Chapitre 8: Souvenirs (deuxième partie)
Flash back ( deuxième partie)
Soudain le noir total. Seule la boule flottait encore à mi-hauteur et éclairait le corps inconscient d'Angéla. Daniel eut du mal à sortir de sa torpeur, puis il se précipita vers le corps inanimé :elle était brûlante. Cette manifestation l'avait vidé de son énergie, elle était si vulnérable. Il l'a pris dans ses bras et se posa contre le mur. Puis il prit la décision d'aller explorer les environs à l'aveuglette. Alors, il se dirigea avec prudence, à tâtons. Il longea le mieux qu'il put les murs. Tout à coup sans prévenir, il n'y avait plus de murs, Daniel trébucha et s'étala de tout son long sur le sol. Il se retrouva dans ce qu'il semblait être une autre pièce. Toujours à tâtons, il chercha un appui, un mur, mais son genou se heurta contre un solide. Il se baissa alors pour toucher ce qu'il le bloquait, ce n'était qu'un lit. Il se leva brusquement et se cogna la tête. "Le plafond ne pouvait pas être aussi bas " , c'était un lit superposé. Il se trouvait dans une chambre. Il jura en se frottant le sommet de son crâne, en sortant de la pièce. Il prit soin de compter le nombre de pas pour se rappeler de la direction à prendre pour revenir. Il réussit à rejoindre Angéla sans encombre, le corps de la jeune femme semblait de plus en plus chaud, la fièvre montait. Il s'approcha de la boule pour regarder l'heure, il était 23 heures passées. Elle n'avait pas eu son traitement aujourd'hui, elle devait être en manque. Il lui dit des mots pour la rassurer et essaya de soulever son corps inanimé, avec difficulté il l'emmena vers le lit tout en se concentrant pour compter les pas. Malheureusement, s'ils s'éloignaient, il n'y aurait plus de lumière. Contre toute attente, la boule d'énergie les suivit, enfin suivit Angéla " elle doit être connecté à Angéla, continue-t-elle à l'alimenter ?" pensa-t-il. Mais la lumière, comme elle l'avait prédit, continuait à diminuer d'intensité et de taille. Il finit par arriver et l'installa sur le lit d'en bas. La lumière éclaira la pièce, Daniel put alors apercevoir d'autres lits. Il alla se reposer sur le lit juste en face de celui d'Angéla. et il s'endormit tout de suite. Un sommeil tranquille l'envahit. Soudain, quelque chose l'effleura, il chercha d'où cela venait, il parcourait des yeux le paysage dans son rêve, rien. Un frisson le parcourut, il ouvrit un œil et regarda la pièce. Il était encore dans cette pièce, il n'avait pas rêvé. Il regarda l'heure, la montre marquait 3 heures alors que la lumière avait pratiquement disparut. Il soupira et se leva. Apeuré, il chercha Angéla, il l'avait oublié.
--'Bonjour,' Angéla était assise et le regardait, elle s'excusa,' Je ne voulais pas te réveiller, tu me cherchais ?'
Daniel fut surpris, il ne l'avait pas vu car la lumière n'éclairait plus rien:
--'Euh …', ne sachant pas quoi répondre,' bonjour'.
--'Je voulais juste prendre la pierre pour la regarder et pour réessayer de l'activer', continua Angéla sans écouter la réponse de Daniel.
--'Bien dormi'
--'Oui enfin jusqu'à que je réalise. Quand je me suis réveillée et que j'ai senti le lit douillé sous mon corps, j'ai pensé que j'avais rêvé en faite que j'avais fait un cauchemar, mais je suis vite revenue à la réalité'.
--'Moi aussi j'ai cru pendant quelque seconde que…enfin voilà..', Daniel hésité,' et j'ai vu la boule et tout ça et je me suis souvenu de tout de la pierre, de tes étranges pouvoirs, de l'explosion ….enfin tout', montrant la pièce,' tu as encore froid ?' demanda-t-il changeant de conversation mal à l'aise.
--'Moins, j'ai juste besoin de ma dose de médicaments. Mais je pense que je vais m'y habituer à ne pas en avoir, enfin j'espère. Tu as parlé d'explosion, que veux tu dire ?'
--'Ton sommeil était agité et …'
--'Je …c'était juste un cauchemar', coupa-t-elle.
--'Et la pièce s'est allumée, je veux dire c'est comme si on avait appuyé sur l'interrupteur'.
--'Je ne comprend pas, tu dis que c'est moi qui a ..'
--'Oui, mais…'
--'C'est impossible, je suis très faible et comment j'aurai pu le faire, comment j'aurai pu réunir une telle énergie ?'.
--' La panique, la peur la colère, je ne sais pas …'
--'La peur?'
--'Tu faisait un cauchemar, je te rappelle', Daniel se rassit sur son lit, il prit ses lunettes et se pinça le nez, il devait réfléchir.
--'Ou peut être, que tu as juste été le fil conducteur. Tu as juste déclenché un quelconque mécanisme et ensuite la pièce s'est allumée d'elle même avec sa propre source d'énergie, comme une reconnaissance digitale ou optique', expliqua Daniel', il n'y a pas de quoi paniquer'.
--'Comment est ce possible ?' Angéla n'était pas rassurée.
--' Le gène des Anciens'.
--'Je ne comprends pas, Daniel'.
--'Quand la pièce s'est éclairée, j'ai vu où on était, Angéla on est dans le vaisseau'.
--'Dans le vaisseau ?', elle se leva du lit,' on est coincé dans le vaisseau'.
--'Oui mais j'en suis sûre que Sam va nous sortir de là'.
--'On est dans le vaisseau que vous n'arrivez pas à ouvrir, Daniel'.
--'Oui, en effet…, oui alors on est coincé', elle lui avait enlevé tout espoir de s'en sortir.
--'Comment on a pu y rentrer alors ?'.
--'La pierre'
--'Je vois' elle était toute pâle.
--'Elle nous sert à nous téléporter d'un endroit quelconque dans l'avion'.
--'Et le contraire, cela marche'.
--'Je ne sais pas'.
--'Ce que je sais moi c'est que je ne voulais pas toucher ce maudit caillou', s'énerva-t-elle, elle retourna s'asseoir,' Je n'y étais pas loin hier'.
--'Je ne comprend pas', surpris des changements brutaux d'humeurs d'Angéla.
--'Oui quand je disais que je n'aimais pas cette endroit, on est bien dans un avion', plaisanta Angéla.
--'En effet, je me rappelle. En tout cas, content de te voir à nouveau en bon état'.
--'Ne parlez pas trop vite , je pourrai faire une autre crise, je ne suis jamais restée aussi longtemps sans mes médicaments'.
--'Ce sera la surprise', Daniel essaya de détendre la situation,' dis moi, es tu liée à notre lumière ?', montrant de la tête la boule qui flottait toujours faiblement.
Angéla semblait chercher ces mots avec soin, peut être qu'elle ne comprenait pas le véritable sens de la question:
--'Non, je ne l'alimente plus si c'est ce que tu veux savoir'
--'Alors pourquoi elle t'a suivit quand je t'ai déplacé ?'
Elle réfléchissait encore:
--'Elle est censé éclairer les voyageurs perdus', voyant l'air étonné de Daniel,' je rigole, je ne sais pas, peut être inconsciemment j'ai besoin de cette lumière et je l'attire'.
--'Peut être, la deuxième proposition me plaît mieux que la première', plaisanta Daniel.
--'En tout cas elle va bientôt disparaître, ce n'est qu'une question de secondes'.
Dix secondes plus tard, ils furent plonger dans la pénombre totale.
--'Daniel t'es là ?', Angéla brisa le silence.
--'Oui, je suis là, où tu veux que j'aille ?'
--'Oui c'est vrai, je refais une boule'.
--'Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Alors une petite mais cela ne va pas…., non rien, vas-y.'
Angéla se leva et se concentra. Le vent se leva, un flux d'énergie se concentra dans sa paume de main pour former des étincelles en une chose difforme qui s'éleva.
--'Elle est moins belle que toute à l'heure,…' la tête d'Angéla lui tourna', ouah, je crois que …, je ferai mieux de me rasseoir'.
--'Tu fais une rechute?, je m'en doutais mais je n'ai pas osé te demander,' Daniel se leva.
--'C'est mieux que tu ne le sache pas, je veux dire , tu dois savoir le moins possible
--'je crois que j'en sais assez', Daniel alla s'asseoir à côté d'elle.
--'Daniel'
--'Oui'
--'On va rester longtemps ici'
--'Je ne sais pas. J'aimerai savoir une chose'
--'Vas-y si c'est trop personnel je ne te répondrai pas sinon je serai obligée de te tuer', rigola Angéla.
--'Bah je prend le risque, je tente, ta crise, elle sera plus forte?'
--'Oui mais je suis habituée' Et elle se mit à trembler.
--'Bon ce n'était pas ma vrai question, je voulais juste savoir si tu allais y répondre'.
--'Bon, vas-y, poses ta vraie question'
--'Depuis quand tu as ces crises et ces, comment dire, ces capacités ?. Je veux dire ces pouvoirs'.
--'C'est drôle que tu appelles ça "pouvoirs", moi je dirai plutôt une anomalie', elle prit sont temps pour lui répondre comme si elle cherchait dans sa mémoire ou les mots exacts pour lui répondre,' je crois que c'est cette lumière aveuglante, lors de l'exercice de combat en Antarctique, qui a modifiée quelques choses dans mon organisme'.
--'C'est ce que tu penses'.
--'Oui, avant, j'étais tout à fait normale, enfin aucune manifestation en tout cas', elle se perdit dans ses pensées et frémit de tremblements.
Il la serra très fort dans ses bras de peur qu'elle ne lui échappe. Son cœur battait au même rythme que celui de la jeune femme, dans ses bras. Angéla calla sa tête pour pouvoir voir le visage de Daniel, il pouvait alors lire la douleur dans ses yeux. Elle tenait toujours très fort la pierre.
--'Tu peux me la donner, si tu veux', Daniel montrant la pierre.
--'Non, je préfère la garder au cas où'. Des larmes coulèrent sur ces joues, elle souffrait. Lui, il ne pouvait rien y faire à part la regarder, la soutenir. Puis, tout se passa très vite, il rapprocha sa tête à celle d'Angéla alors que leurs lèvres s'approchaient dangereusement. Il l'embrassa et la chaleur prit possession de son corps. Il prit possession plus rigoureusement des lèvres d'Angéla, il la sentit se détendre. Elle laissa son esprit s'emporter pour s'emplir de sa force restante, la pierre s'alluma et ce fut le noir total. Pas un seul instant, il ne quitta ses lèvres si douces. A présent, il sentit son énergie le quitter peu à peu, au fur et à mesure que l'énergit envahissait le corps d'Angéla. Enfin il retrouva des couleurs du paysage qu'il connaissait, ceux de sa chambre. Il se trouvait à nouveau dans sa chambre, à côté de lui, gisait le corps d'Angéla. Il venait de lui donner leur premier baiser. Il se sentait épuiser.
Fin de flash back
--'Notre relation a duré plusieurs mois. Tout allait bien', continua Daniel.
--'Qu'est ce qui c'est passé alors ?'
--'Vers la fin, on se voyait moins, moi je travaillais sur mes dossiers et des recherches et elle, était occupée par ses gardes et par ses petits tours à l'infirmerie'.
--'Et votre relation n'a pas survécut', finit Bryan.
--'Non, on y arrivait plus à lier les deux, le travail et notre relation'.
--'Qui a fait le premier pas ?
--'Quoi??'
--'Pour rompre', s'expliqua Bryan.
--'Moi'
--'Ah,…., et elle a réagit comment'
--'Je ne sais pas vraiment, tout a été si rapide'.
--"Et quelle en est la cause ?, je veux dire quel est le déclencheur de cette rupture à part le travail ?, bien sûre si ce n'est pas indiscret'.
--'Un jour, elle est devenue folle, elle a envoyé cinq hommes en urgence. C'était vraiment horrible, elle était furieuse, elle a fait des dégâts importants comme un cyclone aurait fait, à ce moment là, j'ai eu peur d'elle'.
--'En effet, c'est effrayant mais pourquoi elle…?'
--'Je ne sais pas, c'est peut être une pulsion'.
--'Je ne pense pas qu'elle soit capable de tuer une personne sans raison', dit Bryan.
--'Moi aussi , je le pensais et pourtant…', ajouta Daniel.
--'Il a dû se passer quelque chose ou autres', essaya de comprendre Bryan.
--'Non rien, enfin d'après les médecins'.
--' Elle a fait quoi après ce meurt…., cette accident', demanda Bryan.
--'Elle a demandé une autorisation de sortie pour aller voir un de ses médecins de famille, qui lui ont donné un nouveau traitement, elle allait mieux, elle était moins fatiguée et puis nos relations se sont dégradées. Elle n'a pas renouvelé son contrat et elle est partit sans prévenir, en nous laissant en plan sur notre projet'.
Le silence s'installa entre les deux, ils se plongeaient tous les deux dans des inquiétudes et dans les abîmes des pensées et des doutes.
Pendant de temps là, le silence envahit la voiture à destination de la planque. Sam n'écoutait plus la conversation entre Teal'c et le conducteur, Jack. Elle regardait le paysage défilé de l'autre côté de la fenêtre. C'était un paysage triste plongé dans l'obscurité causé par les nuages gris et de la pluie qui coulait sur la vitre. Elle pensa à leur mission, puis elle plongea dans ces souvenirs alors que les voix de ces camarades s'éloignaient:
Flash back
Sam quitta son laboratoire pour rejoindre les nouvelles recrues au nombre de 15, elle était épuisée de ces journées. Cette rencontre lui faisait une petite pause. Elle se dirigea en dehors de la base où le point de rendez-vous avait été fixé, elle avait lu les dossiers de chacun , tous connaissaient le SGC sauf trois soldats : deux étaient envoyés dans cette base parce qu'ils avaient désobéi à un ordre direct à un supérieur en Afghanistan et un à cause d'un accident dramatique. Un camion se dirigea vers elle, soulevant de la poussière. Il s'arrêta à quelques mètres, puis des soldats descendirent avec des sacs pour se mettre en rang devant le colonel Carter. Un Général se dirigea vers elle, elle le reconnut grâce à son blason. Plus il s'approchait, plus il avait un air familier: c'état le Général O'Neill, elle ne l'avait pas tout de suite reconnut, car de la fatigue marquait son visage, il avait l'air à ce moment assez âgé. Ils échangèrent quelques mots et il lui donna un dossier:
--'Bonjour Colonel Carter, c'est un dossier de l'un des soldats, je ne sais pas de qui mais c'est Hammond qui m'a demandé de te le transférer en main propre. Ce soldat doit être suivi par un médecin et il faut garder un œil, même les deux sur lui'. Puis il s'en alla sans rien rajouter, il ne voulait pas s'éterniser sur des adieux qui n'en étaient pas. Elle aurait voulu qu'il lui en dise plus comme comment il allait, ou qu'est ce qui se passait à la base. Sam se tourna vers les nouveaux arrivants, elle leurs expliqua le règlement habituel et insista sur la confidentialité, il ne devait avoir aucun contact avec l'extérieur. Puis elle les emmena vers leurs chambres respectives, leurs montra l'armurerie ainsi que l'infirmerie, la cantine et autres endroits de loisirs et enfin la tour de contrôle où ils devaient rendre leurs rapports et allaient chercher la mission journalière.
--'Vous irez chercher votre mission dès demain, vous aurez un secteur à surveiller, je crois que je vous ai tout dit, je n'ai pas oublié les horaires, l'extinction des feux et les pauses, j'ai tout dit, vous pouvez disposer'. Sam se dirigea alors vers son bureau, elle avait besoin d'une brève pause, elle ouvrit enfin le dossier d'une femme, elle était malade, les symptômes la troublaient, ce qui l'étonna surtout c'était les rapports médicaux et les vagues diagnostics. « Je doit la rencontrer pour lui dire les horaires des rendez-vous journaliers et présentait à comment elle s'appelle déjà, Angéla, aux médecins ». Elle se leva donc et se dirigea vers la chambre de la jeune femme. Elle frappa à la porte et entra après avoir entendu la réponse, elle fut surprise, elle n'était plus la jeune femme radieuse de la photo, ces cheveux avaient des mèches blanches et son visage était usé par la fatigue. « Elle a du endurer beaucoup de souffrances », pensa-t-elle :
--'Angéla c'est bien cela '
--'Oui, c'est bien moi, Colonel'
--'Veuillez me suivre, j'ai appris qu'il vous était nécessaire de voir un médecin régulièrement et j'aimerai vous présenter le corps médical maintenant, si cela ne vous dérange pas'.
--'Non, bien sûr, cela me fera une petite visite'. Angéla suivit Sam dans les couloirs. Au début, ils ne parlèrent guère puis :
--'Que vous est-il arrivé ?', demanda Sam.
--'Je suis malade depuis un exercice de routine dans l'Antarctique, je ne sais pas trop ce qui c'est passé, enfin, je veux dire je ne sais pas pourquoi on nous tirait dessus, mon Colonel', répondit Angéla.
--'Appelez moi Sam, continuez '.
--'Mon chasseur a été plusieurs fois touché, je devais protéger un énorme avion, j'ai tenu le plus longtemps possible puis je me suis crashée avec mon copilote'.
--'Il ne s'est rien passé d'autres, je veux dire rien d'inhabituel, enfin si cela ne vous dérange pas de me raconter, je ne veux pas réveiller ses souvenirs sombres et douloureux, Angéla'.
--'Non, rien. Enfin peut être cette lumière aveuglante, j'était en difficulté avec le chasseur, il plongeait vers le sol à grande vitesse, mais je tenais bon, puis cette lumière apparut, j'ai ressenti une grande souffrance me traverser le corps comme un déchirement, plus grande que celle que j'éprouvé en résistant aux ondes électriques de l'avion'.
--'La lumière. Quelles ondes électriques ?'.
--'L'avion a percuté deux missiles enfin je crois que c'était des missiles et le tableau de bord ne répondait plus, il devait avoir une surchauffe ou un court-circuit, les moteurs étaient très faibles, l'avion en était parcourut. Pour la lumière, elle était partout dans le chasseur, la situation a empiré après car je n'avait plus de force, j'avais de plus en plus du mal à contrôler, j'ai essayé de limiter les dégâts, si je me rappelle bien l'avion est resté lumineux assez longtemps'.
--'Etrange'
--'Qu'est ce qu'il y a d'étrange, mon Colonel ?, euh Sam'.
--'Rien'.
Sam se promit de se souvenir de demander les rapports médicaux des médecins pour les étudier, quelque chose la troublait . Les deux jeunes femmes se dirigèrent toujours vers l'infirmerie, elles passèrent prés du laboratoire de Sam, où était entreposé le vaisseau :
--'C'est ici que je travaille, c'est mon laboratoire', passant devant la porte fermée.
--'Vous y fêtes quoi ?'.
--'On étudie des nouvelles technologies telles que les nouveaux chasseurs ou de nouvelles armes', sachant qu'elle pourrait bien découvrir la vérité un jour lors d'une garde aux laboratoires.
--'C'est vrai, les chasseurs sont opérationnels ? On peut les essayer ?'
--'Non, ils le sont de loin', riant en voyant le visage joyeux d'Angéla, se rappelant de la même joie que Jack avait quand elle découvrait une nouvelle technologie, de préférence une arme. Elle n'ajouta pas qu'elle ne réussissait pas à l'ouvrir, ce qui était frustrant, aucune technologie n'avait des secrets pour elle.
--'Nous n'allons pas tarder à arriver, je vais vous présenter….'.
Mais elle ne finit jamais sa phrase car les hauts parleurs annoncèrent :
« le Colonel Carter est demandé aux laboratoires du niveau 5 porte 51, c'est une urgente »
--'Désolez le devoir m'appelle, je dois y aller', elle écrivit un mot et se tourna vers le Sergent devant la porte en lui tendant le bout de papier,' tenez, donnez ce mot au docteur Olaf et emmenez ce soldat auprès de lui'. Et elle partit en se promettant d'étudier le cas d'Angéla.
Fin de Flash back
C'était sa première rencontre avec Angéla. D'ailleurs, elle avait complètement oublié d'étudier les effets des drones sur le corps humain à une exposition très proche, pendant la bataille de l'Antarctique. L'état de santé d'Angéla lui était complètement sortit de son esprit. Elle sortit de ces rêveries:
--'Dites moi, Jack, comment avez vous connu Angéla ?
--'On devait faire équipe car on avait un problème au niveau de nos frontières avec l'Azerbaïdjan pour aller récupéré un chimiste russe, qui avait été kidnappé prés de nos frontières à cause d'une importante découverte. Mon gouvernement m'avait donné l'ordre de l'éliminé et son gouvernement de l'avoir vivant pour récupérer sa découvertes et des informations de ce pays. Nous l'emmenions en sécurité , j'avais l'intention de le tuer derrière le dos d'Angéla. Mais elle l'a su, je ne sais pas comment. Alors elle a fait une diversion, elle a fait explosé ma belle voiture qui était censée nous emmener à l'aéroport le plus proche. En quelques secondes, elle avait disparu avec une voiture et le scientifique. Mais je ne pouvais rien faire, la Russie lui avait demandé de m'aider alors ils n'ont rien fait de peur que l'alliance des deux pays soit rompus. Voilà, je crois que c'est tout. Je ne la déteste pas, je pense que j'ai bien mérité ces mauvais coups, je ne veux pas être son ennemi, d'ailleurs qui le voudrait, mais je préfère garder mes distances quant même'.
--'Vous vous êtes revus après son accident'.
--'Oui, terrible comme accident, pendant un exercice de routine d'après ce que l'on ma dit'.
--'Oui c'est dommage', ajouta Sam, presque en chuchotant.
--'C'était en Irak, elle changeait d'humeur tout le temps, elle était incontrôlable. Je ne la comprenait pas, je ne sais pas si c'était la chaleur vue qu'on était en Irak ou ses hormones mais je n'arrivais pas à la suivre. Je ne la reconnaissait pas'.
--'Comment ça?', demanda Teal'c jusque là silencieux.
Surpris, Jack comme s'il voyait Teal'c pour la première fois, expliqua:
--'Ses sautes d'humeurs, puis sa manière de se jeter dans la gueule du loup sans un plan sans stratégie, enfin son insouciance à la douleur dans certain moment', voyant l'air étonné de Sam, il continua', oui, elle a reçu deux balles dans le thorax et elle ne s'est même pas arrêtée jusqu'à ce que les otages soient en sécurité. Je ne sais même pas si elle avait remarqué qu'elle était blessée'.
--'Certains soldats ne se soucient pas de la douleur tant que leur mission ne prenne pas fin, jusqu'à mourir, c'est courant comme attitude', commenta Teal'c.
--'Oui, peut être mais pas à ce point là, ce n'était pas humain son comportement. J'ai même étudié le dossier des kidnappeurs en détails pour comprendre. Au cas où, c'était une vengeance . Mais rien aucune motivation pouvait la pousser à faire ce geste si ce n'est de sauver les otages'.
Le moteur de la voiture était le seul bruit à présent, personne ne voulait entamer une autre conversation. La pluie continuait à tomber avec plus d'ardeur sur les vitres de la voiture.
Dans une autre voiture:
--'Quel temps de chien!', jura Mitchell
--' c'est pourquoi je roule doucement', voyant l'impatience de Mitchell, John était à l'affût aux moindres écarts des autres voitures et aux piétons qui traversaient n'importe où.
--'Oui, je sais. Cela ne devrait pas exister'
--'De quoi ?, sans quitter des yeux, la route.
--'Cette pluie, il avait annoncé du beau temps'
--'Ils peuvent se tromper'
--'Oui, mais l'indice était cinq sur cinq, c'était sûr que le soleil pointerait son nez. Et voilà ce qu'on a'.
--'Tu n'a qu'à te plaindre à la météo, pas à moi, je n'y peux rien. T'a raison ce n'est pas "normal"'.
--'Que veux tu dire ?', Mitchell pensa tout de suite à des théories que pourrait sortir Sam.
--'Le changement climatique'
--'Ah', sortant de ses rêveries.
La pluie mettait à rude épreuve les nerfs de Mitchell, de plus il avait faim. Le ventre creux, il se laissa bercer par le tambourinement des gouttes sur les vitres et songea. Il essaya de se souvenir de quelques détails de ses discussions avec Angéla. Mais c'était une période tellement douloureuse que la seule mention, entraînait une douleur insupportable dans la poitrine. Il s'était passé tellement de choses en si peu de temps: son crash lors de l'attaque d'Anubis, son hospitalisation et l'incertitude des médecins sur son état. En effet, le pronostic n'était pas terrible: ils ne savaient même pas si un jour, il pourrait remarcher, un souvenir douloureux. Il se voyait encore dans un fauteuil, immobile, incapable de poser un pied sur le sol. Il avait peur de devenir comme son père: un handicapé. Ce souvenir de son père, assis sur un lit amputé des deux jambes, l'avait encouragé à se battre pour remarcher. Il se rappela qu'au début, ces efforts étaient vains, il ne progressait pas. Il s'était même renfermé. Et puis un jour, des visites inattendues et des surprises le réveillèrent.
Flash back
Mitchell, venait de recevoir des visites de Sam et du Général O'Neill pour des félicitations et des louanges pour son comportement exemplaire lors de la Bataille. Ils avaient dû abréger leur visite. En effet, pendant que Sam le félicitait, une sonnette d'alarme, suivie immédiatement d'une ruée de médecins sur le lit voisin de Mitchell, retentit. Un médecin avait demandé aux visiteurs de quitter la chambre : le malade concerné était enfin sorti du coma d'après ce qu'avait pu entendre Mitchell de son lit. Il ne connaissait pas son voisin, depuis que lui même était réveillé, il ne l'avait jamais vu réveiller, ni même vue tout court. Car le patient était dans un sale état, il était enroulé dans des tas de bandelettes dont on ne distinguait même pas les yeux et puis des tubes sortaient de partout. Les médecins s'excitaient autour du lit, apparemment ils étaient satisfaits du pronostic. Puis, le calme, la chambre se vida aussi vite qu'elle s'était remplit. Mitchell se laissa tomber sur ses oreillers en écoutant les encouragements de l'infirmière qui changeait les perfusions. C'était la seule distraction de sa journée: le réveil de son voisin.
Une semaine plus tard, le malade commença à ouvrir les yeux, ce qui étonna beaucoup de médecins. Mitchell réussit à entendre seulement que c'était un miracle que l'électroencéphalogramme soit normal alors qu'auparavant, quelques semaines avant, l'activité électrique du cerveau était quasiment nulle. La personne n'aurait pas dû se réveiller. Mitchell avait demandé des nouvelles à son médecin.
--'Je vous ai vu tout à l'heure, avec mon voisin, comment va-t-il?', demanda Mitchell.
--'Le patient est réveillé, il peut même respirer sans assistance respiratoire. On n'y croyait plus, vu son état'
--'Mais, il est tiré d'affaire, docteur, elle va s'en sortir, n'est ce pas ?', l'idée d'avoir un voisin enfin "actif", le réjouissait.
--'Rien est sûr mais on a fait un grand pas aujourd'hui'
--'Dites moi, cette homme était aussi en Antarctique?'
--'Oui, cette femme y était, Mitchell s'est une femme'
--'Une femme!!!', Mitchell se mit en position assis pour que le médecin puisse examiner son cœur.
--'Je sais bien que les bandages la cachent mais je vous assure que c'est une femme. Je suis désolé mais nous n'avions plus de lit dans cette section alors je l'ai mise ici. Elle ne pouvais pas vous déranger'
--'Oui, aucun risque, mais maintenant…'
--'Si elle vous dérange, je peux la déplacer, elle n'est plus classée "grands malades"' , le médecin examina les yeux de Mitchell.
--'Non, non, laissez'
--'Où en êtes vous dans vos exercice, Mitchell?
--'Toujours classer dans les "grands malades, docteur'
--'Je ne voulais pas vous …'
--'Ce n'est rien, je suis au point mort'
--'Ah,….' Le médecin cherchait ses mots,' cela va finir par venir, Mitchell, j'ai confiance. En tout cas tout va bien'.
--'Merci, c'est sur qu'à côté de ma voisine je suis en pleine forme', regardant sa voisine qui s'était rendormie.
--'Bon, je vous laisse, si vous avez besoin…'
--'Je vous bipe', coupa Mitchell en montrant un boîtier.
Une semaine plus tard, Mitchell était dans la salle de rééducation toujours au même point:
--'On va s'arrêter là pour aujourd'hui, docteur'
--'Non, on n'a pas fini nos exercices'
--'Je n'y arrive pas et je suis épuisé. Ramenez moi'
L'infirmière voyant l'air sûr de Mitchell, l'aida à se remettre dans son fauteuil roulant. Elle le raccompagna dans sa chambre et l'aida à se mettre sur son lit:
--'Ce n'est pas sérieux de ne pas faire ces exercices jusqu'au bout, Mitchell'
--'Pourquoi vous voulez tellement que je fasse ces exercices, vous savez aussi bien que moi que je ne remarcherai jamais', répondit sèchement Mitchell.
--'Alors vous baissez les bras', dit une voix, soudain.
Mitchell se tourna vers son interlocuteur, c'était une jeune femme dans un fauteuil roulant avec l'un de ses amis, devant la porte de sa chambre. Elle avait les cheveux mi-longs et des pansements un peu partout sur le visage. Elle était habillée d'une robe de chambre mais on pouvait imaginer de nombreux pansements. Ses mains étaient bandées.
--'Qui êtes vous pour vous mêler de mes affaires ? Mon médecin ?', rétorqua Mitchell toujours dans sa mauvaise humeur.
--'Non, je ne suis pas ton médecin,' elle fit signe à son ami de les laisser, son ami l'embrassa sur le front,' et heureusement d'ailleurs pour vous. J'en aurai profiter pour vous tuer pour que vous cessiez vos railleries'.
--' Ah vous êtes de retour, Angéla, venez je vais vous aider', proposa l'infirmière.
--'Ah mais on ne s'est pas encore présenté pourtant on dort dans la même chambre depuis des semaines. Je suis Angéla, votre voisine de lit. Et je vous dit tout de suite, je ne veux pas vous entendre railler tout la journée sinon je vous tue. Je ne supporte pas les voisins railleurs'.
--'Oh laisser le bouder, il est grognon mais pas méchant', ajouta l'infirmière entrant dans le jeu d'Angéla, puis elle les laissa.
--'Désolé, je ne savais pas qui vous était. Je me présente, je suis Cameron Mitchell. Je vous n'avez pas reconnu à cause des …', il montra ses bandages.
--'Oui je m'en doute, vous n'avez pas répondu'
--'Et quelle est la question?'
--'Vous allez baisser les bras', voyant qu'il ne répondait pas, elle continua,' on va faire un marché, si tu fais des efforts et des progrès pour remarcher, j'en ferai autant. Je veux que tous les deux, on s'en sorte. Peut être que vous avez besoin d'aide, je veux bien vous aider'
--'Euh, je…'
Et quelqu'un entra, c'était le médecin:
--'Alors comment vont " mes grands malades préférés" ?'
--'Bien', mentirent tous les deux.
--'Je vois que vous êtes revenus en pleine forme, Angéla ?', il prit le dossier et l'étudia,' tout m'a l'air d'aller, je suis épaté de la rapidité de votre guérison, c'est incroyable. A vous', il changea de dossier,' là aussi tout va bien. Angéla vous allait commencer votre rééducation et vous avez des séances avec le kiné aussi. Soyez prêtes dans cinq minutes'.
Deux jours plus tard. Mitchell et Angéla étaient devenus amis. Ils s'entendaient plutôt bien mais ne se voyaient pas beaucoup à cause de tous les examens à faire. C'était l'heure de ces exercices, il se dirigea alors vers la salle d'entraînement où attendait son professeur. Maintenant, il n'avait plus besoin d'une infirmière pour l'aider à sortir. Il s'approcha de la salle quand il vit sa voisine de chambre, Angéla faire ses exercices avec de grandes difficultés, qui consistaient à se mettre entre deux barrières. Grâce à cette appuie, la personne devait marcher aussi droit que possible et avec aucune pause si on le pouvait. Lui, en était à quelques pas, il réussissait à se maintenir sur ses jambes quelques secondes et à faire un bon mètre. Pour elle, l'exercice ne se passait pas si bien, il resta en retrait et observa.
--'Non, ce n'est pas comme ça qu'il faut faire, vous prenez trop d'appuie sur vos bras. Vous ne devez pas marcher à la force de vos bras, faites l'effort de vous appuyer sur votre jambe gauche'.
--'Je n'y arrive pas, je tremble trop de la jambe gauche', répondit Angéla à l'infirmière.
--'Arrêtez alors, vous vous fatiguez pour rien, je vous l'avais dit de ne pas précipiter les choses, vous n'êtes pas prêtes. Vous avez fait un grand progrès aujourd'hui, ne soyez pas trop indulgente avec vous même, Angéla'.
--'Non, je veux réessayer, encore une fois. Je ne tiendrai pas longtemps enfermer dans cette chambre, j'ai besoin d'activité'.
--'Vos lectures ne vous suffisent plus'.
--'Non,' elle s'agrippa à la barrière et se leva,' allez courage, je sais que je peux y arriver'.
--'Je ne sais pas si c'est une bonne idée, vous allez raviver la douleur de votre jambe', pendant qu'Angéla s'installa.
--'Elle est déjà ravivée depuis longtemps', voyant la colère de l'infirmière montée, elle rajouta,' les anti-douleurs me font aucun effet'.
--'Alors, vous aimez vous faire du mal, vous souffrez, arrêtez'.
--'Encore une fois et c'est promis j'arrête'.
Angéla alors commença son exercice, elle était à pied joint entre les barrière, sa jambe étant plié par un bandage. Sa main gauche abandonna la rampe pour que le poids de son corps se répartisse sur la jambe de gauche. Sa jambe supporta une partie du poids avec des tremblements. Elle décida alors de faire un premier pas comme avec les béquilles. Mais au moment de se déplacer, la jambe céda sous le poids et elle trébucha. La douleur se lisait sur le visage de la jeune fille. Mitchell se précipita alors pour aider l'infirmière à relever sa voisine.
--'Je n'ai rien, laissez moi', ne voyant même pas Mitchell. L'infirmière poussa son fauteuil.
--'Merci,' dit quant même l'infirmière à Mitchell, elle ramena sa patiente dans sa chambre.
De multiples pensées traversaient l'esprit de Mitchell, notamment cette envie de remarcher d'Angéla. Un sentiment qu'il avait perdu depuis un certain temps. Il avait aussi de l'admiration et de la compassion envers sa voisine. Lui, il n'avait plus de douleurs constantes. Il comprenait cette frustration qu'il avait lu sur son visage, cette frustration de ne pas réussir cet exercice pourtant si simple. Il fit ces exercices tout en songeant et le temps lui parut moins long. Il faisait l'effort cette fois-ci de faire ses exercices jusqu'au bout. D'ailleurs, son professeur le félicita. Après ces séances, il se dirigea vers sa chambre pour faire ses fameuses parties de cartes avec sa voisine dont il avait pris l'habitude tous les jours. Aujourd'hui c'était un poker.
--'Tu distribues, j'arrive', lança Mitchell en entrant dans la chambre.
--' Tarot'
--'Non, Poker'
--'Tu me dois déjà 300 dollars, tu ne veux pas arrêter les dégâts', plaisanta Angéla.
--' C'est pour ça que je veux y jouer pour annuler mes dettes, en plus, je suis sûr…,'Mitchell s'interrompit, il suspectait Angéla de voir ses cartes, ils ne savaient pas comment mais il le sentait,' que tu lis dans mes pensées', plaisanta Mitchell.
Mais elle, elle ne plaisantait pas. Le regard, aux yeux d'un vert très pâle, paraissait percer l'esprit de Mitchell. Mitchell était mal à l'aise.
--'Et si on faisait un strip-poker', dit Mitchell détendant l'atmosphère.
--'Tu rigole, j'espère,' elle regarda ses cartes,' je prend deux cartes'
--'Oui, je plaisante. Ta chance ne va pas durer. Tu as la chance du débutant, enfin j'espère car sinon je vais regretter de t'avoir appris à y jouer. Trois cartes.
Le silence s'installa. Angéla le scruta du regard comme elle le faisait si souvent quand ils jouaient aux cartes. Elle cherchait les moindres détails de ses bluffs, une trace de mensonge dans son attitude. Mitchell la regardait aussi mais y déceler rien du tout, aucune expression. Elle les cachaient bien en générale. Il se rappela alors l'expression sur son visage quand elle était tombée, alors il se lança:
--'Marché conclut'.
--'Quoi', ne cachant pas sa surprise,' tu es censé miser là'.
--'Tapis,' il jeta ses cartes,' tu te rappelles de ton marché, il y a quelques jours, je crois'.
--'Oui, je me rappelle, j'oublie rarement, et…'
--'Et bah je dis marcher conclut, je suis d'accord', il tendit la main,' Tu as dit que tu voulais qu'on arrive à s'en sortir, mais moi je n'y arriverai pas seul. J'ai besoin que tu partage ta rage de réussir'.
--'Je ne sais pas, j'était optimiste à cette époque là, en plus je ne connaissait pas encore mon état', puis elle se décida,' c'est d'accord, je veux bien partager ma rage', rigola-t-elle.
--'Tu parle comme si c'était il y a longtemps'
--' Oui mais il s'est passée tellement de choses depuis'
--'Alors on est d'accord'
Elle hocha la tête l'air autant décidé que Mitchell.
Malheureusement, les entraînements d'Angéla s'interrompirent, elle devait régler un autre problème. Sous l'œil amusé de Mitchell, Angéla devait subir des séances d'hypnose d'un psychiatre tous les jours, pour l'aider à se remémorer son accident. Mitchell connaissait quelques détails mais n'en parlait jamais. Les médecins pensaient que c'était le bon moment de raviver ses souvenirs. Au départ, les séances ne fonctionnait pas du tout. Alors hors des séances, elle faisait des exercices de concentration, lui, il essayait d'y participer pour l'aider mais cela tournait toujours au ridicule: ils éclataient tous les deux en éclats de rire. Puis un jour, le psychiatre changea de procédé, il accompagna l'hypnose par des médicaments. Et….elle eût des flashs. De l'extérieur, c'était impressionnant, Angéla s'agitait pendant le récit de ses souvenirs de la bataille de l'Antarctique. Au même moment, Mitchell se remémora les siens. Pendant quelques minutes, tout se passa bien. Elle racontait que les ennemis étaient partout, en surnombre, son équipe était en difficulté: un à un ils disparaissaient. Son avion, lui même était en difficulté. De plus, le Mirage911, d'après ce qu'elle disait, avait perdu tout contact radio avec sa base de lancement et de contrôle. Elle tentait sans succès d'appeler des secours. Mais rien. Soudain, la radio cria un appel à l'aide. Mitchell se souvient alors, lui même était en danger, il avait localisé un avion allié d'une autre unité et il s'était empressé de demander de l'aide. Une femme lui avait répondu, la même femme qui partageait la chambre d'hôpital. Elle ne l'avait pas beaucoup aidé, vu qu'il était encore là sans pouvoir marcher mais elle avait quant même éviter l'explosion éminente de son avion. Il revient à la réalité, le récit changea de ton, elle parla de la lumière aveuglante. Ça aussi il s'en souvenait. De la douleurs, il n'avait pas ressentit ça pourtant. Puis tout s'accéléra, Angéla toujours sous hypnose, commença à paniquer: son avion piquait vers le sol, elle devait avoir perdu le contrôle de l'appareil. Le psychiatre essayait de la calmer mais elle devenait incontrôlable. "Avait-elle conscience de sa panique? Non sûrement pas" . Les infirmières arrivèrent en nombre sur Angéla. Soudain elles reculèrent effrayées, se tenant les mains, de la douleur sur leur visage. Angéla ne bougeait plus: elle s'était évanouie alors que son corps était parcouru d'une vague d'énergie la remplissant de la pointe des pieds jusqu'au sommet de son crâne. Un halo de feu entourait son corps inconscient comme des ondes électrique. Ce dernier mot résonna dans la tête de Mitchell, elle en avait parler juste avant cette excitation au sujet de son avion. Les infirmières la regardaient épouvantées, ne sachant pas quoi faire. A partir de ce moment, les médecins n'arrêtaient pas de s'agiter autour du lit d'Angéla avec une assez grande distance, de peur de se faire électriser. Qui depuis était revenue à elle, ne comprenant pas ce qui lui arrivait. D'ailleurs, les docteurs n'en savaient pas plus. Ce phénomène inhabituel les troublait et les fascinait. Ils voulaient l'étudier, soif de savoir et de nouvelles découvertes. Mitchell apprit plus tard qu'Angéla, suite à sa révélation de souvenirs, avait cette capacité causé par son accident. Elle avait tellement résister que son organisme avait acquis une adaptation à supporter des courants électriques défiant toutes les lois établies de la biologie humaine dont "la loi de Nersnt ou Next ou quelque chose comme ça" avait entendu Mitchell. Mais ce n'était encore que des hypothèses. Bref, il avait surtout compris qu'Angéla était devenue le sujet de recherches de nombreux médecins ainsi que des sujets de conversations très dynamiques.( ils se battaient presque pour donner leur théories). Parler de potentiel électrique et "d'électronégmachin" donnait mal au crâne à Mitchell, rien que d'y pensait. Il en avait assez des visites de docteur au lit de sa nouvelle amie, posant des questions discrètes et idiotes sur l'accident, refaisant jaillir une nouvelle fois des mauvais souvenirs. Comme si elle n'en avait pas assez de faire des cauchemars. Ils adoraient pourtant les poser ses questions inlassablement, provoquant ainsi des petits crépitements au bout des doigts d'Angéla. Qui ne comprenait toujours rien. Les médecins étaient enthousiasmés à chaque fois qu'il y avait une étincelle, content de pouvoir poursuivre leurs études sur le phénomène plus que de savoir la cause de son état. Ils ne cherchaient même pas à la soigner, de peur que les étincelles disparaissent. Rien que pour leur attitude, Mitchell avait envie de les frapper: "mon ami n'était pas une bête de foire " . C'est peut-être un cas unique, mais elle reste tout de même une humaine. Toutefois, Angéla restait assez calme, enfin elle n'avait encore tué personne. Et répondait aux questions croyant que les médecins l'aidaient. Elle ne savait pas à quel point elle se trompait. Heureusement, ce n'était pas le cas de tous les médecins. Un seul se souciait de son état. Le docteur Carel était très inquiet, il parlait plutôt d'anomalie tandis que les autres de capacité extraordinaire, de pouvoir, de don. Lui voyait un danger. Combien de temps allait-elle tenir sous cette tension ? Il avait même demandé l'avis d'un physicien sur les données qu'il avait récolté. Celui-ci lui avait demandé où il avait eu ces chiffres qui ne pouvaient pas être exacts car ces relevés énergétiques existaient que dans les volcans ou dans les usines à fortes activités nucléaires. Il voulait savoir sa source pour avoir plus de détails mais le docteur ne lui avait rien dit. D'après le physicien, si cette énergie n'était pas bien contrôlée, elle pouvait faire de gros dégâts. Ce qui était le cas d'Angéla, elle ne contrôlait rien du tout. Cette nouvelle force était plutôt guidée par ses émotions ou la fatigue. Il fut soulagé que ces collègues n'aient pas provoqué d'accident. Il se demandait quel effet cette anomalie allait avoir sur son organisme à long terme. Pour l'instant, son corps subissait et encaissait bien. Son corps n'avait pas le choix pour survivre: des adaptations incroyables étaient apparues. Pour protéger sa patiente et les autres, il avait pris le commandement face à ses collègues. Eux, n'étaient contents, ils voyaient une opportunité leur passer sous le nez. Maintenant, la priorité d'Angéla était d'essayer de canaliser cette énergie à l'aide d'exercices de concentration qui avaient pris une place importante dans les soins d'Angéla. C'était une mélange de yoga, de réflexions et de tisanes de plantes qu'elle faisait bouillir pour avoir une atmosphère propice à la rêverie: un appel à l'intention de l'esprit. Cette fois-ci encore, Mitchell l'aida dans ses méditations. Alors qu'elle l'aidait dans ces exercices physiques. Ce roulement fonctionnait assez bien sauf les moments où Mitchell la faisait rire en pleine concentration. Dans ces moments d'émotion, elle se laissait aller et crépitait de bonheur, ses doigt aussi.
--'Pourquoi tu m'aides ? je sais que tu détestes rester assis à ne rien faire. Toi tu as besoin d'action', dit Angéla.
--'Oui, j'adore l'action mais quand je suis en compagnie d'un charmante jeune femme, je peux subir tout ce que tu veux, même le récit de la vieille femme de la chambre d'en face sur ces chats'.
--'Ne dis pas de bêtises, tu la détestes'.
--'Si, je t'assure, je commence même à vénérer Crapouille, la chat catastrophe qui lui a fait voir de toutes les couleurs'.
--'C'est Cripouille, crétin';
--'Ah bon, t'es sûr'.
--' Et tes exercices, ça avance'.
--'Oui comme avance Veinard, le chat légume'.
--'C'est Vinylle'.
--'Mais non je te parle celui qui a un caillou dans le cerveau, celui qui ne bouge plus'.
--'Oui, c'est Vinylle'.
--'Alors c'est qui Veinard'.
--'C'est celui qu'elle a trouvé dans un puit, qu'elle a sauvé de la noyade et…'
--'Enfin, ça n'avance pas', coupa Mitchell.
--'J'ai rendez-vous, cet aprem avec le docteur Carel', pour changer de sujet, ' et ses coéquipiers enfin sans eux. Car à chaque fois, il s'arrange pour prendre rendez-vous pendant qu'ils ne sont pas là'.
--'Tant mieux, les autres, je ne les aime pas'.
--'Et je pourrai peut-être reprendre les séances de kiné en même temps que toi, selon les disponibilités', continua-t-elle.
Peu de jours après, l'entraînement reprit pour tous les deux. Mitchell rentra de ses séances.
--'Tu as laissé tombé trop facilement, je t'ai vu', commença Angéla.
--'Tu m'espionne maintenant ?,' Mitchell était frustré, voyant l'air vexé d'Angéla,' je n'y arrive pas, pourtant je me donne beaucoup de mal'.
--'Alors, penses autrement'.
--'C'est à dire ?'
--'Penses que c'est pour toi que tu fait tout ça, pas pour ce stupide marché. Mises la barre plus haut'.
--'Je ne sais pas '.
Dans la soirée à une heure assez tardive.
--'Allez réveilles toi', dit Angéla.
--'Laisses moi dormir', se tournant de l'autre côté.
--'Lèves toi', elle prit son propre coussin et lui lança,' j'ai une surprise'.
--'j'espère que c'est une bonne surprise alors,' il se leva tout doucement,' genre une superbe belle femme toute nue'.
--'Mais non t'es lourd là. Vous les mecs, vous pensez qu'au sexe'.
--'Tu parles, vous nous provoquez bien aussi. Je te rappelle que je dors depuis plus d'un mois à côté d'une charmante jeune femme, dans la même chambre'.
--'Ah oui, qui c'est ?'
--'Tu ne l'a connaît pas, tout le contraire de toi, belle, plutôt gentille, qui me laisse gagner aux cartes et qui me laisse dormir tranquillement.
--'J'ai beau chercher, je ne vois vraiment pas qui c'est. Allez, on y va'.
Elle lui montra le fauteuil roulant. Cela faisait une semaine qu'elle marchait avec des béquilles. Mais il restait un long chemin avant le rétablissement total. Mitchell ne disait rien mais il était jaloux, en peu de temps, elle avait eu des résultats.
--'Et pourquoi tu veux que je te laisse gagner aux cartes. On devient plus fort en perdant et en jouant contre plus fort que soi'.
--'Je ne vois pas qui peut être plus fort que moi', tout en se glissant dans le fauteuil et continuant à la narguer.
Angéla poussa le fauteuil lui servant d'appui et passa ses béquilles à Mitchell. Mitchell détestait ce fauteuil. Un bandeau noir voilà ses yeux.
--'Est-ce nécessaire?', demanda Mitchell.
--'Oui, pour la surprise et pas la peine d'essayer de me soutirer des informations'.
--'ok'
Puis, elle le dirigea. Il sentit qu'Angéla traînait une de ses jambes. Il supposa qu'ils prenaient un ascenseur pour descendre sans savoir où ils allaient. Il compta même le nombre de portes qu'ils traversaient pour faire passer le temps dans l'obscurité. Aucun des deux ne parla. Ils ne rencontrèrent personne. Ils devaient avoir traversé de nombreux couloirs quand Angéla s'arrêta. Après un certain temps qui lui semblait très long, elle lui enleva le bandeau.
--'Surprise!!!!', dit Angéla.
La pièce était assez sombre et faiblement éclairée par des lumières bleues claires. Il remarqua seulement après avoir vu une nappe et un panier à pique-nique, qu'ils se trouvaient dans…
--'Pourquoi on se trouve dans la piscine de l'hôpital au lieu d'être dans notre chambre tranquillement endormis ?', questionna Mitchell.
Le peu de lumière reflétait seulement dans l'eau. Cela faisait une ambiance assez bizarre, même romantique. Il chassa cette idée de la tête et s'intéressa au panier. Angéla le vit:
--'Bah, j'ai vu que cette aprem et ni ce soir, tu n'avais pas touché à ton assiette alors je trouvais qu'un petit pique-nique peut t'aider à retrouver ton appétit perdu. L'excuse idéale pour venir ici. J'aimerai te montrer quelque chose'.
Elle approcha le fauteuil vers la nappe.
--'Maintenant que tu me le fais remarquer, je commence à avoir faim'.
--'Tu vois j'ai eu une bonne idée'.
--' Et comment t'as eu le panier ?'
--'J'ai mes relations,' elle changea de sujet,' je suis souvent venue ici quand je ne marchais pas encore'.
--'Ah bon pourquoi ?'
--'Pour chercher des poissons rouges', plaisanta Angéla,' bon plus sérieusement, tu va le découvrir par toi même. Cela peut t'aider'.
--'Pourquoi les médecins ne me l'ont pas conseillé de regarder l'eau pendant des heures si cela peut m'aider', il la taquina.
--'Ils ne sont pas au courant de mes sorties à la piscine', répondit sèchement Angéla.
--'C'est bon, je plaisantais'.
--'C'est ça ton problème, tu prend toujours tout avec humour. Il ne faut pas plaisanter sur ces choses'.
--'Je sais, je comprend', répondit Mitchell plus sérieusement,' alors comme ça tes médecins ne sont pas au courant de tes petites balades'.
--'Oh non vue mon problème, je pense qu'il m'aurait tout de suite interdit l'accès à la piscine'.
--'C'est sûr que c'est plutôt déconseillé dans ton cas, en parlant d'accès comment…'
--'J'y allais le soir tard', répondit-elle en le coupant.
--'Le soir ?'
--'Et oui, tu vois même toi qui dormait à côté, tu n'a rien remarqué'.
--'Et pourquoi ?
--'Il fallait que je sache, je voulais vérifier…
--'Que tu pouvais prendre une douche sans risque, je me suis posé la même question'.
--'et cela m'a aidé'
--' En quoi ?'
--' Tu verras par toi même. Tu veux le savoir tout de suite ou tu préfère nourrir ton estomac'.
--'Je pense que mon ventre ne peut plus attendre alors je patienterai. Il y a quoi?'
Pour toute réponse, Angéla sortit les couverts pendant que Mitchell s'installa sur la nappe. Elle y posa une bouteille de vin, Mitchell la regarda c'était du vin français. Il n'osa même pas imaginer comment elle avait pu l'obtenir. Puis suivie, un plat de salade et de charcuterie. Il en avait l'eau à la bouche et son ventre criait famine.
--'Bah tu t'es dépassée'
--'Ce n'est pas moi qui a cuisiné si c'est ce que tu croyais. Je suis très mauvaise cuisinière'
--'Moi, je me débrouille pas mal'.
--'Ah oui, un homme qui fait la cuisine j'aimerai voir ça'.
--'Et oui, les hommes savent faire pleins de choses. Peut-être qu'une fois, je pourrai te mijoter un plat'.
--'On verra'.
Puis ils commencèrent à manger. Ils parlèrent de sport, de guerre et des différents reportages télévisés. Ils passaient un bon moment. Mitchell sentait qu'elle crépitait, il pouvait sentir l'aura qu'elle dégageait.
--'J'ai un truc à te dire'
--'Oui', elle leva la tête de son assiette et attendit qu'il prenne la parole.
--'J'ai oublié mon maillot de bain'.
Angéla explosa de rire, il aimait bien ses moments là où ils pouvaient rire sans retenu.
--'T'en as pas besoin'
--'Tu veux dire que quand tu venais, tu te baignais toute nue'.
--'Presque'
--'Et tu espère que ..'
--' C'est pour ça qu'il y a ce sac', elle le lui lança,' ce sont les combinaisons que l'hôpital utilise pour ses patients, c'est à dire nous'.
Mitchell regarda le contenu du sac et ajouta:
--' Et je passe une excellente soirée, je suis content de mettre levé cette nuit'.
--'Bon, bah on s'habille', ne sachant pas quoi lui répondre,' je vais commencer, tu peux te tourner pendant que je m'habille'. Elle prit une des deux combinaison.
--'Il n'y a pas de cabines ?'
--' Non, elles sont en travaux, tu te retournes alors, on n'a pas toute la nuit'.
Mitchell se retourna et elle commença à s'habiller. Il trouvait le temps long, elle ne pouvais pas mettre autant de temps à s'habiller. De peur qu'elle soit partie, il se tourna juste au moment où elle monta la fermeture de sa combinaison dans son dos. Elle lui faisait totalement confiance Elle lui tournait le dos, il aperçu brièvement un tatouage sur l'omoplate, sans voir véritablement le motif. Il l'a contempla mais elle se retourna alors il tourna vivement sa tête.
--'Voilà tu peux te retourner, j'ai fini, à ton tour', elle ne se doutait de rien et elle lui tendit la deuxième combinaison. Elle se retourna.
A son tour, il s'habilla, sa combinaison le coller trop, il n'aimait pas cette sensation, il eut du mal à l'enfiler. Enfin réussi, il se contempla et regarda Angéla. Les combinaisons ne cachaient pas beaucoup les formes de leur corps et Mitchell le remarqua tout de suite. Angéla le remarqua:
--'Quoi ?'
--'Non rien', évitant le regard d'Angéla qui perçait souvent son esprit,' c'est juste que ça colle, je ne suis pas à l'aise'
Angéla ne chercha pas plus loin, elle lui tendit des sortes de bouées à mettre autour des hanches.
--'C'est pour t'aider', puis elle plongea, l'éclaboussant au passage.
L'eau était plutôt froide. Angéla se rapprocha alors des escaliers. Elle lui fit signe de s'approcher des marches. Lui, il allait devoir se mouiller petit à petit faisant durer le supplice. Il se glissa avec précaution dans l'eau au niveau de ses marches, il les descendit une par une. En fin de compte, elle n'était pas si froide. Le contact de l'eau sur ses jambes lui donna une étrange sensation, même agréable. Il sentit ses jambes revivre.
--'Je fais quoi maintenant que je suis mouillé'.
--'Continues à descendre et approches toi du bord de la piscine de façon à te mettre debout. Tes sortes de bouées vont t'aider à te maintenir en équilibre'.
Il exécuta ses ordres, il fut étonné de se tenir debout sur ces deux jambes, tout gardant le contact avec le rebord. Et il comprit ce qu'Angéla voulais lui faire découvrir et comprendre.
--'Je vois, l'eau m'aide à me tenir debout puisqu'on est plus léger, je supporte mieux mon poids'
--'En effet, en temps normal, tes jambes ne supportent plus ton poids quand tu essayes de marcher,' ajouta-t-elle,' tu es resté trop longtemps sans bouger lors de ton immobilisation. Ton corps a favorisé ton rétablissement à ta sauvegarde, c'est à dire à l'entretien de tes muscles. D'où tes séances de kiné qui te servent à garder une activité et à tonifier tes muscles pendant que ton corps s'occupe d'autre chose. Mais ceci ne suffit pas toujours à garder en forme ses muscles, alors ils se sont un peu atrophiés. Et aussi une question de pesanteur et d'attraction terrestre…'
--'En claire, tu me conseilles de continuer à faire mes exercices pour me re-muscler les jambes pour remarcher. Mais je ne vois pas le rapport avec l'eau'.
--'Dans l'eau, le problème du poids sur tes jambes est minimisé, donc tu peux plus te baser sur tes exercices physique sans trop forcer et tu travailles mieux tes muscles. Essayes de faire quelques pas'.
--'ok, vu de cet angle', tout en faisant ses quelques pas,' Mais comment tu sais tout ça ?'
--' J'ai fait des études, je connais un peu le corps humain, j'étais biologiste au lycée', voyant que Mitchell arrivait à enchaîner ses pas sans trop de difficulté, Angéla proposa,' Continue jusqu'au premier trait bleu'.
--'Pourquoi tu penses que je ne peux pas aller plus loin ?', assez content de pouvoir marcher même dans l'eau.
--'Non, désolez, c'est juste que après tu n'auras plus pied, tu ne pourras plus marcher,' rigola-t-elle,' j'aimerai pas que tu coules'.
--'Ah très drôle. Ce n'est pas grave, tu me feras du bouche à bouche'.
Elle ne répondit pas et alla nager. Il se sentait libre pour la première fois depuis son accident. Il fit plusieurs aller-retour. Pendant ce temps, Angéla faisait ces longueurs, puis elle se reposa, en s'appuyant sur le rebord de l'autre côté du bassin, pour ne pas gêner Mitchell. Elle lui tourna ainsi le dos et se servit un verre de vin. Après ses petits aller-retour, il essaya de traverser le bassin dans le sens de la largeur pour rejoindre Angéla, tout en essayant de garder son équilibre. Il mit du temps mais finit par y parvenir. Il s'appuya à son tour sur le rebord et pris un morceau de saucisson.
--'Merci,' commença Mitchell,' mais je crois que je te l'ai déjà dit'.
--'Mais de rien, je devais te renvoyer l'ascenseur, pour ton aide sur les séances de concentration'.
--'Ce n'était rien'
--'Bon bah on va y aller,' ne sachant pas quoi dire,' sinon demain, on ne va pas réussir à se lever et je ne veux pas louper mon petit-déjeuner. Et je te conseille de prendre une bonne douche chaude avant de te coucher'.
--'??'
--' La première fois, j'ai eu une drôle de surprise en me réveillant. Crois moi j'en ai fait l'expérience, t'aura des douleurs au jambes dès que tu feras un mouvement. Prends une douche, ce sera suffisant et efficace'.
Sur ce dernier conseil, elle se souleva de la force de ces bras pour sortir de l'eau, avec une certaine aisance, constata Mitchell. Il se dirigea vers l'escalier et les remonta doucement, Angéla, elle, cherchait quelques choses dans le sac où les combinaisons étaient: des serviettes. Elle commença à se sécher les cheveux et attendit que Mitchell sorte pour lui tendre la sienne.
--'Sèches toi avec,' en lui tendant la serviette,' t'as quelques minutes pour te rhabiller', puis elle se retourna.
Mitchell fit de même, et commença à se sécher. Il finit en premier de se rhabiller et attendit qu'Angéla lui dit de se retourner. Il s'installa pendant ce temps dans son fauteuil. Une fois Angéla rhabillait:
--'Voilà, on y va'
--'Je n'attendais que toi', dit Mitchell,' à toi l'honneur'.
Elle saisit ses béquilles et rangea toutes les affaires dans le panier puis s'approcha de Mitchell. Elle posa le panier sur les genoux et lui tendit ses béquilles.
--'Retiens le chemin, pour la prochaine fois, si tu veux revenir', proposa Angéla.
--'Ok'
--'Je te conseille d'y aller entre minuit et deux heures du matin'.
--'Merci, mais je pense que je vais d'abord demander l'avis au médecin. Je n'ai surtout pas envie d'y aller en cachette'.
--'Où est ton sens de l'aventure ? Mais fais comme tu le sens. C'est sûre que s'il t'arrive quelque chose, il n'y a personne'.
--'Enfin, j'ai le temps d'y réfléchir, je verrai demain'.
--'Tu veux dire tout à l'heure,' en entrant enfin dans l'ascenseur, elle appuya sur le bouton n°3.
Puis le silence s'installa jusqu'à la chambre. Angéla le laissa faire pour se coucher et se dirigea directement au lit.
--'Bonne nuit', Angéla coupa le silence la première.
--'Bonne nuit toi aussi'.
La situation était pathétique, ils en venaient à se souhaiter une bonne nuit, ils ne savaient vraiment pas quoi dire. Le malaise s'était installé. Mitchell se retourna dans son lit de telle sorte qu'il ne voyait pas sa voisine. Il voulut quant même détendre l'atmosphère:
--'En faite, jolie ton tatouage mais ça représente quoi ?', il fit la grimace, s'apercevant de sa gaffe, il n'était pas censé l'avoir vu.
Elle ne répondit rien. Etait-elle déjà endormie ? il aurait voulu se retourner pour voir sa réaction, son visage étonné il ne s'y risqua pas. Il décida de résumer sa journée enfin surtout sa soirée qui était plutôt une sympathique soirée avec un petit pique nique. Avait-il une idée de dîner romantique dans cette soirée ? Il dériva sur sa relation avec Angéla mais le sommeil l'emporta.
Depuis, il avait fait beaucoup de progrès, il pouvait enfin remarcher. Les médecins lui avaient donné un avis favorable pour ses petites virées à la piscine, constatant que cela aidait Mitchell. Angéla, elle, avait déserté la salle d'entraînement depuis un moment. Tous les jours, elle courait plus d'une heure pour une remise en forme et pour utiliser son énergie dans tous les sens de termes. Il fallait qu'elle se dépense. Elle devait à nouveau être en forme pour intégrer son nouveau poste dans l'armée. La seule raison de sa présence à l'hôpital, est que le Dr Carel ne voulait pas la laisser partir à cause de son état. En effet, son état n'était pas stationnaire, elle manquerai d'entraînement. D'un côté, elle débordait d'énergie et de l'autre, elle était fatiguée, rongée par la maladie: une tumeur au cerveau. Mitchell était au courant depuis qu'ils avaient fait connaissance mais il l'avait complètement oublié. Les médecins l'avait diagnostiqué après son accident mais l'avait mis de côté en attendant le réveil d'Angéla du coma et ses progrès dans son rétablissement. Mais elle était toujours là, logée dans son cerveau. Dés le départ, l'opération est inenvisageable à cause de son coma, de son état et de son emplacement. De plus, un autre problème les empêchèrent de la soigner: l'apparition de ses capacités. Ils ne pouvaient pas lui faire des radios, de scanner ou d'IRM. Ces problèmes alors les avaient ralenti et pendant tout ce temps, la tumeur avait continué à augmenter malgré les médicaments. Elle suivait une lourde thérapie à court terme, pour stabiliser la progression de la tumeur et enfin espérait une sortie de l'hôpital. Vient le jour, où elle pouvait enfin sortir, tout en suivant le traitement avec rigueur. Elle avait attendu ce jour depuis si longtemps qu'elle n'espérait plus sortir. Elle était pressée de rejoindre l'armée. Auparavant, elle avait écrit à son Général, pour récupérer son ancien poste mais il avait refusé notamment à cause de son accident et de sa maladie: la tumeur. En effet ses capacités avaient été gardées secret. Il lui avait proposer néanmoins un poste de surveillance dans une base secrète. C'était le seul poste que lui proposait l'armée mais c'était déjà ça.
Alors le jours du départ arriva. Mitchell arriva de ses séances de musculation, il avait quitté les béquilles. Il vit Angéla en face de son lit, pliant des affaires soigneusement. Un par un, elle les rangea dans un sac de voyage, d'une main. De l'autre, elle tenait une lettre d'un air distrait. Elle ne remarqua même pas la présence de Mitchell, qui avait l'air troublé. Il savait que ce moment allait arrivé mais le plus tard était le mieux. Il ne s'attendait pas que ce soit déjà le moment.
--'Tu fais tes valises', se décida Mitchell.
--'Euh, oui, …, j'ai eu mon autorisation de sortie aujourd'hui'.
--'Tu ne pars pas tout de suite, n'est ce pas ?'
--' Bien sûre', voyant l'air vexé de Mitchell,' j'ai des choses à régler, je pars demain très tôt'.
--'Déjà'
--'Ah parce que tu crois que je ne suis pas assez restée longtemps ici et puis je dois prendre mon poste dans un peu plus d'une semaine', elle continua à ranger ses affaires,' et je dois passer des tests physique pour voir si je suis en forme, si tu vois ce que je veux dire. Je fais un stage d'une semaine dans un camps d'Arizona, un coin perdu au milieu de nulle part. Et toi ?'.
--'??'
--'Tu pars quand ?', voyant que Mitchell ne voulait pas lui répondre, elle ajouta,' je sais qu'un soldat haut gradé est venu te voir, et précisément un Général, tu voulais rentrer dans une certaine équipe', voyant l'air étonné de Mitchell, elle continua,' oui, je l'ai vu en faite non je l'ai entendu plusieurs fois te parler après ton accident, même si tu n'était pas tout à fait conscient. Alors j'ai tout entendu, toutes les conversations, qui étaient assez limitées et ennuyeuses mais ça mettait de l'ambiance dans mon ennui, enfermée dans ma "coquille". Il y a même une femme qui est venue te voir'.
--'Ce n'était pas ma femme si tu veux tout savoir,' croyant voir une pointe de moquerie,' je ne suis pas marié'.
--'Mais je ne t'ai rien demandé, c'est ta vie,' riant, elle avait touché un point sensible, Mitchell était célibataire, cela confirmait ces soupçons,' et puis je m'en doutais'.
--'Toi aussi tu a reçu des visiteurs ,' insistant bien sur le mot,' et après…'
--'j'ai continué à les voir,' coupa Angéla,' je ne voulais pas te déranger dans tes humeurs noires, alors je les rencontrais à la cafétéria, et puis vu ton sal caractère'.
--'Tu plaisantes, j'espère, dis plutôt que tu ne voulais pas me les présenter'
--'Mais non,' se défendit elle,' là on dérive beaucoup trop, tu vas répondre à ma question'
--'C'était quoi déjà ?'
--'Tu vas faire quoi ?'
--' Si je suis complètement rétabli, je pourrai réaliser mon rêve, le Général O'Neill a accepté ma requête'.
--'Ouah, tu parle de ça comme si c'était un trésor fabuleux. Et c'est quoi cette requête'.
--'ça je ne peux pas te le dire '.
--' J'ai confiance en toi, tu vas rapidement guérir. Tu vois tout rentre dans l'ordre. Chacun va continuer à vivre sa vie comme avant l'accident', elle ferma son sac.
--'On gardera quant même le contact, n'est ce pas ?'
--' Tu veux que je t'envoie des cartes postales', plaisanta-t-elle.
--'Non ,enfin peut-être,' lui il ne plaisantait pas, il voulais vraiment garder un lien avec son amie.
--'Je ne suis pas très douée pour écrire des lettres mais je peux faire des efforts', elle chercha un papier dans son sac de voyage, elle le coupa en deux et gribouilla dessus. Elle tendit à Mitchell ses papiers et le stylos,' je t'ai mis mon adresse e-mail et mon numéro de téléphone portable au cas où tu veux m'appeler pour parler. Je ne te donne pas mon adresse car je risque de déménager assez souvent'.
--'Ok,' il écrivit à son tour ses coordonnées sur le second papier et lui tendit.
Elle le rangea dans son portefeuille qu'elle lança dans son sac.
--' Tu as des directives pour tes problèmes de santé', demanda Mitchell.
--'Euh,…,' elle chercha quelque chose, elle le brandit,' le Dr Carel m'a donné une liste de médecins et m'a fait une ordonnance et puis je serai suivi dans ma future base. Il m'a rendu mon dossier complet avec tous mes examens et toutes les copies, il ne veut rien garder, il a aussi détruit tous les échantillons de sang et de cellules. Il a effacé toutes les traces de ma venue dans cette hôpital '.
--'Pourquoi ?'
--' A cause de mes anciens patrons'.
--' Et je suppose que tu peux rien me dire'
--'Oui'
--'Alors pas de question. En faite, je m'aperçois que je connais rien de toi, alors que j'ai l'impression que tu sais tout de ma vie'.
--'Beaucoup d'hommes ont cette impression'.
--'Ce sont des personnes proches de toi'.
--'Pas forcément, mais c'est juste une impression. Je crois que j'ai tout', regardant son sac.
Mitchell en était pas si sûre que c'était juste une impression, il en doutait.
--'J'espère que je n'ai rien oublié' Angéla fit sortir Mitchell de ses songes.
--'Ce n'est pas grave,' dit Mitchell,' tu reviendras, pour me tenir compagnie ou je te les enverrai. Calmes toi, tu es tout excité. Tu sais bien qu'il faut que tu contrôles tes émotions'.
--'Ouais mais ça fait tellement longtemps que j'attends ce moment, d'être enfin dehors, je sais même pas si je vais pouvoir dormir'.
Ils passèrent la journée ensemble. Angéla essayait de ne pas parler de son départ. Et Mitchell faisait semblant d'être heureux. Il profita de sa dernière journée avec son amie. Pour la dernière journée, Mitchell fit un effort pour jouer au échec. Angéla essayait de lui apprendre depuis quelques jours sans succès car Mitchell commençait à avoir des grosses dettes. Mais il n'arrivait pas à retenir la règle du jeu. Il semblait hésiter dans ces déplacements:
--'Pourquoi tu veux absolument jouer à ce jeu stupide ?', questionna Mitchell.
--'J'aime bien ce jeu'.
--'Ok je veux bien faire des efforts'.
--'Tu m'a appris le poker moi je t'apprend les échecs'.
--'En parlant de poker, tu ne peux pas te partir'.
--'Quoi ?'
--'Tu ne peux pas partir'.
--'J'avais compris mais je ne vois pas le rapport avec les échecs'.
--'En faite, il y en a aucun, tu vois je ne suis pas logique,' il pris un pion et se décida à le déplacer,' en faite si, tu ne peux pas partir, je te dois de l'argent', il regarda le plateau ne voulant pas croiser le regard d'Angéla, content de son coup.
--'J'annule tes dettes alors,' elle prit une pièce du jeu,' et échec et mat'.
--'Voilà, j'ai encore perdu pour la dixi…, non pour la douzième fois seulement. Tu ne peux pas annuler mes dettes'.
--'Bien sûr que si'.
--'Bah tu ne peux pas partir quant même. Tu ne vas pas me laisser seul avec les "méchantes infirmières" et puis sinon t'es prise en otage'.
--' On n'en a déjà discuté'.
--'J'ai plutôt eu l'impression que tu parlais et moi j'écoutais. T'as pas l'intention de partir en voleuse'.
--'Non, Mitchell, je te dirai au revoir avant de partir. Et puis on s'écrira une fois par mois vers la fin pour avoir de nouvelles régulièrement, et si tu veux un jour on pourra se revoir, ok'
--'Ok je retiens'.
--'J'en suis sûre'
Et ils continuèrent à discuter d'un peu de tout, tout en jouant aux échecs. La nuit arriva, ils discutèrent toujours, Mitchell n'osait pas dormir de ne pas voir Angéla partir. Mais les infirmières voulaient absolument qu'ils se couchent. Alors les rêves les emportèrent.
A son réveil, Mitchell sentit qu'on le secouait, c'était Angéla.
--'Réveilles toi, je dois y aller'.
--'Quel heure est il ?', Mitchell se frotta les yeux, il était épuisé il n'avait pas assez dormir. Mais le mot "partir" le réveilla comme une douche froide.
--'Il est 11 heure', répondit elle.
--'Déjà'.
--'Et oui, tu as dormi comme une marmotte'.
--'Non je veux dire tu pars déjà', puis il vit qu'ils n'étaient pas seuls dans la chambre.
Un homme se tenait près de la porte, portant un sac de voyage et attendait tranquillement un signe pour partir. Voyant que Mitchell le regardait, elle fit les présentations:
--'Voici Bryan, mon meilleur ami ainsi que mon coéquipier, voici Mitchell, mon voisin de lit'
--'Enchanté, j'espère qu'elle n'a pas été trop ennuyeuse'.
--'Ne racontes pas de bêtises, tu peux aller m'attendre dehors, j'arrive tout de suite'. Et elle poussa Bryan à la porte.
--'Il est plutôt mignon'.
--'Tu veux son numéro pour un RDV'
--'Mais non mais c'est juste…'
--'Bon, je dois y aller'.
--'Promets moi de m'écrire'.
--'Oui, allez je dois y aller,' elle s'approcha de Mitchell et le serra dans les bras,' soignes toi bien'
--'Ouais fais aussi attention à toi'.
Angéla se leva, se ravisa, elle l'embrassa longuement puis partit en vitesse. Elle l'avait embrassé, c'était le dernier souvenir qu'il avait d'elle : un baiser. La douceur des lèvres d'Angéla était encore sur sa bouche et ne le quittait pas lorsqu'il l'a vit sortir de la chambre. Il aurait voulu la retenir mais il était déjà trop tard. Il resta là sans brancher encore sous le choc, ne voulant pas oublier ce dernier instant. Puis il entendit vaguement l'infirmière dire:
--'On est bientôt arrivé'.
--'Hein'.
Fin du flash back
--'on est arrivé, bien dormi ?'
--'Oui, j'ai dormi combien temps ?'
--Environ 3 heures, il y a eu beaucoup de bouchons, on va être en retard pour le briefing', répondit John.
--'en effet,' regardant sa montre,' je crois qu'on a avancé dans les recherches , je viens de me rappeler de quelques choses d'importants qui pourrai nous aider à faire nos recherches sur Angéla, j'en ai même rêvé mais je dois quant même vérifier mon idée'.
--'Pas la peine de vous en demander plus, vous n'en direz pas plus'.
--'Non, je ne veux pas donner de faux espoirs'.
--'Je crois qu'on est arrivée, c'est bien cette rue, je vous dépose là, je vais me garer pour éviter de se faire tremper par la pluie trop longtemps'.
Mitchell sortit de la voiture et se précipita tout de suite à l'abri, il pleuvait toujours. Une fois à l'intérieur, il appela l'ascenseur. John le rejoignit juste à temps pour monter. Tout le monde était déjà là penché sur des gros dossiers avec un café à la main. Une longue nuit les attendait. A leur arrivée, ils levèrent tous la tête vers les nouveaux venus en espérant qu'ils auraient un meilleur succès. Le colonel Samantha Carter leur demanda de commencer leur rapport et ils échangèrent les infos qu'ils avaient réussit à récolter. En bref, il n'avait pas beaucoup avancé: il n'avait toujours pas réussi à localiser Angéla. Un seul point était positif, Sam avait envoyé une photo de signalisation d'Angéla dans tous les hôpitaux et les morgues, et avait reçu aucun résultat: Angéla était toujours vivante. Une fois que tous les rapports furent fini, chacun s'isola pour faire des recherches dans les gros classeur que Mitchell et John avait ramené. Mitchell lui alla fouiller son sac de voyage. Il fouilla plusieurs minutes pour sortir son porte feuille où se trouvait ce qu'il cherchait: la feuille de papier qu'Angéla lui avait donné avec ses coordonnées, la même feuille qu'il venait de se rappeler dans son rêve. Il n'y avait même pas penser avant alors que ce papier était tout près de lui, tout le temps depuis le début. Depuis le début, il possédait le moyen de retrouver son amie. Comment avait-il pu oublier ? Cela lui était complètement sorti de la tête avec tous les événements passés: les Oriis et les différentes missions assez dangereuses. A chaque fin de mois, ils s'écrivaient pour donner des nouvelles et le fin de mois arrivait. Il se souvint de la dernière fois qu'ils s'étaient contactés. Angéla ne lui avait pas écrit depuis plusieurs mois, il s'était beaucoup inquiété. Mais son dernier mot l'avait rassuré, elle avait dit qu'elle n'avait pas pu écrire car où elle était il n'y avait pas d'ordinateur et qu'elle était désolée. Pas plus, pas d'explications, rien d'autres, une ou deux phrase et c'est tout alors que d'habitude elle était très bavarde, elle écrivait des romans. Que s'était-il passé ? Il se souvînt alors des paroles de Sam sur sa visite dans la base militaire d'Angéla. Sa dernière mission ne s'était pas bien déroulée. Il fixa la feuille sans la voir longuement mal à l'aise. Sa tête tournait.
End du chapitre
