Chapitre 5 : le temps du pardon.

Cela faisait plusieurs semaines, les vacances étaient enfin arrivées. Je dormais le jour et vivais la nuit. Elles me manquaient, toute, la première semaine de vacances était passée quand je reçus un message de la belle rousse.

« Je suis à l'hôpital, je sors du bloc, viens s'il te plait. »

Je ne mis pas longtemps à me décider et filer directement à l'hôpital, j'étais contente qu'elle ait fait le premier pas, mais j'étais tout de même inquiète. J'arrivais rapidement et me précipitais dans sa chambre.

Je n'avais pas mis longtemps, mais elle s'était endormie, elle était tellement belle. Je m'installe sur le fauteuil et le rapproche du lit. Doucement je m'empare de sa main et la caresse tendrement en attendant son réveille. Je ne sais combien de temps on resta ainsi, une infirmière passa a un moment j'en profitais pour aller me chercher un café, à mon retour dans la chambre elle était réveillée.

Hey, comment te sens tu ? N'essais pas de parler, tu dois reposer tes cordes vocale, répond moi avec ton téléphone. Je lui souris et prit son portable pour lui donner, en l'allumant je vis qu'une photo de nous deux, tendrement enlacé lui servait de fond d'écrans.

« merci d'être venu, je voulais pas resté seule et j'ai rien dit aux autres » Elle affichait une moue boudeuse tellement adorable. Je me senti fondre instantanément.

D'accord, je voulais m'excuser pour ce que je t'ai dit, mais j'étais à bout de nerfs. Et… Tu me manque. Je baissais les yeux à cette révélation, mais doucement elle releva ma tête en glissant un doigt sous mon menton.

« Hey c'est rien, je comprends t'inquiète pas. Toi aussi tu m'as manqué » Un large sourire étirait nos lèvres.

Je me levais et déposais un doux baiser sur son front, ses joues, son nez, doucement j'effleurais ses lèvres dans l'espoir qu'elle accepte se contacte et m'embrasse. Ce qu'elle fit sans attendre. Nous soupirâmes de bien être en échangeant notre second baiser depuis des semaines. Je m'assis à ses cotés sur le lit, sans jamais rompre notre baiser qui se faisait plus profond, j'appuyais mes mains de part et d'autre de son corps tandis que les siennes venaient se perdre dans mes cheveux. C'est à bout de souffle que nous rompîmes se baiser, nous regardant toujours dans les yeux. Je l'embrassais encore, et encore, jusqu'à la fin des visites, ce jour-là nous parlâmes peu, préférant profiter l'une de l'autre.

Je revenais tous les jours, nous apprenions à nous connaitre plus en détail, je compris mieux sa relation avec Aubrey. Elles avaient été ensembles toutes leur deuxième année de fac. Mais elles avaient rompus quand Chloé l'avait trompé, c'est pour ça qu'elle se laissait faire et encaissait les reproche d'Aubrey.

Je ressentis de la jalousie en sachant ça, je ne l'avais jamais vraiment été avant, cela m'étonna beaucoup d'ailleurs. Ma jalousie augmenta quand elle reçut un sms d'Aubrey et que son visage s'éclaira d'un large sourire.

Que dit-elle ? Ma voix était dure, et je devais afficher une moue boudeuse ce qui élargit un peu plus son sourire.

« je rêve ou tu es jalouse ? les footlose ont été disqualifiés pour les finals, on est donc sélectionné. Début des répétitions à la rentrée. » Elle affichait un sourire taquin et je me renfrognais encore plus.

Oh c'est cool, tu pourras revoir tout le monde. Je baissais doucement la tête en repensant au groupe, elles me manquaient vraiment ces tordues.

« tu pourrais venir tu sais » Elle avait pris ma main et la serrait doucement.

Pas sûr qu'Aubrey accueillerais cette nouvelle avec le sourire, je n'aimerais pas créer de nouvelles tensions.

« non t'inquiète pas, et c'est moi qui te le demande » La garce, elle affichait cette magnifique frimousse implorante qui me faisait craquer à chaque fois, elle l'avait très bien comprit.

Bon d'accord, je vais y réfléchir. Cette réponse sembla lui convenir car elle vint m'embrasser avec tendresse.

Une fois le chirurgien passé, nous rentrâmes enfin au campus. Ma colocataire n'était pas encore revenue de vacance, j'avais alors la chambre pour moi seule et avait demandé à Chloé de venir passer la fin de la semaine avec moi. Ce fut le paradis, elle venait avec moi à la station, nous dormions ensemble, regardions des films… Bref des moments de rêve.

J'avais décidé de rejoindre les Bellas, mais était affreusement en retard, comme toujours. En arrivant dans le gymnase, je les retrouvais entrain de se battre. Après un long moment, elles ont enfin réussis à se calmer et nous nous sommes toutes assises en cercles. Nous avons tous discuté et trouvé un terrain d'entente avec Aubrey. Il faudrait quand même que j'apprenne à la connaitre.