Hellow tout le monde
alors je suis hyper en retard pour mes postes alors que ce sont les vacances et que je devrais au contraire poster plus et bah non car pleines de bonnes choses me sont arrivées (j'ai eu mon concours, déménagement...) et de mauvaises (coupure d'internet lié aux bonnes nouvelles)
donc je profite de ce moment chez un ami pour sauter sur internet et vous postez ce chapitre déjà corrigé depuis fin juillet ! Honte à moi. Merci à mon correcteur et à vos commentaires s'il y en a ...
et pour une fois j'abrège et bonne lecture.
PS : J'adore ce chapitre pour son côté humour et suspense !
«Nulle raison ne pourrait justifier le mensonge» d'Anton Tchekhov.
Chapitre 3 : Sortie entre amis
- Prête ?
Angéla haussa les épaules. Astyan était devant elle, armée d'un bâton. L'équipe s'était réfugiée dans une de leurs bases béta, après l'enterrement. Tour à tour, ils occupaient Angéla, plus pour la surveiller que pour éviter l'ennui ou une grosse déprime. L'enterrement avait été émotif pour tous. Astyan avait capté tous les sentiments présents dans l'assemblée, des sentiments qu'il ne comprenait pas encore. S'il n'avait pas été habitué à ressentir la souffrance des hommes, il aurait été submergé sans défense. L'enterrement avait failli mal terminer quand un représentant de la CIA, une organisation d'espionnage assez secrète, avait présenté ses condoléances à la famille. Qui des deux femmes avaient fait le plus grand scandale ? Angéla ou la veuve ? Dans un premier temps, la veuve avait hurlé des menaces alors qu'Angéla avait jailli armée pour la défendre. Puis, comme l'agent insistait, c'est Angéla qui avait failli lui sauter dessus pour l'étrangler sur place. Seul le réflexe d'Astyan avait pu empêcher un drame, en la retenant fermement à l'écart. Il lui avait aussi probablement transmis une vague d'apaisement. Mitchell avait deviné qu'il y avait un problème entre l'agence et la mort « accidentelle » du soldat défunt. D'ailleurs, Daniel avait remarqué les lacunes dans le rapport d'autopsie et dans celui des experts des accidents de la route. Enervée, Angéla avait été infernale suite à l'accident. Alors ils l'occupaient telle sorte que le soir elle aille directement se coucher fatiguée. C'était le but en tout cas et le tour d'Astyan. Malgré leur effort, elle avait des passages à vide où elle était triste. Elle s'isolait parfois et regardait le vide. Astyan était toujours partant pour passer du temps avec elle. Alors qu'ils combattaient, elle attendait le jour de la rencontre avec la Tok'ra, avec impatience.
Pourquoi on attend ? demanda Angéla.
Elle se sentait prisonnière, même s'ils se trouvaient dans une forêt. C'était oppressant
- On a eu un petit contre temps, expliqua Astyan, patient.
Il lui avait déjà dit mais apparemment l'explication ne lui suffisait pas. Il la salua à nouveau pour montrer qu'il était prêt et entama un nouveau combat. Les deux armes s'entrechoquèrent, dans un bruit sec. Les deux armes étaient de longs bâtons de chêne, l'essence préférée d'Astyan.
- Ma sœur et Castiel ont dévié de leur trajectoire pour éviter des patrouilles ennemis. L'Espoir arrivera avec un jour de retard, poursuivit Astyan. Ils ont voulu éviter de mauvaises rencontres.
- Ils ne peuvent pas se défendre ?
- Se défendre oui mais attaquer non. Je préfère que ma sœur ne prenne pas de risques. Elle n'a pas été formée pour le combat et Castiel se fait vieux.
- Et nous, on y va comment ?
Elle mit de la distance entre eux, afin d'évaluer la tactique de l'adversaire.
- Par la porte.
- Je pensais qu'on ne devait pas l'utiliser à cause des traceurs.
- Qui a dit qu'on allait l'utiliser.
- Je ne comprends pas, avoua Angéla, déroutée.
Elle prit l'initiative d'attaquer en premier cette fois-ci. Astyan s'écarta juste à temps pour l'éviter. Le bâton s'abattit sur le sol, soulevant de la poussière. Il s'éloigna légèrement pour souffler.
- Castiel va nous ouvrir un Voile à travers la Porte, expliqua Astyan.
- Un voile ?
Elle n'avait jamais entendu parler de ce genre de transport auparavant.
- Oui, c'est comme un portail dans l'espace, une déchirure. Il sera temporaire et bref.
- Pourquoi on n'utilise pas les voiles pour se déplacer dans l'espace au lieu de prendre la Porte qui utilise beaucoup d'énergie ? Le voile semble plus facile à manipuler.
- C'est une bonne question, sourit Astyan.
Ils se tournèrent autour cherchant une faille chez l'autre.
- Le problème, c'est qu'il faut deux personnes ayant atteint un certain potentiel de pouvoir pour connecter le voile entre deux univers comme… Des antennes de communications entre elles.
- Les déplacements seraient donc limités, il faudrait aussi du temps aux deux personnes pour récupérer alors entre deux voyages, comprit Angéla.
- Oui et cela suppose aussi de disperser le pouvoir. Or nous préférons le réunir dans un seul endroit d'où le Consul.
- Donc, ici toi et Castiel seraient nos deux antennes.
- En effet.
Il sourit quand elle se décala sur le côté, réduisant ainsi la distance entre eux. Il la devança et attaqua par surprise. Elle était prête à contrer sans difficulté l'attaque. Il enchaina les coups. Ils se tournoyèrent autour dans un ballet infernal. Astyan laissa une petite ouverture qu'Angéla prit. Mais son mouvement ne se termina pas. Son bâton s'immobilisa au milieu de son parcours. Une force s'exerçait dessus. Elle résista. Astyan se retourna lentement ne craignant plus rien.
- C'est de la triche ! râla Angéla. Ce n'est pas une de vos règles à la noix : ne pas tricher.
Elle était agacée. Astyan la regarda sans émotion. Elle lâcha le bâton qui resta en suspension, seul.
- Tu devras être prudente lors de la rencontre, reprit Astyan, plus sérieusement.
Il avait l'air soucieux.
- Pourquoi ?
Mitchell lui avait dit que c'était une rencontre sans problème et sans histoire, une banalité. Elle sentit un changement dans l'air. Elle se précipita en avant pour récupérer son bâton qui chutait alors qu'il n'était plus maintenu en l'air.
- Ce rendez-vous me semble dangereux, surtout en ce moment. Toute l'alliance sera réunie en un seul et même endroit.
- Justement la sécurité sera maximale, n'est-ce-pas ?
- Non, justement. Il n'y aura rien. On ne veut pas attirer l'attention sur nous. Vous n'êtes jamais à l'abri d'un espion ou d'un traître parmi vous. De nombreux hommes de votre équipe ont disparu, prévint Astyan.
…
Angéla marchait au côté de Cameron, qui était armé. Elle ne l'était pas, enfin en apparence. Cameron savait qu'elle cachait toujours une arme ou deux, qui échappaient toujours un contrôle simple. Daniel et Teal'c fermaient la marche en silence. Ils étaient passés par le voile quelque minute plus tôt. Le Voile ressemblait à un tissu grisâtre presque translucide. Au contact, il semblait liquide.
- Alors, c'est Jack qui dirige les préparatifs sur place. Il ne rentre plus sur Terre ? questionna Angéla.
- Si mais il doit aussi faire liaison avec les attalonniens.
- Et Sam ? se renseigna Angéla.
- Elle a l'air de s'éclater avec eux. Elle s'entend bien avec tous. Même si elle semble parfois dépasser par ce qu'elle apprend. Elle gère, t'inquiète.
- Il n'y pas de réel système de sécurité, n'est-ce-pas ?
Elle évita une branche basse.
- Qui t'a dit ça ? interrogea Mitchell. Astyan… J'aurai du m'en douter qu'il te prévienne. En effet, on a le strict minimum. Quelques vaisseaux seulement font des rondes dans la zone. Ils surveillent des points stratégiques. L'Espoir surveille la Porte géante.
- Donc rien ici, comprit Angéla.
- Oui, à part nous, affirma Mitchell.
Cela ne la rassura pas.
- En parlant de la grande Porte, ce serait une avancée géniale pour …
- On ne cherche pas à l'utiliser mais à la détruire, indiqua Mitchell.
- Impossible. Sa destruction causerait une libération d'énergie astronomique.
- Nous le savons, soupira Daniel. Sam y travaille.
- Et un virus, proposa Angéla.
- ?
- La porte fonctionne avec un programme comme tout système informatique. On doit pouvoir le corrompre pour l'empêcher de fonctionner ou modifier ce qu'il fait. On pourra alors les empêcher d'ouvrir une connexion.
- Sans doute, avoua Mitchell, jetant un coup d'œil à Daniel.
- Mais où est donc Vala ? s'interrogea Angéla.
Elle avait remarqué son absence depuis l'enterrement. Elle n'avait pas osé leur poser la question car elle savait que beaucoup d'hommes étaient tombés, d'après les dires d'Astyan.
- Elle est… En mission, hésita Daniel.
- Elle a déserté, comprit Angéla, surprise.
- Je ne dirais pas ça, intervint Mitchell. C'est plus compliqué.
- Elle n'a pas de problème, n'est ce pas ? s'inquiéta Angéla.
- Non, disons qu'elle a des problèmes familiaux, la rassura Daniel.
- Oh ! … Un décès.
- Non, malheureusement, soupira Mitchell.
- Alors quoi !
- Justement, c'est ça notre problème. Sa progéniture nous cause des tas d'ennuis en ce moment.
- Elle a un enfant ! s'exclama Angéla, encore plus surprise.
- Ouais, faut le voir pour y croire, affirma Daniel. Enfin je veux dire… Elle a été choisie pour porter l'enfant des Oriis.
Il avait lâché la bombe. Angéla avala l'information.
- Elle fait partie des hommes disparus dont Astyan m'a parlé ? comprit Angéla. Mais en quoi un nourrisson peut-il vous causer des problèmes ?
Elle s'était arrêtée croyant qu'ils se foutaient d'elle.
- Bah les nourrissons ça grandit et dans son cas très vite, hésita Mitchell.
- Oh… Elle est en pleine crise d'adolescence. Elle l'a eut il y a longtemps ?
- Pas tout à fait, elle est née il y a trois mois, informa Daniel, cherchant de l'aide en Mitchell. C'est une femme maintenant et elle a kidnappé Vala. Elle cherche sans doute à la convertir.
- Une femme répéta Angéla. En effet, sa croissance était rapide… Bah c'est bon signe je suppose. Elle mourra tout aussi vite de vieillesse.
- Elle a arrêté de vieillir, contredit Daniel.
- Bah, c'est bon aussi de savoir qu'elle tient à sa mère, sinon elle ne voudra pas la convertir. Elle a encore une partie humaine quelque part dans son cœur d'Orii… Vala est bien placée pour être votre espionne et pour fournir des informations.
- Peut-être mais là c'est silence radio. Aucune nouvelle, expliqua Mitchell.
- Ah et… Vous êtes inquiet à son sujet.
- Oui, avoua Daniel à contrecœur.
Angéla dévisagea Daniel.
- Vos relations…Sont difficiles, n'est-ce-pas ? demanda Angéla à Daniel.
- Je…
- Nous sommes presque arrivés, intervint Mitchell.
Daniel le remercia du regard. Mitchell la laissa passer en premier. Ils franchirent ainsi les derniers arbres.
- Oh mon dieu !
Angéla admira la vue, stupéfaite. Juste devant elle, il y avait dans le ciel un autre astre très proche.
- Des planètes jumelles, chuchota Angéla admirative. Il y avait des théories à ce sujet mais on n'en avait jamais rencontré. Proches, pour être sœurs mais assez éloignées pour ne pas s'attirer. Elles ne se tournent pas autour, n'est-ce-pas ? C'est magnifique.
- Leur attraction mutuelle leur donne la même vitesse de déplacement sur leur orbite, rajouta Daniel. L'une est légèrement plus dense ce qui modifie sa vitesse.
- Une des deux planètes fait la moitié du temps de révolution de l'ombre de l'autre, précisa Mitchell.
- Il existe tout de même un léger décalage dans leur vitesse de rotation, ce qui permet d'avoir une partie de la journée ensoleillée.
- C'est l'endroit pour se cacher. Deux planètes. Plus de chance de se cacher. Elle est où l'arme ?
- Seul Castiel et Jack le savent. Ici… Là-bas. En tout cas, notre rendez-vous a lieu sur l'autre planète, indiqua Mitchell en haussant les épaules.
- Il y a une porte sur l'autre planète ? se renseigna Angéla.
- Oui, mais elle ne peut pas être utilisée en même temps que sa jumelle, lui apprit Daniel.
- bien sûr, elles sont trop proches. Elles auraient la même adresse. Cela pourrait détruire les deux étoiles. Pourquoi le voile n'a pas été ouvert sur l'autre planète ?
- On va marcher un peu, proposa Mitchell.
Il n'avait pas la réponse, c'était Castiel qui avait le choix du lieu.
- Tu n'as rien d'autre à faire en ce moment sur Terre ?
- Oh si. Pleins de choses si tu savais, le contredit Angéla. Allons-nous voir Sam ?
- Je ne pense pas, ce n'est pas prévu, répondit Daniel. Elle est assez occupée, avec l'arme et les techniciens de la Tok'ra. Puis elle doit rejoindre Castiel.
Angéla semblait déçue. Ils se dirigèrent vers l'aérospatial où il y avait de nombreuses pistes d'atterrissage et des vaisseaux alignés. Des navettes faisaient des allers retours entre les deux astres, dans les deux sens. Une ligne blanche naturelle reliait les deux planètes. C'était sûrement la zone où les deux atmosphères ne faisaient plus qu'une. Le ciel était alors bordé de milles couleurs formant un tunnel d'arc en ciel.
- Les vaisseaux n'ont même pas besoin de rentrer dans l'espace. On passe d'une atmosphère à l'autre. Nous propulsons juste le vaisseau pour l'éloigner de la planète et nous laissons l'attraction de l'autre pour l'atteindre, expliqua Mitchell. C'est comme un courant atmosphérique.
…
Angéla était nerveuse. Elle observa le deuxième astre par un hublot.
- Les planètes n'ont pas de satellites naturels ? demanda Angéla.
- Non, ni artificiels, ce n'est pas possible à cause de leur proximité, expliqua Daniel.
Le vaisseau pénétra dans la basse atmosphère. Ils survolèrent des villages médiévaux. Le vaisseau se posa en douceur sur une piste de l'aérospatial. Angéla vit alors la Porte des Etoiles bien en vu dans un champ de blé.
- Soyez le bienvenu, salua le guide. La sortie est par ici…
Une queue de personnes se dirigeait déjà vers la sortie des pistes. Mitchell s'y engouffra. C'était une file d'attente pour évacuer les lieux en toute sécurité
- Vue le monde, j'imagine que les voyages sont fréquents observa Angéla.
- Oui, certains le font plusieurs fois par jour. Il y a en tout vingt navettes qui se relaient. Un départ toutes les heures, expliqua Daniel. Les deux planètes ont le même système de gouvernement. Tous les cinq ans, ils changent de siège pour l'une ou l'autre planète. En ce moment, il est ici. Il existe alors un siège annexe sur l'autre pour le seconder.
- Ce sont principalement des paysans et des artisans, rajouta Teal'c.
Angéla sursauta presque en l'entendant parler. Il s'était fait si discret qu'elle en avait oublié sa présence. Il n'avait pas beaucoup parlé pendant le voyage.
- Dites moi vous n'avez jamais eu des problèmes avec des maladies extraterrestres lors de voyage.
- Non, pourquoi tu n'es pas à jour dans tes vaccins ? la taquina Mitchell.
- Pas tout à fait.
- Nous n'avons pas eu de problèmes. Enfin presque, dit Teal'c, l'air mystérieux. On devrait s'inquiéter ?
- Non, non pas si vous n'avez jamais eu des problèmes. Mais il y a une théorie sur les voyages dans le temps, expliqua Angéla. Je pensais que cela s'appliquait aussi pour les voyages dans l'espace.
- Ah oui ?
Teal'c semblait intéresser par la théorie.
- Bien sûr être capable de voyager dans le temps est compliqué mais ce n'est pas le plus compliqué.
- Hum…
- Ne me dites pas que…
- Si, on a trouvé un vaisseau permettant de voyager dans le temps, grâce aux travaux de Judéon, un Ancien, lui révéla Teal'c le sourire aux lèvres.
- Ok donc voyager dans le temps n'est pas compliqué, reprit Angéla. C'est d'y survivre.
- Que veux-tu dire ? demanda Mitchell.
- Bah il y a la trame de l'histoire que tu ne dois pas modifier… Il ne faut pas dévoiler le futur et ne pas introduire de nouvelles technologies…
- Oui, en effet. Cela va de soi, approuva Daniel.
- Mais aussi les bactéries. Imaginons que vous arrivez pendant la guerre des Croisades, continua Angéla. La population à cette époque-là a été sélectionnée par des années de sélection naturelle pour vivre dans un tel contexte, avec telles souches bactériennes de cette époque…Mais si nous voyageons, on le fait inévitablement avec des microbes. On introduit alors une souche contre laquelle ils n'ont pas appris à se battre. Et nous sommes-nous capables de résister à ces souches ancestrales ? C'est la même chose pour le futur. Le taux de mutation chez une bactérie est important. En 100 ans, une bactérie va changer 10 fois, 20 fois… La faune bactérienne est radicalement changeante. Donc notre système immunitaire rencontre des souches que nous n'avons jamais rencontrées ou qu'il n'aurait jamais été exposé auparavant. Je pensais que le voyage sur d'autres planètes posait le même problème.
Mitchell la regarda. Angéla se demandait s'il avait compris ce qu'elle venait de raconter.
- Nous… N'avons presque jamais eu ce problème. Nos soldats subissent un large spectre de vaccins avant leur première mission… expliqua Mitchell.
- Presque ? répéta Angéla. Et les visiteurs ?
…
Angéla et ses amis avaient quitté la file d'attente et poursuivirent leur chemin vers le village le plus proche. Ils atteignirent le flanc d'un relief. Ils le gravirent. La pente était assez raide. Au milieu de la pente, celle-ci s'interrompait sur une surface plane avant de continuer à monter. Trois hommes les attendaient. Teal'c alla à leur encontre alors que les autres restèrent en retrait. Les trois étrangers, nerveux jetaient des coups d'œil en direction d'Angéla. Elle n'entendit pas ce qu'ils se disaient. Teal'c revint vers eux.
- On nous attend, leur apprit Teal'c. Mitchell, ils ont besoin de toi.
Mitchell regarda Daniel et accepta d'accompagner deux des trois hommes au village. Le troisième guida Teal'c, Daniel et Angéla jusqu'à leur destination.
- Qui sont-ils ? se renseigna Angéla, en chuchotant.
- Membre de la Tok'ra. Ils vivent avec un symbiote, lui répondit Daniel.
- Mais alors qu'elle est la différence avec un Goald'ud ?
Daniel consulta Teal'c.
- C'est compliqué, souffla Daniel.
Teal'c sourit.
- Ce sont des résistants associés étroitement à leur symbiote. Ils ont combattu les faux dieux les Goald'ud, reprit Daniel.
- Alors qu'es-tu ? demanda Angéla à Teal'c.
- Un Jaffa, ancien serviteur d'un Goald'ud.
- Donc avant d'être… Toi, tu étais un serviteur, résuma Angéla. Pourquoi tu t'es rebellé ?
- Jack… M'a convaincu.
- Comment ?
- Je l'ai cru.
- Ok, mais plusieurs avant lui ont dû essayer de te convaincre. Pourquoi lui ?
- Il m'inspirait confiance.
- Mouais.
Elle n'était pas convaincue. Teal'c ouvrit la marche laissant Daniel avec Angéla. Parfois leur guide la dévisageait. Angéla se demandait pourquoi ? Ils parvinrent finalement à une grotte.
- Soyez les bienvenus, salua un homme entouré de quatre gardes. Sa voix était rauque.
Daniel avait prévenu du changement de comportement quand le symbiote prenait le dessus mais elle fut tout de même surprise.
…
Mitchell attendait tranquillement à l'auberge accompagné par les deux hommes. Il attendait son rendez-vous.
- Quel est le problème déjà ?
A ce moment-là, un homme qu'il connaissait entra. Il faisait partie de l'équipe SG5. Deux de ses hommes l'accompagnaient. Ils se dirigèrent directement vers Mitchell.
- Quel est le problème, Sergent ?
Il allait droit au but. Il voulait rejoindre Angéla et Daniel, le plus rapidement possible.
- Des rumeurs… hésita le sergent. Je crois que nous sommes compromis.
Mitchell le fixa puis reporta son regard sur son verre. Il invita le sergent à s'installer. Le soldat ne laissait rien paraître. Il était juste un peu anxieux.
- Et votre observation est basée sur… Sergent ?
- Vala est réapparue.
Mitchell manqua de s'étouffer avec son verre. Il reposa son verre avant qu'il le renverse.
- Où et quand ?
- Il y a deux jours.
- Et je ne le sais que maintenant, jura Mitchell.
- Je ne sais pas où. Ce ne sont que des rumeurs, qui courent, reprit le sergent. Mais on n'a des problèmes si Vala se balade librement.
- Librement comment ?
- Libre sans soucis. Et si elle est libre, elle a peut-être parlé.
- AH… Et pourquoi ne pas l'avoir signalé, Sergent ? l'accusa Mitchell.
- J'ai voulu vérifier, faire mon enquête, se justifia l'homme.
- Et ?
- Rien, mais les habitants sont agités…
- Ouais comme avant une tempête, j'ai remarqué aussi.
Mitchell parcourut l'auberge des yeux. Tout semblait normal pourtant.
- Puis-je faire une remarque… ?
Il s'interrompit alors qu'une personne passait un peu trop près d'eux.
- Les oreilles trainent depuis quelque temps, reprit le sergent. Un de mes hommes a surprit des brides de conversation.
- La Chose est-elle corrompue ? coupa Mitchell.
- Je ne crois pas…
- La rencontre ?
Le sergent hésita avant de répondre. Mitchell se sentait mal à l'aise. Il avait un mauvais pressentiment et voulait rejoindre ses amis immédiatement
- Je ne sais pas…
Mitchell se demandait quand le sergent allait cracher le morceau. Le sergent devenait de plus en plus anxieux. Il parcourait du regard la pièce et les gens. Il s'arrêta sur un homme. Mitchell l'avait remarqué aussi et il gardait un œil sur lui, guettant une réaction de sa part. Il le dévisagea car il n'avait pas bougé. Il ne pouvait pas distinguer les traits de son visage caché par une capuche. L'homme était seul, assis contre le mur, dans un coin sombre. Le sergent reprit la conversation.
- On a juste une information. Il cherche quelqu'un.
- Vala ? Elle s'est peut-être finalement échappée, supposa Mitchell, soulagé qu'elle ait pu s'échapper.
- C'est ce que je pensais au départ mais cette personne les effraye.
- Vala peut faire beaucoup de dégâts et peut être effrayante quand elle veut…
- Oui, mais de là à rendre nerveux les prêtres… ils parlent de force égale aux Oriis. Ils craignent que les peuples se détournent des Oriis pour une autre entité supérieure… Je ne pense pas qu'ils parlent de Vala à moins qu'elle ait trouvé un moyen…
- ça se verrait si une personne pouvait détrôner les Oriis, reprit Mitchell en réfléchissant.
- Oui, si elle veut bien se montrer, répliqua le sergent. Ils cherchent à l'aveuglette. Ils ne savent même pas qui est cette personne. Ils ont commencé à fouiller différentes planètes sans prendre de précautions. Beaucoup sont morts.
- Comment ils vont la reconnaître alors s'ils ne la connaissent pas? demanda Mitchell.
- C'est ça le mystère. Seuls les prêtres peuvent détecter cette personne. Ils ont multiplié leur déplacement et leur visite mais ils ne convertissent pas les peuples. Ils sont juste de passage, ils tuent parfois pour interroger les habitants puis repartent.
- Ils cherchent la personne en priorité, comprit Mitchell.
- Oui, mais ils ne veulent surtout pas donner de l'espoir en informant la population. Ils font leur recherche discrètement, tuent les témoins et font disparaître les corps. Ils viennent, restent pointés là et repartent.
- Ils ne demandent pas à la population de dénoncer la personne, réfléchit Mitchell. Ils interrogent en secret.
- Et pour les peuples déjà au courant, ils répriment sévèrement.
- Et ils ne savent pas où localiser cette personne ? demanda Mitchell.
- Non.
- Rassurez-moi, aucun prêtre n'est venu ici ?
Mitchell vit que le Sergent hésitait.
- La Tok'ra ne l'a pas signalé car il ne s'est rien passé. Deux prêtres sont venus et repartis i jours.
- Et rien depuis ? demanda Mitchell en se retournant vers les concernés.
- Non, ils sont venus et repartis, répéta un des deux hommes. Aucune personne n'a disparu.
- Ils ont changé de procédé, ils viennent deux par deux, apprit le sergent.
- Deux… Des renforts je suppose… Et ils n'ont rien trouvé ici donc. Qu'avez-vous à rajouter ? demanda Mitchell aux deux hommes
Ces derniers se consultèrent pour se mettre d'accord.
- On a estimé qu'il y avait aucun danger. Ils ne se sont pas aventurés loin dans les terres. Et La Chose n'était pas encore là et est en sécurité.
- Ont-ils eu contact avec des personnes ? se renseigna Mitchell.
- Oui, ils ont fait leur truc habituel, prêcher pour leur…
- Donc rien d'inhabituel, coupa Mitchell.
- Nous pensons… Hésita le sergent. On pense qu'en effet l'arme est en sécurité mais la présence d'Angéla… S'ils pensent qu'elle est cette personne. Les rebelles veulent la rencontrer, ceci peut mettre la puce à l'oreille.
- Sont-ils revenus depuis ? demanda Mitchell, inquiet.
- Non, aucune nouvelle.
- Rien à signaler, répondit un membre de la Tok'ra, avec prudence.
- Je l'espère pour vous. Je ne veux pas mettre en danger la vie d'Angéla.
Le membre ne releva pas l'once de menace
- On vous aurait signalé tout problème, remarqua l'homme.
- Même si cela aurait compromis fortement votre rencontre ? Cette rencontre peut mettre sa vie en danger si les rumeurs du Sergent sont fondées. Ils peuvent croire qu'elle est cette personne… Vos désirs de la voir me dépassent… Quelles sont vos réelles intentions ?
- Je… Vous êtes au courant que notre Reine est mourante, hésita l'homme.
- Oui, je pensais même qu'elle était déjà morte, acquiesçât Mitchell.
- Non, nous l'avons conservée. Elle n'est plus en état de donner des enfants et après notre bataille contre les faux dieux nous avons perdu beaucoup des nôtres… Quoi qu'il en soit, elle ne peut pas nous aider, cela la tuerait. Elle ne peut pas repeupler mon peuple.
- Vous cherchez donc un hôte, un humain comprit Mitchell.
- Non, un humain ne lui suffirait pas non plus, le contredit le Jaffa. On cherche bien plus que ça. Nous avons eu vent des prouesses de Bâal avec la fille à…
- Et si l'humain est puissant… poursuivit l'autre homme.
- Angéla souffla Mitchell, comme réponse.
- Oui, elle est une candidate envisageable, avoua le premier.
- Il est hors de question qu'elle serve d'hôte, protesta Mitchell, en résistant de se lever et du mettre son poing dans la figure.
- On n'en est pas là. Nous avons peut-être un autre problème à régler.
- Vala ?
- Oui, votre homme nous apporte de biens mauvaises nouvelles. On ne peut les ignorer. Est ce que Vala… pourrait vous trahir ?
Mitchell le lorgna.
- Non, elle ne le fera jamais même si elle connaissait nos projets.
- Elle pourrait deviner vos intentions. Elle connaît votre fonctionnement… Elle sait peut-être pour…
Il s'interrompit. La porte de l'auberge avait claqué. Les deux autres soldats de SG5 s'agitèrent à leur table. Mitchell se retourna pour observer les nouveaux venus. Il posa à nouveau son verre car il fut surpris de connaître l'un d'eux.
…
Angéla compta les différents couloirs plus par réflexe que par ennui. Il y en avait tant. Les murs étaient tapissés de cristaux. Daniel lui avait décrit rapidement à quoi ressembler un laboratoire de la Tok'ra. Elle avait appris qu'ils enregistraient leurs données dans des cristaux. Il existait aussi des cristaux d'énergie. D'autres étaient utilisés pour construire des tunnels ou des couloirs comme celui qu'elle observait. La Tok'ra était donc dépendant de ces cristaux. Leur vie se résumait à ce minéral. Ils croisèrent de temps en temps d'autres personnes qui les saluaient sur leur passage, avec respect. Aucun ne les arrêta ou les interrompit. L'homme qui semblait diriger l'endroit avait tenté d'entamer plusieurs fois la conversation. Sans succès. Leurs sujets de conversation communs étaient rapidement épuisés.
Pour l'occasion, Angéla s'était bien habillée pour faire bonne impression. Elle avait opté pour un ensemble de cuir. Son accoutrement avait rappelé des vagues souvenirs à Mitchell. Elle portait un long manteau à coupe franche qui lui tombait aux chevilles. Daniel l'avait prévenu qu'à l'endroit où ils se rendaient, il faisait froid. Le cuir était parfait pour maintenir la chaleur corporelle. En plus, l'ensemble était plus, pour pouvoir bouger en cas de besoin. Elle avait laissé ses cheveux mi-longs en cascade sur ses épaules. Ils étaient à peine coiffés et se rebellaient au niveau des pointes, comme électrisés. Sous son manteau, elle portait un haut en cuir aussi, décolleté en V sans bretelle. Un collier décorait son cou : un dragon, cadeau d'un ami. On aurait dit la mère Dracula. Il ne manquait plus que le piercing, les ongles longs teintés en noir pour compléter le tableau gothique. Quand elle était arrivée, elle avait fait bonnes impressions. L'effet de son accoutrement était à sa pleine puissance. Astyan l'avait regardée avec un large sourire comme les autres soldats qui ne se cachaient pas pour regarder ses courbes. Daniel avait serré les dents pour ne pas réagir sèchement. Personne n'avait osé dire quelque chose. Arrivée sur la planète, on la regardait à peine. Elle semblait banale. Pourtant dans ces tunnels, certains la dévisageaient la mettant mal à l'aise.
- Pardonnez-les, conseilla l'homme. Ils n'ont pas l'habitude de croiser…
- Des bêtes de foire, termina Angéla, entre ses dents.
- Non, une telle différence de mœurs. En faite, vous ressemblez beaucoup en ce moment aux Amazones, reprit l'homme.
- Ce sont des femmes Jaffas, qui volaient des symbiotes pour survivre, lui apprit Teal'c à son oreille.
- Hum, je ne pense pas qu'elles aient les cheveux bleus comme j'avais, il y a quelques jours.
Teal'c pouffa. L'homme qui s'adressait à elle se nommait Delek. Daniel lui avait fait une brève description pendant le voyage dans la navette. Celui-ci guetta une réaction de Daniel qui haussa les épaules. Elle ne plaisantait pas. L'homme semblait réfléchir à sa remarque.
- La relation entre nos deux peuples s'est… Un peu détériorée ces dernières années et j'en suis désolé… reprit Delek.
- Pour quelle raison ? demanda Angéla, sincère.
- Nos croyances principalement et… Notre peuple a beaucoup perdu lors de la guerre contre les faux dieux, contrairement à certains.
- Est-ce une raison valable pour rompre une alliance ? accusa à moitié Angéla.
Teal'c semblait intéresser par un cristal dans le mur. Daniel était seul.
- Ange… Angéla, c'est plus compliqué comme situation, reprocha Daniel.
Il avait claqué la langue de désapprobation.
- Non, laissez… Elle a raison. Nous devions guérir et soigner nos blessures. Reconstruire des bases solides… Puis nous avions des problèmes personnels à régler, intervint Delek.
- ça sert à ça les alliances… A régler des problèmes… Dans la mesure du possible. Pourquoi avoir changé d'avis maintenant ? interrogea Daniel.
Daniel l'avertit du regard qu'elle n'aille pas trop loin dans son interrogatoire.
- Les Oriis soupira Delek. Ils ont commencé à détruire tout ce qu'on avait réussi à reconstruire. Nous n'avons pas la force d'affronter un nouvel ennemi. Mais le danger est maintenant partout. Ce lieu a été crée pour les rebelles comme lieu de refuge. C'est aussi un laboratoire portatif. Nous pouvons changer à volonté d'endroit grâce à quelques cristaux. Il nous faut juste de quoi creuser. Vous demandez pourquoi les choses ont changé ? L'espoir d'une nouvelle ère est revenu.
…
Mitchell fixait les nouveaux venus, éberlué. Il avait reconnu un des voyageurs. C'était une femme : Vala. Celle-ci parcourut du regard l'assemblée présente dans l'auberge. Elle s'arrêta brièvement vers le bar où Mitchell était accoudé. Puis elle l'ignora comme si elle ne le connaissait pas. Elle alla s'installer au bar à quelque pas d'eux. Le sergent regarda Mitchell, d'un air entendu. Les deux autres soldats étaient sur leurs gardes. Le Sergent devait penser que ses craintes étaient fondées. Mitchell lui s'inquiétait pour l'homme dans l'ombre. Il avait capté un léger changement de position de celui-ci. Il s'était légèrement redressé comme prêt à intervenir. Il jeta un coup d'œil discret vers le drôle d'individu. Vala claqua les ongles sur le bar, montrant son impatience. Elle était entourée de deux gardes qui avaient l'air de la suivre de près. Elle était libre mais surveillée. Mitchell l'examina discrètement, essayant de capter un petit signe de sa part. Elle semblait elle-même. Elle ne chercha pas à prendre contact avec lui. Pourquoi ? A cause des deux gardes qui observaient la réaction des clients de l'auberge ? Le Sergent à ses côté était occupé à examiner son verre. Il ne voulait pas attirer l'attention sur lui. Un des gardes parla à l'aubergiste. Après un moment, l'aubergiste guida Vala à l'étage alors que les deux hommes restaient en bas de l'escalier, en poste.
- Que fait-on ? reprit le Sergent, voyant que la pression était retombée.
La Tok'ra regardait l'escalier avec inquiétude.
- Je ne sais pas, réfléchit rapidement Mitchell. Apparemment Vala ne s'est pas enfuie. Elle a juste plus de liberté. Sa présence ici est peut-être juste une coïncidence.
- Une de trop, remarqua un des deux hommes.
Il regarda son binôme.
- Des soldats sont présents. Il va peut-être y en avoir d'autres…
- Il faut essayer d'établir un contact avec Vala, se décida Mitchell.
- Il nous faut une diversion, alors proposa le Sergent.
- Ce n'est pas une bonne idée. C'est de la folie. Il ne faut pas attirer l'attention sur nous, déconseilla un des deux hommes, réprobateur.
- Une autre idée ? Elle a peut-être des informations capitales nous concernant.
- C'est un risque considérable, insista l'homme.
- Je sais.
Mitchell n'en démordait pas. L'aubergiste redescendit, seul. Mal à l'aise, il s'adressa aux gardes. Ces derniers se mirent à discuter vivement entre eux. Puis les deux gardes se mirent d'accord. Ils quittèrent les lieux.
- Que demander de plus ? sourit Mitchell.
- C'est un piège, insista l'homme, en lui saisissant le bras.
- Parce que c'est trop beau Pour être vrai ? Ouais mais j'ai besoin de lui parler. Et c'est peut-être Vala qui a arrangé le coup pour être seule.
- c'est une possibilité, avoua l'homme en le lâchant.
Mitchell se leva une fois sa consommation finie. L'aubergiste l'intercepta alors qu'il se dirigeait vers l'escalier.
- La salle d'eau, demanda Mitchell.
- En haut, couloir à droite deuxième porte, soupira le patron.
- Merci… Il n'y a pas de savon, je suppose.
L'aubergiste grommela et revint avec un savon et une serviette. Mitchell montra le savon au Sergent, signe que la voie était libre. Ainsi il monta à l'étage. Il marcha doucement pour ne pas faire grincer le plancher. Il prêta l'oreille à chaque porte. Il essayait de capter des signes de l'autre côté. Il eut du succès à la cinquième. Il frappa à la porte et entra. Il passa la tête.
- Toilette ? essaya Mitchell.
Il montra son savon. Vala était là. Elle le regardait étrangement. Puis elle le reconnut et se précipita dans ses bras.
- Tu n'aurais pas dû venir mais fuir…
- C'est un piège ? demanda Mitchell.
Il referma la porte.
- Pas à ma connaissance. Un des gardes aurait pu te reconnaître. Tu aurais dû partir, le réprimanda Vala.
Il s'approcha de la fenêtre.
- Pour me faire remarquer. C'était bien joué d'occuper tes gardes pour libérer la voie. Tu as demandé quoi ? Un repas, une robe…
Elle portait une longue robe marron, pauvre en décoration.
- Je… N'ai rien demandé, bégaya Vala surprise.
- Tu n'as pas donné aux gardes une mission, répéta Mitchell.
Là, il était mal à l'aise. L'idée du piège lui revenait. Et le piège allait peut-être se refermer sur eux.
- Non, pourquoi ? Ils ne sont plus là ?
Elle se précipita aussi à la fenêtre.
- Je le sens mal là. Ils ne me laissent jamais sans surveillance, pour aucune excuse.
- Moi, aussi, avoua Mitchell. Viens il faut qu'on s'arrache.
Il lui prit le bras et la tira vers la sortie l'éloignant de la fenêtre.
- Attends, il faut que tu saches un truc, résista Vala.
- On n'a pas le temps, Vala.
- ELLE est ici… Enfin ELLE va venir...
Mitchell se stoppa. Elle parlait de sa fille, Adria. Elle ne l'avait jamais appelée par son prénom ou très rarement. Elle n'y arrivait pas.
- Ses prêtres arrivent pour ouvrir le chemin. Ils ont trouvé la personne qu'il cherchait. Ils cherchent une personne et ils l'ont localisée…
- Quoi ?! Ici !
Il tourna sur lui-même cherchant une idée. Le Sergent avait eu raison. Ils cherchaient une personne et elle était ici. Ou ils pensaient la trouver ici. Angéla ?
- Ils sont ici, répéta Vala avec une voix un peu hystérique. Vous n'auriez jamais dû venir me chercher…
- On doit partir, interrompit Mitchell. Maintenant !
Il n'osa pas lui dire qu'ils n'étaient pas là pour elle et qu'ils n'étaient pas venus la chercher.
- Tout à fait d'accord enchérit Vala, reprenant sur elle. J'aimerai éviter ma fille.
- Elle doit arriver quand ? s'informa Mitchell. On n'a pas vu de vaisseaux dans les parages.
Il entrouvrit la porte.
- Je ne sais pas. Elle doit prendre la Porte. Elle n'a pas le temps de déplacer sa flotte.
Il inspecta les couloirs. La voie avait l'air libre.
- Quel est le plan ? demanda Vala.
- Sortir d'ici… Vivant.
- J'adhère mais quels sont les détails ?
Il se retourna. Elle n'avait pas changé.
- Pourquoi es-tu là ? demanda Mitchell, voulant en savoir plus.
- Je pense qu'elle m'a envoyée en éclaireur pour me montrer qu'elle a raison : Que nul ne peux leur résister ou lui échapper… Elle… Tue de plus en plus, souffla Vala, pâle. De ses propres mains. Elle y prend du plaisir.
Elle regarda les siennes comme si c'était elle qui avait tué tous les innocents.
- Pourquoi elle cherche cette… Personne ? Qu'a-t-elle fait ? Je n'en avais jamais entendu parler jusqu'à aujourd'hui.
Il l'occupait pour ne pas qu'elle y pense. Ce n'était pas de sa faute.
- Je ne sais pas. Elle n'a rien fait encore.
Elle passa devant Mitchell et franchit la porte.
- Il n'y a que des rumeurs. A… Adria a eu des visions très violentes et douloureuses… Elle a tué dix gardes autour de sa chambre, ivre de colère. A mon avis, ce n'est qu'une illusion, cette personne n'existe pas. Elle l'a inventée.
- Pour nous faire comprendre que personne ne peut lui résister…
- Exactement ! affirma Vala. Ils vont trouver un pauvre malheureux et hop… Il sera mort en un claquement des doigts.
Ils avancèrent dans le couloir avec prudence.
- Et toi tu fais quoi là seul ? Et les renforts ? demanda Vala. Non… Je ne veux rien savoir… Si jamais…
- Il n'y aura pas de renforts, lui apprit Mitchell. On ne doit pas se faire remarquer.
Trop tard pensa Vala. Mitchell sortit son arme et passa devant Vala.
- Eh !...
Mitchell se retourna. Vala n'était plus là. Le couloir était vie. Surpris, il la chercha et écouta le moindre bruit. Il se dirigea vers une porte entrouverte d'une chambre. Auparavant, elle était fermée.
- Vala ? murmura Mitchell, en pointant son arme à l'avant.
Il entra dans la pièce. La porte se referma derrière lui dans un grincement. Quelqu'un retenait Vala prisonnière dans ses bras, lui bâillonnant la bouche. C'était l'homme à la capuche. L'air devint froid autour d'eux. Mitchell connaissait cette sensation. De la buée sortit de la bouche de Mitchell. Ses doigts s'engourdissaient. Il avait déjà vu ce phénomène avant.
- Lâchez-la, ordonna Mitchell malgré le froid.
L'air froid envahit ses poumons. Il n'avait pas crié pour ne pas alerter les gens de l'étage inférieur.
- Il faut qu'on parle. J'ai enfin votre attention, chuchota l'homme dans un souffle.
Il relâcha Vala et enleva sa capuche d'un geste théâtral. Une brise souleva légèrement son manteau.
- Khaleb ! Mais que faites-vous ici !
C'était un des Princes, habitant à Attalon. Il n'avait pas eu de nouvelles de ce peuple étrange depuis qu'Astyan était intervenu. Khaleb n'avait pas apprécié l'intervention d'Astyan. Cela faisait une autre surprise. Il commençait à détester les surprises.
- Je suis là pour vous mettre en garde, répondit Khaleb. Nous n'avons pas beaucoup de temps… Angéla est en danger.
Il alla droit au but.
- Comment savez-vous qu'elle… ?
Mitchell commençait à se méfier. Tout le monde connaissait la rencontre secrète entre la Tok'ra et Angéla.
- Angéla est là ! coupa Vala.
- Oui, on était en quelque sorte en balade, avoua Mitchell.
Il regretta de lui avoir dit la vérité mais il n'avait plus le choix. Elle avait l'air déçu.
- Où est-elle ? demanda Khaleb.
- Pas ici…
- Si, je l'ai sentie… Et ils la sentiront aussi… Ramenez là chez elle, le plus rapidement possible... De force s'il le faut.
C'était presque un ordre. Mitchell sursauta.
- Attendez… Vous pensez que les prêtes cherchent Angéla, demanda Vala à Khaleb.
- Elle est en danger.
Il ne confirma pas l'hypothèse de Vala.
- Elle n'est pas la personne qu'ils croient qu'elle est, reprit Khaleb.
- C'est à dire ?
- Il ne faut pas qu'ils la trouvent, ils vont la tuer… Ou s'en mordre les doigts.
Vala le dévisagea.
- Il a raison, enchérit Vala.
Elle se frotta les bras.
- Je n'aurai pas plus d'informations, j'imagine, marmonna Mitchell. Je savais que c'était une mauvaise idée de l'emmener ici… Mais ils voulaient la voir.
- La voir ? Qui ? demanda Vala.
- La Tok'ra. Pour des mauvaises raisons.
Les yeux de Khaleb se cerclèrent de rouge.
- Et pour l'arme, reprit Mitchell.
- Castiel s'en chargera.
- Pourquoi n'avoir pas prévenu Astyan ?
Khaleb eut un rictus.
- Je suis sûre qu'il l'aurait protégée mais l'enfermer n'est pas une solution.
Il y avait de la jalousie dans la voix. Mitchell rumina l'information. Il avait toujours dû mal à comprendre les Attaloniens et il n'avait pas confiance en Khaleb. D'ailleurs pourquoi était-il là ?
- Il ne faut pas qu'ils se rencontrent, insista Khaleb.
Il avait mit toute sa conviction avec sa voie.
- Ok, on a comprit. On peut y aller maintenant, pressa Vala.
Elle commençait à s'y geler.
…
- Je n'y crois pas ! Il s'est déplacé juste pour ça, pour Angéla. Je ne vous comprends pas… Elle est finie ! s'exclama Vala.
Mitchell faillit se retourner mais l'ignora. Ils avançaient dans le couloir prudemment. Khaleb ne s'était pas déplacé pour seulement les avertir. Michell se promit d'avoir une petite conversation avec Astyan et Khaleb.
- Je m'en moque de ses raisons. Il faut qu'on se sauve.
- Où sont les autres ? demanda Vala.
Elle changea de conversation, voyant qu'elle l'avait blessé. Mitchell descendit en premier.
- Pas ici, jura Mitchell.
Les gardes étaient revenus avec de renforts et avaient envahi la salle. Le Sergent était prisonnier avec les autres membres de la Tok'ra et de son équipe, les mains sur la tête. En faite, tous les clients étaient immobiles. Deux gardes le maintenaient en joue. Il descendit les dernières marches en soupirant. Il leva les mains. Il se rendait.
- Raté pour la fuite, souffla Vala.
Mitchell grimaça en guise de réponse. Mitchell jeta un coup d'œil en arrière. Khaleb était en haut de l'escalier et avait comprit la situation. Ce dernier recula dans l'ombre et s'y évanouit.
- Poule mouillée, marmonna Vala. Vous êtes enfin revenus ! fit Vala, jouant son rôle.
Elle s'était adressée aux gardes. Elle s'avança vers eux. Ces derniers lui saisirent les bras violemment derrière le dos et la trainèrent dehors alors que deux hommes désarmés Mitchell.
…
Elle serra pour la dizaine fois une poignée de main. Elle en avait assez de rencontrer des gens et de sourire à des inconnus.
- Avez-vous déjà rencontré des Attaloniens ?
- Les créateurs de l'arme ? Non et je comprends leur réticence. Que pensez-vous d'eux ? demanda le chef de la Tok'ra, Delek.
Il voulait en savoir plus.
- Rien de spécial. Ils sont arrogants.
Delek rit.
- Vous êtes franche. Et à mon avis, ils peuvent se le permettre. Nous avons été nous-mêmes arrogant en croyant que nous pouvons nous en sortir sans alliance. Ils ont des capacités hors-norme, ce qui font d'eux des personnes … Intéressantes.
Daniel regarda Teal'c surpris. Il n'en croyait pas ses yeux, la Tok'ra avouait leur faute. Il chercha de l'aide pour mettre fin à la conversation mais Teal'c écoutait celle-ci avec amusement. Ils changèrent de sujet naturellement. En plus, de draguer ouvertement Angéla, Delek commençait à agacer Daniel. Ils parlaient de tout et de rien. Il semblait juste vouloir sympathiser avec elle. Il la complimentait souvent, lui demandais son avis sur tel sujet… Tout ce que ne faisait jamais la Tok'ra. En plus des compliments, il ne tenait pas compte des maladresses d'Angéla. Pourtant Daniel l'avait briefée juste avant, pour combler l'ignorance de la jeune femme. Il acceptait tous ses commentaires. La plupart du temps, elle était en désaccord et elle n'hésitait pas à le dire et à exprimer ses pensées.
- Voilà, on est arrivé. Installez-vous, proposa Delek.
- C'est la salle du conseil, remarqua Daniel, étonné.
- Oui affirma Delek. Les conseillers ne vont pas tarder.
Puis il sortit, les laissant seuls avec les gardes immobiles et muets. Daniel jeta un regard ébahi à Teal'c.
- Ce n'est pas dans leur habitude, concéda Teal'c, à la question muette de Daniel.
- C'est clair ! Le père de Sam a mis un an pour y participer sans méfiance. Jack y a participé une fois et ce fut un désastre, expliqua Daniel à Angéla.
- En effet, s'amusa Teal'c, à ce souvenir.
Les réunions étaient en général longues et très peu productives. Jack s'impatientait toujours dés le début des séances. Du coup, il bousculait un peu les membres et cela était mal pris. Parfois, il y avait du spectacle grâce à lui.
- Qu'est ce que c'est ce Conseil ? questionna Angéla voulant plus de précisions.
- Les chefs des différentes tribus, de l'ancienne Résistance Tok'ra se réunissent. Chacun représente une tribu. En général, les réunions sont rares car elles se soldaient le plus souvent par une dispute pour la répartition du pouvoir. Peu d'étranger ont le droit d'y participer. J'y ai souvent participé pour représenter la Terre et les Jaffas, expliqua Teal'c, simplement.
- Pourquoi se réunir maintenant ? Tout est déjà planifié !
- Je ne sais pas. Il prépare quelque chose… pensa Daniel tout haut.
Les cristaux autour d'eux se mirent à clignoter doucement.
- Il se passe quelque chose, remarqua Teal'c, inquiet.
Pourtant les gardes ne bougèrent pas de leur poste. Il s'approcha des cristaux comme pour lire ou observer les clignotements comme du morse. C'était un message. Teal'c jeta un coup d'œil en dehors de la pièce. La température chuta doucement. Angéla observa la buée sortant de sa bouche.
- Je connais cette sensation… commença Angéla.
Soudain, une douleur serra son estomac. Une main sur le ventre, elle prit appuie sur la table du conseil. Les gardes se jetèrent des regards inquiets.
- Ça va ? se précipita Daniel, pour l'aider.
Angéla retint un cri de douleur.
- Non lâcha Angéla entre ses dents.
Teal'c revint vers eux.
- C'est une intrusion, je pense, apprit Teal'c.
- Les prêtres ? demanda Daniel.
- Ils ne savent pas. Evacuons, proposa Teal'c. Que se passe-t-il ?
Il venait de remarquer Angéla qui se tordait de douleur, livide. Delek accourra vers eux.
- Je reconnais cette sensation, répéta Angéla.
Ses poils de cou se redressèrent.
- Et vous ? demanda Delek.
Ils se consultèrent.
- Il fait froid… C'est vrai… Une légère brise, avoua Teal'c.
- Regardez, souffla Angéla.
Ils observèrent le nuage de vapeur d'eau sortir de sa bouche.
- Vous connaissez l'intrus ? questionna Delek, méfiant.
- Je ne sais pas…
Elle se redressa, la douleur commençait à disparaître. La douleur était en faite une vieille angoisse qu'elle ne pouvait pas identifier. C'était comme un avertissement d'un danger.
Un des gardes chuchota quelque chose à l'oreille de Delek. Celui-ci hocha la tête.
- Les cristaux ont détecté une intrusion, pourtant la zone est vide, hésita Delek. Suivez-moi, nous évacuons par prudence.
Dans leur repli, Daniel soutenait encore Angéla, encore livide. Mais elle se figea après quelque mètre.
- Il est ici, souffla Angéla, pour que la personne concernée ne l'entende pas.
Il faisait encore plus froid. Elle frissonna. Elle s'arrêta devant une porte. Elle s'y campa. Elle ne faisait plus attention aux autres. Elle essayait de capter quelque son. Elle avait repoussé gentiment Daniel sur le côté. Stupéfait, Delek la regardait. Il fixait ses mains plus précisément. Des petites étincelles crépitaient au bout des doigts d'Angéla. Son visage était concentré. Elle s'approcha doucement de la porte. Celle-ci s'ouvrit.
Dans l'encadrement, un homme était posté, les mains de chaque côté de la porte, la tête baissée. Les gardes le mirent en joue alors que l'intrus n'était pas armé. L'homme releva la tête pour les regardait. Il souriait. Il ignora les armes et s'avança. Puis il s'inclina pour les saluer, un peu amusé par la situation.
- Heureux de vous revoir.
Ce sentiment n'était pas réciproque.
Il avait à peine remué les lèvres. Quand il s'était avancé, ses vêtements ne frottaient pas sur le sol mais flottaient à cause d'une légère brise. Il retira sa capuche pour montrer son visage. Sa voix atteignit les zones les plus profondes du cerveau d'Angéla. Les étincelles au bout de ses doigts disparurent. Elle les observa, surprise. Elle n'avait rien demandé.
- Vous êtes ravissante… continua l'homme, avant que Delek intervienne, en donnant un ordre.
- Mais qui êtes-vous ? demanda celui-ci.
Angéla le dévisagea la bouche à moitié ouverte. Elle se reprit vite, son esprit embrumé. Des frissons parcoururent ses bras.
- Prince Khaleb, murmura Angéla.
Mécontent, Delek accusa du regard Angéla et Daniel.
- Vous connaissez donc l'intrus, conclut Delek. Et vous…
- Pas exactement, intervint Khaleb.
Delek s'arrêta de parler et évita le regard du nouveau venu, presque apeuré.
- Je suis là pour… Elle… Comme toujours, reprit Khaleb. Elle est en danger. Les traîtres sont ici.
- Des traîtres ? demanda Teal'c.
- Vous voulez dire les prêtres, corrigea Daniel.
- Faut évacuer ce lieu, conseilla Khaleb. Si j'ai pu rentrer aussi facilement, eux aussi.
- Et l'arme ? demanda Daniel.
- Elle est en sécurité, dit Delek.
- Oui, Castiel et Astyan sont très forts pour camoufler certaines choses, admit Khaleb. Ils sont là pour elle malgré le camouflage…
Il regardait Angéla. Elle savait qu'il parlait d'elle. Celle-ci recula légèrement.
- Le camouflage tiendra le temps de l'utilisation de l'arme. Il m'a fallu trois mois pour percer celui d'Angéla, apprit Khaleb. Celui de l'arme est beaucoup plus puissant. Votre désir de la rencontrer a affaibli ses défenses.
- Un camouflage, répéta Angéla.
- Quel camouflage ? demanda Daniel, ne comprenant pas.
Khaleb le dévisagea. La véritable question qu'Angéla se posait c'était pourquoi Khaleb cherchait à percer son camouflage depuis trois mois. Elle frissonna.
- Evacuez ce que vous voulez mais elle… Elle quitte les lieux et vient avec moi, reprit Khaleb, d'un ton autoritaire qui n'admettait pas de résistance.
Il ne demandait pas leur avis, ni celui d'Angéla. C'était un ordre, sa voix n'était plus un murmure. Elle était plus forte et plus insistante. Angéla sursauta presque. Personne n'osa le contredire. Angéla alla protester mais Teal'c l'avertit que ce n'était pas le moment de le faire.
- Et immédiatement serait le mieux, finit Khaleb plus doucement.
Il avait dû remarquer qu'Angéla était au bord de la syncope, prête à protester ou à se battre. Elle recula car elle ne voulait pas qu'il la touche.
- Bien sûr, accepta Delek, reprenant ses esprits.
Il donna des ordres à ses hommes qui retiraient un à un les cristaux. Parfois le tunnel se refermait.
- Fascinant, souffla Khaleb.
Angéla sursauta encore. Car Khaleb était juste derrière elle. Il avait mis son ordre à exécution car il n'avait pas l'air de la quitter d'une semelle pas même une seconde. Il avait parlé si proche d'elle que sa voix avait laissé une trace brûlante sur son cou. Elle s'écarta de lui, pour éviter tout contact.
- Des prêtres ont bien été vus au village, cria un des jaffas sur leur chemin.
- Sortons par une entrée secondaire, proposa Delek.
A contrecœur, il avoua que le Prince avait raison.
- Par où êtes-vous rentré ? demanda le chef.
- Oh… Il vaut mieux ne pas suivre ce chemin, certains ne pourront pas suivre, sourit Khaleb.
…
Angéla suivait Teal'c de près, en fixant son dos. Elle ne voulait pas croiser le regard de Khaleb, qui était juste derrière elle et parfois à ses côtés. Mais aussi pour ne pas perdre le chemin. Elle ne voulait pas rester ici et se faire ensevelir. De ce faite, elle ne savait pas où ils étaient exactement. Elle sentait juste sa présence proche et sa froideur. En plus, il se déplaçait en silence, camouflé dans les ombres. Occupée, elle ne remarqua même pas qu'ils avaient atteint la sortie en plein jour. La lumière les éblouit.
…
Mitchell était encadré par les gardes de Vala. Il ne savait pas où ils l'emmenaient mais sa situation n'était guère enviable. Les gardes avaient l'attention de traverser tout le village avec leurs prisonniers, en vue de tous. Ils étaient leur trophée.
- C'est quoi le plan maintenant ? se renseigna Vala derrière lui.
Elle était obligée de surveiller sa robe pour ne pas la laisser trainer et pour ne pas marcher dessus et trébucher.
- Toujours le même, répondit Mitchell entre ses dents.
- Cela faisait donc partie du plan, ok je n'avais pas compris ! ironisa Vala.
Mitchell lui sourit malgré la situation. Il était content qu'elle prenne la situation avec tranquillité et qu'elle garde son sang froid. Ils furent emmenés en dehors du village à son entrée. Il regarda les alentours. La porte était sur sa droite, un peu loin pour fuir. L'aérospatial à gauche, plus proche. Deux fuites possibles mais à découvert. La végétation était irrégulière. Un des gardes le poussa. Surpris, il tomba à genoux. Puis les autres aussi tombèrent à genoux alors que Mitchell se relevait. Devant lui, deux prêtres se tenaient debout, raides comme des piquets. Mitchell ne put les distinguer avec précision car ils étaient face au soleil qui l'éblouissait. Il ne vit que des silhouettes. Ils tenaient chacun un livre, celui des origines. Les habitants venaient voir ce qu'il se passait et s'agglutinaient autour d'eux. Les habitants formaient un cercle autour du groupe et des prisonniers.
- Je le sens mal, souffla Vala, pourtant optimiste d'habitude.
…
Angéla ressentit la tension du groupe. Elle ne savait pas comment la situation s'était dégénérée. A la base, ils étaient venus pour admirer le paysage et « s'amuser ». La rencontre avec la Tok'ra était secondaire. Maintenant, ils fuyaient un ennemi invisible à cause d'une rumeur. Un tel dit ça, alors c'était sûrement vrai. Elle haïssait cette situation. Elle détestait les rumeurs. Pourtant, c'était un outil très puissant pour son métier. Elle profita tout de même du voyage pour admirer le paysage. Elle n'était pas venue pour rien. Elle apprécia encore plus le moment car tout était silencieux. Elle n'osa même pas le briser. Teal'c aussi semblait profiter du moment mais en réalité il était attentif. Ils croisèrent des paysans et ils s'y mêlèrent.
Fin du chapitre
Tableau de bord :
chapitre 46 : Le village attaqué, écrit (9 pages) et en correction, prévu Septembre
