Oulala je suis très en retard pour mes postes. Et j'ai aucune excuse car ce chapitre est corrigé depuis un moment. Mais je devais rajouter deux scènes dans ce chapitre (qui ne seront du coup pas corrigées)
Maintenant cela est fait donc je poste. Même blabla que d'habitude, j'accepte vos remarques surtout les négatives.
Sur ce bonne lecture.
Ah non j'ai oublié BONNE ANNEE 2014 et tous mes vœux.
Est ce que j'ai pris de bonnes résolutions ? (comme poster à l'heure et souvent) OUi... Et bah non car je sais que je ne les tiendrai pas.
Bonne lecture.
« Mais si l'on ne peut pardonner, cela ne vaut pas la peine de vaincre », de Victor Hugo.
Chapitre 6 : Victoires et défaites.
Le général Landry admirait la Porte des Etoiles à partir de la salle de briefing.
- Donc, on n'a pas à s'inquiéter des Oriis, Colonel Mitchell. La base n'est pas compromise.
- Oui, mon général. Le général O'Neill nous informe régulièrement de leur avancée. Aucun Orii ne s'est approché d'eux. Ils n'ont eu aucun contact avec les habitants de la planète depuis l'accident. Ils n'ont pas l'air d'avoir remarqué ou ignore l'absence de leurs deux prêtres. Astyan s'assure qu'ils sont bien cachés.
- Et pour Khaleb et …
- Volatilisés. Je ne m'inquiète pas trop du premier mais du second, Tamim… informa Daniel.
- Comment va le général Calling ? se renseigna Landry en rejoignant son siège, un peu lasse.
- Elle récupère, hésita Mitchell. Elle semble bien le prendre.
- Et vous ?
- Je vais bien, affirma Mitchell, sans hésitation.
- Vala ?
Mitchell regarda Daniel.
- Elle est furieuse, très furieuse… et heureuse d'être parmi nous, soupira Mitchell.
- Je sais, j'ai eu un entretien avec elle pendant une heure. Imaginez une heure à l'entendre se plaindre… sourit Landry.
- Vous n'étiez pas obligé, intervint Daniel.
- Si hélas. Même si j'approuve votre décision, Jackson. Elle n'avait pas tout à fait tord. Elle semble bien avoir acquis notre devise : « on n'abandonne personne ». J'ai aussi passé une heure avec la famille du sergent en essayant d'expliquer les circonstances de sa mort. Un grave accident causé par du matériel militaire défectueux. Alors comprenez que je veux être certain que l'arme soit bien à l'abri. Je ne veux pas que la mort du sergent soit inutile…
- Et Angéla ? demanda Daniel.
- Je vais la ramener chez elle, après la fin de la quarantaine bien sûr. Son rhume m'inquiète un peu. On l'a assez mobilisée comme ça. On se doit de la laisser tranquille maintenant. La Tokra comprendra notre décision et sa décision après ce malheureux petit accident.
- Ce n'est qu'un rhume, rien d'important… D'ailleurs comment avance la nouvelle alliance ? se renseigna Mitchell.
- Elle stagne mais c'est prometteur. Ils sont encore scandalisés par le quartier des invités si sobres, sourit Landry.
- C'est bon signe, leur mauvaise humeur est revenue, intervint Teal'c.
- Et en quoi est-ce bon signe ? demanda Mitchell.
- C'est mieux que rien du tout, sourit Teal'c.
- D'ailleurs au sujet de la Reine…, je veux le silence radio à ce sujet. Je ne veux pas qu'Angéla soit mise au courant. Elle a trop de chose à gérer en ce moment, demanda Daniel.
- Comme vous voulez, accepta Landry. Mais Delek voudra une entrevue avec elle, avant son départ. Je ne peux pas refuser longtemps. J'espère qu'il s'abstiendra d'en parler... J'aimerais terminer avec le bilan, on parle de nombreux soulèvement.
- Oui, des rumeurs courent au sujet de la mort de deux prêtres, répondit Daniel en feuilletant un dossier. Des villages se sont soulevés un peu partout dans la galaxie, une vingtaine pour l'instant. Mais le phénomène prend de l'ampleur. Les villageois ont compris que les prêtres étaient mortels et qu'ils pouvaient mourir.
- Des pertes ?
- Aucune pour l'instant, affirma Mitchell. Les Oriis semblent attendre.
- Pas de représailles de leur part alors. Ce silence m'inquiète.
- Le silence avant la tempête, comprit Mitchell. Les Jaffa's aussi ont eut quelques succès de leur côté.
- De quel sorte ? demanda Landry.
- D'après Teal'c, ils ont réussi à repousser des soldats impériaux et ont récupéré trois planètes.
- Serait-il possible qu'ils se replient ? demanda Daniel.
- Possible, réfléchit Landry, pensif. Les Oriis semblent réunir leur troupe.
- Ils se sont peut être trop éparpillés et la mort des leurs a pu provoquer ce retrait, proposa Mitchell.
- Peut-être. Mais j'aurai plutôt pensé que l'acte d'Angéla aurait mi les Oriis en colère et les auraient poussé à attaquer la planète. Car je ne pense pas qu'ils soient ignorants au sujet de la perte des deux prêtres, précisa Landry.
- Il semble qu'au contraire l'action d'Angéla a donné que des retombées positives, dit Daniel
- Pour l'instant, approuva Landry. Mais il y a aucun doute sur le fait qu'ils sont en train de réunir leur troupe. Ils vont attaquer.
- La Terre ? proposa Daniel.
- OU l'arme, surenchérit Mitchell.
- Peut importe, aucun des deux ne doit arriver.
- A moins qu'ils ont une autre approche pour nous attaquer, pensa Daniel.
- A quoi pensez-vous, Daniel ? interrogea Landry.
- Adria, souffla Daniel.
- Vous pensez qu'elle pourrait intervenir directement.
Daniel ne répondit pas.
- Elle n'est pas intervenue depuis un moment, Vala nous dit qu'elle est occupée ailleurs, poursuivit Landry.
- C'est ce qu'elle voulait faire croire à Vala, peut être, dit Daniel.
- Non, je pense que son information est bonne, contredit Mitchell. Et je n'espère pas qu'elle pense qu'elle la trouvait en la personne d'Angéla.
- Donc la théorie d'une future attaque de la Terre est la plus plausible, conclut Landry. Très bien, la séance est close, je vais en informer le Président d'une éventuelle attaque. Je veux des rapports détaillés des derniers événements.
…
Daniel migra dans son bureau pour s'isoler. En fait, il évitait de rencontrer Vala. Angéla était déjà sur place à l'attendre, assise sur le bureau.
- La séance est finie.
Daniel passa devant. Angéla se dirigea vers la porte, elle s'appuya contre son bord les bras croisés, jetant des coups d'œil dehors.
- Merci de m'avoir épargné cette ennuyeuse réunion, remercia Angéla.
Daniel la regarda et lui sourit en retour.
- Je ne veux pas que quelqu'un m'entende critiquer votre… Fonctionnement, se justifia Angéla.
- Oui, j'ai dû justifier ce malheureux petit accident, grimaça Daniel. Tu vas mieux ? Ton rhume ?
Elle haussa les épaules, quitta sa position et lui sourit pour le soutenir.
- Ce n'était pas de ta faute. Tu ne pouvais pas prévoir que les prêtres allaient faire une apparition. Ils ne peuvent pas t'accuser de leur venue.
- Ils ne m'accusent pas...
Les sourcils d'Angéla s'arquèrent.
- Ils te reprochent d'être… Négligeant ? Tu ne pouvais pas savoir que j'allais m'éclipser pour intervenir.
- Tu étais sous ma responsabilité, jura Daniel. Et c'est tout ton genre...
Angéla sursauta.
- Tu as fait une grave erreur en intervenant ainsi, lui reprocha Daniel. Sans réfléchir.
- C'est ce que tu penses ? demanda Angéla dans un mouvement de recul.
Il évita son regard. Il avait peut-être été trop loin en haussant la voix, et en lui reprochant d'avoir sauvé la vie de son ami. Mais il poursuivit.
- Tu agis sans réfléchir aux conséquences... Tu te mets en danger sans penser...
- Tu crois vraiment que j'ai agi sans réfléchir ! Au contraire, j'ai réfléchi sur chaque détail de mon plan, coupa Angéla.
- Vraiment ?
Il était presque agacé. Angéla fut choquée de sa réaction et s'emporta.
- Oui, j'ai pensé à chaque homme que j'allais tuer, qui n'allait plus voir le soleil se lever car je leur ai ôté la vie sans scrupule. La seule erreur commise ici, c'est la vôtre. Vous m'avez laissé dans l'ignorance ! J'ai sous-estimé le pouvoir des prêtres. Je croyais que ce n'était que des illusions mais ils sont comme…
- Toi, finit Daniel.
Angéla recula encore. Daniel était en colère contre elle. Et cela, elle ne pouvait le supporter. Il était injuste envers elle et maintenant il la mettait dans le même panier que les prêtres.
- Non, attends, intervint Daniel. Je ne voulais pas… Tu as des pouvoirs aussi mais eux le tirent d'une source plus grande : la croyance de leurs fidèles.
Il avait été trop loin dans sa colère.
- Peu importe, leurs pouvoirs sont bien réels. Ce ne sont pas des charlatans ! hurla Angéla. Ce ne sont pas des Goal'ud qui se prennent pour des dieux en utilisant des technologies avancées !
- C'est vrai, concéda Daniel, plus calme. Ils se servent juste de la croyance et de la foi des gens pour nourrir la source de leur pouvoir.
- Oui, en soi, ce n'est pas un mal. Leur pouvoir est réel. Si tout se passait en douceur, et si c'était un choix qu'ils donnaient aux peuples, vous n'auriez pas le droit d'intervenir.
- Sauf que leur désir de conquête les oblige à aller chercher plus loin des croyants.
- Mais comment peuvent-ils se nourrir de la croyance des gens ? demanda Angéla. Comment je fais ?
- Comment tu fais ? répéta Daniel. Ne me dis pas que tu penses qu'ils ont les réponses à tes questions !
- Et pourquoi pas ?!
- Tes réponses ne sont pas dedans, contredit Daniel, en montrant un exemplaire du livre des Origines. On aurait dû te prévenir, et ne pas te laisser dans l'ignorance mais tu n'étais pas censée les rencontrer. Le livre des Origines n'est qu'un tissu de mensonge.
Angéla s'y approcha pour l'observer de plus près.
- Ce n'est qu'un tissu de mensonge, répéta Daniel.
- Mais ils doivent bien se transmettre leur savoir et leur pouvoir grâce à leur mémoire collective, supposa Angéla, presque absente. Tout ne peut pas être dedans.
- Tu penses à la mémoire collective ? demanda Daniel.
- Comment on devient prêtre ? se renseigna Angéla.
- Euh, hésita Daniel, déstabilisé par sa question. Un fidèle est choisi… La formation dure une semaine dans un sanctuaire. Tu crois que l'apprentissage des savoirs et des pouvoirs se font par la transmission d'une mémoire collective ?
- Tous le deviennent ? demanda Angéla ignorant la question de Daniel.
- Non, certains n'y survivent pas…
- Et ils perdent leur propre personnalité. Ils sont marqués par l'apprentissage intense. Ils ont essayé de communiquer avec moi.
- Que veux-tu dire ? Comment le sais-tu?
Daniel posa son livre et contourna le bureau pour s'approcher d'Angéla.
- C'était douloureux. Le prêtre a essayé de pénétrer mon esprit. Mais c'est une voix lointaine qui essayait de me contrôler, comme si quelqu'un communiquait avec moi à travers le prêtre … Ils étaient plusieurs à essayer de franchir mes barrières et je sais qu'ils communiquent entre eux à distance. J'ai pu voir certaines images.
- On s'en doutait un peu, admit Daniel. Mais parlons d'autres choses.
- Je ne regrette pas mes actions, Daniel.
Elle ne voulait pas s'arrêter là. Elle voulait être comprise.
- Cela aurait pu très mal finir, intervint Daniel.
- Je sais mais c'est ce que je fais tous les jours : franchir les limites. C'est ce que je suis.
- Et ce sera toujours le cas, finit Daniel, compréhensif.
- Comme pour toi.
Daniel l'interrogea du regard.
- Je sais qu'une université renommée t'a proposé un poste important. Un poste que tu as toujours rêvé. Pourtant tu l'as refusé, s'expliqua Angéla.
- Il y a tant à faire ici, se justifia Daniel, en montrant la pièce.
- Pourtant tu risques ta vie tous les jours. Tu te sens coupable aussi.
- Coupable d'avoir déclenché une guerre ? Qui ne s'en voudrait pas ? soupira Daniel.
Il parlait bien sûre des mésaventures qu'il avait eu. Il avait montré aux Oriis qu'un autre monde existait dans l'univers. Il y avait rencontré aussi Vala. Il les avait tous mis en danger en donnant leur position.
- Vala semble bien le prendre elle.
- Elle le cache… Cela lui pèse tout autant qu'à moi, la contredit Daniel.
- A cause de sa fille ?
- Adria, une histoire très longue.
- C'est quoi ça ? demanda Angéla intriguée.
Son œil avait été attiré par un objet sur son plan de travail à l'écart. C'étaient les travaux en cours de Daniel, abandonnés pour des futures études. Il y avait des parchemins, des talismans… Elle montra précisément un de ses objets anciens.
- C'est un héritage de Merlin.
- Merlin l'enchanteur ?
Elle semblait surprise. Elle sursautait toujours quand elle entendait ce nom. Son grand-père maternel se prénommait aussi Merlin. Enfin tout le monde l'appelait ainsi. Par jeu ? Parce qu'il portait une longue barbe et qu'il était la parfaite caricature de Merlin tel qu'on se l'imaginait. Ou c'était son véritable nom ? Elle l'appelait aussi par ce nom. En réalité, elle ne lui connaissait pas d'autres noms. Cela avait été toujours Merlin. Comme elle avait failli mourir, elle avait renoué contact avec sa vraie famille. En tout cas, elle avait essayé. Malgré des efforts dans les deux camps, elle n'avait pas pu supporter de vivre dans la maison où elle avait connu ses parents. Où elle avait eu des fous rires. Où elle avait vécue avec sa mère. C'était du passé et elle voulait le laisser derrière elle. Elle ne voulait plus le recroiser. Cela lui brisait le cœur à chaque fois.
- Nous avons découvert son utilisé, enfin une partie, continua Daniel. Il faut un code, en répondant à une énigme. Celui-ci permet d'atteindre un monde parallèle. On l'a laissé de côté depuis un moment.
- Un monde alternatif ?
- Non. Un monde superposé aux nôtres. Les objets y sont en communs, le non animé. Tout ce qui est animé disparaît. Le code est visible uniquement dans l'autre monde. Il donne accès aux données de la mémoire de l'objet. Je n'ai pas pu tout traduire. Je l'ai mis de côté pour l'instant. Mais je compte bien révéler tous ses secrets.
Les yeux de Daniel pétillaient de curiosité.
- Je vois pourquoi tu es attaché à ce projet Porte des Etoiles, sourit Angéla.
…
Angéla se tordait les mains alors qu'elle fixait du regard un verre. Elle venait d'avoir une conversation avec Mitchell, dans quelques minutes, elle allait avoir un entretien avec un des membres de la Tokra. En effet, Delek souhaitait lui parler et elle n'aimait pas ça. D'autant plus qu'elle allait être seule face à lui. Seule pas tout à fait, deux gardes étaient en position à l'entrée du réfectoire. Elle leur jetait de temps en temps un regard un peu tendu. Les soldats ne semblait pas l'être. Ce n'était pas dans ses habitudes d'être tendue ou de montrer ses émotions mais les événements récents semblaient effriter ses défenses émotionnelles. Elle attendait donc se répétant inlassablement les formules de politesse ainsi que les instructions de Daniel sur la conduite à avoir. Elle perçut des bruits approchants vers elle. Elle voulut fuir, elle l'aurait pu facilement. Mais elle ne bougea pas et se contenta de ralentir sa respiration. Elle endormait ses réflexes primitifs.
Delek franchit la porte d'entrée avec de deux de ses hommes. Ils étaient à égalité. Elle avait déjà noté toutes les sorties de secours, et repérer la meilleure position, par réflexe. Elle se mordit la lèvre, elle réagissait comme si elle était prise au piège. Ce n'est pas le cas, en tout cas elle devait se l'ancrer dans la tête. Delek ne ralentit pas la cadence et se dirigea directement à la table. Il prit de suite la parole :
- Content de vous revoir.
Il lui tendit la main. Angéla la regarda.
- Il me semble que vos coutumes utilisent se procéder pour se saluer, nota Delek.
- Oh oui, désolé.
Elle serra sa main avec précipitation.
- Les militaires ont d'autres salut, se justifia Angéla. Mais vous n'êtes pas un soldat, n'est ce pas ?
Oups. Elle se mordit la langue. Elle posait trop de questions.
- Non, en effet. Je suis un scientifique mais je sais néanmoins me défendre.
- Tant mieux, répondit Angéla maladroitement. Vous vouliez me parler ?
- Oui, confirma Delek, en s'installant.
Les deux autres hommes s'éloignèrent et se postèrent à côté des deux gardes américains.
- A quel sujet ? demanda Angéla voulant en finir.
- Impatiente. Cela explique le risque inconsidéré que vous avez pris face aux prêtres.
Elle sursauta. Car le symbiote avait pris le dessus et la voix de son interlocuteur changea.
- La jeunesse, on dit, lâcha Angéla ne sachant pas quoi répondre.
- La jeunesse, répéta Delek. Vous semblez bien portante...
- Portante ? vous voulez parler de mon état de santé... Non c'est une catastrophe.
Delek la regarda de travers.
- Je suis mourante, précisa Angéla.
Cela semblait sonner tellement vraie à ses oreilles.
- Mourante, répéta Delek.
- Oui, hors service, usager...
- J'avais compris. Que vous est-il passé par la tête quand vous avez attaqué les prêtres ?
- Oh...
La conversation dura quelques heures. Derek était en fait un très bon interlocuteur. Il écoutait et parlait peu. Angéla vida ses pensées jusqu'à que la fatigue la surprenne.
...
Mitchell s'entraînait avec Teal'c. Mais il n'avait pas la tête à sa tâche. Ils enchainaient des coups quand Delek arriva.
- Votre technique de combat est spéciale, Colonel Mitchell.
- Votre entretien avec Angéla est terminé ?
Mitchell ne quitta pas les yeux son adversaire, Teal'c. Ainsi il ne put distinguer le visage et interpréter son humeur de son interlocuteur. Il savait qu'un moment d'inattention suffirait à Teal'c pour prendre le dessus et mettre fin au combat.
- Oui, elle semblait épuiser.
- Elle ne va pas mieux, dit Teal'c.
Par contre, lui il pouvait se permettre de prendre un café pendant un combat. Mitchell demanda l'autorisation à Teal'c de s'arrêter d'un hochement de la tête.
- Elle allait mieux, il y a quelques heures. Elle avait juste des courbatures dues à son rhume.
Il s'inquiéta.
- Pourtant, elle ne semblait pas en forme, affirma Delek.
- C'est sûre qu'elle n'était pas prête à vous foutre la racler de votre vie mais … plaisanta Mitchell.
Mais Delek ne plaisantait pas. Il semblait soucieux.
- J'en dirais un mot à notre médecin, proposa Mitchell.
Il prit une serviette pour s'éponger. Des tas de questions le taraudaient. Teal'c lui tendit une bouteille d'eau pour se désaltérer. Il le remercia même si le cœur n'y était pas.
- Je ne comprends pas. Aucun de vous n'a de symptômes, remarqua Teal'c.
- Ce n'est qu'un rhume, intervint Mitchell. Ou une grippe.
- Les prêtres auraient pu lui transmettre un virus, supposa Delek. Ce ne serait pas la première fois.
- On était aussi présent, Vala et moi, rappela Mitchell. Et on n'est pas enrhumés.
- Oui, mais vous n'avez pas été touché directement par les prêtres, remarqua Teal'c. Vous n'avez pas eu de contact.
- C'est peut être une avant-garde. On ne peut pas les tuer à distance mais ceux qui s'y approchent de près s'ils y arrivent, le peuvent, continua Delek.
- Et la personne meurt après qu'il touche un prêtre. Cela dissuade les suivants, finit Teal'c.
- Possible. Ses vêtements ont été analysés. Le contact n'est pas responsable, apprit Mitchell. Aucune trace d'élément étranger.
- En tout cas rien de détectable par vos instruments, ajouta Teal'c.
- Peu importe, les antibiotiques ont fait leur travail. Elle est juste épuisée. Nous allons communiquer avec la base de lancement de l'arme dans deux heures. Nous devons nous organiser une rencontre avec vos scientifiques.
- Pour quelles raisons ? demanda Delek surpris.
- Votre participation et votre savoir sera nécessaire pour comprendre l'arme. On souhaite partager cette connaissance. Sam a un plan. Il devrait vous plaire.
Les yeux du membre de la Tokra s'illuminèrent, marque que le symbiote prenait le dessus.
- Je vous remercie de votre proposition. Nous sommes enchantés et pressés d'entendre ce fameux plan. Je contacterai deux de mes meilleurs scientifiques. Mais on devra agir vite, notre planète est en mauvaise posture maintenant depuis la mort des deux prêtres.
Il ferma les yeux alors que le symbiote se retirait.
- Il est inquiet. Il pense que notre chance de succès diminue avec le temps, reprit Delek, maître de lui-même.
- Vous avez toujours le contrôle de la planète ?
- Oui, mais si on tarde trop, beaucoup de personnes mourront alors que les Oriis chercheront l'arme.
- Vous avez peur que certains nous trahissent, demanda Mitchell.
- Il a peur de la faiblesse des hommes, admit Delek.
...
- Vous ne nous signalez donc rien d'important Jack, conclut le général Landry.
- Non calme comme de l'eau de source… ça devient presque ennuyant. Attendez maintenant que j'y pense si j'ai oublié quelque chose d'important j'en ai marre des moustiques et de ses attaloniens. Sonia commence à me poser des questions indiscrètes. Je souhaite qu'on révise ma retraire.
- Donc c'est parfait ?
- Oui, enfin presque. Les deux scientifiques que vous nous avez envoyés…
- Des problèmes ? demanda Mitchell, en jetant des coups d'œil à Delek, juste derrière.
- Ouais. J'aurai voulu des scientifiques plus… Optimistes. Ils me détruisent le moral.
- Ce sont les plus compétents, intervint Delek.
- Oh mais j'en suis sûre mais ils n'ont jamais une pensée positive.
- Que veut-il dire ? demanda Delek.
- Rien d'important. Ne faites pas attention, intervint Landry.
- C'est ça, n'écoutez pas l'abruti qu'on a envoyé chez les fous qui parlent une langue inconnue, dit Jack avec sarcasme. En fait, il pense que l'activation de l'arme va alerter les flottes ennemies.
- Oui, cela semble logique, dit Mitchell.
- Ah non ! Je vous interdis Colonel de vous y mettre aussi !
- Oui mon Général. Désolé.
- On connaît leur capacité de réponse, rapide. En plus des soupçons qu'ils doivent avoir maintenant que deux prêtres ont disparu, admit Landry.
- Ok, ok. La mobilisation d'une flotte est inévitable. Mais bon on verra que cela marche immédiatement. On se fera fixer, remarqua Jack.
- Et si les partisans décident d'attaquer malgré la disparition des prêtres, ajouta Delek.
- Voilà avec quoi je vis maintenant, toujours des pensées négatives !
- Le colonel Carter souhaite qu'on ouvre la Porte des Etoiles avant l'activation de l'arme.
- Et on n'aura pas d'attaque terrestre, ni aucune autre attaque, comprit Mitchell.
- Sur quelle planète ? Je vous rappelle qu'on ne peut pas ouvrir les deux, demanda Delek.
- Oui, je sais. Le colonel Carter m'a fait un cours dessus détaillé. J'avais compris. Mais elle a une autre théorie. On sait que les Oriis aiment surpasser les protocoles de sécurité des programmes de la Porte des Etoiles. Ils l'ont démontré avec leur super porte.
- Mais s'il arrive à l'ouvrir. Cela…
- Explosera la deuxième planète, finit Jack. Voilà encore des pensées positives !
- Les deux seront détruites à cause du souffle de la première. Bonne méthode pour nous stopper.
- Il faut désactiver complètement l'une des deux, proposa Mitchell.
- Les Oriis pourraient aussi le détecter remarqua Delek, en pleine réflexion.
- Que proposez-vous ? Nous n'avons pas le temps d'en enlever une des deux.
- Et si on les réunit au même endroit ? proposa Jack.
Mitchell le regarda surpris. Il le prenait pour un fou. Sam n'était-elle pas là pour lui expliquer que c'était impossible.
- Je ne sais pas, murmura Delek, contre toute attente.
Mitchell le fixa. Il n'avait pas rejeté l'idée de Jack.
- Une seule des deux pourra s'ouvrir. Mais à cause de leur proximité la deuxième ne pourra pas s'ouvrir à cause du vide d'énergie autour de la première porte. On aura une porte dominante.
- Il suffira de monopoliser une des deux portes, comprit Landry.
- Et on sait qu'une connexion dure 45 minutes maximums, ajouta Mitchell.
- Et Eureka ! cria Jack.
- Ce n'était pas votre théorie ? demanda Landry.
- Non celle de Carter. Mais bon vous avez l'air d'accord avec elle donc ça me va, sourit Jack.
- On peut même ouvrir les deux, intervint Delek.
- Hein ? Ce n'était pas dans l'explication de Sam. Ce n'est pas possible.
Sam arriva et intervint.
- Si, si on trouve la bonne distance entre les deux où aucune n'est dominante. Si elles sont trop proches les deux ne s'ouvriront pas à cause de la surcharge. Il n'y aura pas d'activation possible extérieure. Si la distance est suffisante, les deux portent s'ouvriront mais personne ne pourra traverser car le canal sera instable… mais cela doit être possible. Il faut de la place pour les vortex qui devront passaient dans les portes respectives. Bien sûre ce sont des théories dont on ne connait pas les conséquences. Ce phénomène pourrait créer l'ouverture d'un vortex dans la planète même, déstabilisant le noyau interne de la planète. Ou bien un trou noir.
- Cela aura des conséquences graves sur la planète réceptrice. J'ai envoyé mes calculs à mon père pour apporter des corrections.
- En clair, vous essayez de faire quoi, Colonel, intervint Landry.
- Elle veut créer une passerelle, marmonna Delek.
- Si j'ai bien compris si les Oriis tentent d'ouvrir une porte, ils seront dirigés vers une autre planète à travers les deux portes sans s'en rendre compte.
- ça a l'air cool ! Si on me demande mon avis, rajouta Jack.
- Ils ne verront vraiment rien ? répéta Landry.
- Non sauf s'ils connaissaient déjà la planète avant. Puis on ne peut pas prendre une planète habitée.
- Ils finiront par s'en apercevoir alors. Et dans l'autre sens ?
- Et là aussi c'est génial. Ils rentreront chez eux, non ? imagina Jack.
Sam confirma.
- En si peu de temps, cela me semble difficile, réfléchit Landry. Et pour les utilisations quotidiennes de la porte. Puis on a besoin de la porte pour toucher toutes les planètes avec l'arme.
- Le programme fonctionnera, apprit Sam. Le programme de Baal corrigera les paramètres de lui-même. On devra le lancer de notre base mon Général.
- Laissez-moi y réfléchir.
…
- Comment va Vala ? demanda Mitchell, assis sur le bureau de Daniel.
Ce dernier était penché sur un talisman.
- Elle se venge sur la pâtisserie, j'imagine.
Mitchell sourit.
- On va manger ?
Il lui proposa en faite de sortir de son bureau ennuyeux, de voir autre chose.
- Pourquoi pas ?
Il posa avec précaution le talisman dans un écrin rouge. Il éteignit sa lampe de bureau.
- Tu n'es pas avec Angéla ? demanda Daniel, en fermant son bureau.
Il était surpris de ne pas la voir avec lui. En général, ils ne se quittaient pas.
- Non. Elle ne veut pas manger. Elle ne se sent pas bien. Elle se repose, lui apprit Mitchell.
- Elle semble pâle, rajouta Teal'c qui venait de les rejoindre. Delek avait raison.
- Elle n'a rien attrapé de mal, espéra Daniel, pensant à une grippe.
Une de leur conversation enrichissante lui revient. C'était au sujet de l'évolution des pathogènes et leur rapidité d'adaptation face à l'efficacité du système immunitaire. Mais aussi de voyage dans le temps.
- Peut-être un petit rhume, admit Mitchell. Mais rien de grave sinon on serait tout autant atteint. Carolyn est prudente et lui a administré des antibiotiques à spectre large.
- Elle est peut-être sous le choc aussi, intervient une voix extérieure.
Ils se retournèrent. C'était Vala avec un pot de glace à la main.
- Elle est sous le choc, qui ne le serait pas, reprit Vala.
- Que…
- Quoi ? C'est triste de manger seule, d'autant plus quand c'est de la glace.
- Tu l'as eu où ? interrogea Daniel, les yeux écarquillés.
Il se demandait comment elle avait introduit dans la base de la glace.
- Privilège. C'est ça quand on manque de mourir par négligence de ses paires.
Elle lui tira la langue et savoura une cuillère de glace au chocolat. Elle franchit la porte du mess en première.
- Quelles sont les dernières rumeurs ?
Elle était curieuse. Et à vrai dire, elle s'ennuyait, même si elle était contente de rentrer chez elle.
- C'est à toi de nous en donner, répondit Mitchell.
- J'ai fait mon rapport au Général, affirma Vala fière d'elle.
- Et ?
- Bah c'est tout. Je demandais pour l'arme ?
- Je croyais que tu ne voulais pas savoir, se moqua Mitchell.
- Oui c'était au cas où on se faisait rattraper par mes gardes, ce qui n'a pas manqué d'arriver puisque tu n'avais pas de plan.
- J'en avais un mais il n'était pas au point, se défendit Mitchell. L'arme est à l'abri.
- Sam est optimiste, intervint Daniel avant que la situation dégénère.
- Et ?
- Bah c'est tout, lui répondit Mitchell, le sourire aux lèvres en reprenant sa phrase mot pour moi.
Vala ne pouvait plus rien dire.
- Et pour… la Peste ?
C'était le nouveau surnom qu'avait trouvé Vala pour nommer sa fille. Daniel avait essayé de lui faire comprendre que malgré tout, elle était sa fille et qu'elle ne pouvait pas l'ignorer. Mais rien n'avait changé. Elle ne voulait pas avoir affaire à sa fille.
- Elle n'est pas encore là.
- Mais cela ne va pas tarder, affirma Vala sérieusement.
- Peut-être mais la disparition de ses deux prêtres ne semble pas avoir accélérer sa venue.
- Elle ne sait peut-être rien aussi, dit Teal'c.
- Elle sait toujours, corrigea Vala. Elle le saura, croyez moi.
- Oui d'autant plus que ton cher mari est introuvable, la taquina Mitchell. La Tokra le cherche mais sans succès. Aucun garde n'a survécu, il semblerait. La Porte n'a pas été utilisée.
- Tomim a réussi à fuir, je le sais.
Elle est encore sûre d'elle.
- Et quand il transférera ses informations comme un bon vieux petit toutou à cette… Peste. Elle viendra. Elle doit savoir que j'ai disparu aussi.
Elle suça sa cuillère. Cela n'avait pas l'air de l'inquiéter.
- J'aimerai être là lors de sa chute, souffle Vala dans ses pensées.
Daniel regarda Mitchell puis Vala.
- C'est ta fille.
Il lui avait si souvent répété.
- Non, c'est une inconnue, une meurtrière qui tue des innocents, corrigea Vala.
Daniel ne la contredit pas et n'insista pas. Il savait qu'elle avait souffert depuis la naissance de sa fille. Elle n'avait pas pu voir sa fille grandir normalement comme toutes les mères. On lui avait enlevé ce bonheur. Le bonheur de la tenir dans les bras. De la bercer et de lui chanter une chanson pour l'endormir. Le bonheur de la coiffer. Elle avait rejeté tout instinct maternel pour ne pas sombrer. Mais ce qu'il ne savait pas, c'est que la nuit, seule, elle pleurait son enfant perdu. Pour lui, le rejet de son instinct maternel était inconcevable. Il savait qu'elle ne serait pas une mère idéale mais elle aurait fait de son mieux. Elle l'aurait aimé. Le lien entre une mère et son enfant était indestructible et éternel. Malheureusement, les événements lui avaient montré que ce n'était pas toujours le cas. Vala avait essayé de maintenir ce lien sacré entre une mère et son enfant, d'utiliser ce lien fort. A néant. Les Oriis avaient définitivement coupé ce lien et ancrés profondément leurs idiomes dans l'esprit de son enfant. Un enfant qu'elle ne chérirait plus.
…
FIN DU CHAPITRE
a bientôt
tableau de bord :
chapitre 49 : La Chute, en écriture (16 pages) prévu Février
