salut tout le monde

voilà je me décide à poster ce chapitre qui est prêt et corrigé depuis une semaine, honte à moi mais bon j'espère me rattraper à la Toussaint. Puis cela fait presque pile un mois que j'ai pas posté donc le délai est assez correcte pour moi je suis même en avance (si si je vous assure)

comme d'hab, vos coms sont le bienvenu et n'hésitez pas à me donner votre avis.

sur ce bonne lecture

"Il n'y a pas de passion sans lutte" A. Camus


Chapitre 5 : Souffrance et agonie


Mitchell vit son heure arriver, trop vite à son goût alors qu'il était encerclé par des gardes impériaux, prêt à être condamné à mort. Cette journée était censée être magnifique et ensoleillée. Elle était restée bien ensoleillée mais pas magnifique. Elle était devenue un véritable cauchemar, pour lui et ses amis. Surtout pour lui et Vala, cette dernière avait fait un retour étonnant et inquiétant. Elle avait été suivie par des ennuis qui le menaçaient maintenant. Et il espérait que le cauchemar touchait seulement eux deux et non le reste de l'équipe. En effet, la seule chose que le consolait c'était que ses amis et Angéla étaient encore en sécurité et qu'ils avaient pu s'enfuir et rester à l'abri.

- Vous allez payer pour vos crimes, chuchota un homme derrière lui.

Mitchell tourna légèrement la tête et le reconnut. C'était l'époux de Vala, le père d'Adria : Tomim. Il était un garde impérial, le plus fervent.

- Vraiment ? Et ça, tu ne penses pas que ce soit un crime de tuer des gens innocents, libres de pensées, intervint Vala entre ses dents, en colère. Nous avons vu des sauterelles mangées de pauvres paysans, des…

Elle était furieuse contre lui, contre son aveuglement. Elle savait pourtant qu'il avait du cœur et qu'il savait que ce que faisaient les Oriis était mal. Mais il fermait les yeux car il avait sûrement peur de leurs pouvoirs et de l'inconnu. Il se sentait aussi trahi par Vala. Elle l'avait quitté.

- Ils ont rejeté le livre des Origines, et ont perdu la foi. Ce sont des renégats, des perdus…

- Alors l'unique solution que les Oriis proposent, est de les détruire. Parce qu'ils osent sortir des rangs et qu'ils veulent rester libres. Elle est belle votre justice, cracha Vala.

Mitchell ne la contredit pas même si ce n'était pas le moment pour une dispute conjugale. Il lui fit signe du regard de se calmer. Son attitude n'arrangerait pas leur situation.

- Es-tu aveugle ? Les Oriis ont beaucoup de pouvoirs, poursuivit l'homme.

- Non, je ne le suis pas. Je sais parfaitement ce qu'ils sont capables de faire. Ils m'ont mise en cloque et j'ai créé un monstre pour servir leur dessein. Mais faut-il se soumettre et devenir leur esclave pour autant ?

- Nous ne sommes pas ses esclaves, mais ses enfants…

- Vala, prévint Mitchell presque dans un supplice.

En effet, un des prêtres s'approchait d'eux. Le soldat le plus proche de lui, le mit en joue. C'était l'époux de Vala, toujours lui. Mitchell se prépara à mourir. Il sentait son heure venir à lui. Il ne ferma pas les yeux pour essayer d'échapper à son sort. Il souhaitait affronter son destin et regarda Tomim droit dans les yeux. Il voulut trouver des arguments pour raisonner Tomim, lui dire que tout ça était faux, qu'il devait ouvrir les yeux, sur les prêtres, sur leur œuvre et au sujet de leurs attitudes. Il voulait ajouter que c'étaient des menteurs. Il ouvrit les lèvres pour lui parler mais les mots restèrent bloquer dans sa gorge sèche. Le soldat se prépara mais ne tira pas. Un coup de feu retentit dans le silence de la place. Les oreilles de Mitchell sifflèrent. Il sursauta. L'époux de Vala s'écroula au sol, touché à l'épaule. Il laissa tomber son arme pour presser sa blessure. Un peu KO, Tomim tenta de se relever. Mais Mitchell réagit de suite, croyant qu'une équipe de renfort était intervenue pour les aider. Il saisit l'arme de Tomim et abattit un autre soldat à ses côtés, déconcentré par l'attaque. Une pluie de balles d'origine inconnues volait autour de lui. L'opération de sauvetage était lancée et semait la zizanie. Mitchell jeta un coup d'œil analysant la situation et regarda Vala à ses côtés. Elle s'en sortait aussi bien que lui. Elle s'était aussi relevée et se battait avec un garde pour lui arracher son arme. Il chercha l'origine du sauvetage et il fut surpris de voir Angéla, seule. Elle s'avançait vers eux, tranquillement, pointant son arme, visant un à un les soldats. Elle tirait des rafales, tuant un à un les soldats. Une balle, un soldat. Elle ignora les prêtres qui n'étaient pas un danger dans l'immédiat pour elle. Elle s'occupait en priorité des gardes, mais ils étaient trop nombreux pour elle toute seule. Mitchell remarqua une autre personne, une ombre se mouvoir parmi eux. Il crut reconnaître Khaleb. Il ne s'était donc pas enfui mais avait trouvé et suivi Angéla. Il s'occupait peut-être des gardes restants, suivant un plan précis de sauvetage. A son passage, les gardes s'écroulaient indemne, sans vie, comme des pantins à qui on aurait coupés leur fil. Comme Mitchell n'arriva pas à suivre du regard avec précision Khaleb, il aida Vala à se débarrasser du dernier soldat alors qu'Angéla s'approchait d'eux. Il ne restait plus que les deux prêtres alors que Khaleb s'occupait des renforts. Mitchell reprit son souffle en aidant Vala à se relever car il avait frôlé la mort, et de peu. Il avait presque oublié les deux prêtres qui étaient en réalité la véritable menace. Mais Angéla ne le savait pas. En fait, il les oublia jusqu'au moment où les prêtres intervinrent dans la bataille à leur tour. Tout à coup, une douleur insoutenable envahit l'estomac de Mitchell qui se plia en deux. Son estomac se contracta et s'enflamma. Sous l'intensité de la douleur, il s'écroula au sol et le monde s'évanouit autour de lui. Les silhouettes devinrent floues. Puis il remarqua la présence des prêtres, près de lui, hébété. Un des prêtres s'approchait de lui lentement. Celui-ci ne parlait pas et le fixait juste. L'autre au contraire marmonnait comme s'il récitait une prière. Il chercha du regard Vala, qui était dans le même cas que lui, sauf qu'elle se tenait la gorge, à deux mètre de lui. Quelque chose exerçait une pression sur son cou, lui bloquant l'air dans la gorge. Elle s'étranglait et commençait à devenir pâle. Autour d'eux, c'était la panique. Les habitants se bousculaient pour fuir la scène et éviter la colère des prêtres et donc des Oriis. Ceux-ci avaient tourné toute leur attention vers Mitchell et Vala. Ils ne voulaient pas que leurs prisonniers s'en sortent. Malheureusement, certains paysans tombaient au sol, raides morts ou s'enflammaient spontanément, n'ayant pas fui assez rapidement pour échapper à la colère des Oriis. Angéla franchit les derniers mètres qui la séparaient des deux prêtres, sans peur. Puis elle vida le reste de son chargeur sur les prêtres, sans ciller. Mais les projectiles ne les atteignirent pas, ils s'arrêtèrent à mi-chemin et tombèrent sur le sol à leurs pieds. Malgré l'inefficacité de son attaque, elle continua à leur tirer dessus, vidant son chargeur. Cela les maintenait occuper.

Daniel faisait équipe avec un membre de la Tokra comme Teal'c. Khaleb s'était évaporé dans la nature après la disparition d'Angéla, les laissant seuls établir le plan. Daniel était partit avec son groupe à droite, l'autre à l'opposé. Il se déplaçait rapidement discrètement tête baissée, à la suite du membre de la Tokra, qui avait pris la direction des opérations de son groupe. Cela ne dérangeait pas Daniel qui n'était pas un meneur, ni un combattant. Les gardes impériaux avaient presque tous été mis hors d'état de nuire alors que l'équipe de Daniel se mettait en position. Angéla faisait mouche à chaque fois. Puis les prêtres étaient intervenus et avaient aggravé la situation. Vala se tenait la gorge et Mitchell tentait de se relever sous la douleur, devenant tout rouge. Daniel regarda Angéla jeter son arme déchargée et maintenant inutile. Elle se rua sur les prêtres, désarmée. Elle voulait sûrement en arriver aux mains. Daniel savait qu'elle était douée pour les sports de combat.

Angéla ne réfléchit pas trop à ce qu'elle faisait quand elle se rua vers les prêtres. Les projectiles n'atteignaient pas sa cible. Pourtant elle continua tout de même à les viser, vidant son chargeur sans se poser des questions sur le pourquoi les projectiles ne les atteignaient pas. Mais elle continuait car cela avait l'air de les occuper, même si cela ne les nuisait pas. Ils devaient sans doute maintenir un bouclier autour d'eux ou un champ de force. Elle remarqua que Mitchell continuait à se tordre de douleur sans raison apparente alors que Vala commençait à manquer d'air. Vala s'écroula au sol, épuisée sur le point de s'évanouir. Angéla se demandait ce que les prêtres leur faisaient, sans même les toucher. Les prêtres étaient là immobiles, tenant leur livre contre leur hanche. Leur visage déformé et pâle n'exprimait rien. Le clic de la recharge résonna, signe qu'elle n'avait plus de munitions. Ce clic résonna comme un gong annonçant la mort. Inutile, elle laissa l'arme tombée au sol. Son couteau dans sa manche, était sa dernière arme et celle-ci ne lui fera pas défaut. Elle ressentit la présence rassurante du couteau caché contre son bras. Si les armes à feu ne pouvaient pas les atteindre, l'arme blanche le pourrait si elle s'approchait assez près d'eux. Néanmoins, elle changea de tactique et s'approcha de Vala. Elle ignora les gardes éparpillés sur le sol, blessés, essayant de reprendre position. Elle s'accroupit près d'elle et lui toucha l'épaule pour la rassurer. Elle coupa la vision des prêtres.

- Vala, que se passe-t-il ? interrogea Angéla ne comprenant pas le phénomène.

- Ah, la vache ! souffla Vala, avec difficulté.

Elle reprenait son premier souffle depuis quelques minutes. Vala était toute pâle. Angéla ne dit mot. Elle savait qu'elle allait récupérer. Vala respira de grandes bouffées d'air pour s'oxygéner. Angéla reporta son attention sur Mitchell alors elle comprit. Les prêtres fixaient Vala et Mitchell. Ils étaient responsables de leurs douleurs. Ils essayaient de tuer ses amis.

- Qu'est-ce que vous leur… ? hurla Angéla en se précipitant vers les prêtres.

Mais elle se figea dans son élan à quelques mètres d'eux. Elle sentit une pression sur sa peau, l'empêchant d'avancer et de bouger. Des picotements se propagèrent dans ses bras. Elle se sut en danger mais ne put rien faire. Les prêtres tentaient de prendre contrôle de son corps pour l'étrangler comme Vala ou autre chose, peut-être même entrer dans son esprit.

- Laisser la … tranquille, cria Mitchell avec difficulté, qui tentait de se rapprocher, en rampant sur le sol.

Les gardes autour d'eux, se relevaient petit à petit reprenant leur esprit, malgré leurs blessures. Ils commençaient à récupérer leurs armes et à les encercler. Enfin, les soldats qui étaient en état et en vie, c'est-à-dire quatre hommes, blessés. Ils s'approchaient dangereusement près à en découdre mais tout de même prudents. Dangereux parce qu'ils étaient blessés.

- Laissez-les moi, intervint un des prêtres.

Les soldats s'arrêtèrent net et se mirent à l'écart, prêts à intervenir au cas où.

- Nous t'attendions, reprit le deuxième calmement.

Angéla ne les écoutait pas. Les fourmis dans les doigts la démangeaient. Elle essayait de se concentrer pour se libérer. Elle cherchait une brèche dans le voile qui semblait l'entourer. Elle tâtonnait le voile qui l'a bloquée. Mitchell lui écoutait et commençait à s'interroger sur tout ce qui se passait et sur les rumeurs.

- C'était une embuscade, comprit Mitchell. Pourquoi ne nous avoir pas tués dès le début !

La pression peu à peu s'évaporait autour d'elle. Elle avait peut-être trouvé une faille.

- Vous étiez juste un appât.

- Un appât pour…

Mitchell s'interrompit, d'instinct. Les prêtres ne parlaient pas de l'arme. Ils n'étaient pas encore au courant. Il regarda Vala qui lorgnait Angéla. Vala lui avait dit qu'ils cherchaient une personne et qu'ils pensaient l'avoir trouvée.

- Vous faites erreur, souffla Vala.

Mitchell se redressait doucement alors que la douleur s'atténuait. Ils devaient se servir de leur majeure partie de leur pouvoir pour stopper Angéla.

- Pas du tout.

Comme si c'était inconcevable qu'ils se trompent.

- On n'a plus besoin de vous maintenant, conclut un des deux prêtres.

La douleur revint au grand galop, cette fois-ci beaucoup plus importante. Les prêtres ne faisaient en fait que de les torturer, maintenant ils voulaient les tuer à petit feu. Angéla paniqua et voulut l'aider, le voyant à nouveau s'écrouler au sol. Elle se demandait comment ils faisaient pour torturer ses amis sans les toucher.

- Laissez-le, cria Angéla avec colère. Que…

La pression disparut d'un coup, elle faillit tomber en avant. Elle fut à nouveau libre de ses mouvements. Elle ne perdit pas du temps à se poser des questions sur le pourquoi ou comment. Elle se rua vers un des prêtres. Elle laissa tomber son couteau de chasse de sa manche vers sa main. Par chance, ils n'avaient même pas remarqué qu'elle était encore armée et que l'arme était cachée. Elle enfonça la lame du couteau dans le ventre du prêtre jusqu'à la garde. Le prêtre chauve la regarda ahuri, ne comprenant pas ce qu'il s'était passé. Il ne se débattit même pas. Il la regarda droit dans les yeux, une petite angoisse sur son visage. Elle exerça encore une pression en tournant légèrement la lame dans la plaie. Il recula tout simplement pour regarder les dégâts. Une grande tâche de sang se répandit sur son ventre. L'autre prêtre l'observa, ne comprenant pas le danger. Puis il réagit, sa main s'abattit sur l'épaule d'Angéla. Des tas d'épines s'enfoncèrent dans la peau de la jeune femme. Sous la douleur, elle tomba à genoux. Elle hurla. La main la tenait fermement. Angéla ressentit le pouvoir du prêtre s'infiltrer dans chacun des pores de sa peau. Il voulait s'introduire dans sa tête, dans ses pensées, grâce aux contacts directs. Elle lutta contre son emprise mais aussi contre l'évanouissement. Il voulait la contrôler, contrôler son corps et la détruire. Avec surprise, elle s'abandonna au pouvoir du prêtre alors que ses pires souvenirs revenaient à la surface. Elle le laissa faire sans résister, noyée par de nombreux flashs. Elle protégea juste son cœur et son esprit, c'est-à-dire son cerveau. Le flux d'énergie colonisa tout son corps faisant des ravages sur son passage. Il mettait à l'épreuve son corps. Puis il se heurta rageusement contre ses protections. Le prêtre voulait atteindre son cœur et son esprit alors qu'il avait envahi le reste. Angéla savait qu'elle ne pouvait pas protéger tout son corps. Elle avait fait un choix. La pression sur son épaule augmenta alors que le prêtre insista sur ses barrières protectrices. Elle n'avait pas l'attention de céder et elle résista. Elle supporta juste tous ses mauvais souvenirs.

Elle résista mais à quel prix ? Son esprit se mit à divaguer et les pires moments de sa vie se mirent à défiler dans sa tête, ne l'épargnant pas. Elle revit la mort de ses parents dans une ruelle sombre. Elle entendait encore leurs éclats de rire alors qu'elle essayait de manger une glace. Elle avait 5 ans. C'était son anniversaire. C'était la première fois qu'elle sortait pour visiter le monde extérieur. Elle l'avait trouvé si beau, si lumineux. Au contraire, la ruelle était sombre, silencieuse. Aucune mélodie du cirque ne résonnait sur les murs. Puis elle entendit encore les cris de ses parents lorsqu'un agresseur leur avait fait face. Son père avait tendu tout son argent et bijou. Sa mère la tenait contre elle pour la protéger et la cacher, brave. Silencieuse, elle avait donné tous ses bijoux. Mais cela n'avait pas suffi. L'argent ne suffisait pas, l'homme visa mon père et tira. Jusque-là calme, ma mère devint hystérique et hurla. Elle s'était précipitée sur le corps de son mari. Seule, ne comprenant pas ce qui se passait, je reculais dans l'ombre. L'homme voulut saisir sa mère mais celle-ci folle de rage s'accrochait à son mari et le repoussa. L'homme tira une deuxième fois. Sa mère ne criait plus. L'homme l'avait sûrement oublié car il fuit la scène en courant. Courageuse Angéla s'approcha de ses parents allongés sur le sol. Elle put voir son père serré la main de sa mère qui était allongée sur le ventre de son mari, une larme coulait sur sa joue. Elle entendit encore son père prononcé son nom dans un souffle « Dana… Fuis », sa mère hocha la tête alors que le sang coulait de sa bouche. La scène s'effaça, des ambulances étaient garées partout, un flic lui parlait mais elle n'entendait rien à part le mot « fuir ». Depuis, elle n'avait cessé de fuir… D'autres images défilèrent : elle se vit ouvrir une porte d'une belle maison, accueillant trois soldats. Elle se vit s'écrouler au sol alors que les soldats étaient porteurs de message noir : la Mort, la mort de son fiancée. Elle se vit dans un désert serrer un corps de soldat contre sa poitrine alors qu'elle pleurait de toutes ses larmes en se balançant. La douleur augmenta au centuple alors que toutes ses images remontaient à la surface. C'était plus une douleur psychique que physique. Elle retourna à la réalité et s'imagina au sol replier sur elle-même à cause de la souffrance, pour se protéger du Mal. Puis ramper sur le sol avec difficulté malgré la douleur pour lui échapper, sous le regard assassin des prêtres Oriis. Elle était impuissante face à la mort de ses amis, elle les gardait souffrir sans pouvoir intervenir. Un à un tout le monde mourrait : Vala, Mitchell, Daniel… Ses parents… Elle ne pouvait rien faire pour empêcher leur mort. Elle n'était qu'un témoin du désastre et tout était mort et désolation autour d'elle. Tous les yeux morts la fixaient d'un air accusateur.

Vala se releva et aida Mitchell qui avait des difficultés à récupérer. La douleur avait disparu quand Angéla avait tué le prêtre, responsable de sa douleur. Sa mort avait annulé sans doute le sort. Encore sous le choc, il observa Vala sans la reconnaitre vraiment. Ils étaient dans un très mauvais état. Puis il examina le corps du prêtre. Il s'était allongé, et se vidait de son sang. A l'aide de Vala, il réussit à se relever, les jambes flageolantes. Il osa même s'appuyer contre son épaule. Elle lui parla mais il ne l'entendait pas, sonné.

- Il faut s'échapper, cela va mal finir… très mal finir, jura Vala.

Elle repéra une arme sur le sol mais elle vit son ex-mari lui barrait le chemin. Il éloigna l'arme de son pied, loin d'eux. Lui aussi était désarmé. Vala remarqua enfin qu'Angéla était en difficulté, prisonnière du prêtre survivant. Elle jura encore car Mitchell pour l'instant ne pouvait pas l'aider. C'était plutôt un poids mort.

- Ils font quoi les renforts ! Ne me dis pas que tu étais en rencard avec Angéla et que nous sommes seuls, couina Vala à Mitchell.

Car elle ne voyait aucun renfort à part Angéla.

- Il faut un plan, un autre plan, réussit à dire Mitchell.

Vala grimaça à sa remarque.

- Je te l'avais dit qu'il en fallait un… On est à quelle lettre … ?

Elle ne finit jamais sa phrase. Elle contemplait, avec horreur Angéla. En effet, celle-ci était à genoux, se tenant le ventre. Un hurlement muet déformait son visage puis son hurlement sortit d'un coup. Ses mains crépitèrent, alors que son pouvoir se manifestait, malgré elle. Ses crépitements se propagèrent le long de ses bras. Angéla se releva, alors que la souffrance s'amenuisait. L'intrusion se retirait aussi, peu à peu. Elle posa la main sur celle du prêtre qui se crispa. Elle lui broyait la main et se retourna face à lui. A partir de ce moment, les rôles étaient inversés. Son pouvoir se propagea vers le prêtre qui convulsa sous la tension électrique. Au bout de dix secondes, elle le lâcha car le cœur du prêtre s'était arrêté sous le choc électrique. Son corps tomba au sol, brûlé et fumant. De la fumée, sortit de ses mains alors que le prêtre prit feu. Les soldats épouvantés reculèrent pour fuir, tous sauf le mari de Vala qui la lorgnait.

- Mais qui êtes-vous ? chuchota celui-ci.

Son regard était horrifié. Angéla le dévisagea, remarquant sa présence. Ses yeux étaient effrayants, cerclés d'une lueur meurtrière. Elle examina ses mains et les cacha sous son manteau. Elles étaient brûlées.

- Je…

Mais sa voix s'étrangla dans sa gorge. Alors que le mari de Vala reculait à son tour, pétrifié. Ce regard effrayé lui brisa le cœur. Elle ne sut quoi dire de plus. Vala coupa son champ de vision.

- Ça va ? demanda Vala réellement inquiète. Tu es pâle.

Elle ne parla pas de ses yeux qui avaient presque viré au rouge et elle approcha la main vers le front d'Angéla pour lui prendre la fièvre. Celle-ci recula par crainte.

-Eh ! Je ne vais pas te faire de mal… Ignore-le c'est un abruti, crois moi je sais de quoi je parle.

Elle parlait de son ex-compagnon.

- Tu n'as pas l'air vraiment bien, reprit Vala. Tu …

Sa voix s'étouffa alors que Mitchell commençait à lui peser sur l'épaule. Ce dernier lui échappa des mains. Angéla réagit immédiatement et le saisit dans ses bras avant qu'il ne heurte le sol.

- Merci, la remercia Vala.

Angéla l'ignora et elle cala Mitchell contre elle, assise sur le sol.

- Il … balbutia Angéla.

Sa voix s'étrangla.

- Il ira bien, assura Vala, un peu inquiète tout de même. Regarde… Il reprend déjà des couleurs.

Angéla observa Mitchell, soucieuse. Il commençait à rouvrir les yeux, il avait eu juste un petit évanouissement. Il semblait perdu.

- Que…

- Chut, murmura Angéla. Tu vas avoir un mal de crâne.

Elle grimaça. Le sien s'était déjà invité à la fête. Elle l'aida à se relever alors qu'il essayait de se remettre sur pieds.

- Enfin… Tu vas mieux ?... Vous en avez mis du temps à réagir, rouspéta Vala. On a failli y passer ? Vous comptez intervenir quand…

Les autres étaient arrivés. Daniel examinait les corps inanimés en s'approchant d'eux avec prudence.

- Daniel ! Dites-moi que vous alliez intervenir… Et qu'envoyer Angéla était votre plan. Un plan foireux mais un plan de sauvetage quant même ? finit Vala.

- Vala doucement, supplia Mitchell qui commençait à avoir mal à la tête.

Des épines s'enfonçaient dans son crâne sans répit.

- Mais ils allaient nous laisser mourir, se plaignit Vala d'une voix stridente. J'ai souffert le martyre et tout ce que j'ai… ce n'est même pas un… Câlin !

Angéla la regarda sans comprendre. Elle devait croire que Vala était folle.

- Non, on… Vous contrôlez la situation, tenta de se justifier Daniel, maladroitement.

- Contrôler ! couina Vala. Le sergent… quelque chose, est mort ! Ainsi que deux membres de la Tokra et tu appelles ça contrôler !

Elle était au bord de l'hystérie.

- Vala… Ils avaient des directives, les défendit Mitchell. Bougeons.

Les villageois les regardaient horrifiés.

- L'évacuation est lancée. La base a été prévenue. Teal'c est parti en reconnaissance, résuma Daniel.

Il évitait de croiser le regarde de Vala.

- Bien Daniel, félicita Mitchell.

- Bien Daniel ! répéta Vala. Non ! Pas bien Daniel. Quelles étaient ces directives d'abord ?!

Daniel chercha de l'aide puis prit son courage à deux mains.

- La sécurité de l'arme était la priorité puis l'évacuation de … hésita Daniel.

- Moi… J'aurai pu me débrouiller, conclut Angéla.

Elle baissa les yeux, coupable. Des soldats étaient morts aujourd'hui à cause de sa sécurité.

- Mais… Vous ne pensez pas qu'ils la cherchaient... !

- Sa vie était tout de même en danger, intervint Khaleb qui était réapparu par enchantement.

Vala regarda Daniel puis Mitchell. Puis elle s'adressa à Mitchell.

- Quoi ! Vous lui faites confiance ! Vous croyez ce qu'il dit ! Il cherche juste à la mettre dans son lit, vous n'avez rien comprit ! s'offusqua Vala. Et si son idée était son kidnapping… Ou bien pire, s'emporta Vala.

La mort lui faisait dire n'importe quoi. Mais elle n'avait pas tout à fait tort. Ils avaient fait confiance à un inconnu.

- Peu importe. Evacuons, ordonna Mitchell.

- Je…, voulut protester Vala quand Angéla la serra dans les bras.

Vala eut son câlin, mettant fin aux protestations de Vala qui était au bord d'assassiner Daniel. Ce câlin la calma immédiatement et elle se sentit de suite mieux et raisonnable.

- D'accord avec toi, approuva Vala, en regardant les deux prêtres. Voire ma fille serait le bouquet final de la journée ! J'aimerai éviter cela.

- Elle vient ici ! sursauta Daniel.

Vala l'ignora et passa devant lui pour s'éloigner. Elle lui jeta un regard assassin lui faisant comprendre que la conversation n'était pas finie et qu'il allait le payer très cher. Angéla regarda Mitchell soulever le corps du sergent mort. Elle haussa la tête de compréhension et l'aida.

Ainsi ils évacuèrent tous, autour du corps du sergent le protégeant. Daniel essayer d'arracher des informations à Vala sur sa captivité et sa fille mais elle lui en voulait à mort et donc restait muette comme une tombe.


Fin du chapitre

à la prochaine

Tableau de bord :

Chapitre 48 : Victoire et défaite, en écriture (12 pages) prévu en Octobre