire jour que j'ai vécut !! C'était atroce. Un jour, je suis venu comme d'habitude avec une pomme à la main mais il ne m'a pas rejoint. Je l'ai cherché, j'ai crié son nom et je l'ai trouvé allongé sur le sol agonisant, se tordant de douleur. J'ai sondé son organisme comme je l'avais appris à l'école et trouva rapidement la cause de sa douleur intense. Il recraché sa nourriture par les naseaux, sa gorge était en feu à cause de l'acidité de l'estomac qui remontait dans son œsophage. Une partie de cette acidité était tombé dans les poumons'.
--'Un cheval ne peut pas vomir', chuchota Angéla.
--'Et il fallait que les aliments sortent bien par quelques parts. Son rythme cardiaque était trop élevé, sa tension aussi. Je compris qu'il était trop tard pour lui, qu'on ne pouvait plus intervenir. Je savais qu'on pouvait soigner certaines blessures avec nos pouvoirs. Mais les dégâts étaient trop importants. Il souffrait beaucoup, pourtant il aurait fallu que j'abrège ses souffrances mais je n'ai pas pu le laisser partir. La vie le quittait alors que moi je m'accrochais à lui désespéré. Je fis ce que mon cœur me dictait à ce moment là et j'essayai de le soigner à tout prix. J'ai dû y mettre mon âme, une petite partie dans sa guérison car cela fonctionna…maintenant, il vit avec une partie de mon âme en lui. Il est devenu presque immortel pour un cheval. Il vivra tant que je vivrai et cela peut durer longtemps. Je n'aurai pas pu le supporter de le perdre. Je ne regrette pas ce que j'ai fait mais cette mésaventure m'a éloignait de la médecine car j'ai franchi une limite. Certains ont appris ce que j'avais réussi à faire : repousser la mort et ils m'ont demandé de soigner leur proche mourant mais vous imaginez des dizaines…des centaines de personnes avec une partie de mon âme. Ce serait invivable pour moi. Briser une fois son âme est assez dure alors…enfin je n'ai plus eu confiance en mes pouvoirs de guérison…jusqu'à ce jour'.
--'Jusqu'à ce jour', répéta Angéla à voie basse, choquée.
--'Vous ai-je effrayé ?'
--'Non !! C'était un geste…noble. Vous avez sauvé une vie. Vous avez utilisé vos pouvoirs pour sauver une vie et pas pour tuer ou ôter une vie, même si c'était qu'un cheval'.
--'J'ai été égoïste'.
--'On l'ai toujours quand il s'agit de ceux qu'on aime'.
--'Assez parlez de moi…'
--'Oui désolée, je vais faire de mon mieux pour raconter cet événement car ma mémoire n'est plus ce qu'elle était. Je pense que vous ne comprendrez pas les raisons de mes actions mais bon', soupira Angéla
Flash Back.
Angéla était dans une salle obscure qui ressemblait à un laboratoire clandestin. Elle n'alluma pas de lumière, elle se dirigea vers une porte blindée qui ressemblait à une chambre froide, avec un signe de radioactivité et de danger en rouge. Elle l'ignora et l'ouvrit faisant apparaître une lumière verte vive, éclairant le reste de la pièce. Elle aperçut alors des microscopes, des centrifugeuses…
Elle reporta son attention sur les tubes devant elle. La plupart ne l'intéressait pas, elle lut rapidement les différentes étiquettes. Juste un tube attira son regard. Elle relit l'étiquette. Elle avait trouvé ce qu'elle cherchait. Elle prit les deux autres tubes à côté. Elle commençait à avoir les doigts engourdis causé par la basse température du frigo. Puis elle referma le frigo. A la lumière, les tubes étaient incolores mais à l'obscurité, ils étaient vert fluorescents. Elle entendit un grésillement à sa radio.
« Que fais tu ? »
« J'ai trouvé, je sors »
« Peux tu les détruire ? »
« Non malheureusement »
« Pas grave de toute façon on nous a demandé de ramener ces échantillons même si j'aurai préféré les détruire »
« On n'a pas toujours ce qu'on veut »
« oui Angéla »
« Il me faudrait une explosion à haute intensité pour cela »
« J'aimerai éviter, je veux être discret. Tu as de la visite, quelqu'un te rejoint dans…30 secondes »
« Ok silence radio »
En effet, elle entendit des pas qui s'approchaient de la porte puis le bruit d'une clef dans une serrure. La porte s'ouvrit, deux soldats balayèrent du regard la pièce. Il n'y avait rien à signaler. Ils repartirent en refermant la porte. Angéla souffla, elle s'était cachée derrière la porte dans la hâte. Elle sortit de sous sa veste avec soin les tubes et les rangea dans une petite boîte. La température des tubes allait diminuer mais ils ne rencontreront plus la lumière, protégés dans la boîte. Elle rangea aussi dans sa poche intérieur un pistolet à compression pour injecter le contenu des tubes. Une fois prête, elle crocheta la porte pour sortir. Elle ne pouvait pas partir par les aérations pour éviter d'abîmer les tubes. Elle arma un flingue puis un autre et entrouvrit la porte. Elle passa un petit miroir en bas de la porte et observa les alentours. Satisfaite, elle ouvrit en grand la porte et la referma derrière elle.
Elle se retrouva dans un couloir humide sous terre éclairé faiblement par des lumières vertes. Elle prit sur sa droite et traversa des couloirs sans encombre et en silence. Elle avait évité les gardes pour l'instant. Arrivée dans un large couloir encore moins éclairé, elle entendit des pas derrière elle. Elle s'arrêta pour écouter plus attentivement. Ils venaient bien vers elle et il n'y avait aucune porte, ni cachette possible. Trois hommes marchaient en rythme faisant leur ronde, lourdement armé. Ils arrivèrent dans le couloir sombre.
L'un deux s'arrêta :
--'Avez-vous entendu ?', dit l'homme en arabe en regardant en arrière.
Le silence se fit.
--'Non tu as dû rêver. Tu es ici depuis trop longtemps. Tu deviens parano'.
--'Je n'aime pas les expériences qu'ils font ici, c'est inhumain'.
--'Moi je fais ce qu'on me demande de faire. J'ai la paye au bout c'est tout'.
--'Oui mais créer des bactéries ou des virus encore plus dangereux qu'ils le sont, n'est pas bien. Seul dieu a le pouvoir de le faire'.
--'Reprenons notre chemin, j'aimerai en finir. Il n'y a rien dans ce couloir à part peut être des rats'.
Puis ils reprirent leur ronde.
Il y avait en effet des rats mais pas qu'eux des rats, il y avait aussi une jeune femme, Angéla. Heureusement pour elle qu'il faisait sombre. S'ils avaient eu le reflexe de lever les yeux, ils l'auraient remarqué et elle serait morte ou le problème se serait sérieusement corser et tant pis pour la discrétion. En effet, elle s'était accrochée au plafond. Le bruit que le garde avait entendu, était le bruit d'un frottement de ses vêtements contre le plafond. Les bras écartaient et les jambes appuyaient contre les murs opposés. Une fois les bruits de pas disparus, elle se laissa tomber sur le sol accroupit, elle écouta puis soupira de soulagement. Elle ne pouvait plus continuer par là. Elle rebroussa le chemin tout en regardant un bout de papier où elle avait dessiné un plan vague de la structure souterraine. Il y avait une autre issue certes plus longue mais sans doute plus sûre. Elle rangea la feuille et ressortit ces armes. Elle voulait éviter de s'en servir car elle lancerait alors l'alerte comme elle avait d'autres hommes sur la place, elle ne voulait pas les mettre en danger. Cette partie du plan n'était pas prévu mais elle allait improviser. Elle prit donc un autre couloir. Ce passage de ce souvenir était le plus clair. Le changement de décor était brutal. Les couloirs étaient vivement éclairés. Elle aurait pu se croire dans une clinique. D'ailleurs, il y avait de nombreuses portes. Elle s'y engagea. Le carrelage ne couvrait plus les bruits de ses pas. A la moitié du couloir, elle aperçut une fenêtre menant à l'extérieur. Elle n'était pas loin du point de rendez-vous. Elle s'approcha de la fenêtre avec prudence et vérifia si la voie était libre et sortit le miroir. Elle joua avec le soleil avec. Quelques secondes après, un éclat de lumière lui répondit. C'était vieux comme le monde mais cette technique rudimentaire fonctionnait toujours pour communiquer. Elle se détourna de la fenêtre pour continuer son chemin, mais elle entendit un bruit étouffé et un toussotement et elle s'en approcha. Le bruit venait de derrière d'une de ses portes. Elle regarda par un genre de hublot à travers la porte et vit une enfant recroquevillé sur lui-même son visage remplit de pustules. Horrifiée, elle se plaqua contre le mur. Elle repensa à la conversation qu'elle avait surprise. Ils expérimentaient leur création sur des enfants. Ecœurée, elle trouva ainsi plusieurs chambres avec différents occupants plus ou moins avancées dans leur contamination. Puis elle tomba sur une prison où plusieurs enfants étaient prisonniers sains, allongés ou assis effrayés. Elle compta deux gardes à moitié assoupis. Elle s'arrêta pour réfléchir en plein doute. Elle ne pouvait pas laisser ces enfants se faire manipuler. En même temps les faire sortir ne serait pas discret. Elle prit sa décision, le risque en valait la peine. Elle s'approcha doucement et fit signe de silence aux enfants un doigt sur sa bouche. Elle assomma un des gardes et tua le deuxième garde qui s'était rapidement réveillé prêt à intervenir. Elle lui rompit les cervicales alors qu'il se précipitait sur son arme. Elle ne pouvait pas prendre de risque, il pourrait tirer sur les enfants. Elle emprunta les clefs du cadavre, ouvrit la porte et fit signe au plus grand des enfants d'approcher.
--'ça va ?', chuchota Angéla.
--'Oui'.
--'Comment tu t'appeles ?'
--'Abdel'.
--'Quel âge tu ?'
--'15 ans'.
--'Ok Abdel je vais te confier la garde et la surveillance des autres, ok ?'
Il acquiesça.
--'Je sais ce qui se passe ici, je vous promet de vous faire sortir d'ici, si tu les guides. Ils ne feront plus d'expérience sur vous. Suivez-moi'.
Elle ressortit des cachots et appela sur la radio devant la fenêtre.
« J'ai un contre temps »
« C'est-à-dire »
« Des enfants »'
« Quoi ! » aboya l'interlocuteur.
« Ils font des expériences sur des enfants! »
« Les montres mais nous ne pouvons pas… »
« Nous ne pouvons pas les laisser ici. On fait une pierre deux coups. On les sauve et les rend à leur famille et on empêche les expériences de continuer. Sans cobaye, pas d'expérience »
« ok ! Quel est ton plan ? De toute façon je ne pourrai pas t'en empêcher de les sauver »
« Une diversion, j'ai du C4 »
« Mauvaise idée, trop de bruit, je t'envoie Rick »
« Non pas le temps »
« Je t'envoie Rick pas de discussion. Tu es toujours près de la fenêtre ? »
« Oui »
Angéla éteignit sa radio, elle fouilla sa poche et sortit un canif. Elle s'attaqua au gong de la fenêtre. Grâce à ces cours d'ingénierie de bâtiment, elle avait immédiatement repéré la faiblesse de la fenêtre. En 10 minutes, elle avait enlevé la fenêtre. Un léger courant d'air entra, les rafraichissant au passage. Il était au premier étage, elle aurait pu sauter facilement mais pas les enfants. Elle demanda des draps aux enfants et les accrocha les uns aux autres pour former une corde, elle testa la solidité des nœuds. Puis elle expliqua aux enfants comment faire pour descendre. Abdel montra l'exemple et commença à réceptionner les autres dans leur descente. Rick les rejoignit et continua le travail. Zach arriva pour les emmener par groupe de trois en sécurité. Il en restait plus que deux à l'intérieur quand elle entendit des bruits. Elle le fit comprendre à Rick et elle demanda aux enfants d'accélérer. Un pli d'inquiétude apparut. Elle aida le dernier enfant à passer la fenêtre alors que le denier n'était pas encore en bas. Tant pis cela casse ou ça passe.
--'Allez-y'
--'Et toi ?'
--'T'occupes'.
--'Tu as les fioles'.
--'Oui je serai sur le toit, vas-y'.
--'Ce n'est pas une bonne idée…'
--'Les enfants d'abord'.
Puis elle s'éloigna de la fenêtre. Juste à temps pour voir, un médecin à blouse blanche sortir du coin du couloir et se précipitait sur l'alarme. Elle dégaina son arme et tira mais c'était trop tard. L'alarme sonna. Elle se reprit ignorant l'homme pleurant de douleur au sol , blessé. Elle l'enjamba et prit l'escalier pour monter sur le toit. Elle pensait à l'hélicoptère. Mais le bâtiment était déjà pris d'assaut. Des soldats arrivaient de partout en bas mais aussi d'en haut. Elle arriva tout de même au troisième étage. Son cerveau était en ébullition, analysant la situation à la recherche d'un nouveau plan. Elle passa devant les fenêtres, l'issu était impossible par là, aucune prise. Puis elle était une cible facile de l'extérieur mais aussi de l'intérieur. Les cris approchaient. Elle avait coincé la porte mais elle savait que la porte n'allait pas tenir longtemps sous l'assaut des gardes, même avec le C4, cela n'allait pas les retenir. Elle vérifia ses munitions. Si tout allait bien, elle pourrait tuer tous ceux du bâtiment : une balle pour une tête. Après…bah le système d'ouverture des portes sera bloqué grâce aux virus informatiques qu'elle avait intégrés dans leur système de base avant de commencer sa mission pour au cas où. D'ailleurs, cela devait être fait vu les jurons et les tirs des hommes en bas. Elle sourit. Une balle par personne cela pouvait le faire. Au pire elle faisait tout exploser, elle, les fioles et eux derrière la porte. Elle regarda les différentes pièces et choisit la position de défense la plus idéale où elle verrait tout le monde et où elle ne pourrait pas se faire encercler, ni exploser puisqu'il y avait tous leurs fichiers de leur recherche. Ils n'allaient pas les détruire eux-mêmes. Elle prépara aussi une fiole dans le pistolet à compression même si elle ne savait pas encore pourquoi mais c'était son instinct et comme toujours elle le suivait. Elle était prête à les recevoir. Elle se mit en position alors qu'une explosion siffla dans la pièce, des cris fusèrent. Elle sourit. Peut-être avec un peu de chance deux ou trois hommes étaient déjà hors jeux. Puis le premier homme apparut seul et elle tira. Elle essuya ainsi plusieurs tirs. Au bout d'un moment, les munitions d'Angéla diminuaient alors que ceux de l'adversaire semblaient infini, à son désarroi. Le bureau derrière lequel elle s'était réfugiée était rempli d'impact. Elle devait essayer à tout prix une sortie avant d'utiliser sa dernière balle. Elle changea donc de stratégie, il ne restait que cinq hommes d'après ces comptes. Elle sortit de sa cachette avec prudence. A la sortie d'un couloir, elle en tua un avec sa dernière balle et mit KO un deuxième d'un crochet gauche. Plus que trois à sa connaissance. Mais elle sentit une pression derrière son dos. Oups.
--'Lâchez votre arme et levez les mains', it uen voie d'homme en arabe.
Elle se retourna lentement et pose aussi lentement que possible son arme au sol sans quitter des yeux l'homme. Ce dernier armait son arme sur elle mais il quitta sa cible une seconde pour regarder l'arme au sol. Elle profita de ce moment d'inattention pour se lever brusquement et déviait l'arme qui fit feu. Elle cogna l'homme du coude. Elle luit prit l'arme des mains et le visa, lui contre le mur.
--'Je ne ferai pas ça', dit un autre homme en anglais.
Angéla sentit une arme derrière sa tête d'un homme. Un deuxième la mettait en joue, un médecin s'approcha. L'homme désarmé devant Angéla s'était relevé. Un médecin s'approcha ou bien un chercheur, il portait une blouse blanche.
--'Et pourquoi donc ?', répondit Angéla,' refaire la peinture de la pièce ne me dérange pas'.
--'Moi non plus', sûr de lui.
Entre temps, Angéla avait sortit le pistolet à compression.
--'C'est moi qui vous conseille de baisser vos armes', reprit Angéla en montrant l'inoculateur.
D'autres hommes arrivaient et la mettaient en joue.
--'Car si vous me tuez ceci se propagerai dans l'air et vous serez contaminer', elle attendit de voir l'effet de ces paroles, le médecin blêmit,' et oui docteur…vous avez bien reconnu l'échantillon'.
--'Attendez', intervint le médecin apeuré, il était devenu blanc comme un linge.
--'Elle bluffe', dit l'homme qui l'avait piégé.
--'Non je ne bluffe pas. Mon but était de la détruire. Ce bâtiment est cerné de C4. Soit vous vous contaminez soit vous…pouf'.
--'Elle bluffe', répéta l'homme.
Angéla sourit. La situation l'amusait. Puis une illumination lui vint. Elle ne sait pas par la suite pourquoi elle fit ce geste mais c'était comme si elle ne contrôlait plus rien. Elle prit l'inoculateur et l'arma.
--'Non', cria le docteur en reculant,' elle a le virus'.
Angéla pressa la détente contre sa cuisse. Tous les hommes baissèrent leur arme surpris. Ils ne savaient pas quoi faire rester pour appréhender l'intrus ou fuir. Elle profita de cette confusion pour s'enfuir. Elle courut et évita les tirs de ceux qui avaient reprit leur esprit. Elle courut et sauta par une fenêtre en brisant la vitre. Elle se réceptionna avec une roulade et continua à fuir. Tant pis pour une sortie triomphante avec l'hélicoptère.
Fin du Flash Back.
--Que s'est il passé après ?', demanda Astyan qui avait suivi la conversation avec intérêt.
--'Je me suis isolée pour ne pas contaminer les autres. J'ai juste dit que j'avais pu être contaminer lors de la destructions des fioles'.
--'Destructions ?'
--'La version officielle. Je n'ai pas pu tous les détruire. Une est dans mon sang et les deux autres sont cachées. Je n'ai pas eu l'occasion de les détruire en réalité. Mais comme il y a eu des explosions lors de ma fuite un peu précipité. J'ai pu faire croire que c'était le cas. Donc les médecins ont pris quelques précautions et comme je n'ai montré aucun effet, aucun symptôme. Ils ont en déduit que j'avais été épargné sans recherche en profondeur''.
--'Et les fioles ?'.
--'Je les ai gardés en attendant une occasion. Je pensais les abandonner sur une planète inhabitée ou un astre'.
--'Donc vous les avez avec vous ?', soucieux.
--'Oui mais il n'y a aucun danger', rassura Angéla', elles sont dans un coffre blindé même si elles se cassent, il faudrait un contact avec de la lumière pour s'activer. Tant qu'elles restent dans ce coffre. Il n'arrivera rien'.
--'Cela ne me rassure pas car si vous voulez les détruire alors qu'on vous avait ordonné de les ramener, c'est qu'il y avait une raison'.
--'En effet, des chercheurs, des généticiens américains et d'autres ont modifié une bactérie, une souche d'une bactérie contaminée par un virus qui avait fait de nombreux dégâts, de morts à une époque. C'était une souche de la grippe espagnole. Nous pensons, enfin la population pensait qu'elle avait été éradiquée mais l'homme par caprice l'a maintenu en vie et a gardé un échantillon du virus pour l'étudier pour une future pandémie ou autre…je suppose. Mais la souche leur a été volé aux américains et ces voleurs ne cherchaient pas à créer un vaccin efficace contre des futurs épidémie mais ils voulaient en faire une arme biologique puissante.
--'Mais au départ l'intention était bonne, c'était de la prévention pour mieux combattre la maladie'.
--'Pas si bonne. Car en cas de nouvel épidémie, l'entreprise pharmaceutique ayant fabriquée ce vaccin aurait alors fait de nombreux bénéfices'.
--'Donc il visait un gros profil, une grosse somme d'argent', conclut Astyan.
--'Oui, il aurait pu même déclencher une épidémie contrôlée par eux-mêmes ou attendre que nouvelle souche apparaissent car c'est certain qu'un jour ou l'autre la grippe saisonnière mutera pour une forme beaucoup plus virulente. Des épisodes de maladie arrivent fréquemment dans une population. Mais cela s'est passé différemment, la seul souche rescapée de la grippe espagnole, l'un des plus gros fléaux de notre temps a été volé par des personnes malintentionnées. Ils ont modifié cette souche pour être une vraie arme. Elle était encore plus virulente, très spécifique aussi avec une progression de propagation aérienne. La souche a été modifiée pour être volatile. Ils pouvaient aussi l'utiliser dans les eaux de pluie'.
--'après des mois d'investigations, on a enfin appris qui étaient les coupables mais aussi leur attention. Nous voulons alors à tout prix les empêcher de continuer leur recherche et récupérer cette souche. Ce que nous ne savons pas c'est qu'une fois arrivée sur place, nous avons découvert qu'ils expérimentaient déjà sur l'homme'.
--'Sur des enfants'.
--'Oui. Cela m'a révolté'.
--'Mais pourquoi se l'injectait, c'est de la folie ?'
--'J'étais piégée et ils tenaient beaucoup à ces fioles. Et moi je ne voulais pas qu'il la récupère. En me l'injectant, j'étais devenu très contagieuse et donc pas approchable. Ils ne pouvaient pas alors m'approcher sans prendre de risque. Enfin je ne pouvais pas me permettre de me faire prendre, j'ai participé à de nombreuses autres missions qui auraient été aussi compromis. Je détenais des informations très importantes et top secret. Je ne pensais pas en parler même sous la torture mais je ne pouvais pas prendre le risque'.
--'Comment ça se fait que vous avez eu aucun effet ?'.
--'Oh j'en ai eu mais tardivement et cela a été horrible. J'avais compté sur mon héritage génétique'.
--' ??', la regardant avec surprise.
--'Mon grand-père avait été un survivant de la Grippe Espagnole. Il avait une résistance naturelle à ce virus, expliqua Angéla.
--'Et vous avez supposé que vous l'aviez !! Mais vous avez une chance sur quatre !!'
--'J'ai toujours eu de la chance aux jeux…'
Astyan ne la croyait pas. Il savait qu'elle aurait pris le risque si son grand-père n'avait pas eu de protection naturelle.
--'Oui vous avez eu de la chance', chuchota Astyan.
Car même si elle possédait la protection dont elle parlait, il savait que le Premier l'aurait protégé. Cela avait peut être été le cas d'ailleurs.
--'En tout cas ce mal est toujours présent en vous'.
--'Je pensais qu'avec le temps, je finirai par l'éliminer'.
--'Je pourrai vous en débarrasser'.
--'Vraiment ? Mais comment cela marcherai?.'
--'Comme je vous ai soigné. Dans ce cas, je transférerai mon esprit vers une cellule de défense immune'.
--'Un lymphocyte ?'
--'Vous l'appelez peut-être comme ça, enfin ce lymphocyte forcerai l'élément étranger à quitter votre organisme'.
--'Hum…sur votre planète, vous ne devez pas connaître les maladies alors si vous pouvez aussi facilement les éliminer. N'êtes-vous jamais malade ?'
--'Moi, je ne connais pas la maladie car mon corps inconsciemment élimine automatiquement les dangers mais la maladie existe bien dans mon peuple surtout dans les contrés éloignées et isolées.
--'Donc tout le monde ne possède pas vos capacités sur Attalon'.
---'Nous sommes peu à vrai dire, un cercle très fermé. Ceux qui ont du potentiel, suivent leur étude dans la cité. Les guérisseurs sont exceptionnels mais peu nombreux. A l'apparition d'une maladie très contagieuse, nous devons intervenir rapidement pour l'éradiquer. Nous avons peu de mort par maladie, c'est surtout les blessures accidentelles lors de travaux dans les champs, qui entrainent la mort de la population'.
--'Donc vous n'êtes pas invincible, vous pouvez être aussi blessé'.
--'En combat oui mais je guéris très vite aussi, plus rapidement que vous. Disons que mon frère dirait qu'il est difficile de se débarrasser de moi', rigola Astyan.
A la vue de la cité, ils ralentirent leur monture et passèrent devant un arche. Astyan salua les gardiens d'un signe de tête.
--'Parlez-moi de Khaleb', reprit Angéla à l'assaut.
--'Je n'ai rien à ajouter', se renfrogna Astyan.
--'Ne dois-je pas connaître votre ennemi et celui qui menace ma vie peut-être ?'
--'Ce serait une bonne stratégie en effet, c'est votre instinct de soldat qui vous fait penser à ça…'
--'Or je suis une femme', coupa Angéla.
--'Je ne dis pas que les femmes ne doivent pas se mêler des affaires de défense. Shola peut être très efficace quand elle est furax. Nous possédons aussi des guerrières redoutables qu'on utilise très peu si on peut l'éviter. Elles agissent que dans les conflits importants. Ce que je voulais dire, c'est que ce sont des affaires internes. Vous êtes une étrangère, vous repartirez rapidement dès que vous le pourrez'.
--'En effet et bientôt j'espère'.
--'Je l'espère aussi même si je ne suis pas pressé que vous partiez'.
Alors qu'ils arrivaient près de leur point de départ, l'enclos.
--'Que voulez vous dire ? Ils ne saboteraient pas le vaisseau quant même !!...de toute façon il sera protégé. Le bouclier est mis en place et il est relié à moi. J'ai réussi à le faire fonctionné mais j'ai bien peur qu'il ne fonctionne qu'au sol. S'ils attaquent, ils m'épuiseront et donc je le sentirai'.
--'Pourquoi l'avoir mis ?'
Alors qu'il descendait de sa monture avec élégance.
--'Le tester et Sam me l'avait demandé. Je n'ai pas cherché à savoir pourquoi. Elle en avait peut être marre d'avoir des surcharges d'énergie. Comme ça le vaisseau est obligé de maintenir le courant constant et le surplus d'énergie est utilisé. Enfin le courant électrique permet à la coque de se réparer seule'.
--'C'est astucieux'.
--'Ouaip. Cela me demande pas beaucoup de concentration ni d'énergie d'ailleurs pour le maintenir. Mais vous évitiez la question sur Khaleb'.
--'Et vous êtes une femme têtue, vous insistez !!'
Il flatta l'encolure de Minautaur. Ce dernier s'éloigna pour aller brouter. Astyan avait le regard vague, pris dans ses pensées.
--'Ce qui faut savoir d'eux, c'est qu'ils sont imprévisibles. Ils n'ont peur de rien. Nous ne connaissons pas leur origine, tout ce que je sais c'est qu'ils n'ont aucun lien avec nous sans doute. Ils ne se mélangent jamais aux autres. On ne connait pas non plus leur histoire, si elle a été commune avec nous, c'était il y a longtemps'.
--'Que savez vous de concret ? car ce que vous ne savez pas me sert à rien…'
--'En réalité, pas grand-chose. Nous savons juste qu'ils sont en nombre limités, je soupçonne même qu'ils sont que douze car nous n'avons jamais vu les autres. Puis ils ont mauvaises réputations. Certaines personnes qui ont eu le malheur de croiser leur chemin et qui ont accepté une invitation de leur part, ne sont jamais revenues'.
--'Mort ?'
--'Sans doute, mais aucune preuve et aucune trace physique n'a été trouvé'.
--'Ils ont fait disparaître leur corps'.
--'C'est difficile de savoir, ce ne sont que des spéculations', prévint Astyan.
--'Pourquoi ferait-il ceci ?'
--'Le plaisir'.
Angéla frissonna.
--'Ils aiment bien la chair et le désir. Ils choisissent avec soin leur invité'.
Angéla pensa au sexe.
--'Sur quel critère ?', demanda Angéla
--'La beauté, le pouvoir, le caractère, le sang'.
--'Le sang ?', sursauta Angéla.
Pas le sexe alors. Elle commençait à regretter d'en savoir plus.
--'Ce sont encore des rumeurs là. Ils recherchent des groupes sanguins rare car ils pensent que ce sont des personnes exceptionnelles et pour enrichir leur diversité génétique de leur peuple sans doute. Car ils prennent souvent des femmes en mariage'.
--'Ont-ils des problèmes pour se reproduire ? des maladies génétiques graves ? Des maladies orphelines ? Pour expliquer leur choix minutieux de leur congénère ? une maladie de sang comme la leucémie par exemple.'
--'On n'y a pas vraiment pensé', songea Astyan,' ils ont des caractères de dégénérescences, c'est sûr. Par exemple, ils perdent leur pigmentation de la peau et des yeux parfois. Ils sont donc anormalement pâles. Leur peau est aussi froide. Parfois leur yeux sont rouges. Ils ont tenté de se marier avec des personnes qui ont des capacités comme moi. Ils espéraient peut-être corriger leur problème génétique. Mais ils n'y sont pas parvenus. Personne n'a accepté en tout cas jusqu'à maintenant', dit Astyan songeur.
--'Vous avez eu une offre ?'
--'oui', avec un léger sourire.
--'Pourquoi avez-vous refusé ? ne vous plaisait elle pas ?
--'Ce n'était pas cela le problème. Car leur beauté est surnaturelle. Ils sont très attirants mais ils sont trop…asociables, antipathiques et trop différents. Ils ne se mélangent pas ou très peu.
--'Ils sont peut être trop timide', dit Angéla.
Il se retourna vers elle et vit qu'elle était sérieuse sur son visage. Elle ne plaisantait pas. Il ne répondit pas à cette remarque.
--'Ils sentent la mort', reprit Astyan.
Angéla frémit. Elle pensait qu'il se moquait d'elle mais elle prit cette remarque mot pour mot.
--'La mort !', chuchota Angéla,' et ils sont froids comme des cadavres'.
Voyant l'air troublé de la jeune femme, Astyan décida de changer de sujet.
--'Que voulez vous faire maintenant ?'
Il voulait continuer à rester en sa compagnie toute la journée et à discuter.
--'Je veux voir Jack', dit Angéla avec urgence.
Il s'alarma, elle n'était plus aussi sûre d'elle. Il aimerait lire en elle mais il devait respecter son intimité.
--'Je dois lui parler', rajouta Angéla.
Fin du chapitre
dans les prochains épisodes,
Tableau de bord:
chapitre 22 : Le dîner (titre provisoire), en brouillon 20 pages.
