Hey tout le monde!

voilà comme promis la suite de nos aventures. Rodney est enfin rentré chez lui mais pas pour longtemps. Il va encore se fourrer...Enfin bref lisez par vous même. Ici pas d'oeufs au chocolat ni de cloche pour Pâques mais juste un tout beau chapitre tout neuf, fraichement publié à l'heure. HOURRA! (hum on dirait que je suis toute seule)

enfin bref même blabla que d'habitude, je remercie ma correctrice, mes lecteurs et vos commentaires sont toujours la bienvenue...

d'autres blabla? Hum je ne sais pas, ah oui j'oubliais, ne me frappez pas mais le poste du prochain chapitre risque d'arriver en retard, ma correctrice est en stage d'entreprise et moi même je suis en préparation des oraux et les oraux eux memes pour le CAPES, qui tombent juin juillet donc ça va travailler dur dur. C'est pourquoi je voulais absoluement poster ce chapitre à l'heure pour pouvoir poster le prochain presqu'à l'heure en juin juillet, vous pouvez toujours prier...

Dernier blabla? Bah j'espère que vous commencez à voir et à avoir des réponses au sujet du personnage d'Anéa. Normalement, vous devriez commencer à cerner le personnage et tout et tout. Je vous ai laissé assez d'indices...

Sur ce, bonne lecture.

Chapitre 7 : Ire

Anéa n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Son esprit était en ébullition. Elle regrettait de plus en plus d'avoir suivi Rodney. Son cœur se serrait de plus en plus au cours du temps, au fur et à mesure qu'elle s'éloignait du vaisseau. Chaque pas avait été difficile pour elle puis la vue du Jumper avait accéléré les battements de son cœur sans aucune raison. C'était la première fois qu'elle voyait ce type de vaisseau pourtant. Mais c'était comme si elle...elle le connaissait, elle avait eu une sensation de déjà vu, une sensation familière lorsqu'elle l'avait effleuré. Il avait réagi à son contact quand elle l'avait touché comme pour le vaisseau qu'elle pilotait. Pendant le voyage, elle s'était affaiblie à petit feu. Maintenant, elle n'avait toujours pas récupéré. Plongée dans ses pensées, elle repassait les derniers événements en vue, dans sa chambre. Jusqu'à maintenant elle n'avait pas analysé ce qui c'était passé lors de l'accident ni les derniers événements depuis le dernier mois. Elle profita de cette pause momentanée pour analyser en premier les derniers événements.

Lors de son voyage avec le Jumper, il avait puisé dans l'énergie vitale d'Anéa pour fonctionner. Elle avait supporté sans broncher cette perte énergétique. Elle ne savait pas qu'elle était le processus mais le Jumper avait aspiré son énergie pour permettre son fonctionnement. Elle aurait pu rompre ce lien mais elle l'avait gardé pour Rodney qui voulait rentrer chez lui. Elle avait été à peine consciente au départ quand elle avait touché le vaisseau qu'il puisait dans ses réserves d'énergie. Mais pendant le vol, elle s'était sentie mal puis une fois arrivèe, elle avait senti la pression sur son cœur se relâcher alors qu'elle s'éloignait du vaisseau. Elle regardait fixement le plafond comme s'il recelait les réponses à ces questions. Elle avait transmit son énergie au vaisseau sans le toucher pendant le vol. Elle le savait maintenant, elle n'avait pas besoin d'un contact avec les appareils Anciens, juste un effleurement ou une pensée.

Le deuxième indice avait été lors du repas, quelle a été sa surprise quand elle avait vu sur les uniformes des hommes de la Cité, leur appartenance ethnique. Certains portaient le drapeau américain, russe…ou même le drapeau canadien comme pour Mc Kay, sur ces vêtements officiels. Elle s'était trouvée stupide au départ, comment avait-elle été si aveugle ? L'arme de Mc Kay aurait dû l'alarmer, lui donner la puce à l'oreille. Elle se maudit et se traita de tous les noms d'oiseaux.

Le pire de tous les indices était leur dirigeant. Elle devrait être très transformée pour ne pas être reconnue par Mr Woosley. Sûrement à cause de sa nouvelle coupe de cheveux et sa nouvelle couleur mais aussi de ses égratignures. Mais elle, elle ne l'avait pas oublié. Elle dut se faire violence pour lui sourire et répondre à sa question sans lui montrer son identité.

La Cité, lui en avait mis pleins yeux, des souvenirs qui n'étaient pas les siens resurgissaient de sa mémoire, lui en mettant pleins les yeux. Des images d'une autre époque dont elle n'avait pas été témoin, ça elle en était sûre. Elle aimait écouter Rodney raconter la moindre petite histoire sur le plus petit détail. Malgré ses découvertes, elle avait réussi à faire semblant de ne pas connaître leur provenance, à continuer à jouer le jeu. Maintenant elle savait qu'ils venaient du même endroit qu'elle, la Terre. Son instinct lui avait conseillé de se taire et de ne pas révéler son identité.

Le détail le plus stupéfiant était qu'elle devinait chacune de leur pensée sans difficulté. Elle avait toujours eu de l'instinct, on disait l'instinct féminin mais elle connaissait maintenant leur pensée de façon très précise. Ses sens s'aiguisaient. Elle savait donc que Woosley se posait des questions sur elle et qu'il voulait la piéger. Elle sentait que ce n'était pas un problème pour elle, et qu'elle n'avait pas à s'en inquiéter.

Elle savait aussi que Teyla était curieuse à son sujet, elle voulait devenir son amie. Mc Kay, bah c'était Mc Kay, il voulait l'impressionner, fidèle à lui-même. John cherchait à la déstabiliser et essayer de flirter comme Rodney lui avait dit et prévenu. Ronon avait une haine indéchiffrable envers elle. Ignorer tous ces détails était difficiles mais elle devait se taire.

En plus, la veille s'était mal terminée, un combat avec Ronon n'avait pas arrangé la situation et l'état instable d'Anéa. En effet, lle était épuisée de retenir totue son énergie accumulée lors de son repos. En effet, dans la Cité, tout son corps vibrait en diapason répondant à un son muet que personne d'autres n'entendait. Son corps voulait une seule chose, répondre à ce chant. Mais elle ne pouvait pas se permettre d'y répondre. De peur de révéler son identité. Tout ce qu'elle devait faire, c'était d'être patiente, éviter les ennuies surtout avec Ronon, jusqu'à son départ. Mais c'était difficile de ne rien faire, en ce moment même, son corps était prêt à rentrer en résonance avec le chant. Elle soupira, elle devait discuter avec Mc Kay. Ce n'était pas urgent mais elle voulait le prévenir de sa vraie nature. Elle se leva et sortit. Ces deux gardes du corps étaient accompagnés maintenant par deux autres. L'accident avait été répandu. Elle essaya de se remémoriser le chemin de la chambre de Rodney. Elle finit par trouver, un des hommes s'occupa d'aller chercher l'homme en question.

Mc Kay entendit du bruit, il ouvrit les yeux. Il regarda l'heure et se leva pour répondre à l'appel en jurant.

Il ouvrit la porte pour se retrouver, non pas devant John mais un soldat.

-'Oui, c'est pourquoi ?', ensommeillé, un peu râleur.

Il s'écarta. Mc Kay vit Anéa le saluer, assise en face attendant tranquillement. Il sourit immédiatement.

-'Oh tu n'as pas oublié', dit Rodney, se rappellant de la séance de jogging programmée.

-'Et non. Habilles toi et dépêches toi', en lui souriant.

Rodney soupira en refermant la porte derrière lui. 10 minutes plus tard, il était prêt. Ils se mirent à courir. Anéa régula sa course à celle de Mc Kay.

John lui aussi n'avait pas dormi. Il n'arrêtait pas de penser au vaisseau de la jeune femme. Il n'arrivait pas à diminuer les battements de son cœur à chaque fois qu'il pensait à elle. Il était à la fois effrayé et fasciné par Anéa. Son savoir sur les Anciens l'étonnait car parfois elle ne connaissait rien et d'autres fois, elle sortait des petites anecdotes inconnues à ce jour par eux. Il se posait de tas de questions sur elle. Chacune de ses réponses ajoutait des mystères. De plus, il ne comprenait pas la réaction de Ronon et de Woosley. Encore Woosley cherchait de la puissance, du pouvoir pour la Cité mais Ronon n'avait pas de raison à la haïr. Il se leva et alla chercher Ronon pour lui faire changer les idées. Il avait rajouté des gardes devant la chambre d'Anéa autant pour le protéger que pour la protéger. Il le trouva dans sa chambre, déjà levé en train de ruminer et faire les cent pas.

-'Tu veux courir ?', proposa John.

-'Non pas spécialement'.

-'Ouais mais ce que tu as envie de faire ne peut pas avoir lieu'.

-'Elle nous cache des choses', entre ses dents.

-'Je suis d'accord mais tout le monde a des secrets…j'ai demandé à Woosley une autorisation de sortie sur les terres'.

-'Chouette'.

-'Je pensais inviter Anéa. Rodney ne peut pas travailler sérieusement quand elle est là, je le trouve distrait', ajouta John.

-'C'est un rendez-vous ?'

-'Non…je ne sais pas…'

-'Ok alors tu fais ce que tu veux, tu sors avec qui tu veux après tout'.

-'Merci... de ton autorisation', le sourire aux lèvres', mais il faut que tu restes tranquille en sa présence'.

-'On va courir', dit Ronon ne voulant rien lui promettre.

Car c'était une promesse qu'il pourrait peut être ne pas tenir.

-'Ok…mais ne traversons pas toute la Cité'.

Après un long moment,

-'Alors ?', demanda John pour sa promesse.

-'Je ne peux rien te promettre', réfléchit Ronon,' Mc Kay le sait ?'

-'Non, enfin je lui ai dit que je l'occuperai'.

-'Tu ne lui as rien dit', conclut Ronon,' bah ce n'est pas grave, t'auras une occasion de le faire comme maintenant', s'arrêtant raide.

John regarda ce qui l'intriguait.

-'C'est pas vrai… tu vois ce que je vois', hallucinant.

-'Oui, Rodney courre avec Anéa, ce n'est pas un mirage', dit Ronon.

Arrivée à eux,

-'Faisons une pause', dit Mc Kay.

Anéa haussa les épaules, pas du tout essouffler.

-'Hey', salua John.

-'Hey…'

-'Je n'en peux plus', dit Mc Kay essoufflé,' cela fait 30 minutes que je courre'.

-'Comme tu veux'.

-'Mais toi continues à courir, eux…ils courent plus longtemps en générale.

John regarda Ronon pour voir comment il allait réagir. Il n'avait pas mi Rodney au courant sur leur petit différent et sur l'accident de la veille entre Ronon et elle. Il ne savait donc pas qu'il y avait de la tension entre les deux ?

-'Euh, je ne sais pas…', hésita Anéa.

-'Mais si ! je t'assure, n'est ce pas Ronon ?'

-'Ouais', grogna Ronon en grimaçant.

-'Très bien, on se voit ce soir alors', salua Rodney sans attentre la réponse, voulant échapper à la torture.

-'Eh Rodney, on fait une sortie à l'extérieur, en faite!'.

-'Ok', en s'éloignant, presque en ignorant la remarque.

-'On sait quand lui demander une faveur', dit Ronon en regardant John,' il faut le faire courir avant'.

Puis il reprit sa course encore plus vite qu'avant comme s'il voulait fuir quelqu'un en l'occurrence Anéa dans cette situation et non un Wraith. John regarda Anéa et avec un accord muet ils se mirent en route pour rattraper Ronon devant. Anéa et John rattrapèrent sans difficulté Ronon. Ils coururent en silence, chacun regardant devant soi, ignorant les autres, enfin presque. Ronon serrait les dents et jetait des coups d'œil vers Anéa qui courrait en retrait. Puis sans un mot, ils s'arrêtèrent pour s'hydrater.

-'Je crois que ça ira pour aujourd'hui', dit John plié en deux, avant que la tension explose entre eux.

-'Non, je ne suis pas encore fatigué', remarqua Ronon.

-'Moi non plus', admit Anéa.

-'Je vous attend pour le retour alors', hésitant.

-'Ok', dit Ronon, surprenant John.

Puis il reprit sa course. Anéa hésita un moment avant de le suivre. Ronon la regarda du coin de l'œil. Elle arrivait à suivre sa cadence sans peine, malgré la différence de taille. Ils étaient tous seuls dans les couloirs. Il pouvait facilement lui briser le cou en une seconde sans témoin mais il savait qu'elle réagirait tout aussi vite. Alors il accéléra encore plus vite pour ignorer son envie de meurtre. Elle sourit. Pour répondre à son défit, elle accéléra aussi à son tour. Il sourit. Il aimait les défis et le releva. Pour le retour, ils courraient très vite, ils sprintaient vers John qui les attendait patiemment en s'étirant pour éviter les crampes. Il les observa approcher, content de les voir entiers tous les deux sans égratignures.

-'ça y est, vous êtes fatigués ?', demanda John.

-'Oui', dit Ronon, plié en deux.

Anéa avait la poitrine qui se soulevait dangereusement. Elle haussa les épaules d'indifférence, fit un clin d'œil à John et repartit en courant. Elle sourit voyant la réaction de Ronon.

-'Apparemment non', dit John la regardant partir sidéré.

-'C'est une machine !'.

-'Peut-être mais une machine sexy. A mon avis, elle est aussi épuisée, c'est juste pour frimer. Beckett l'aurait détecter si cela avait été le cas', dit John en souriant.

-'Elle a accepté ?', demanda Ronon.

-'Oui, Anéa a dit oui', dit John content,' mais pas Teyla'.

-'J'irai lui parler à mon retour', dit Ronon.

-'Hey attendez !', dit quelqu'un.

-'Tu viens finalement ?'

-'Oui', sans regarder Ronon', je pense que cela fera du bien à mon fils', ajouta Teyla avec dans les bras un petit garçon.

-'Ok'.

-'Et je vous surveillerai', dit Teyla en regardant Anéa arrivée.

-'Prêts ?', dit Ronon ne tenant plus en place et voulant éviter Anéa.

Il entra dans le Jumper en premier.

Tout le monde embarqua.

-'Il parait que vous êtes allés courir toi et Rodney', en tenant son fils sur les genoux alors qu'ils décollaient avec le Jumper.

-'oui, 30 minutes, il ne sait pas plaint une seule fois', confirma Anéa.

-'La chance !'.

-'Vous ferez mieux de regarder la belle vue, les filles', dit John.

Teyla invita Anéa à y aller. Anéa se leva et se dirigea à l'avant. Elle observa le panorama avec émerveillement et vit une vue d'ensemble de la Cité. Celle-ci était immense et elle ne voyait que la partie visible, à la surface d'après Mc Kay. John put sentir son souffle dans son cou, le faisant frissonner de plaisir. Elle se mit à rêver d'images d'autrefois.

Puis le Jumper s'éloigna pour atteindre les côtes en quelques minutes.

-'Que chasse-t-on là-bas ?', demanda Anéa, curieuse.

-'C'est une surprise, je vois que vous avez pris vos armes mais j'ai bien peur qu'elle ne soit inutile pour votre future proie'.

-'Les proies ont la peau très résistante', expliqua Teyla,' de plus elles sont très rapides et discrètes. Très peu de personne arrive à les chasser'.

-'On peut à peine les apercevoir. Par chance, nous avons le meilleur chasseur de ces créatures dans l'équipe', dit John.

-'Je ne chasse que des petits gibiers comme des lapins', dit Anéa.

-'Eux ne ripostent pas', dit Teyla.

-'Je vois c'est une surprise empoisonnée : se faire attaquer par son gibier', dit Anéa en retournant à sa place,' ça se mange au moins ?'

-'Oui c'est très bon et fort,' informa John,' voilà on est arrivés'.

Teyla s'était déjà levée avec son fils dans les bras et attendait que la porte s'ouvre.

-'Je serai au bord de l'eau', précisa Teyla,' soyez prudents'.

Elle déposa son fils au sol et le tenant par la main ils se mirent en marche, doucement pour Teyla et prudemment et maladroitement pour son fils. John observa Anéa préparée ses affaires pour sa future chasse, une vraie professionnelle. Elle mit son carquois dans le dos et y accrocha son arc. Elle vérifia la position de ses deux couteaux de chasse de chaque côté de ses hanches. Elle avait laissé ses autres armes trop encombrantes à la Cité.

-'Prêts ?', demanda John.

-'Toujours', répondit Ronon partant déjà.

Anéa attendit que John parte.

-'Quelle est la stratégie ?', demanda Anéa à sa suite alors que John lui retenait une branche.

-'Stratégie ? Aucune'.

-'Vous cherchez au hasard ?'

-'Oui enfin moi je suis Ronon'.

-'Et lui il doit bien suivre quelque chose'.

-'Les traces j'imagine mais on peut utiliser aussi les appâts'.

-'Quel genre ?', demanda Anéa.

-'Ils sont omnivores, on peut utiliser quelqu'un'.

-'Je vois', avec une grimace,' je vote pour la technique de Ronon. Quelle taille ?'

-'De quoi ?'

-'Le gibier'.

-'Ah ça arrive à ma hanche'.

-'Ah'.

John faisait 20 centimètres de plus au moins d'Anéa. Elle fit rapidement le calcul. Le gibier devait être une sacré bête.

-'C'est énorme !'

-'Oui assez pour nourrir 20 personnes'.

-'Et seuls vos armes à feu fonctionnent ?'

-'C'est mieux'.

-'Hum'.

-'Vous cherchez des indices à ce que je vois', rigola John.

-'J'essaye de me le visualiser'.

-'Et ça donne quoi ?'

-'Rien…quel est son comportement ?'

-'Il erre et broute en générale'.

Ils rejoignirent Ronon, accroupi proche du sol.

-'Il y a des traces fraîches ici', chuchota Ronon.

Anéa les regarda attentivement. La vue des traces ne lui disait rien, elle ne reconnaissait pas le type de gibier. Il avait 6 doigts qui se terminaient par de longues griffes. L'empreinte était profonde, l'animal devait peser environ 300 kg. Les pas s'éloignaient tranquillement de leur zone, d'après les écarts entre deux empruntes. Le gibier ne se sentait pas en danger et semblait errer paisiblement. Pour l'instant. Elle observa Ronon devant eux qui avançait sans bruit, l'air décidé et concentré. Elle devina qu'il allait traquer leur proie. De temps en temps, elle remarqua des coups de griffes sur les troncs d'arbres pour marquer le territoire. Elle savait que si elle sentait l'écorce, elle y sentirait l'urée. Un animal marque toujours son territoire. La proie qu'ils poursuivaient était sans doute un mâle dominant de ce territoire. Si tel était le cas, ils avaient violé son territoire, sans son autorisation. Ils étaient des intrus. Anéa était aux aguets. John regardait les alentours en jetant des regards furtifs et brefs vers Anéa. Elle semblait plutôt à l'écoute. À l'écoute des différents mouvements des feuilles, des brindilles, qui craquaient sous leur pas. Elle isola leur respiration, huma l'air à la recherche d'odeur inconnue. Occupé dans leur recherche, Ronon s'était éclipsé. John le fit remarquer à Anéa.

-'Suivons les traces', proposa Anéa.

-'Je ne sais pas, je suis sûre qu'il est partit par là', suivant d'autres traces.

-'Mais elles ne sont pas récentes', dit Anéa observant les traces.

-'Sûre ?'

-'Ce n'est pas ma spécialité de chasser ce genre de gibier', avoua Anéa.

-'Pourtant, Rodney nous a raconté que vous avez l'air de vous en sortir'.

-'Oui mais disons que je ne chasse pas en générale un animal', rigola Anéa.

-'Vous chassez quoi alors?…ah les humains', voyant ses yeux brillés.

-'Oui je recherche des personnes disparues, perdues…et parfois je dois les éliminer'.

-'Alors vous êtes une spécialistes de la chasse à l'homme', dit John mal à l'aise, d'être seul avec elle.

-'Oui sur tous les terrains…si vous voyez ce que je veux dire', avec un sourire charmeur.

-'Je vois', rigola John détendu.

-'Je pourrai chasser Ronon à la place du gibier mais je ne pense pas qu'il soit content'.

-'En effet'.

La jeune femme le déstabilisait. Ses sentiments passaient de la peur à l'admiration jusqu'à la passion. Son corps tout entier était attiré par elle comme un aimant. Chacun de ces gestes le faisait frissonner d'excitation. Il se faisait violence pour ne pas céder à ces pulsions, ces désirs, ces envies.

-'Nous devrions rechercher votre ami', dit Anéa le sortant de ses songes.

-'Pourquoi souriez-vous?'

-'La situation, les membres de votre équipe ont tendance à beaucoup se perdre, j'ai l'impression de passer mon temps à les retrouver'.

-'C'est-ce qui s'est passé avec Rodney?'

-'Je chassais à ce moment-là puis j'ai entendu des coups de feu…vous n'êtes pas discrets d'ailleurs. S'il y avait des Wraiths aux alentours, ils auraient été tout de suite ameutés. Puis j'ai entendu des cris alors je suis intervenue malgré moi', raconta Anéa.

-'Malgré…vous voulez dire contre votre gré?', ne comprenant pas.

-'Je ne voulais pas intervenir, car le résultat de ce combat était incertain. J'étais blessée mais mon instinct en a décidé autrement. Je suis rentrée dans une colère noire…je suis désolée que vous n'ayez pas retrouvé votre ami avant car Ronon a raison, on s'est croisé plusieurs fois et pourtant je n'ai pas fait le lien. Vous l'aurez trouvé depuis longtemps si…'

-'Si Mc Kay avait correctement dessiné les portraits robots…je les ai vus, ils sont atroces, seul celui de Ronon avait une légère ressemblance', la rassura John.

-'Oui mais quel gâchis!'

-'Tout est finit maintenant et bien. Alors on prend quoi comme chemin?', dit John.

-'Je ne sais pas'.

-'c'est vous l'experte en chasse à l'homme'.

-'Mais on ne chasse pas Ronon, si?'

-'Non bien sûre', dit John rapidement.

-'On n'a qu'à prendre entre les deux, pour ne pas se mouiller', proposa Anéa.

-'Vous ne résolvez pas le dilemme, vous les contournez', rigola John', ça me plait. On peut aussi retourner à la plage, il se débrouillera très bien seul. Il nous en voudra pas si on le laisse seul'.

-'Non, s'il a prit le bon chemin, on le retrouvera', elle se baissa et étudia une emprunte de pas', suivez moi…en silence'.

Puis elle avança prudemment contrairement à Ronon. John se concentra sur son dos pour ne pas la perdre de vue. Au bout d'un moment, elle s'arrêta et fronça les sourcils.

-'Il a ralenti', indiqua Anéa.

-'Il doit se nourrir', supposa John.

-'Peut-être trouvons nous un endroits dégagé en hauteur'.

Mais il n'y avait rien en hauteur.

-'On ne va pas quant même grimper aux arbres'.

-'Pourquoi pas?'

-'Je n'y arriverai pas'.

-'Tu feras l'appât ?'

-'Non merci'.

-'La surprise est si mauvaise…ok cherchons autre chose', rigola Anéa.

-'Oui'.

-'On fonce dans le tas alors', réfléchit Anéa.

-'Vraiment?'

-'Non, c'était une blague. On s'approche doucement, repère le terrain et localise l'animal'.

-'ça me va'.

Anéa avança à moitié accroupie vers les arbustes. John lui fit remarquer un mouvement devant eux, de feuillage. Anéa acquiesçât, elle l'avait vu aussi. Elle sortit une flèche.

-'J'espère que ce n'est pas Ronon', chuchota Anéa en plaisantant.

Elle encocha la flèche.

-'On ne voit rien', jura John.

-'On n'a pas besoin de voir mais de sentir', dit Anéa entre ses dents', vous dites qu'il n'hésitera pas à nous attaquer'.

-'Oui si l'animal se sent menacer', affirma John.

Anéa alors se leva, à la surprise de John qu'il se demandait ce qu'il allait arriver. Elle siffla et banda son arc. John jura quand il vit des branches s'agiter de plus en plus proche. Anéa fixa l'arbuste, le dos raide. Elle vit une corne apparaître puis deux autres. Elle hésita quand elle le vit, entre fuir ou tirer. En effet, l'animal possédait trois cornes servant de défenses. Des défenses dépassaient aussi de chaque côté. Son museau se terminait par une trompe de moyenne taille. Deux canines dépassaient de la mâchoire. Le cou puissant possédait aussi des épines dorsales. L'animal sortit complètement du buisson, ennuyé d'être dérangé. Il chercha la raison de son dérangement, plus avec sa trompe qu'avec ses yeux. John lui regarda la bête avec stupeur puis Anéa. Il n'osa pas bouger, de peur d'attirer la bête. Mais il recula tout de même d'un pas ce qui fit craquer une branche. La trompe se dirigea immédiatement vers eux. L'animal ronfla. John comprit ce qu'il allait se passer. Anéa n'attendit même pas que l'animal réagisse et charge. Elle décocha sa flèche. Celle-ci se planta entre les deux yeux. L'animal ne cria même pas de douleur et l'ignora. Maintenant il louchait, lui donnant un air idiot ce qui aurait pu les faire rire dans une autre situation. L'animal continua à charger ignorant le projectile entre ses yeux. Anéa avait déjà rechargé, John était près à tirer ou à fuir en plongeant sur le côté. Mais Anéa ne semblait pas prête à s'écarter, camper solidement sur ses jambes. Elle visa et attendit. John se demandait ce qu'elle attendait. Il avait continuer à reculer, laissant Anéa devant qui ne bougeait toujours pas, immobile sans défense. Était-elle bloquée par la peur? Il voulait la prévenir du danger mais il était trop loin et l'animal s'approchait dangereusement. Tout en avançant, l'animal leva la tête en arrière pour crier son cri de défie. À ce moment-là, Anéa bougea. La flèche se logea dans la bouche de l'animal encore ouverte. Elle rechargea encore une fois alors que l'animal s'arrêta net, surpris. Ces yeux roulaient de terreur. Il essaya de cracher le projectile mais ne réussit pas. Il commença à tousser par manque d'air. Il s'étouffait et s'écroula. Anéa et John s'approchaient de l'animal couché, affaiblit. À ce moment, Ronon sortit vivement des buissons, prêt à tirer. Il regarda avec surprise l'animal couché au sol qui hoquetait. John près du corps puis Anéa encore plus proche de l'animal qui l'étudiait. Ronon aperçut alors les deux empennages

-'Il faut abréger ses souffrances', dit Anéa brisant le silence.

-'Oui', dit John sous le choc.

Comme personne ne réagissait, Anéa s'accroupit près de la tête de l'animal. Elle lui toucha la tête avec une caresse rassurante et apaisante et lui chuchota à l'oreille des mots pour le calmer et lui brisa la nuque. L'animal calme devint inerte, mort apaisé.

-'La chasse est finie', en se relevant.

Elle enleva les deux flèches. Celle entre les yeux s'enleva facilement contrairement à l'autre. Ronon grogna quelque chose d'incompréhensible. Il attacha le gibier à deux branches mortes épaisses. Ainsi John et Ronon portèrent l'animal et se dirigèrent vers la plage. La chasse était finie.

Teyla surveillait son fils jouant à faire des pâtés de sable quand Anéa la rejoignit.

-'Alors la chasse?', demanda Teyla.

-'C'est un drôle d'animal'.

Anéa alla rejoindre l'enfant et joua avec lui, proche de l'eau. John arriva ensuite.

-'Alors la chasse?'

-'Courte et quelques frayeurs'.

-'Oui mais on aura quelque chose à manger à ce que je vois. Comment elle s'est débrouillée?'

-'Elle était effrayante. La bête fonçait vers elle et elle bah elle ne bougeait pas d'un cil'.

-'C'est elle qui l'a tué', en déduit Teyla.

-'Oui avec deux flèches', en regardant Anéa.

Elle avait fait une petite tour avec le sable et elle aidait le fils de Teyla à y mettre des petits cailloux pour le décorer.

-'Elle s'entend bien avec les enfants', dit John en se souvenant d'Anéa autour d'un tas d'enfants.

-'Oui il l'adore'.

John rejoignit Anéa près de l'eau. Teyla et son fils étaient repartis au vaisseau car la température diminuait. Elle était toujours près du terrain de jeu. Maintenant deux tours et une rempart y étaient dressés. Anéa fixait l'horizon le regard dans les vagues en silence. Elle dessinait des signes dans le sol, distraite. John n'osait pas rompre le silence mais il voulait entamer la conversation.

-'C'est beau, n'est-ce pas?'

-'Oui magnifique', sans le regarder.

John l'observait, le soleil se reflétait dans ces mèches bleutées. Il admira la jeune femme, les yeux volontaires, sûre d'elle.

-'Vous combattez les Wraiths depuis longtemps ?', demanda Anéa.

-'6 ans', avec fierté.

-'La cité a dû beaucoup vous aider'.

-'Non, enfin si dans certaines situations'.

-'Elle a du potentiel, vous le savez? Rodney le sait'.

-'Oui'.

-'Mais il ne sait pas encore comment, il n'a fait que frôler ce potentiel'.

-'L'énergie nous manque, on fait avec ce qu'on a'.

-'Ce n'est pas une question d'énergie mais de sacrifice. Si vous ne l'aviez pas compris, vous ne connaissez pas les Anciens', msytèrieuse.

-'Que voulez-vous dire?'

-'John? Peut-on rentrer, il se fait tard, mon fils est fatigué et il commence à faire frais', demanda Teyla près du Jumper.

-'Je…oui allons-y'.

Il se leva, suivit d'Anéa.

-'Il faudra remettre ça', dit John à Anéa.

Ronon avait fini de récupérer les morceaux de viandes de la proie.

-'Mais où est-elle ?', demanda Mc Kay impatient.

-'Elle est partie se changer'.

-'Mais pourquoi?'

-'C'est une femme! Peut-être qu'elle ne sent pas bien dans nos vêtements', dit Teyla.

-'Ouais et le cuir lui va très bien', dit John avec le sourire.

-'Elle va revenir, elle n'en a pas pour longtemps', le rassura Teyla.

-'Mais pourquoi tu es si excité ?', demanda John.

-'Je ne suis pas…'

-'Pas à moi, Meredith…'

-'Ok, j'ai trouvé ce qu'il nous faut'.

-'Nous faut ?', dit John.

-'Ce qu'il lui faut, à Anéa, j'ai trouvé ce qu'il lui faut, une machine qu'on a trouvé dans une partie non habitée de la Cité, je peux réparer son vaisseau!'.

-'Et tu penses que cette machine peut m'aider'.

-'Oui, j'en suis certain, c'est une sorte de console qui accumule de l'énergie dans le vide et qui se branche à une interface', expliqua Rodney.

-'Mais l'énergie sera perdue'.

-'Oui c'est l'inconvénient', admit Rodney,' je n'ai pas trouvé de moyen pour la récupérer mais cette machine permet aussi de dévier l'énergie d'une zone'.

-'Le temps qu'on répare…oui pourquoi pas', réfléchit Anéa.

-'Donc vous partez?', demanda John.

-'Oui le plus vite possible', dit Anéa.

-'Ce serai bien mais il y a un problème. J'en ai parlé à Woosley. Au départ, il était complètement emballé mais quand j'ai analysé la planète…la situation s'est dégradée', dit Rodney.

-'Il ne veut pas que je rentre donc'.

-'Ce n'est pas ça…il est content de se débarrasser d'une étrangère sans vouloir t'offenser'.

-'Dégradée comment ?', demanda John.

-'Les Wraiths sont très présents', soupira Rodney.

-'Ce n'est pas un problème pour moi', dit Anéa.

-'Peut-être pour toi mais pour nous…pour l'instant ils ne gardent pas la Porte', dit Rodney.

-'J'irai seule', se décida Anéa.

-'Non!…et puis il est hors de question d'établir une connexion pour l'instant avant de savoir si la Porte est bien sans surveillance…enfin c'est l'avis de Woosley', dit Rodney.

-'Donc, je suis bloquée ici'.

-'La situation se tassera', dit Teyla sans grande conviction.

-'Et le vaisseau s'ils le trouvent!', dit Anéa inquiète.

-'Aucune chance…n'est-ce pas?', douta Rodney.

-'Je ne sais pas…je ne me suis jamais autant éloignée et si longtemps à part quand…j'ai été blessée'.

-'J'essayerai d'en parler à Woosley pour accélérer le processus et lui faire changer d'avis', proposa John.

-'Oui et pendant ce temps-là j'aurai le temps de peaufiner la MPE', dit Rodney ravi.

-'La quoi?'

-'La Machine à Piège d'Energie', dit Rodney fier de lui.

John observa Rodney, travaillé sur la MPE. Anéa était derrière lui, penché lui montrant du doigt quelque chose sur l'écran. Ronon à côté était énervé. John, lui éprouvé de la jalousie.

Le lendemain, c'était jour de repos pour Anéa pendant que Rodney travaillait seul. John allait donc pouvoir passer du temps avec son invité.

Ce matin-là, il se leva de bonne humeur et il prit du temps pour se préparer. Cette bonne humeur était due à une seule raison. Il devait passer toute la journée avec Anéa. Mc Kay lui avait demandé à regret ce service, la veille, un service que John avait accepté avec grand enthousiasme. En effet, Mc Kay devait avec Zelenka finir leur projet sur la MPE. Il avait eut l'idée d'enfermer le surplus d'énergie dans une sorte de batterie pour éviter la perte inutile d'énergie. De plus il avait créé un programme rudimentaire pour réparer la plupart des systèmes du vaisseau. Pour les dégâts matériels, il avait réunit les pièces et les outils nécessaire aux travaux.

Pour en revenir à cette magnifique matinée, John avait donc rendez vous avec Anéa, la belle et mystérieuse guerrière en cuir. Elle avait l'air de sortir directement d'une bande dessinée d'Héroic-fantaisy avec ces belles guerrières à la beauté plastique. Tout en se préparant, il imaginait facilement le programme de la journée, le sourire aux lèvres. Teyla était occupée par son fils. C'était la journée de la semaine où elle et Ronon s'occupaient de son fils ensemble. Donc il était seul avec la belle guerrière. Il avait alors tout prévu, petit déjeuner sur une des plateformes à l'air libre avec vue sur la tour principale qui scintillait à cause des embruns et du levée du soleil. Puis comme il l'avait compris un peu d'exercice ensemble. Il pensait courir aux grands airs sur la terre ferme, pique-niquer sur place…et après bah, il verra comment la journée allait se dérouler. Malheureusement sur cette nouvelle planète, la nuit tombait vite. Le cycle de la journée était donc écourté. Il jeta un dernier regard sur sa chambre avant de la quitter. Puis il prit le chemin vers les chambres des invités. Des gardes y étaient postés, il les congédia de la tête. Il souffla, enleva un pli imaginaire de sa veste et frappa. Il attendit qu'on lui réponde. Les quelques secondes semblaient durer des minutes. Même quand la porte s'ouvrit, elle s'ouvrait lentement, trop lentement à son goût. Les portes s'écartèrent pour laisser place à Anéa. John eut le souffle coupé en la voyant apparaître devant lui. Elle s'était lavée les cheveux et ils étaient tout emmêlés, ébouriffés dans tous les sens, comme si elle avait mit la main dans une prise électrique. Elle portait son habituel ensemble de cuir sans sa longue veste en cuir, qui cachait le tout. De plus, elle lui souriait.

-'Je suis prête', dit Anéa.

-'Je vois ça'.

Il lui proposa un de ses bras. Elle accepta l'offre. Ensemble ils se dirigèrent en dehors de la Cité à l'air libre. Sur leur chemin, John prit deux paniers de pique-nique. Arrivés sur une des plateformes, ils s'installèrent près du bord, proche de l'eau. Anéa osa s'approcher pour regarde les fonds.

-'Y a-t-il de la vie dans ces fonds ?'

-'Oui tout un écosystème', dit John choisissant l'endroit idéal pour s'installer.

-'Vous aimez ce que vous faites', remarqua Anéa en s'installant auprès de lui,' avez-vous pensé à faire autres choses?'

-'Non, depuis petit, je voulais de l'action, je voulais être détective et vous ?'

-'Oui, je voulais être médecin, aider les gens, supprimer la douleur sur leur visage mais l'avenir en a décidé autrement'.

-'Donc vous n'avez pas choisi'.

-'Oh non loin de là, qui voudrait de cette vie là, mon futur était tracé à l'avance'.

-'La seule chose que je regrette, c'est la famille. De ne pas avoir de contact avec ma famille et de ne pas voir des enfants courir autour de moi, mes enfants…et vous ?', admit John.

-'Pareil, j'ai un frère et un grand père que je ne vois jamais…et des parents adoptifs que j'ignore'.

-'Vous n'avez personne dans votre vie ?'

-'Un ex-fiancée', informa Anéa.

-'Ah'.

-'Je suis veuve', ajouta Anéa.

-'Je suis désolé', sincère.

-'Ouais moi aussi', lui faisant comprendre que le sujet était clos.

-'On mangera là, juste un petit jogging avant'.

-'Petit?'

-'On verra', ria John,' ça vous va comme endroit'.

-'Parfait, cela change des couloirs et des…'

-'Couloirs', finit John avec humour.

-'Oui'.

-'Il y a assez d'espace pou courir et le soleil n'est pas encore levé donc on ne sera pas ébloui par son reflet dans la tour principale', dit John,' prête ?'

-'Oui'.

Ils se mirent à courir. Ils se calèrent au rythme de chacun. Leur pas résonnèrent sur la plateforme.

-'Alors comme ça vous êtes super active', dit John.

-'Oui, j'ai toujours fait du sport pour canaliser mon énergie'.

-'Le Docteur Beckett dit que c'est hormonale et il nous a parlé de votre ADN'.

-'Au sujet de mes gènes Anciens'.

-'Vous le saviez?'

-'Oui c'est le seul intérêt chez moi, c'est pour ça que j'ai été choisie par les miens pour cette mission'.

-'êtes-vous nombreux comme vous?'

-'Non pas à ma connaissance, il paraît que je suis unique, un mélange de plusieurs familles très anciennes…enfin bonjour la consanguinité…on devrait garder notre souffle pour notre exercice et puis vous n'aurez plus de question pour le petit déjeuner'.

Ainsi ils coururent en silence. Au petit déjeuner, ils purent être témoins du levée du soleil se reflétant dans la tour principale comme un cristal ou un énorme diamant.

Ainsi, ils parlèrent pendant le petit déjeuner et rirent de bon cœur. Ils commencèrent même à se tutoyer avec maladresse.

L'après-midi, il l'emmena sur la plage où elle avait admiré l'horizon la veille. Ils prirent le Jumper pour y aller. Il la laissa piloter, côte à côte. Ils s'amusèrent. John savoura ces moments seul avec elle et si proche d'elle. Parfois leur sépaules se frôlèrent. Il savoura les moments où il pouvait sentir son odeur parfumée de ces cheveux, quand elle prenait sa place aux commandes, elle assise, lui derrière elle, touchant son dos. Il avait pu sentir sa peau contre la sienne quand sa main avait guidé la sienne sur la console de navigation. Elle s'était très bien débrouillée pour piloter le vaisseau. C'était un bon pilote.

Ils se promenèrent pieds nus au bord de l'eau. Il lui raconta sa vie dans la Cité

-'Vous vous baignez?', demanda Anéa.

-'Non, ce n'est pas notre genre et on n'a pas beaucoup de temps libre'.

-'y a-t-il un risque?'

-'Je ne crois pas'.

-'Alors on pourrait se baigner', s'arrêtant et regardant avec envie les eaux,' cela fait longtemps que je n'ai pas été à la mer pour me baigner'.

-'Moi aussi', admit John', mais…'

-'Allez ne soispas timide', elle lui prit la main et l'emmena vers l'eau.

Il apprécia ce bref contact. Elle posa le panier au sol et commença à se déshabiller sous le regard surpris de John.

-'Je parie qu'elle est bonne', encouragea Anéa, en se dirigeant vers l'eau.

Elle lui balança son bas au visage, le temps qu'il le retire, elle était déjà enfoncée jusqu'à la taille et lui tournait le dos puis elle rentra dans l'eau entièrement en sous-vêtement. Il la vit plonger dans une vague. Elle y était rentrée si facilement. Il la vit réapparaître plus loin. Elle se retourna vers lui.

-'Allez viens! Elle est bonne!'

John hésita, il n'avait pas prévu de prendre un bain. Puis sa détermination se brisa. Elle le regarda se déshabiller avec maladresse, les yeux pétillants d'amusement. Il rougit quand elle le regarda s'approcher. Elle se laissa couler. Il rentra dans l'eau lentement. Finalement elle avait raison, elle n'était pas si froide. À l'arrivée d'une vague, il plongea à son tour. Il émergea. Anéa n'était toujours pas remontée à la surface. Il la chercha du regard. Puis il sentit qu'on lui attrapait la cheville et il se laissa couler sans résister. Dans l'eau, il ouvrit les yeux et la vit. Elle lui souriait. Elle lui montra la présence d'un banc de poisson. Il commença à remonter par manque d'air alors qu'elle était depuis plus longtemps que lui dans l'eau. Elle remonta en même temps que lui.

-'ça va ?', dit John.

Il ne savait pas quoi dire maintenant qu'ils étaient dans l'eau. Il trouva la situation embarrassante. Elle ria. Ils étaient proches à quelque centimètre, presque nus. Ces cheveux mouillés lui tombaient sur les épaules.

-'Vous ne faites pas ça souvent, je parie ?'

-'Non', admit John.

-'Cela ne doit pas être évident de vivre tout le temps dans la peur et sur le qui-vive, depuis plus de cinq ans'.

-'C'est vrai mais on s'y fait puis il y a les moments comme celui-ci qui vaut la peine de mettre nos vies en danger'.

-'Peut-être même si je pense que le prix à payer, est trop fort pour moi, pour l'instant'.

-'Je ne trouve pas'.

Anéa rougit à son tour. Elle détourna sa tête pour cacher son visage et observa le paysage.

-'Même d'ici, elle est magnifique. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'elle en vaut le coup…pour qu'on se batte pour elle. Ne la laissez jamais tomber, John', sérieusement.

John la regarda sans comprendre. Il fut étonné par sa remarque. Quand il reporta son regard sur elle, elle s'enfonça dans l'eau un sourire malicieux aux lèvres. Elle allait lui jouer un mauvais tour, il le sentait. Il s'enfonça alors pour regarder où elle était. Ainsi ils jouèrent ensemble à se poursuivre dans l'eau et s'amusèrent à s'éclabousser, se couler comme des enfants jouant aux bords de la mer. Au bout d'un moment, John sortit de l'eau à cause du froid puis il avait faim. Anéa continua à faire quelques brasses pendant qu'il préparait le repas sur le drap. Il se sécha du mieux qu'il put et enfila son pantalon. Il resta tout de même torse nu. Il plaça alors les différents vivres sur la nappe, éparpillés un peu partout. Il replaça ces cheveux comme il put. Enfin Anéa se décida à sortir de l'eau. Ebahi, John la regarda sortir. Elle portait un petit shorty et une brassière de cuir croisée dans le dos. John déglutit avec difficulté. Il admira ces courbes et ses jambes musclées. Elle s'installa à côté de lui sans même le regarder et mit une des vestes Mc Kay sur ses épaules pour se sécher.

-'Serres toi', proposa John en bafouillant légèrement.

-'Merci. Reprenons notre petit interrogatoire', dit Anéa en mangeant une bouchée de salade, 'Hum…quelle est ta passion ? passe-temps ?'

-'Si je n'étais pas là ?'

Elle haussa les épaules.

-'J'aime bien la vitesse, j'adore voler mais je dirai les voitures de course sans doute', répondit John, songeur, pensant à sa magnifique chevrolet qu'il avait laissé sur Terre.

-'De collection ?'

-'Oui bien sûre !'

-'Hum, tu aimes les vieilles choses alors'.

-'Oui mais qui vont vite et toi ?', demanda John.

-'Je dirai…les armes'.

John la regarda surpris.

-'Ma première arme a été un lance pierre au bois d'hêtre', dit Anéa rêveuse', c'était un cadeau d'un jeune paysan, habitant près de chez moi, fabriqué par ses soins. C'était mon premier cadeau venant d'un étranger. Je l'ai caché à mes parents, c'était notre petit secret. Après il m'a apprit à en fabriquer un et à chaque fois qu'il voyageait, il m'en offrait un avec différents matériaux et différents motifs. Mais je n'ai jamais su m'en servir', finit Anéa avec regret,' puis j'ai eu d'autres armes, ma première épée en bois, puis en acier', en frissonnant,' mon premier couteau de chasse offert par mon premier petit ami. Ces derniers, je sais parfaitement m'en servir'.

-'Et les armes à feu', conclut John.

-'Oui, ce n'est pas mes préférées mais je m'en sors bien avec. Je préfère les petites armes'.

-'Donc tapassion, ce sont les armes'.

-'Oui, j'ai même une serbe à canne', rigola Anéa', pas très utile mais cela fait partie de ma collection. J'ai une collection de tous types d'armes, vieux comme récent'.

-'D'un côté toi aussi tu aimes les vieilles choses', remarqua John.

-'Oui vieille mais dangereuse'.

-'Certes,…tonpetit pêché ?'

-'Hum…la sucrerie'.

-'Je prends note, pour moi une bonne bière, une bonne pizza et un bon film, il n'y a rien de meilleur dans la vie'.

-'Oui les choses les plus simples sont toujours les plus recherchées et malheureusement peu fréquents hélas'.

-'Oui cela me paraît inaccessible maintenant', approuva John.

-'Quel genre de chose tu ne regrettes pas de ton ancienne vie ?'

-'L'ennuie, il n'y a rien de pire que ce sentiment'.

-'C'est vrai', rigola Anéa.

Le silence s'installa, chacun à leur réflexion.

-'Et toi ?'

-'Je veux que tout redevienne comme avant', sans réfléchir.

Elle ne savait pas pourquoi elle avait dit ça mais elle savait qu'au fond d'elle que c'était vrai même si elle-même ne se l'était jamais avouée.

-'C'est à dire ?', voulant en savoir plus.

-'Avoir une vie normale avec une famille, mon prince charmant', dit Anéa le sourire aux lèvres.

-'Le rêve idéal quoi'.

-'Oui un rêve que j'ai perdu maintenant', avec tristesse.

-'Mais ce qui est perdu, peut être retrouvé', en lui faisant un clin d'œil.

-'C'est vrai', un léger sourire masqua sa tristesse,' mais certaines choses sont perdues à jamais'.

-'La mort', chuchota John.

Elle ne répondit pas mais il savait qu'il avait touché juste. Elle avait perdu quelqu'un de très cher.

-'Quel est le programme du reste de la journée ?', demanda Anéa pour changer de sujet.

-'La journée est bien entamée vous savez mais tu pourrais m'apprendre quelques astuces à l'épée, Mc Kay a dit que tu étais un bon professeur et j'ai fait un peu d'escrime étant jeune'.

-'Rodney dit beaucoup de chose mais pourquoi pas. Pourquoi t'a-t-il demandé de t'occuper de moi ?'

-'Il a sans doute trouvé quelques choses d'intéressant mais il ne veut pas être dérangé'.

-'Dérangé par moi…alors il a trouvé une solution', pensive.

-'Oui, il est sur le bon chemin, en tout cas il est confiant'.

-'Tu sais s'il ne trouve pas, ce n'est pas grave…. Je trouverai un autre moyen…je ne peux pas m'absenter trop longtemps…Je pourrais te montrer les coups simples'.

-'OK', en se frottant les mains, prêt à en découdre.

Elle l'aida à ranger les différents vivres dans le panier et John la guida dans un espace dégagé dans les bois. Il avait trouvé une clairière dégagée à moitié à l'ombre où des pierres longues étaient éparpillées en cercle délimitant une arène naturelle. Elle lui montra les différents coups à connaître pendant une heure. Il devait suivre ses mouvements à la perfection en l'imitant. Pour cela, il avait pris deux bâtons en guise d'épées. Il suivait pas à pas ces gestes, essayant d'être au même rythme qu'elle. Au bout d'un moment, Anéa s'arrêta.

-'Tu te débrouilles bien, faisons une pause'.

-'Cette technique peut être utilisée avec n'importe quelle arme, n'est ce pas ?'

-'Oui, l'arme que tu utilises n'est que secondaire, c'est la technique qui est primordiale'.

Elle but une gorgée d'eau.

-'Mais ceci demande beaucoup de concentration, je suis à l'aise aussi au combat à main nue où seule le réflexe compte', reprit Anéa.

-'Mais les Wraiths aussi sont rapides, comment fais-tu ?'

-'A les toucher ? L'anticipation. Ou il faut être plus rapide qu'eux. A mains nues ou avec arme, vous pouvez ainsi facilement les battre. Car vous aurez à chaque fois une avance sur leur geste. Il suffit de lire en eux en regardant la position de leur corps, leur regard. De plus ils se croient plus forts, ils sous-estiment les armes rudimentaires. La surprise aussi est votre amie face à eux. Ils se croient invincibles'.

-'Sauf en te rencontrant, maintenant ils vont y réfléchir à deux fois'.

-'Non erreur, ils pensent que j'ai eu de la chance ou que j'ai utilisé d'autres stratégies. Si je me trouve à nouveau en face d'eux, je pourrai toujours les avoir par surprise car ils pensent que je suis faible, le sexe faible, jusqu'au moment où ils auront compris ma manière de fonctionner. Alors ils deviendront plus méfiants, ils ne fonceront plus dans le tas et là ce sera plus compliqué pour moi. Seul le plus endurant aura l'avantage. Mais pour l'instant, les seuls qui m'ont affronté, sont morts donc ils n'ont que des rumeurs à mon sujet'.

-'Mais cela ne les empêchera pas de t'attraper et d'essayer encore et encore'.

-'En effet, ils n'abandonnent pas facilement. Mais cela arrivera dans longtemps. Tant qu'ils ne me connaissent pas, si je n'ai plus de mystère pour eux alors là ils ne feront pas qu'attaquer'.

-'Que veux-tu dire ?'

-'Je serai trop dangereuse pour eux, ils essayeront alors de m'éliminer par tous les moyens'.

John frissonna car elle le prenait assez bien.

-'Et cela ne t'effraie pas ?', demanda John.

-'Je ne sais pas…je ne sais pas ce qui est pire…mourir ici ou ne plus retourner chez moi…je pense que je ne réalise pas encore le danger'.

-'Comment tu fais pour réagir comme tu le fais !'

-'Je vis le jour au jour et je n'oublie pas l'essentiel…mes amis que je dois retrouver à tous prix'.

-'Je vois, on reprend ?'

-'Ok mais cette fois-ci en duel ?', proposa Anéa.

-'Ok je suis prêt, enfin de l'action'.

-'On dit toujours ça quand on débute mais on le regrette très vite, crois moi'.

John haussa les épaules, le sourire aux lèvres. Anéa l'attaqua par surprise avec rapidité, beaucoup plus vite que lors de la simulation. Il fut vite dépassé en quelques bottes et il perdit son arme quand elle la déséquilibra. Il se massa le poignet.

-'Je commence à te croire', affirma John en allant ramasser son arme.

-'Seulement commencer, tu n'as pas idée', rigola Anéa avec défie.

-'Tu as eu un bon prof ?'

-'Oui, j'en ai eu les doigts cassés. Il m'a tout apprit. Il m'a apprit à manier toutes les armes'.

-'Tu es multifonction alors'.

-'Oui'.

-'A partir de quand l'élève dépasse le maître ? Est-ce ton cas ?'

-'Oui j'ai dépassé ce stade, il y a différents moyens de dépasser son maître. De le tuer, qu'il meurt ou bien de le battre dans un duel'.

-'Y a-t-il un autre stade après ?'

-'On se bat ou on bavarde ?'.

Il ne répondit pas car elle l'attaqua rapidement. Cette fois-ci il était prêt. Elle augmenta la cadence des coups et la force. Il perdit à nouveau son arme.

-'Ouah j'ai rien vu venir. Tout était flou'.

-' ?', inquiète', tu as pris peut être un coup. Il fait chaud, tu ne t'es peut être pas assez hydraté. Une pause ?'

Il accepta.

-'J'y suis peut être allée trop rapidement'.

-'Non, non je vais déjà mieux. Alors quel stade ?'

-'Je devais prendre un apprenti mais…disons que j'ai fui mes responsabilités'.

-'Oui c'est dure de prendre à sa charge quelqu'un, c'est une lourde responsabilité'.

-'Oui, et je pense que j'ai eu peur de ce qu'il pouvait m'arriver', songeuse.

Elle se redressa et se remit en position.

-'Quand on devient maître à son tour, on devient alors encore plus puissant, je ne sais pas comment cela marche…mais c'est effrayant, c'est de l'inconnu pour moi', s'expliqua Anéa.

-'Pourtant Mc Kay et moi suivons ton enseignement, nous sommes en quelques sortes tes élèves'.

-'Non', rigola Anéa, 'vous n'êtes que des touristes. Un apprenti…c'est un lien beaucoup plus profond, un lien de sang comme…mari et femme, avec tout le tralala sur la sécurité, l'amour et la protection. L'apprenti t'accompagne partout…tu lui apprends tout ce que tu sais…plusieurs apprentis sont venus pour moi mais je n'ai pas pu en choisir'.

-'D'où vient cette peur !'

-'De mon maître'.

-'Dis moi, tu ne l'as pas tué tout de même', avec doute.

-'Non, il n'a pas terminé ma formation…à cause de quelque chose, de la peur, il m'a congédié après une mésentente. Et je ne pense pas que je sois capable de transmettre mon savoir ou que j'en ai le droit'.

-'Pourtant tu as appris à Rodney à se battre'.

-'Ce n'était rien, je n'ai appris que des bases à Rodney, il y a beaucoup plus mais ce qui est au delà je ne pense pas avoir le droit de le divulguer. Et puis prendre un apprenti, devenir plus puissante, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Le pouvoir ne devrait jamais aller à une seule personne. Le pouvoir modifie les cœurs des hommes, même des meilleurs. Il est attirant, sournois et c'est difficile d'y résister'.

-'Oui mais certaines personnes ne sont pas avides et résistes plus au pouvoir. Le pouvoir leur est destiné'.

-'Ouais sans doute', admit Anéa.

-'Comme toi', rajouta John.

-'Et pourquoi donc ?'

-'Tu as refusé taresponsabilité, tade devenir plus puissante, c'est peut être un signe'.

-'Peut être mais je n'ai pas envie de posséder ce pouvoir'.

-'C'est une décision définitive ?'

-'Rien n'est définitif, je mentirai si je disais que jamais je ne…dis moi tu ne regrettes pas de diriger une équipe que tu peux perdre à tout instant'.

-'Non je ne regrette pas, c'est la meilleur chose qui me soit arrivé. Je ne dis pas que je n'ai pas peur de perdre un membre de mon équipe mais les moments que l'on passe ensemble sont…'

-'Uniques'.

-'Oui c'est le mot'.

-'Je ne pense pas que je sois capable d'en payer à nouveau le prix. On ferait mieux de rentrer avant que la nuit tombe. Je pense qu'on en assez fait pour aujourd'hui', dit Anéa.

Ils firent le chemin inverse en silence chacun dans leur pensée.

-'C'était une belle journée et encore merci pour la sortie', dit Anéa en sortant du Jumper.

-'Ce n'était rien', dit John', et ce n'est pas finit, pour ce soir je te donne le choix sur notre destination pour manger'.

-'N'importe où ?'

-'Oui, dehors, à l'intérieur, n'importe où'.

-'Hum je vais y réfléchir, j'ai ma petite idée mais je dois regarder les plans avant…à ce soir', en entrant dans sa chambre.

Des gardes se placèrent devant sa porte. John content de sa journée alla chercher des nouvelles des autres. Il trouva le premier, Rodney avec Zelenka en train de se disputer au sujet d'un calcul de math.

-'Ohé tout le monde, qu'avez-vous de nouveau ?'

-'Zelenka est totalement stupide, il va vous faire explosé'.

-'Explosé', inquiét.

-'Oui…enfin non je veux dire faire explosé le vaisseau'.

-'D'Anéa ?'

-'Oui, ce que j'essaye de lui dire et de lui montrer c'est que l'appareil,…ici présent', il montra une machine', va aspirer l'énergie du vaisseau mais on ne peut pas contrôler le flux d'énergie', dit Zelenka.

-'Si on pourra l'arrêter'.

-'Rodney soit plus clair, tu veux dire que ce tout petit appareil, va absorber toute l'énergie du vaisseau'.

-'Oui mais on pourra l'arrêter avant qu'il vide toute l'énergie'.

-'Oui mais si on se trompe d'une seconde, il pourrait tout vider ! ou pas assez vider et rendre le tout instable, non seulement le vaisseau mais aussi l'appareil', dit Zelenka.

-'En tout cas, c'est mieux que votre idée de mettre une batterie pour récupérer un peu d'énergie'.

-'C'est une bonne idée ça , non ?', dit John.

Ils avaient toujours besoin d'énergie pour alimenter la cité.

-'Ah merci', dit Zelenka content.

-'Mais non, non, non l'énergie est pure et instable, on ne connait pas ses propriétés exactes, on risque de surchargé tout. On a aussi aucun matériau capable de contenir cette énergie, tout risque d'exploser', contredit Rodney.

-'Non pas si on…'

-'Donc tu pense que cela va exploser ?'

-'Oui, sur un rayon de 100 kilomètres minimum et de façon imprévisible', dit Rodney.

-'Ah quant même pour une si petite batterie'.

-'Et je ne parle pas du vaisseau il pourrait détruire toute la planète voire plus'.

-'D'après mes calculs, cette pile est stable', dit Zelenka,' même avec deux fois plus de quantité prévue, il y a peu de chance qu'elle explose'.

-'Oui maintenant elle est stable'.

-'Et quelle est la marge d'erreur ?', demanda John.

Car il savait qu'il calculait toujours les risques.

-'Enorme ! 10 %'.

-'Oui mais cette petite pile peut accumuler autant d'énergie', fasciné.

-'Oui et elle pourrait alimenter toute la cité en pleine puissance pendant des mois', avoua Rodney.

-'Des mois !'

-'Oui c'est extraordinaire 9 mois maxi', dit Zelenka,' d'après lui, le vaisseau possède une quantité d'énergie incroyable'.

-'Cool !'

-'Non ce n'est pas cool, on ne connait pas les propriétés de cette énergie et je ne veux pas prendre de risque d'exploser le vaisseau. le vaisseau est instable, il y a trop d'inconnues. Le vaisseau a été conçu pour recevoir beaucoup d'énergie pourtant il semble avoir du mal à garder son énergie. L'énergie semble vouloir tout le temps s'échapper du vaisseau', répéta Rodney.

-'Oui recherchant sa source initiale probablement', dit Zelenka.

-'Cette source n'est pas dans le vaisseau ?', demanda John.

-'Si mais la source doit aussi avoir un problème, ce qui fait que l'énergie fait des allers-retours. La source ne peut pas l'absorber donc elle la dévie mais celle-ci revient et ainsi de suite…'

-'Mais vous arriverez à réparer le vaisseau tout de même ?'

-'Non…pas si on ne trouve pas de solution au sujet de l'énergie en excès'.

-'Si', dit Zelenka en même temps.

-'Ok il suffit de calculer le bon moment pour débrancher la MPE', dit Rodney.

-'Mais ce n'est pas facile car on parle de grande quantité d'énergie imprévisible', dit Zelenka.

-'Vous trouverez et si vous récupérez de l'énergie capable de tenir dans cette…pile, ce sera que du bonus', dit John.

-'On y travaille, on y travaille', d'un geste distrait, à nouveau sur son pc.

-'Bien, je vous laisse, j'ai un rendez vous'.

-'Je suis prête,' dit Anéa.

-'Je te suis alors', dit John', on va où ?'

-'Surprise'.

-'Je ferme les yeux', amusé.

-'Non, Rodney m'a dit que vous n'aviez pas visité cette zone ou très peu'.

-'Ah je ne sais pas si c'est une bonne idée alors'.

-'Mais si, on sera prudent et tout ira bien', en entrant dans un téléporteur,' cet engin est extraordinaire, il relègue les ascenseurs au rand de découverte dépassée'.

-'Tout à fait d'accord', sourit John.

Elle appuya sur une combinaison de touche et observa un plan puis appuya sur un accès.

-'On va où vaguement…je sais que c'est une surprise mais j'ai droit à des indices quant même, en plus j'aimerai éviter les zones inondées'.

-'Ok Rodney m'a fait un bref topo et j'ai un peu creusé et je ne sais pas pourquoi j'ai envie d'y jeter un coup d'œil. Pas toi ?'

-'Je ne sais pas, visiter une zone inconnue est toujours excitant mais parfois nous avons de drôle de surprise'.

-'Comme quoi ?'

-'Alors cette Elisabeth qui est de notre présent, a fait un saut dans le passé, elle s'est congelée pour pouvoir traverser les temps pour vous prévenir d'un danger et pour vous sauver dans son futur, c'est compliqué',' résuma Anéa.

-'Euh …oui c'est un peu ça. Tu es plus douée que moi pour résumer et pour comprendre toutes ces choses compliquées'.

-'Et donc la première fois, cette cité avait été engloutie sous les eaux par votre arrivée et que grâce à elle…'

-'Oui'.

Il aimait l'écouter raconter des histoires compliquées.

-'Il existe de nombreuses dimensions de notre réalité. Dans certaines, je suis morte, je n'existe pas ou je vis de vieux jours', continua Anéa.

-'Oui Rodney nous a expliqué ce phénomène, je n'ai pas tout compris d'ailleurs', avoua John.

-'Oui mais ce qu'il ne vous pas dit c'est que parfois ces dimensions sont tellement proches qu'elles se confondent en un court instant et parfois des passages entre les différentes dimensions ont lieu, c'est comme le Déjà vu, la sensation de déjà vu', raconta Anéa.

-'Ah oui expliquer comme ça c'est ...il y a un film sur ça…attendez une seconde, cette zone a été condamnée'.

En effet, la porte était marquée d'une croix rouge qui indiquait une zone condamnée.

-' ?'

-'Je crois qu'on n'a pas réussi à l'ouvrir', se rappela John.

-'Vraiment ? Pour quelle raison ?'

Elle se retourna et regarda plus attentivement la porte.

-'Je ne sais pas inondée, dangereuse'.

-'C'est là pourtant, Rodney ne m'a rien dit'.

Elle s'approcha encore plus de la porte et ferma les yeux.

-'Oui c'est là', chuchota Anéa,' ce n'est qu'une chambre pourtant'.

-'Comment peux-tu le savoir ?', dit John étonné.

Elle haussa les épaules.

-'En tout cas, on est …', dit John.

Anéa s'approcha encore plus et la porte s'ouvrit.

-'Bloqué', finit John.

-'Plus maintenant', avec le sourire.

-'Il ne faut peut être pas…', prudent.

Mais elle franchit la porte.

-'…y aller'.

Les lumières s'allumèrent une par une.

-'C'est magnifique n'est ce pas ?'

Elle tournoya pour regarder les alentours. John était figé à l'entrée. Anéa était joyeuse de se retrouver là et elle ne savait pas pourquoi. Les lumières étaient au sol sur chaque côté du couloir qui se terminait par un cercle.

-'C'est un cul de sac', dit John déçu, franchissant le seuil.

-'Oui on dirait, on s'arrêtera là'.

-'C'est ce que tu voulais voir ?'

-'Oui'.

Ils arrivèrent dans le cercle. John observa les environs. C'était petit. Il entendait des gouttes d'eau tombées au fond de la chambre de façon rythmique. Il put voir son reflet dans une marre d'eau. Il s'y approcha prudemment croyant que c'était inondé. Mais non de l'eau coulée le long du mur comme une cascade.

-'C'est un bassin', dit Anéa à ces côtés.

-'Oui'.

Mais John ne connaissait pas la profondeur.

-'Quel est cet endroit ?' demanda John.

-' Je ne sais pas, ce n'est pas ma cité mais cet endroit m'a intrigué sur les plans…c'est naturel on dirait'.

-'C'est une salle d'eau genre une salle de bain'.

-'Therme ?', dit Anéa.

Elle s'approcha, s'accroupit et mit la main dans l'eau. Les lumières au fond du bassin s'allumèrent.

-'L'eau est chaude', remarqua Anéa.

-'C'est incroyable comment les lieux réagissent à vos gènes', fasciné.

-'Pas avec vous ?'

-'Non'.

-'La profondeur a l'air faible'.

Elle enleva son manteau de cuir, révélant une longue robe couleur pastelle. Elle était époustouflante. Il se demandait où elle avait sorti cette robe vue qu'elle avait emmené que son ensemble de cuir. Mais il s'en moquait pour l'instant. Puis elle entra dans l'eau doucement.

-'Qu'est ce que … ?'

-'L'eau est chaude et il y a des marches, je veux voir la hauteur'.

Elle avait l'air de s'amuser. Elle ne savait pas pourquoi mais son instinct lui dictait d'y aller. Elle continua à descendre les marches. Elle se sentit apaiser, en sécurité. L'eau atteignit sa poitrine puis elle plongea. John s'approcha de l'eau pour voir ce qu'elle faisait. Les lumières avaient changé de couleur. Il la vit s'approcher des lumières pour les observer. Cela avait l'air de l'intriguer. Il caressa l'eau de sa main, en effet, elle était chaude. Puis il vit Anéa ressortir de l'eau. Ces cheveux plaqués sur son visage ainsi que sa robe contre son corps révélant ces courbes. Elle souriait.

-'Tu as entendu ?'

-'Quoi ?', dit John.

-'La musique ! C'est merveilleux', transportée de bonheur.

-'Non'.

-'Quand je touchais les lumières, un son était émis pour former après une mélodie si douce mais apparemment on ne peut l'entendre que dans l'eau'.

Elle était toujours au bord du bassin, ne voulant pas sortir.

-'Tu me rejoins ?'

-'Je…ne sais pas, deux fois en une journée… c'est du laisser-aller'.

-'Tu n'es pas en mission, à moins que me surveiller soit ta mission'.

Elle s'était approchée de lui, ils étaient maintenant très proches. Il pouvait sentir son souffle sur sa bouche.

-'Non au contraire, j'apprécie ces moments'.

-'Et pourquoi donc ?'

Son cœur battait. L'eau se réchauffa autour de son corps. Des nouvelles sensations l'atteignirent. Elle se vit au bord de ce même bassin enlacé à un homme, peau contre peau.

-'Tu as touché mon cœur', sincère à sa grande surprise.

Il détourna le regard et se mordit la lèvre.

-'Le mystère t'entoure, si attirant… tes yeux…je m'y noie volontier'.

-'Alors si c'est le cas, tu devrais accepter mon invitation', dit Anéa.

Sa respiration devenait rapide alors que le visage de John fusionna avec celui d'un homme qu'elle embrassait. Elle cligna des yeux pour effacer cette vision.

-'Ok'.

Elle avait ébranlé ces dernières barrières. Il enleva ses chaussures et le reste de ces vêtements ne gardant que son caleçon.

-'T'aurais pu venir tout habiller', dit Anéa malicieuse.

-'Je ne préfère pas'.

Il entra prudemment dans l'eau.

-'Viens', l'invita Anéa.

Elle lui prit la main et plongea. John la suivit et observa ces gestes. Elle appuya sur différentes lumières. Un son y sortit, qui se mua en une mélodie douce. Il fit de même et écouta les différents sons, émerveillé. Ils refirent surface.

-Drôle d'endroit ?', dit Anéa, ' tu penses vraiment que c'étaient des bains'.

-'Sans doute, un endroit pour se détendre. Une lumière douce, une eau reposante et relaxante et une musique apaisante'.

-'On peut même y nager', dit Anéa.

-'Oui'.

Mais ils ne bougèrent pas l'un en face de l'autre. Ils se fixèrent du regard. Le pouls d'Anéa s'accéléra quand la vision se superposa à nouveau à la réalité. Elle s'approcha de l'inconnu-John. Très proche, John l'embrassa. Elle se laissa faire car elle connaissait l'inconnu. Mais leur baiser pris fin rapidement. Embarrassés, John et Anéa s'éloignèrent et sortirent de l'eau.

-'Tu en penses quoi', demanda Rodney.

Rodney et Anéa avaient bossé une grande partie de la nuit. Ils s'étaient accordés que quelque pauses de quelque minutes. Des minutes qu'ils passaient dans la salle de sport. Anéa lui apprenait de nouvelles techniques de combat.

-'Cela peut fonctionner', dit Anéa contrant une attaque,' tu as eu une idée géniale…enfermer l'énergie dans un autre réceptacle pour la dissiper…'

-'Oui mais sans la MPE, on aurait pu rien faire…', dit Rodney essoufflé', et puis ce n'est que de la théorie'.

-'Oui on n'a plus qu'à vérifier'.

-'John fait ce qu'il peut pour convaincre Woosley…'

-'Il ne pourra pas me retenir', dit Anéa.

Mc Kay frissonna car il connaissait cet air décidé.

-'Oui mais je suis sûre qu'une bonne nuit de sommeil apportera conseil à Woosley', dit Rodney.

Anéa contra le geste de Rodney.

-'Mais je ne pense pas que j'aurai encore ce temps devant moi'.

-'Que veux-tu dire ?'

-'Je…'

Soudain, elle s'immobilisa, divers expressions se reflétaient dans son visage, elle semblait ailleurs. Puis une douleur atroce traversa ses yeux.

-'Qu'est ce qu'il y a ?', inquiet.

-'Il se passe quelque chose', chuchota Anéa se tenant le ventre.

Elle semblait voir quelque choses qui se déroulaient ailleurs. Elle semblait retenir son souffle. Puis elle reprit son esprit aussi vite. Elle regarda Rodney qui put voir son regard, son feu intérieur dangereux.

-'Il faut que j'y aille', dit Anéa d'une autre voix', ne m'arrêtez pas'.

Puis elle se détourna rapidement et courut.

-'Attends ! Je…'

Mais elle avait déjà disparut. Rodney affolé courut et failli rentrer en collision dans John.

-'Qu'est ce qui se passe ?', l'interceptant.

Il ne répondit pas.

-'Je suis désolé, je n'ai pas pu convaincre Woosley pour Anéa, il ne veut pas la laisser partir', dit John.

Rodney le regarda sans comprendre puis une lueur de lucidité apparut dans son regard.

-'Anéa…il est arrivé quelque choses…elle doit partir'.

-'Mais tu as entendu ce que je t'ai dit, Woosley a été catégorique…elle…'

-'Elle partira quant même, enfin elle essayera', coupa Rodney retrouvant ces esprits.

-'Où est-elle ?', demanda Ronon à côté.

-'Je ne sais pas !', avoua Rodney', on faisait des exercices'.

-'Merde', jura John.

Il prit sa radio.

« Ici, Colonel Sheppard, répondez »

« Ici Salle de contrôle, reçu cinq sur cinq »

« Recherchez la position de notre invitée »

« Impossible, elle a disparut de nos écrans »

-'Impossible ! Je viens de la quitter', dit Rodney.

« Lancez une recherche d'urgence »

-'Allons à la porte', dit John.

-'Que se passe-t-il ?', dit Ronon.

-'Anéa part…elle est introuvable et Woosley refuse son départ, c'est une catastrophe', résuma Rodney.

-'Mais pourquoi ?', dit Ronon.

-'Il veut en faire une prisonnière…', dit John.

-'…pour le vaisseau', finit Rodney.

-'Oui et pour l'énergie, j'en sortais, j'allais demander son arrestation', dit John navré.

-'Mais c'est insensé !'

-'Complètement d'accord', dit Ronon,' c'est mieux de la renvoyez sur cette planète', entre ses dents.

-'C'est une folie, elle ne se laissera pas faire. Elle le sait peut être que vous voulez la faire prisonnière', dit Rodney.

« Lieutenant Colonel ? »

« Oui, je vous écoute »

« La porte de la chambre des invités a été activée »

-'Elle a dû récupérer ces armes', dit Rodney.

John changea de direction et se dirigea vers la chambre.

« Depuis combien de temps ? »

« Dix minutes maintenant »

« Ok merci »

Il fit demi-tour.

-'Elle a eut déjà le temps de prendre ces affaires', expliqua John', vue à la vitesse où elle courre'.

A ce moment-là, l'alarme sonna.

-'Elle a dû être repérée à la Porte', en déduit Rodney.

Ils s'y précipitèrent donc. John vit en premier lieu Woosley sur son balcon donnant des ordres, inquiet. Il avait l'air stressé par la situation, il perdait le contrôle de le situation. John arrêta un de ses hommes pour aller aux nouvelles.

-'Qu'est ce qui se passe ici, bordel ?'

-'Je ne sais pas exactement, Lieutenant Colonel', en regardant Woosley,' il a demandé de fermer l'accès à la Porte et à demander l'arrestation de l'invitée mais son plan ne se déroule pas comme prévu'.

-'Je vois ça'.

-'L'invitée en question est…je ne sais pas, c'est le bordel comme vous dites, elle est déterminée'.

-'Des blessés ?'

-'Oui monsieur mais pas de grave'.

John reprit le chemin inverse du soldat suivi de ces deux compagnons. Il réussit à atteindre le bureau de Woosley qui regardait quelque chose avec ardeur.

-'Que se passe-t-il ?', demanda John à Woosley.

-'J'ai bouclé l'accès à la Porte, cet accès là est condamné', montrant du doigt une des portes.

-'Y a-t-il des hommes là dedans ?'

-'Oui malheureusement'.

-'Quoi ? Avec Anéa ? Il faut rouvrir !'

-'Oui elle est là, impossible d'ouvrir, elle ne doit pas nous échapper'.

-'Mais pourquoi ?', dit John abasourdi.

-'Il faut l'interroger, c'est plus rapide. Il nous faut ce vaisseau et ces connaissances', dit Woosley avec envie.

John le regarda effrayé, Anéa avait raison, il était aveuglé par le pouvoir.

-'Et à n'importe quel prix'.

John alors comprit que ses hommes n'allaient pas recevoir de renforts.

-'Elle ne leur fera pas de mal', dit Rodney sûr de lui.

-'Peu importe, elle est coincée, l'accès est maintenant inactive. Nous cherchons à couper l'oxygène'.

-'Mais c'est un plan fou', cria Rodney.

-'Où en êtes-vous ?', demanda Woosley ignorant Rodney à un scientifique.

-'Il y a un problème monsieur, on a perdu le contrôle, nos codes d'accès aux systèmes ne fonctionnent plus'.

-'Elle a prit le contrôle', dit Rodney avec stupeur penché sur un écran.

-'Impossible, j'ai coupé tout le courant', dit le scientifique.

-'Ah oui', remarqua Rodney.

-'Comment alors ? A-t-elle prit le contrôle avant ?'

-'Non impossible', dit Rodney et le scientifique.

-'Trouvez-moi ce qui ne va pas et vite', ordonna Woosley.

-'Il y a du mouvement', les interrompit Ronon.

-'Le courant se rétablit dans la zone condamnée', dit le scientifique.

-'Mais je vous ai dit de couper l'accès', dit Woosley.

-'Mais c'est fait !'

-'Alors d'où vient l'énergie ? Trouvez la fuite'.

La porte bloquée se mit à luire puis elle s'ouvrit lentement. Trop lentement au goût de John. John prit son arme par réflexe et Ronon le suivit. Des hommes s'étaient mis en position devant la porte, prêts à faire feu. La porte continuait à s'ouvrir, laissant paraître la jeune femme, un visage serein et décidé. C'était Anéa. Elle s'était rhabillée en cuir et ses armes l'accompagnaient. Tout était silencieux dans la zone à son apparition. John crut un instant qu'elle les avait tous tués et retint son souffle. Puis elle s'avança, elle ne craignait pas ses hommes. Les hommes se mirent en visé.

-'Ne bouger plus', dit Woosley la voie forte un peu tremblante.

Anéa le regarda de ses yeux gris absents.

-'Que voulez-vous ?', dit Anéa d'une voie désincarnée, possédée.

-'Les Wraiths…'

-'Vous mentez', coupa Anéa,' les Wraiths ne sont pas le véritable problème'.

-'En effet, nous avons besoin de vous', dit Woosley.

-'Comme vous l'avez déjà eu besoin'.

-'De quoi vous parlez ?', étonné.

-'C'est comme la première fois, vous avez employé la force. Je ne le tolérerai pas une seconde fois. Vous avez déjà obtenue de moi ce que vous voulez. Laissez moi partir…'

-'Obtempérez ou je serai obligé d'utiliser la force comme vous dites'.

-'La force ? Quelle force ? Que connaissez-vous de la force', ricana Anéa.

-'Mes hommes n'hésiteront pas à tirer sur vous', prévins Woosley.

-'Comme l'on fait les hommes dans le couloir…'

-'Que vous avez lâchement tué', dit Woosley.

-'Tuer ? Ils n'ont rien, ils n'ont eu qu'à obéir à un ordre direct de leur supérieur'.

-'De quoi vous parlez…', de plus en plus désorienté.

-'Notre conversation est intéressante mais nous avons des choses plus importantes à faire', dit Anéa.

-'Nous ?', dit John surpris.

-'Ne m'obligez pas à user la Force', dit Anéa.

Elle avança. Les hommes attendirent les ordres.

-'Enclenchez l'adresse', dit Anéa en regardant fixement le scientifique.

Celui-ci hésita puis sa main exécuta l'ordre.

-'Arrêtez le !', cria Woosley,' c'est ma dernière offre, la force ou…'

-'La Force ?', cria Anéa furieuse.

Elle leva les mains. Des décharges sautèrent de ces mains et frappèrent les soldats les plus proches.

-'Quelle Force ?', reprit Anéa.

Alors que tous les hommes étaient K-O. puis elle s'avança vers la Porte. Devant la Porte, elle mit la main dessus. La console de contrôle de la Porte s'enclencha, seule.

-'Arrêtez le processus', cria Woosley.

Mais ils étaient tous figés.

-'Impossible', chuchota Rodney.

-'Mettez le bouclier', ordonna Woosley.

Le bouclier s'enclencha. Anéa l'ignora.

-'Pauvres humains, vous êtes si ignorants, même ce corps est pathétique et superficiel'.

La Porte s'enclencha, le vortex se forma.

-'Elle va s''écraser contre le bouclier', couina Rodney.

-'C'était un plaisir, Meredith Rodney Mc Kay', dit Anéa d'une voie plus douce.

Elle le salua dans un salut militaire. D'un geste négligent, elle fit sauter le bouclier, elle franchit la Porte sans difficulté.

-'Non', cria Rodney quand il descendit les marches.

Il courut.

-'Rodney, non !', cria Rodney.

-'Il faut la suivre', en courant.

-'Tu ne peux pas…'

Mais c'était trop tard, il avait traversé la Porte. Ronon plus rapide juste après lui, passa la Porte juste avant la fermeture.

-'Quelle adresse a été composée ?', demanda Woosley effondré.

-'Chez elle'.

-'Combien de morts ?'

-'Aucun pour l'instant', dit un soldat en arrivant avec le docteur Beckett, qui était déjà sur place.

-'Aucun ?', dit Woosley, surpris.

-'Tous endormis pour la Porte, pour le couloir, tous conscients'.

John courut pour vérifier. En effet, certains refaisaient surface. Il atteint le couloir. Ils étaient tous agenouillés, les mains derrières la tête. Aucune blessure. Elle leur avait rien fait comme l'avait prédit Rodney. Il ne se faisait pas de souci pour lui cette fois-ci, il était avec Ronon.

Fin du chapitre

A la prochaine fois, Juin-Juillet ?

chapitre 31 : Trahison, écrit (22 pages), en correction, prévu Juin-juillet

chapitre 32 : Torture (titre provisoire), écrit (32 pages), en correction, prévu Juillet-Aout