Bonjour !

Voici le troisième chapitre, j'espère qu'il vous plaira.

Je pense que vous avez compris que mon histoire est concentrée sur John. Ce chapitre explique un peu plus, ses problèmes évoqués dans le chapitre précédent.

je fais de mon mieux, je vous avoue que c'est assez étrange de savoir que mon histoire est lu dans le monde...limite flippant même si c'est le jeu :D

Sur ceux je vous souhaite une agréable lecture et une très belle journée / nuit (selon votre position sur le globe)

3.

- Allô ?
- Molly c'est John.
- j'avais reconnu ton numéro...
-hum...je
- passe à la boutique je finis dans une heure, il n'y a personne.
-...merci, à tout de suite.
Une fois raccrocher John traversa le boulevard, il n'était qu'à quelques minutes de la ou travaillait son amie. Il avait besoins de parler à quelqu'un et il ne voyait personne d'autre. Il marcha rapidement, un dimanche soir pluvieux ne donnait pas envie à grand monde de sortir de chez eux, les rues étaient vides, seule la pluie parcourrait les trottoirs et les routes.

John arriva plus rapidement que d'habitude au magasin. Il enleva son manteau et s'asseyait au fond dans un petit coin et s'adossa contre le mur pendant que Molly servait une cliente. Il poussa un soupir et remonta le col de sa chemise. Il attendit patiemment que la cliente règle sa commande en traçant de l'index, les motifs sur la toile cirée qui recouvrait la table.

Une fois la boutique vide, Molly prépara deux thés et les apporta à la table de John. Il leva les yeux vers elle après un moment et elle lui saisit la main avec douceur.
- elle à rechuter cette semaine...il avait murmura cette phrase sans doute dans l'espoir qu'elle ne soit pas réelle. L'hôpital m'a appelé cette nuit. Il senti la main sur la sienne se serrer davantage. Je ne sais pas quoi faire Molly...il s'arrêta là, il avait une boule dans la gorge. Ses yeux étaient rougies par l'émotion et il n'arrêtait pas de se mordre la lèvre inférieure.
- ce n'est pas de ta faute John. Tu n'es pas responsable de ce que fond tes parents.
- mais elle a faillit mourir, elle à fait un coma éthylique en pleine rue. Elle a eut de la chance que quelqu'un appel les secours sinon elle serait...il marqua une longue pause, il voulait que tout cette histoire se termine et que sa sœur soit de nouveau comme avant. Ils l'ont transférée dans une clinique spéciale.
- tu as pu la voir? Son amie faisait preuve de douceur et il en était reconnaissant.
- elle est sous sédatif pour la journée. Son thérapeute lui a prescrit des calmants plus doux quand elle se sera réveillée pour le moment il faut qu'elle se repose.
- écoute John, on ira la voir demain d'accord ? Ou est Jim ?
- je ne sais pas, je suis parti directement pour la clinique quand son médecin m'a téléphoné.
- tu dors chez moi ce soir, je me fiche que tu le veuilles ou pas. En attendant je vais te faire à manger et tu as besoin d'une bonne nuit de repos loin de la fête, de l'alcool et de Jim.
-...il n'est pas responsable de cette situation.
- non mais il ne t'aide pas non plus dans tes études. Tu dors chez moi point final !

*

- bonjour, je viens voir Harriette Watson, je suis déjà venu hier, je suis son frère.
- euh oui, pouvez vous attendre un instant, dans la salle d'attente? Son thérapeute m'a demandé de le prévenir dès votre venu. John parvient à esquisser un léger sourire à la jeune secrétaire et se dirigea vers la salle d'attente. Il y avait un homme assit au fond qui ne tourna même pas la tête quand John entra.

La salle était froide et sans décoration. Huit fauteuils, une fenêtre au rideau gris et une porte en bois. John avait passé trop de temps entre ses quatre murs, la nuit dernière, il avait eut le temps de compter chaque planches du parquet et les dalles du faux plafond au moins trois fois. Il soupira puis jeta un regard par la fenêtre. il avait couru du métro à la clinique, il pleuvait sans arrêt depuis la veille. Molly lui avait proposé de venir avec lui mais elle avait déjà fait beaucoup et il n'était pas sur qu'imposer une étrangère à sa sœur serait une bonne idée.

John jeta un coup d'œil à l'homme qui était assit près de la fenêtre. Il semblait avoir la trentaine, peut être moins. Il avait la tête droite, un air supérieur et des yeux clairs qui semblaient trouver un intérêt limité pour une affiche de prévention contre la drogue, juste en face de lui. Il n'avait pas l'air très abordable. Il faisait tourner son parapluie en rond, John se demandait quel genre d'homme utilisait encore un parapluie quand la porte s'ouvrit.
- Monsieur, le thérapeute jeta un regard à John avant de s'adresser de nouveau à l'homme au parapluie, la secrétaire à faire le nécessaire pour les papiers. Il est déjà sorti. L'homme leva les yeux au ciel puis se leva et quitta la pièce. Dans un autre contexte, John aurait rit mais le thérapeute se tourna vers lui et lui sourit.
- Monsieur Watson, venez avec moi, s'il vous plaît.

*
Le bureau du thérapeute était plus rassurant que la salle d'attente mais quelque chose dérangerait John. Une affiche derrière l'épaule du médecin le rendait mal à l'aise. Un lit avec une femme allongée en travers, un singe à l'air diabolique ainsi que la tête d'un cheval blanc qui fixait John comme si il était atteins de folie, il revient sur le visage du médecin qui ouvrait le dossier de sa sœur.
- monsieur Watson je voulais vous voir pour vous parler de ce qui est arrivé hier. Il regardait John avec le plus de concentration possible, il lui expliqua que la veille, elle avait été retrouvée dans un profond coma dû à une quantité ingurgitée d'alcool trop importante. D'après lui, c'était plus un appel au secours qu'autre chose. Elle dormait encore mais son état était redevenu normal.
- pourrais je avoir un numéro ou joindre vos parents? L'hôpital n'a pas pu me renseigner.
- nos parents ont coupés les ponts avec ma sœur. Le ton sec et froid de John fit comprendre au médecin toute la complicité de la situation. Ils l'on mise à la porte quand elle leur à dit qu'elle était gay.
- vous avez encore de leur nouvelles ?
- je leur ai laisser un message. Je n'habite plus avec eux. C'est moi qui m'occupe de ma sœur comme je peux désormais.
- je comprends mieux la détresse de mademoiselle Watson. Votre sœur est très fragile et nous allons la garder un moment sous observation. Elle dort à cause des calmants de la nuit dernière. Elle va rester un moment ici, j'espère que vous l'avez compris.
- oui. Il écoutait le médecin devant lui en luttant contre ses propres émotions.
- néanmoins, votre présence sera déterminante pour sa guérison.
- elle refuse de se mêler aux autres, elle préfère rester seule. Elle ne fait confiance à personne.
- oui, je m'en doute mais un contact avec une personne, autre que le personnel traitant, lui fera du bien. Il faut qu'elle reprenne goût à quelque chose, vous comprenez ? Nous avons des activités qui devront petit à petit lui redonner confiance en elle.
- je vais essayer de lui en parler. Est ce que je pourrais la voir?
- vous savez, on lui a donner un sédatif assez lourd pour qu'elle se repose et le temps que l'alcool se dissipe, je pense qu'elle doit encore dormir mais vous pouvez rester un moment avec elle si vous le désirez.

John acquiesça et resta un moment silencieux. Il avait mal au cœur, il aurait hurler d'entendre tout ça mais il gardait la tête haute, il devait tenir bon pour Harry, elle était plus important que ses états d'âmes.

Le thérapeute conduit John en silence vers la chambre de sa sœur, Elle avait la chambre numéro 112 au premier étage.
- elle dort encore mais ne vous inquiétez pas sont état est redevenu stable, vraiment. Elle sera réveillée demain, la secrétaire vous appellera pour vous tenir informer.
- oui merci.
- monsieur Watson, votre sœur à de la chance de vous avoir, je sais que ce n'est pas à moi de dire ça mais elle ira mieux. Il le salua et s'éloigna en silence dans le couloir. John poussa un soupir et entra dans la chambre où Harry était endormi.

La chambre était petite mais confortable même accueillante, la vue était triste mais on voyait l'entrée de la clinique. Il aperçu, à ce moment là, l'homme de la salle d'attente marcher avec son parapluie jusqu'à une Berline noire qui démarra presque aussitôt.

Un gémissement fit retourner John et il s'approcha du lit. Il regarda le visage crispé de Harry. Elle était encore plus pâle que d'habitude et semblait avoir perdu du poids. Il ne savait pas quoi faire, il resta immobile à la regarder dormir pendant longtemps.

Il n'avait pas l'habitude d'exposer ses sentiments surtout avec ce qui venait d'arriver dans sa famille durant ses derniers mois. Ses parents n'avaient jamais été expressif surtout en public. Jim arrivait lentement à ce qu'il se lâche davantage, surtout au Babylone ou on ne jugeait personne. La situation de sa sœur le laissait complètement perdu et il avait du mal à gérer seul, à l'intérieur de lui tout explosait.

Il n'osait pas en parler réellement à Molly ou Jim même si se confier était sans doute ce dont il avait le plus besoins. Il repensait à ses mois où Harry avait peu à peu sombré dans l'alcool sans qu'il ne s'en rende compte. Il s'en voulait, il était persuadé qu'il était responsable de l'état actuelle de sa sœur. En tant que grand frère il aurait dû la protéger davantage. La situation lui avait échappé et ses études lui prenait aussi beaucoup de temps. Il se demandait si un jour, elle pourrait sortir et vivre une vie et oublier le rejet qu'elle avait subit de leurs parents. Bien que John savait qu'on ne guérissait jamais vraiment de ça.

Il sorti de ses pensées lorsqu'une infirmière entra avec une nouvelle seringue.
- bonsoir jeune homme.
- bonsoir ? Qu'elle heure est il ? L'infirmière lui sourit tendrement et s'approcha.
- il est dix neuf heure. Vous devriez rentrer, je veille sur elle à partir de maintenant.
- c'est ma sœur.
- rentrez chez vous, je laisserais un mot à la secrétaire demain matin. La femme avait les cheveux gris, son visage mince et fatigué exprimait la tendresse et la compassion. John lança un regard vers Harry et se redressa.
- merci de prendre soin d'elle.

*

Une fois sortie de la clinique, il respira l'air frais. Il avait mal partout et avait une boule dans la gorge. Il sorti son portable mais il n'avait plus de batterie. Il était perdu et hagard. Il avait besoin d'un ami. Il regarda autour de lui, un taxi s'arrêta tout près.
- je vous emmène quelque part ? John hésita quelques secondes avant de monter. La voiture démarrait après qu'il ai donner l'adresse de Jim. Il se cala contre la banquette et fit craquer ses doigts. Il se rendit compte qu'il tremblait et ses yeux le brûlait mais il ravala sa peine. Il ne pleurera pas dans un taxi. Il releva la tête et regarda dans la rue les boutiques et restaurant défilés.
- je vous arrondi à dix livres.
- merci c'est gentil à vous. Bonne soirée.
- vous de même, jeune homme.

*

Lorsqu'il rentra dans l'appartement de Jim, il découvrit son ami en boxer affalé sur le canapé, la BBC était allumée mais celui ci était concentré sur son portable. Il tourna la tête vers John et lâcha son téléphone. Le blond enleva ses chaussures et son pull et s'allongea sur son ami.
- dur journée ? Il caressa les cheveux du blond avant de descendre dans la nuque.
- ma sœur. Jim continuais ses caresses de la nuque en silence. John resserra ses bras autour de la taille de son ami. Il voulait se libérer et pleurer ou crier mais rien ne vint. Il aspira l'odeur de Jim un long moment.
- on sera mieux dans la chambre.
- non, je veux rester ici.
- ça pousse au vice...John grogna en ce relevant.
- tout n'est que rapport au sexe pour toi ?
- hum...oui. Oh aller arrête, tu sais que je plaisante !
- justement non ! John se releva et rejeta la main de Jim. J'ai besoin d'un ami la.
- Tu me fais quoi là ? John commençait à s'énerver.
- je vais prendre une douche. Va dans la chambre, je dors dans le salon cette nuit. Jim ricana.
- depuis quand on fait chambre à part ? John l'ignora totalement et se dirigea dans la salle de bain.
C'est seulement, une fois sous la douche, qu'il pleura. L'eau chaude le relaxa un peu. Il pensait que Jim serait plus présent pour lui mais apparemment, il n'avait pas compris la détresse du blond. Il resta sous la douche un moment.
Si il écoutait son cœur, après la douche, il serait aller se blottir contre son ami et se serait endormi dans ses bras. Il se coucha sur le canapé et attendit un très long moment avant de s'endormir enfin l'esprit occupé par l'image de sa sœur endormi.

Pendant la nuit, il fit un cauchemars. Jim alla le réveiller et le ramena dans la chambre. Il se rendormi dans les bras de son ami. L'odeur de la peau de Jim le tranquillisait toujours. Il le serra plus encore et emmêla ses jambes à celles du brun puis poussa un soupir de soulagement.

*

Une semaine plus tard, John passa par la boutique ou travaillait Molly. Elle lui avait demander de passer pour lui proposer quelque chose et également car elle voulait des nouvelles de sa sœur.
- hey, Mon dieu tu as l'air crevé ! Il s'asseyait et enleva son manteau un léger sourire passa sur ses lèvres.
- je ne dors presque pas la nuit. Je n'arrive plus mais Harry semble aller mieux.
- ménages toi, tu ne peux pas tomber malade en ce moment. Racontes moi comment elle va? Molly lui servit un thé et lui présenta un morceau de cheesecake. Elle essayait toujours de lui offrir quelque chose qui lui redonne de l'énergie. - elle parle davantage avec son infirmière. Elle ne souhaite pas encore se joindre aux activités mais elle semble déjà plus réceptive chaque jour. Le cheesecake est délicieux merci !
- j'ai enfin mes talents de cuisinière reconnu par monsieur Watson. Elle sourit. Tu tiens le coup ?
- elle me donne envie de me battre. Je n'ai pas le droit à l'erreur.
- elle a le meilleur frère qu'il faut pour ça! tu sera la pour elle je suis sur qu'elle le sait.
-tu m'as dit que tu avais quelque chose à me proposer ?
- oh oui ! Tu m'as dit que tu avais besoins d'argent du coup j'ai pensé à toi. Une cliente m'a demander hier si je ne connaissais pas quelqu'un pour réparer la robinetterie de son appartement. J'ai pensé à toi. Je sais que tu es toujours la pour m'aider dans mon appartement dès que j'ai un problème...
- c'est loin ? J'ai l'université et la clinique tu sais.
- c'est juste la porte à côté. C'est madame Hudson. Elle possède l'immeuble. C'est une femme adorable. Et puis ça te ferait un peu d'argent...
- et comme ça, à ma pause je viendrais te voir. Il lui fit un clin d'œil et elle sourit de nouveau.
- je lui en parle demain alors. Tu peux passer quand ?
- disons samedi matin, neuf heure trente. J'espère que je n'en aurait pas pour le weekend.

À suivre...